Lundi 4 mai 2015 : séminaire : « art, culture et littérature de l’Espagne contemporaine »

Dans le cadre de la réflexion menée sur les « écritures et conflits »

 Site de Saint-Charles, salle 165, de 16h à 18h30 

« Una lectura músico-literaria de la obra de un autor melόmano José Manuel Caballero Bonald » (Ismael Chataigné, doctorant, Université Paul-Valéry) 

  « D’un conflit l’autre : Juan Goytisolo dans la tourmente » ( Emmanuel Le Vagueresse, Professeur de littérature espagnole contemporaine, Université de Reims Champagne-Ardenne)

 

« Una lectura músico-literaria de la obra de un autor melόmano José Manuel Caballero Bonald »

La escritura de José Manuel Caballero Bonald se define, entre otras cosas, por una especial atenciόn a la musicalidad de la palabra. El barroquismo de su obra poética y narrativa no solamente se expresa a través de una inmejorable ornamentaciόn del nivel léxico-semántico, también está muy presente en el nivel composito donde coexisten toda una gama de puntuales retόricos, como el ritmo, el tono y la estructura a todos los niveles sintácticos, que sugiere una concepciόn de la sonoridad de la palabra con matices susceptibles de ser analizados desde una perspectiva musical. Entonces se tratará de ver si puede un acercamiento análogo, a caballo entre el lenguaje verbal y el lenguaje musical, arrojar alguna luz sobre la realidad sonora de la obra literaria.

  « D’un conflit l’autre : Juan Goytisolo dans la tourmente » 

L’écrivain  espagnol Juan Goytisolo (Prix Cervantes 2014) a toujours provoqué – dans les deux sens du terme – à l’intérieur de son écriture une esthétique et une éthique du ou des conflits : d’abord, en s’opposant sotto voce dans ses tout premiers romans à une société espagnole d’après-guerre (LE grand conflit récent, métaphorisé dès son deuxième roman, Duelo en El Paraíso, 1955), qui forçait ses enfants à l’aboulie et à la léthargie, c’est-à-dire à une fausse paix lénifiante, mais où les personnages eux-mêmes s’opposaient, sans pouvoir toujours se permettre de concrétiser ces conflits larvés et frustrants ; ensuite, une fois Franco mort et la Démocratie retrouvée, en proposant une écriture personnelle et en liberté, qui, contre toute attente, se faisait encore plus conflictuelle vis-à-vis du lectorat et des milieux politique, culturel et littéraire, explicitement cette fois, pour railler la nouvelle Doxa de cette – pour lui – pseudo-Démocratie, ainsi que tous les mythes, espagnols, mais aussi européens, de manière plus générale, qui construisent la société occidentale contemporaine : laquelle n’a jamais été aussi inégalitaire, hypocrite et bien-pensante, se lavant les mains, précisément, de tous les conflits, jamais aussi nombreux et aussi proches de ses « territoires » qu’aujourd’hui (Paisajes después de la batalla, 1982, Paisajes de guerra con Chechenia al fondo, 1996).

 

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