Cette revue a pour vocation de rendre compte
des travaux, études et recherches qui se font au sein d'une
équipe universitaire habilitée, dans un esprit de transversalité
disciplinaire, de pluralisme théorique et de complémentarité
méthodologique. Ils associent tout naturellement ―
aussi bien intra qu'extra muros ― des enseignants-chercheurs
et des étudiants-chercheurs autour de projets ou de bilan
d'actions recherches (recherches fondamentales) et de recherches-actions
(recherches appliquées).
N°6 : Décembre2006
Violences et communication
Sous la direction : Philippe JORON
Médias traditionnels et Nouvelles Technologies de Communication ont pour servitude sociologique le rapport aux autres et au monde, relation normative dans laquelle intimité et spectacularité élaborent des alliances souvent incongrues.
Tout à la fois objet et perspective, contenu et forme de communication, la violence participe amplement de ce jeu des apparences qui alimente la réalité. Sollicitée, rejetée, déformée ou copiée à l’identique, elle trace les contours tragiques mais aussi fantasmés de sa prégnance quotidienne sur la toile de l’information partagée. De son usage à son échange, en passant par le contrôle de son omission ou de son omniprésence, la violence se présente ainsi comme un réel enjeu d’altérité : l’un des derniers exotismes qui fascine encore nos sociétés liftées, couturées par la modernité, dans la découverte persistante de ce qu’elles pensent pouvoir encore rejeter définitivement, souvenir récurrent de ce qu’elles souhaitent ne plus être, l’ombre d’elles-mêmes.
L’institution
scolaire et universitaire n’est pas un objet de recherche
tout à fait comme les autres ! Cette quatrième
livraison des Cahiers de l’IRSA puisent dans
cette singularité toute sa raison d’être scientifique
et propose en quelque sorte des regards sur l’institution
scolaire et universitaire légèrement décalés par rapport
aux problématiques habituelles. Plusieurs dossiers thématiques
organisent ce numéro thématique : ―
Le thème de l’évaluation d’abord par ce qu’il est aujourd’hui
récurrent dans la sociologie de l’école des années
1990 : des faits aux rumeurs ; ―
De l’évaluation à la réforme, il n’y a qu’un pas que
le deuxième dossier franchi : la décentralisation
y est souvent en toile de fond ; ―
Ensuite, la question de l’intégration des enfants issus
de diverses communautés ethniques évoque ce grand défi
de l’école républicaine ; ―
Le temps fédère aussi un dossier : du temps de
la vacance à celui des rythmes scolaires en passant
par celui de l’éveil durant la prime enfance ;
― Enfin l’ethnographie
de l’institution scolaire trouve sa place par l’intermédiaire
d’une étude de terrain et d’une traduction inédite.
Le numéro trois des Cahiers de l’IRSA veut modestement
contribuer à ces recherches et à ces réflexions sur
les peurs collectives. L’effroyable peut être défini
comme une peur élevée à la puissance 2, en quelque sorte
une peur au carré, la majorité des objets d’effroi traités
dans ce volume sont en effet des phénomènes extrêmes :
la torture, l’inceste, les serial killers, les
épidémies, etc. L’objet de l’effroi n’est pas simplement
perçu en tant que menace contre l’intégrité physique
de l’individu, mais en tant que menace contre l’ordre
du monde. L’effroi à une dimension métaphysique. Le
monstre transgresse la normalité, les crimes contreviennent
aux lois, les catastrophes défient l’harmonie de la
nature. La pensée symbolique établie d’ailleurs des
correspondances entre les événements effroyables. L’imaginaire
apparaît comme un fil directeur qui relie trois niveaux :
le réel, le légendaire et enfin le fantastique.
Le deuxième numéro des Cahiers de l’IRSA est
consacré à "la religion du vingtième siècle :
le sport " (P. Reichel). Cette religion populaire,
ou cet opium du peuple, est évidemment, comme
le montrent les études de Fabien Ollier, Patrick Vassort
et Henri Vaugrand, l’objet d’enjeux théoriques (épistémologiques)
et politique (éthiques) majeurs. Du point de vue des
cadres d’intelligibilité qui permettent de comprendre
la genèse, les structures et le (dys) fonctionnement
de l’institution sportive, on conçoit aisément qu’il
puisse y avoir divers paradigmes : souvent
opposés dans leurs différences ou différends, rarement
convergent, fréquemment antagonistes, à l’image même
des guerres sportives. Ces Cahiers de l’IRSA,
bien qu’ils ne prétendent pas à l’œcuménisme de principe,
on néanmoins voulu maintenir ouverte une confrontation
réglée avec des positions que les réalisateurs de
ce numéro ne partagent pas. Une position ne pouvait
se définir que par opposition à d’autres positions.
D’où les critiques adressés à quelques auteurs à la
mode qui tous récusent, peu ou prou, la thèse centrale
développée ici : le sport comme idéologie totalitaire
instrument de contrôle politique, vecteur massif d’aliénation
culturelle, lieu de "servitude volontaire".
Ce premier numéro des Cahiers de l’IRSA est consacré
au mouvement social de décembre 1995. Quelques grands
sociologues s’étaient exprimés dans la presse nationale
et nous avons voulu rassembler ici ces témoignages isolés
mais engagés pour mener une réflexion d’ensemble. Avec
le point de vue de Tobie Nathan, nous avons cherché
à montrer que certains sociologues s’investissent déjà
dans le problème des banlieues en le traitant d’une
façon différente, en légitiment un autre imaginaire.
Enfin quelques jeunes chercheurs proposent des analyses
de ce phénomène, venant confirmer le paradigme dessiné
en pointillé par les « chefs de file » :
l’exclusion désagrège les mouvements et les forces politiques,
donnant a cette révolte une expression sans visage.
Depuis quelques
décennies, on nous annonce la fin du Merveilleux : plus
rien à découvrir sur cette terre. Tout a été exploré.
Restent les voyages imaginaires. Reste l'imaginaire
du voyage : cette sorte de voyage immobile en ce début
de siècle où informations, idées, objets s'échangent
et circulent à une vitesse inimaginable. L'attrait pour
le lointain n'a jamais été aussi vif, aussi troublant,
et aussi banal et facile à exaucer. mais un lointain
apprivoisé, vidé de son étrange étrangeté.
L'attrait actuel pour tout ce qui est "ethnique"
est un signe : l'intérieur des habitations où styles
et cultures sont mélangés, où le classique côtoie l'exotique.
L'art africain, ou non occidental redevient à la mode
en ce début de millénaire. Il fait voyager sans avoir
à se déplacer, les objets, les photos et oeuvres exotiques
permettant de rompre avec la monotonie du monde, de
s'en évader... N'importe où loin de ce monde.
La musique, la cuisine, les lectures, les amours, ou
les objets ethniques, aident à vivre des émotions rares
et à s'initier à une culture subtile des sens. Est-ce
le retour d'un exotisme colonial ou est-ce l'émergence
d'une nouvelle sensibilité au divers, à l'altérité ?
Est-ce la redécouverte de l'Orient, d'un certain Orient
paré de sagesse, que l'époque nous propose, ou est-ce
un bovarysme tropical et touristique ?
Le voyage en soi, (le dépaysement réel ou imaginaire),
reste cependant proche d'une forme anthropologique invariante
d'initiation et d'apprentissage.
L’institution
scolaire et universitaire n’est pas un objet de recherche
tout à fait comme les autres ! Cette quatrième
livraison des Cahiers de l’IRSA puisent dans
cette singularité toute sa raison d’être scientifique
et propose en quelque sorte des regards sur l’institution
scolaire et universitaire légèrement décalés par rapport
aux problématiques habituelles. Plusieurs dossiers thématiques
organisent ce numéro thématique : ―
Le thème de l’évaluation d’abord par ce qu’il est aujourd’hui
récurrent dans la sociologie de l’école des années
1990 : des faits aux rumeurs ; ―
De l’évaluation à la réforme, il n’y a qu’un pas que
le deuxième dossier franchi : la décentralisation
y est souvent en toile de fond ; ―
Ensuite, la question de l’intégration des enfants issus
de diverses communautés ethniques évoque ce grand défi
de l’école républicaine ; ―
Le temps fédère aussi un dossier : du temps de
la vacance à celui des rythmes scolaires en passant
par celui de l’éveil durant la prime enfance ;
― Enfin l’ethnographie
de l’institution scolaire trouve sa place par l’intermédiaire
d’une étude de terrain et d’une traduction inédite.
Le numéro trois des Cahiers de l’IRSA veut modestement
contribuer à ces recherches et à ces réflexions sur
les peurs collectives. L’effroyable peut être défini
comme une peur élevée à la puissance 2, en quelque sorte
une peur au carré, la majorité des objets d’effroi traités
dans ce volume sont en effet des phénomènes extrêmes :
la torture, l’inceste, les serial killers, les
épidémies, etc. L’objet de l’effroi n’est pas simplement
perçu en tant que menace contre l’intégrité physique
de l’individu, mais en tant que menace contre l’ordre
du monde. L’effroi à une dimension métaphysique. Le
monstre transgresse la normalité, les crimes contreviennent
aux lois, les catastrophes défient l’harmonie de la
nature. La pensée symbolique établie d’ailleurs des
correspondances entre les événements effroyables. L’imaginaire
apparaît comme un fil directeur qui relie trois niveaux :
le réel, le légendaire et enfin le fantastique.
Le deuxième numéro des Cahiers de l’IRSA est
consacré à "la religion du vingtième siècle :
le sport " (P. Reichel). Cette religion populaire,
ou cet opium du peuple, est évidemment, comme
le montrent les études de Fabien Ollier, Patrick Vassort
et Henri Vaugrand, l’objet d’enjeux théoriques (épistémologiques)
et politique (éthiques) majeurs. Du point de vue des
cadres d’intelligibilité qui permettent de comprendre
la genèse, les structures et le (dys) fonctionnement
de l’institution sportive, on conçoit aisément qu’il
puisse y avoir divers paradigmes : souvent
opposés dans leurs différences ou différends, rarement
convergent, fréquemment antagonistes, à l’image même
des guerres sportives. Ces Cahiers de l’IRSA,
bien qu’ils ne prétendent pas à l’œcuménisme de principe,
on néanmoins voulu maintenir ouverte une confrontation
réglée avec des positions que les réalisateurs de
ce numéro ne partagent pas. Une position ne pouvait
se définir que par opposition à d’autres positions.
D’où les critiques adressés à quelques auteurs à la
mode qui tous récusent, peu ou prou, la thèse centrale
développée ici : le sport comme idéologie totalitaire
instrument de contrôle politique, vecteur massif d’aliénation
culturelle, lieu de "servitude volontaire".
Ce premier numéro des Cahiers de l’IRSA est consacré
au mouvement social de décembre 1995. Quelques grands
sociologues s’étaient exprimés dans la presse nationale
et nous avons voulu rassembler ici ces témoignages isolés
mais engagés pour mener une réflexion d’ensemble. Avec
le point de vue de Tobie Nathan, nous avons cherché
à montrer que certains sociologues s’investissent déjà
dans le problème des banlieues en le traitant d’une
façon différente, en légitiment un autre imaginaire.
Enfin quelques jeunes chercheurs proposent des analyses
de ce phénomène, venant confirmer le paradigme dessiné
en pointillé par les « chefs de file » :
l’exclusion désagrège les mouvements et les forces politiques,
donnant a cette révolte une expression sans visage.