16 octobre 2016 – Journée d’études Pierre Bec

portrait-PBecPierre Bec est mort au début de l’été 2014, à 93 ans. C’est dire qu’avec lui disparaît un des derniers représentants de cette génération d’occitanistes qui durant plus de soixante ans a fait vivre la culture d’oc.

Dans le cas de Pierre Bec, son activité s’est exercée dans plusieurs directions :

- il y a le Pierre Bec romaniste, philologue comme il aimait à se définir lui-même, spécialiste de littérature médiévale et animateur, à Poitiers, de ce Centre de Civilisation Médiévale dont l’influence dépassait le cercle des seuls spécialistes de littérature d’oc. À ce titre on lui doit aussi bien des études pointues sur tel ou tel troubadour que des manuels à destination des étudiants et du public cultivé (anthologies de la poésie lyrique occitane, et de la prose occitane, entre autres). Un intérêt pour la littérature du Moyen Age qui ne l’empêchait pas de s’intéresser aussi aux périodes ultérieures, comme au chant populaire cher à son épouse Eliane Gauzit.

- Il y a aussi le Pierre Bec dialectologue, auteur à ses débuts d’un travail considérable sur les confins des dialectes gascon et languedocien, théoricien aussi du diasystème occitan.

- Il y a le Pierre Bec écrivain, en prose comme en poésie, depuis 1955 et son premier recueil publié (Au briu de l’estona).

- Et il y a le Pierre Bec actif depuis les années 50 dans le cadre de l’IEO, qu’il a présidé d’ailleurs des années durant, intervenant dans ses stages, puis dans les universités d’Eté qui en ont pris la suite dans les années 70.

En bref, aux côtés de ses amis, Pierre Bec a été un acteur de poids dans le processus qui a fait passer l’occitanisme de la confidentialité des premières années d’après guerre au rang de mouvement social et intellectuel d’envergure. Ceux qui aujourd’hui travaillent sur la matière occitane sont donc d’une certaine manière ses héritiers.

Passé le temps du deuil, le moment est ainsi venu de lui rendre hommage, en revenant sur les divers points d’intervention dans le champ occitan qui ont été les siens.

Les enseignants-chercheurs de l’Université Paul-Valéry, dont certains le connaissent depuis plus de trente ans, n’oublient pas que c’est lui qui a ouvert le Xe congrès de l’AIEO (Béziers-Montpellier) qu’ils avaient organisé en juin 2011. Il leur a donc semblé important de prendre l’initiative d’une rencontre autour de son héritage, en 2015. Ils font dès à présent appel à tous ceux qui, en France et à l’étranger, peuvent apporter leur contribution à cette rencontre, sur l’un ou l’autre aspect de l’itinéraire de Pierre Bec.

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