Atelier Mercator

Enfin un manière de justifier le temps passé à jouer…

Wikio, vous connaissez ? C’est un site très pratique pour qui souhaite être à la page de l’actualité du web et des blogs, une sorte d’aspirateur à buzz. Une fois le blog identifié, pour peu que l’on soit un peu curieux, on se retrouve très vite aspiré vers d’autres blogs grâce aux citations. On rebondi ainsi de blog en blog suivant le fil de l’idée, du sujet qui nous avez attiré au départ…
Ce soir, en lançant une recherche à partir du mot « cartographie », je suis tombé sur le site pop-up-urbain.com sur un article qui a éveillé ma curiosité : « Si les gamers cartographiaient le monde ».
Je crois que je vais me faire une spécialité de ce genre de sujet…

Wikio, vous connaissez ? C’est un site très pratique pour qui souhaite être à la page de l’actualité du web et des blogs, une sorte d’aspirateur à buzz. Une fois le blog identifié, pour peu que l’on soit un peu curieux, on se retrouve très vite aspiré vers d’autres blogs grâce aux citations. On rebondit ainsi de blog en blog suivant le fil de l’idée, du sujet qui nous avez attiré au départ…

Ce soir, en lançant une recherche à partir du mot « cartographie », je suis tombé sur un article qui a éveillé ma curiosité sur le site pop-up urbain : «  Si les gamers cartographiaient le monde  » …

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Zelda - Ocarina of Time

L’idée de pouvoir croiser les expériences du jeu vidéo et de la cartographie me travaille depuis un moment. Parcourant les mondes de Zelda, Morrowind puis World of Warcraft, je m’etais lancé dans une réflexion sur le devenir des mondes virtuels toujours plus grands. La superficie de World of Warcraft était estimée à 268km² en 2007 avant les grandes extensions du jeux qui ont suivi et qui ont facilement doublé cette estimation. La superficie de Second Life était estmiée en 2007 à 360km². Avec l’évolution des techniques, pourquoi ne pas imaginer des mondes de 1000 voir 10000 km²… En comparaison, Paris a une superficie de 105 km²… Le paradi du cartographe, des km et des km à cartographier… mais comme dans de nombreux domaines, les développeurs amateurs, geeks en tout genre ne nous ont pas attendu…

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Morrowind

Le « problème » vient en fait de la simplicité de mise en oeuvre de certaines solutions de cartographie sur le net. Et la simplicité a aujourd’hui un nom, Google. Avec la diffusion de ses API, Google a innondé le monde de la géomatique de ses produits. Plus besoin d’être informaticien pour mettre en place ce type de solution. Un peu de curiosité et de patience suffisent à la réalisation d’un mini SIG pour peu que l’on ne soit pas effrayé par l’informatique. Et quelques notions de plus donnent de vrais SIG de mondes virtuels. C’est le cas de MapWow pour World of Warcraft et de ce SIG de Liberty City dans GTA IV. Je cite aussi le «  Wow Cartographe « , l’aboutissement d’un projet de cartographie du monde de WOW.

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World of Warcraft

Mais mettre au service des mondes virtuels son expérience de cartographe est une tache ardue et paradoxalement, j’ai la sensation que les éditeurs de jeux auront toujours un temps d’avance sur ce que nous pourrions leur apporter… L’inverse semble par contre plus prometteur et c’est le sujet de l’article cité au début de ce post.

Sur son site pop-up urbain, Philippe Gargov (qui se définit lui même comme géographe d’origine, geek de formation…) s’interroge sur l’impact de ces jeux sur notre génération, particulièrement sur la manière dont on appréhende le futur de la représentation cartographique. Il pose ainsi la problématique :

Les cartographies de demain puiseront directement dans notre culture pop&geek. On peut d’ores et déjà lancer quelques problématiques prospectives. Dans quelle mesure la pratique de l’espace virtuel transforme celle de notre environnement urbain réel ? Et plus concrètement : comment les cartographes peuvent-ils s’inspirer du jeu vidéo ?

A première vue tout ça semble tiré par les cheveux. Mais à lire son article et celui de TRANSIT-CITY :  » Et si être un tueur aidait à mieux naviguer dans la ville « , ça prend tout son sens. Selon ce dernier :

[GTA 4] est, selon moi, le véritable révélateur de nos nouvelles façons de penser la ville et ses mobilités. C’est, en effet, dans ce jeu que nous testons ce que sera notre mobilité connectée de demain. C’est à dire une mobilité qui nous tient en permanence informé de notre position dans la ville grâce à une mini-carte incrustée dans le bas de l’écran [...] et qui nous permet, aussi, en quelques clics d’accéder à toutes les infos et services disponibles près de nous [...].


Liberty City - SIG sur une base GoogleMap

Liberty City - SIG sur une base GoogleMap

Puis d’ajouter plus loin :

Et ces systèmes ne sont qu’un début dans l’émergence prochaine d’une multiplicité de nouvelles façons d’aborder la ville à travers des cartographies toujours plus réalistes et intelligentes.

Preuve en est la récente apparition du projet Here & there – a horizonless projection in Manhattan, vision étonnante sans être déroutante de New-York et de ses rues.

Here & There - a horizonless projection in Manhattan

Here & There - a horizonless projection in Manhattan

Pour Nicolas Dova , spécialiste des techniques de géolocalisation, cette carte est :

une projection égocentrée, c’est-à-dire qui représente les distances de manière différente selon les individus. La projection la plus proche de l’usager propose une représentation 3D et plus l’on s’éloigne de celui-ci, plus la carte reprend un mode « plan ». Ce type de cartographie original permet de mieux connecter l’environnement immédiat de l’usager à une représentation des lieux plus éloignés.


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Commentaires

2 Commentaires pour “Enfin un manière de justifier le temps passé à jouer…”
  1. Merci pour ce retour, cher presque-collègue !

    Je suis heureux que le billet donne un sens à une démarche que nous autres « géo-geek » partageons probablement tous un peu… et surtout, une excuse pour jouer !!

    J’essaye de creuser le sujet, lentement mais sûrement. J’ai écrit un billet sur les principes du jeu vidéo appliqués à la carte libre ( http://www.pop-up-urbain.com/gps-joue-le-comme-pacman/ ).

    J’ai aussi ouvert une page pour recenser quelques ressources sur la représentation de l’espace urbain et de la carte dans les jeux vidéo (de préférences originales ou « sous-exploitées dans les applications d’aujourd’hui). C’est encore assez peu rempli, mais ça vient… Vous pouvez évidemment y contribuer avec vos apports de géo-geek ! ^^
    http://www.pop-up-urbain.com/ludotopies/

  2. Guillaume(admin) dit :

    Merci pour ce commentaire. J’aime moi aussi l’idée de pouvoir croiser les apports de la carto à notre expérience ludique. En cartographie comme ailleurs, l’innovation est souvent là où on l’attend le moins…

    Et pour le coup l’exemple de R.U.S.E est bleufant… avec l’Ipad qui arrive très bientôt, les tables de jeu tactile xxl sont pour demain… et des jeux comme RISK vont être à repenser…

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