24 septembre 2015 – Dante dans les littératures des Suds – Journée d’études

Affiche Dante site LLACS

Ouverture 9h30 -Salle des colloques 1 – Site Saint Charles

MATIN – Modération : Marie-Jeanne VERNY

 9h45 – Gilda CAITI RUSSO - Des chansonniers occitans au livre de la mémoire : La Vida nòva  de Dante. 

10h30 – Sylvie FAVALIER - L’enfer et le paradis des bouffons : deux parodies vénitiennes de la Comédie au XVIe siècle.

 11h15 – Marie-Noëlle CICCIA  – Dante dans le Portugal du XVIe siècle : le mythe d’Inês de Castro. 

APRES-MIDI – Modération : Myriam CARMINATI

 14h00 – Elpida KOULOUMBRI-GHAZAL - Dante dans la nouvelle Le Fou aux lys rouges de Grégoire Xénopoulos

 14h45 – Francesco ZAMBON - Dante et la création du mythe de Clizia dans la poésie d’Eugenio Montale.

 16h - Estelle CECCARINI - Max Rouquette et Dante : de la traduction de L’Enfer à la découverte d’une fraternité littéraire.

 16h45 – Flavio POLIZZY - Dante, la langue et le poème… 
Fragments de L’Enfer dans la traduction d’un poète occitan. Lecture bilingue à deux voix par Jean-Guilhem ROUQUETTE et Flavio POLIZZY.

 Résumés des communicaations

 Gilda CAITI RUSSO, Université-Paul-Valéry Montpellier, LLACS, E.A 4582 :  Des chansonniers occitans au livre de la mémoire : La Vida nòva  de Dante.

L’objectif de ma communication est d’essayer de montrer comment Dante construit et déconstruit la tradition lyrique dans laquelle il s’inscrit. Pour ce faire, je m’attacherai au début de la  première œuvre du poète florentin : La Vita Nova.  En particulier, la métaphore du livre de la mémoire et la maravigliosa visione des premières pages pourraient se révéler un terrain d’enquête propice à l’analyse d’éléments de continuité mais aussi de rupture vis à vis des troubadours occitans.

 Sylvie FAVALIER, Université-Paul-Valéry Montpellier, LLACS, E.A 4582 :  L’enfer et le paradis des bouffons : deux parodies vénitiennes de la Comédie au XVIe siècle.

Cette communication propose l’étude de deux textes vénitiens en vers, une Historia bellissima (1513 env.) et un Insonio (seconde moitié du XVIe siècle), qui tous deux s’emparent de la Comédie pour proposer une vision parodique de l’au-delà représenté par Dante Alighieri. La réflexion portera sur l’attention portée au texte source, sur les modalités de la parodie, sur l’actualisation du monde représenté, et envisagera l’hypothèse de la dimension théâtrale des deux poèmes.

 M-Noëlle CICCIA, Université-Paul-Valéry Montpellier, LLACS, E.A 4582Dante dans le Portugal du XVIe siècle : le mythe d’Inês de Castro.

L’écho de La divine Comédie, et tout particulièrement du chant V de L’Enfer est perceptible dans la poésie du début de la Renaissance portugaise, au tournant du XVIe siècle. Cette présentation s’attachera essentiellement à deux textes, un long chant de Garcia de Resende et une lettre poétique d’Anrique da Mota, deux poètes qui ont puisé leur émotion dans l’épisode déchirant de Francesca da Rimini et Paolo Malatesta, mais en le nationalisant. C’est la figure historique d’Inês de Castro, victime innocente de l’amour et de la politique, qui se substitue à Francesca dans deux textes relevant à la fois du témoignage et de la « vision », genre prisé depuis le Moyen Âge et qui perdure avec succès au début du XVIe siècle au Portugal.  

 Elpida KOULOUMBRI-GHAZAL, Université-Paul-Valéry Montpellier, LLACS, E.A 4582 Dante dans la nouvelle Le Fou aux lys rouges de Grégoire Xénopoulos.

Cette communication propose d’étudier la présence de Dante dans la nouvelle Le Fou aux lys rouges de Grégoire Xénopoulos (début XXe siècle). Notre étude comportera deux volets. Tout d’abord, nous nous interrogerons sur les procédés stylistiques (intertextualité, métatextualité) employés par l’auteur grec pour évoquer La Divine Comédie. Ensuite, nous nous intéresserons à la manière dont Xénopoulos invite Dante dans la controverse qui anime les milieux intellectuels grecs, controverse qui témoigne du malaise profond d’une Grèce en pleine mutation politique, sociale et culturelle en ce début du XXe siècle.

 Francesco ZAMBON :   Dante et la création du mythe de Clizia dans la poésie d’Eugenio Montale.

Dans le poème La primavera hitleriana Eugenio Montale employa pour la première fois le senhal de Clizia, la femme amoureuse du Soleil qui fut transformée en tournesol selon la mythologie grecque, pour désigner la plus importante de ses inspiratrices, Irma Brandeis. Il le tira d’un sonnet attribué à Dante que Gianfranco Contini venait de publier dans son édition des Rime (1939). Ce n’est qu’un indice de la présence très significative d’allusions et de références dantesques dans le mythe poétique créé par Montale à partir de son histoire d’amour avec Irma, auteur elle-même d’une étude remarquable sur la Comédie, The Ladder of Vision

Estelle CECCARINI, Aix Marseille Université, CAER EA 854  :  Max Rouquette et Dante: de la traduction de l’Enfer à la découverte d’une fraternité littéraire.

Max Rouquette a, tout au long de sa vie, accordé une place non négligeable à la traduction de grands écrivains dont l’œuvre le fascinait. Parmi ceux-là, l’un des premiers est Dante, dont il traduit L’Enfer dès les années Trente. Cet exercice de jeunesse donnera naissance à une grande traduction qui inaugure une rencontre décisive pour Rouquette. L’étude de cette traduction et l’exploration des nombreux textes laissés par Max Rouquette sur le sujet permettent de mettre en évidence l’importance de la fréquentation de l’œuvre de Dante. Celle-ci apparaît en effet comme un jalon majeur dans sa réflexion sur des points essentiels tels que le choix d’écrire en occitan, la question du style, la figure de l’écrivain et la force de sa mission, tout en se révélant par ailleurs source d’une intertextualité féconde.

 

Flavio POLIZZY 

 

Dante, la langue et le poème… 
Fragments de l’Enfer dans la traduction d’un poète occitan. Lecture bilingue à deux voix par Jean-Guilhem Rouquette et Flavio Polizzy.

Le « corps à corps » de la langue occitane avec la langue de Dante, 
dans la remarquable traduction de Max Rouquette :

« …E però sappia ciascuno che nulla cosa per legame musaico armonizzata si può de la sua loquela in altra transmutare, sanza rompere tutta sua dolcezza e armonia… »

« …Chacun doit en effet savoir que nulle chose dotée d’harmonie musicale ne peut être transportée de sa propre langue en une autre sans y perdre douceur et harmonie… », Dante, Convivio.

 

 

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