Séminaire de recherche Italianistes (LASI) 2014-2015

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Ethique de la terre : littérature, philosophie, arts, environnement

L’Equipe LLACS (Langues Littératures, arts et cultures des Suds, composante LASI, Littérature, arts et société en Italie), Université Paul-Valéry, Montpellier 3

Coordination du projet : Angela Biancofiore, Professeur en Etudes italiennes, Université de Montpellier 3  (angela.biancofiore@univ-montp3.fr)

Universités associées : Turin (Italie), Stony Brook (NY, USA), Dschang (Cameroun)

 Le séminaire fédère les enseignants-chercheurs de l’équipe LLACS et d’autres universités associées autour d’un projet de recherche commun centré sur l’éthique de la terre. La réflexion commune a comme objectif le développement d’une pensée critique à partir d’une remise en question du système de valeurs qui a conduit à l’actuel désastre écologique.

Refonder l’humain dans ses relations avec le non-humain

Nous vivons dans des mondes de plus en plus dominés par l’artifice, qui nous éloignent du milieu naturel : la pensée philosophique est amenée à reconstruire cette relation  humain-nature, humain-non humain, en fondant une conception post-humaniste du monde. L’anthropocentrisme et l’esprit de « conquête » de la nature sont à l’origine d’une pensée dominante qui a conduit à la destruction de notre environnement naturel et culturel. L’écoféminisme met l’accent aujourd’hui sur le rôle de la femme dans les luttes pour la sauvegarde de l’environnement et sur sa fonction essentielle au sein du tissu social (voir les écrits de Vandana Shiva).

La défense de la diversité biologique et culturelle 

A partir d’une conception holiste, nous pouvons bâtir une éthique de la terre, dans le respect des autres espèces naturelles et de la diversité culturelle. Le concept de « communauté biotique » est central pour la compréhension d’une vision autre de la nature lui reconnaissant une valeur intrinsèque et pas simplement une valeur d’usage : ce qui est bon pour l’humain n’est pas forcément avantageux pour les autres espèces, la destruction accomplie par l’être humain aura forcément un impact négatif sur la « communauté biotique » dans laquelle il vit. Il est indispensable et urgent aujourd’hui de forger un nouveau regard sur le monde, car, en réalité, tout ce que nous observons nous regarde. Par ailleurs, la dimension interculturelle s’impose aujourd’hui comme dialogue entre différentes cultures avec une attention particulière aux minorités linguistiques et culturelles.

 L’écologie sociale

Nous sommes confrontés à une grave crise du sujet et du lien social : la question de la précarité est au cœur de la littérature contemporaine, elle conditionne notre existence car elle nie les droits fondamentaux de l’être humain, la dignité du travailleur est bafouée par les « licenciements » de type purement économique, dérivant souvent de la délocalisation des entreprises et le profit est érigé en valeur absolue. L’écologie sociale, environnementale et du sujet révèlent leurs profonde interdépendance: il y a une relation étroite entre la destruction de l’environnement et la dégradation des conditions d’existence du sujet et de son milieu social.

 La création artistique face à l’engagement pour la terre 

Aujourd’hui de nombreux  écrivains, cinéastes, peintres défendent l’environnement à travers leur création ; faire œuvre signifie, d’une certaine manière,  mettre en place une stratégie de survie. Le groupe de travail des enseignants-chercheurs pourra inviter des artistes et entreprendre une vaste analyse des différentes expériences dans tous les domaines de la création. Les italianistes de l’équipe LLACS ont organisé, en collaboration avec l’Institut culturel Italien de Marseille, un colloque intitulé Ecologie de la création : un engagement pour la terre en novembre 2013 pour inaugurer une réflexion autour de la création artistique et des poétiques de l’écologie.

 Pratiques de l’écologie : les acteurs, les projets

Les différentes rencontres organisées dans le cadre du séminaire seront une occasion pour partager les expériences, présenter les projets qui développent de nouveaux modes de vie au sein de l’environnement dans différents domaines : entre autres, architecture bioclimatique, agro-écologie, valorisation du patrimoine naturel et culturel, partage des ressources naturelles.

 

Ecrivains invités à l’Université de Montpellier 3

Miguel Benasayag  le 10 octobre 2014 

Anselmo Botte, le 6 novembre 2014  

Evelina Santangelo, le 12 février 2015

Andrea Bajani,  le 6 mars 2015  

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