Olimpia Diodato

Olimpia-Diodato
Études occitanes

Première année d’inscription : 2015

Directrice de thèse : Gilda Caiti-Russo

Courriel : olimpiadiodato@hotmail.it

Titre et résumé de la thèse

Pour une nouvelle édition critique de Dauphin d’Auvergne

Dauphin dʼAuvergne était un noble, mécénat et troubadour, qui venait de l’Auvergne. Il était connu pour son ascendance aristocratique, mais aussi pour sa passion pour les arts et la littérature. En effet, Dalfi déroulait une excellente activité de mécénat et sa cour au Château de Montferrand était animée et rendue vivante par plusieurs troubadours. Toutefois, son amour pour la littérature ne se traduisait uniquement pas en une simple jouissance passive de la production d’autrui. En plus d’une occasion Dauphin d’Auvergne a montré de posséder des dots habiles de compositeur. Aujourd’hui, on a connaissance de huit compositions: deux coblas, une tensos o partimen, cinq sirventes.

L’œuvre littéraire de Dauphin ne doit pas être considérée comme étrange. En fait, il faut considérer que l’Auvergne avait vu la naissance d’un mouvement littéraire, du XII siècle au début du XIII siècle. À part notre troubadour, de nombreux autres messieurs de la région, comme Garin d’Apchier, Bernart Sicart, Garin le Brun, Azalais d’Altier, Almois de Chateauneuf, Guigue de Tournel et Torcafol, accueillirent dans leur cour différents troubadours et ils furent eux-mêmes auteurs de poésies. Il était un troubadour extrêmement intéressant, parce que, grâce à sa position sociale, il avait la chance de connaître les principaux souverains européens de son époque et il avait lié avec eux un rapport d’amitié. Les études approfondies qu’ont été menées sur le troubadour jusqu’à présent, ont exclusivement concerné l’origine et la diffusion de son nom, mais peu d’études ont été réalisées sur son activité poétique.

Il me faudra premièrement examiner plus en détails sa vida, les allusions qu’on peut retrouvé dans ses compositions, les études sur son nom et, surtout, les sources qui ont été utilisées. Cette première étape sera indispensable pour mieux comprendre le contexte historique où le troubadour a vécu. Ensuite, il faudra réaliser l’édition critique à partir des manuscrits dans lesquels les compositions ont été transmises. La réalisation d’une édition critique est une opération complexe. Pour faire une édition critique il faut tenir compte de différents facteurs. Avant tout, il y a les problèmes de la fiabilité des sources, de la tradition manuscrite et de la transmission des textes, car on a la nécessité d’établir quel manuscrit reporte la version plus strictement fidèle à la version originale, c’est-à-dire qu’on doit retracer la version la plus fidèle au texte tel qu’il avait été conçu par l’auteur. Deuxièmement, il faut tenir compte de la structure du texte, c’est-à-dire tout ce qui concerne la langue, le style, la métrique et la forme des vers. Le dernier problème, le plus intéressante, concerne l’interprétation et l’analyse du texte, et ensuite la datation du texte dans le période historique.