Rencontre Sauramps – Montpellier – De l’occitan et autres langues de France – mardi 15 avril 2014, à la librairie Sauramps – 19 heures

9782753527232_1_75Histoire sociale des langues de France, Sous la direction de Georg Kremnitz, en collaboration avec Fanch Broudic, Presses Universitaires de Rennes, 2013.

1403-12-septeme 001A l’entorn de l’accion occitana (1930-1950) : Paul Ricard, Jorgi Reboul, Carles Camproux, Max Rouquette, Centre Culturel Louis Aragon, Septèmes-les Vallons (13).

 

  • Histoire sociale des langues de France, Sous la direction de Georg Kremnitz, en collaboration avec Fanch Broudic, Presses Universitaires de Rennes, 2013.

Alors que plusieurs histoires sociales de langues ont été publiées, celle-ci est la première pour l’ensemble des langues de France. Elle prend en compte aussi bien les langues régionales ou minoritaires autochtones que celles de l’Outre-mer et celles de l’immigration ancienne ou récente, sans oublier la langue des signes française. Apportant une masse considérable d’informations sur un aspect méconnu de la société française, cette Histoire novatrice, de nature encyclopédique, est appelée à constituer un ouvrage de référence.

C’est une première. On y traite du breton, de l’occitan et de l’alsacien. On y parle du berbère et du yiddish. On y présente les créoles, le tahitien et les langues de Nouvelle-Calédonie. On y décrit l’usage de l’anglais en France, celui de l’espagnol, du polonais et de bien d’autres langues.

  • A l’entorn de l’accion occitana (1930-1950) : Paul Ricard, Jorgi Reboul, Carles Camproux, Max Rouquette, Centre Culturel Louis Aragon, Septèmes-les Vallons (13).

Le colloque de Septème les Vallons, dont ce livre constitue les actes, se proposait d’étudier quelques figures emblématiques de l’Occitanie du milieu du siècle, entre Provence et Languedoc. Quatre forts caractères autour du personnage aux multiples facettes que fut Paul Ricard, autodidacte visionnaire, inventeur du pastis, chef d’entreprise hors normes, résistant exemplaire, mécène sportif et culturel et aussi, ce qu’on ignore en général et que taisent la plupart de ses biographies, défenseur passionné de l’occitan provençal. Trois chapitres étudient ce génial et turbulent touche-à-tout.
Deux autres sont consacrés à son frère d’armes en occitanisme, Jordi Reboul, poète marseillais fondateur du Calen, foyer de culture provençal. On connaît l’anecdote fameuse : les deux compères sauvèrent la tête de la statue de Mistral en Arles, que les nazis destinaient à la fonte, et la restituèrent à la Libération.
Autre compagnon de lutte, lui aussi fortement ancré à Marseille et grand résistant, l’universitaire Charles Camproux joua un rôle essentiel dans l’émergence de l’occitanisme moderne, tout comme le médecin et écrivain montpelliérain Max Rouquette. C’est dans la revue Occitania fondée par Camproux que Max Rouquette publia bon nombre de ses textes.
Une génération d’occitanistes nés entre 1901 (Reboul) et 1909 (Ricard) dans un espace qui s’étend entre Marseille et Montpellier : on a là l’étude passionnante d’un moment-clé de l’Occitanie dans une de ses régions-clés.
Pour parler de ces deux livres, seront présents quelques-uns de leurs coauteurs : Philippe Martel, Carmen Alen-Garabato, Jean-Frédéric Brun.
Rencontre organisée en partenariat avec l’équipe de recherche RedOc/LLACS de l’Université Paul Valéry, animée par Marie-Jeanne Verny et Jean-claude Forêt.

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