Soutenance de thèse

Le Jeudi, 22. octobre 2020 -
14:00 - 19:00
Salle des Actes à l’Université Paul-Valéry Montpellier 3 - Site Saint Charles

Monsieur Alain ALQUIER

Soutiendra jeudi 22 octobre 2020 à 14 h

Salle des Actes, n° 011, à l’Université Paul-Valéry Montpellier 3, Site Saint-Charles 1

une thèse de DOCTORAT

Discipline : Histoire spécialité Histoire contemporaine

Titre de la thèse : L’occupation allemande dans le département de l’Hérault. 11 novembre 1942-23 août 1944

Composition du jury :

  • Mme Corinne BONAFOUX, Maîtresse de conférences, Université Savoie Mont Blanc
  • M. Fabrice GRENARD, Chef du département de la fondation de la résistance, habilité
  • M. Jean-François MURACCIOLE, Professeur, Université Paul-Valéry Montpellier 3, directeur de thèse
  • Mme Bénédicte VERGEZ-CHAIGNON, Docteure
  • Mme Isabelle VON BUELTZINGSLOEWEN, Professeur, Université Lumière Lyon 2
  • M. Olivier WIEVIORKA, Professeur, ENS Cachan, Paris

Résumé de la thèse

Le 11 novembre 1942, jour du vingt-quatrième anniversaire de la signature de l’armistice de 1918, le plan Anton II est déclenché par Hitler. L’armée allemande, aidée de l’armée italienne, envahit la zone sud de la France. Plusieurs dizaines de milliers de soldats de l’Axe traversent brutalement les frontières fixées par les armistices de 1940 et se partagent en deux zones les territoires qui étaient, jusqu’alors, sous le contrôle du gouvernement de Vichy. Les militaires ont un seul objectif : atteindre au plus vite le littoral méditerranéen devenu vulnérable par suite du débarquement anglo-américain dans les territoires français d’Afrique du Nord, le 8 novembre précédent (opération Torch). La zone sud, qui accueillait jusqu’alors de nombreux réfugiés de l’exode de 1940, ainsi que des Juifs et autres pourchassés du régime nazi, devient désormais un territoire sous contrôle. Alors qu’ils subissent avec résignation et fatalisme la défaite de 1940, et que leur quotidien est lourdement impacté par les pénuries, les Héraultais doivent accueillir une dizaine de milliers de soldats allemands qu’il faut loger et avec lesquels il faut cohabiter.

C’est ici que débute notre étude dont l’objectif est de reconstruire, au plus près, le quotidien des Héraultais durant les vingt-deux mois de présence allemande, ainsi que de démontrer le fonctionnement de l’occupation à l’échelon départemental. Au-delà des difficultés quotidiennes liées à la guerre, vivre sous la botte allemande, c’est aussi vivre sous la contrainte, à la fois de l’occupant qui est le maître, mais également du gouvernement de Vichy qui agit en étroite collaboration avec lui. Il en découle des difficultés pour les Héraultais qui se manifestent sous diverses formes que nous tenterons de présenter. Enfin, nous nous intéresserons également aux luttes violentes qui émergent entre la Résistance, les collaborateurs, les collaborationnistes et l’occupant, ainsi qu’aux raisons de la retraite allemande qui amènent à la Libération du département, avec ses conséquences sur les hommes et le territoire.