Aline Laradji

Discipline de rattachement : Italienaline-laradji

Thèse en cotutelle : Université de Montpellier III et Università degli Studi di Siena
Directeurs : Mme Myriam Carminati et M. Giuseppe Nava

Titre : La légende de Roland. De la genèse française française à l’épuisement de la figure du héros en Italie
Soutenue : le 24 novembre 2007
Jury : Mme Cristina Cabani, Mme Myriam Carminati, M. José Guidi, M. Giuseppe Nava.

Courriel : aline.laradji@gmail.com

Titre et résumé de la thèse

La légende de Roland. De la genèse française française à l’épuisement de la figure du héros en Italie

La recherche effectuée est une étude sur la littérature chevaleresque dont le fil conducteur est la légende de Roland, mort à Roncevaux. L’objectif est d’identifier les origines de la geste de Roland et d’analyser la place du héros dans la littérature chevaleresque française puis italienne. L’évolution de la figure de Roland, en France et en Italie, est analysée en trois parties qui présentent les étapes de la transformation du personnage : la naissance dans la littérature française, la diffusion en Italie et l’apogée italienne avec Boiardo et l’Arioste. Les éléments, qui dans la tradition française lient la littérature chevaleresque à la réalité historique, sont, dans la péninsule italienne, privés progressivement de leur signification première. Légué par l’histoire carolingienne, le personnage de Roland est porteur de différentes valeurs selon les époques (le Moyen Age ou la Renaissance) et selon les pays (la France ou l’Italie). La légende de Roland conserve des traits communs au cours des siècles, mais, pour survivre, le héros s’adapte aux différents publics. En effet, selon les goûts culturels, la geste de Roland est un instrument de propagande religieuse ou politique, un passe-temps populaire divulgué par les giullari ou une distraction appréciée par le public des cours. Les pratiques d’écriture et la configuration spatio-temporelle sont si diverses qu’elles produisent des univers chevaleresques variés et un personnage littéraire qui devient hybride : à la différence du Roland français qui combat pour son Dieu et pour son Seigneur, le Roland italien, comme Tristan et Lancelot, est poussé à l’aventure par l’Amour, jusqu’à l’épuisement de ce filon littéraire.