Ecrire en occitan, des Cévennes au bord du Lez – Rencontre Sauramps 23-01-2014

À 19 h, dans les locaux de la Librairie Sauramps. Le Triangle, Montpellier. Pour ce premier rendez-vous occitan de 2014, deux ouvrages publiés dans la collection « Estudis occitans » seront à l’honneur :

cevennes felibresse

La rencontre sera animée par Philippe Martel et Marie-Jeanne Verny.

Écrire en Cévennes au XVIIIe siècle – Les œuvres de l’abbé Séguier, par François Pugnière et Claire Torreilles.
Prieur, curé de Saint-Jean-de-Valériscle, village cévenol, pendant trente-quatre ans, l’abbé René Séguier (1705-1767) fut un lettré et un philosophe. Il a laissé une œuvre aussi abondante que variée, conservée par les soins de son frère, Jean-François Séguier (1703-1784), érudit nîmois de renom. Une abondante correspondance côtoie un essai éclairé et spirituel sur Les mœurs des Cévennes (1749), mais aussi divers travaux sur «la langue du pays », cette langue d’oc qu’il entreprit de défendre et d’illustrer par une grammaire, un dictionnaire et d’élégantes traductions d’Anacréon et de Théocrite.
L’édition critique d’une partie des manuscrits de l’abbé par François Pugnière et Claire Torreilles donne l’occasion d’aborder toute la complexité des liens unissant culture populaire et culture savante dans la France des Lumières.

Lettres de la félibresse rouge Lydie Wilson de Ricard (1850-1880), par Rose Blin-Mioch.
Lydie Wilson (1850-1880) s’installe à Montpellier en 1874 après son mariage avec Louis-Xavier de Ricard (1842-1911). Ce couple de Parisiens va fonder avec le poète Auguste Fourès (1848-1891) le Félibrige languedocien et éditer pendant trois ans un almanach, La Lauseta, nourri de l’histoire des troubadours et des idées républicaines et fédéralistes. La correspondance adressée au poète audois qui l’a baptisée « Na Dulciorella », à Mistral, à son mari et à sa famille, redonne sa place à une femme du XIXe siècle dont la vie brève a été intense et engagée. Ses lettres témoignent des enjeux de l’époque : amnistie des communards, dont a fait partie son mari, question du mariage et du divorce et condition des femmes. Nous y voyons naître l’amour partagé de Fourès et de Jeanne Wilson, sa sœur. Poétesse, la nature et la langue du Midi l’émerveillent, elle apprend le dialecte de Montpellier, sera une des trois femmes éditées dans la Revue des langues romanes à ses débuts et sera primée en 1878 lors des Fêtes latines.

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