Soutenance de thèse

Le Jeudi, 30. septembre 2021 -
9:00 - 13:00
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Madame Lucie LE CALLONNEC

soutiendra jeudi 30 septembre 2021 à 9 h (heure locale)

à l’Université d’Ottawa (Canada)

une thèse de DOCTORAT, préparée en cotutelle avec l’Université Paul-Valéry Montpellier 3

Discipline : Sciences de l’éducation

Titre de la thèse : Processus d’acculturation et accompagnement d’étudiants internationaux par les communautés d’accueil et d’origine : une étude comparative de l’expérience en mobilité estudiantine internationale au Canada et en France

Composition du jury :

  • Mme Emmanuelle ANNOOT, Professeure, Université Rouen Normandie
  • Mme Nathalie BÉLANGER, Professeure, Université d’Ottawa (Canada)
  • Mme Claire DUCHESNE, Professeure, Université d’Ottawa (Canada), codirectrice de thèse
  • Mme Aline GERMAIN-RUTHERFORD, Professeure, Université d’Ottawa (Canada)
  • M. Serge LEBLANC, Professeur, Université de Montpellier
  • M. Éric MALEYROT, Maître de conférences, Université Paul-Valéry Montpellier 3
  • Mme Thérèse PEREZ-ROUX, Professeure, Université Paul-Valéry Montpellier 3, directrice de thèse
  • Mme Annie PILOTE, Professeure, Université Laval (Canada)

Résumé de la thèse :

Cette recherche porte sur un phénomène qui est aujourd’hui en plein essor, à savoir la mobilité estudiantine internationale. Si ce type de mobilité attire de plus en plus d’étudiants chaque année en raison de ses avantages certains pour le développement personnel et professionnel de l’étudiant international, l’expérience en mobilité internationale implique une immersion de celui-ci dans une culture différente de la sienne, ce qui représente un véritable défi pour lui. En effet, non seulement l’intégration à son nouvel environnement dépend des efforts d’adaptation psychologique, socioculturel et interculturel déployés par l’étudiant international, mais suppose aussi, généralement, de voir des changements (culturels, psychologiques, identitaires) s’opérer tout au long de son expérience en mobilité. Aussi, cette thèse vise à répondre à la question de recherche suivante : Comment l’expérience en mobilité d’étudiants internationaux au Canada et en France est-elle vécue à travers le processus d’acculturation de ces derniers et l’accompagnement offert par leurs communautés d’accueil et d’origine dans un contexte interculturel ?
Pour ce faire, nous avons mobilisé et articulé plusieurs concepts clés à savoir : l’expérience ; le processus d’acculturation et, plus précisément, ses caractères bidimensionnel et bidirectionnel ; la transition ; le remaniement identitaire ; les communautés d’accueil et d’origine et, enfin, l’accompagnement.
Cette recherche qualitative de type interprétatif est menée dans le cadre d’une étude comparée internationale longitudinale entre la France et le Canada, deux pays marqués par un flux d’étudiants internationaux important. Plus précisément, la méthodologie choisie est l’étude de cas multiples, laquelle prend appui sur deux cas constitués par les communautés universitaires : le premier cas représente les deux universités de Montpellier à savoir l’Université de Montpellier et l’Université Paul-Valéry Montpellier 3, en France. Le second cas est représenté par l’Université d’Ottawa, au Canada. Ce travail s’appuie sur deux séries d’entretiens menés auprès de neuf étudiants internationaux au début et à la fin de leur séjour dont cinq d’entre eux sont partis étudier à Ottawa et quatre, à Montpellier. À leur retour dans leur pays d’origine, ils ont également répondu à un questionnaire. À cela s’ajoutent des productions graphiques réalisées par les étudiants à la fin de leur séjour qui illustrent leur expérience en mobilité. Enfin, des entrevues ont aussi été réalisées auprès de sept membres de bureaux internationaux canadiens et français.
En définitive, cette étude nous a permis de mettre en relief, en trois temps, l’expérience en mobilité de ces neuf étudiants internationaux, leur processus d’acculturation et l’accompagnement qu’ils ont reçu tout au long de leur expérience et de constater le caractère interdépendant de ces trois volets auxquels nous avons donné le nom de triptyque de la mobilité. Par ailleurs, nous avons pu dénoter que les communautés d’accueil et d’origine interviennent dans chaque volet de ce triptyque et jouent ainsi directement et indirectement un rôle dans la mobilité estudiantine. Au travers de nos résultats, il apparaît que l’inverse est tout aussi vrai et que le processus d’acculturation, l’expérience et l’accompagnement ont donc, eux aussi, des répercussions sur ces deux communautés. Ce travail a ainsi permis de mieux comprendre le rôle joué par les communautés d’origine et d’accueil de l’étudiant international en mettant en évidence le fait que la mobilité étudiante internationale est un phénomène complexe qui n’implique pas uniquement le voyageur, mais également ceux qui l’entourent et qui croisent son chemin.