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Retranscription de l’entretien professionnel de Géraldine Pigault.

mercredi 19 novembre 2014

           

Bonjour, nous sommes étudiants en communication et information dans le cadre de notre cursus, nous devions avoir un entretien avec professionnel d’information et la communication . Nous allons donc vous posez des questions en rapport à votre travail actuel, ainsi que votre parcours professionnel. L’entretien sera posteur le blog d’information et la communication puis présentée en classe sous forme de diaporama.

Pour commencer quel est votre métier actuel et en quoi consiste-t-il ?

Mon métier actuel c’est journaliste, je suis journaliste free-lance on dit pigistes. Je peux travailler pour différents supports : ça peut être de la presse quotidienne, moi je suis dans la presse écrite, ça peut être de la presse nationale, de l’hebdomadaire sa dépend. Voilà, actuellement moi je travaille avec l’express nationale, il m’envoie dans des  régions de France.  j’ai travaillait sur la région de Montpellier, ensuite j’ai faits le Pays de Gex c’est à la frontière Suisse. , j’ai faits la Corse aussi donc ça peut être diversifié quand on travaille pour des supports nationaux et ces supports nationaux ont besoin de journalistes qui vont sur le terrain voilà et ils n’ont pas forcément toutes les ressources nécessaires pour la rédaction nationale.

D’accord, donc vous voyager beaucoup ?

Beaucoup, pas forcément. Ça dépend pour qui on travaille par exemple là je bosse aussi pour la Gazette, je travaille de plus en plus pour eux actuellement. C’est-à-dire quasiment à temps plein et quand je travaillais pour la gazette de Montpellier, forcement ces de la presse régionale, je travaille dans un rayon qui va pas plus loin que Montpellier en tout cas le plus loin ça peut aller ce serait Béziers, on peut traiter les actualités qui ce passe à Béziers surtout dans le climat actuel avec Robert Ménard.

Les journalistes voyage beaucoup ?

Effectivement , on peut voyager beaucoup en étant journaliste. Si jamais on choisit une spécialisation alors là c’est risqué mais c’est les reporters de guerre, ils voyagent plus que les journalistes de presse écrite il faut se spécialiser dans quelque chose qui relève souvent du conflit.

Ah d’accord donc le métier de journaliste est diversifié ?

Oui la profession de journaliste est variée elle n’est pas homogène elle est extrêmement hétéroclite, il va y avoir du journalisme régional, ce que je fais par exemple avec la Gazette, du journalisme culturel, journalisme d’enquêtes, il y a plusieurs formes de journalisme.

Quand vous dîtes que vous avez travaillait à la Gazette un peu partout, vous n’êtes pas en concurrence avec les journalistes qui travaillent au sein de cette entreprise déjà ?

Alors on n’est pas en concurrence avec ceux qui sont titulaires, qui dont déjà dans la rédaction on appelle sa une titulaire ce sont des gens qui travaillent pour un seul journal
On n’est pas en concurrence avec eux au contraire on leur apporte une complémentarité.

J’ai cru que vous été en concurrence du coup journaliste pigiste ce n’est pas un métier qui va s’éteindre ?

Au contraire à mon sen il va y en avoir de plus en plus parce que aujourd’hui en constante qu’il a trop de titulaires surtout aujourd’hui la presse elle ne gagne pas de l’argent elle en perd donc on ne peut pas garder tout le monde en rédaction titulaire c’est pour ça qu’il a de plus en plus des pigistes, car nous les pigistes on vient quand y a des besoins rédactionnels.

 

D’accord et quel a été votre cursus scolaire ?

À mon sens, il n’y a pas de cursus pour être journaliste. J’ai fait une prépa au lycée Joffre à Montpellier après j’ai demandé mes équivalences pour rentrer en fac j’ai demandé géographie et histoire, j’ai poursuivi jusqu’à la fin de mon master histoire et j’ai fait un stage au ministère de la défense en 2009 et ensuite j’ai doublé j’ai demandé à renter en master pro en sciences politiques à Montpellier

Donc enfaite ça résume ce que vous avez dit ce qu’on voit à la télé avec les chaines qui se répètent à chaque fois. Vous pensez que dans les futurs années ça va continuer comme ça et même les gros journaux?

C’est-à-dire que les gens ne veulent plus payer c’est pour ça qu’on a la gratuité des gens veulent plus payer pour entendre quelque chose ou lire quelque chose qu’ils peuvent lire partout ça leur plaît par parce que vu qu’ils ne veulent pas payer pour rien; ce qui n’est pas faux parce que si en allumant la télé ont peut voir sur LCI sur BFM sur TF1 sur toutes les chaines la même information  ya des informations qu’il faut bel et bien sortir mais si tout le monde la traite de la même manière c’est un petit peu préoccupant;  si les chaines d’info en continu traite l’actualité de la même façon que France 2 ou France 3 ça pose un peu problème donc du coup c’est pareil pour les journaux le Figaro écrit comme Le Monde ce n’est pas toute a faits le cas mais si on se met à ne plus avoir de diversité dans la presse sa pose problème donc à mon sens aujourd’hui on voit des revues comme la revue 21 je vois si vous voyez ce que c’est la revue 21 mais c’est une revue qui est vendu 15 € et qui est vendu chez le libraire… ils en vendent, enfin voila la maison de la presse aussi, la revue 21 est assez épaisse proposée des reportages très longs c’est-à-dire que c’est des reportages qui vont durer 4 5 6 pages voila donc là ces des journalistes qui ont eu le temps de travailler leur sujet d’apporter une plus-value ce que moi j’appelle une plus-value et de voir les choses sous un angle totalement diffère, de choisir des angles que les autres ne vont pas forcément choisir, après la gratuité à mon sens ne peut pas être viable à long terme des contenus gratuits parce que oui ils proposeront les reformulations des dépêches AFP donc faut qu’il soit gratuit forcement par contre les gens qui proposent des angles originaux et qui font un vrai travail de mise en perspective ils peuvent pas proposer et brader leur travail ce n’est pas possible.

C’est ce que je me disais surtout avec la crise de du presse-papiers , puis aussi les subventions elles ont été baissées à ce que j’avais vu…

Oui c’est vrai bien sur donc du coup et puis surtout enfin je sais que Mediapart a eu quelques problèmes suite à leur imposition à la TVA parce qu’ils payaient lui-même a vérifié ils s’étaient mis eus même à des tarifs pressés web et puis finalement on les a considérés comme presse-papiers donc ils payent plus que prévu et ça ses problématiques je pense qu’il faut aider les sites web les nouveaux magasins d’abord en ligne autant que le presse-papiers par contre il ne faut pas que les journalistes moi j’aie des collègues qui se sont amusé à faire ça se mettent à faire de l’auto-entreprenariat. On demande parfois au journaliste pour qu’ils soient moins payés et qu’ils payent eux-mêmes leurs charges on leur demande de faire de l’auto-entreprenariat de se mettre en auto-entrepreneur ça et comme ça ils n’ont pas de cartes de presse parce que pour avoir une carte de presse ils faut attester d’au moins 3 mois de revenu régulier dans une rédaction pour ça il faut avoir des fiches de paye qu’on n’a qu’avec les pigistes et qu’on n’a pas avec l’auto-entreprenariat donc s’amuser à faire des articles avec des prix casser sous un statut d’auto-entrepreneur

Mais il y a déjà eu des plaintes, des scandales ?

Non pas des plaintes mais on a beaucoup d’affaire aux prudhommes,

Et vous avez parlé de la carte de presse, comment fait ont pour l’avoir  et vous l’avez-vous ?

La carte de presse oui faut attester de 3 mois dans une rédaction des Trois mois d’affilée exemple quelqu’un qui fait juillet-aout et qui va travailler en octobre, il ne peut pas avoir sa carte de presse, il faut que ça soit trois mois en continu minimum.

Quand vous avez la carte de presse vous avez plus de travail ?

Non pas du tout, la carte de presse ça vous donne par exemple quand vous allez au Musée Fabre à Montpellier ou Louvre à Paris vous allez n’importe où dans toute la France vous montrez votre carte de presse vous avez accès au musée gratuitement voilà ce que ça donne des petits privilèges qui sont inhérents à la profession mais ça donne pas plus de travail parce qu’il y a beaucoup de journaliste enfin beaucoup yen qui travaille sans carte de presse, parce que yen auquel en fait par la demande, enfin ils y pensent pas ce n’est pas leur priorité on peut travailler sans carte de presse

C’est mieux de l’avoir ?

Oui ça c’est sûr, c’est mieux de l’avoir ne serais que pour avoir son matricule, on va dire sa inspire la confiance sa attesté qu’on a été au moins 3 mois dans une rédaction

Ah c’est un statut ?

C’est un statut voilà bonjour je suis journaliste souvent quand on n’a un concert ou quand on va dans des conférences de presse ou même politique on montre la carte de presse par contre il y a beaucoup de journalistes politiques à Montpellier qui n’ont même plus besoin de la montrer parce que les attachés de presse les connaissent déjà ils savent déjà à qui ils s’adressent donc ils n’ont pas besoin de vérifier c’est souvent quand on va à l’extérieur par exemple imaginons que j’aille en Corse faire un reportage bon beh je montre que je suis bien Géraldine Pigault sa attesté que c’est bien moi.

Enfaite nous on a pensé que la carte de presse c’était vraiment  indispensable pour travailler

Ah non on peut travailler à être journaliste sans carte de presse il y a des journalistes qui pensent pas à la renouveler renouvelle, parce qu’il faut la renouveler la carte de presse mais sa empêcher pas de travailler.

Comment ?

Ce n’est pas une profession très règlementée ce n’est pas comme pharmacien ou médecin, le médecin il n’a pas son diplôme il ne travaille pas

Ah d’accord.

Vous voyez, alors que journaliste ce n’est pas parce qu’on n’a pas fait une école de journalisme qu’on n’a pas sa carte de presse qu’il ne travaille pas, alors que peut-être qu’il faudrait je ne sais pas

Donc c’est à la portée de tout le monde.

Tout a fait.

Il faut juste avoir l’esprit critique comme vous avez dit et une bonne culture générale ça c’est les deux grosses qualités c’est d’avoir un bon réseau et puis surtout un rédactionnelle irréprochable à mon sens à cause de la grammaire, l’orthographe.

Du coup en parlant de réseau est ce que vous avez rencontré des difficultés lors de votre insertion professionnelle ?

Ah Oui, on a tous rencontré des difficultés je pense au début y ‘en na par un de nous qui peut dire qu’il a travaillé comme son au cv sans encombre en envois des cv au début quand en sortit du master la ration j’ai des amis il en envoyait 100 cv y a peut-être une réponse. Ces faibles il faut savoir que les rédactions quand elle sorte déjà quand y très peu d’offre de poste en général on les propose d abord aux gens du réseau ensuite aux gens quand connaissent quant à eux en stage et forcement les annonce elle son pas public quand il y a un poste il est très rare quel se retrouve sur l’internet ou même à pole emplois

On ne savait pas et comment avait vous fait vous ?

Moi j’ai commencé comme journaliste web j’ai eux de la chance car même pas 1 mois après mon diplôme, j’ai répondu à une annonce que j’ai trouvée sur pole emplois pour le conseil général de héraut qui cherche un journaliste web c’était une création j’ai postulé et il men garder dans les 8 ou10 finalistes qui voulaient voir. Alors moi je n’avais pas d’expérience, À part mes stages qui ne sont pas des stages longs et j’ai eu le poste alors c’était censé être un CDI d’entrée mais finalement il préfère que ça soit un CDD pour la première année pour tester la personne donc moi ma tache c’était de mettre en place une page web une page fan dans j’ai créé la page plaisir de héraut c’est une page que j’ai créée je proposais par exemple des rendez-vous hebdomadaires des jeu-concours je proposais du participatif enfaite j’animée la page fane en l’espace de 6 mois de janvier à juin parce que moi je suis parti en juin j’Est réussi à atteindre 4 000 fans ce qui est bien en l’espace de 4 mois oui c’était pas mal c’est du travail quotidien et je fessais aussi je travaille sur la ligne édit territoriale du site héraut tourisme c’est l’agence de développement du tourisme de héraut et j’écrive une 30 d’article voir plus par mois et j’avais augmenté le trafic sur le site internet

Le métier de journaliste web c un peu un mélange de journaliste et de community manager enfaite vous vous occuper de la page ?

Oui souvent sur le web faut du community manager on s’y forme par contre y a des fréquences des outils il faut savoir qu’il vaut mieux poster sur twitter ou sur Facebook à certaine heure par exemple sur twitter le samedi dans la nuit personne va le voir alors que le dimanche soir tout le monde va le voir. C’est très intéressé les réseaux sociaux . Facebook projette même de se substituer à certains titres de journaux et de lui-même publier les articles sa voudrait dire que Facebook n’a plus besoin des rédactions. C’est dangereux parce que si Facebook fait ça veut dire que s’il n’a plus besoin de mes rédactions par exemple l’express il poste tout c’est contenue sur Facebook les gens commentent, like et partagent leurs publications. Facebook à un projet aux États-Unis c’est de publier directement les articles sans passer par les rédactions sa voudrait dire que Facebook à des journalistes.

D’où vous vien cette source ?

Je l’ai lu sur l’internet mais je pense que c’est possible car Facebook à totalement les moyens. S’ils embauchent des anciens journalistes qui veulent gagner en ornement d’argent c’est que le journalisme est un métier que l’on ne gagne pas beaucoup d’argent mais des gens se sont faits du journalisme web, je pense que c’est possible essayez de regarder sur le web.

De jour en jour il y a des facteurs qui à notre sens va tuer le presse-papier entre Facebook la crise, baisse des subventions ?

Oui mais les gens comprennent pas que l’information ça va leur permettre d’être des citoyens plus critiques, quand on maitrise l’information on maitrise tout. À votre avis pourquoi le groupe direct qui possède direct 8, direct matin et tout un arsenal sur le web sont tenus par un grand patron parce qu’il s’offre des journaux quand ça lui permet de maitriser le contenu. On ne sera pas trop critique il se préserve c’est terrible

Oui c’est sur

Les journaux sont détenus par des banquiers des P. -D.G. des holdings des groupes financiers venus du secteur industriel, les journaux ne sont pas tenus par les journalistes eux-mêmes

Ça leur fait perdre de là leur valeur?

Oui par exemple Mediapart qui est détenu par des journalistes ou la gazette qui a des actionnaires comme la dépêche mais elle est encore tenue par des journalistes et c’est encore très rare.

Pour revenir sur votre parcours vous m’avez dit que vous étiez journaliste web après comment ça c’est passé ?

Alors après je suis aller à direct Montpellier c’était un rédacteur chef qui m’avait repéré à l’époque de mon stage à midi libre, il avait besoin de moi pour des articles sur Georges Frêche il avait besoin de quelqu’un sur l’actualité culturelle parce qu’ils étaient tous mobiliser sur la mort de Georges Frêche. Puis J’ai traité l’actualité politique parce que je sais la traiter vu que j’ai fait science politique et histoire j’ai couvert les présidentiels à Montpellier j’ai faits un article sur le QG de l’Ump pour l’élection de 2012 j’ai faits un papier d’ambiance si vous voulez sur les militants de lump qui éte catastrophé de la victoire de Hollande. Ensuite j’ai commencé à faire des piges un peu plus longs p une revue qui s’appelle art de ville pour Montpellier puis des piges pour l’expresse assez longue de plus de 10 pages c’était un dossier. On m’a envoyé à la frontière suisse, en Corse, en région PACA et plusieurs régions.

Vous avez été aussi jury du livre numérique ?

Oui avec Bernard Werber, dans le jury on lisait pour l’express, dont le parrain était Bernard Werber on avait des réunions on lisait les livres on en fessait des critiques et ont voté. Le lauréat été Blandine Le Callet qui avait écrit la ballade de lilas k. On lisait sur des tablettes Sony c’était le partenaire.

Avez-vous un blog ou un site sur lequel nous pouvons vous retrouver ?

Alors si vous tapez sur Internet mon nom Géraldine Pigault aller trouver des articles que j’ai sortis de tant à autre, par contre c’est pour le plaisir, j’ai créé un site non pas pour le professionnel qui s’appelle

http://www.magmaa.fr/donc c’est un site que j’ai décidé de faire car j’ai remarqué des fois que mes amis voulaient écrire sur des sujets mais que la rédaction ne les accepter pas, donc j’ai créé ce site, j’ai travaillé avec un graphiste qui a fait le logo et l’habillage du site.
J’ai aussi une page Facebook où il y a 230 fans ce n’est pas énorme mais pour un site que j’ai créé pour le plaisir je me dis que c’est quand même pas mal, et nous avons un compte Twitter également…

Nous irons voir ceci.

Il ne faut pas hésiter à faire des choses si on a envie de les faire car il y a certains journaux qui m’ont acheté des articles sur mon site internet http://www.magmaa.fr/ je ne savais pas que c’était possible, c’était assez drôle.

Peut-être qu’un jour un grand groupe vous rachètera votre site ?

À peut-être c’est possible (rires)

En vous le souhaite, donc ont voulu terminer sur une question quels conseils donneriez-vous à un étudiant de l’information et communication qui serait attiré plus par le métier de journalisme ?

Donc déjà surtout pas confondre communication et journalisme ce que ce sont deux métiers différents

Les communicants eux travaillent à la promotion de quelque chose de quelqu’un…un artiste est une collectivité ça peut être plusieurs choses, ça sera souvent les métiers de l’attachée de presse de communication donc on travaille pour quelqu’un pour une entité pour la promouvoir.

Alors que le métier de journalisme c’est le métier contraire, le journaliste critique il va et mettre les choses en perspective, un fait divers une affaire judiciaire etc.

Donc si j’ai bien compris la communication est différente du journalisme à ne pas confondre ?

Oui exactement c’est deux choses totalement différentes qui n’ont pas le même objectif.

Merci beaucoup de nous avoir donné de votre temps et de nous avoir écoutés pour cette interview qui était très enrichissante pour nous et pour notre cursus scolaire je vous souhaite une agréable soirée en revoir.

 

 

 

 Nora Boujraf, Amelle Laluti, Allan Van El Sue

Compte rendu d’un entretien fait par Javier Aguado Durana et Sephora Bratzu.

mardi 18 novembre 2014

Voici le rapport d’une interview avec Cindy, une responsable de communication dans l’entreprise de Publika affectuer dans l’agence qui nous a accueillit chaleureusement. Elle est également enseignante pour les cours de Master à l’UM3. 

Cette interview a été réalisé dans le cadre du cour de méthode de travail par Javier Aguado Durana et Sephora Bratzu, étudiants en première année de licence information communication.

S: Tout d’abord, pourquoi le nom ‘Publika’ ?

«Il n’y pas une signification, il y a souvent une réelle signification dans certaines entreprises. Ici c’est juste un soir entre les associés et certain employé il y a eu une réflection et Puplika sonnait bien aux oreilles de tout le monde tout simplement!»

S: Est-ce que vous pouvez nous en dire plus sur le rôle de responsable en communication chez Publika ?

«C’est très compliqué, j’interviens sur tout les domaines. Je suis plus directrice communication, j’ai donc tout les chefs de projet des différents services donc graphique, web, web-marketing, commercial. J’interviens à ce niveau là ou je vais les aider, faire en sorte que les processus soit respecté par rapport au client. Je fais aussi de la gestion client. Je fais tout ce qui est communication interne, donc voilà, si quelqu’un a un souci ou autre pour du recrutement moi j’interviens aussi, je cherche les candidats, j’aime entretenir avec eux pour voir si ils collent à la philosophie de l’agence aussi, c’est important. Et tout ce qui est communication externe, donc pour Publika nous faire voir sur l’extérieur, notre visibilité, notre notoriété, participer aux salons, les organiser, tout ce qui est site internet, blog, remplir les contenues, faire les articles et les diffuser. J’interviens aussi pour la mise en place et stratégie de communication.

C’est un poste très varié.»

J: Vous avez donc plusieurs domaines à gérer au seins de l’entreprise?

«Généralement j’ai aucune de mes journée qui se ressemble, c’est vraiment intéressant pour moi, c’est ça que j’aime. Donc je peux très bien passer de la prog, au management à faire du «psychologue».

Je passe vraiment de l’un à l’autre en fonction des besoins.»

S: Pouvez vous nous parler de la différence entre la communication interne et la communication externe?

«La communication ça va être vraiment faire en sorte que toutes les in formations de l’entreprise soit diffusé en interne aux bonnes personnes, pas que ce soit appris par des bruits de couloirs. C’est aussi faire attention que tout le monde va bien. C’est vraiment quelque chose de très important, si quelqu’un est pas bien où autre, j’identifie la cause si c’est personnel ou professionnel. Professionnel c’est plus facile pour moi à régler, si c’est personnel à part écouter ou donner des conseil je peux pas forcement entrer dans sa vie, c’est pas mon rôle.

Tout ce qui est communication externe ça va être allé chercher les clients pour amener du commercial principalement, ça c’est une grosse partie et ça vaut aussi être recherché d’un communiqué au prés de vous les étudiants, ou les personnes en recherche d’emplois pour notre recrutement. Ça va vraiment être notre principal cible.»

J: Vous pensez que le plus important dans une publicité c’est le contenu ou bien l’image qu’elle reflète ?

«L’image c’est primordial dans une entreprise, nous on voit sur notre support, je vais faire le parallèle entre les deux: les gens vont aimer ce qu’ils voient de nous notamment ce qu’on partage sur notre page Facebook qui est centrer sur le partage de la vie de notre agence. C’est voulu c’est pour que les gens partagent notre quotidien. On publie souvent des photos de nous, c’est un peu l’image ‘sympathique’ qu’ils vont garder. Après généralement les gens regardent le contenu. Je pense que pour les support publicitaire tu vas pas forcement écouter ce qui ce dit à la télé, c’est quelque chose d’autre qui va t’attirer. C’est la musique, c’est l’image, et après tu vas regarder à qui c’est rapporté, tu vas te poser la question quelle marque a fait cette pub ? Il faut savoir accrocher et après tout est bon, pour moi!»

J: Nous avons vu que vous avez une implication universitaire, notamment à l’UM3. Comment abordez-vous la publicité aux jeunes ?

«Après ça dépend déjà de ton secteur, ta filière et quel « type de jeunes ». Si ça va être pour vendre un vélo tu vas pas apporter, même si c’est des jeunes c’est des sportif ou autres, ils ont pas la même sensibilité que si tu vas vendre des Dragibus pas exemple. Même si ça reste une cible jeune, si c’est pas le même secteur tu vas pas avoir la même approche. Après t’en sortir une comme ça c’est impossible, il faut toujours qu’il y ai une étude, une analyse par rapport aux budgets, aux besoins, aux contraintes, qu’est-ce que tu veux vraiment leurs véhiculer, donc voilà tu as toute une étude en amont. Tu peux pas toujours, en fonction du secteur poser une stratégie type.

Quand on est dans la communication on s’adapte toujours au client, il n’y a jamais rien de type.»

J: Pour vous, quels sont les ingrédients principaux pour le succès d’un spot publicitaire ?

«Il faut qu’il y ai de l’accroche pour moi, c’est le plus important. Il faut bien capter l’attention dans les trois premières seconde, une fois que dans une message les trois premières seconde sont capté, tout le monde va écouter jusqu’à la fin. Généralement un spot c’est entre 20 et 30 secondes, avec les trois premières primordiales.»

J: Appliquez-vous cette stratégie dans votre travail ?

« Pour une agence de com, on ne va pas être forcément sur des spots publicitaires, plus sur de la visibilité de sites internet, du développement. Donc par exemple tout ce qui est web-marketing aussi, c’est pas à la minutes, on peut pas positionner comme ça. C’est sure que si un site internet et jolie, clair et efficace, la on a l’attention des gens. Ils faut qu’ils trouvent l’information direct. C’est une accroche aussi mais sous une autre forme. »

S: Publika offre des différents services, dont le e-marketing. Est-ce que vous pouvez nous en parler un peu plus ?

« C’est très très vaste. Généralement il y a des gens qui vont se cantonner, vous allez entendre différents noms. Je vais prendre par exemple pour les réseaux sociaux, on va appeler ça des Community Manager, ça rentre dans le web-marketing et le principe c’est diffuser, communiquer par le biais d’internet. On a ce qu’on appel le référencement naturel c’est à dire positionner les sites internet dans les résultats des moteurs de recherches dans les premières positions. Ça c’est notre boulot. Vous avez le référencement Ad-Words, c’est le même principe sauf qu’on paye les budgets à Google pour apparaître sur les le haut des pages et la droite quand vous faites des recherches et on étudie en fonction de nos concurrents pour ressortir plus souvent qu’eux forcément. C’est plus ou moins alternatif.

Vous avez tout ce qui est réseaux sociaux : communiquer par le biais de pages Facebook, de comptes Twitter… Si vous avez une enseigne qui a beaucoup de magasins ça va être des réseaux sociaux de géolocalisation comme Dis Moi Où. Vous allez pouvoir diffuser tout ce qui est plate-forme de partage de vidéos ou d’images, aussi en fonction de l’entreprise.

C’est très vaste. Toujours étudier le comportement de l’internaute et faire en sorte que l’internaute nous voit peu importe ses actions si je peux résumer ça de façon super clair et simple. »

J: Est-ce que la publicité est en danger par l’effet des réseaux sociaux et des nouvelles technologies ?

« Non, car la publicité existait avant les réseaux sociaux. Ça peut faciliter le partage, la diffusion mais ils ne vont pas avoir trop d’influence. La publicité peut en avoir sur les réseaux sociaux mais aussi non ça tourne en rond. »

S: Vous êtes développer un peu de partout sur la France, ça va même jusqu’à Montréal..

«Nous avons une agence sur Montréal, une antenne commercial principalement et la on vient d’ouvrir à Barcelone justement. Donc on va monter une équipe la bas. C’est pas les même pays, donc ils n’ont pas la même façon de raisonner, il faut donc une équipe dédiée qui vraiment pour nos clients savent la façon de communiquer. On a beaucoup de clients, des petits comme des internationaux et donc tout nos clients internationaux nous demande de nous adapter aux différents pays.

J: Un conseil pour les étudiants voulant travailler dans le secteur de la publicité ?

« Être passionné par son métier et aller explorer tout ce que l’on ne connais pas. C’est ma philosophie. Il faut que tu ais un esprit logique, curieux de nature, que t’aimes communiquer et aimer parler aux gens »

S & J : Merci de nous avoir accordé votre temps.

« Je vous en pris ! Ce fut un plaisir. »

Interview de « Mathieu », créateur de supports de communication pour les entreprises, le 7 novembre 2014.

mardi 18 novembre 2014

artim 15.02.54

 Afin d’effectuer notre interview d’un professionnel de la communication, nous avons eu un parti prit, celui de questionner une personne qui vient tout juste de se lancer dans le domaine, afin que ce dernier nous donne une vision plus moderne, plus contemporaine du monde de la « com’ ».

De ce fait, nous avons fait appel au jeune Mathieu (c’est simplement de cette façon qu’il a souhaité qu’on le nomme), co-fondateur de la société ARTIM.

Mathieu, ainsi que son grand ami et collègue de travail, Victor, sont des créateurs de supports de communication pour les entreprises.

Dans un premier temps, après avoir consulté le site internet du groupe, que nous avons jugé bien aménagé et très enrichissant, nous avons décidé de prendre contact avec les fondateurs. De manière très sympathique, ceux-ci ont immédiatement répondu positivement à notre sollicitation en avançant la chose suivante : « vous avez pris contact avec nous, vous nous avez présenté votre projet, c’est exactement comme cela que fonctionne le monde de la communication.. » Un rendez-vous a donc été fixé à la date du 7 novembre 2014 à 9H30.

Nous précisons qu’une fois avoir rencontré Mathieu, nous l’avons informé de la façon dont nous avions l’intention d’exploiter ses réponses, ainsi que tous autres éléments informatifs que nous ressortirions de notre entretien.

Voici ce qu’il en est ressorti de notre interview :

Pouvez vous nous présenter de façon sommaire la société Artim dont vous êtes l’un des représentants ?

« On est 2 gérants associés et on a créé cela en 2009, on travail réellement depuis 1 ans. Nous avons commencés dans des petits bureaux à Pérol et nous avons maintenant des bureaux en ville depuis février 2013. Il s’agit donc d’une agence de communication mais nous aimons préciser que nous sommes sur le secteur des projets, et à travers cela je parle de la création de logos ou encore de sites internet : tout ce qui peut contribuer à développer la communication de sociétés au quotidien. »

Quelles sont les missions principales et secondaires de la société lors de la réalisation d’un projet ?

« Avant tout, il s’agit de créer une vraie identité visuelle, pour chaque projet adapté à chaque personne. Pour prendre un exemple, si un client qui vient d’ouvrir son restaurant se présente, on va tenter de cerner son univers afin de proposer quelque chose de cohérent graphiquement pour son activité. »

Vous avez donc une grande flexibilité ?

«  Tout à fait. On peut très bien travailler un fromager et passer le lendemain à un hôtel 5 étoiles ou encore un bar. Il y a une palette très large de réalisations possibles. »

Quel est le type de public visé par le groupe ?

« Notre priorité est de correspondre avant tout au public visé par nos clients. on veut faire ressortir l’identité, ce qui est propre à chaque entrepreneur. » 

L’influence de la société dépasse t-elle les frontières de la ville de Montpellier ?

« Pour le moment non. Bien qu’on ai déjà eu à travailler sur des projets dans  des villes un peu plus éloignées, nous accordons une forte importance à la proximité. Ce n’est pas véritablement notre but, mais il faut également préciser que notre trésorerie ne nous permet pas d’effectuer ce genre de longs trajets, en direction de la capitale ou encore à l’étranger par exemple. nous aimons beaucoup, comme c’est le cas avec vous aujourd’hui, rencontrer les personnes dans notre bureau, tranquillement installés. En fait, nous essayons le plus possible de casser ce système qui consiste à n’avoir pour seuls moyens de contacts les mails ou encore le téléphone. » Nous pensons que le fait d’être une petite entreprise implantée uniquement sur la ville de Montpellier, rend les choses plus simples pour notre clientèle, ne serait-ce que sur le plan financier, pour ne citer que cela. »

Quelles sont les plus grandes difficultés auxquelles vous avez eu affaire à ce jour et comment avez vous réussi à les traverser ?

« La vraie difficulté dans ce milieu, est qu’au début, lorsque tu viens de te lancer, tu n’as aucune référence. Tu n’as aucune réalisation sur laquelle le client peut se baser pour se dire qu’il peut t’accorder sa confiance. Les questions qui reviennent le plus souvent sont : vous avez travaillé pour qui ?, vous avez fait quoi dans le passé ? » Au début, un bon professionnel de la communication doit apprendre à travailler de manière fictive, et c’est souvent très difficile. »

Dans quel domaine avez vous la clientèle la plus dense ?

« Si je devais citer un domaine, je dirais que ce sont les propriétaires de bars- restaurant qui sont les plus demandeurs. Cela s’explique par le fait que les cartes de ces restaurants changent régulièrement, suivant les saisons, suivant les envies des responsables également. »

Etant donné la conjoncture actuelle, quelles sont les qualités requises pour fidéliser la clientèle ?

« Il faut être bien entouré, les choses sont plus difficiles quand on est seul. Il faut être motivé, généreux dans le travail et dans l’investissement personnel. Le relationnel est extrêmement important. Il faut savoir créer ce qu’on appelle un réseau, en n’hésitant pas à laisser son numéro ou sa carte. La formation d’un carnet d’adresse est capitale. »

Depuis quelques années, les aspects, les formes de la communication se sont multipliés, comment un professionnel du domaine tel que vous êtes s’adapte à ces nouveaux modes d’échange ?

« Tout ce qui concerne les supports multimédias, applications smartphones, sites web, on ne peut plus y déroger. Cela dit, de notre côté, on cherche à prendre à revers un peu tout cela, même si nous sommes compétents dans ce domaine. On aime beaucoup le papier, on aime beaucoup faire les choses à la main, à l’ancienne, comme à l’époque ou les imprimeries n’existaient pas encore. Il faut savoir jongler entre le fait d’être à la page, tout en gardant une certaine authenticité. Nous pensons que le papier à encore de belles années devant lui. Mais bon, les choses font que pour ne pas être décrochés, un pro de la com doit se mettre au montage vidéo, à la retouche de photo ou autre.. »

Quel a été votre parcours scolaire avant d’en arriver au métier de professionnel de la communication ?

« J’ai effectué ce qu’on peut qualifier de parcours de base, c’est à dire que j’ai effectué un bac STMG. Mais à aucun moment, je n’aurais pensé que j’ aurais travaillé dans ce domaine. Pour être honnête, j’hésitait entre deux perspectives d’avenir : celle de passer le brevet d’Etat pour devenir professeur de tennis, ce qui n’a aucun rapport avec le domaine de la communication, ou réfléchir à une autre voie. Mais en parallèle, on organisait, mon collègue et moi, de petites organisations, nous étions donc totalement autodidactes. Ce n’est que le jour d’une exposition qu’on s’est rendu compte que les fait de créer des supports tels que des affiches pour attirer la foule, pouvait constituer un métier. On a donc effectué une licence en communication. »

Vous pensez donc que le fait d’être « autodidacte » comme vous l’avez dis, peut être un plus pour un spécialiste de la communication ?

« Tout à fait, cette façon de travailler sans aucune contrainte, sans trop de connaissances techniques et avec une autonomie totale, peut être un bon moyen de dialoguer avec ceux qui regardent nos divers supports. Après, une fois qu’on a apprit à corriger certains petits éléments, tels que la façon de disposer les diverses informations sur un support pour attirer davantage l’attention, on peut produire des choses très efficaces. »

Comment et pourquoi le graphiste que vous êtes est t-il devenu un professionnel de la communication ?

« Il est important de préciser que je ne suis pas passé du graphisme à la communication. Ce sont des domaines extrêmement liés. De plus le terme d’agence de com veut un peu tout et rien dire selon nous, parce que le mot « communication » est très vaste. »

Pensez vous qu’un professionnel de la communication le soit par vocation ou plutôt qu’il le devienne après avoir expérimenté plusieurs voies ?

« Le professionnel de la communication est avant tout quelqu’un qui aime créer, qui aime partager. Et ça a toujours été mon cas. Mais comme je l’ai dis précédemment, je n’aurais jamais pensé devenir un professionnel dans le domaine. Donc je ne sais pas si on peut parler de vocation, mais à l’origine, j’ai toujours ressenti ce besoin de communiquer à travers des types de supports divers. »

Selon vous, quelle atmosphère est t-il préférable de retrouver au sein d’une entreprise de communication ?

« De notre côté, étant donné que nous nous connaissons depuis de nombreuses années, mon collègue et moi, nous savons comment l’un et l’autre fonctionne. De ce fait, il règne une atmosphère de confiance. De plus, il est important de ne pas être régit par des restrictions quelconques. La liberté d’expression, d’imagination , de travail est primordiale. Et de ce côté nous ne rencontrons pas de soucis, puisque que nous travaillons pour notre propre compte dans nos propres locaux. Je crois que tout en étant conscient des impératifs, il faut prendre du plaisir. Si chacun donne du sien, tout se déroule bien en général. »

Merci beaucoup pour ce précieux temps que vous avez bien voulu nous accorder, et bonne continuation.

C’est de cette façon que nous avons conclus l’entretien. Il en ressort que le professionnel interrogé, en la personne de Mathieu, nous a apporté des informations précieuses, qui faisaient à la fois office de renseignements généraux, mais également de conseils, pour nous permettre, jeunes étudiants que nous sommes, d’avancer plus rapidement dans le domaine de l’information-communication. Celui-ci nous a également remis quelques éléments supplémentaires tels que le « City guide », que nous tâcherons de vous présenter lors de notre oral..

Mank Dylan, Rapinier Lionel, Dissafoundou Karl

Retranscription entretien avec « Monstart » par : Bellakbida Amine, Mazouzi Amine, Karababa Daïmi

mardi 18 novembre 2014

Entretien avec Monstart

  • Interview de : Elodie Moï et Jonathan Ouanounou fondateurs de Monstart, réalisé le 04 octobre 2014 à l’antirouille avant la soirée « Boobs are future »

  • Interview menée par Mazouzi Amine, Bellakbida Amine et Karababa Daimï suite à une prise de contact par mail et une réponse favorable à notre demande.

Bonjour Elodie, bonjour Jonathan, pour commencer définissez-nous votre métier, en quoi consiste t-il concrétement ?

  • E: Notre principale activité est organisateur d’évènements, mais nous sommes aussi un collectif d’artiste, il y a avec nous trois DJ, un MC et je m’occupe personnellement de la partie artistique et de la danse.

  • J: Notre métier se définirait par l’organisation de soirée, la promotions d’évènements et aussi de la communication, avec des artistes que nous produisont tels que Jarred Léopard ou Oudini, avec ces deux artistes là nous somme plus en management et développement artistique.

Quelles étaient vos motivations au début ?

  • : Nous ne trouvions pas la scène musicale qui est très représenté à Paris, j’étais un DJ avant tout et je ne retrouvais pas des choses qu’on trouvait ailleurs, il y avait un vrai manque de ce côté là à Montpellier.

  • E: La musique électronique est un vrai art pour nous, c’est une musique renvoi l’image de « drogues », nous voulions alors changer la connotation de cette musique ici.

    D’où notre choix de faire des soirée dans des salles de concert plutôt qu’en club et de montrer de l’art autre part que dans un musée.

Que vous apportes ce métier sur le plan personnel, que faut t-il vraiment pour l’éxercer ?

  • J : Le truc c’est qu’on a la chance de travailler avec notre passion, on s’en sort avec un salaire bas mais on a la chance de travailler pour quelque chose qu’on aime.

    Elodie travail en agence de Brookings pour avoir un complément et moi dans un club à Paris dans l’accueil d’artiste.

    Les qualités nécessaires et si je peut donner quelques conseils, c’est qu’il ne faut pas compter ses heures de travail, il faut être organisé, rigoureux, calme, pas pressé, et surtout, s’associer à quelqu’un de confiance !

Comment est née l’organisation « Monstart », comment vous êtes vous développés ?

– E : Au début, on était un groupe d’amis avec la même passion pour l’art, nous sommes parti de zéro, nous lancions notre évènement dans un petit bar de Montpellier avec l’entrée gratuite, au début il n’y avait que nos amis puis pour évoluer on s’est associée avec un autre collectif « RTB », grâce cette colaboration on a pu gagner en réseau, cela apporte beaucoup de collaborer.

  • J: A la base c’était un délire pas sérieux, nous ne voulions pas que cela soit notre travail à temps plein, au bout de la deuxième année cela avait pris tellement d’ampleur qu’on a décidé de continuer et plus sérieusement.

En rebondissant sur la colaboration, nous avons pu voir que vous avez beaucoup de partenaires (blogs musicaux, boutique…), que vous apportent t-ils concrétement ?

: En générale c’est toujours un échange de visibilité, avec les réseaux sociaux, les flyers, etc…

Après nous avons des partenaires particuliers qui eux vont offrir des biens tels que iTribu qui

offre des iPad, ou des IPods nous avons aussi Monster Shop qui nous offre des tee-shirts ou des sacs comme Kulte, tous ces biens sont mis en jeux pour le public, ces partenaires nous aident à acquérir un statut « cool » grâce aux cadeaux que nous offrons aux gens.

Quelles actions menez vous précisément ?Quelles moyens et compétences sollicitez vous ?

  • J- Nous essayons de réinventé les soirées dites « electro », on mélange le son, les performances artistiques avec de la danse, le chant avec quelques MC

    Concrètement, pour que le publique soit au courant de nos évènements, nous mettons en place des techniques de marketing direct grâce aux affiches, flyer, etc…

    C’est là qu’intervient notre créativité ; on bosse avec des illustrateurs qui travaillent pour de grandes marques de vêtements tels qu’Adidas ou Coq Sportif.

    L’un de ces designer s’appelle Pierre Tys, son travail nous permet de toucher un public un peu plus intéréssés par les tendances graphique.

    Nous sommes aussi sur de la communication web, nous avons des partenariats avec des blogs influent, nous travaillons aussi avec des radio local Divergence FM et Radio Aviva et Rage.

Quels sont les perceptions et retours avez vous de vos soirées ?

  • E : Nous avons un retour direct du public durant nos soirées mais cette question est assez compliquer, nous nous rendons pas compte de notre notoriété, nous n’avons pas d’idée vue de l’intérieur, c’est assez flou…

  • J: C’est à dire qu’on sais pas si les gens viennent pour les têtes d’affiches ou pour nos DJ’s résidents..

    On est connus par les professionels c’est à dire les artistes ou producteur qu’on est amené à croiser souvent durant nos déplacements, après en terme de public c’est casi-impossible de savoir, nous voyons juste l’affluence, on ne s’en rends pas compte mais heureusement qu’il y a les réseaux sociaux, c’est un outil très précieux pour communiquer directement et indirectement avec eux, cela nous permet d’avoir une certaine notion des retours de nos événements.

    Malheureusement, les retours directs de nos soirée se font rare et ce serait un bon point pour nous perfectionner.

Quelles sont les perspectives et ambitions à venir pour votre collectif ?

  • E: Je pense que dans le futur il y aura moins le coté évènementiel, pour se concentrer un peu plus sur le developpement de nos artistes et de leurs carrières.

  • J: On veut quand même garder un ou deux événement sur Montpellier, c’est notre ville quand même ! Mais on veut aussi développer nos artistes à l’extérieur, à Paris par exemple où nous commencons une nouvelle aventure le 2 novembre. A terme, si nous trouvons un partenariat financier avec un alcoolier ou une marque de vêtements, pourquoi pas entamer une tournée en France ou en Espagne !

  • E: A notre échelle pour l’instant, nous sommes sur un statut associatif, Monstart n’est pas notre première activité professionnelle, pour y consacrer plus de temps il faudrait quitter nous boulots actuels..

  • J: Concrètement on tourne à un rythme de 9 événement par an, c’est le maximum pour une association et on a carrément pas le temps d’y consacrer pas le temps de s’y mettre à fond pour l’instant..

    Puis la marque de vêtement « Monstart Collection » est sorti au cours de l’année, c’est une bonne chose et on y travaillera un peu plus quand on freinera un peu les évènements.

Elodie, Jonathan, on vous remercie beaucoup pour le temps que vous nous avez consacrer et des de vos réponses, on vous laisse terminer les préparations de la soirée, à ce soir !

« Bah derien les gars, c’était cool, on se voit ce soir ! »

Bellakbida Amine, Mazouzi Amine, Karababa Daïmi.

Retranscription de l’entretien avec Stéphanie Faure par Hélia AFONSO CALDAS et Irati LE ROIC

mardi 18 novembre 2014

Final interview (4) (2)

Entretien P.P.P du 11 novembre 2014 de Barbara, Itiméd, et Sabah

mardi 18 novembre 2014

Entretien P.P.P du 11, novembre 2014 de Mr. Adil Mouttaqui professionnel dans  l’événementiel 

 

Dans le cadre de notre première année de licence information et communication nous avons eu la tâche d’interroger un professionnel dont le métier est en rapport avec le domaine de la communication. Le choix du métier dans l’événementiel a été déterminer par nos ambitions futures.

Nous avons pris rendez-vous avec un professionnel de la communication qui est spécialisée dans l’événementiel, Mr. Adil Mouttaqui. Nous avons laissé le choix du lieu de l’interview à ce dernier. Nous nous sommes retrouvés dans un café place de la comédie à Montpellier en fin d’après-midi, on peut donc dire que l’interview s’est déroulée dans une atmosphère détendue. Le but de l’interview était de cerner plus précisément le métier de l’événementiel.

Afin d’avoir un entretien fluide, nous avons demandé au professionnel s’il était possible d’enregistrer l’interview à l’aide d’un dictaphone ce qui ne l’a pas dérangé. Avant l’interview il nous avait au préalable précisé qu’il s’occupait de la communication et de l’organisation événementielle.

 

 Itiméd: En quoi consiste le métier de l’événementiel aussi bien la communication et l’organisation ?

Adil Mouttaqui : Moi, je suis un conseiller en communication et organisateur d’événements, donc j’ai cette double compétence. Cette double compétence est très importante quand on veut faire de l’organisation globale. Il n’y a pas un organisateur d’événements, il y a des organisateurs.

On a l’organisation d’événements à client unique c’est dire le client vient et nous commande un événement, ça peut être n’importe quoi, un mariage, une soirée, peu importe donc derrière il n’y aura pas une communication qui va être établie. Par ailleurs, quand on fait de l’événementiel grand public, c’est-à-dire des salons, des foires, etc. Les deux choses les plus importantes c’est l’organisation et la communication parce que sans la communication personne ne viendra. C’est pour cela que cette double compétence est très importante.

Alors, moi j’ai été organisateur de salon donc je peux vous parler un peu plus en détail de ce métier, pour essayer un peu de voir toutes les compétences qu’il faut, et les méthodologies qu’on doit utiliser pour pouvoir mener à bien un salon.

Sabah : C’est tout à fait ce qui nous intéresse.

Adil Mouttaqui : N’hésitez pas à rebondir sur les questions.

Itiméd: Justement, par rapport à l’organisation des salons, j’ai une question qui me vient, travaillez-vous dans une agence, ou vous êtes indépendant ?

Adil Mouttaqui : Tu peux me tutoyer!

Itiméd : D’accord.

Adil Mouttaqui : J’ai une agence de communication et d’organisation d’événements comme tu le sais on fait les deux, c’est à dire que, à la base notre activité principal était de conseillé les entreprises dans leur communication, ça va de la création de l’identité visuelle, à la création de tout le support de communication de site internet etc…

Itiméd: Tu les conseils seulement ?

Adil Mouttaqui : Alors ça s’était notre métier de base, on était une agence de communication, on a fait que ça, puis un jour on s’est rendu compte qu’on avait un potentiel client assez important dans un domaine en particulier, celui du mariage. On s’est dit tiens pourquoi pas leur offrir un nouvel outil de communication qui pourrai les valorisés et en même temps nous ferai une nouvelle activité supplémentaire à rajouter à notre activité principal. On a organisé un salon de mariage, c’est là qu’on a été amené à faire de l’organisation. Donc c’est simple, l’organisation dans un salon consiste à mettre des stands à disposition pendant un week-end pour les clients, pour qu’ils puissent communiquer et aller toucher les cibles qu’ils visent.

 Nous notre souci derrière est de se demander : « Est-ce que le salon marche ? »  «  Et ce qu’il y a un maximum de monde, si on a attiré des visiteurs pour ces clients professionnels ? ». D’où l’importance de la communication dans l’organisation d’événement comme les salons. Le succès d’un salon repose sur deux choses : Le marketing autour du professionnel qui va être exposant, et le marketing autour du visiteur, les clients qui vont venir.

Itiméd: Quand tu dis « on » tu parles de toi et …?

Adil Mouttaqui: Moi et mon associé.

Sabah: Ah donc vous êtes votre propre patron.

Adil Mouttaqui : Exactement, on a notre société.

Sabah: Et ça fait un moment ?

Adil Mouttaqui : Depuis 2010, cela fait 5 ans.

Sabah: Quel a été ton parcours professionnel pour arriver jusqu’ici ?

Adil Mouttaqui : C’est un parcours un peu atypique parce que je n’ai pas fait une formation destinée à la base à la communication et l’organisation. J’ai fait un bac communication et commerce, ça s’appelait STT à l’époque ensuite j’ai fait une licence marketing d’histoire.

Sabah: Ah aucun rapport ! (rires).

Adil Mouttaqui : Oui mais ça reste quand même dans le marketing. On avait vraiment une formation destinée à la gestion de projet, à la communication, au marketing, à la gestion administrative etc.

Sabah: Pas dans le domaine de l’événement ?

Adil Mouttaqui : Pas du tout, donc ensuite je me suis réorienté vers le sport, après ça j’ai travaillé dans le développement durable, donc encore autre chose mais ça restait quand même dans le volé marketing.

Sabah: Oui, le marketing a toujours été le centre.

Adil Mouttaqui : Voilà exactement, donc là je faisais du montage de projet pour les collectivités territoriales c’est-à-dire, on travaillait sur de nouveaux concepts qui se faisaient au Canada en Allemagne etc. Et on essayait de projeter ces projets à l’échelle de la ville de Montpellier, et l’échelle de la ville de Perpignan. On travaillait sur ces deux collectivités. Ensuite, j’avais une passion à côté c’était la création, je suis très créatif, je faisais de la création de logo, de site internet, pour mes amis etc. À la base s’était que ça, et j’avais toujours à côté une philosophie d’autoapprentissage, je me suis toujours auto formé sur beaucoup de choses : Sur la création de sites internet, sur des développements web (Intervention du serveur).

Adil Mouttaqui : J’en étais où ? Je vous parlais de l’autoformation c’est ça

Sabah Itiméd Barbara : Oui ! (En cœur, tout le monde rigole).

Adil Mouttaqui : Je me suis auto-formé sur la création de sites internet etc. Et je me suis également auto-formé à la photo, ça fait depuis un an seulement.

Sabah: Tu touches au domaine de la photographie en permanence ?

Adil Mouttaqui : Ça touche toujours à cet univers-là, dans la publicité …

Itiméd: Et tu trouvais le temps? Parce que la tu dis que tu travailles et que tu t’auto-forme, tu as le temps d’allier les deux ?

Adil Mouttaqui: Oui j’arrive à trouver le temps.

Itiméd: Si je comprends bien tu es multi fonction, tu n’aimes pas rester focalisé sur une seule chose.

Adil Mouttaqui : On est dans une configuration du monde de l’entreprise surtout quand on est petit patron, c’est-à-dire qu’on est à son propre compte. Il faut vraiment être multi compétence donc c’est une question de survie même si c’est dans ma personnalité. Je dis souvent à mes clients de développer d’autres compétences parce qu’ils vont en avoir besoin tôt ou tard. Après je ne vais pas me former à la charcuterie, ça reste dans le domaine. Le maçon va toucher au carrelage à la plomberie, c’est pareil mais dans le domaine du marketing.

 Sabah : Il y a quelqu’un qui t’a formé au métier de l’événementiel ?

Adil Mouttaqui: Non parce que depuis l’âge de 15 ans je faisais énormément de projet associatif, et je faisais pas mal de bénévolat dans les associations. Depuis cet âge-là je participais au festival Révolta de Perpignan, un très grand festival. J’ai toujours été dans l’organisation de ce festival et c’est là que j’ai pris le gout de l’organisation. Je m’occupais des loges etc. Et petit à petit j’ai commencé à toucher un peu plus le métier dans ce domaine. C’est là que je me suis équipé des premières armes.

Sabah: Donc ça t’est venu par passion ?

Adil Mouttaqui: Oui je suis très passionné, comme j’ai dit au début c’est une question de personnalité. Si on veut faire de l’événementiel il ne faut pas compter les heures, c’est clai, s’il y a un métier où il ne faut pas compter les heures c’est bien celui-là. Parce qu’il m’arrivait sur un évènement de ne pas dormir ou seulement deux heures par nuit pendant 15 jours, surtout à l’approche de l’événement.

Sabah: Tout dépend de l’ampleur de l’événement.

Adil Mouttaqui: Voilà, donc quand on veut faire de l’événementiel c’est vraiment et j’insiste une question de personnalité, après tout dépend quel type d’événement dans lequel on veut évoluer et à quel poste. Si on veut être organisateur global, c’est-à-dire celui qui va penser l’événement, qui va tout gérer, qui va chapeauter l’événement là encore c’est la personnalité qui joue le grand rôle, il faut se donner à fond.

Sabah: Il faut avoir des idées, des contacts dans le domaine.

Adil Mouttaqui: De toute façon quand on est dans le domaine de l’entreprise des contacts c’est obligatoire. J’ai créé ma société comme je t’avais dit dans l’ordre du domaine de la communication, j’avais déjà un potentiel  client et c’est à partir de là que j’ai décidé d’organiser des événements moi-même.

Itiméd: Une fois que tu t’es lancé dans la création de ta société tu appréhendais? Tu n’avais pas peur des répercussions que pouvait engendrer le fait d’être son propre patron?

Adil Mouttaqui: Quand on a créé la société de communication on était trois associés à la base. Donc déjà quand on est trois c’est rassurant, et j’avais deux personnes très compétentes avec moi donc je n’ai pas eu de soucis. J’avais un ami qui était plus âgé, une soixantaine d’années qui a de la bouteille, qui avait déjà géré des sociétés dans le milieu administratif. Et j’avais aussi une autre personne qui était chercheur informaticien au CNRS à la base donc il était très pointilleux dans le domaine de l’informatique. On se complétait assez. Un était très technique moi j’étais très marketing, commerce, communication et un était très administratif. Donc on a mutualisé nos compétences au départ pour créer l’agence de communication. On a fait que de la communication pendant deux ans et partir de là, quand on a eu le potentiel client dans ce domaine on a décidé de faire de l’organisation.

Sabah: Vous organisez que des salons qui touchent au mariage?

Adil Mouttaqui: Alors, on a organisé essentiellement que des salons dans le domaine du mariage. On organise également des petites soirées d’entreprise, des soirées réseaux, du Networking. Je ne sais pas si ça vous dit quelque chose ?

Barbara : Non.

Adil Mouttaqui: Dans le monde des entrepreneurs c’est un concept qui vient en France. Il s’est développé d’abord à Paris, nous on a essayé de le reproduire ici à Montpellier. Le Networking c’est des soirées qu’on fait une fois toutes les deux semaines qu’avec des chefs d’entreprises et des entrepreneurs, parce qu’ils sont en général très occupés donc toutes les deux semaines on fait des petites soirées. Le principe est d’échanger des cartes de visite dans une ambiance conviviale.

Itiméd: Les salons et les soirées networking c’est en plus de votre travail de base qui est la communication.

Adil Mouttaqui: Oui voilà, on organise des salons une fois par an et à côté une fois tous les 15 jours on fait une soirée networking avec les entreprises partenaires, les clients etc… On invite les entrepreneurs et les chefs d’entreprise qui ont envie de développer leur réseau, c’est pour ça je disais que le contact est important. On fait des espèces de Speed Dating avec une table face à face pendant deux minutes, on discute: – Alors toi qu’est-ce que tu fais? – Je suis agent immobilier… on s’échange les cartes de visite et on fait des rendements.

Itiméd: C’est des personnes de Montpellier uniquement ?

Adil Mouttaqui: Que de Montpellier, on le fait chez des clients, par exemple on la fait dernièrement chez un client qui a un spa avec un espace restauration au bord de la piscine.

Barbara: En moyenne vous mettez combien de temps pour organiser un événement?

Adil Mouttaqui: Comme je disais ça dépend de l’ampleur de l’événement, le salon il faut un an mais il y a tous les jours quelques choses à faire.

Itiméd: C’est imposant quand même un an.

Adil Mouttaqui: Il faut le penser d’une manière globale quand on chapeaute tout. L’organisation d’un salon consiste à coordonner les corps de métier, les différentes tâches. C’est-à-dire: On a le volet administratif, toutes les autorisations parce que organiser un salon c’est très lourd administrativement donc parfois il faut demander les autorisations 3 à 4 mois à l’avance. Des autorisations a demandé en préfecture, d’autres à la mairie si on veut utiliser un espace public etc. Ça c’est une première chose, ensuite il y a le volet prestataire de service logistique, qui regroupe toutes les installations qu’il faut mettre en place, les lumières, les scènes etc. Donc ça il faut l’organiser presque un an à l’avance parce qu’il faut que le prestataire soit disponible ce jour-là. Ensuite on a le volet partenaire, sponsors, un an à l’avance. En général les dossiers se font toujours en décembre. Par exemple si vous voulez avoir un sponsor pour septembre 2015 il faut leur envoyer le dossier grosso modo novembre 2014. Dans ce cas de figure quand vous touchez à de grands sponsors, des grosses sociétés. Si on veut prendre des sponsors du coin ça reste une question de relation, il suffit d’y aller. Voilà c’est une autre chose.

Itiméd: Au sujet des sponsors, est ce que c’est déjà arrivé qu’ils viennent vous approcher?

Adil Mouttaqui : Oui c’est déjà arriver, pas fréquemment parce qu’ils sont souvent sollicités mais ça arrive quand vous êtes sur un marché de niche. Si on est dans une cible spécifique exemples : Il y a  des sociétés qu’ils veulent communiquer que sur un certain type de salon parce qu’il y a leurs cibles. Je prends l’exemple de Lyca mobile, ils communiquent énormément avec les Africains, Maghrébins donc ils vont être un peu plus à la recherche d’un type d’évènement dans lequel ils vont retrouver leurs cibles.

Itimèd : Est-ce qu’ils t’ont souvent sollicité ?

 Adil Mouttaqui : Les sponsors en général ils ne communiquent pas auprès de n’importe qui c’est-à-dire qu’ils vont sélectionner l’événement auquel ils vont associer leur image, c’est très important donc ils regardent un minimum la crédibilité de l’événement, les organisateurs, l’ancienneté de événement et surtout l’objectif marketing des nombreuses cibles qu’ils vont toucher.

Un événement qui va rapporter 1000 visiteurs et qui va être diffusé à la télé, dans tous les journaux etc. aura beaucoup plus d’impact sur le retour marketing pour les sociétés et sponsors qu’un petit événement qui a lieu dans un petit village où il y aura 200 personnes.

Itimed : Et les salons du mariage sont reconnus en France ?

Adil Mouttaqui : Oui très, en général tous les organisateurs se connaissent quasiment il y a un salon par grandes villes parfois il peut y avoir 2 mais ce n’est jamais durable souvent, il y en a qu’un ça c’est vraiment spécifique au mariage.

Sabah: Et tu penses que vous avez de la notoriété dans le domaine puisque cela fait un moment que vous organiser ça ? Donc ça doit être plus facile pour vous de trouver des sponsors.

Adil Mouttaqui: Ce n’est pas si facile, même si on a de la notoriété il faut savoir aussi convaincre. Les grandes entreprises fonctionnent vraiment sur une logique business, c’est-à-dire «Est-ce que l’événement va me rapporter quelque chose ou pas ».

Sabah : Est-ce que l’événement cible ma clientèle ?

Adil Mouttaqui : Si tu es en capacité de leur rapporter une réserve de cible qu’ils veulent toucher ils vont te sponsoriser, mais encore faut-il leur démontrer les moyens pour y arriver. C’est ce qu’on appelle les kits médias, les dossiers sponsoring : Par exemple, si l’année dernière tu as eu 1 000 visiteurs tu vas encore leur démontrer comment tu vas pouvoir ramener 10 000 visiteurs cette année « Donc voilà, je vais communiquer dans tels endroits… dans tels endroits.»

Sabah : Et du coup vos salons font combien d’entrée ?

Adil Mouttaqui : Nous sur Montpellier on fait à peu près 3 000 visiteurs.

Sabah : C’est un nombre convenable pour ce genre d’événement ?

Adil Mouttaqui : Oui parce que là on est sur un marché de niche…

Sabah : Qu’est-ce que tu entends par marché de niche ?

Adil Mouttaqui : C’est-à-dire qu’on est sur une cible spécifique, on ne va pas toucher tout le monde, ce n’est pas comme la foire exposition, le salon de la pêche ça va attirer que les pécheurs.

Barbara : Vous avez organisé combien d’événement à ce jour?

Adil Mouttaqui : Une dizaine.

Sabah : Et là le prochain salon de mariage il est pour quand ?

Adil Mouttaqui : On a décidé d’arrêter de le faire à Montpellier parce que le contexte économique dans ce domaine professionnel s’est amoindri. Quand on est organisateur de salon faut savoir que les premiers clients ce ne sont pas les visiteurs mais les professionnelles, si ça ne marche pas sur les professionnelles il y aura automatiquement une répercussion négative sur les organisateurs du salon.

Sabah : Et maintenant vous allez faire quoi ?

Adil Mouttaqui : Notre métier principal : La communication après c’est une question de feeling si un jour on sent qu’il y a quelque chose à faire on va l’exploiter.

Sabah : C’est un métier ou il faut toujours sentir les tendances.

Adil Mouttaqui : Exactement, je vais vous donner un exemple précis : Il y a un organisateur ici à Montpellier, quand il a vu que la loi du mariage pour tous allait passer, il a organisé le premier salon du mariage pour tous. Montpellier, la ville où s’est déroulé le premier mariage gay en France.

Itiméd : Il faut s’adapter à l’actualité.

Adil Mouttaqui : Exactement, mais même si l’idée était bonne ça n’a pas trop marché. Il faut étudier la faisabilité.

Sabah : Est-ce que ça a était mal exploiter ?

Adil Mouttaqui : Non, parce que même s’il y a eu beaucoup de bruit autour de ça sur la valeur économique, le marché n’est pas encore là c’est pour ça que le marketing est hyper important, il faut étudier la cible : D’accord, il y a beaucoup d’homosexuel, mais la question qu’il faut se poser c’est « Est ce qu’ils veulent vraiment se marier ? ».

Itiméd : Il y a de la concurrence dans le milieu de l’événementielle ?

Adil Mouttaqui : C’est un milieu très concurrentiel.

Sabah : Il faut toujours innové ?

Adil Mouttaqui : Constamment.

Itiméd : Donc tu empiètes beaucoup sur ta vie personnelle.

Adil Mouttaqui : Du moment qu’on est à son propre compte, tout le temps. En plus les salons se déroulent souvent le week-end. Un événement c’est avant, pendant, après :

Avant il y a toute la préparation qui va durer un an quand il s’agit par exemple du salon, pendant la période du salon c’est la zone rouge même un mois avant, et après le salon tu as une semaine pour veiller à ce que le matériel soit bien rendu et vient par la suite le bilan : Il faut recontacter les professionnels, les partenaires, leur envoyer les photos et leur faire un compte rendu. Recontacter aussi les médias, c’est quand on veut être professionnel et rigoureux, surtout quand on veut travailler dans la durée.

Itimèd : Par rapport au relance, à la pub, par exemple le salon tu utilises quels médias (la presse, réseaux sociaux, radio…) ?

Adil Mouttaqui : Je reviens encore sur ce que je disais au début, quand on est organisateur d’événement grand public, c’est la différence entre l’événement à client unique, c’est-à-dire que quand on va toucher les visiteurs il faut avoir une approche, non seulement de communication mais aussi une approche marketing parce qu’on veut viser une cible, il faut la connaitre. Il faut savoir où elle va pour choisir le meilleur support de communication à utiliser pour la toucher. Exemple : Si on fait le salon des jeux vidéo, ça va toucher les réseaux sociaux, les jeunes n’écoutent pas Fleur Bleu Roussillon donc il vaut mieux faire la pub sur Fun Radio.

Il y’a un autre travail derrière, c’est une question budgétaire, faut parfois être innovant pour pouvoir se démarquer et savoir que la communication et la régie pub coûtent très cher. Tout dépend de l’ampleur de l’événement : à porte de Versailles ou comme le salon annuel de la mode. Ce sont des événements à gros budget donc ils peuvent se permettre de mettre en place de grosses campagnes de pub, contrairement à un petit salon à l’échelle d’une ville comme Montpellier, on est obligé de penser différemment, on ne peut pas faire 15 000 pubs sur Fun Radio parce qu’on n’a pas forcément le budget donc il faut aussi sélectionner le rapport entre le support et le coût.

Barbara : Vous avez déjà connu des échecs ?

Adil Mouttaqui: Oui, dans l’événementiel ça arrive très fréquemment.

Barbara : Par rapport à quoi ?

Adil Mouttaqui : Le facteur risques dans l’événementiel est hyper important quand il faut travailler dans une logique de gestion de projet. Quand on démarre un projet professionnel il y a un volet à voir dès le départ, c’est la gestion des risques qui peuvent nous tomber dessus et faire capoter l’évènement

Itimed : Il faut donc tout faire pour les éviter.

Adil Mouttaqui : Exactement il faut minimiser au maximum le facteur risque: La pluie pendant un concert en plein air, il n’y aura donc pas de visiteurs, conséquence, pas d’argent. Il peut y avoir un accident à cause d’un problème qui arrive sur place. Ne pas avoir le succès attendu, il n’y a rien de pire.

Sabah : C’est vraiment la chance ?

Adil Mouttaqui: Franchement, je ne crois pas à la chance dans l’évènement, c’est vraiment un des métiers ou il faut être le plus pointilleux possible.

 Itimed : Tout doit être pensé à l’avance.

Adil Mouttaqui : Rien ne doit être au hasard.

Sabah : Mais la pluie, on ne peut pas l’éviter !

Adil Mouttaqui: Il faut prévoir un plan B quand tu sais que ton événement va être pendant un jour pluvieux, tu ne pourras pas si ton événement doit se dérouler en plein air comme un concert par exemple, la solution de repris est compliqué. Par ailleurs, quand on organise un mariage pour un client, on va faire un buffet dînatoire dans le jardin, l’organisateur de l’événement prévoit 2 ou 3 tonnelles, c’est ça la gestion des risques, il faut toujours prévoir. Quand on est déjà lié sur l’aspect commercial et qu’on veut s’engager selon un  projet, il faut bien calculer à qui ton évènement s’adresse et vraiment pas se demander si on aura de la chance ou pas.

Itimed : Est-ce que tu as déjà été amené à travailler avec un concurrent ?

Adil Mouttaqui : On travaille beaucoup avec les confrères. On travaille souvent avec d’autres organisateurs d’événement, on se prête le matériel, on s’envoie les contacts etc. Du coup on ne les considère plus comme des concurrents parce qu’on sait que le marché dans lequel on évolue à de la place pour tout le monde.

Sabah : Mais ça c’est que pour les petites boites pas les grandes ?

Adil : Oui, mais c’est selon des échelles humaines on va dire.

Itimed : Est-ce que tu estimes que ta boite a de l’ampleur ? C’est une grosse, moyenne ou une petite boite ?

Adil Mouttaqui: Non c’est une petite structure, on n’est rien dans l’événementiel quand on compare avec ceux qui organisent par exemple la foire exposition, c’est un très gros événement, il faut avoir une bonne structure et des reins solide derrière pour l’organiser parce que le facteur risque est beaucoup plus important.

Sabah : Et au niveau financier ? Je ne sais pas si ça se compte en évènement.

Adil Mouttaqui : Comment ça ?

Itiméd : Quand on fait que de l’événementiel, les ressources sont aléatoires ?

Adil Mouttaqui : Oui c’est très aléatoire, tout dépend de la configuration de l’entreprise, si tu es organisateur d’événement et que tu vis que de ça il faut que tu fasses plusieurs événements. Au minimum un par mois sauf si tu fais de gros événements comme celui de la foire exposition. Dans cet exemple le budget est colossal donc tu peux te permettre d’en faire un ou deux par an seulement, les petits événements en revanche vont dépendre de leur fréquence.

Itimed : Donc pour toi ce n’est pas suffisant ?

Adil Mouttaqui: Oui, c’est pour ça que dans mon cas de figure les événements reste un plus.  C’est vraiment une activité secondaire qui découle de mon métier de base. C’est un levier qui me permet d’avoir de nouvelles ressources et de nouveaux clients.

Itimed : Et la photographie ?

Adil Mouttaqui : C’est une démarche personnelle. Étant donné que j’ai beaucoup de client dans le domaine de la mode, je me retrouve souvent à travailler avec beaucoup de photographes, il faut donc avoir la bonne photo pour faire la bonne pub. Au bout d’un moment il y a des photographes qui nous énervent, qui ne font pas ce que l’on veut et qui ne rendent pas le travail à temps. Ça m’a donc motivé à tenter et voir ce que je pourrai donner dans la photographie pour éviter ces inconvénients. J’ai constaté lorsqu’on s’y met sérieusement ça prend très vite, et on a envie de persévérer.

Itimèd : Autodidacte pour la photo aussi.

Adil Mouttaqui: Oui

Sabah : Tu es vraiment passionné.

Adil Mouttaqui: Oui, soit tu fais les choses à fond soit tu ne fais rien, ce n’est pas la peine de le faire à moitié.

Barbara : Quels conseils donneraient tu as à quelqu’un qui veut se lancer dans le domaine de l’événementiel ou de la communication?

Adil Mouttaqui : C’est réfléchir à sa personnalité, après c’est une question qu’il faut se poser dans n’importe quel domaine où l’on veut évoluer. C’est une approche très anglo-saxonne, différente de l’approche française où l’on regarde les différents diplômes. « Est-ce que j’ai fait les bonnes études ? », quand on veut être à son compte, il faut enlever ce logiciel et réfléchir d’une autre manière, il vaut mieux se demander : « Est-ce que ma personnalité est cohérente par rapport au projet que je veux faire ? ». Si je suis quelqu’un d’introvertie, que je n’aime pas trop parler aux gens et que je préfère rester derrière mon petit ordinateur, je vais me diriger vers l’informatique, ce n’est donc pas la peine que j’aille essayer d’être animateur d’événements ou je vais être souvent confronté à du monde etc. Quand on veut faire un choix comme celui-ci il ne faut pas hésiter, ne pas laisser place au doute.

Itimed : Quelles sont qualités requises pour un organisateur ?

Adil Mouttaqui : Pour être un organisateur global, il faut être comme une girafe : La tête dans les étoiles et les pieds sur terre.

Sabah : C’est avoir de l’ambition, c’est ça ?

Adil Mouttaqui: Avoir de l’ambition oui ça peut en faire partie, si l’on veut faire d’énormes projets. La tête dans les étoiles c’est être innovant, réfléchir à de nouveaux concepts pour se démarquer, et être pragmatique derrière pour pouvoir modéliser ton idée. Ça ne sert à rien de se dire « Tiens, je vais faire … si derrière ce n’est pas réalisable ». C’est la raison pour laquelle modéliser ton idée est hyper importante, car il y a beaucoup de facteurs qui vont rentrer en jeu très rapidement, comme les ressources financières, le contexte économique ect.

 Itimed : C’est l’étape la plus complexe ? Il faut faire confiance à son instinct.

Adil Mouttaqui: La confiance est l’élément moteur. Et oui c’est dur d’avoir une idée utopique, un peu original et la modéliser pour la rendre réalisable, c’est vraiment très dur.

Barbara : Est-ce que tu as des informations supplémentaires qu’on n’aurait pas abordées ?

Adil Mouttaqui : Euh… Non, je ne vois pas.

Itimed : Ah tiens justement, est-ce que tu préfères la communication ou l’organisation ?

Adil Mouttaqui : J’aime les deux parce que c’est extrêmement lié et je ne pense pas pouvoir faire l’un sans l’autre, il faut savoir combiner les deux. Quand je me suis lancé, au départ il y avait des choses que je ne savais pas faire comme au niveau administratif ou encore la logistique, on en apprend tous les jours. Mais c’est important de comprendre d’une manière globale, ça permet de mieux gérer le prestataire que tu vas employer.

Si je devais retenir une chose par rapport à ça, c’est le volet marketing de base et bien étudier la cible qu’on vise.

Barbara : Si aujourd’hui je voudrais devenir organisatrice sans avoir fini mes études, est-ce possible ?

Adil Mouttaqui : Bien sûr, c’est possible, tout est question de personnalité surtout quand on part de rien parce qu’il va falloir te mettre en avant, que tu rencontres du monde, que tu sois crédible aux yeux des gens pour qu’ils te fassent confiance. Tu vas commencer avec un petit événement, puis un deuxième, puis tu vas te ramasser « la gueule », et c’est à ce moment qu’il faudra prendre sur soi, avoir confiance et se dire : « Bon, ça arrive ! », beaucoup d’organisateurs arrêtent après un échec.

Itimed : C’est vraiment ton parcours qui t’a amené à te spécialiser dans ce domaine ?

Adil Mouttaqui : Oui.

Itimed : C’était un plus parce que ton parcours t’a permis de connaître du monde.

Adil Mouttaqui : C’est la raison pour laquelle il est primordial de bouger quand on est jeune. Il ne faut pas rentrer dans cette démarche vieille France où tu sors de ton Bac, que tu vas à la Fac et tu restes qu’à la Fac, c’est une grosse erreur ! Il faut faire d’autres choses, sortir, faire du bénévolat, s’ouvrir au monde qui t’entour tout simplement. Tu construis ta personne grâce à toutes ces petites choses qui vont être autour de tes études, et tu vas te rendre compte que tes études ne t’ont apporté que quelques méthodologies et la capacité à réfléchir.

Quand j’étais encore à la fac, j’étais bénévole dans une association qui faisait des projets dans le développement durable, et je me retrouvais souvent à aller voir des élues. Le jour où je me suis mis à mon compte, j’ai eu besoin d’autorisation pour des projets, le contact étant déjà établi avec ces derniers, j’ai donc franchis énormément de choses juste avec mon bénévolat. Les élus te connaissent, ils savent que tu es sérieux, qu’ils ont pu te faire confiance d’une manière volontaire dans le passé sans que ça t’apporte quelque chose matériellement parlant, donc quand ils voient que tu les approches pour ta personne on va dire, automatiquement ça aura une retombé positive.

 

 

 

L’interview s’achève naturellement avec cette dernière réponse, et d’une astuce de notre interviewer.

Adil Mouttaqui: Si je peux vous apporter une petite astuce de journaliste : Pour faire parler l’interviewer, tu répètes seulement sa dernière phrase, par la suite il argumentera toujours.

Notre interview aura durée 57 minutes. Pour compléter la discussion, le professionnel nous à envoyer un lien de conseils de Steve Jobs : http://www.randstad.fr/blog/conseils-candidats/5-lecons-steve-jobs-vie-job/

Entretien avec Frédéric Amadon, journaliste au Midi Libre

mardi 18 novembre 2014

Midi LIbreNotre groupe a décidé d’interviewer dans le cadre d’un entretien professionnel monsieur Frédéric Amadon, journaliste au Midi Libre. Notre interview, d’une durée d’environ trente minutes, s’est déroulée dans les locaux du Midi Libre dans le centre-ville de Lunel.

– Tout d’abord, quel a été votre parcours scolaire et professionnel ?
Frédéric Amadon : Je suis détenteur d’un Bac B comme on disait à l’époque, l’équivalent du Bac ES de nos jours. Je me suis ensuite dirigé du côté de Science Po Lyon, un passage qui a été plus court que prévu. J’ai par la suite validé une maîtrise d’histoire (ndlr : l’équivalent du master actuel) et préparé du côté de Paris un concours qui n’avait alors rien à voir avec le journalisme. J’ai ensuite fait des stages en convention avec la Sorbonne avant d’obtenir mes premiers contrats à durée déterminée : quelques remplacements classiques pendant l’été ou les congés, avant d’avoir mon premier CDI.

– Gardez-vous de bons souvenirs de cette période scolaire ?
F.A. : Oui, de très bons souvenir, surtout que je suis resté étudiant très longtemps (rires). Être étudiant, c’est très agréable ! J’aimais bien ce côté généraliste après le Baccalauréat.

– Comment s’organise votre semaine ?
F.A. : C’est très variable d’une agence à une autre. De notre côté, à Lunel, on organise une réunion hebdomadaire le lundi avec les gens qui sont présents (certains étant au repos). On évoque tous les sujets qui vont être traités pendant la semaine. Chacun fait des propositions d’articles en fonction d’un agenda et des pages thématiques à respecter. C’est une réunion qui dure quand même entre une et deux heures. Le reste de la semaine, on fait quelques petits points rapides en début de journée pendant cinq-dix minutes pour voir s’il y a des changements, car notre agenda peut être perturbé par l’actualité chaude, qu’on ne peut bien évidemment pas programmer.

– Et justement, concernant cette actualité chaude et imprévisible, comment vous repartissez-vous le travail ?
F.A. : C’est celui qui est le plus à même et le plus disponible qui est emmené à intervenir dans ces cas là. Si quelqu’un a un domaine de prédilection, c’est alors lui qui va s’en occuper.

– Quelles sont vos méthodes de travail ? (sources d’informations, matériel utilisé, …)
F.A. : Nos méthodes de travail deviennent au bout d’un certain temps assez automatiques. Étant donné que nous ne sommes pas dans un grand secteur, nos sources sont des gens que nous sommes emmenés à revoir assez régulièrement. C’est au fil du temps que se constitue un réseau de proximité. Au niveau du matériel utilisé, nous sommes extrêmement polyvalents. On est une petite équipe, une agence de quatre personnes. On s’occupe donc de la maquette, des textes, de la photo… on fait absolument tout, sauf le ménage ! Plus sérieusement, on est de plus en plus polyvalents dans ce métier, dans d’autres agences il existe de moins en moins de photographes professionnels.

– Pratiquez-vous les langues dans l’exercice de votre métier ? Si oui, pensez-vous qu’elles constituent un réel atout par rapport à d’autres journalistes ?
F.A. : Quasiment jamais ici. En PQR (Presse Quotidienne Régionale), c’est assez inutile, on doit bien avoir affaire à un ou deux anglais dans l’année mais s’ils viennent nous voir, c’est qu’en général ils parlent eux-mêmes le français…

– Quelles sont vos relations avec les journalistes d’un média concurrent ? Existe t-il une forme de rivalité entre confrères ?
F.A. : Pour parler spécifiquement de notre cas avec nos confrères de l’Hérault du Jour, nous entretenons de très bonnes relations, il n’existe aucun problème de rivalité. Nous sommes dans une position un peu « hégémonique » par rapport à eux, ce qui ne nous empêche pas de leur rendre quelques services, et vice-versa. Si l’un d’entre nous a raté une info, l’autre lui donnera sans sourciller.

– Quels sont, selon vous, les aspects positifs et négatifs du métier de journaliste ?
F.A. : Tout d’abord, on traite rarement des mêmes choses deux jours d’affilés, ce qui est selon moi un bon point. L’aspect relationnel, on rencontre beaucoup de gens très intéressants venant de tous milieux, des gens toxiques aussi… Il y a de tout, donc c’est assez formateur. Comme je disais, on écrit des choses qui sont rarement les mêmes d’un jour à l’autre, ce qui implique une certaine ouverture d’esprit. Il existe des métiers où on a tendance à rester clos, fermés, … Dans le journalisme, on a besoin d’aller auprès des autres. Pour le côté négatif, disons que la vie de famille est altérée… Nos horaires sont flexibles, on est emmenés à travailler les jours fériés, on se doit d’être mobile aussi, étant donné qu’il existe une clause de mobilité dans nos contrats. On peut être emmené à déménager s’il le faut. On sacrifie une partie de ses relations avec sa famille, ses amis.

– Et du coup, a t-on tendance à tisser plus de liens avec nos collègues du bureau ?
F.A. : Non, pas forcément. Le métier de journaliste est un métier très individualiste. Même si ce sont les personnes avec qui l’on passe le plus de temps, ce sont rarement nos amis les plus proches.

– Quelles sont les qualités à avoir ou à développer chez un bon journaliste ?
F.A. : La souplesse d’esprit, la curiosité, la rapidité d’écriture,… On peut aussi parler de l’esprit critique, même si ce n’est pas forcément pour tout le monde. Ça dépend des journaux, des journalistes, certains ont ce besoin de s’insérer dans un milieu notable qui aime bien graviter là-dedans.

– Avez-vous, dans le monde du journalisme, une personne que vous considérez comme un « exemple » ou que vous appréciez particulièrement ?
F.A. : Je dirais Florence Aubenat, même si ce n’est pas très original. Anna Politkovskaïa également, qui s’est faite tuée en Russie. Des gens qui s’immergent totalement dans un milieu et qui prennent le temps de faire un vrai travail.

– Vous ont-elles donné envie de faire ce métier ?
F.A. : Vous savez, quand on est étudiant, on ne connaît pas grand chose du métier de journaliste (rires) ! Nos modèles, quand on est jeune, sont des gens qui vont au fond des choses et qui en ont le temps… Mais dans la réalité du métier, on se doit de rendre des papiers en quelques heures, on se doit d’aller très vite… Du coup, ce sont des modèles extrêmement idéalisés et qui ne correspondent pas à ce que l’on peut se permettre de faire.

– On a tendance à coller des étiquettes aux lecteurs des divers journaux. Comment décririez-vous un lecteur « type » du Midi Libre, journal pour lequel vous travaillez ? (si bien sûr vous êtes d’accord avec cette notion d’étiquette)
F.A. : Un lecteur du Midi Libre, c’est déjà un lecteur qui est de plus en plus âgé, c’est un fait. Je dirais autour des 50 ans. Il vient d’une génération assez habituée au journaux quotidiens. Autrement, c’est quelqu’un qui est dans un cadre ou milieu de décision économique et politique et qui en a besoin professionnellement.

– Avez vous, depuis le début de votre carrière, été l’auteur d’un travail (article, reportage…) dont vous êtes particulièrement fier ?
F.A. : C’est un peu compliqué à expliquer, c’était un article concernant une multinationale qui détenait une société, où plusieurs salariés ont été licenciés pour insuffisance de résultats alors qu’ils venaient d’être mutés de manière autoritaire. Ces personnes ont été mis dehors de manière un peu brutale, j’ai donc pris le temps d’en contacter plusieurs d’entre elles afin de montrer le mécanisme de la multinationale mère qui rachète des sociétés, la dépèce, vire des cadre… Bon, cela m’a emmené au devant d’un tribunal à Paris. Heureusement, on a gagné ! Mais c’était un des rares moments où j’ai pu passer deux ou trois semaines en totale immersion, et je pense effectivement avoir fourni un travail qui tenait la route. C’est donc un bon souvenir

– Et à contrario, avez-vous déjà reçu certains retours négatifs vis-à-vis d’un travail dont vous êtes à l’origine ?
F.A. : Honnêtement, je n’ai jamais été confronté à cela. Ce qui me dérange plus, c’est quand on se fait manipuler… Parfois par des supérieurs, parfois par des personnes qui nous utilisent sur une information pour en déstabiliser une autre ou pour dire du mal en ne donnant qu’une partie de la réalité. Vous savez, en général, quand un interlocuteur nous donne une info, c’est parce que ça l’arrange, pas par charité ou par opération du Saint-Esprit… Au début, quand on arrive dans une agence ou quand on est jeune, par naïveté souvent, on peut se faire manipuler par quelqu’un qui va certes nous donner une information, mais qui est surtout partial et partiel. C’est tout de suite moins agréable quand on se rend compte que l’on s’est fait manipuler quelques jours après.

 

Propos recueillis par : GERONDARAS Jean-Nicolas, GUILLEN Lucas, STANCHESCU Dorin

 

Retranscription de l’entretien professionnel de Thomas SAUGNIER et Louis TRUDELLE

mardi 18 novembre 2014

Dans le cadre du travail de projet professionnel personnalisé, nous avons pris contact avec Christian Valenzuela, PDG de l’agence Bankai design à Orange (84). L’entretien s’est déroulé dans l’établissement voisin EASY-DEAL. En lui exposant le contrat déontologique , nous avons pu enregistré cette interview équipé d’un micro et d’un ordinateur d’une durée de 32 minutes affichée ci-dessous.

Bonjour M. Valenzuela, je me présente Thomas ainsi que Louis étudiants en première année Information-Communication à Montpellier,pourriez-vous vous présentez et décrire votre parcours jusqu’à aujourd’hui ?

Bonjour je m’appelle M. Valenzuela Christian, gérant de la structure Bankai Design qui est une agence de communication créée il y a 5 ans. Mon parcours professionnel est un peu atypique, à la base j’ai effectué un Bac+5 en enseignement D’EPS. En plus de mon cursus, j’ai fais un Master en management du sport avec de la communication etc. Puis pendant ma phase d’étudiant je travaillais à côté pour Intel.Commercial où j’ai approché de près la communication un peu plus institutionnelle et sur un laps de temps et une projection. C’est quelquechose qui m’a interessé. Par la suite au cour de la création de mes différentes sociétés, a commencé par Bankai. J’ai alors décidé de monter une équipe pour travailler sur la communication, puisque ma première société a besoin de communiquer.

Nous aimerions savoir précisément ce qui vous a conduit dans e domaine de la communication et pourquoi avoir monté votre propre entreprise ? (Louis)

Le projet est simple, il est parti donc de la première société que j’ai monté il y a 10 ans prénommé Easy Deal, une société informatique et j’aime comme envie et projection de pouvoir développer ma société en franchise. Malgré que nous soyons une petite PME, je souhaitais apporter une clarté dans la communication. Aujourd’hui les sociétés de la communication on beaucoup évolué notamment autour du Web et de l’Informatique donc j’ai pensé à monter une équipe puisque nous avions quand même la demande. Souvent on fait l’amalgame pour créer un site web or c’est 2 métiers sont totalement différents. Partant de ce postulat, j’ai décidé de jouer sur 2 tableaux à la fois pour pouvoir faire évoluer mon entreprise sur la communication et en même temps proposer des services sur un cœur de métier qu’on maîtrisait déjà au niveau de la technique. C’est pour cela que Bankai est né.

Pourquoi avoir choisi de nommer l’entreprise ainsi ? (Thomas)

Bankai c’est un petit clin d’œil. Je suis avant tout resté un grand enfant et Bankai fait partie d’un dessin animé japonais que j’avais bien apprécie. Cela a été plus parlant parce qu’en fait Bankai me correspond dans ce dessin animé, au dépassement de soi et passer à une nouvelle étape à un niveau supérieur. Et pour moi le « Bankai » entre guillemet, c’est une évolution quelque chose de positif, de plus puissant ,de plus fort. Dans la communication cela se traduit par de nouvelles idées, de nouveaux concepts, quelque chose de différent. Donc c’est pour cela que j’ai choisi ce nom-là, ensuite c’est un nom qui est assez court, on en joue aussi : « Banzai, Bancal et caetera… ». Cela marque quand même un petit peu les esprits mais si ce n’est pas forcément comme cela que je le souhaiterais mais on se rappelle aussi de nous comme ça.

Quelles sont vos responsabilités au sein de cette entreprise ? (Louis)

Les responsabilités sont simples, actuellement je suis le gérant à 100% je n’ai pas d’associé. Dans cette structure-là, je l’ai organisé avec des personnes en autonomie donc nous possédons une responsable d’agence, un commercial, on a aussi un designer mais aussi un ingénieur en code de vol, spécialisé dans la mobilité. Mon rôle est essentiellement considéré comme l’apporteur d’affaire au niveau de Easy-Deal. Il y a ensuite des gestions de projet exécutées en parallèles pour la plupart des clients, étant alors au courant de tout ce qui se passe dans cette structure-là. Je participe aussi à ce qu’on appelle le Brainstorming. Cela permet de nous retrouver tous et de travailler en équipe parce que toutes les idées sont bonnes à prendre, simplement il y a des tris à faire. Mon rôle est plus de superviser et d’être d’accord par exemple sur un prix que l’on va proposer par rapport à une prestation, en fonction du temps que cela va prendre en fonction de mes employés et aussi de la technicité, de la portée et de l’entreprise à laquelle on est confronté.

Comment arrivez-vous à occuper une place importante au sein de deux entreprises ? (Thomas)

En pratique dans ma manière de manager, certes je peux avoir le dernier mot mais je fais confiance avant tout à mon équipe qui sont de vrais professionnels dans la communication. Mon designer aura une sensibilité que je n’ai pas,mon ingénieur maîtrise les codes bien mieux que moi et me conseille dans la gestion du projet. Je ne peux dire que j’ai la position dominante à tous niveaux, mais il serait je pense bête de ne pas s’appuyer sur les compétences et qualités de chacun pour mener à bien la structure. Le rôle d’un patron est de mener à bien sa barque, pour ça « il faut ménager sa monture » si on veut aller loin.

A qui s’adressent vos services et pour quel genre de client ? (Louis)

Les services s’adressent principalement aux professionnels, puisque les particuliers sont très peu sensible lorsque l’on parle de coûts. Les services sont très vastes au sein de Bankai, nous ne sommes pas spécialisés dans le web particulièrement mais nous sommes une agence de communication interactive. On est capable de travailler sur plusieurs types de supports : papier, numérique, et c’est pour cela que chaque personne au sein de Bankai possède une compétence spécifique. Le responsable d’agence a fréquenté le milieu de l’imprimerie pendant 9 ans, et aussi spécialisé dans le domaine des vins. Il apporte une expertise dans l’impression et les étiquettes. Le designer travaille notamment sur la partie web-design, l’ingénieur quant à lui est banalisé contre les parties de développement et est capable de tout développé de A à Z. Aujourd’hui nous n’avons aucunes contraintes techniques pour réaliser certains projets, par contre il est évident que notre structure reste à taille humaine et nous ne pouvons prétendre à des projets de grandes envergures sauf en se raccrochant au système étoilé avec d’autres confrères. Néanmoins cela nous permet d’avoir une équipe impactante et dotée d’un vrai professionnalisme. Cela se ressent à travers nos sites et la réalisation.

Quel est votre point de vue sur l’évolution des techniques employées dans la communication ? (Thomas)

Cela dépend à quelle site on s’adresse et avec le professionnel avec qui l’on va travailler. On peut dire que nous sommes rentrés dans un monde interconnecté, les objets connectés en sont la preuve et les prémices. La publicité via Internet a pris une ampleur phénoménal, on a observé une vague d’e-mailing considéré désormais comme un spam par exemple ceux que l’on a en boîte aux lettres. On va alors essayé de maximisé le retour sur l’information par rapport aux projets menés pour juger de la pertinence de la communication, à notre sens elle doit être quantifiable comme nous le permet l’outil informatique. L’évolution est alors appréciable et mesurable, c’est aussi une manière de montrer au client qu’il peut mesurer son investissement.

Comment Bankai design s’adapte face à ces nouvelles tendances ? (Louis)

Il y a toujours une phase par mois où l’équipe a un décrochage de travail, elle ne va pas être sollicité pour travailler sur un dossier mais plutôt pour étudier ce qui se fait de nouveau ailleurs, les nouvelles technologies et tendances, de manière à rester informer de ce qui est en train de se profiler. A partir de là, c’est possible qu’il y aient des formations envisagés pour atteindre des compétences visées ou au contraire renforcer certaines compétences que l’on a déjà. Le fait de créer ne pose pas de limite, les moyens eux évoluent. L’enjeu est de maîtriser les outils du mieux que l’on peut, pour répondre aux besoin infimes du client.

Quels sont les avantages et les inconvénients de votre métier ? (Thomas)

Les avantages je dirai… on est confronté a tout domaines d’activités , ce qui est assez plaisant .On a travaillé aussi sur des projet moins agréables tel que le nettoyage des sols et des ordures des choses comme ça ,sur des casses , mais aussi sur l’Afrique , on a travaillé sur les domaines de vins , on travaille sur des marques d’automobiles donc il y a énormément de variables dans nos clients ce qui est une richesse car on découvre ce domaine , ces activités , leurs problématiques et c’est toujours agréables de voir le résultats a la fin du projet ; les résultats sont toujours différents et c’est agréable . Les inconvénients et bien…on le sait tous en France le budget qui est souvent amputée est celui de la communication . C’est logique d’un coté financier donc on peut dire que le métier de la communication est malmenée comparé a d’autre secteurs et il est très difficile d’arriver a percer dans ce domaine d’évoluer et de grandir .Surtout comme une ville comme orange alors que sur Montpellier ou Nîmes cela aurait été plus facile car il y a beaucoup plus de demande .

Est-il facile de concilier vie privée et vie professionnelle quand on occupe une place aussi importante ? (Louis)

Alors ça c’est la question la plus facile a répondre pour un chef d’entreprise (rires) non , ce n’est pas du tout facile , c’est un choix que l’on fais par plaisir , par envie puis cela devient une imposition . vous n’arrêtez jamais de travailler car vous êtes considéré comme le « chef » vous devez tout contrôler . En terme d’horaires c’est du 6 jours sur 7 voir 7 sur 7 , cela fait 7 ans que je n’ai pas pris de vacances , la vie privée est un petit peu occulté .J’ai 37 ans pas marié pas d’enfant et ce n’est pas que je n’ai pas envie , accrocher vous a une personne qui a envie de travailler , c’est pas évident .Mais ce n’est pas quelque chose qui m’insupporte car sinon j’aurai craqué depuis bien longtemps .

Qu’est ce qui vous a conduit réellement dans le domaine de la communication ? (Thomas)

J’ai comme objectif de développer ma structure en franchise , les budgets de communication sont intenses si on veut communiquer réellement il faut une régularité et pour moi phase de création plus mise en place cela aurait été un budget insupportable que seuls les grands groupes peuvent se permettre , on a plus vraiment une politique où les petites entreprises viennent se faire chercher . La création de Bankai me permettrai de pouvoir développer ma franchise , maîtriser ma communication par la suite si j’arrive à avoir des magasins ou autres cela me permettrai d’être indépendant grâce à Bankai . Il est évident que dans l’état actuel Bankai ne peut pas survivre juste avec Easy-deal. C’est pourquoi j’ai mis en place cette équipe . Bankai couvre tout les domaines d’actions avec précision , ça nous a permis grâce à Easy-Deal d’élargir notre champ d’action

Aimeriez vous importer Bankai dans une agglomération plus grande qu’Orange ? (Louis)

Oui effectivement , c’est mon objectif mais il faut un certain nombre d’année , Bankai a 5 ans , on a un nombre de projet qui sont de qualité , aujourd’hui on peut ce référer à des professionnelles , nous ne sommes pas des challengers nous n’avons rien à prouver car nous l’avons déjà fait , nous sommes en places , on verra bien si nous avons beaucoup de travail réclamer dans les grandes agglomérations mais pour l’instant EasyDeal ce trouvant a Orange nous ne pouvons pas nous déplacer actuellement ; je fais déjà pas mal d’heures si je dois en plus faire beaucoup de route c’est pas forcément adapté donc mon choix il est là, même si je sais que ça réduit notre champ d’action.

Cela a-t-il été difficile de créer votre propre agence de communication ? (Thomas)

Toute société est difficile à développer , la communication n’est pas une exception mais aujourd’hui qu’est ce qui est facile ? Quand on est chef d’entreprise il faut avoir une certaine volonté , il faut y croire il faut être un peu fou aussi (rires) on est bien souvent surpris , l’administration , la fiscalité qui entache le travail car on a l’impression de travailler pour rien . Je pense que je fais partie des gens qui ont envie d’apporter sa pierre a la société .

Que conseillerez vous a un jeune étudiant qui voudrait toucher de plus près la communication dans l’avenir ? (Louis)

Je pense que comme tout étudiant cela doit être une passion car si ça ne l’est pas on rentre dans une logique de « je fais ce que j’ai à faire et j’ai fini je fais autre chose » . Si on est passionné on est toujours dans l’évolution et le dépassement de soi-même comme l’esprit de Bankai maintenant pour un étudiant en communication les technologies évoluent énormément de façon permanente , il y a de la place pour tout le monde , mais ce que je conseille à un étudiant c’est l’école de la communication grande distribution c’est quelque chose de régulier qui nous permet d’avoir un vrai retour , quand on a d’autres enjeux c’est très bien aussi l’administration est comme une élection. Les enjeux sont différents ou créateur de produit , on montre ce que l’on crée , ce qu’on a de différent des autres c’est une autre approche de la communication . Les méthodes sont légion et il est différent d’avoir parole d’évangile sur une chose , toucher a tous et voyez ce qui vous fait vibrer .

Pourquoi la prédominance de la couleur rouge sur votre site internet ?(Thomas)

J’aime le rouge , c’est une couleur de vie non pas le rouge couleur sang mais on ne peux pas passer a coter de la couleur rouge dans la vie , ça se remarque . On es parti d’un postulat sur mon imagination de Bankai et il en est sorti le design que nous avons aujourd’hui, voilà.

Et bien Monsieur Valenzuela nous vous remerçions pour le temps que vous nous avez accordé ainsi que l’autorisation de vous interviewer et nous vous souhaitons une bonne continuation et un bon développement à Bankai design .

Interview PPP d’un professionnel du journalisme sportif par Pauline ARNOUX et Thelma SEMPE

mardi 18 novembre 2014

Interview PPP- Infocom

Retranscription de l’entretien professionel (Durand Maxime, Daulon Marvin)

mardi 18 novembre 2014

Marvin :

Bonjour Mr Jérôme Dumoux,

Nous sommes là pour vous interviewé sur votre métier à savoir «WEBMASTER»  dans le cadre d’un devoir universitaire, donc pour commencer on a pu voir sur votre site internet «THE WEBMASTER » que vous êtes «Indépendant », avez-vous déjà par le passé travaillé  dans une agence de COM ou pour une société quelconque dans ce domaine ?

Le webmaster : La communication je connais parce j’ai travaillé dans le théâtre pendant très longtemps. J’ai tenu un théâtre donc la communication il a fallu que j’en fasse. C’est comme ça que je suis venu au web, parce j’avais des petites bases d’informatiques et d’études d’électroniques. Ma première place de régisseur dans un théâtre, on m’a demandé si je savais faire du web. J’ai dit oui et j’ai appris sur le tas. Puis au bout de dix ans quand ça a commencé à devenir très, très dur de conserver son statut intermittents j’ai décidé de faire deux métier. Mon métier c’est comédien mais mon gagne-pain c’est web master. J’ai pris une année de cours à Objectif 3D à Montpellier. J’ai fini les études l’année dernière et j’ai commencé a vraiment travailler cette année.

 

Marvin : Vous êtes indépendant ? Vous travaillez tout seul ?

Le WM : Oui.

 

Marvin : Vous avez donc le statut d’auto entrepreneur ?

WM : Effectivement.

 

Marvin : Pourquoi avoir pris le risque, avec la conjecture économie d’aujourd’hui de travailler seul ?

WM : Très très simple, j’ai envoyé 50 CV, j’ai reçu 50 réponses négatives. Et un patron c’est un employé que personne n’a voulu donc je me suis mis à mon compte et au moins je travaille. En plus ça me permet de rester libre et de varier ainsi entre mes deux métiers. Ça me permet aussi de trier mes clients. L’inconvénient c’est que je ne peux que prendre des petits projets parce je suis seul. J’ai un ami qui a une agence et je vais échange avec lui : je lui envoie mes gros projets tandis que lui m’envoie ses petits projets.

 

Marvin : Donc vous avez une sorte de carnet d’adresse ?

WM : Exactement.

 

Marvin : Donc pour vous le métier de Webmaster n’était pas une passion à la base. Donc vous avez décidé par hasard ?

WM : J’avais des connaissances avant mais j’étais d’un niveau amateur. Après l’école je me suis naturellement tourné vers le Web parce j’avais de bonnes base. C’est là que j’ai appris à faire « quelque chose de propre ».

 

Marvin : le métier de Webmaster et un métier assez méconnu, non ? Malgré le fait qu’il est une part importante dans notre vie au vu du nombre gigantesque de site web qui existe et que nous consultons chaque jour.

WM : Il y a encore peu de monde qui est dans ce métier-là. C’est un avantage au niveau de la demande : il y a plus de boulot que de professionnel.

 

Marvin : C’est un métier ou la créativité est plus importante dû à l’absence de routine ?

WM : Exactement à chaque fois que je prends un contrat ça concerne un corps de métier diffèrent et forcement il faut se plonger dans les caractéristique du métier pour pouvoir retranscrire ça sur le site.

 

Maxime : Est-ce que lorsque vous créez un site on vous donne des instructions pour vous obliger à le faire de telle manière ou vous avez une plus grande liberté dans la création du site ?

WM : ça dépend des clients. Certains n’y connaissent rien et me laissent carte blanche et il y en d’autres qui vont être ultra pointilleux.

 

Maxime : C’est un peu comme le milieu de l’architecture.

WM : Tout à fait. Mais il est de mon devoir de déterminer ce qui possible de ce qui ne l’es pas et de donner ensuite une alternative au client. Par exemple pas plus tard que ce midi un restaurant m’a engager pour crée un site sur lequel les clients pourraient commander en ligne mais le logiciel nécessaire étant ultra verrouiller par ses créateurs je vous laisse deviner la difficulté.

 

Marvin : on parle souvent de crée des sites et depuis quelques temps la notion de « What You See Is What You Get » est apparu avec différents logiciels et sites qui donnent l’impression de casser le marché. Ce n’est pas un problème pour vous ?

WM : Non, non pas vraiment. Les clients qui vont sur ce genre de sites reviennent bien vite car bien que le prix soit bas la qualité l’es aussi.

 

Maxime : Comment vous gérez la sécurité des sites ? Es que vous avez un protocole basique ou es que vous avez votre propre méthodes ?

WM : avant je faisais mes sites à la main de A à Z et maintenant je suis sur « WordPress ». Sur « WordPress » tout est bien fait, la sécurité est bien pensée et au niveau du référencement c’est absolument magique.

 

Marvin : Sur votre site j’ai vu que vous parliez de sites sur mesure et de sites demi-mesure, en quoi ça consiste ?

WM : Pour faire simple en demi-mesure je fais quasiment que du copier collé, il me suffit d’adapter « WordPress » au attente du client et ça coute moins cher tandis qu’un sur-mesure ou je fais tout le sites de A à Z mais ça coute plus cher. Et en général les gens choisissent l’option demi-mesure avec  » WordPress « .

 

Marvin : au niveau heures de travail, en moyen combien faut un site ?

WM : En moyen pour un site basique simple après avoir corriger les erreurs de la programmation… Je fais du 45 euros de l’heure.

 

Maxime : Vous pratiquez toujours les mêmes tarifs ou bien vous changer ?

WM : ça dépend de mon client. Je ne fais pas le même prix pour une petite association et un cabinet d’avocat. C’est au jugé.

 

Marvin : Est-ce que ça vous es déjà arrivé qu’un client soit déçu ?

WM : Les clients qui se font des illusions à cause du manque d’information le sont souvent. C’est d’ailleurs important d’avoir des conditions de ventes en bétons pour éviter des problèmes futurs avec des clients un peu vicieux voulait payer le minimum pour avoir le maximum de service.

 

Marvin : Est-ce que vous pensez élargir votre champ d’activité a Community manageur ?

WM : Non. Je pourrais le faire mais je préfère être spécialisez dans ce que je fais. J’ai eu un jour l’envie de faire une boite mais lorsque j’ai vu la quantité de travail et d’ennuie que cela allait me causer avec la gestion et tout j’ai choisi de rester seul. Le rapport travail/revenu n’en valait vraiment pas le coup.

Marvin : pour vous l’avenir dans le domaine, qu’est ce que ça peut être ?

WM : C’est le flou total. Ça bouge tellement vite d’une année sur l’autre qu’il est dure de garder le rythme.

Maxime :Une dernière question, est-ce que vous pensez qu’un jour une grosse boite de Webmaster serait capable de monopoliser le marché ? Ou es que ça va rester dispersé en petit et en solitaire ?

WM : Je ne vois pas une multinational apparaitre. Les grosses boites se chargeront des gros poissons tandis que les solitaires se chargeront des petits. De plus avec le fait que la majorité est allergique a l’informatique…

Marvin & Maxime : Nous vous remercions de nous avoir accordé du temps pour cet entretien, au revoir !

 

Daulon Marvin

Durand Maxime