Interview avec Rémi Chevrolat Ambassadeur Service Client COS

13 novembre 2019

Dans le cadre de notre PPP, nous avons interviewé Rémi Chevrolat, Ambassadeur Customer Experience (expérience client) au seins de l’entreprise COS (Collection Of Style). L’interview a duré une vingtaine de minute, Rémi s’est montré très à l’écoute et a pu répondre à l’ensemble de nos questions. Ce qui a été très enrichissant pour nous 3.

E = élève

P = professionnel

E – Bonjour Rémi, merci d’avoir accepté notre invitation par rapport à l’entretien que nous devons présenter en MDT. Nous sommes dans la communication et dans le cadre de nos études, nous devons passer un entretien avec une personne qui travaille dans le domaine de la communication. On a trouvé que vous correspondiez à tous ces critères et que cela pourrait nous aider dans notre parcours scolaire.

Moi je m’appelle Anderson et voici mon ami Khalil. Notre amie Lyris n’est pas là actuellement mais elle aussi a envoyé des questions à vous poser.

P – Ok très bien !

E – Bonjour, moi aussi je me présente c’est Khalil.  Donc dans un premier temps, on va s’intéresser à toi. Comment s’est passé ton parcours personnel, comment en es-tu arrivé là, quelles études as-tu suivi. Donc si tu peux nous en dire plus.

P – Alors du coup dans un premier temps, après le BAC, j’ai fait un BTS pendant 2 ans, de 2012 à 2014, un BTS communication. Après, j’ai décidé de m’orienter vers une licence professionnelle qui était une licence professionnelle Tourisme avec l’option communication et valorisation du territoire.

E – D’accord.

P – Mon optique à la base était vraiment de travailler dans tout ce qui est tourisme, mise en avant de la région PACA (Provence-Alpes-Côte d’Azur) puisque j’habite à Marseille. (Je voulais) Toucher le publique dans le domaine de la communication, plus dans la mise en avant d’une région et tout ce qui touche au domaine du tourisme.

E – Donc tu étais très intéressé par ça déjà.

P – Oui du fait des langues étrangères, selon moi pour la communication les langues sont essentielles. J’étais déjà plus ou moins bilingue en anglais et en grec car j’ai des origines grecques.

E – Donc tu avais des facilités.

P – Oui, ça a été pour moi l’opportunité de le faire et donc à la fin de ma licence, j’ai eu l’opportunité de pouvoir travailler à l’étranger. C’était en Grèce, dans un complexe hôtelier où je gérais tout ce qui est prospection, publicité, mise en avant du complexe, fidélisation des clients…

E – D’accord, tu avais donc, pas mal de tâches.

P – Pas mal oui. J’ai fait ça pendant 1 an et depuis 2016 je travaille pour COS. C’est une marque de vêtement et je fais à peu près les mêmes tâches que je faisais dans le complexe hôtelier mais dans le contexte de la mode.

E – D’accord merci. Pourrais-tu nous en dire plus sur ton entreprise actuelle, ce que tu lui apporte.

P – Alors, nous sommes un groupe que l’on appelle milieu de gamme. C’est-à-dire que nous sommes en dessous du haut de gamme. Nous faisons partie du groupe H&M, mais on se distingue par notre communication très épurée. Vous pouvez le voir sur le sac que j’ai apporté de par son design. On souhaite quelque chose de très épuré, très sobre. Nous n’avons pas cette vision des choses avec de grandes publicités où on met en avant sur de grandes affiches publicitaires la marque avec les prix affichés. Nous sommes vraiment très discrets là-dessus. C’est pourquoi ils ont besoin de vendeur, ce que je suis. Qui sois vendeur car nous avons besoin d’avoir une vision sur le fonctionnement dans le magasin, qu’ils puissent apporter en observant les outils aux collaborateurs, ainsi qu’au Groupe, pour pouvoir communiquer sur la marque de manière très personnalisé. Pour que le client ait le sentiment d’être exclusif, et que la communication qu’on lui donne est un « privilège ».

E – Vous souhaitez développer une vraie relation entre le client et le vendeur.

P – Mon rôle est d’observer le type de clientèle que nous avons, le transmettre à mes collaborateurs et de mettre des actions en place, autant d’un point de vue digital (site internet, mailing) que physique (en magasin). Pour leur donner ce sentiment de..

E – d’appartenance ?

P – Voilà.

E – Etant donné qu’il s’agit d’un magasin milieu de gamme, devez-vous aussi adapter votre communication envers vos clients par rapport à leur profil ?

P – Dans notre communication de base, même en rapport avec les enseignes de luxe, on ne communique pas de la même façon. C’est distingué sur tous les points. Donc nous ne communiquons pas avec nos clients de la même façon et de manière robotique. On ne cherche pas ce truc-là, où le client a le sentiment d’être oppressé dès qu’il entre en lui disant « avez-vous besoin de quelque chose ». On n’est pas du tout dans cette vision-là. On nous demande beaucoup (car on estime qu’on est tous au même niveau de l’échelle dans la hiérarchie) de communiquer avec les clients en les observant, et en leur ?????? de manière personnalisé, pour qu’il sent encore une fois qu’il est exclusif et que nous sommes là pour dédier notre temps à son passage dans le magasin.

E – Avez-vous déjà rencontré des difficultés en communiquant avec vos clients ? Car je suppose que vous avez pas mal de clients étrangers étant donné que Marseille est la deuxième ville la plus grande de France. Avez-vous déjà été en situation de crise avec des clients ?

P – Avec les clients étrangers ce qui est bien avant tout c’est que généralement, lorsqu’ils arrivent dans un centre-ville et qu’ils cherchent des magasins qu’ils connaissent, ils connaissent déjà la marque et ce qu’on leur propose. Donc c’est déjà une facilité car on peut s’introduire facilement. Après, il est sûr que la connaissance d’une langue étrangère, notamment l’anglais est primordial. C’est vraiment un élément clé que la communication et sans ça on est un peu bloqué. Il arrive parfois qu’il y ait des personnes d’origine Russe par exemple ou Italienne qui parle moins bien anglais, là c’est un peu plus compliqué. C’est pourquoi la gestuelle, la façon dont on s’habille, dont on parle, dont on agit et le regard sont très importants. Ca va nous aider à gérer en partie tout cet aspect de la communication qu’ils ne vont pas comprendre avec les mots.

E – On en déduit donc que tu es vachement polyvalent. Avez-vous des moyens de communication particuliers au seins de l’entreprise COS ? Peut-être au niveau d’internet

P – Tu veux dire en interne ?

E – Oui au sein de l’entreprise

P – Alors entre nous oui, nous avons des moyens de communication. Déjà moi, en tant qu’Ambassadeur Customer Expérience (expérience client), je dois donner des formations et animer des meetings auprès de mes collaborateurs. Cela nous permet de transmettre et d’échanger pour voir où nous en sommes. On a également des tableaux d’affichage dans nos salles de repos, où chacun a le libre arbitre de marquer ce qu’il a remarqué dans la semaine. Cela nous permet ensuite d’évaluer le tout et de le retransmettre en plan d’action pour enfin l’appliquer en magasin. On a aussi beaucoup de formation qui nous sont donné, des formations sur une plateforme qui nous est dédié uniquement à nous en tant qu’employés du groupe COS. Les formations sont tous les mois mises-à-jour, sur le service-client, la façon de communiquer, ce qu’atteint la marque en matière de marketing, de publicité, comment communiquer à telle tranche de client. Et suite à ces formations, nous devons adapter notre communication. Nous avons également des formations physiques, il m’arrive souvent de monter sur Paris ou aller à Lyon dans de nouveaux magasins pour voir comment eux ont mis en place ces systèmes par rapport à nous.

E – Donc ça ne s’arrête jamais il y a toujours de l’expérience à gagner.

P – C’est toujours en évolution. De plus commerce et la vente sont constamment en train de changer à cause d’internet, les gens achètent de plus en plus sur le web donc on est obligé de toujours s’adapter à la demande et pour créer un sentiment d’attirance envers notre marque.

E – Justement, avec ce développement d’internet, les gens qui viennent moins en boutique, est-ce que vous le ressentez au sein de votre travail ? Qu’il y a moins de personnes et que les gens vont plus regarder et moins acheter ?

P – Disons que les personnes physiques qui viennent dans notre magasin sont des personnes souvent plus âgées. Les jeunes viennent soit parce qu’ils savent ce qu’ils veulent et le montre directement sur leur smartphone, ce qui est bien en soi car cela permet de leur montrer plus de choses plus rapidement et cela nous fait gagner du temps dans notre travail. Mais c’est vrai que ça reste la clientèle plus âgées qui se rend en magasin. C’est pour ça qu’il est important d’observer les clients. On a justement mis en place un tableau en test en ce moment, où l’on demande aux collaborateurs en caisse de noter la tranche d’âge estimée de chaque client encaissé et le panier moyen. Cela nous permet à nous de vraiment cibler notre clientèle magasin et de proposer, autant du point de vu des affichages en magasin, que de la mise en place des vêtements, quelque chose qui soit vraiment spécifique. Ce qui est une forme de communication aussi.

E – Et du coup justement avec ce développement d’Internet avec les gens du coup qui vient moins en boutique, Est-ce que vous le ressentez-vous au sein de votre travail ? 

Que par exemple les gens vont plus se regarder et moi acheter.

P – Et bien disons qu’honnêtement les personnes physiques qui viennent dans notre magasin sont des personnes souvent plus âgées et les jeunes ont tendance à venir pour prendre ce qu’ils veulent directement, ou montrer le produit souhaité directement sur leur smartphone. Par conséquent c’est mieux en soi, car ça nous permet de montrer plus de choses dans notre travail. Mais il est vrai que c’est plus la clientèle plus âgée qui se rendra au magasin, donc c’est pour ça qu’il est important d’observer les clients. Et justement, on a mis en place, enfin c’est en test, où je demande à mes collaborateurs en caisse que chaque fois qu’une personne est encaissé, qu’ils notent la tranche d’âge qu’ils estiment et le panier moyen. Cela nous permet à nous de vraiment cibler notre clientèle magasin et de proposer, autant du point de vue des affichages qu’on aura en magasin, que de la mise en place des vêtements, quelque chose qui soit vraiment spécifique, par conséquent c’est une forme de communication aussi. 

E – Que conseillerez-vous à un étudiant français qui veut se lancer dans la même carrière que vous ?

Quels sont les points forts à adopter que vous pourriez lui suggérer ?

Et quels sont les points faibles à éviter ?

P – En premier lieu je dirais de la curiosité, toujours être curieux de l’évolution des communications car aujourd’hui les communications changent complètement avec Internet notamment et les réseaux sociaux. C’est pour ça que je pense qu’il faut être assez « jeune », rester dynamique et avoir.

Je sais pour mon cas personnel que je n’ai que 27 ans, donc j’utilise les mêmes réseaux sociaux que vous et donc par conséquent il faut être réactif là-dessus, il faut également savoir bien gérer. Également être patient car nous pouvons mettre en place des actions de communication mais ce n’est pas dit que ça aboutira. Et donc une amélioration constante car il faut toujours rebondir si il y a un échec, il faut toujours savoir que la communication se travail, chaque auditeur est différent. Toujours anticiper, avancer, avoir une vision globale et savoir que ça va toujours changer, que ça ne sera jamais pareil.

Il ne faut pas s’attendre à de la routine, il faut vraiment montrer même à ses employeurs qu’on est là et qu’on avance chaque jour un peu plus.

E – J’aurai une dernière question du coup vous avez dit que la communication se travaille, donc est-ce qu’il y a au sein de l’entreprise des suggestions plutôt personnelles pour améliorer l’efficacité de l’entreprise ?

P – En ce moment étant donné que nous sommes beaucoup axés sur le Web, on nous demande énormément d’être vigilant sur ce qui doit être proposé sur le site Internet. En permanence savoir ce qui est mis en avant, les nouveautés. Car justement moi chaque lundi, je fais un bilan de ce qui est mis en avant, je regarde et je dis à mes collaborateurs et ils ajustent en fonction de ce que je dis. En ce moment au magasin nous avons des iPads qui nous permettent de faire le lien entre le site et les clients donc ça c’est très bénéfique pour l’entreprise.

E –  Donc le client peut voir immédiatement ce qui l’intéresse ?

P – Oui effectivement le client peut voir directement le design. Et dans l’atmosphère, Il y a également une communication particulière, moi par exemple, j’ai des formats qui me sont envoyés comme par exemple des stickers qui sont affichés sur les murs avec des messages. Nous les avons de manière globale dans le groupe COS mais en réalité, c’est à moi d’adapter suivant ma clientèle et la région dans laquelle je suis. 

Même dans les mails que nous envoyons à propos de la newsletter, tout passe avant par moi et c’est moi qui adapte la communication en fonction des clients.

Et je pense que c’est le plus important en ce moment car comme je vous l’ai dit, le Web prend une place de plus en plus importante dans le monde du retail, donc il faut vraiment avoir cette veille constante.

E – Vous nous avez dit que vous passiez des formations un peu partout, tous les employeurs sont également envoyés un peu partout ?

Je sais qu’à Paris il y a un groupe là-bas, est-ce que vous passez aussi des formations dans les autres entreprises ou dans d’autres endroits dans la France ?

P – Cela nous arrive souvent oui, il y a notamment un groupe COS à Aix-en-Provence où je suis allé, c’est très bien car ça permet aussi de voir comment ce gros gère le magasin car dans chaque magasin, il y a une personne qui est à mon poste. Cela permet de voir comment on peut mettre les choses en avant par rapport à moi. Et il m’arrive également d’être sur plusieurs semaines dans d’autres magasins, j’ai notamment une collègue qui est parti à Bordeaux et pendant une semaine, elle était en formation dans ce magasin mais a également travaillé avec les employés autour.

Et cela est intéressant également.

E – J’aurais une dernière question un peu plus personnelle, quels sont vos projets d’avenir ?

P – Je ne pense pas être à ce poste.


Anderson Parentes

Khalil Ilha

Lyris Mpanzu

Interview avec des community managers :

13 novembre 2019

Lorsque nous sommes allées à l’agence Vu du Web dans le but d’interviewer Jade (community manager France), nous avons eu la chance de pouvoir réaliser une double interview avec Shutian (community manager Chine).

Bonjour, nous sommes en première année de la licence information-communication à l’université Paul Valéry, nous faisons cette interview dans le cadre de notre projet professionnel personnalisé. Nous vous rappelons que ce projet est enregistré et sera retranscrit sur un blog public. Bien évidemment, nous vous l’enverrons afin que vous puissiez y avoir accès avant la publication.

En quoi consiste votre métier ?

Jade : Shutian et moi, on est en charge de l’animation des réseaux sociaux de nos clients, donc on doit quasiment tous les jours rédiger des plannings de publication, faire vérifier les publications aux clients le cas échéant, ensuite programmer les publications sur les réseaux sociaux, faire une veille constante sur la concurrence, voir ce qui fonctionne en ce moment, ce qui ne fonctionne pas, quelles sont les nouvelles tendances, quelles sont les nouvelles en général, pour essayer de toujours rester dans les tendances actuelles.

Shutian : Je suis d’accord avec toi. Il faut faire le contenu pour les audiences, le contenu pour les sites. Et il faut aussi optimiser les sites internet grâce à nos contenus.

Jade : Notre outil de travail c’est les réseaux sociaux, on travaille sur tout. Parce que chaque client va avoir une stratégie différente. Moi, je suis plutôt sur Facebook, Instagram, LinkedIn. Auparavant, j’avais des clients qui me demandaient du Pinterest. Et Shutian comme elle s’occupe des réseaux Chine, ça va être Weibo et WeChat.

Quelle est votre journée type professionnelle ?

Jade : Je pense que ça dépend pour chacun. Moi en général je fais une demi-heure à une heure de veille sur qu’est-ce qui se passe : les dernières nouveautés sur Twitter parce qu’il faut vraiment tous les jours rester sur l’actualité, sur les dernières tendances, si il y a un nouveau truc qui est sorti, il faut vraiment surfer sur la vague. Donc la veille quotidienne pour moi une demi-heure voire une heure, c’est essentiel. Ne serait-ce que pour voir les nouvelles fonctions de Facebook, Instagram, Twitter, ce genre de choses qui est sorti, les actualités France et à l’international. Parce que souvent pour les clients, ça va avoir un impact. Après ma veille sur les tendances actuelles, je vais plutôt faire une veille sur mes clients, qu’est-ce qui s’est passé durant la nuit, parce qu’en général il se passe des choses durant ce temps là. Donc vérifier, répondre aux commentaires, inviter les gens à liker la page, ce genre de chose, vérifier qu’on n’a pas des commentaires négatifs parce que ça arrive toujours… donc dans ces cas là il faut agir très très vite et c’est pour ça qu’il faut être très réactif dans ce métier. Après moi comme je suis community manager et web designer, j’ai pas vraiment une journée type d’un community manager et en fait ici on travaille sur ce qu’on appelle un mode de travail agile, c’est-à- dire, si un client nous demande quelque chose, on va lâcher tout ce qu’on fait et on va tout de suite se mettre sur la tâche demandée par la client pour répondre à la demande immédiatement. Alors ça c’est quelque chose qui est très apprécié ici dans notre boite, et c’est vrai que les clients en général nous reconnaissent pour ça. Donc c’est pour ça que des journées types il n’y en a pas vraiment si ce n’est qu’il y a la veille le matin, y a la vérification des posts etc. Et après, ça varie énormément. En général je vais passer deux/trois heures sur du design, le reste de la journée ça va être du contenu, on fait les plannings, la vérification des contenus qu’on met en ligne et après c’est aussi de la rédaction planning mais ça c’est pas tous les jours. En général n’ai plutôt que 2h par semaine consacrées à la rédaction de plannings.

Shutian : Ma journée, c’est comme en 1 semaine j’ai 2 ou 3 jours ou je dois faire les posts. Mais je n’ai pas d’horaires fixes, ça dépend de la mission.

Quel est votre parcours scolaire et professionnel ?

Jade : Alors ça c’est très différent pour Shutian et pour moi… mais moi j’ai fait un bac littéraire spécialisé en arts plastiques, après je suis rentrée en prépa art, j’ai eu mon bachelor en communication visuelle et ensuite j’ai fait un master en illustration digitale. Donc c’est vrai que je ne me dédiais pas vraiment à faire du community management mais comme c’est quelque chose que j’aimais bien aussi et que l’offre d’emploi c’était web designer-community manager, je me suis dit pourquoi pas. Et au final j’aime bien aussi donc voilà, je suis arrivée juste après mes études, donc je n’avais pas de première expérience professionnelle si ce n’est que des stages en agence de design. Moi j’ai fait des petits jobs d’été mais ça n’avait rien à avoir avec l’illustration ou le community management, c’était dans le social donc ça n’avait rien à voir du tout. J’ai fait dog-sitter donc, rien à voir, moi c’était mon premier emploi.
Donc community management c’était tout nouveau pour moi et on va dire que j’ai commencé comme community manager junior.

Shutian : Pour moi, avant, j’ai étudié la mode, ensuite je suis arrivée en France. J’ai changé de domaine d’étude (marketing) et j’ai commencé un stage à Paris, puis je suis arrivée ici. C’est mon troisième métier. Mais avant c’était sur des plus courtes durées. J’étais assistante de projets dans une compagnie de design. Je faisais assistante marketing.

 Pourquoi avoir fait le choix de ce métier en particulier ?

Jade : Alors, moi c’est vrai que je suis restée du coup parce que en fait il n’y aucune journée qui est pareille, et je pensais vraiment qu’il fallait quelque chose avec telle journée type avec la même chose à faire mais au final ne pas avoir de journée type et devoir être « couteau-suisse » c’est super enrichissant, après c’est peut-être pas pour tout le monde mais c’est vraiment génial, moi j’adore mon métier, vraiment et je sais que je ne compte pas vraiment changer d’emploi d’ici là, donc en fait c’est tellement enrichissant parce qu’on en apprend vraiment tous les jours et on continue d’apprendre étant donné que tous les jours il y a de nouvelles choses, on se forme aussi soi-même sur les nouvelles compétences parce comme c’est un métier du digital, les dernières tendances en matière de digital elles sortent tout de suite et du coup il n’y a pas de formation dédiée donc il faut vraiment apprendre sur le tas et c’est un apprentissage tous les jours et moi je trouve que c’est génial.

Shutian : Car j’aime le marketing, et que j’ai les connaissances requises pour faire le SEO et le SEA. Avec les connaissances que j’ai, je peux plus facilement travailler dans des grosses boîtes, comme ici et ça m’apporte beaucoup.

Vous avez dit que vous appreniez un peu tous les jours mais est-ce qu’il faudrait avoir des compétences pour devenir community manager ?

Jade : Je pense que pour être un bon community manager, il faut être très curieux, ça pour moi c’est vraiment essentiel. Réactif, faut aimer les réseaux sociaux évidemment parce que sinon je pense que ce n’est même pas la peine. Et à mon avis il faut également être très motivé parce que c’est vraiment un métier ou on peut vite perdre la motivation parce que comme des fois on poste quelque chose et puis il y a des trolls, il y a toujours des trolls, et on peut vite se faire casser sur les posts et il faut essayer de pas le prendre personnellement, il faut toujours se dire, bon c’est quelqu’un qui a une dent contre la marque ou quelque chose comme ça. Ça peut vite être fatiguant psychologiquement et faut être persévérant aussi et il faut toujours être en veille sur la concurrence donc faut être passionné je dirais. Et après ça, plus on en fait plus on est passionnés je trouve. Ensuite je pense qu’il faut aussi passer du temps sur tous les supports high-tech, c’est vraiment des journées high-tech du matin au soir, enfin moi je me réveille avec le smartphone, je me couche avec le smartphone, c’est toute la journée et je sais qu’il y a des community manager qui ont besoin de cette coupure. Après je comprends mais je trouve que c’est mieux si même si on s’y donne le week-end, c’est un métier où il n’y a pas vraiment de relâche et des fois il faut intervenir en urgence le soir alors qu’on est chez soi, qu’on est déjà rentré parce qu’il y a une urgence, le client finalement il veut faire une modification donc faut être réactif, faut être prêt et je pense que ça c’est une qualité assez essentielle.

Shutian : Il faut savoir capter ton audience, savoir communiquer avec eux. Et savoir faire du marketing. Donc c’est plus être multifonctions.

Jade : Il faut aussi un bon niveau de langue dans laquelle on rédige, pour moi ça sera français, Shutian ça sera le chinois. Et être bilingue est plus, souvent les clients aiment bien qu’on puisse poster à la fois en français et en anglais. Car ça nous permet d’attirer une cible plus large. Ce n’est pas nécessaire mais c’est des bons plus.

Vous avez parlé de passions du coup est ce qu’il y a des projets qui vous ont réellement passionné ?

 Shutian : Je ne sais pas, maintenant le projet MBS je pense.

Jade : J’aime aussi ce projet. On travaille pour Montpellier Business School et en général Shutian fait toute la partie traduction parce que MBS essaye d’attirer des étudiants chinois. En général Shutian gère les réseaux et moi il faut que je fasse les supports avec sa traduction Chine. Donc en général on aime bien collaborer là-dessus parce que c’est le seul client oà l’on peut collaborer ensemble. C’est assez sympa parce que Shutian va chez MBS et fait des interviews pour des étudiants, ensuite elle les filme et ramène le contenu. Moi je fais le montage vidéo les sous-titres en anglais, que Shutian m’a traduit par la suite, et après ça apparaît sur le site du MBS et c’est toujours assez gratifiant de voir son travail mis en page sur le site du client et se dire «  ça c’est moi qui l’ai fait » c’est super cool en vrai !

Quels sont les points positifs d’être community manager ?

Jade : Moi j’ai appris énormément de choses depuis que je suis là, c’est à dire 2 ans. Il n’y a pas une journée ou je rentre ou je n’ai pas appris quelque chose. Que ce soit une nouvelle compétence ou quelque chose sur un nouveau sujet étant donné qu’on a des clients dans des secteurs assez différents même si on est spécialisé dans le domaine de l’éducation et dans l’immobilier. Tous les jours je rentre avec une nouvelle connaissance et ça, je sais pas, je trouve ça super parce qu’il y a des métiers où ce n’est pas le cas. Après c’est aussi sympa car lorsqu’on regarde ce que fait la concurrence ça nous aide pour la créativité aussi.

Shutian : Je pense qu’on apprend beaucoup. Nous avons plus de compétences, plus de connaissances, ça nous permet de discuter avec différentes personnes. Tu apprends à travailler avec une équipe, et tu parles avec des collègues pour leur montrer tes idées.

Jade : C’est vrai que l’on est assez multiculturel ici. On a une collègue mexicaine, Shutian est Chinoise, on a un collègue réunionnais. C’est vrai qu’il y a un bon melting-pot, c’est assez cosmopolite ici et du coup, il faut arriver à gérer avec les personnalités de tout le monde et avec les clients qui sont tous tellement différents : par apport à ce qu’ils veulent à leur marque à leur personnalité donc c’est vrai que ça aussi c’est pas mal pour apprendre à mieux communiquer et à mieux gérer les relations avec les autres.

Et en parallèle quels sont les points négatifs du métier ?

Jade : Il faut être très créatif et des fois c’est dur parce qu’il faut arriver à se renouveler et pour moi c’est vraiment la partie la plus dur du métier. Moi je suis arrivée il y a 2 ans et j’ai un client que j’ai depuis quasiment 2 ans qui demandent 5 posts par semaine, il faut essayer de se renouveler sans cesse c’est la partie je trouve la plus dur dans le métier pour pas être redondant ne pas faire le même type de post c’est assez dur. Pour moi c’est un des points négatifs quand il y a des publications qui doivent être 5 jours par semaine ou 4 jours par semaine. Puis, comment dire… c’est mieux quand le client nous fournit des actualités, des nouveautés. Après quand c’est des petits commerces par exemple c’est difficile. Sinon comme je disais des fois devoir travailler le soir alors qu’on est chez soit qu’on est bien reposé dans le canapé ou pendant la pause de midi, et que là on a un appel du client qui nous dit qu’il faut changer quelque chose et il faut intervenir tout de suite donc ça aussi c’est un point un peu négatif.

Shutian : Je suis d’accord avec toi. Il faut toujours être gentil même si parfois ce n’est pas comme on voulait faire. Ca peut vite se compliquer.

Jade : Comme le client est roi et qu’on est sur une méthode agile et qu’il faut leur répondre tout de suite ça peut être assez fatigant psychologiquement et aussi physiquement parce qu’on est dans un rush. Les collègues nous demandent des choses, le client qui nous demande quelque chose, et puis on a tout le planning de la journée à effectuer qu’il faut finir avant la fin de la journée… donc c’est assez stressant et il faut arriver à gérer le flux.
Des fois c’est très dur on fait toujours du mieux qu’on peut et des fois on n’arrive pas à vraiment cibler la demande du client. En général c’est parce que le client lui-même n’a pas une idée précise de ce qu’il veut… Mais si le client a une idée très précise de ce qu’il veut en général ça va comme sur des roulettes. Mais sinon des fois c’est un peu difficile oui.
Heureusement c’est pas tous les jours comme ça !

Est-ce que y’a une période dans l’année ou vous êtes très occupés ?

Jade: Oui !!! En fait il y a des pics d’activités et des gros creux. Mais ça en fait c’est parce qu’on est dans le secteur éducation. Alors quand c’est septembre, que c’est la rentrée alors là c’est terrible ! Septembre c’est un gros gros mois pour nous, alors qu’août c’est « mort ». En août on peut se prendre 2 semaines de congés tellement il ne se passe rien, toujours car c’est le secteur éducation. Après ça fait des pics, comme c’est du web marketing aussi, à Noël (novembre, décembre) on a beaucoup de boulot.

Shutian : Pour moi c’est différent, vu que je fais le pôle Chine, avec le nouvel an chinois. J’aurais un gros pic de la fin janvier à début mars. Car le plus gros événement en Chine c’est le nouvel an chinois.

Jade : Mais même si nos pics sont pas pareils, on peut dire que toute l’agence est en ébullition en septembre et en avril aussi. Je ne sais pas trop pourquoi en avril, peut-être que les clients se disent « Ça fait 6 mois que le contrat est signé, faut voir où on en est…». Donc en avril, les clients veulent des résultats, des bilans, des reportings. Donc ça bouge pas mal ! Et en été c’est un peu plus calme.

C’est pas toujours facile quand j’ai commencé j’avais7 clients à gérer tous les jours c’était compliqué. Ils avaient tous des demandes différentes. C’est pour ça qu’il faut absolument travailler avec des plannings sinon c’est la cata. Les clients travaillent avec des demandes entre 4 et 5 publications par semaine. J’en ai un avec une seule publication par semaine, c’est très variable.

Shutian : Moi mon maximum c’était 4 voir 5 clients avec environ 6 publications par semaine pour un seul client ! Mais ça va des fois c’est le même contenu.

Shutian : Oui mais il faut quand même que je demande !

Par rapport aux client, est-ce que le contenu que vous devez poster on vous l’envoie ou vous créez tout de A à Z ? (photos, vidéos, ect..)

Jade : Oh c’est rare… Moi mes clients en tout cas c’est rare qu’ils m’envoient le contenu. En général je dois les « harceler » au téléphone pour qu’ils m’envoient du contenu. Donc les relances de mail, les « il me faudrait des photos s’il vous plaît ».

Du coup c’est vrai que des fois il est assez utile d’utiliser ce que postent les clients en ligne. C’est ce qu’on faisait beaucoup pour Bombers, ils nous envoyaient des vestes mais comme on a pas de studios photo ici, pour faire les photos c’était assez compliqué. Donc c’est plus facile de prendre des photos d’utilisateurs et en plus ça aspire confiance pour la future clientèle, les autres voient qu’il y a des clients qui ont déjà acheté, qui font confiance à la marque. On peut dire que c’est plus fédérateur que de voir une photo faite par la marque et qui promeut son produit elle-même. Moi en tous cas j’essaye d’utiliser les photos des clients. Shutian je crois que les clients lui fournissent plus de contenu.

Nous faisons aussi des vidéos. Youtube on l’a fait un peu un moment. En fait tous les vendredis on avait deux chefs de projets qui animaient la page Facebook en présentant les actualités de la semaine donc ça fonctionnait assez bien, on appelait ça le Récap Digital en fait, après c’était du one shot. Il n’y avait pas de partie montage etc. Mais c’est vrai qu’à chaque fois qu’on a fait des publications vidéo, ça marchait mieux que le reste donc je pense que les vidéos c’est quand même ce qui marche le mieux. Peu importe la plateforme. Instagram ça marche très bien, Facebook ça marche extrêmement bien aussi, Twitter comme nous on n’y est pas trop je dirais pas moins, je pense que ça fonctionne très bien aussi et Youtube évidemment que ça marche, c’est incontournable et puis il y a d’autres plateformes comme Tik Tok. Je crois que Shutian a déjà essayé Tik tok.

A votre avis dans 10 ans, comment le métier va-t-il évoluer ?

Jade : J’ai l’impression qu’il y a de moins en moins de demande de community management par les agences, ça se fait de plus en plus en interne. Donc pour moi le métier n’est pas destiné à mourir, mais peut-être dans les agences comme la nôtre il est vrai que l’on a de moins en moins de demande en community management et il faut toujours essayer de pousser le client à effectuer des renouvellements en lui montrant  « Ah regardez les statistiques de cette année, on a fait doubler le taux d’engagement ! » C’est vrai que c’est le dessous de l’iceberg. Le client ne se rend pas compte de ça. Pour lui c’est juste « je paye un service et ça se fait tout seul » mais nous notre objectif c’est de faire grossir les communautés, d’avoir des taux d’engagement plus important que l’année précédente. Et du coup ça, le client ne le voit pas toujours, donc en général il préfère faire ça en interne, c’est beaucoup plus simple pour eux. Rien qu’en terme de communication interne parce que sinon il faut nous envoyer des mails, puis pleins de brochures, de documents… En général ils n’ont pas le temps, parce qu’ils ont déjà tellement de choses à gérer. C’est aussi à nous d’aller chercher l’information en général, vu que le client a déjà beaucoup de choses à gérer. Du coup peut-être que ça existera de moins en moins en agence comme pour Shutian et moi. Après le community management Chine, je pense que c’est vraiment en train de gagner du terrain parce qu’il y de plus en plus de demande notamment dans les écoles qui veulent recruter des étudiants chinois en France… à mon avis il y en aura de plus en plus.

Shutian : Je pense que oui il y aura plus de community manager Chine. Mais pour le community management en général, pour moi, dans le futur, il faudra apprendre plus de choses et avoir plus de compétences. Tu devras être community manager mais aussi trafic manager par exemple.

Jade : Oui c’est vrai que les doubles compétences sont de plus en plus appréciées, c’est comme ça que l’on peut sauver la mise j’ai envie de dire. Quand on leur dit : « Ah mais non mais je peux aussi vous faire des visuels, on peut vous faire de la gestion de trafic » . C’est vrai que ça devient un métier de plus en plus transversal. Il faut vraiment acquérir de nouvelles compétences mais qu’elles soient solides que ce ne soit pas juste des petites connaissances de base là-dessus. Et en général les clients apprécient, parce que quand ils nous disent : « Ah mais oui mais j’aimerais faire ça mais vous ne pouvez pas m’aider » on peut leur dire : « Si si nous on sait faire ça ». Par exemple moi je peux faire de la vidéo, je peux faire du HTLM, je peux faire du CSS, donc en général les clients sont agréablement surpris. Et c’est aussi cela qui va les pousser à avoir envie de continuer de travailler avec nous. Donc je dis, et comme le dis Shutian, le métier est plus tourné à évoluer vers community manager et une autre compétence à voir.

En parlant de double compétences, on a vu sur votre site internet et vous nous l’avait évoqué que vous êtes aussi web designer. En quoi ce métier apporte au fait d’être community manager ?

Jade : Pour moi l’un va difficilement sans l’autre. En tant que community manager il y a la partie rédaction, mais comme le visuel maintenant ça marche quasiment toujours avec le texte… enfin il suffit de regarder Instagram quoi, pour moi l’un va pas sans l’autre. Et il faut savoir qu’il y a, je crois que 90 % des publications avec une image qui sont plus cliquées que les autres. Donc il vaut mieux avoir des compétences en web design.  Maintenant tout le monde est un peu web designer avec les services actuels comme Canva… ou les sites qui aident à la création, les sites web comme Wix, ou d’autres plates-formes comme celle-là. Donc pour moi l’un ne va pas sans l’autre. Même Shutian a également des compétences en Photoshop. C’est quand même assez essentiel, par exemple vu que Shutian n’a pas les logiciels sur son ordinateur à chaque fois elle me demande « Est-ce que tu peux me faire le visuel pour mon client ? » , donc je lui fais le visuel pour un client après ensuite elle s’occupe de toute la partie contenu pour au final que ça parte au client. Donc l’un va difficilement sans l’autre en fait. C’est préférable après ça d’avoir des compétences en graphisme, en illustration un peu moins, parce que c’est pas quelque chose qui est beaucoup demandé. Et ce qui est de plus en plus apprécié c’est la vidéo, ça je crois qu’on n’y échappera pas donc je pense que c’est quelque chose qu’il faut miser les compétences. En vidéos Première Pro et toute la suite Adobe en général, mais After Effect aussi très important.

Vous disiez que les clients engageaient des community managers en interne, quel est votre avis la dessus ?

Jade : Je pense que c’est plus cher de passer par une agence. Après Shutian et moi on touche jamais aux devis, c’est aux chefs de projet de s’en charger. Ils nous demandent seulement « combien de temps tu penses mettre sur ce projet ? », on fait une estimation et ils chiffrent ça aux clients. Il n’y a que les chefs de projet qui touchent à la partie prix, on imposera jamais nos tarifs. Il faut ensuite que le directeur valide.

Après je pense que ça dépend. En interne, cela voudrait dire qu’il faut recruter quelqu’un, soit en CDD ou CDI, alors que nous on peut arrêter à tout moment. Ça dépend vraiment de la demande du client en fait.

Après niveau rapidité je pense que les deux se valent, sachant que nous on travaille sur une méthode agile. Concernant les agences qui sont pas en méthode agile, à mon avis ça vaut mieux d’avoir quelqu’un chez soi. Mais parfois c’est quand même compliqué la distance, parce que le client dit « ok pour un appel à 16h » puis au final il a un empêchement. Des fois la mise en relation est compliquée malgré les évolutions comme Skype, WhatsApp, le téléphone, etc.. Des fois moi je suis en réunion, des fois c’est le client qui a un empêchement.

Donc ça dépend, je ne pense pas qu’il y en ait un meilleur que l’autre !

Shutian : Ça dépend de la compagnie. Parfois si on a son propre community manager, il a moins de ressources. Dans une agence comme la nôtre on a plus de personnes qui font d’autres choses et qui peuvent compléter notre travail. Donc peut-être que notre qualité sera meilleure.

Jade : Là c’est vrai que même s’ils nous appellent pour faire du community management et qu’ils nous demandent de faire des optimisations sur le SEO ou le SEA, je pense que le community manager en interne ne saura pas le faire tandis que nous comme on est une équipe de 13 personnes, il y aura toujours quelqu’un qui saura le faire, car on a tous des compétences transversales. En fait ici faut savoir que tout le monde a plusieurs casquettes. Shutian fait community management chargée de mission Chine mais aussi la traduction. Moi sur la traduction en anglais, le community managment et le graphisme mais je fais aussi les ressources humaines et la logistique. Mais tous les autres collègues c’est pareil ils vont faire du SEO, du SEA, de la gestion de projet… On peut dire que c’est une force pour une agence, s’il demande un service à une personne de l’agence mais qu’elle n’y arrive pas, elle demandera à un collègue mais le client ne sera pas facturé, car il paye déjà la prestation. On fixe un prix de départ pour tout ça et ensuite on se débrouillera pour satisfaire le client.

Pouvez-vous nous expliquer ce que SEO et SEA signifient ?

Jade : Ah oui, alors le SEO c’est Search Engine Optimisation. On peut aussi dire, même s’il ne faut pas appeler ça comme ça, du « référencement gratuit » mais c’est pas gratuit. Ce qui est en fait que quand vous allez taper par exemple « plombier Paris » sur Google, les premiers résultats qui vont sortir ça va être ce que l’on appelle des « positions zéro » et en fait ce qu’on fait avec le SEO c’est qu’on aide les sites à remonter dans les résultats de Google donc on les aide à passer de la page 8 à la première page.

 Et le SEA c’est Search Engine Advertisment là c’est pareil quand vous tapez « plombier Paris » vous allez avoir dessous votre recherche deux encarts avec écrit annonce entouré en vert et donc ça c’est payant parce qu’en fait ça fonctionne avec des enchères sur les mots-clés et donc des fois c’est très concurrentiels selon le secteur comme là sur « plombier paris » là il faut souvent mettre des fortunes pour arriver à mettre sa publicité ici. Ça se compte en centaine voire milliers d’euros pour arriver à être référencé sur le terme « plombier Paris » donc c’est une grosse partie de l’agence tout ce qui est SEO et SEA. Nous on est dans le SMO Social Media Optimization.

Arrive-t-il qu’un client travaille avec vous et qu’il parte pour une autre entreprise de manière général ?

Jade : De manière générale, ça dépend ! Il y en a qui nous sont très fidèles depuis des années. Certains sont là depuis 2012. D’autres abandonnent la prestation pour demander à des free-lances parce que ça coûte moins cher. Moins cher car il n’y a pas les frais d’agence, il n’y a pas les frais de gestion. Mais par contre il n’y a pas la supervision du chef de projet. Nous on n’est pas chef de projet. Quand un client signe avec un community manager, il y aura toujours un chef de projet qui est au-dessus de nous au niveau de la hiérarchie, qui va vérifier notre travail, valider nos posts, valider la direction à prendre, dire « Non ça ce n’est pas bon ! Ça il faut le modifier ! Ce n’est pas ce que cherche le client ! »

Alors qu’avec un free-lance, il n’y a pas sa sécurité mais c’est moins cher. Donc tout dépend de ce que cherche le client.

Il arrive que certains clients se rendent compte que ce n’est pas ça qu’ils cherchaient, ils pensaient qu’en faisant ça la communauté grandirait très rapidement, mais tout dépend du contenant qu’ils fournissent. Mais en général les contrats sont renouvelés.

Shutian : Moi je n’ai perdu qu’un seul contrat.

Jade : Ha super ! Mais en général même s’ils veulent arrêter le community management, ils restent pour le SEO ou . Donc on ne « perd » pas vraiment nos clients.

Récemment on a eu un client avec qui on a fait du community management pendant plusieurs années. Il est parti, puis là il est revenu, il a contacté Shutian l’air de rien ! Donc comme quoi on fonctionne bien à l’international. Le community management Chine est très apprécié. Shutian est très appréciée car elle est native chinoise et elle a vécu en Chine, elle connaît donc tous les codes sociaux, les sous-entendus et les subtilités. Les clients chinois aiment pouvoir converser avec des chinois, car des fois en français c’est compliqué car ce sont deux langues complexes. Il n’y a pas les mêmes codes culturels donc pour eux ça rassure.

Avec qui interagissez vous dans la boîte ?

Jade : Alors ça dépend parce que en fait, on a 2 open space donc le premier qui est l’open space dédié à la gestion de projet donc où il y les quatre chefs de projets, Shutian et moi. Ensuite on a l’autre open space avec tout ce qui est dédié aux SEO et SEA. Donc là ça va être toutes les optimisations au niveau du référencement « gratuit » et « payant » même si je n’aime pas ces termes. Alors il y a des personnes c’est vrai avec qui j’ai quasiment contact au niveau du travail, d’autres où c’est tous les jours. C’est vrai qu’on est avec les chefs de projets parce qu’en général c’est eux qui nous briefent ce qu’il faut faire pour le client, la nouvelle prestation etc.. Mais ça arrive qu’on ait besoin d’interagir avec les SEO, moi comme je fais la gestion des contenus en français en général j’ai besoin des optimisations des SEO sur mes contenus donc là je vais voir mes collègues en SEO je leur demande s’ils peuvent faire mon optimisation de contenu et ce qu’ils en pensent etc. Et comme on fait aussi, enfin après là c’est surtout moi le web design qui fait des visuels pour les sociales ads, Facebook, Instagram, là je m’intéresse plutôt au pôle SEA. Je demande ce qu’ils veulent pour le visuel, je le fais, je le rends et ensuite ça roule et c’est en ligne.

 Pour le coup Shutian le fait elle-même parce-que comme les réseaux sociaux chinois sont tout en chinois, les autres peuvent pas vraiment agir sur ces paramètres là et du coup en général c’est Shutian qui va devoir le faire toute seule.

Shutian : Oui tout à fait, mais quand je fais le SEO, je ne suis pas très douée ! Donc je demande des conseils à l ‘équipe chargée du SEO. Il m’arrive de demander des conseils pour le site internet et d’autres choses, mais la plupart du temps je le fais seule.

Et pour le client, je travaille avec le chef de projet, donc je lui dis ce que le client veut, quand il le veut et ce qu’on pourrait faire pour le client.

Et au niveau des entreprises vous travaillez avec des entreprises que du Sud ou de partout en France ou plus vers l’extérieur ?

Jade : Alors avant on travaillait surtout avec des entreprises locales mais on travaille de plus en plus au niveau national et international forcément. Après en exemples, dernièrement on a eu HEC Paris, Polytechnique, la CCI de Paris, pour Shutian BHV, Montpellier Business School, groupe IGS, BHV, et avant on avait les blousons Bombers. Après, ça c’est vraiment au niveau de toute l’agence enfin quand je parle des clients on en a à peu près 80. On est vraiment sur le secteur de l’éducation (70 % des clients dans ce secteur) et au niveau de l’immobilier on a Nexity et je crois qu’il y en a plutôt 20 % mais sur le community management précisément, moi j’ai commencé j’avais le Groupe IGS et une marque qui s’appelait Greaden et donc qui était sur la vente de chauffage en extérieur. J’avais aussi du coup l’école des Mines Saint Etienne qui est toujours là, toujours fidèle au poste. Ensuite j’avais Maison Avenir et Tradition qui était également dans l’immobilier mais c’était de la construction de maison clé en mains et j’ai également une crêperie sur Paris qui s’appelle Lulu la Nantaise dans le 10e arrondissement. Après par exemple Polytechnique je leur fais plutôt du visuel et pas trop du community management. Bientôt on aura la marque de Russell Hobbs qui fait de l’électro-ménager. Donc c’est extrêmement varié et en général il faut qu’on se renseigne bien sur le sujet. Ah oui, j’avais aussi une marque de cosmétique qui s’appelait Osélia. Donc voilà ça demande de s’intéresser à tout en fait donc même si j’ai pas fait d’école d’ingénieurs du coup maintenant je sais pas mal de chose sur les écoles d’ingénieurs, le recrutement, les formations… Et aussi bien sûr le chauffage d’extérieur !

Pour finir est-ce que vous avez des choses à apporter ?

Jade : Alors maintenant il y a des formations pour faire community manager après à mon « époque », moi quand je suis rentrée dans le métier il y avait les premières formations qui sont sorties. Mais comme il n’y avait pas assez de retour là-dessus on savait pas du tout ce que ça valait du coup ils ont préféré ne pas me faire faire de formation continue sur le métier et c’est un de mes collègues, qui était là au community management avant moi mais qui a évolué en tant que chef de projet, qui m’a formé un peu sur le tas en fait. Après au niveau des formations je ne sais pas si c’est vraiment nécessaire, je pense que c’est bien d’avoir la certification Voltaire pour être très bon, et très pointilleux sur tout ce qui est orthographe, conjugaison, grammaire. Sinon au niveau des formations peut-être que des formations en marketing c’est un petit plus même si je ne dirais pas que c’est essentiel mais c’est bien de connaître quelques principes de base je dirais.

Sinon concernant le métier ça se pratique aussi chez l’annonceur, chez le client plus exactement. Par exemple, on a déjà eu des clients, comme Osélia, qui arrêtaient les prestations parce qu’ils venaient de recruter quelqu’un en alternance pour faire le community management en interne. C’est vrai que des fois c’est plus pratique. En général c’est surtout quand il y a des grosses gammes de produits, car nous, on est pas sur place, on a pas les produits, ou faudrait qu’ils nous envoient des énormes colis des produits pour faire des shootings photos et ensuite les promouvoir sur les réseaux. Donc c’est vrai que certains clients préfèrent le faire en interne donc il y a beaucoup de community manager chez l’annonceur. Et il y a en agence, comme Shutian et moi, mais comme je disais, malheureusement on tend à en avoir de moins en moins. Personnellement j’aime bien travailler sur des choses différentes, parce que sinon faut vraiment être passionné par la marque pour faire le travail, et ce n’est pas forcément le cas de tout le monde. Donc des fois ça fait du bien de changer dans la journée, de se dire « Oh ça y est j’ai fait assez de choses sur les crêpes ! Je vais passer à mon école d’ingénieurs ».

On n’a pas d’autres questions, mais en tout cas merci pour vos réponses claires et détaillées ça nous a beaucoup aidé ! Merci aussi pour le temps que vous nous avez accordé. On vous recontactera lorsque nous aurons fini la retranscription.

Jade, Shutian : Si vous avez d’autres questions n’hésitez pas ! À bientôt.

Interview réalisée par : TAMBY Vasanti, SAURET Roxane, DELAUNAY Léa, CLAVAGUERA Léa

Interview avec une professionnelle du journalisme

13 novembre 2019

« Le journaliste est un interprète de la curiosité publique »

Bernard PIVOT

 

Dans le cadre de notre Projet Professionnel Personnalisé, nous avons contacté une journaliste professionnelle : Pauline LEFRANCOIS. C’est une correspondante pour les journaux télévisés du 13h et du 20h pour la chaîne nationale TF1 et pour la chaîne télévisée LCI, à Marseille.

 

Bonjour, nous sommes 4 étudiantes en licence information-communication à l’Université Paul-Valéry à Montpellier. Nous vous rappelons que nous vous enregistrons afin de retranscrire cette interview sur un blog public étudiant, encadrés par les professeurs de l’université. Êtes-vous d’accord ?

Oui, bien-sûr pas de problème, je vous écoute.

 

Pouvez-vous nous parler de votre métier, en quoi consiste-t-il ?

Je suis correspondante pour les journalistes de TF1 et de LCI, à Marseille. Je fais des reportages dans la région Provence-Alpes-Côte d’Azur, sur les thèmes qu’il y a,dans l’actualité, l’économie, le sport, la culture pour les journaux télévisés de TF1, de 13h et de 20h et les journaux télévisés LCI.

 

Pourquoi avez-vous choisi le métier de journaliste et qu’est-ce qu’il vous a plu en particulier dans ce métier ?

J’ai toujours aimé écrire, j’ai toujours aimé parler aux personnes et je pense que le métier de journaliste est quelque chose qui est assez inné, c’est-à-dire que c’est un peu une vocation où ce qu’on a envie de faire est de raconter des informations et des histoires aux publics. C’est aller chercher des informations et faire des rencontres. C’est tous ces points qui m’ont attiré.

 

Quel a été votre parcours scolaire et professionnel ?

J’ai passé le baccalauréat Économique et Social puis j’ai intégré un IUT Information-Communication à Caen ensuite je suis allée dans une université à Rouen où j’ai fais une licence d’histoire. Après j’ai travaillé en tant que journaliste pour un journal régional Paris-Normandie. Cela m’a permis de rentrer dans un IUT à Tours où j’ai eu mon diplôme à travers l’École Publique de Journalisme de Tours, l’EPJT.

 

Racontez-nous une journée type du métier de journaliste.

Je vais vous raconter ma journée du 5 novembre. A Marseille, ce jour-là, il y a eu la commémoration des un an pour l’effondrement des immeubles de la rue d’Aubagne où il y a eu des mort l’année dernière.

Donc je me suis rendue sur le site à 8h pour tourner un reportage pour le 13h sur TF1 pour rendre hommages à tous les habitants qui se sont regroupés à l’endroit pour les victimes décédés lors de cet accident.

Ensuite, je suis allée faire le montage pour le journal de 13h, j’ai déjeuné puis je suis partie faire un reportage pour le journal télévisé de 20h. J’ai donc fini ma journée du 5 novembre à 20h environ.

 

Quelles sont les qualités requises pour votre métier de journaliste ?

Il faut déjà avoir une grande ouverture d’esprit car on rencontre énormément de monde de la société, des hommes et des femmes politiques, des demandeurs d’emplois, des familles de classes moyennes, des personnes sans domicile fixe, des chefs d’entreprise.

Il faut aussi être curieux, il faut aimer rencontrer, connaître et avoir une certaine pugnacité, une certaine détermination, une motivation à savoir quel sens on donne à ce métier là. Car c’est très important pour savoir s’imposer dans ses relations et dans ce métier.

 

Quand vous dites que c’est compliqué de se faire une place, que voulez-vous dire par là ?

Le journalisme est un métier où on en apprend tous les jours, il faut avoir une certaine confiance, une certaine posture pour aller interpellé les personnes. Il faut s’imprégner de beaucoup de choses. Comme dans beaucoup de métiers, c’est avec l’expérience qu’on apprend.

 

Doit-on obligatoirement maîtriser plusieurs langues ?

C’est mieux s’il y a du bilinguisme, mais moi je parle un peu l’anglais et l’espagnol, je ne suis pas bilingue ou trilingue, j’arrive à me débrouiller avec mes études. Je ne parle pas couramment et ça ne m’a jamais posé problèmes.

 

Quels sont les avantages du métier de journaliste ?

On rencontre des gens différents tous les jours, on accède, on apprend, on découvre tous les jours des domaines dont on ne soupçonne même pas, ce qui est très enrichissant.

 

En parallèle, quels sont les points négatifs de votre métier ?

C’est un métier qui n’a pas d’horaires, c’est -à-dire qu’on est toujours suspendus aux actualités surtout les journalistes d’actualité, comme moi. On ne peut jamais vraiment organiser sa journée car c’est probable qu’on annule des rendez-vous au dernier moment. Au niveau de la vie personnelle aussi on peut travailler le week-end donc ça peut-être compliqué.

 

A votre avis, dans 10 ans, comment va évoluer le métier de journaliste ?

C’est effectivement la grande question que tous les journalistes se posent. Surtout pour moi qui suis une journaliste de télévision. La télévision aujourd’hui est en train de vivre la révolution que les journaux de presse écrite ont vécu ces dernières années. Donc peut-être que ce sera un journalisme plus à la demande au niveau de la télévision en même temps le journal télévisé de 20h reste en France un journal de référence chez beaucoup de personnes. Je n’en ai réellement aucune idée.

 

Quel est le sujet le plus drôle que vous ayez traité ?

C’était pour le journal de 13h pour TF1, en Normandie où il y avait un carrefour à quatre « STOP », un par intersection. Comme le code de la route n’est pas précis là-dessus, il n’y a pas vraiment de règles car des cas comme ça sont très rares et ça avait fait l’ouverture du journal de 13h car ça a été considéré comme quelque chose de « ridicule ».

 

A contrario, quel a été le sujet le plus dur à traiter ?

C’est le plus souvent les sujets de faits divers, comme par exemple les décès d’enfants. J’avais dû interviewé les parents d’un enfant décédé de l’opération de l’appendicite, où ils étaient très en colère.

Ou encore à Marseille, les événements de la rue d’Aubagne l’année dernière, ça a marqué tous les journalistes de Marseille car ça touche la ville dans laquelle on vit, ça a été impensable. On a tous été face à la détresse et à quelque chose d’inimaginable dans la deuxième ville de France.

 

Nous avons vu sur votre profil LinkedIn que vous êtes passée par le métier de pigiste. Est-il obligatoire de passer par là pour en arriver là où vous êtes aujourd’hui ?

Oui, il y a beaucoup de journalistes actuels qui sont passés par là. C’est un peu le passage « obligatoire ». Cependant, moi j’ai quand même eu de la chance car je ne suis pas trop passée par là.

Après mon école j’ai directement intégré la rédaction de TF1, puis durant un an j’ai été pigiste, je savais que mes piges allaient être assurées.

J’ai eu la chance de ne pas être pigiste trop longtemps car c’est un métier très précaire, ils doivent appeler la rédaction pour proposer des sujets. Suivant les journalistes, ils ont plus ou moins de piges à faire par mois, sachant qu’une pige ça prend au moins une journée à faire.

Donc oui, beaucoup de journalistes passent par là, mais moi, j’ai eu la chance de ne pas être passée par là.

 

Comment s’est passée votre première journée en tant que journaliste professionnelle ?

J’ai beaucoup observé au début, je pense que pour ce métier c’est très important d’observer, dans la rédaction comment ça se passe, comment elle travaille, quelle est l’organisation de travail. Ce n’est pas évident de sortir d’école de journalisme et de se dire que nous devenons professionnel car c’est un métier qui s’apprend.

Je pense aussi que j’ai été impressionnée de ma première journée à la rédaction de TF1.

 

En tant que journaliste, dans votre cas chez TF1, est-il obligatoire de se déplacer dans toute la France ou êtes-vous plutôt basée à Marseille ?

La plupart du temps je suis basée à Marseille mais je me déplace uniquement dans la région PACA, sauf dans les Alpes-Maritimes.

Mais indéniablement, le métier de journaliste quand on fait du terrain requiert du déplacement.

 

Pourquoi avez-vous choisi le domaine de la télévision ?

J’ai toujours aimé le travail d’écriture avec l’image. Je trouve que les images c’est ce qui marque le plus un public, elles racontent l’information et ce que j’avais envie de partager avec les personnes.

 

Quelle relation est préférable d’avoir avec les interviewés et les professionnels du métier ?

Oui, c’est une qualité principale à avoir, il faut être très sociable pour oser aller vers les individus pour chercher des informations et pour travailler en équipe.

 

Nous avons finis l’interview, nous vous remercions pour ce temps que vous nous avez accordés et nous vous contacterons rapidement afin de vous transmettre la transcription. Bonne journée à vous.

Merci à vous, bonne journée.

 

MEYNADIER Inès – EL AMRI Aya – GUROL Amandine – BERKAT Sabrina

MONTPELLIER G3

Fiches à travailler pour MDT5 (semaine du 18/19/22 novembre)

6 novembre 2019

En MDT5 (18, 19, 22 novembre selon les groupes) :

– nous ferons un QUIZZ sur les fiches REC/RES liées à l’entretien : n’oubliez donc pas de réviser et porter toutes les fiches REC et RES sur l’entretien !

– nous consacrerons notre séance au compte-rendu. Voici donc le document à travailler AVANT MDT5 : la fiche REC-compte-rendu !

Bon travail à tous !
L’équipe Infocom MDT et PPP

Compte rendu du 25/10 – Rapport d’agence sur courrier et lettre

26 octobre 2019

Avant de débuter la séance du 25 octobre, Mr Camille-Delahaye nous a fait un retour des comptes rendus postés sur le blog la semaine d’avant, en reprenant les erreurs qui avaient été commises et les points positifs.

Ensuite, le professeur nous a expliqué les objectifs concernant le nouveau cycle d’apprentissage dans lequel nous entrons qui sont:

  • Acquérir des bases pour l’écriture de courrier professionnel
  • Mener une réflexion en groupe sur une communication écrite
  • Travailler sur l’attitude professionnelle du travail en équipe
  • Savoir présenter et mettre en valeur le travail du groupe
  • Professionnaliser et mettre en valeur ses écrits

Avant de commencer l’exercice, Mr Pierre Camille-Delahaye nous a reparti en 6 groupes de 4 de manière très aléatoire au sein de la classe.

La mise en situation

Chaque groupe jouait le rôle d’une agence de communication voulant remporter un appel d’offre, toutes en concurrence. Mr Camille-Delahaye était le PDG de la société de communication « Metacom » . Il nous a chargés de lui rendre un rapport concernant une entreprise, plus particulièrement un annuaire en ligne, Le « Journal Légal « .

Le début de l’exercice

Au total nous avions 1h30 en autonomie pour préparer un rapport écrit qui devait être rendu au professeur au bout d’une heure. La demi-heure restante était consacrée à la soutenance oral. Nous avions également à disposition 2 fiches REC:

  1. —> REC – E-mail / Courriel professionnel
  2. https://www.univ-montp3.fr/infocom/wp-content/REC-Courriel-2019.pdf
  3. —> REC – Lettre professionnelle
    https://www.univ-montp3.fr/infocom/wp-content/REC-Lettre-professionnelle-2019.pdf

Pour la première partie du travail, un rapport de stage a été distribué à chacun des groupe, ainsi qu’un cahier des charges comprenant une lettre et un mail provenant du «Journal Légal» ainsi qu’une succession de questions posés:

Le rapport écrit

Pour la lettre:

—> « Le contenu de cette lettre est-il clair? » ( (objet du courrier, intérêts, enjeux pour le destinataire)
—> « Quel est selon vous l’objectif des auteurs de la lettre? »


Pour le courriel:


—> « Le contenu de ce courriel est-il pertinent? » (arguments, ton, registre)
—> « Que pensez-vous de la mise en forme? » (qualité visuelle, présentation)

Après avoir répondu à ces questions, nous nous sommes rendus compte que les documents étaient frauduleux et qu’il s’agissait d’une arnaque.

Présentation orale

En ce qui concerne la présentation orale, chaque agence devait prendre la parole à tour de rôle, et en seulement 8 minutes devait revenir sur les défauts de la lettre et du courriel.

Synthèse des deux exercices

Une fois les entretiens finis, Mr. Camille-Delahaye nous a donné quelques conseils pour nos futurs entretiens tels que:

  • – Ne pas lire sa feuille devant un auditoire, il vaut mieux improviser afin d’avoir un réel échange
  • Apporter quelque chose de vivant à la présentation, être soi même
  • Se tenir face à son auditoire, ce qui montre une réelle implication
  • Déterminer des règles en amont avec le groupe sur l’agencement et la présentation
  • Avoir un débit de parole posé
  • Avoir une posture adéquate
  • Et enfin, les gestes d’auto-contacts souvent trop nombreux, trahissent un certain malaise de l’orateur. Il faut apprendre à les contrôler.

L’exercice du jour nous a donc permis de repérer les erreurs à ne pas commettre lors d’un envoi d’une lettre ou d’un courriel professionnel mais nous a également permis de prendre la parole devant un auditoire, aujourd’hui c’était la classe.

Travail pour les prochaines séances

Avant de terminer la séance, Mr. Camille-Delahaye nous a donné les consignes pour un travail à rendre le 22 novembre: —> Retravailler la lettre et le courriel en gardant toutes les informations d’origines mais en le transformant en une lettre et un mail très professionnels, et sur une feuille RECTO-VERSO . A noter également d’apporter les TOUTES fiches REC et RES pour la séance de ce jour!

Et pour le 25 novembre, c’est la date limite pour la transcription de l’entretien a déposer sur le blog !

Bonnes « vacances » !

Maëlys Le Délézir et Alexandre Michaud

Compte Rendu de la séance 4 de MDT

26 octobre 2019

Tout d’abord le professeur Mr Camille-Delahaye nous a introduit au nouveau chapitre concernant les écrits professionnels. Il a ensuite abordé les objectifs principaux du chapitre qui sont :

  • savoir écrire un courrier / lettre professionnelle
  • mettre en valeur une réflexion de groupe sur un sujet donné
  • adopter un comportement professionnel en groupe
  • enfin mettre en valeur le travail fourni à l’oral                                   Après avoir terminé d’expliquer en quoi consistait le chapitre le professeur nous a expliqué ce que nous allions faire pendant la séance, un exercice consistant à se mettre dans la peau d’une agence de communication contactée par le professeur jouant le rôle du directeur de l’agence Metacom.

Après avoir terminé d’expliquer en quoi consistait le chapitre le professeur nous a expliqué ce que nous allions faire pendant la séance, un exercice consistant à se mettre dans la peau d’une agence de communication, contactée par le professeur, jouant le rôle du directeur de l’agence Metacom.

Dans cet exercice nous avions 1 heure pour faire un rapport sur la lettre ainsi que le mail envoyé par le journal légal. Suite à cela nous avions 30 minutes pour préparer notre oral, pendant lequel nous devions détailler notre rapport (l’oral devait durer 8 minutes).

De plus nous étions divisés en 6 groupes que le professeur a choisi lui-même afin de briser les affinités. Ensuite nous avons commencé à étudier les documents donnés et nous avons dressé notre rapport. Puis nous avons préparé notre oral et les groupes sont passés les uns après les autres.

A la fin des oraux le professeur nous a dressé une liste de fautes à éviter lors d’un oral :

  • ne pas lire et ne surtout pas rédiger son texte
  • ne pas tourner le dos à l’auditoire (ne pas avoir le regard fuyant)
  • faire attention à ne pas parler trop rapidement ni trop lentement
  • ne pas être nonchalant
  • faire attention au volume sonore de sa voix
  • ne pas prendre de notes sur son téléphone afin d’optimiser les gestes rythmiques Pour conclure le professeur nous a indiqué que nous devions retravailler la lettre ainsi que le courriel de façon individuelle et à rendre avant le 22 novembre.

Pour conclure le professeur nous a indiqué que nous devions retravailler la lettre ainsi que le courriel de façon individuelle et à rendre avant le 22 novembre.

Merci d’avoir pris le temps de lire notre compte rendu.

REALE Alan, CLAXTON Samuel

MDT 4 (Séance 22 Octobre).

25 octobre 2019

Comme chaque début de séance le professeur a d’abord commenté les comptes rendus de nos camarades de la semaine dernière.

Ensuite il nous a énoncé le travail que nous allions effectuer pendant la séance. Puis il nous a reparti dans six groupes qu’il avait lui-même formé pour qu’on puisse travailler avec des personnes avec lesquelles on n’avait pas d’affinité.

Après il nous a donné le travail à réaliser où nous devions créer une agence qui avait pour but d’analyser une lettre et un courriel afin de ressortir les erreurs, les commenter et corriger.

Le professeur nous a laissé une heure et demi pour repérer les erreurs et effectuer le travail à faire, à la fin de ce temps il a récupéré nos travaux et il nous a laisse une demie heure pour préparer notre oral. Pendant le temps de préparation il nous a communiqué le classement qu’il avait fait, ensuite il a fait des commentaires sur les travaux qui avait été mieux réussis et ceux qui étaient moins bien.

Suite aux trente minutes de préparation chaque groupe devait passer présenter un oral de 8 minutes (En commençant par le groupe qu’il avait jugé moins bien) où on devait présenter notre agence et exposer les erreurs des documents.

Après que les six groupes soient passés le professeur nous a annoncé qui pour lui était le groupe qui avait mieux réussi le travail à effectuer.

A la fin de la séance monsieur Camille-Delahaye a fait un commentaire général et il nous a laissé les consignes pour le devoir à rendre le 19 novembre en MDT5.

Rappel :

L’exercice à rendre consiste à corriger individuellement la lettre et le courriel sur une feuille recto verso, il doit être tapé et corrigé sans fautes sur internet puis imprimé en plus des fiches Rec.

Merci d’avoir lu ce compte rendu, bonne semaine.

KOUAME AFFOUE CASSANDRA ,
DE LA ROCHE SOFIA .

Compte rendu du 21/10

24 octobre 2019

Séance MDT G2

Au début du cours Mme S.Gallot nous a défini les objectifs de la séance :

  1. Acquérir les bases pour écrire des courriers et des courriels professionnels
  2. Professionnaliser et mettre en valeur ces écrits
  3. Être attentif à l’orthographe, à la langue, à la syntaxe, la mise en page.
  4. Mener une réflexion sur une communication écrite
  5. Adopter une attitude professionnelle pour travailler en équipe.
  6. Savoir présenter et mettre en valeur à l’oral un travail de groupe

Ensuite la professeur nous a classé par groupes de 6 ou 7 par ordre alphabétique pour nous permettre de nous mettre en condition de travail dans le milieu professionnel et ne pas faire de groupes par affinité.

Puis elle nous a expliqué les consignes de la séance en nous informant qu’elle allait se faire passer pour la directrice d’une agence de communication appelée ‘’Metacom’’.

Chaque groupe (6/7) était en concurrence pour répondre au mieux à l’appel d’offre proposé par ‘’Metacom’’. Pour les départager un test a été effectué où il était demandé de présenter un rapport oral de 8 minutes en réalisant une analyse de cas, sur un courrier et un courriel, qui avait un rendu non professionnel et qui ne lui correspondait donc pas.

L’exercice était divisé en deux parties la première de 1h où il était demandé de faire un rapport d’agence écrit en respectant le cahier des charges. Il était demandé de répondre à trois questions où on définissait les erreurs par objets étudiés (exemple : cette lettre respecte-t-elle les normes de présentation d’une lettre professionnelle ?), pour répondre aux questions nous avions à disposition des fiches d’aide. La deuxième de 30 minutes avait pour objectif d’organiser le passage à l’oral qui allez suivre (8min).

Au moment de l’oral chaque groupe est passé tour à tour à l’oral pour montrer ce qu’il avait trouvé comme élément à ne pas reproduire. Pour départager les groupes la professeur a procédé à un vote individuel à main levée, ensuite à la fin elle nous a expliqué les choses bonnes ou mal dans les groupes pour pouvoir s’améliorer pour la prochaine fois.

Pour finir la séance nous a appris à travailler dans un groupe d’inconnus et à voir les erreurs à ne surtout pas faire dans un écrit professionnel pour bien communiquer avec l’interlocuteur.

À rendre le 18 novembre : écrit professionnel comportant une réécriture du courrier et courriel vu en cours afin de le rendre professionnel. Les deux réécritures doivent être faites seules et par ordinateur sans oublier d’imprimer pour les rendre à la professeur.

Heraud Mathilde

Dufay Loélia

Compte rendu de la séance de MDT info-com du 21/10 G2 Béziers

24 octobre 2019

Le lundi 22 octobre Mme Marty a tout d’abord commencé par nous rappeler les deadlines importantes qui sont à venir :
04/11 : Evaluation en info doc
11/11 : Pas cours
18/11 : Rendu courrier pro (lettre et mail) (imprimer document / rendu papier) + avoir imprimé toutes les fiches REC
25/11 : Publication de l’entretien sur le blog
02/12 : Oraux des entretiens avec diapo

Par la suite nous avons commencé la séance sur une nouvelle thématique, la lettre et le mail professionnel.

Mme Marty à commencé à nous séparer en 6 groupes distincts. De préférence avec le moins d’affinités possible au seins des groupes. Pour nous familiariser avec certaines difficultés que nous pourrions rencontrer plus tard.

Nous avons alors 2 cahiers des charges par groupe et un exemple de lettre et mail professionnel qui ne sont absolument pas dans les normes.

L’exercice était que durant une heure nous analysions les exemples et que nous synthétisons tout ce que l’on avait trouvé de négatif, d’indicateur d’arnaque etc..
Après cet exercice, nous avions 30 minutes pour préparer un oral avec le même groupe. Cet oral était porté sur ces mêmes exemples.

Il y a quelques informations à retenir sur les points négatifs dans les exemples:

Dans la lettre :
La mise en forme n’était pas respectée.
Les mentions légales étaient cachées (écrit en tout petit en bas).
Il n’y avait pas d’objet indiqué.
Il n’y avait pas d’introduction, ni de conclusion.
Il manquait la date de l’expédition.
Il n’y avait pas de formule de politesse.
Il n’y avait pas le logo de l’entreprise.
Il y avait une manipulation de forme à travers ce que l’expéditeur voulait absolument montrer en premier lieu.

Dans le mail :
L’adresse mail n’était pas professionnelle.
L’expéditeur transférait le même message aux entreprises concurrentes de la même région.
L’envoi du mail n’était pas dans des heures qui laisse penser à quelque chose de sérieux (2H45 du matin un dimanche).
Le texte avait des fautes. Il était rempli de points d’exclamation.
L’expéditeur parlait de manière courante (ses tournures de phrase, le smiley).
Quand il parlait de l’offre, son texte était souligné et écrit en rouge.
Il n’a pas signé son mail.
Il n’a pas pris plus de 4 minutes d’attention envers l’entreprise visée pour l’envoie de son mail.

Une fois le rendu des cahiers des charges et les oraux passés, nous avons récapitulé tous les points négatifs que nous devons éviter lors de nos créations de lettre et mail pour le 18/11.

Nous avons conclu sur quelques précisions à propos du devoir du 18/11. Nous devons impérativement garder l’expéditeur et le destinataire des exemples pris en cours.
Nous ne pouvons pas faire plus d’une feuille recto-verso et respecter absolument ce format là.
Il est conseillé d’aller voir la grille d’évaluation pour plus d’information sur les formalités exactes du devoir.
Pour finir nous pouvons avoir un bonus si nous rendons la lettre et le mail dans une enveloppe à fenêtre.

Lou SCHUHMACHER

Benoit MANZONGANI

Compte rendu de la séance de MDT info-com du 21/10

24 octobre 2019

Comme tout démarrage de cours Mme Marty nous à présenté le contenu du cours et nous à rappelé les « deadline » des futures dates limites de rendu des travaux du semestre 1, soit les suivantes:

-02/12 oraux

-04/11 évaluation info-doc (prendre ordinateur)

-18/11 rendu courrier pro (lettre mail)

-25/11 publication entretien avec pro

Mme Marty nous a ensuite réparti en différents groupes allant de 6 à 7 élèves afin de nous sensibiliser aux règles essentiels permettant la rédaction d’un courriel professionnel et ainsi nous donner l’occasion d’acquérir les bases pour rédiger notre future courriel professionnel dont la date de rendu est prévu pour le 18/11.

les quelques qualités requises pour la rédaction d’un courriel professionnel nous ont donc été présentés par Mme Marty(voir ci dessous).

la syntaxe, l’orthographe, la mise en page, mener une réflexion sur une communication à partir des apprentissages en cours.

Nous avons par la suite été séparés en 5 groupes considérés dans le cadre du cours comme des agences «juniors».

L’objectif de chaque agence était d’analyser méticuleusement une lettre et un courriel donné et de remarquer les différentes erreurs présentes.

Nous devions durant une heure nous organiser avec chacun un cahier des charges puis deux rapports pour relever et organiser les différentes erreurs à remarquer dans la lettre et le courriel, les informations une fois relevées il ne manquait plus qu’a les rédiger dans un rapport sous forme de trois questions concernant la lettre et trois autres concernant cette fois ci le courriel.

Nous avons ensuite eu 30 minutes pour préparer un oral de groupe de 8 minutes sur les différentes erreurs que nous avons remarqués sur la lettre et le courriel à partir de notre compte rendu écrit.

Chaque groupe est ensuite passé à l’oral, entre chaque passage une critique construite Mme Marty était effectuée et une nette amélioration fut observée au cours des passages de chaque groupe.

Mme Marty nous résuma ensuite les erreurs à ne pas faire lors de la rédaction d’une lettre et d’un courriel, elle appuya ensuite ces arguments avec un tableau contenant le barème d’évaluation du devoirs consistant à rédiger une lettre et un courriel de remplacement ceux vus aujourd’hui, la seule règle est de garder pour ce devoirs le noms des agence dans l’exercice vu ce jours ci.

Ce cours nous a donc permit de nous entraîner à la préparation d’un passage oral en groupe et à un travail écrit d’analyse de documents en groupe.

Ce cours avait aussi bien-sûr pour objectif de nous préparer au futur devoirs de rédaction d’un courriel et d’une lettre pro.

Theron kévin
Maywin
Reau Paul