Soutenance de thèse

Le Mardi, 17. septembre 2019 -
10:00 - 12:00
lieu

Monsieur Ndiaye SARR

soutiendra mardi 17 septembre 2019 à 10 h

à l’Université de Hassan II Mohammedia (Maroc)

une thèse de DOCTORAT, préparée en cotutelle avec l’Université Paul-Valéry Montpellier 3

Discipline : Études culturelles spécialité Francophonie

Titre de la thèse : De la narration de révolte à la révolte narrative : approche comparative du roman francophone mauritanien, maghrébin et subsaharien

Composition du jury :

  • Mme Ijjou CHEIKH MOUSSA, Professeure, Université Mohammed V de Rabat (Maroc)
  • M. Michel COLLOMB, Professeur émérite, Université Paul-Valéry Montpellier 3
  • Mme Samira DOUIDER, Professeure, Université Hassan II Mohammedia (Maroc), codirectrice de thèse
  • M. Guy DUGAS, Professeur émérite, Université Paul-Valéry Montpellier 3, directeur de thèse
  • Mme Khadija MOUZON, Professeure, Université Hassan II Mohammedia (Maroc)
  • M. Khalid ZEKRI, Professeur, Université de Meknès (Maroc) 

Résumé de la thèse :

Cette thèse se propose d’établir un lien entre le roman mauritanien, maghrébin et subsaharien dans une perspective comparatiste, à la lumière de la théorie postcoloniale et de la narratologie ; d’attirer l’attention sur la négligence injustifiée de la production romanesque mauritanienne, au regard du roman maghrébin et subsaharien. Après avoir tenté d’en dégager les principaux thèmes à partir d’une mise en relation avec ceux développés par les auteurs maghrébins et subsahariens, nous avons essayé de montrer la double hybridité à la fois identitaire et narrative qui caractérise cette production romanesque. Dans cette perspective, certains thèmes communs - dont la marginalité, la révolte, la condition féminine, l’esclavage, la violence - ont été mis en évidence. L’analyse a révélé que le thème qui prédomine dans le corpus mauritanien est celui de l’esclavage. Au plan formel, nous avons exploré la « poétique narrative » des romans ethnographiques qui se situent essentiellement dans la période coloniale et la « révolte narrative » qui caractérise les romans postcoloniaux. Il en ressort une volonté de rompre avec la poétique réaliste ; de féconder le texte écrit avec des éléments narratifs tirés de la littérature traditionnelle orale et d’emprunter un mode d’énonciation propre au conte traditionnel. Ainsi, on assiste à un renouvellement de l’esthétique narrative et à la naissance d’une poétique hybride à la lisière de la modernité et de la tradition.