Magali Fraïsse

magali-fraisseDiscipline de rattachement : occitan

Date soutenance thèse : 22 novembre 2003
Directeur: Philippe Gardy

Fonctions actuelles : certifiée occitan-lettres, lycée Clemenceau Montpellier
Référent culture lycée Clemenceau Montpellier

Membre du groupe d’experts chargé de rédiger les documents-ressources pour les classes de lycée

Membre jury CAPES occitan, commission littérature occitane

Membre jury CRPE, concours réservé occitan

Publications

  • A paraître : « Les filles qu’on voit passer, la cruche sur l’épaule ou la Méditerranée dans Vert Paradis de Max Rouquette »,Levant, à paraître.
  • 2009 : « Du tu dédicataire au tu universel, la place d’autrui dans les Sòmis dau Matin », in Philippe Gardy et Marie-Jeanne Verny, éds, Max Rouquette et le renouveau de la poésie occitane : la poésie d’oc dans le concert des écritures poétiques européennes, 1930-1960. PULM, collection « ‘Etudes occitanes », 2009 ;
  • 2007 : « Les personnages dans Vert Paradis de Max Rouquette », Université d’été de Nîmes.
  • 2008 : – « La séduction des commencements », Europe, N°951, juin-juillet, p.196-206.
    - « L’utilisation de la chanson en cours d’occitan », Les langues modernes, N°4 / 2008 oct-nov-déc, p. 25-30.
  • 2007 : Vert Paradis par Vert Paradis, lecture métalinguistique des quatre premiers volumes de l’œuvre en prose de Max Rouquette, ANRT, 459p.
  • 2005 : « Legir Max Roqueta al licèu : « Los aucèls qu’ai crosat » », Lenga e País d’òc, 44, CRDP, Montpellier, p. 30-35.

Colloques – Conférences

  • 2013 : « Les filles qu’on voit passer, la cruche sur l’épaule ou la Méditerranée dans Vert Paradis de Max Rouquette », Médiathèque Jules Verne, Saint-Jean-de-Védas, vendredi 22 mars.
  • 2012 : « Les fonctions de la garrigue dans Verd Paradis », AIEO, Béziers, 14-15 juin.
  • 2002 :« L’espace et le temps dans Lo Paisatge endemic de P. Gardy », Lo poeta escondut – le poète caché, Actes du colloque de Montpellier, Lo gat negre, p. 71-84.
  • 1999 : « Lecture de Font-de-Guisard comme nouvelle miroir de l’écriture rouquettienne », Discours, textualité et production de sens. États de la jeune recherche, UPV, Montpellier III, p. 231-240.
  • 1996 :« Le temps et l’espace dans Jorns dobèrts de J. P. Tardif », Pays de la langue, Pays de la poésie, Pau, LRLLR et Editions Covedi, p. 117-126.

Thèse

Vert Paradis par Vert Paradis, lecture métalinguistique des quatre premiers volumes de l’œuvre en prose de Max Rouquette

Les quatre premiers volumes de l’œuvre en prose de Max Rouquette, Verd Paradís (1961), Verd Paradís II (1974), Lo Grand Teatre de Dieu (1986), L’Uòlh dau cat (1987) sont constitués de textes brefs à dominante narrative.

Cette étude se propose d’analyser la dimension métalinguistique d’une œuvre qui semble constamment mettre en mots son propre cheminement. L’analyse des motifs récurrents –, l’herbe, le désert, l’affût, le puits, le grenier, le fil, la vague, l’abeille, la lune, etc. – permet de dégager les caractéristiques de cette écriture, moderne, musicale, sensuelle, qui réclame un détachement absolu du monde des hommes, un engagement total dans les profondeurs de l’être et de sa mémoire, et une recherche constante d’épuration. Chaque récit semble alors reproduire l’expérience à la fois phénoménologique et métaphysique qui expose l’écrivain à l’éblouissement poétique mais aussi à la connaissance du Néant.

The first four volumes of the works in prose from Max Rouquette, Verd Paradís (1961), Verd Paradís II (1974), Lo Grand Teatre de Dieu (1986), L’ Uòlh dau cat (1987) are composed of short texts with a narrative dominance.
This study proposes to analyse the metalinguistic dimension of a work which constantly seems to put in words its own processes of thoughts. The analysis of the recurring motives –, the grass, the desert, the hiding place, the well, the attic, the thread, the wave, the bee, the moon, etc. – allows to derive the characteristics of this type of writing, modern, musical, sensual which demands a complete detachment of the world of man, a total engagement in the depths of being and the memory of it, a constant search of expurgation. Each narrative thus seems to reproduce the experience both phenomenological and metaphysical which exposes the writer not only to poetical wonderment but also to the knowledge of Nothingness.