Certains étudiants peuvent éprouver des difficultés à suivre votre enseignement en raison d'une déficience permanente ou temporaire.
Vous pouvez les aider !!!
Voici comment:
Ce guide pratique traite des questions que rencontrent les étudiants présentant un handicap tant à l'intérieur qu'à l'extérieur des cours ; du challenge que cela représente pour eux et vous propose quelques dispositions et adaptations afin d'améliorer leurs études.
Le service d'accueil des étudiants handicapés (S.A.E.H) assuré par Aurélia RIVES et Sandrine TRONCHET sous la direction de Monsieur PLANCHE et piloté par Madame GALIBERT rattachée au service des examens met en place des services et des procédures ; et VOUS, enseignants, vous pouvez y contribuer substantiellement et de façon gratifiante pour vous-même.
Tout d'abord, parmi les questions les plus importantes auxquelles ces étudiants doivent faire face, citons:
L'accessibilité, la non-accessibilité ou l'accessibilité partielle des salles de cours est un problème récurant. Si la salle comporte des gradins, il peut arriver que l'étudiant en fauteuil roulant se trouve au fond (en haut) et éprouve des difficultés dans les distributions de documents, pour poser des questions et pour parler à l'enseignant ou simplement pour entendre correctement. Les étudiants avec des déficiences visuelles ne peuvent voir ce qui se passe au tableau, les graphiques, etc. Les salles de TD sont souvent en sureffectifs et certains ont des problèmes pour s'y déplacer. A travers le campus, certains trajets sont inaccessibles aux étudiants à mobilité réduite.
Le temps pris pour dépasser les contraintes du handicap. Habituellement, ces étudiants ont besoin de plus de temps pour le travail scolaire ainsi que pour les activités quotidiennes. En effet, ils utilisent souvent des méthodes d'apprentissage qui demande un grande disponibilité temporelle: tels que par exemple des lecteurs, des preneurs de notes, des assistants aux études, des enregistrements au magnétophone, ou encore des cours qu'ils doivent retranscrire sur ordinateur. Ainsi, il en va de soi que pour assister aux cours, les étudiants à mobilité réduite (moteur, visuel) arrivent en retard et/ou repartent plus tôt à cause du temps additionnel requis pour se déplacer sur le campus et des contraintes d'horaires dues au service spécial de transport dont ils dépendent ( GHIP...).
Les changements en relation avec l'organisation de leur vie d'étudiant. Les étudiants handicapés organisent souvent leurs activités longtemps à l'avance. Des changements de dernière minute dans l'affectation des salles de cours ou des dates d'examens peuvent perturber leurs plans.
Le mieux est de poser cette question du handicap directement dans l'introduction de votre cours. Faite au début de chaque semestre, une annonce générale:
Si vous avez besoin d'arrangements car vous présentez un handicap, s'il vous plaît, venez vous manifester en fin de cours afin que nous convenions d'un rendez-vous, ou venez me voir directement à mon bureau aux heures de permanence.
Quand vous rencontrez l'étudiant, expliquez lui les exigences du cours, demandez lui de vous expliciter clairement ses besoins spécifiques:
L'étudiant est habituellement le mieux placé pour connaître les techniques et adaptations qui lui conviennent le mieux. Rappelez vous que les étudiants ayant un handicap sont d'abord des étudiants et ensuite des personnes avec un handicap. Il est naturel que des personnes non handicapées soient hésitantes ou se sentent mal à l'aise lorsqu'elles rencontrent une personne handicapée pour la première fois.
Les gens ont souvent des questions au sujet de la terminologie à employer. Ne vous inquiétez pas de heurter la sensibilité d'un non-voyant en utilisant le mot " voir ", ce dernier voit les idées et les concepts, autant qu'un sourd " entend " ce que quelqu'un veut dire ou qu'un utilisateur de fauteuil roulant se promène sur le campus.
Professeurs et étudiants peuvent aussi prendre en compte les handicaps non visibles comme les difficultés d'apprentissage, ou une déficience sensorielle faible ou modérée. Il est naturel de demander à l'étudiant la nature et la sévérité d'un handicap non visible.