ACCUEIL

ACTUALITÉS

MEMBRES

AXES DE RECHERCHE

PUBLICATIONS

THÈSES

DOCTORANTS

ÉCHANGES

SÉMINAIRES/JOURNÉES D'ÉTUDE

LIENS


IRSA-CRI
Institut de Recherches Sociologiques et Anthropologiques
Centre de Recherche sur l'Imaginaire

17 rue Abbé de l'Epée
34 090  Montpellier,
irsa@univ-montp3.fr


Dernière mise à jour le :
1er septembre 2010.

 

 

 


L’IMAGINAIRE SOCIAL :

MYTHES, SYMBOLES, TEMPORALITÉS
Responsable : Pr. Jean-Bruno RENARD

“ Pour sortir la société de son désenchantement actuel, la sociologie se doit de réhabiliter trois concepts : conflits, imaginaire, travail. ”
(Jean-Pierre Durand et Robert Weil, Sociologie contemporaine, Paris, Vigot, 1997, p. 315.)

La composante Imaginaire social a pour problématique une des préoccupations centrales de la sociologie contemporaine : l’articulation structures sociales / représentations (Durand et Weil, op. cit., p. 285). Il s’agit de comprendre comment les systèmes sociaux génèrent des systèmes de pensée et, réciproquement, comment des univers symboliques, des imaginaires collectifs, déterminent des pratiques sociales.

Les études sur limaginaire social se retrouvent autour d’un thème porteur, aujourd’hui redécouvert, celui de la mémoire (cf. les travaux de Maurice Halbwachs), ou mieux des mémoires, qu’elles soient individuelles, sociales ou collectives.

La composante Imaginaire social correspond au Centre de Recherche sur l’Imaginaire de Montpellier, issu d’une tradition de recherche en sociologie à Montpellier depuis les années 1960. Il s’agit du noyau initial, formé antérieurement à la Jeune Equipe IRSA (JE 535, habilitée en octobre 1994) et à l’Équipe d’Accueil IRSA (EA 3025, habilitée en 1998). Cette composante fait actuellement partie d’un réseau international de laboratoires travaillant, dans un esprit transdisciplinaire, sur cette problématique (15 équipes françaises, 15 laboratoires étrangers : Belgique, Brésil, Canada, Corée du Sud, Espagne, Israël, Mexique, Pologne, Portugal, Roumanie…). Dans ce cadre, la composante édite une lettre d’information de quatre pages (quatre fois par an, 300 exemplaires gratuits) : Lettre du Greco-CRI. Elle publie également une revue thématique, les Cahiers de l’Imaginaire, créée en 1988 (20 numéros parus). Cette publication, dotée d’un comité scientifique international et d’un comité de lecture, relève depuis 1999, pour sa fabrication et sa diffusion, du Service des Publications de l’Université Paul-Valéry – Montpellier III. Patrick TACUSSEL en est le secrétaire de la Rédaction.

Trois numéros des Cahiers de l’IRSA, publication de l’Équipe, rendent compte de ses activités, associant activement les étudiants-chercheurs (DEA, doctorants) investis dans ses objets : “ L’imaginaire de l’effroyable ” n° 3 (nov. 1999), “ Imaginaire et exotisme ” n° 5 (mai 2001) et “ Penser le Sexe… de l’utopie à la subversion ? ” n° 6 (décembre 2004). Les contributions réunies dans ces deux volumes soulignent comment l’analyse de l’imaginaire social conduit à des secteurs de la sociologie appliquée et professionnelle (criminologie, gestion des risques, tourisme, loisirs…), dont l’intérêt théorique fait l’écho à une demande dans la société civile, à travers ses interlocuteurs institutionnels (Chambre de Commerce et d’Industrie, monde associatif, etc.), partenaires de l’Université.

Dans le cadre de la valorisation de ses activités, l’IRSA-CRI a organisé, les 15 et 16 juin 2000, un colloque international, “ Lien social et Imaginaire ” (Château de Castries), avec le concours du Centre Régional des Lettres et la Région Languedoc-Roussillon (six conférences plénières, six tables rondes, 50 intervenants français et étrangers : Roumanie, Italie, Canada, Corée du Sud).

Par ailleurs, les chercheurs de la composante Imaginaire social articulent directement leurs travaux à leurs enseignements :

Au niveau Licence de Sociologie (3e année) : “ Sociologie de l’imaginaire ” (Patrick TACUSSEL), “ Mythologies contemporaines ” (Jean-Bruno RENARD), “ Fête et violence ” (Philippe JORON), “ Sociologie du temps et des œuvres ” (Jea
n-Marc RAMOS), “ Sociologie de la vie quotidienne ” (Hélène HOUDAYER).
Au niveau Master I Recherche en Sociologie : “ La phénoménologie sociale ” (Philippe JORON), “ Sociologie des représentations ” (Jean-Marc RAMOS).

Au niveau Master II Recherche en Sociologie : “ Épistémologie et sociologie des formes sociales ” (Jean-Bruno RENARD et Patrick TACUSSEL), “ Pratiques sociales et imaginaires sociaux ” (Martine XIBERRAS).

Au niveau Master II Recherche en Ethnologie : “ Anthropologie de l’imaginaire ” (Nicole MARTINEZ-SERVIER).

La composante Imaginaire social de l’IRSA rassemble quatre groupes de recherche :

Groupe “ Mythographie sociale ”. Responsable : Jean-Bruno RENARD
Groupe “ Temporalités ”. Responsable : Jean-Marc RAMOS
Groupe “ Altérités, Pratiques sociales et Ritualisations symboliques ”. Responsable : Philippe JORON
Groupe EROSS “ Équipe de recherches sur l’Ordre Sexuel Symbolique ”. Responsables : Mohand KHELLIL et Martine XIBERRAS

1.1“ Mythographie sociale ”.
Responsable : Jean-Bruno RENARD

Les chercheurs de ce groupe s’intéressent à la pensée mythique à l’œuvre dans les sociétés et dans les groupes sociaux. Ils étudient les imaginaires sociaux (croyances collectives, formes de religiosité, idéologies), les mythologies contemporaines, les représentations collectives et les univers symboliques : qu’il s’agisse de la pensée utopique (Patrick TACUSSEL, David MANDIN), des rumeurs et légendes urbaines (Jean-Bruno RENARD, Isabelle BOUDREAULT), des croyances surnaturelles (Nicole MARTINEZ-SERVIER, Jean-Bruno RENARD), des communautés affinitaires (Patrick TACUSSEL, Stéphane HAMPARTZOUMIAN, Michel MOATTI, Sandrine BRETOU, Yann ENRICH, Alexandra CICCARELLI), de l’imaginaire romanesque (Séverine LIARD) ou scientifique (Marie-Pierre LAUDET, Pierre GARCIN), du corps (Jacques GLEYSE), des projections symboliques (les jeux de simulation, Delphine GRELLIER ; l’imaginaire végétal, Laurent DOMEC ; l’imaginaire minéral, Emmanuel GLEYZE ; l’imaginaire du dauphin, Emmanuel GOUABAULT ; la figure du serial killer, Olivier DOBREMEL).

Dans le cadre de ce groupe de travail, les comportements sociaux sont appréhendés à partir des formes et des contenus de l’expérience sur lesquels s’impriment les idéologies et les sensibilités collectives. À travers les œuvres qui ont marqué la naissance des sciences humaines, mais également en examinant les productions culturelles comme la littérature, la tâche de l’interprétation consiste à mettre en relief les infrastructures mentales d’une époque et la manière dont elles consolident les conceptions de la société, à en évaluer la continuité et les éléments de rupture. Certains de ces aspects, les messianismes séculiers et les utopies, ont épousé pendant plus d’un siècle des forces matérielles qui ont donné visage à la modernité et à ses métamorphoses. Elles permettent aujourd’hui encore d’éclairer les mutations contemporaines. En considérant le fait que la vie sociale est, à un degré écrasant, liée aux croyances et aux représentations concernant les fins de l’action, il paraît nécessaire d’y confronter les enjeux de la sociologie. Cette proposition rejoint, sur le plan théorique et noologique, les analyses formulées dès 1925 puis en 1936 par Karl Mannheim, visant à établir une sociologie de la connaissance capable d’intégrer la dimension évaluative des imaginaires sociaux et leurs caractères “ situationnellement transcendants ”. À cet égard, on renverra aux ouvrages de Patrick TACUSSEL : Mythologie des formes sociales. Paris, Méridiens Klincksieck (1995) et Charles Fourier. Le jeu des passions. Paris, Desclée de Brouwer (2000). Sur le plan méthodologique, cette investigation combine à la fois la phénoménologie de l’action collective (dynamique du mythe et des idéologies politiques, par exemple) et une herméneutique sociographique des images, symboles et allégories qui ont pour fonction d’asseoir les représentations du social dans ses diverses modalités (partis, associations, communautés d’intérêt, valeurs partagées, instances normatives, etc.).

Un éclairage anthropologique – au sens d’ethnologie comparée – est apporté par les ethnologues membres de l’IRSA, en particulier Nicole MARTINEZ-SERVIER : anthropologie de l’imaginaire, formes symboliques et représentations des limites, anthropologie de la mort.

Martine XIBERRAS a publié (2002) un livre d’initiation à l’œuvre de Gilbert Durand. Un ouvrage collectif, auquel participent Patrick TACUSSEL et Jean-Bruno RENARD, est en préparation sur la Sociologie de l’imaginaire (à paraître chez Armand Colin en 2005).

MOTS-CLEFS : MYTHES, CROYANCES COLLECTIVES, UTOPIE, IDÉOLOGIE, IMAGINAIRE, SYMBOLISME


Membres du groupe
- RENARD Jean-Bruno, Professeur de Sociologie
- TACUSSEL Patrick, Professeur de Sociologie
- MARTINEZ-SERVIER Nicole, Professeur d’Ethnologie
- GLEYSE Jacques, Professeur de Sciences et Techniques des Activités Physiques et Sportives (IUFM)
- XIBERRAS Martine, Maître de conférences en Sociologie, HDR
- MOATTI Michel, Maître de conférences en Sociologie
- DOMEC Laurent, Docteur en Sociologie, chargé de cours à l’Université Paul-Valéry
- GUITER Bernard, Docteur en Sociologie, Docteur en Psychopathologie, C.H. Béziers
- HAMPARTZOUMIAN Stéphane, Docteur en Sociologie, chargé de cours à l’Université Paul-Valéry
- MAZUIR Françoise, Docteur en Sociologie
- GLEYZE Emmanuel, Doctorant en Sociologie, ATER
- BRETOU Sandrine, Doctorante en Sociologie, Allocataire-Monitrice à l’Université Paul-Valéry
- LIARD Séverine, Doctorante en Sociologie, Allocataire-Monitrice à l’Université Paul-Valéry
- BOUDREAULT Isabelle, Doctorante en Sociologie
- BRÉHON Jean, Doctorant en Sociologie
- CHABANE Akila, Doctorante en Sociologie
- CICCARELLI Alexandra, Doctorante en Sociologie
- ENRICH Yann, Doctorant en Sociologie
- GARCIN Pierre, Doctorant en Sociologie, Architecte D.E.
- GOUABAULT Emmanuel, Doctorant en Sociologie
- GRELLIER Delphine, Doctorante en Sociologie
- JAMES Christian, Doctorant en Sociologie
- LAUDET Marie-Pierre, Doctorante en Sociologie
- LETESTU Bertrand, Doctorant en Sociologie
- MANDIN David, Doctorant en Sociologie
- PERERA Eric, Doctorant en Sociologie
- PETCU épouse BALAN Oana, Doctorante en Sociologie

Thèses soutenues
MAZUIR Françoise, thèse soutenue en mai 2002 : Les enjeux sociaux de la modernité. La transformation contemporaine des systèmes symboliques, sous la direction de P. TACUSSEL, Montpellier III. Mention Très Honorable à l’unanimité du jury.
DOMEC Laurent, thèse soutenue en septembre 2002 : Une herméneutique des plantes d’intérieur. Pour une sociologie de l’espace domestique aux XIXe et XXe siècles, sous la direction de P. TACUSSEL, Montpellier III. Mention Très Honorable avec félicitations du jury.
HAMPARTZOUMIAN Stéphane, thèse soutenue en décembre 2002 : La Communauté trans(e)cendantale. Une sociologie de l’effervescence techno, sous la direction de Michel Maffesoli, Paris V. Mention Très Honorable, félicitations du jury et recommandation pour une publication.
MOATTI Michel, thèse soutenue en novembre 2003 : De l’Internet à l’Undernet. Figures du secret et communautés sur le réseau mondial, sous la direction de J.-B. RENARD, Montpellier III. Mention Très Honorable avec félicitations à l’unanimité du jury.
GUITER Bernard, thèse soutenue en décembre 2003 : Le symptôme obsessionnel et le rite religieux (psychanalyse et sociologie), sous la direction de J.-B. RENARD, Montpellier III. Mention Très Honorable à l’unanimité du jury.


Thèses en cours
BOUDREAULT Isabelle, inscription en 2001, “ Rumeur, transmission et croyance ”, sous la direction de J.-B. RENARD.
BRÉHON Jean, inscription en 2002, “ Les influences étrangères et l’implantation des gymnastiques dans le Nord-Pas-de-Calais ”, sous le direction de J. GLEYSE.
BRETOU Sandrine, inscription en 2004, “ L’etxe et l’euskara. De la mythologie basque aux nationalismes ”, sous la direction de P. TACUSSEL.
CHABANNE Akila, inscription en 2004, “ Les activités physiques et les adolescentes d’origine maghrébines et non maghrébines au collège. Étude qualitative de l’imaginaire social ”, sous la direction de J. GLEYSE.
CICCARELLI Alexandra, inscription en 2003, “ Figures du changement dans la mode contemporaine ”, sous la direction de P. TACUSSEL.
DOBREMEL Olivier, inscription en 1998, “ Eléments de folklo-criminologie. Pour une approche de l’imaginaire criminel dans la culture populaire ”, sous la direction de J.-B. RENARD.
ENRICH Yann, inscription en 2004, “ Les communautés virtuelles ”, sous la direction de J.-B. RENARD.
GARCIN Pierre, inscription en 2000, “ Du mythe du métier au mythe de la qualité ”, sous la direction de J.-B. RENARD.
GLEYZE Emmanuel, inscription en 2000, “ Pierre de rêve : socio-anthropologie du monde minéral ”, sous la direction de J.-B. RENARD.
GOUABAULT Emmanuel, inscription en 2001, “ Résurgence du symbole du dauphin dans la post-modernité. Approche socio-anthropologique ”, sous la direction de J.-B. RENARD.
GRELLIER Delphine, inscription en 2003, “ Socio-anthropologie de l’imaginaire : les pratiques ludiques de simulation. Jeux vidéo, jeux de rôles, jeux de rôle en ligne massivement multi-joueurs ”, sous la direction de J.-B. RENARD.
JAMES Christian, inscription en 2003, “ La question de la laïcité dans la France contemporaine. Étude sociologique ”, sous la direction de P. TACUSSEL.
LAUDET Marie-Pierre, inscription en 2001, “ Les représentations sociales de l’origine du monde et de l’homme dans les sociétés contemporaines ”, sous la direction de J.-B. RENARD.
LETESTU Bertrand, inscription en 2002, “ Les relations Armée-Nation après la professionnalisation des armées. L’identité des Militaires de l’armée de terre à l’épreuve des mutations ”, sous la direction de P. TACUSSEL.
MANDIN David, inscription en 2001, “ Les Systèmes d’Échanges Locaux (SEL) en France ”, sous la direction de P. TACUSSEL.
PERERA Eric, inscription en 2004, Une anthropologie du dopage sportif dans les médias écrits ”, sous la direction de J. GLEYSE.
PETCU épouse BALAN Oana, inscription en 2001, “ La citoyenneté européenne dans la perspective du citoyen français ”, sous la direction de J.-B. RENARD.

1.2“ Temporalités ”.
Responsable : Jean-Marc RAMOS

Le groupe de recherche “ Temporalités ” est représenté au sein de l’équipe par les travaux de plusieurs chercheurs (RAMOS, FAURE, CAPO). Dans ce domaine, l’activité scientifique ne s’est pas arrêtée à la production des connaissances. La direction de l’équipe s’étant toujours montrée soucieuse de jouer un rôle dans la diffusion de la recherche, elle a donc logiquement soutenu les projets et réalisations éditoriales qui concernaient l’étude des temps sociaux. C’est ainsi que l’IRSA, par l’intermédiaire de ses membres, a largement contribué à la valorisation de la recherche sur cette question, d’abord en finançant la publication du bulletin des Temporalistes, puis en s’associant à d’autres laboratoires de sociologie pour le lancement de la nouvelle revue Temporalités, enfin en favorisant la création d’un site d’archives spécialement conçu pour la mise en ligne de plusieurs centaines de textes numérisées (www.sociologics.org/temporalistes).

Le bulletin des Temporalistes comprend à ce jour 44 numéros. Selon un article récent(1) , ce thesaurus qui rassemble 223 textes rédigés par 140 auteurs différents, constituerait l’un des meilleurs corpus pour suivre l’évolution de la recherche française en sociologie du temps sur les vingt dernières années. Cette publication a été créée en 1984 par William Grossin, qui en a partagé ensuite la responsabilité éditoriale avec Jean-Marc RAMOS. Entre 1994 et 2002, notre université a été la seule institution scientifique à soutenir financièrement les initiatives issues de cette collaboration. Ainsi, chaque année, une part du budget de l’équipe – entre 5 000 et 10 000 francs – a été consacrée à la fabrication et aux envois de Temporalistes. Cette somme a permis de diffuser gratuitement, dans un réseau de près de 300 abonnés, trois à quatre numéros par an. Au total, sur les 44 livraisons qui composent la collection, 19 numéros ont pu voir le jour depuis 1994.

(1)Charles Gadea et Michel Lallement (2001). “ French Sociology and Time : Origin, Development and Current Research ”, KronoScope, vol. 1, n° 1-2, pp. 101-128.


Récemment, le bulletin des Temporalistes a cessé de paraître pour laisser place à un projet plus ambitieux. Il s’agit d’une revue scientifique à comité de lecture, Temporalités (Productions, Figures, Usages), dont la responsabilité éditoriale a été confiée à Claude Dubar (ex-directeur du laboratoire PRINTEMPS et actuellement directeur de l’IRESCO). L’IRSA est membre, à titre institutionnel, du comité de soutien de la revue qui rassemble les principaux laboratoires français de sociologie travaillant sur des questions temporelles : LEST d’Aix-en-Provence, IFRESI de Lille, IRSA de Montpellier, GRIOT de Paris, CEMS de Paris, PRINTEMPS de Saint-Quentin-en-Yvelines, CERTOP de Toulouse. Dans le premier numéro qui vient de paraître sous le titre Premiers Jalons, on retrouve les noms de membres de l’équipe, à la fois dans le sommaire (RAMOS et FAURE) et au sein du comité d’orientation de la revue (RAMOS).
L’IRSA entend poursuivre son activité éditoriale sous cette forme car celle-ci offre, à certains de ses membres, des possibilités de collaboration très intéressantes. Ainsi est-il prévu de consacrer le numéro 4 de la revue au thème des “ mémoires ” et d’en confier la responsabilité éditoriale à un membre de l’IRSA (Jean-Marc RAMOS).


Le développement de ces activités éditoriales a débouché sur la création d’un site d’archives qui s’est vu attribuer trois étoiles dans le classement des revues électroniques proposé sur un portail spécialisé(2) . Depuis l’instauration des premières mesures (en mai 2002), la consultation de ces pages, mises en ligne sur www.sociologics.org/temporalistes, n’a pas cessé d’augmenter pour finir par se stabiliser au cours des six derniers mois. La numérisation des 223 textes de Temporalistes a constitué un véritable chantier auquel ont participé, pendant deux années, la plupart des doctorants membres de l’IRSA. Ce fastidieux travail a été mené sous le contrôle de Sébastien FAURE qui s’occupe désormais de la maintenance du site. Il a récemment revu son architecture afin d’accueillir tous les contenus du premier numéro de Temporalités et d’en proposer une visualisation sous forme de fac-similés. L’évolution prochaine de ce site dédiée à la recherche “ temporaliste ” consistera en la mise en ligne de la collection complète d’une revue morte, Temps Libre, qui n’a connu que 14 numéros avant de disparaître en 1986(3) .

(2) Il s’agit de www.revues.org. Cette évaluation, relevée sur le site le 18 septembre 2002, était accompagnée du commentaire suivant : “ Un bel effort de mise en ligne de plus de 200 articles. C’est assez rare pour être souligné. ”

(3) Cette revue transdisciplinaire était publiée par l’association Temps Libre, et conjointement avec l’éditeur Denoël pour les premier numéros. Lancée en 1981, elle a disparu en 1986. La présentation des textes et de l’iconographie fut toujours d’une qualité remarquable. Elle affichait une devise empruntée à Bergson : “ Le temps est une invention ou il n’est rien. ” Elle était dirigée par Martine Boiteux. Parmi les membres du comité scientifique, figuraient les noms d’Hélène Ahrweiler, Philippe Ariès, Jacques Le Goff, Henri Mendras et Michel Serres.

MOTS-CLEFS : TEMPORALITÉS, TEMPS SOCIAUX, REPRÉSENTATIONS, MÉMOIRE

Membres du groupe
- RAMOS Jean-Marc, Maître de conférences en Sociologie
- GLEIZE Emmanuel, Doctorant en Sociologie, ATER
- Grellier Delphine, Doctorante en sociologie
- CAPO Nicolas, Doctorant en Sociologie

Thèses en cours
CAPO Nicolas, inscription en 2002, “Une sociologie historique de la modernité à travers les figures archétypiques du temps ”, sous la direction de P. TACUSSEL.

1.3“ Altérités, Pratiques sociales et Ritualisations symboliques ”.
Responsable : Philippe JORON

Les phénomènes d’altérité, manifestes au niveau de l’individu et du groupe social d’appartenance dans des dynamiques de complétude ou de transformation qui peuvent être à la fois physiques et mentales, sont au cœur même d’un questionnement socio-anthropologique sur les dispositifs de rencontre et de compréhension que l’être social élabore pour se situer et donc déterminer son épaisseur existentielle en fonction de son environnement naturel et culturel. Pourquoi échanger ou imposer ses expériences, souscrire à des idéaux et des pratiques dont la puissance d’action se trouve sans doute dans la mise en commun, exister par la destruction de l’autre ou la modification, voire l’anéantissement de soi ? Si la sociologie allemande, à travers ses pères fondateurs, contribua largement à l’exploration de ces questions (Max Weber : sociologie de l’action, rationalisation, désenchantement du monde ; Georg Simmel : conditions de possibilité de la société, figure de l’étranger, conflit ; Ferdinand Tönnies : notions de communauté et de société, etc.), l’École française de sociologie, dans ses fondements durkheimiens et maussiens, proposa elle aussi un développement original de ces mêmes thématiques en défrichant notamment les problématiques du lien social, de l’anomie et de l’échange symbolique à partir de la division du travail social, de l’éducation, du suicide, du sacré, de l’effervescence sociale ou encore du sacrifice et de l’idée de don et contre-don.

Dans cette tradition, l’imaginaire et le quotidien sont aussi des champs d’investigation socio-anthropologiques privilégiés qui permettent de renouveler l’intérêt de ces questions en les situant dans une actualité qui réfléchit l’état d’incertitude et d’inquiétude de nos sociétés. Le groupe de recherche sur les Altérités propose ainsi une réflexion commune sur l’état actuel des recherches dans les domaines de l’exclusion sociale (Martine XIBERRAS), des représentations politiques (Denis FLEURDORGE), de l’addiction et des Etats Modifiés de Conscience (Martine XIBERRAS, Hélène HOUDAYER), des violences urbaines et des phénomènes festifs (Philippe JORON), de la jeunesse (Jean-Luc ROQUES), des musiques du monde (Olivier CATHUS), de l’action collective (Thierry BLIN), du sacré et du syncrétisme culturel (Clélia PINTO), de l’effervescence techno (Stéphane HAMPARTZOUMIAN), des représentations modales (Grégoire NIEHAUS), du rapport à la marginalité (David RUMEAU), etc. Pratiques sociales et ritualisations symboliques renvoient dès lors à des mécanismes culturels de confrontation et de représentation qui informent, tant les sociologies spécialisées que les politiques d’action économique, culturelle et sociale, sur de possibles modes d’appréhension de la réalité sociale contemporaine adaptés aux contraintes mais aussi aux chances du vivre-ensemble.

MOTS-CLEFS : ALTÉRITÉS, EFFERVESVENCE SOCIALE, RITES PROFANES, ADDICTION

Membres du groupe
- XIBERRAS Martine, Maître de conférences en Sociologie, HDR
- JORON Philippe, Maître de conférences en Sociologie
- FLEURDORGE Denis, Maître de conférences en Sociologie
- HOUDAYER Hélène, Maître de conférences en Sociologie
- CATHUS Olivier, Docteur en Sociologie, chargé de cours à l’Université Paul-Valéry
- HAMPARTZOUMIAN Stéphane, Docteur en Sociologie, chargé de cours à l’Université Paul-Valéry
- ROQUES Jean-Luc, Docteur en Sociologie, chargé de cours à l’Université Paul-Valéry
- MOREIRA PINTO Clélia, Doctorante en Ethnologie
- NIEHAUS Grégoire, Doctorant en Sociologie
- RUMEAU David, Doctorant en Sociologie


Thèse soutenue
ROQUES Jean-Luc, thèse soutenue le 16 janvier 2002 : L’être en projet de jeunes dans une configuration locale : pour une sociologie des processus oscillatoires des attitudes juvéniles, sous la direction de P. Tacussel, Montpellier III. Mention Très Honorable.

Thèses en cours
MOREIRA PINTO Clélia, inscription en 2002, “ Les représentations du féminin transgresseur dans les fêtes de la Jurema au Brésil ”. Co-tutelle avec le Professeur Roberto Motta de l’université de Pernambuco (Brésil) et D. VAZEILLES.
NIEHAUS Grégoire, inscription en 2004, “ Le Brésil dans les yeux et le quotidien des Français ”, sous la direction de M. XIBERRAS.
RUMEAU David, inscription en 2004, “ La révolte des jeunes ”, sous la direction de M. XIBERRAS.


1.4Groupe EROSS “ Équipe de recherches sur l’Ordre Sexuel Symbolique ”.
Responsables : Mohand KHELLIL et Martine XIBERRAS

La problématique de la différence des sexes est au cœur de bien des controverses animant la scène publique : Parité, PACS, Homosexualité, Homoparentalité, Prostitution, Mixité, etc. L’écart entre l’hypothèse d’une dissolution de la hiérarchie et celle de la reproduction de la domination masculine laisse entrevoir un objet complexe, polysémique, et incite à une réflexion interrogeant l’imaginaire androcentrique qui ordonne le monde cosmique comme le monde social en genres masculin et féminin. EROSS, Équipe de Recherche sur l’Ordre Sexuel Symbolique, questionne cette di-vision “ allant de soi ” au regard des conditions historiques et culturelles occidentales et contemporaines.

Créé en février 2001, le groupe EROSS se donne pour ambition, en proposant des communications, des rencontres et des publications scientifiques, d’animer, au sein de l’IRSA, un pôle de recherches dynamique qui, favorisant les échanges transdisciplinaires, contribuera à valoriser le champ des études sur le genre.

MOTS-CLEFS : DIFFÉRENCE DES SEXES, GENRES, COUPLE, SEXUALITÉ

ACTIVITÉS

2002

  • Participation au projet FSE de mise en place de la mission pour l’égalité entre les femmes et les hommes à l’Université Paul-Valéry, Montpellier III.
    ü 15 et 16 mars, colloque “ Genre et sexualités : Quelle recherche ? Quels enseignements ? ”, ENS de Paris, déplacement financé par l’IRSA.
  • 25 avril, colloque “ Ordre sexuel symbolique : permanences/changements ? ”, organisé par l’EROSS, communications d’intervenant-e-s et des membres de l’équipe, Montpellier, financé par l’IRSA.
  • 24 et 25 juin, Journées du CEAQ “ La socialité postmoderne III ? ”, Paris V, communication des membres de l’EROSS, déplacement financé par l’IRSA.
  • 17 au 22 septembre, participation aux travaux de l’université européenne d’été “ Recherches francophones sur le genre ”, UTM, financée par la mission pour l’égalité entre les femmes et les hommes à l’Université Paul-Valéry, Montpellier III.

2003

  • Direction scientifique du numéro spécial des Cahiers de l’IRSA, “ Penser le Sexe… de l’utopie à la subversion ? ” : actes du colloque du 25 avril 2002 enrichis d’un appel à communication ciblé.
  • Participation des membres de l’EROSS à la mise en œuvre de la mission pour l’égalité entre les femmes et les hommes à l’Université Paul-Valéry, Montpellier III, chargée de mission Geneviève Duché.
  • 22 janvier, colloque “ les violences sexistes à l’école. Comment éduquer au respect mutuel ? ”, IUFM de Montpellier.

2004

  • Direction technique du numéro spécial des Cahiers de l’IRSA, “ Penser le Sexe… de l’utopie à la subversion ? ” : parution quatrième trimestre 2004.
  • Participation au comité de pilotage de la mission pour l’égalité entre les femmes et les hommes à l’Université Paul-Valéry, Montpellier III.
  • 19 janvier, séminaire doctoral “ La question des sexes : identité substantielle ou perspective relationnelle ? ”, EHESS de Marseille.
  • 12 et 13 mai, séminaire de recherche “ Rapports sociaux de sexes, genre et inégalités des sexes ”, organisé par la mission pour l’égalité entre les femmes et les hommes à l’Université Paul-Valéry, Montpellier III, communications des membres de l’EROSS : actes à paraître en 2005.

PROJETS

  • Participation au 4e congrès international de recherches féministes dans la francophonie plurielle : “ Citoyennes sans frontière ”, Université d’Ottawa (Canada) du 5 au 10 juillet 2005. Financement à déterminer.
  • Collaboration au projet de recherche “ Vie de Couple et Construction Identitaire ” piloté par la Mire, Montpellier I/Lyon II.
  • Participation au séminaire doctoral transdisciplinaire organisé par la mission pour l’égalité entre les femmes et les hommes à l’Université Paul-Valéry, Montpellier III, mai 2005.

Membres du groupe
- KHELLIL Mohand, Professeur de Sociologie
- XIBERRAS Martine, Maître de conférences en Sociologie, HDR
- DUMAS Christa, Doctorante en Sociologie
- GOUIX Olivier, Doctorant en Sociologie
- MANDIN Delphine, Doctorante en Sociologie
- MOREIRA PINTO Clélia, Doctorante en Ethnologie
- MÉTIVIER Gaële, Doctorante en Sociologie
- SABATIÉ Emmanuel, Doctorant en Sociologie

Thèses en cours
DUMAS Christa, inscription en 2000, “ Lieux de séduction et stratégies amoureuses : entre réalité et imaginaire ”, sous la direction de Mohand KHELLIL.
GOUIX Olivier, inscription en 2001, “ Union libre et société ”, sous la direction de Mohand KHELLIL.
MANDIN Delphine, inscription en 2001, “ Sociologie d’un nouveau modèle de couple et de parentalité contemporaine ”, sous la direction de Jean-Bruno RENARD.
MÉTIVIER Gaële, inscription en 2001, “ Féminin et masculin : des significations imaginaires d’être-homme et d’être-femme ici et maintenant ”, sous la direction de Martine XIBERRAS.
SABATIÉ Emmanuel, inscription en 2001, “ Contribution sociologique à une recherche sur l’homosexualité ”, sous la direction de Mohand KHELLIL.