Archive pour la catégorie ‘2016-2017 Arch L3’

Compte rendu dernière séance Sasco – Jeudi 04 Mai

mercredi 10 mai 2017

Animatrices : Charlotte Gerfault et Fanny Galdeano

Rapporteurs : Evanaelle Carrier et Hugo François

Observateur : Hajar Lazreq

Sans titre

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Observation :

On relève une participation faible en début d’exercice. Le groupe était à l’écoute, malgré quelques conversations informelles.

Il y avait un grand nombre de jambes, de bras croisés ainsi que de têtes maintenues. Les regards étaient en général tournés vers la personne qui prend la parole ou vers les animateurs. Après chaque prise de parole, on a constaté que chacun avait tendance à donner son avis personnel concernant le sujet abordé aux personnes placées près de lui de manière informelle.

Au début de l’exercice, chacun demandait la parole, puis peu à peu, la prise de parole se faisait plus naturellement.

Les animateurs avaient tendance à relancer les participations avec un nouveau sujet, afin de tenter de les multiplier. La participation s’est faite principalement entre 6-7 personnes et c’était les mêmes personnes qui prenaient la parole. On a constaté quelques nouvelles participations en milieu d’exercice et un groupe toujours à l’écoute mais peu réactif. Certains sujets ont eu tendance à engendrer plus de participation que d’autres.

Concernant le vote, tout le monde participait au début de manière assez rapide et spontanée. Au fil des votes, la participation à diminué et certains se sont abstenus.

Plus on avançait dans la séance, plus le groupe perdait en concentration et plus on remarquait de conversations et rires informels.

 

Compte rendu séance SASCO Jeudi 4 Mai 2017

lundi 8 mai 2017

Animatrices : Noa Pottier et Iman Amara

Rapporteurs : Zoé Perrier et Alexandre Rosset

Observateur : Matthieu Perrone

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Observations :

– les narrateurs ont pris la parole

– Chacun parle quand il veut, des intervenants sont timides. Mathilde intervient beaucoup

– Beaucoup ne semblent pas concernés. Plusieurs commentaires informels entre élèves, chacun donne son avis de son côté.

– Beaucoup sont attentifs.

– Chacun est d’accord avec les propositions.

– Des leaders apparaissent : Mathilde

– Certains ne participent pas, regarde l’ordinateur, et leurs téléphone..

– Nombreux sont silencieux et hochet la tête en signe d’acquisition.

– Nombreux gestes rythmique de la part des narrateurs.

– Certains mangent, ou font d’autres chose, il y a aussi plusieurs rires isolés.

– Les élèves prennent la parole instinctivement, échangent entre eux.

– Une partie de la classe intervient souvent, le reste est attentif, ne prend pas la parole.

– Les interventions sont détenus au fil de la séance. Une grande partie de la classe intervient souvent, le reste est attentif, ne prend pas la parole .

– Les narrateurs ont plusieurs corrections informelles, c’est généralement là que la classe se dissipe.

Compte rendu du cours de SASCO du 27 avril

mercredi 3 mai 2017

Introduction à la situation

Phase explicative

Alexandre : Le PDG d’Exxon Mobil s’est installé à Frontignan et Exxon Mobil a pollué les eaux de la ville, ce qui a créé un contentieux entre eux et la mairie. J’ai fait mon stage à la mairie, au service communication. Il y a une tension entre le service juridique et le service communication. Et les toilettes étaient un vrai champ de bataille. Les membres des deux services se disputaient souvent là-bas. Alors, pourquoi cette situation ? Le service juridique serait jugé trop laxiste face à l’affaire d’Exxon Mobil selon le service communication. Pendant mon stage il y a eu 2 réunions, quand ce problème était évoqué, il y avait un silence, le maire déplore la situation. Cela fait 3 ans que ces deux services sont dans les mêmes locaux et 3 ans qu’ils se disputent. Il y a même eu des bagarres entre certains membres. Lors des réunions, personne ne veut parler ou quand ils parlent ça part tout de suite en dispute. Les deux services n’ont pas de supérieurs direct à part le maire.

Phase de question :

Camille : Qui orchestrait les réunions ?

Alexandre : C’était le maire ou les directeurs des services.

Charlotte : Les 2 responsables ont eu une réunion avec le maire ?

Alexandre : Oui, il y avait les 2 directeurs de service, le maire et le directeur du service écologie mais chacun se renvoie la balle.

Charlotte : Est-ce que Renaud et Murielle était aussi en froid ?

Alexandre : Non, ça commençait entre Pascal et Tolua.

CNoémie : Ce sont toujours les mêmes personnes qui colportent les ragots ?

Alexandre : Oui, c’est Pascal ou Jean-Michel du service communication.

Stacy : Est-ce qu’il y en a qui s’entende bien ?

Alexandre : Non, hormis les directeurs.

Hajar : Les 2 services ont toujours travaillé ensemble ?

Alexandre : Non, ils n’étaient pas ensemble au début, ca fait 3-4 ans qu’ils sont dans les mêmes locaux.

Charlotte : Depuis quand il y a ces ragots ?

Alexandre : Pascal depuis 7-8 ans, les autres sont plus anciens.

Charlotte : C’est depuis l’histoire d’Exxon Mobil ?

Alexandre : Oui, avant il y avait juste de la mésentente.

Hugo V : S’ils ne travaillent pas ensemble, pourquoi est-ce qu’ils se disputent ?

Alexandre : Parce que l’eau est polluée et les gens boivent cette eau. Beaucoup de personnes du service communication habitent là où il y a cette eau et ils accusent le service juridique de tarder à régler ce problème.

Hugo : Qu’en pense le maire ?

Alexandre : Ca l’embête, mais il ne fait rien pour améliorer la situation.

Clarisse : D’où ca vient à la base ?

Alexandre : d’Exxon Mobil

Aissa : Aucun d’entre eux ne s’entend bien ?

Alexandre : Non, l’ambiance est très froide.

Charlotte : Est-ce que des solutions ont été proposés par les chefs ?

Alexandre : Il y a eu des réunions interservices pour parler du problème.

Hugo F : Ils n’ont pas essayé de

Alexandre : Le service communication travaille beaucoup, ils n’ont pas le temps

Roby : La mairie n’est pas impliquée dans ce scandale ?

Alexandre : Non.

Noémie : Il y a avait de la tension entre les chefs ?

Alexandre : Non, beaucoup moins.

Noémie : Quel était le rôle de Muriel ?

Alexandre : C’est la directrice du service communication, elle fait tout. Elle se fait aider par Claire parce qu’elle se déplace beaucoup. Elle délègue pas mal de choses.

Noémie : Tu sais ce qu’elle en pense Ca ne la dérange pas ?

Alexandre : Elle le sait, tout le monde le sait, mais ca ne la dérange pas puisque le travail n’est pas impacté.

Evanaëlle : Le service communication près de la zone polluée, le service juridique aussi ?

Alexandre : Non, eux ils vivent ailleurs dans la ville.

Hajar : Il y a une bonne entente entre les autres services ?

Alexandre : Oui

Hajar : Et les autres services sont d’accord avec ce que pense le service communication par rapport au service juridique ?

Alexandre : Les autres sont plutôt d’accord avec eux oui.

Camille : Au délà du travail, d’un point de vue moral, tu as eu des retours ?

Alexandre : Le service écologie souffre parce qu’il en a marre d’entendre ces disputes.

Hugo F : Quels sont les horaires ?

Alexandre : Entre 8h et 17h. Mais le service communication finissait plus tard, ils travaillaient jusqu’à 18h30/19h parfois. Alors que le service juridique quittait les bureaux à l’heure pile et ne travaillaient pas le vendredi.

Hugo F : Ces horaires sont décidés par qui ?

Alexandre : Par les chefs.

Mme Heid : Est-ce que vous deviez pointer ?

Alexandre : Non.

Mme Heid : C’est du 35 heures ?

Alexandre : Oui, mais le service juridique n’était pas souvent là.

Clarisse : Depuis quand ils travaillent ensemble ? Est-ce qu’il y a eu des départs à cause de cette situation ?

Alexandre : Depuis 3-4 ans. Non, à ma connaissance il n’y a eu aucun départ.

Roby : Est-ce qu’il y a un service de communication interne ou de ressources humaines ?

Alexandre : Des ressources humaines oui, mais il ne s’en occupe pas.

Juliette : Est-ce qu’ils font des repas ensemble ?

Alexandre : Oui, mais ils ne se mélangent pas, ils restent entre services. Mais il y a une bonne ambiance.

Juliette : le service écologie pense quoi du service juridique ?

Alexandre : Rien.

Noémie : Tu peux nous parler des personnalités de Jean-Michel, Pascal et Tolua ?

Alexandre : Pascal a 47 ans, il est plutôt blagueur. Tolua est nerveux, c’est lui qui s’est battu avec Pascal. Jean-Michel a 40 ans.

Mme Heid : Le service juridique est plus jeune ?

Alexandre : Oui

? : Toi qui faisait partie du service communication, tu as subit ces problèmes ?

Alexandre : Non, on ne m’a pas impliqué dans l’histoire.

Camille : Les femmes aussi se battaient ?

Alexandre : Oui

Evanaëlle : Le maire a déjà assisté à ca ?

Alexandre : Non, il est présent à l’hôtel de ville, mais il est placé plus bas.

Roby : Est-ce que le maire est formé au management ?

Alexandre : Je ne sais pas, mais il ne règle pas le conflit.

Clarisse : Est-ce que le maire va voir parfois dans les services ?

Alexandre : Je ne sais pas, je ne l’ai pas vu en tout cas.

Noémie : Combien de temps a duré ton stage ?

Alexandre : Un mois et demi.

Evanaëlle : Il y avait beaucoup de rumeurs ?

Alexandre : Ce n’était pas vraiment des rumeurs puisque ca se basait sur des faits avérés. C’est devenu un système de haine.

Mme Heid : Pourquoi le dossier n’avance pas ?

Alexandre : c’est la faute de Exxon Mobil qui tarde à faire le nécessaire pour le maire finisse par le faire  et qu’Exxon Mobil garde l’argent.

Mme Heid : Donc le service juridique n’est pas en tort ?

Alexandre : Non

Mme Heid : Il y a une bonne entente entre les directeurs de services ?

Alexandre : Oui, ils se voient régulièrement en dehors du travail.

Evanaëlle : Le service écologie s’entend bien avec le service juridique ?

Alexandre : Oui, mais généralement certains problèmes apparaissent en fin de semaine.

Noémie : C’était quoi la superficie des bureaux ?

Alexandre : Pour le service communication c’était environ 40 m² et 45m² pour le service juridique. Au dernier étage du bâtiment, c’est plutôt mal agencé.

Noémie : Vous étiez à l’étroit ?

Alexandre : Les bureaux étaient assez petits, moi par exemple mon bureau était dans le couloir.

Charlotte : Tu étais seule ?

Alexandre : Jean-Michel avait installé son bureau près du mien parce que son ordinateur était en panne et il était à côté de moi, le temps qu’il soit réparé.

Roby : Est-ce que le service juridique avait d’autres dossiers en cours ?

Alexandre : Je ne sais pas. Je pense bien, parce que le service ne va pas s’attarder sur un seul dossier.

Juliette : En fait le service communication avait cette haine juste par intérêt personnel, parce qu’ils habitaient sur la zone polluée ?

Alexandre : Oui, le fait qu’ils habitent sur cette zone joue beaucoup dans l’histoire.

Evanaëlle : Et est-ce que tu as des retours extérieurs sur ce qu’il passe ?

Alexandre : Il y a une dame qui m’a dit « alors ca bombarde bien là-haut ? » mais voilà pas plus, c’est juste quelques blagues.

Juliette : Est-ce que tu penses qu’il n’y aura plus de conflits une fois que cette histoire sera réglée ?

Alexandre : Si quand même, parce que le moindre détail qui ne va pas, ca peut déclencher une nouvelle dispute.

Hugo F : Donc tu penses que les conflits ne sont pas fondés ?

Alexandre : Exxon Mobil n’est pas le problème, c’est vraiment un problème relationnel.

Mme Heid : Quel est le parti politique du maire ?

Alexandre : Je ne sais pas. Je ne me suis pas vraiment intéressé au parti politique du maire.

Elisa : Est-ce que le service communication est aussi sur l’affaire Exxon Mobil ?

Alexandre : Les journaux en parle et de l’avancement de l’affaire.

Stacy : Mais du coup pour parler de l’affaire, ils doivent communiquer, comment ca se passe ?

Alexandre : En fait ils ont un service intranet et ils se servent de ca pour échanger ou récupérer des informations.

 

Phase d’analyse :

Il manque quelqu’un au-dessus des 2 chefs de services. Le maire n’a pas que ca à faire. Le maire a un leadership laisser-faire, pareil pour les chefs de services. Puis leur relation est étrange parce qu’ils sont froid mais amis en même temps.

En fait ce n’est pas un problème interne mais plutôt un problème personnel et ils en profitent pour régler leurs comptes. Il faudrait peut-être modifier le contexte spatial.

Il y a peut-être un jeu de rivalité entre les 2 camps. C’est devenu un jeu entre eux ce conflit puisqu’ils ne font rien pour arrêter ca, ca fonctionne bien comme ca.

On peut utiliser l’analyse sémiotique situationnelle pour comprendre le problème, faire des entretiens individuels. On pourrait la combiner avec la systémique qualitative pour en apprendre plus sur chaque personne.

Ici l’analyse systémique colle à 100%. Pour rappel, c’est quand des groupes d’acteurs qui communiquent de la même manière, c’est un problème collectif, l’homéostasie du problème.

Pour revenir sur le leadership du maire, ce n’est pas sûr qu’il soit laisser-faire parce qu’il est intervenu, il est peut-être un peu des deux. Parce qu’il a fait des réunions, donc il a fait quelque chose. Ce serait à vérifier car apparemment le maire et le service juridique veulent étouffer l’affaire, il y a d’autres enjeux. Il y a une zone d’incertitude entre le maire et le service juridique. Le service communication doit prendre leur défense mais ils agissent trop tard. C’est difficile à défendre comme dossier. Encore une fois on manque d’information sur la communication interne.

L’analyse par les mondes est appropriée ici. Le service communication fait partie du monde civique, ils font passer le collectif avant l’individu alors que ca devrait être le cas du maire et du service juridique. Le maire et le service juridique font partie du monde marchand, mais le service juridique est bloqué dans ce monde à cause du maire.

Les acteurs subissent les conséquences des problèmes entre l’organisation et l’environnement, c’est les problèmes externes qui créent les problèmes internes.

 

Retour d’Alexandre

D’accord avec le fait qu’il manque quelqu’un au-dessus d’un point de vue hiérarchique. Le maire est laisser-faire pour ce cas, ainsi que les ressources humaines. C’est un conflit de particulier à particulier et il faudrait une séparation des bureaux. Cette solution a été proposée mais les acteurs refusent à cause de la vue. Pas d’accord sur le jeu de rivalité car il n’y a pas de prise de pouvoir, c’est vraiment des chamailleries, à qui fera mieux que l’autre. L’analyse sémiotique situationnelle à cause des problèmes liés aux horaires, mais aussi à cause d’autres détails. C’est Muriel qui gère les gros évènements et donc le dossier Exxon Mobil.

 

Observation

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Retour d’Etienne, l’observateur :

Lors de la phase de narration, les regards sont attentifs envers Alexandre, le narrateur, il y a quelques prises de notes, je remarque 10 participants qui ont les jambes croisées.
Il y a un rire généralisé quand Alexandre raconte qu’aux toilettes de son lieu de stage, c’est un peu le champ de bataille.
Alexandre a une voix claire, bien audible, il effectue des gestes qui accompagnent son discours.

Lors de la phase de questionnement, je remarque non plus 10 mais 9 participants qui ont les jambes croisées, un quiproquo entre Juliette et Clarisse, ce qui tend à faire rire la salle.
Quand Alexandre répond aux questions, tous les participants sont attentifs envers ses réponses.
La plupart des participants ont des gestes d’auto-contact lorsque qu’ils prennent la parole :

  • Main dans les cheveux
  • Stylo dans la bouche
  • Main sur le visage

Ils effectuent également des gestes qui accompagnent leur discours.
Il y a également quelques échanges à voix basse entre certains participants
Nous arrivons à la fin de la phase de questionnement, il y donc un blanc, les regards sont fuyants et on attend de façon impatiente la suite de la séance.

Lors de la phase d’analyse, je remarque toujours que 9 participants ont les jambes croisées.
Le côté à ma gauche se renvoie la parole Hugo-Hugo-Roby
Quand un individu prend la parole, tout le monde en majorité l’écoute le regarde et acquiesce.
Lorsqu’une technique d’analyse est annoncée, il y a un checking général des fiches REC et RES.

Madame Heid prend la parole concernant la systémique, tout le monde est très attentif, et tout le monde suit ses gestes au tableau et acquiesce sur la systémique.
Il y a ensuite un échange entre Alexandre et Madame Heid pour approfondir le cas, ce qui donne quelques inattentions.
Ensuite le coté à ma droite est plus actif et échange avec Madame Heid.

Il y a de plus en plus d’échange à voix basse entre les participants, les regards fuient vers le sol, les fiches, le tableau.

Alex reprend la parole, tout le monde est attentif envers lui.

 

Compte rendu rédigé par Morgane Baron, Alexandre Calmette et Etienne Tardieu.

COMPTE-RENDU de séance SASCO du 27/04/2017 – Juliette COMBES (Narrateur) Clarisse BREY (Rapporteur) et Aissa ABDESSADEK (Observateur)

mardi 2 mai 2017

« J’ai effectué mon stage au sein de l’entreprise JCDecaux, les inventeurs du concept de mobilier urbain et de la communication extérieure, c’est à dire tout ce qui est affichage.

L’agence où j’ai travaillé se situe à Orléans mais est sous la direction Régionale de Tours. Autrement dit, ils ont dans beaucoup de villes des agences, des antennes qui sont rattachées à une direction régionale où il y a des chefs de publicité, du personnel technique pour l’affichage, etc.

Moi j’étais sur l’antenne d’Orléans et je travaillais avec 2 chefs de pubs : William, et Valérie la seconde commerciale de l’antenne.

Ce qu’il faut savoir, c’est qu’une secrétaire s’occupe de 2 chefs de publicité sauf pour Valérie et Kristina que l’on va voir après qui sont une assistante commerciale pour une chef de publicité. La plupart des assistantes commerciales sont réunies dans les bureaux de Tours ou ailleurs. Ils communiquent donc beaucoup par téléphone entre chef de pub et assistante commerciale.

Le problème que j’ai observé durant mon stage est que l’assistante commerciale de Valérie, Kristina, était très directive envers Valérie. On n’arrivait pas vraiment à distinguer laquelle devait driver l’autre. Au début je le ressentais pas mais au fur et à mesure on sentait une certaine tension. Quand j’étais à Orléans, Valérie se plaignait de Kristina parce qu’elle la trouvait trop autoritaire, surtout trop carré, des fois Valérie essayait de lui expliquer que d’un point de vue commercial c’était mieux de faire ci avant ça, ou parfois Valérie faisait des petits arrangements et Kristina la réprimandait et lui rappelait que ce n’était pas comme ça la bonne procédure. Parfois Valérie demandait quelque chose d’important à Kristina et cette dernière lui répondait qu’elle faisait d’autres choses avant ça et qu’elle s’occuperait de ça quand elle aurait le temps. De plus, Valérie s’occupait de tâche qui était normalement destinées à Kristina, comme par exemple, réserver des emplacements publicitaires pour des clients sur le logiciel, ce n’est pas aux chefs de publicité de le faire (en temps normal) mais à l’assistante commerciale. Elle faisait ça parce qu’elle disait que Kristina disait toujours qu’elle avait plein de truc à gérer et qu’elle n’allait pas lui rajouter des petites tâches à faire sinon elle prendrait encore plus de temps pour faire les autres. Et de l’autre côté, quand je me rendais à Tours pour des réunions, pour voir Pascal le directeur commerciale (mon tuteur officiel) ou autre, Kristina se plaignait de Valérie parce qu’elle disait qu’elle en avait marre de toujours rattraper ses erreurs, qu’il fallait lui expliquer plusieurs fois les choses.

Une certaine tension était présente mais pas forcément quand elles se voyaient parce que Valérie appréciait bien Kristina mais Kristina avait l’air d’avoir de plus en plus de mal. »

Schéma n°1 : Organigramme dessiné par Juliette

PHASE DE QUESTIONNEMENTS

Du coup hiérarchiquement parlant, qui est « au dessus de qui » dans votre organigramme ?

  • C’est Pascal, le responsable commercial. C’est le responsable de tous les chefs de publicité et aussi des assistantes commerciales. Les chefs de pub sont tous au même niveau et les assistantes commerciales aussi.

Les assistantes commerciales, dans la hiérarchie sont « au dessus » des chefs de pub ?

  • Non, le chef de pub a une assistante commerciale attribuée, pour l’alléger de ses tâches.

Tu sais comment ça se fait que Kristina n’ait qu’un seul chef de publicité ? Par rapport aux autres qui en ont deux.

  • Non pas vraiment, en fait je sais qu’avant à Orléans il y avait une assistante commerciale qui est partie à la retraite, il ne l’ont pas remplacée. Du coup, Kristina a prit en charge Valérie. Avant, Kristina était l’assistante commerciale du responsable commercial centre, elle était à la place de Maryline. William lui aussi avait l’assistante d’Orléans avant et il a été prit en charge par Chantal, une autre assistante commerciale.

Tu sais comment sont attribués les assistantes commerciales ?

  • Non je ne sais pas vraiment, ils sont tous déjà là depuis un certain temps.

Comment leurs bureaux sont-ils disposés ?

  • Toutes les assistantes commerciales sont dans le même bureau, à Tours.

Est-ce que c’est à proximité des chefs de pubs ?

  • Oui, le bureau de Tours, c’est comme un grand openspace où il y a aussi deux chefs de pub car ils s’occupent de la ville de Tours. On trouve aussi Maryline, l’assistante commerciale du responsable commerciale centre.

Est-ce qu’il y a des assistantes commerciales à Orléans ?

  • Non, comme je le disais, il n’y en a plus car la dernière est partie en retraite.

Du coup, est-ce que cela pose des problèmes par rapport au travail vu qu’ils ne sont pas dans la même ville ?

  • Moi je trouve ça problématique dans le sens où elles doivent s’appeler toute la journée, s’envoyer des mails mais ils étaient plutôt habitués.

Est-ce que t’as déjà entendu Maryline, Isabelle et Chantal se plaindre du travail de Kristina ?

  • Il faut savoir que Chantal est dans les bureaux de Poitiers car elle s’occupe de Claudia, la chef de pub de Poitiers.

Donc, Maryline et Isabelle se plaignaient-elles du travail de Kristina ?

  • Non mais Maryline et Kristina ne se parlent pas, elles ne s’entendent plus et ont décidé d’arrêter de se parler, elles ont changé leurs bureaux de place pour qu’Isabelle soit entre elles.

Pourquoi elles ne se parlent plus ?

  • J’ai déjà demandé à Kristina informellement et elle m’a répondu que ça l’énervait parce que Maryline ne faisait pas grand chose. Par exemple, lorsqu’il y avait une assistante commerciale en congé ou autre, on remettait toujours les chefs de pubs de cette assistante sur Kristina ou Isabelle mais jamais sur Maryline.

Donc toi tu travailles avec William et Valérie, tu étais au même titre que Kristina ? Quelle était ta place en fait ?

  • J’étais là pour apprendre le métier de chef de publicité. Au début, j’avais des tâches qui ressemblaient à celles d’une assistante commerciale pour me former aux logiciels, etc. Mais après, j’effectuais des missions de chef de pub : aller aux rendez-vous client, réaliser des recommandations, etc.

Donc, les tâches que Valérie ne donnait pas à Kristina, elle ne te les déléguait pas à toi ?

  • Non, elle ne me déléguait rien. À part quand moi j’allais vers elle pour lui demander si elle avait besoin d’aide.

Tu sais depuis combien de temps Kristina et Valérie travaillent ensemble ?

  • Environ 3ans qu’elles travaillent ensemble, depuis le départ en retraite de l’assistante d’Orléans.

Et tu sais si elles s’entendaient bien avant ? Ou si ça a toujours été froid ?

  • En fait elle ne s’entendent pas mal, c’est juste qu’elles n’ont pas la même façon de voir les choses au niveau du travail.

Est-ce que tu pourrais préciser le caractère de Valérie et de Kristina ?

  • Valérie est très joyeuse, elle a la joie de vivre, elle parle beaucoup. Elle est pas très directive, elle demande seulement ce qu’elle a besoin. Et Kristina est plus jeune, elle est dynamique aussi, elles ont un peu le même profil mais dans le travail Kristina est un peu plus procédurière, il ne faut pas qu’il y ait un truc de travers.

Mise à part ces tensions, est-ce qu’il y avait d’autres problèmes dans l’équipe ?

  • Non, il n’y a pas de problèmes particuliers. Après, on ressent une certaine compétition car chaque chef de pub a des objectifs financiers à remplir et forcément cela crée un esprit de compétition même si ce n’est pas sur la même ville. Justement, Valérie est la seule à ne pas avoir réussi à réaliser son objectif depuis deux années consécutives.

Tu as dit tout à l’heure qu’avant, Kristina était l’assistante commerciale du responsable commercial de la région centre, est-ce que tu sais s’il avait les mêmes problèmes que rencontrent Valérie avec Kristina ?

  • Non je ne sais pas du tout, je ne pense pas.

Et pourquoi elle ne l’est plus ?

  • Je ne sais pas non plus, elle m’a dit que c’est parce qu’elle avait été attribué à Valérie quand l’assistante commerciale d’Orléans est partit à la retraite.

Est-ce qu’elles ont déjà essayé d’en parler Valérie et Kristina de leurs problèmes puisqu’elles se critiquent l’une derrière l’autre ?

  • Elles ne se critiquent pas tout le temps non plus et pas l’une devant l’autre, elles se sont confiées à moi mais cela se ressent aussi par exemple quand Kristina est en ligne avec Valérie et quand elle raccroche elle souffle on comprend bien que Kristina sature. Mais elles ne parlent pas de leurs problèmes.

Est-ce que Pascal est au courant des tensions entre les deux ?

  • Pascal est arrivé il y a quelques mois donc je pense qu’il est au courant mais qu’il n’a pas forcément le temps de gérer ça pour l’instant. Et puis comme il y a une tension constante entre les assistantes à Tours, je pense que c’est un problème de fond et qu’il n’a pas encore eu le temps de se pencher sur ça pour l’instant.

Est-ce que tu as déjà entendu Isabelle se plaindre d’avoir trop de boulot vu qu’elle s’occupe de deux chefs de pub à Tours ?

  • Non, Isabelle est quelqu’un de très investie dans son travail, mais je l’ai déjà entendue se plaindre car pendant mon stage Chantal était en arrêt maladie donc William et Claudia ont été redirigé vers elle et Kristina. Elle avait donc trois chefs de pub à s’occuper. Une charge de travail supplémentaire.

Comme Kristina s’occupe que d’une chef de pub, est-ce que tu penses qu’elle se plaint de Valérie parce qu’elle ne l’aime pas ou parce qu’elle a vraiment trop de boulot ?

  • Non, je pense qu’elle se plaint de Valérie parce qu’elle n’aime pas sa façon de travailler. Valérie fait un peu ce qu’elle veut, par exemple parfois elle faisait des arrangements avec des clients historiques et ne tenait pas toujours Kristina au courant.

Quelles sont les relations entre les deux Cédric et Valérie ?

  • Ils s’entendent tous bien entre chefs de pubs mais les deux Cédric sont plus jeunes et assez taquins et cela arrivait à Valérie de mal prendre certains de leurs pics.

Du coup le personnel se trouve dans quelle tranche d’âge ?

  • Valérie : 55ans
  • William : 30ans
  • Les deux Cédric : 30ans
  • Isabelle : 40ans
  • Maryline : 55ans
  • Kristina : 36ans
  • Pascal : 43ans
  • Chantal : 50ans
  • Claudia : 35ans

Valérie est-elle ancienne dans la boite ?

  • Ça fait 5-6ans qu’elle est là.

Est-ce que tu sais ce qu’elle faisait avant d’arriver ?

  • Oui, elle travaillait déjà dans la publicité, elle était aussi chef de publicité dans une autre entreprise. Elle s’est faite recruter chez JCDecaux par l’ancienne responsable commerciale de la région centre.

Est-ce que tu sais pourquoi elle a changé de boite ?

  • Non, c’était une opportunité pour elle.

Est-ce que tu sais si Pascal fait en sorte que le climat s’améliore entre les assistantes commerciales ou ça ne le dérange pas qu’il y ait certaines tensions ?

  • Comme il vient d’arriver, je pense qu’il n’a pas eu le temps de se pencher sur le sujet car il a plein de choses à gérer. Mais après cela se passait bien en général par contre quand on allait au restaurant le midi Kristina ne voulait pas venir si Maryline était présente, sauf quand c’était obligatoire.

Est-ce que Pascal est proche de son équipe ?

  • Oui il est très proche de son équipe. Il se rend souvent dans les différentes antennes de la région pour voir ses chefs de pub. Quand j’étais là, il a organisé des entretiens annuels avec chaque chef de pub et assistantes commerciales. Il est présent et très souvent au téléphone avec eux.

Est-ce qu’il est plus proche de Maryline que les autres assistantes commerciales ?

  • Non, je n’ai pas ressenti ça. Maryline était assez discrète, elle ne discutait pas beaucoup vu que son bureau était plus éloigné que les autres. Du coup non il n’était pas forcément plus proche d’elle mais peut être un peu plus de Kristina je pense.

Et du coup ça ne pose pas de problème à Pascal que Valérie ne réalise pas son chiffre annuel ?

  • Si, justement c’est pour ça qu’il fait souvent des points avec les différents chefs de pub et cela fait deux années de suite que Valérie n’arrive pas à vendre assez sur Orléans. Mais si cela perdure, je pense que Valérie perdra sa place.

Toi en tant que stagiaire tu t’entendais bien avec tout le monde ?

  • Oui je m’entendais bien avec tout le monde.

Tu n’as pas subis les tensions présentes entre Valérie et Kristina ?

  • Non, je n’ai pas subis les tensions, tout ce que je vous rapporte, elles m’en ont parlé de manière informelle.

Est-ce que tu n’as pas l’impression justement que ce manque de réussite professionnelle de la part de Valérie accentuait ces tensions entre les deux ?

  • Je pense que Kristina avait un peu de mal avec ça parce qu’elle était dans un bureau à Tours et que les deux Cédric sont très performants et à côté Kristina s’occupe de Valérie qui n’arrive pas à atteindre ses objectifs.

Est-ce que Kristina a à craindre pour son travail si Valérie s’en va ?

  • Elle n’a pas vraiment à craindre puisque lorsque quelqu’un s’en va on remet un chef de pub sur une autre assistante commerciale.

Est-ce que les chefs de pub ont des primes s’ils atteignent leurs objectifs ?

  • Oui

Et les secrétaires aussi ?

  • Ça je ne sais pas c’est les chefs de publicité qui vendent et les secrétaires n’ont aucun lien avec le client. Elles s’occupent de tout ce qui est logistique, suivi des dossiers etc..

Est-ce que Kristina a déjà pensé à changer de chef de publicité ?

  • Non ce n’est pas possible. Ce ne sont pas elles qui choisissent. Mais je sais qu’à l’entretien annuel Kristina en avait parlé avec Pascal.

Quelles sont les relations entre Kristina et Pascal et les relations entre Valérie et Pascal ?

  • Pascal essaye vraiment de driver Valérie, de lui donner les clés pour qu’elle puisse atteindre ses objectifs. Mais je trouve qu’il ne va pas assez au rendez-vous sur le terrain avec elle. Concernant Pascal et Kristina ils s’entendent bien, Christina a déjà fait des apéritifs chez elle et il était invité comme les autres.

Est-ce que Valérie cherche vraiment à s’améliorer ?

  • Oui Valérie est vraiment très investie dans son travail c’est juste que des fois elle ne se rend pas compte des difficultés qu’elle a. Par exemple, j’ai déjà fait des rendez-vous avec elle et elle n’a pas du tout les mêmes méthodes de travail que l’autre chef de pub William.

Du coup Valérie est plutôt laxiste ?

  • Non je ne dirais pas qu’elle est laxiste.

Pourquoi tu dis qu’ils n’ont pas les mêmes méthodes de travail ?

  • Parce que Valérie est un peu « borderline », j’ai remarqué par exemple qu’en rendez-vous William avait une certaine démarche : il présentait l’entreprise, il demandait les besoins du client, il proposait les différentes solutions possibles. Alors que Valérie voit d’abord les choses dans sa tête sans savoir si c’est réalisable.

Donc par rapport à Kristina elle est un peu plus désorganisée ?

  • Oui car Kristina est vraiment très carrée , très procédurière, alors que Valérie se retrouve avec plusieurs dossiers à traiter et ne sait plus où donner de la tête.

Et Kristina est plus jeune que Valérie ?

  • Oui elle a environ 37ans. Elle est très dynamique, elle n’est pas mariée, elle n’a pas d’enfants.

Valérie a-t-elle vraiment confiance en Kristina ?

  • Oui elle a confiance mais parfois elle ne veut pas lui ajouter des choses à faire car elle sait que Kristina le fera quand elle aura le temps. Mais Kristina, elle, fait difficilement confiance. Par exemple quand elle est absente elle ne veut pas laisser son mot de passe de boîte mail ou autre.

PISTES INTERPRÉTATIVES DÉGAGÉES PAR LES PARTICIPANTS

Analyse structurelle – Mintzberg

Il a y un problème de structure qui est à la base de cette situation. Il s’agit d’une structure divisionnalisée parce qu’il y a différentes unités autonomes s’adressant à des environnements et des marchés spécifiques. Les participants ont abordé un problème d’organigramme interne. Sur l’organigramme (voir schéma n°1) on a du mal à différencier les assistantes commerciales et les chefs de publicité. Au niveau hiérarchique il y a presque une inversion des rôles dans cette situation, avec une assistante (Kristina) qui prend le dessus sur sa responsable (Valérie). Les participants ont ensuite remarqué que l’organigramme présenté au tableau par Juliette était un organigramme « officieux ». En effet, dans l’organigramme officiel Maryline devrait être au-dessus des autres assistantes car elle est l’assistante de Pascal, le responsable. De plus, les chefs de publicité et les assistantes commerciales sont placés au même niveau hiérarchique. Il y a donc un manque de clarté au niveau de l’organigramme dans cette structure.

Analyse actionniste

On observe des tensions dans le groupe, il serait donc intéressant d’avoir la vision de chaque individu sur ses collègues de travail pour savoir si justement ils voient Maryline au dessus d’eux, ou bien au même niveau. Ce serait également le moyen de se rendre compte si la définition des tâches est claire. Il y a clairement un problème entre Kristina et Valérie qui se renvoient la balle et n’arrivent pas à travailler ensemble. Kristina n’accepte pas que Valérie soit sa chef et elle ne fait pas le travail qu’elle devrait faire. De son coté, Valérie ne délègue pas assez, ce qui fait qu’elle a trop de choses à faire et qu’elle a du mal à faire un bon chiffre d’affaire.

Analyse transactionnelle – Berne

Pour la relation Valérie-Kristina les participants ont hésité un instant puis ont placé Valérie en enfant et ont réfléchi pour savoir s’il fallait placer Kristina en parent ou en adulte. Ils ont finalement décidé qu’elle est parent. On remarque là une inversion par rapport au système hiérarchique. C’est celle qui est au dessus hiérarchiquement qui prend la position d’enfant.

Analyse du leadership – Lewin

Les intervenant ont définit Pascal comme un leader de type démocratique car il va sur le terrain voir ses équipes. Dans la relation Valérie-Kristina, Valérie serait un leadership de style laisser-faire et elle laisserait Kristina se positionner en leader informel. Le style de leadership laisser-faire, entraîne souvent une mauvaise productivité et des irrégularités en quantité et en qualité.

Les mondes de la justification – Boltanski et Thévenot

Kristine se place dans le monde marchand et Valérie dans le monde inspiré. Donc elles s’opposent totalement. Valérie fait les choses comme elle le sent alors que Kristina veut suivre les règles de façon très procédurière et faire les choses correctement. On est dans une culture d’entreprise qui se place dans le monde marchand. Donc Valérie n’est pas tout à fait à sa place. Kristina serait également un peu dans le monde industriel. On voit dans ses méthodes, ses façons de faire, qu’elle est dans le monde industriel, un monde qui ne fonctionne pas du tout avec le monde inspiré dans lequel se place Valérie. Selon les fiches REC, une personne qui est dans le monde industriel voit quelqu’un qui est dans le monde de l’inspiration, comme un élément qui provoque un gâchis.

Analyse sémiotique situationnelle – Mucchielli

Le contexte spatial : l’assistante commerciale n’est pas dans la même structure que sa chef de pub. C’est un problème surtout au niveau de la qualité des relations. C’est ce qui fait que les objectifs ne sont pas atteint.

Mécanisme de coordination – Mintzberg

Dans la phase de question il a été indiqué que par téléphone Valérie et Kristina s’entendent bien, tandis qu’en vrai elles s’évitent. Le travail a distance est compliqué, les individus échangent par mail et il y a moins d’ajustements mutuels. Au sein de la structure on remarque que les assistantes et les chefs de pub utilisent beaucoup le mécanisme de l’ajustement mutuel, alors que ce devrait être de la supervision direct avec un chef de pub qui se positionnement hiérarchiquement au dessus de son assistante.

Analyse stratégique

On relève une zone d’incertitude liée à la façon dont l’organisation organise la communication et les flux d’informations entre ses unités et ses membres. Pascal maîtrise officiellement cette zone. Kristina la maîtrise également car de la façon dont Juliette la décrit, c’est une personne qui prend les devant, mais surtout avec Valérie. Elle est dans une position où elle refuse de travailler davantage et d’appliquer les ordres, Valérie se retrouve donc à faire des choses que Kristina devrait faire.

Jeu de pouvoir – Mintzberg

Jeu de l’insoumission

Rappel : exercer de l’autorité sur des personnes qui n’en ont pas. On est complètement dans cette situation. On sent que Christina est compétente mais qu’elle ne veut pas travailler avec Valérie. Les participants ont pensé qu’il serait intéressant que Pascal échange les équipes pour voir si le comportement de Kristina change. Cela nous permettrait de voir si Kristina fait un blocage uniquement parce qu’elle est avec Valérie. Il y a une donnée importante, c’est que Kristina à la base avait la place de Maryline et était donc au dessus des autres dans l’organigramme. Elle s’est ensuite retrouvée assistante de la chef de pub la moins compétente et a descendu les échelons. De plus, Maryline et Kristina ne se parlent plus, il y a probablement un problème de jalousie entre les deux. Kristina fait un blocage avec Valérie car c’est la chef de pub la moins compétente de l’équipe. Ensuite, les participants ont retourné la situation, en relevant que c’est parce que Kristina est la meilleure des assistantes qu’elle a été rattachée à Valérie. Madame Heid a souligné le fait qu’il s’agit forcément d’un choix stratégique de la direction. On peut supposer que Kristina n’accepte pas le fait d’être avec Valérie qui est la moins compétente. De plus, Kristina est rattachée à une seule chef de pub tandis que les autre en ont deux. La place de Valérie au sein de l’entreprise est en danger car ses résultats sont mauvais.

Il y a une rétention d’information de la part de Valérie qui ne veut pas tout dire à Kristina comme si elle avait peur que cette dernière le répète à Pascal. Etant donné qu’elle est sur la sellette, elle préfère se censurer. Il y a une alliance entre des employés de Tours travaillant auprès de Pascal.

RETOUR NARRATRICE

Juliette a d’abord indiqué qu’elle est d’accord par rapport au fait qu’il s’agit d’une structure divisionalisée. Elle a proposé aux participants de consulter l’organigramme que l’entreprise lui a donnée en précisant qu’elle ne savait pas s’il est officiel ou pas. Elle a indiqué que selon la lecture de l’organigramme on voit que Maryline est vraiment à part avec Pascal, car elle est assignée à Pascal et à personne d’autre. Madame Heïd a remarqué que c’est étonnant que même dans l’organigramme officiel, les assistants soient au même niveau que les chefs de projet.

Juliette a ensuite appuyé l’idée qu’il y ait un réel problème de lieu mais a ajouté qu’ils n’ont pas trop le choix car la région est divisée. Chaque chef de publicité est assigné à un département ou parfois deux. Elle ne voit pas comment les choses pourrait se faire autrement.

Pour l’analyse actionniste, elle pense que chacun connaît sa tâche et son rôle au sein de l’entreprise. Il faudrait donc la réaliser uniquement avec Kristina et Valérie. Pour l’analyse transactionnelle, Juliette est d’accord pour dire que Valérie est enfant et Kristina parent car elle est tout le temps en train de la rappeler à l’ordre. Valérie est enfant car elle fait des choses « en douce », et parce qu’elle sait que Christina va la réprimander. Du coup elle est enfant, alors que ce devrait être l’inverse et Valérie devrait manager Kristina.

Pascal est un leader démocratique. C’est quelqu’un de très charismatique, il a beaucoup d’expérience.

Pour l’analyse des mondes de la justification, Juliette est d’accord pour dire que Kristina est dans le monde marchand et Valérie dans le monde inspiré. Kristina est également dans le monde industriel car elle a ses techniques et sa manière de travailler. Elle a indiqué qu’elle pense que les rôles ne sont pas inversés au niveau du travail. Kristina fait son travail mais uniquement son travail, elle ne veut pas décharger Valérie.

Pour le jeu de l’insoumission, Kristina refuse les ordres uniquement parce qu’ils viennent de Valérie. Elle refuse certaine chose pour pas que ça lui retombe dessus. Ce serait intéressant de changer les assistants et les chefs de pub mais compliqué car chaque assistante connaît le terrain du chef de pub.

Selon Juliette, Valérie ne fait pas de la rétention d’informations mais elle ne se rend pas compte qu’en faisant tout pour vendre plus, avec des prix trop bas, elle perd son chiffre d’affaire.

RETOUR RAPPORTEUR

Présentation de la situation : Juliette a dans un premier temps expliqué la répartition régionale pour que les participants visualisent bien comment sont positionnées les équipes. Ensuite, elle a expliqué le rôle de chacun dans l’entreprise en s’appuyant sur l’organigramme présenté au tableau. Enfin, elle a présenté la situation problématique au sein de l’entreprise.

Phase de questions : Les participants ont procédé de manière thématique pour poser leur questions, dans un premier temps ils se sont questionnés sur le fonctionnement de l’entreprise, sur la hiérarchie et sur la disposition des lieux. Ensuite, ils se sont intéressé à la relation entre Kristina et Valérie puis aux relations en générale, au sein de l’entreprise, entre tous les employés. Par la suite, les participants ont posé des questions par rapport à la place de Pascal et à son style de leadership. Enfin, ils ont questionné Juliette sur sa place, en tant que stagiaire, au sein de l’entreprise. A la fin, les participants sont revenus sur les différents points pour approfondir leur recherche.

Phase d’analyse : Dans cette partie, les participants se sont principalement intéressés à la relation entre Kristina et Valérie et ont proposé plusieurs analyses qui permettraient de se rendre compte de la nature du problème. Ils ont émit différentes hypothèses au sujet des raisons qui ont mené à cette situation de conflit. Finalement, le débat c’est terminé sur deux hypothèses : soit Kristina a été assignée à Valérie car c’est la meilleure des assistantes donc elle va pouvoir tirer vers le haut Valérie qui est la chef de pub ayant les plus mauvais résultats, soit Kristina a été déclassée et s’est retrouvée assistante de Valérie car elle n’est pas assez compétente pour être l’assistante de Pascal, le directeur.

Retour de la narratrice : Juliette a été d’accord avec l’ensemble des analyses proposées, elle a apporté quelques informations supplémentaires qui manquaient aux participants durant la phase d’analyse et a donné son point de vue sur chacune des analyses émises par les participants.

RETOUR OBSERVATEUR

Au début tout le monde regardait Juliette lorsqu’elle expliquait la situation, les participants jetaient un œil vers le tableau pour comprendre l’organigramme. Il y avait beaucoup de froncements de sourcils, parce qu’ils ne comprenaient pas trop ce qu’il y avait au tableau.

Charlotte et Hugo avaient la même position, avec la jambe croisée et tendue, coudes sur la table et main sur la bouche. Dans le coin droit, il y avait pas mal de jambes croisées et de poing sur le menton. Roby avait les deux doigts sur la tempe du début du récit jusqu’au début de la phase de questions.

Un triangle de discussion s’est formé entre Charlotte, Noémie et Juliette, ainsi qu’un autre triangle inactif dans le sens inverse : face à Juliette, à sa droite et à sa gauche (schéma n°2). Il y a eu beaucoup de gestes d’auto contact quand les participants prenaient la parole : ils se touchaient les cheveux, les doigts, les oreilles, leur stylo… Les participants qui restaient inactifs pendant un long moment, avaient le regard fuyant, le poing sur le menton et le buste en avant. Quant à ceux qui se sentaient observé, ils se mettaient à ne plus bouger, à fuir le regard de l’observateur, à esquisser un sourire en coin.

 Schéma n°2 : Triangle d’activité des participants

Charlotte et Hugo ont reprit la même position, les jambes croisées l’une sur l’autre, les coudes sur la table et le stylo dans la bouche. Il y a eu pas mal de réactions face à ce que Juliette disait, sur les petites anecdotes. Ensuite Étienne a baillé, Aloys a suivi, puis Stacy et enfin l’observateur. Il y a eu un petit blanc, les candidats ont essayé de trouver des questions, de comprendre la situation, donc ils fronçaient les sourcils, et regardaient leurs notes. Aloys et Elisa ont ensuite pris la même position : la jambe gauche en équerre sur le genou droit, puis Camille a essayé en vain de les imiter. Hajar, Evanaelle et Stacy avaient aussi la même position : les jambes croisées et les mains l’une sur l’autre.

Pour la phase d’analyse, Charlotte et Noémie on continué à garder la parole, suivit d’Hugo. Il y avait des hochements de tête, signes d’affirmation, et lors des blancs, les participants regardaient leurs fiches. Charlotte et Hugo ont encore adopté la même position, et Roby a reprit sa position de départ. La parole était de plus en plus homogène, tout le monde participait.

La séance a durée 1h26, nous étions 18 participants.

COMPTE-RENDU de séance SASCO du 27/04/2017 – Caroline STAFFOLANI (Narrateur) Olivia BOULAY (Rapporteur) et HUAYU XU (Observateur)

lundi 1 mai 2017

Le jeudi 27 avril 2017, nous avons participé à une séance SASCO dirigée par madame Delavergne. Caroline tenait le rôle du narrateur, Olivia celui du rapporteur, et Huayu était l’observateur.


 

Le problème exposé :

J’ai effectué mon stage dans un studio graphique qui s’appelle INGRAFIK, c’est une très petite entreprise située à MONTPELLIER dans une maison qui loue aussi des bureaux à 2 autres sociétés, c’est un appartement aménagé en espace de co-working. Fabien mon tuteur de stage travaille seul dans son bureau comme auto entrepreneur, il gère donc la totalité de son entreprise. Il est graphiste et est spécialisé dans le design produit.

Pendant les 5 semaines de stage, je l’assistais en tant que graphiste et ma mission était la création des visuels ou simplement l’exécution de document. On s’entendait plutôt bien, mais il y avait beaucoup de travail qui arrivaient de partout, donc je l’aidais dans l’avancement des supports, mais les délais se raccourcissaient et il était parfois un peu tendu. A la période où j’exerçais mon stage, il y avait une grosse mission sur la conception d’un catalogue de vente de produits pour son plus gros client POOL TECHNOLOGIE qui vend des produits pour l’entretien de la piscine. Donc, il devait travailler tous les jours sur le catalogue qui faisait 50 pages, et moi, j’effectuais des corrections comme les vérifications des textes et des alignements, mais, on travaillait sur plusieurs dossiers en même temps. Il avait l’habitude de travailler avec eux, la directrice marketing du service de communication POOL technologie et Fabien se connaissent bien et cela fait 7 ans qu’il a pour charge la conception du catalogue. Il faut savoir qu’il recevait tous les textes par fax et qu’il devait frapper les textes et donc cela prenait énormément de temps plutôt que les recevoir par mail en fichier

Et puis le délai de finition se rapprochait et l’entreprise POOL technologie qui venait d’engagé un nouvel assistant marketing, n’arrêtait pas de téléphoner 5- 6 même 10 fois par jour pour donner de nouvelles corrections minimes ou même encore des changements de couleur ou de mise en page, ce qui n’arrivait que très rarement avant. Fabien a pensé que le nouvel assistant marketing y était pour quelque chose, et cela l’agaçait de devoir à chaque fois reprendre tout depuis le début. D’abord parce que ça lui compliquait le travail, mais aussi, parce que d’un point de vue technique ce n’était pas toujours réalisable ou cohérent. Aussi, il a décidé d’inviter l’assistant marketing à venir travailler avec lui durant 2 ou 3 matinées afin de résoudre les problèmes techniques, mais aussi, je suppose pour une prise de contact avec l’assistant. Aussi le midi, alors que nous mangions d’habitude ensemble, il a invité l’assistant marketing au restaurant. De mon côté, la consigne était de ne pas me mêler du problème et de déménager mon poste de travail dans la salle à café pour les matinées où le nouvel assistant marketing de POOL TECHNOLOGIE venait travailler. J’avais à ce moment-là un travail de conception de sommaire en texte et image dans un tableau à réaliser et ce n’était pas facile !

Je me suis bien sûr demandé s’il l’invitait parce que ça n’allait pas et s’il voulait prendre contact avec l’assistant pour améliorer le travail, la relation.

Phase de questionnement :

Ton tuteur devait retaper tous les textes ?

Il reçoit des textes par fax et doit remettre tous les textes sur in design

Pourquoi par fax et non par mail ?

Justement on ne sait pas, on recevait tout par fax

Il s’est exprimé sur la difficulté qu’il reçoit les documents par fax ?

Non

Quand il a invité l’assistant marketing dans son bureau, il s’est rendu compte qu’il appelait trop ?

Je ne peux pas savoir, j’avais pour interdiction de rentrer dans le bureau pendant leur rendez-vous, mais réelle interaction entre eux

Il n’a pas parlé des soucis, il l’a juste invité pour lui montrer que s’était un professionnel

On lui a dit qu’il abusait sur les appels ?

Fabien lui a dit, il a donné son avis professionnel et lui a dit que ce n’était pas possible de reprendre tout dès le début à deux semaines de la finition

Comment ça s’est terminé ?

En bon terme, ils ont pu faire connaissance, Fabien l’a invité au restaurant pour établir un contact avec lui

Y avait-il des problèmes avant ?

Non, des petites corrections avant mais sinon non, c’est que là il y avait vraiment trop d’appel par jour

L’assistant marketing faisait ses propositions sur un visuel, il envoyait et il validait mais après il rappelait pour dire qu’il y avait un problème. Il y avait aussi le stress du délai d’impression pour Fabien.

Combien de personnes dans l’entreprise ?

Fabien travail tout seul, il est auto-entrepreneur

D’autres stagiaires ?

Oui et parfois alternance

Fabien était-il surchargé, précis dans ce travail ?

Oui surchargé mais il était précis dans son travail

Même type de problème avec d’autres clients ?

Pas entendu parler

Tu as eu à travailler des missions en rapport avec ce client ?

Oui pour la page de couverture de son catalogue

Travail modifié par cette situation ?

Non je n’ai pas été touché par les nombreux changements du client

Pourquoi Fabien n’est pas entré en contact avec la directrice marketing du client ?

Il voulait voir le problème par lui-même surtout s’il devait continuer à travailler avec l’assistant marketing par la suite

 

Phase de réflexion :

1ère hypothèse : Analyse stratégique

Les participants ont évoqué dans un premier temps l’analyse stratégique. Fabien a établi un jeux relationnel (pour pas perdre le client) il fallait apprendre à connaitre le nouvel assistant marketing en le faisant venir dans son environnement de travail pour lui montrer son niveau et qu’il n’est pas à son service, lui faire comprendre qu’il est compétent.

Cela permettrait par la suite de le voir pour des relations futures plus simple et plus fluide.

Dimension proactive : il choisit le face à face, choix d’un autre mode relationnel, il le désigne comme un collaborateur durable.

 

2nd hypothèse : sémiotique situationnelle

Arrive ensuite l’analyse de la sémiotique situationnelle par rapport au contexte spatial. Fabien a décidé d’établir une relation de proximité avec l’assistant marketing en l’invitant plusieurs fois dans son bureau et en l’invitant au restaurant. Le fait de se mettre côte à côte, d’être ensemble pour réfléchir permet alors d’établir une relation.

3ème hypothèse : position de Caroline

 Caroline a été mis à l’écart par rapport à ce problème car il fallait éviter qu’elle prenne parti, il ne peut pas être sûr à 100 % que Caroline sera avec lui.

Peut-être y avait-il la peur qu’elle prenne son parti à lui, et que l’assistant marketing se trouve en position d’infériorité.

Cela limite aussi les problèmes. Le stagiaire doit rester extérieur au problème.

Au niveau interne, il ne faut pas que ce soit déséquilibré : deux d’un côté et un de l’autre.

Caroline doit également rester extérieur au problème car il faut qu’elle garde une bonne image de l’entreprise. De plus, Fabien a peut-être l’habitude de gérer les problèmes tout seul.

4ème hypothèse : mauvais choix du canal de communication

On doit changer de canal de communication : plus de mail ou de téléphone mais on doit passer au face à face (en discutant ensemble on règle les problèmes).

Il y a donc un mauvais choix pour le canal de communication, il faut basculer sur d’autres outils, d’autres moyens.

De plus, il est difficile de collaborer quand on n’a jamais vu la personne en face à face.

Retour du narrateur :

Synthèse de l’analyse des participants : deux pistes

L’analyse stratégique

Dans un premier temps les participants sont partis sur le fait que Fabien aurait dû exiger d’avoir les textes par mails au lieu de les frapper pour gagner du temps et que les corrections devaient être mises sous forme de liste et être claires. Puis, l’analyse porte sur les jeux relationnels et l’analyse stratégique en tentant de comprendre les enjeux de la situation. Tout d’abord, ils ont analysé la situation comme le fait de ne pas perdre un client et de rendre le catalogue dans les délais. Aussi, sur le relationnel de ne pas faire monter la tension entre eux, et que le fait d’inviter l’assistant marketing était aussi un acte stratégique de prise de contact qui vise à établir une relation de confiance et de professionnalisme. Faire leur preuve chacun de leur côté et de coordonner leurs actions pour rester efficace. Fabien de son côté souhaitait clarifier la situation en signalant que le dysfonctionnement ne provenait pas de lui car il est professionnel et lui nouveau. L’attention s’est donc portée sur l’efficacité de l’action et le fait d ’appréhender le problème avant qu’il n’arrive. Ils ont donc conclu que le face à face était une méthode efficace et bien appropriée. Mme DELAVERGNE parle de proactivité du fait d’être réactif et efficace dans l’action.

L’analyse sémiotique situationnelle

Ensuite, les participants entreprennent une analyse de la sémiotique et du contexte spatial. Le but étant de se mettre dans un même environnement de travail pour mieux se comprendre et mettre les choses au clair. Ils ont soulevé la question de la proximité et de la collaboration entre acteurs des organisations pour une collaboration durable. L’hypothèse est cohérente.

Puis l’analyse s’oriente sur la possible responsabilité de la directrice marketing, mais la thèse est écartée du fait qu’elle avait l’habitude de travailler avec Fabien. Le nouvel assistant doit donc prendre son poste et mettre au point sa façon de travailler avec Fabien.

Ensuite, l’analyse se porte sur ma position dans la situation pourquoi est-ce j’ai été mise à l’écart sûrement pour ne pas prendre parti de l’un ou l’autre, par sécurité ou pour éviter une alliance vue que mon stage était de courte durée et que les enjeux étaient trop importants.

Cette dernière hypothèse m’a semblé plausible du fait aussi que Fabien a l’habitude de gérer son entreprise seul. Cependant l’hypothèse que la situation n’était pas pertinente pour le stagiaire et conflictuelle n’altère en rien la pertinence de la situation (hypothèse réfutée). Cette situation est relative à la gestion de conflit et à la réactivité du communicant, il y a donc beaucoup à apprendre.

Pour résumer, les pistes d’analyses stratégique et sémiotique explorées sont justes pour la plupart, les erreurs d’interprétations sont aussi dû au fait du manque d’éléments dans l’exploitation du problème. Aussi les pistes qui n’ont pas été explorées et qui auraient pu ouvrir sur d’autres analyses sont le contexte de l’organisation sur sa structure, les relations entre les professionnels de l’espace de Co-working qui sont tous du domaine de la communication numérique. L’ancienneté de la société INGRAFIK (18 ans) aurait aussi pu permettre de comprendre au mieux la situation et la position de mon tuteur de stage dans la situation.

La synthèse révèle à mon sens une prise de poste de l’assistant, une réactivité certaine et un intérêt pour la réussite du projet de catalogue ainsi qu’une coordination du travail entres professionnels.

Phase d’observation :

Dans la première partie, Caroline présentait son stage avec geste régulier variable et naturel, son expression est courante, j’entendais le changement du ton qui indique les sentiments, elle regardait les participants de temps en temps et faisait la communication de l’œil. Les camarades écoutaient attentivement, quelques-uns ont pris des notes.

Dans la partie de questionnement, beaucoup de gens ont pris la parole, surtout Zoé, Noa et Naouelle. Généralement les étudiants écoutaient attentivement quand les autres parlaient. Mais j’ai vu quelqu’un utiliser le portable, et quand la prof expliquait l’auto-entreprise, il y a ce qui riait et bavardait.

Dans la troisième partie, il y a eu un long silence, et puis sous la direction de la prof, la discussion a commencé peu à peu et on voyait un échange d’idées intéressantes surtout Zoé et Noa, mais il y avait quelques-uns qui ne participaient pas dès le début. Finalement on pouvait sentir la fatigue arriver.

Pendant la phrase de conclusion, il y avait quelques-uns ne qui faisaient leurs propres choses comme regarder ailleurs ou bavarder, mais l’ambiance générale restait encore attentive.

Compte Rendu SASCO, séance du 20 Avril 2017. GARDES Camille, HENNEBOIS Aloys, LUDOVICUS Elisa

mercredi 26 avril 2017

Le jeudi 20 avril 2017, nous avons participé à une séance SASCO dirigée par madame Heïd. Elisa tenait le rôle de la narratrice, Aloys celui du rapporteur, et Camille était l’observatrice.


Phase 1 : Présentation de la situation de communication 

Organigramme Lysagora-page-001

Organigramme Lysagora

« J’ai effectué un stage au sein du magazine de l’aéroport Airlife qui était géré par l’agence de communication Lysagora. La directrice de cette agence, Clotilde KANCEL, était ma tutrice.

Pour bien comprendre la situation que je vais vous exposer, il faut savoir qu’en plus de la création d’Airlife, Lysagora s’occupait de la vente d’espaces publicitaires de 3 magazines. Parmi ces 3 magazines, il y en avait un en cours de création et dédié aux séniors : Quintessence.

Un après-midi, Pauline (la stagiaire en communication-marketing) qui s’occupait principalement de la mise-à-jour des fichiers de prospection devait se charger de relancer un EHPAD à propos de l’achat d’espaces publicitaires au sein de Quintessence. Au cours de cet appel, la directrice de l’EHPAD annonce qu’elle n’est pas intéressée par l’achat d’espaces publicitaires dans Quintessence car elle est déjà présente dans un magazine similaire lui aussi distribué à Montpellier.

À la fin de l’appel, Marie-Pierre (la secrétaire) vient aux nouvelles et demande comment s’est passé le dit appel. Pauline lui relate les faits que je viens de vous expliquer. Marie-Pierre est surprise d’apprendre qu’il y ait un autre magazine à destination des séniors sur Montpellier et reproche à Pauline de ne pas avoir été assez curieuse en ne cherchant pas à en savoir plus sur lui. Elle lui demande donc de rappeler la directrice de l’EHPAD afin que celle-ci lui donne de plus amples informations. Pauline a peur que la directrice se sente harcelée mais elle passe quand même l’appel. La directrice lui donne simplement le nom du magazine et celui de sa rédactrice en chef. Ces informations ne suffisent pas à Marie-Pierre qui lui demande de faire des recherches sur internet qui elles non plus ne s’avèrent pas concluantes. En fait, elles trouvent juste un site qui n’a pas l’air d’être régulièrement mis à jour, voire qui est abandonné. Cependant, il offre la possibilité d’envoyer un mail au propriétaire du site. Marie-Pierre propose de laisser un mail en se faisant passer pour une potentielle cliente qui a vaguement entendu parler du magazine et qui souhaiterait en savoir d’avantage à son propos comme son prix et ses lieux de distribution. Pauline trouve l’idée farfelue mais envoie quand même le mail. Mais à cause d’un problème technique celui-ci ne s’envoie pas même après plusieurs essais.

On sent que Marie-Pierre est légèrement agacée par la situation et elle demande à Pauline d’appeler la rédactrice du magazine concurrent en se faisant passer pour une potentielle lectrice sénior. Pauline refuse car elle trouve ça trop risqué et préférerait à la limite directement décliner sa véritable identité. Marie-Pierre ne trouve pas que ce soit une bonne idée et essaie de convaincre Pauline de suivre son plan en essayant un peu de la culpabiliser. Cela ne fonctionne pas et Pauline reste campée sur sa position.

Marie-Pierre finit par demander à Sabrina et à moi-même ce qu’on pense de son idée. On est toutes les deux d’accord pour dire que ce n’est pas vraiment professionnel et que c’est effectivement risqué. Je lui propose d’attendre le lendemain pour aller voir en kiosque si le magazine est disponible et en tirer les informations voulues. Elle n’a pas vraiment envie d’attendre et semble vouloir les infos tout de suite. Elle tente de transmettre la mission à Sabrina qui la refuse à son tour. Elle n’insiste pas.

Elle finit par passer elle même le coup de fil et suit son scénario : elle se fait passer pour une sénior qui aurait entendu parler du magazine par le biais d’une amie et souhaiterait en savoir plus. Elle met le téléphone sur haut-parleur pour qu’on suive la conversation. On se rend vite compte que son interlocutrice semble sceptique et est réticente à lui donner les informations qu’elle demande. Marie-Pierre essaie de lui tirer les vers du nez en utilisant des termes un peu trop techniques, son interlocutrice s’en rend compte et se braque complètement en lui demandant de redonner à plusieurs reprises son identité.

À la fin de la conversation, Marie-Pierre est dépitée et nous dit que c’est certain que la rédactrice n’a pas cru à son histoire. On en a la confirmation quand celle-ci rappelle Marie-Pierre une dizaine de fois en moins de 10 minutes. Marie-Pierre est anxieuse et ignore les appels. Elle a peur d’avoir fait une bourde et regrette de l’avoir appelé sous couvert d’une fausse identité.

Environ 1h plus tard, Marie-Pierre reçoit un appel mais elle se méfie de rien puisqu’il ne s’agit pas du même numéro. Elle répond et la personne au bout du fil demande si elle parle bien à Marie-Pierre.A de la société Lysagora. Marie-Pierre répond que oui et son interlocutrice lui dit qu’elle ce sont eues tout à l’heure et qu’on a essayé de la duper. Marie-Pierre finit par comprendre de qui il s’agit et a un rire nerveux. Elle nous relate que la rédactrice venait de lui remonter les bretelles en disant qu’elle n’avait jamais vu ça en 20 ans de carrière, qu’on avait harcelé sa cliente et que ce n’était pas du tout sérieux entre autre. Marie-Pierre nous a avoué qu’elle culpabilisait réellement et qu’elle avait peur de la réaction de notre directrice puisque c’est l’image de la société qui pouvait être en jeu.

Phase 2 : Questionnement 

Q: Est ce que Marie-Pierre est ton supérieur hierarchique? Est-ce que vous stagiaires lui devez des comptes ?

R: Normalement Non.

Q: Ça lui arrive souvent de faire du démarchage un peu intense comme ça ? 

R: Je ne pense pas. C’était la première fois que je la voyais faire ça en tous cas

Q: Quelle a été la réaction de la directrice du coup ?

R: Elle a pris ça avec humour. Elle était plutôt surprise que Marie-Pierre ait pensé à se faire passer pour une vieille. Elle ne trouvait pas que c’était la meilleure option mais elle ne l’a pas culpabilisé.

Q: Pourquoi elle a demandé à Pauline de faire ça ? Tu es sûre qu’elle n’a vraiment pas l’habitude de faire ce genre de chose ?

R: J’ai l’habitude de faire du démarchage mais vraiment pas de cette façon là.

Q: Mais en fait, c’était quoi son objectif ? Pourquoi elle faisait tout ça ?

R: Parce que Marie-Pierre a été surprise d’apprendre l’existence d’un magazine concurrent et qu’elle voulait plus d’informations sur celui-ci.

Q: Elle s’est excusée d’avoir autant insisté ?

R: Non

Q: Pauline et Jean-Pierre était en stage de communication ?

R: Pauline était en stage de communication-marketing, Jean-Pierre était en stage de communication mais il s’occupait plus des graphismes.

Q: Mais est-ce qu’elle s’est excusée auprès de vous ? Puisque vous n’étiez pas d’accord avec son idée et que vous aviez raison du coup. 

R: Non elle ne s’est pas excusée.

Q: Pauline, elle était en stage depuis combien de temps ?

R: Depuis 1 mois

Q: Quel est le caractère de Marie-Pierre en général ?

R: Elle est très extravertie et elle a tendance à avoir une autorité assez naturelle. Elle aime mettre tout le monde à l’aise mais elle aime aussi s’imposer.

Q: Quelles sont les relations entre Pauline et Marie-Pierre ?

R: Elles étaient plus que cordiales

Q: C’est Marie-Pierre qui a appelé la concurrence ?

R: Oui

Q: Elle est secrétaire et elle s’occupe de ça ?

R: Oui. Son statut c’est secrétaire mais elle s’occupait beaucoup de la partie marketing

Q: Depuis quand Marie-Pierre est dans l’entreprise ?

R : Ça faisait 4 mois qu’elle y était

Q: Est-ce que Clothilde elle se déchargeait souvent sur elle ? Quand elle était absente ?

R: Un peu. Marie-Pierre c’était plus qu’une secrétaire selon moi…c’était plutôt comme son bras droit. Parfois j’avais même l’impression qu’elles étaient associées.

Q: Quel était l’âge de Marie-Pierre ?

R: Elle avait 25 ans

Q: Quand a été créé le magazine ?

R: Il me semble qu’il a été créé il y a un an et demi

Q: Est-ce que Clothilde était souvent là ?

R: Elle était souvent là et elle restait souvent dans l’open space dédié aux stagiaires et à la rédactrice

Q: Marie-Pierre elle a fait quoi comme études ? 

R: Communication

Q: Et elle sort de ses études ?

R: Oui. Il me semble qu’elle a dit que c’était son premier emploi

Q: Est-ce que le concurrent a appelé la directrice pour se plaindre de ses agissements ?

R: Non pas du tout

Q: Est-ce qu’il y a eu des retombées concernant cette histoire ?

R: Pas à ma connaissance

Q: Quel était le caractère de Clothilde ?

R: Elle était assez cool. J’ai ouïe dire qu’elle pouvait être très ferme et très autoritaire quand une situation l’agaçait, mais je n’ai pas eu l’occasion de la voir comme ça.

Q: Et elle est comment en tant que directrice ? Elle est plutôt sympa ou elle donne des ordres ?

R: Elle est très sympa. Bien sûr elle nous définit les objectifs à atteindre mais toujours de façon sympathique. On a pas vraiment l’impression qu’elle impose quelque chose

Q: Est-ce Marie-Pierre se plaignait parfois de son poste ?

R: Pas vraiment. Elle se plaignait juste parfois de devoir constamment rappeler à Clothilde ses rendez-vous ou lui demander si elle n’a pas oublié de rappeler telle ou telle personne

Q: Est-ce que Marie-Pierre aimait avoir des responsabilités ?

R: Elle nous a dit qu’au début elle n’aimait pas plus que ça, mais qu’elle s’y était habituée et commençait à apprécier.

Q: Les Stagiaires, ils sont en bons termes avec Marie-Pierre ?

R: Oui, en très bons termes même

Q: Comment elle a réagit Pauline quand Marie-Pierre lui a demandé de faire tout ça ?

R: Elle était plus gênée qu’on le lui demande en fait

Q: Elle n’osait pas dire non ?

R: Elle lui a dit non, mais on sentait quand même qu’elle était gênée de le lui refuser

Q: Et pourquoi Sabrina a refusé ?

R: Parce qu’elle trouvait que ce n’était pas la meilleure chose à faire

Q: Sabrina est là depuis longtemps ?

R: Elle arrivée presqu’en même temps que Marie-Pierre

Q: Elle a quel âge ?

R: Elle a 20 ans

Q: Elle a fait quoi comme étude ?

R: Elle fait un BTS en communication. Du coup elle est en alternance.

Q: Est-ce que tu sais si le salaire et le statut de Marie-Pierre suivaient les missions qui lui étaient confiées ?

R: En me basant sur nos discussions, je ne pense pas que son salaire suivait…je suis même sûre que non en fait. Et concernant son statut, il ne suivait pas vraiment puisqu’elle gardait un statut de secrétaire même-si Clothilde reconnaissait qu’elle avait beaucoup plus de responsabilités que ce que son poste laissait à penser

Q: Toi, en tant que stagiaire, tu étais plus souvent en contact avec Marie-Pierre ou avec Clothilde ? 

R: J’étais en souvent en contact avec Clothilde, Marie-Pierre et Sabrina. Sabrina parce que c’est la rédactrice et donc je travaillais plus avec elle, Marie-Pierre parce qu’elle venait souvent me demander si j’avais bien compris les consignes de Clothilde ou si j’avais une question à lui poser, et Clothilde parce que c’est elle qui m’attribuait les missions.

Q: Est-ce que Marie-Pierre est satisfaite d’être secrétaire ou elle a déjà dit qu’elle voudrait faire autre chose ?

R: Elle voulait être professeure. D’ailleurs, à l’heure actuelle, elle ne travaille plus à Lysagora et est devenue professeure d’Histoire-Géo.

Q: Mais depuis quand ?

R: Elle a quitté l’entreprise pratiquement au même moment où je finissais mon stage.

Q: Mais en fait, Secrétaire c’était juste un titre mais elle avait d’autres missions qui n’avaient rien à voir avec ça ?

R: C’est ça.

Q: Du coup, il reste qui dans l’entreprise ?

R: Il ne reste plus que Sabrina.

Q: Mais quand Sabrina n’est pas là, il reste qui ?

R: Il ne reste que Clothilde. Mais elle s’appuie beaucoup sur le roulement des stagiaires donc ça compense.

Q: Clothilde elle a quel âge ? Et elle a fait quoi comme études ?

R: Elle a 40 ans et il me semble qu’elle est diplômée en Marketing

Q: Elle gère cette agence seule du coup ?

R: Oui

Q: Elle ne compte pas remplacer Marie-Pierre ?

R: Marie-Pierre lui a présenté quelqu’un qui pourrait la remplacer, mais on a bien senti que Clothilde n’avait pas très envie d’avoir quelqu’un d’autre que Marie-Pierre à ce poste.

Q: Clothilde en voulait à Marie-Pierre d’être partie ?

R: Non. Mais Marie-Pierre n’était pas encore partie qu’elle la regrettait déjà. Elle était consciente qu’une autre secrétaire n’aurait pas forcément accepté de remplir d’autres missions que celles que son poste nécessite.

Q: Est-ce que tu peux préciser le rôle de Clothilde dans l’organisation quand Marie-Pierre était encore là ? 

R: Clothilde donne les objectifs, s’occupe des relations clients, etc.

Q: Clothilde s’appuie plus sur Marie-Pierre que sur Sabrina ?

R: Oui. Elle comptait plus sur Sabrina en ce qui concernait les contenus du magazine Airlife, les articles.

Q: Marie-Pierre et Clothilde avaient quelle relation ?

R: Je trouvais qu’elles étaient assez fusionnelles. Je pensais même qu’elles se connaissaient depuis plus que 4 mois quand je suis arrivée

Q: Est-ce que Clothilde vient consulter les autres lorsqu’elle a une décision à prendre ?

R: Ça dépend des situations. Certaines fois elle demandait à Marie-Pierre, parfois à Sabrina.

Q: Mais comment la rédactrice de l’autre magazine a su qui elle était au fait ? 

R: Avant que Pauline ne l’appelle, Marie-Pierre lui avait envoyé un mail  mais sûr le moment elle ne s’en est pas souvenu. C’était son mail professionnel, du coup il y avait son numéro et le nom de l’entreprise Lysagora. Et Pauline, en s’annonçant comme la stagiaire de Lysagora, il était assez facile de faire le lien.

Q: Cette histoire n’a rien changé au niveau relationnel ? Il n’y a pas eu de froid entre vous ?

R: Non. C’était comme si rien ne s’était passé.

Q: Marie-Pierre elle est partie parce qu’elle voulait vraiment être prof ? Ou c’est parce que cette situation ne lui convenait pas ?

R: Elle a décidé de partir parce qu’elle avait vraiment envie d’être prof et parce que le salaire était non négligeable. Mais on voyait bien qu’elle était assez triste de partir.

Q: Est-ce qu’elles avaient des liens en dehors du travail ou ça restait strictement professionnel ?

R: En dehors du travail elles se voient assez. Que ce soit Clothilde, Marie-Pierre et même Sabrina.

Q: C’est uniquement Sabrina qui s’occupe de la rédaction ?

R: Oui mais elle est aidée/appuyée par une journaliste mode et un journaliste qui ne s’occupe que d’une seule rubrique

Q: Ce sont des pigistes ?

R: Oui.

Q: Mais Lysagora c’est quoi comme type de magazine ? Il y a un secteur en particulier ?

R: En fait, c’est une agence de com’ qui s’occupe de créer en totalité le magazine de l’aéroport (AirLife) et Quintessence le magazine sénior. Sinon le reste de ses missions sont la vente d’espaces publicitaires dans des magazines extérieurs à Lysagora.

Phase 3 : Interprétation 

1) Autoritarisme de Marie-Pierre sur Pauline ?

Le groupe se met finalement d’accord sur le fait que son pouvoir et son autorité sont informels et qu’elle ne peut donc faire usage d’une position hiérarchique qui se veut non officielle => proposition RÉFUTÉE

2) Jeu de l’insoumission entre Pauline/Sabrina et Marie-Pierre ?

En refusant de se plier à ce que demande Marie-Pierre, Pauline et Sabrina n’entreraient-elles pas dans le jeu de l’insoumission ?

Le jeu de l’insoumission consiste à s’opposer à une compétence spécialisée. Hors une partie des participants trouve qu’ici Marie-Pierre n’a pas de compétence spécialisée et que par conséquent on ne peut pas évoquer le jeu de l’insoumission.

Les participants se mettent finalement d’accord sur le fait que Pauline et Sabrina n’ont pas accepté l’autorité mais que cela ne va pas jusqu’à remettre en cause l’idéologie de l’entreprise => hypothèse RÉFUTÉE

3) Jeu de Compétences spécialisés ?

Une participante se demande si les pouvoirs ne reposent pas sûr Marie-Pierre parce qu’elle a justement les compétences requises en communication.

Le groupe finit par se mettre d’accord sur le fait que Marie-Pierre n’a pas réellement le profil de quelqu’un voulant garder ses compétences puisqu’elle n’hésite pas à les partager, ni celui de quelqu’un voulant prendre le pouvoir => hypothèse RÉFUTÉE

4) Jeu de Parrainage ?

Une participante suggère qu’il y ait un jeu de parrainage entre Marie-Pierre et Clothilde, en se basant principalement sur la quasi absence de réaction de Clothilde vis-à-vis du comportement de M-P lors de l’appel téléphonique.

Une autre vient soutenir sa thèse en rajoutant que, en l’absence de Clothilde, Marie-Pierre a tendance à revêtir le rôle de supérieure.

Cependant, le fait qu’il n’y ait pas réellement d’échanges de services et encore moins de contrepartie (M-P donne de sa personne mais ne reçoit rien en écange) vient réfuter cette proposition => hypothèse RÉFUTÉE

5) Probleme de structure ?

Le groupe se met d’accord sur le fait qu’il y a un problème de définition des tâches :

– Marie-Pierre est secrétaire alors que ses missions dépassent cette fonction

– Marie-Pierre, titulaire d’un double Master (Bac +5) se retrouve au même niveau hiérarchique qu’une étudiante en alternance qui occupe le poste de rédactrice.

Le groupe ne voit pas trop à quoi sert le poste de secrétaire dans cette structure et se demande pourquoi M-P n’a pas directement été affectée au service communication où il superviserait aussi les stagiaires.

L’ensemble des participant arrive à la conclusion que cette structure est voulue par Clothilde dans un soucis budgétaire, mais convient que cette structure reste un problème => hypothèse validée

6) Analyse transactionelle ?

En essayant de forcer les choses et de culpabiliser Pauline, une participante pense que le schéma suivant conviendrait à la situation :

a. Marie-Pierre : Enfant —> Stagiaires : Adultes

Le reste du groupe trouve que M-P n’a pas vraiment le rôle d’une enfant puisqu’elle s’occupe souvent de superviser les choses => hypothèse RÉFUTÉE

Le groupe se met finalement d’accord sur le fait que Marie-Pierre rappelle souvent à Clothilde ce qu’elle doit faire et occupe plus le rôle de maman. Ils optent finalement pour le schéma suivant :

b. Marie-Pierre : Parent —> Clothilde : Enfant 

7) Analyse actionniste ?

Les participants sont d’accord pour dire que le statut de Marie-Pierre n’est un secret pour personne au sein de l’entreprise, malgré le fait qu’il ne soit pas clair sur papier.

8) Relations symétriques complémentaires ?

Tous les participants sont d’accord pour dire que :

– Marie-Pierre se poste au dessus et place les stagiaires en dessous d’elle, alors que ce n’est pas le cas sur le plan hiérarchique.

– Marie-Pierre se place aussi au dessus de Sabrina

Retour du narrateur 

La narratrice était globalement d’accord avec les analyses qui avaient été faîtes. Elle tenait néanmoins à faire quelques commentaires :

1) Elle n’était pas d’accord avec la première hypothèse de l’analyse transactionnelle qui plaçait Marie-Pierre en tant qu’enfant. Elle l’aurait directement placé en tant que parent comme il est fait mention dans la seconde hypothèse de cette analyse. Elle valide le fait que cette position de parent s’exerce essentiellement dans les échange Marie-Pierre —> Clothilde. Cependant, elle ajouterait que cette position de maman s’exercerait aussi avec Pauline dans la mesure où Marie-Pierre essayait de lui donner des ordres comme une mère l’aurait fait.

2) Elle s’appuie sur son dernier commentaire pour faire appel au jeu de l’insoumission qui ce serait, selon elle, clairement mis en place entre Pauline et Marie-Pierre. Cependant, elle ne pense pas que Sabrina ait réellement fait partie de ce jeu d’insoumission dans la mesure où Marie-Pierre lui a juste proposé d’appeler sans jamais insister. Sabrina n’a donc pas eu besoin de combattre son autorité. Elle ajoute que ce jeu d’insoumission est dû à l’âge de Pauline qui est la plus âgée du groupe. Pauline étant plus âgée que M-P, la narratrice pense que c’est en ce sens qu’elle a eu du mal avec l’autorité de M-P et/ou qu’elle a eu assez de recul sur la situation.

3) La narratrice valide l’analyse de la structure. Selon elle, ce serait une situation voulue par la directrice qui y verrait une solution économique, un moyen de réduire les dépenses de l’entreprise.

4) En ce qui concerne les relations symétriques complémentaires, la narratrice réfute le fait que Marie-Pierre ce soit placée au dessus de Sabrina. Elle pense plutôt qu’elles avaient une relation d’égale à égale. Cependant, elle valide le premier point indiquant que M-P place les stagiaires en dessous d’elle. Elle pense néanmoins que ce n’est pas réellement une situation voulue, mais bel et bien le résultat de son statut informel et des charges qui lui sont confiées par la directrice.

Retour de l’observateur

Durant la première phase d’écoute, les élèves ont tous été très attentifs à ce qu’Elisa racontait.

Il y a eu quelques prises de notes, quelques regards dispersés et quelques mains posées sur le visage mais la plupart des élèves étaient très concentrés et le regard tourné vers Elisa.

Quelques conversations informelles ont eues lieu à gauche de la salle et le quatuor Cindy/Amandine/Morgane/Stacy avaient exactement la même position : corps en avant, jambes croisées et main posée sur le menton, Hugo, par un effet de mimétisme, a suivi le mouvement.

Quelques petites dissipations et rires timides ont également été observés, notamment lorsque quelqu’un a toqué à la porte.

Peu à peu, toutes les personnes qui étaient tournées vers Elisa adoptaient le même geste : main sur le menton.

Durant la deuxième phase, le côté gauche et droit de la salle étaient très concentrés sur la narratrice. C’est Hugo qui a posé la première question et au début, les questions étaient plus basées sur le côté gauche avec Hajar et Cindy puis s’en est suivi le côté droit avec Aissa et Juliette.

Il y a eu un élan de prises de notes suite à la question de Clarisse : « depuis combien de temps MariePierre travaille chez Lysagora ? », puis un choc général a été suivi lorsqu’Elisa répondit.

Il a été également observé que les questions se faisaient plus souvent par les 4 coins : Noémie, Aissa, Cindy et Morgane ; un carré s’est formé.

Quelques conversations informelles entre Juliette et Aissa mais globalement, les élèves étaient tous très attentifs. Il y a eu un effet de mimétisme lorsque la prof a demandé quel était le contrat de Sabrina : tous se sont questionnés et ont commencé à prendre des notes. Lorsqu’Elisa a annoncé que MP était devenue enseignante, un rire général a été déclenché, suivi de questionnements. Globalement, les questions se sont enchaînées, malgré un petit blanc lorsque la prof prit la parole en demandant quel était l’ancien métier de Clotilde. Ce blanc a très vite était comblé lorsque Juliette posa une question. Les échanges se sont alors fluidifiés.

C’est Aissa qui ouvre le débat lors de la troisième phase. Globalement, les élèves consultaient leurs fiches sans trop s’avancer. La conversation s’est finalement déclenchée et ceux qui ne prenaient pas la parole lors de la précédente phase, l’ont fait.

Lors de ce début de débat, Hugo et Morgane se sont retrouvés face à Aissa car tous deux n’étaient pas d’accord avec son interprétation, puis le débat s’est ensuite poursuivi entre Hugo et Aissa. Quelques conversations ont été remarquées chez les filles de droite : Morgane voulait prendre la parole, elle levait le bras timidement mais finalement, hésitante, n’a pas osé parler.

Le débat a été un peu mou : la prof a été obligée de le relancer. Suite à ça, quelques échanges entre Cindy et Juliette, mais rien de houleux. Des manipulations de feuilles et quelques échanges informels ont été notés. Des acquiescements de têtes ont été observés lorsque la prof prenait la parole, comme pour exprimer son accord. Les élèves avaient le regard sur leurs fiches.

Ensuite, les échanges se sont fait entre Juliette et Noémie jusqu’à que le débat se termine naturellement, suite aux blancs à répétitions

 

 

Compte Rendu SASCO, séance du 20 Avril 2017. BECKER Jerome, BOJKOVIC Lidia et ROSSET Alexandre

mardi 25 avril 2017

Le jeudi 20 avril 2017 avait lieu le cinquième séminaire d’analyse des situations de communication (SASCO), encadré par Mme De Lavergne. Lors de cette cinquième séance, Jérôme Becker, narrateur, a présenté le problème de communication vécu au cours de son stage. A ses côtés se trouvaient Lidia Bojkovic, ayant le rôle de rapporteur, ainsi qu’Alexandre Rosset, étant, lui, l’observateur.

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Phase 1 : Présentation de la situation de communication

 

Cette séance a commencé par la première phase de situation, où Jérôme nous a fait part de son cas :

« J’ai fait un stage de deux mois au sein d’Headoo, une start-up de visual marketing, à Paris, au service marketing. Cette entreprise regroupe différentes branches : sales, financiers, techniques, marketeur et chef de projets. Nous travaillons en open-space, il y avait trois grandes pièces ouvertes entre elles. Une pour les développeurs, une autre pour les sales (les commerciaux), et une dernière regroupant la finance, le chef de projet, le marketing et le bureau de notre CEO (directeur), qui était très souvent en déplacement. Nous étions 3 stagiaires et un quatrième s’est rajouté au service marketing, que j’ai eu sous ma tutelle durant un mois.

Lors de ce stage, j’ai pu voir qu’un de nos sales était souvent en conflit avec le CFO (le directeur financier) car ils ne mettaient pas d’accord sur les investissements à faire : Alexandre, le CFO, et Franck, un sale (commercial), se sont disputés en haussant (très) fortement le ton, par rapport à la façon dont une partie de l’argent est investie.

L’entreprise ayant 5 ans, elle est toujours dans un cadre de start-up et est donc basée sur une hiérarchie horizontale. Le conflit concernait le fait qu’un vendeur souhaitait obtenir de l’argent pour l’investir dans une rampe (support de matériel photographique, lumineux et informatique) ainsi qu’un peu de matériel photographique, car il est arrivé que la rampe soit déjà présente sur un projet et qu’elle manque alors sur un deuxième projet.

Si l’on désire signer simultanément un autre contrat (soit deux dans la même période), il est alors nécessaire d’avoir deux rampes. Cette situation s’est déjà produite deux fois et on est donc passé à côté de deux contrats (nous avons validé deux projets au lieu de quatre) mais le CFO ne voulait pas dépenser et débloquer de l’argent. Par la suite, ils se sont à nouveau disputés deux autres fois pour la même raison. A mon départ, la situation n’avait pas évoluée, le CFO refusait toujours d’investir. Malgré la bonne ambiance dans l’entreprise, on pouvait ressentir une tension entre ces deux personnes. »

Cette description de la situation a donc débouché sur la deuxième phase de la séance, celle des questions.

Phase 2 : Questionnement

 

Question : A combien était-le prix de la rampe?

Jérôme : Aux alentours de 2 000€. Après, pour le matériel photographique, ça peut aller de 5 à 15 000€.

Q : Qu’est-ce qu’elle permettait de faire?

J : Des animations, de prendre une photo de manière animée grâce à un dispositif de plusieurs appareils photos qui s’enclenchent au même moment.

Q : Pourquoi n’ont-ils pas pu trouver un compromis, c’est-à-dire remettre l’investissement à plus tard?

J : Parce que le besoin d’avoir une autre rampe était instantané par rapport au contrat. Si on attendait, le contrat nous passait sous le nez.

Q : Au niveau hiérarchique, le directeur financier est au dessus du commercial?

J : Le directeur financier n’est pas au dessus, comme je l’ai dis plus haut, cette start-up, étant jeune, a une hiérarchie horizontale. Cependant, le CFO gère vraiment l’argent et ne demandait pas d’autres avis sur la gestion, il est le seul dans son service.

Q : Les fondateurs étaient-ils présents? Sont-ils au courant des conflits?

J : Un des deux fondateurs était présent mais il travaille avec les développeurs (qui sont souvent qu’entre eux et ont des horaires décalées). Quant à l’autre, notre CEO, il est très souvent en rendez-vous et donc absent.

Q : Comment sont disposés les bureaux en open space?

J : Comme je l’ai dis, il y avait trois grande pièces: Celle des sales, celle des développeurs, et enfin la pièce principale où nous étions nous, au service marketing, mais aussi avec le chef de projet, le service financier et le bureau du CEO. C’était un grand appartement Haussmanien, et les pièces étaient séparées par de grandes portes, toujours ouvertes.

Q : Pourquoi personne n’a tenté de mettre en place une organisation du matériel, comme un planning?

J : Parce que cela ne résoudrait rien, ce matériel est bien trop volumineux et trop compliqué à déplacer rapidement entre plusieurs contrats, surtout si c’est au même moment, on ne peut bien évidemment pas avoir le matériel à deux endroits différents. Par exemple avec Citröen (où il y avait déjà la rampe), il aurait fallu la déplacer pendant deux jours pour un autre contrat puis la retourner à Citröen, ce qui est assez difficile. De plus, il faut aussi s’arranger avec l’entreprise. La solution idéale est donc d’acheter le matériel en double.

Q : A combien s’élève le montant des contrats perdus?

J : Je dirais autour de 20/30 000€.

Q : Pour le directeur, sais-tu quelle est sa priorité concernant l’argent?

J : Oui, le directeur avait des factures impayées et attendait de l’argent. Il ne voulait donc pas dépenser tant qu’il y avait des trous.

Q : Combien y a-t-il de salariés?

J : Il y a sur Paris 10 salariés, sans compter les stagiaires présents.

Q : Il n’y a pas qu’à Paris que l’entreprise est présente?

J : Non il y a aussi un bureau à Londres et à Rio, mais le siège est à Paris.

Q : Pourquoi les salariés n’ont pas voté pour prendre une décision?

J : La dimension des conflits était assez violente, donc dès que c’était fini, on n’en reparlait plus.

Q : Le directeur faisait-il des réunions par rapport aux finances?

J : Non, le directeur prend en général les décisions seul. Lors de mon stage il n’a réalisé qu’une seule réunion, concernant le budget invalidé d’un projet.

Q : Les conflits étaient-ils réguliers?

J : Je dirais plutôt rares, et il y a quand même une bonne ambiance notamment dû à l’open-space.

Q : Les conflits ne se sont donc pas résolus?

J : Non, quand je suis parti le financement était toujours invalidé.

Q : Les employés ne prenaient vraiment pas parti?

J : Non, le sujet pouvait être évoqué mais il n’y avait aucune prise de parti. Même ma tutrice (qui était pour l’investissement) ne disait rien. Tout le monde voulait gardait une ambiance positive.

Q : Comment sont reconnues les compétences du directeur de financement?

J : Plutôt très bien, c’est quelqu’un qui a beaucoup d’expérience.

Les informations recueillies par les participants, à travers les réponses de Jérôme, nous ont donc permis de passer à la troisième phase de cette séance.

 

Phase 3 : Hypothèses et Interprétation

 

Tout d’abord, avec l’aide de Mme De Lavergne, nous avons identifié le statut de l’organisation, selon Mintzberg, comme se rapprochant le plus de l’adhocratie (dû notamment à son open-space, à la relation affective et assez forte entre les membres qui privilégient la tolérance et le relationnel). Hors, il manquait certaines informations pour pouvoir en être sûre, mais aussi pour être sûr que ce statut convient bien à cette entreprise. De ce fait, on a également pu parler de culture d’entreprise, via la valeur “bonne entente” au sein de l’entreprise. Les participants ont également tiré les avantages et inconvénients de travailler en open-space.

D’une part, cette organisation spatiale valorise l’ambiance générale et permet de créer des liens plus vite (les membres sont influents les uns sur les autres) car elle ouvre le dialogue. Il est donc difficile d’être en tensions de conflits dans un lieu tel quel.

D’autre part, elle se voit être une contrainte pour le vote d’opinions : il y a moins de cadrage, les membres n’ont pas besoin de demander leur opinion, il n’y a pas de réelles discussions ni de réunions) sur le sujet, l’ambiance influence cela.

Nous avons également parlé de l’analyse par les mondes de la justification qui a été approfondie. A première vue tout le monde était d’accord pour supposer que le commercial se situait dans un monde marchand, et que le directeur financier représentait les cités domestiques. Hors, il s’est avéré qu’il manquait trop d’informations (notamment sur le portefeuille d’activité de l’entreprise, sur les activités les plus fréquentes et rentables etc…) pour pouvoir confirmer cela, même si cela semblait  cohérent. Par la suite, les participants ont émis des hypothèses.

 

Première hypothèse : Le directeur financier jugeait cet investissement inutile.

Selon certains participants, le directeur pouvait penser que cet achat n’apporterait rien à l’entreprise et qu’il y avait des priorités plus importantes.

Deuxième hypothèse : Il y a un problème de trésorerie.

Ici est émis la probabilité que l’entreprise n’ait pas assez bien géré ses fonds pour pouvoir investir comme elle le souhaite.

Troisième hypothèse : Période creuse pour investir

Celle-ci sous-entend que l’entreprise était dans une période où il y avait moins de contrats, moins d’influence, et que pour cela elle n’avait pas les fonds nécessaires pour investir.

Quatrième hypothèse : Mauvaise perception de l’entreprise pour ces technologies.

Cette hypothèse expliquait qu’il était possible que l’entreprise trouve ces technologies obsolètes, dépassées. Il est probable qu’elle est sous-estimée la valeur de ce matériel.

Enfin, la cinquième et dernière hypothèse se basait sur l’anticipation du portefeuille d’activités de l’entreprise.

Cette dernière suggestion dénonce la forte probabilité que l’organisation soit victime d’une mauvaise gestion de ses fonds, d’une mauvaise anticipation des activités (achats, actions…) qu’elle se doit d’entreprendre et de ce fait, d’un frein provenant de sa trésorerie, l’empêchant d’investir davantage.

 

Toutes ces hypothèses ont été catégorisées en deux grandes :

  1. Celle du problème de trésorerie
  2. Celle de l’anticipation du portefeuille d’activités de l’entreprise

 

Validation

Phase 4 : Retours

     1. Retour du narrateur

 

Beaucoup de questions importantes ont été soulevées, mais en revanche certaines, importantes, n’ont pas pu été posées.

Les participants ont au début douté du statut du personnel (employé ou communauté d’auto-entrepreneurs) : il s’agit bien d’employés, cela a été confirmé en employant à plusieurs reprises le terme « d’employés » lorsque j’ai répondu aux premières questions, et quand j’ai présenté l’entreprise.

Il aurait été intéressant de parler des méthodes employées pour communiquer en interne, qui sont suffisantes (Slack, une plateforme en ligne de chat, discussion orale et réunion sur les projets en cours, bilan de la semaine) pour communiquer sur le travail mais qui ne permettent pas de manager l’équipe, et d’anticiper ou résoudre des conflits.

Mathilde a suggéré que ce n’était peut être pas une période où beaucoup de contrats étaient signés, il aurait était intéressant de développer davantage cette question car ce ne sont effectivement pas les périodes où il y a le plus de rentrées d’argent (contrairement à juin/juillet et en fin d’année), et d’en venir, par la même occasion, au financement de l’entreprise. J’aurais alors pu signaler qu’une levée de fonds est prévu en fin d‘année 2017.

Mehdi a posé une question très pertinente sur le poids de l’expérience de Franck (sale) et d’Alexandre (CFO). C’est vrai que l’expérience dans l‘entreprise, tout comme le parcours ainsi que l’âge, peuvent avoir un rôle important dans le rapport entre les individus. Cependant ici, les deux avaient un âge très proche et des expériences assez similaires. Il est donc important de le prendre en compte, afin de pouvoir écarter diverses hypothèses.

Il aurait été intéressant de parler de la technologie vendue, de ce qu’elle rapporte, et si d‘autres concurrents vendent quelque chose d’équivalent. Pour répondre, ce n’est pas ce qui rapporte le plus et ce n’est donc pas ce qui souhaite être mis en avant. Cela explique aussi peut être pourquoi le CFO refuse d’investir dedans.

Une autre question aurait été intéressante, celle de demander l’âge des différents services. Ainsi, on aurait pu savoir que le service marketing est tout récent (il a moins d’un an), et que le fait d’avoir un budget marketing pour la première fois pèse aussi dans la balance (côté dépense).

Il a été soulevé le fait qu’il y a une affection collective (bonne ambiance au sein de l’entreprise et nombreuses relations amicales), la question se pose donc : privilégier la bagarre, le conflit pour trouver une solution ou privilégier la tolérance et le relationnel, sans prise de parti des employés? Ne pas aller jusqu’au conflit pour garder la bonne ambiance au seins du groupe est une première piste intéressante, puisqu’elle colle assez à la situation et, est je pense, un facteur qui a joué un rôle.

Ensuite, un problème récurrent dans les jeunes entreprises a été soulevé, celui de ne pas avoir assez de fonds de roulement. Selon moi, il s’agit d’un problème d’anticipation de l’entreprise, qui savait que c’était une période où elle ne pouvait sûrement pas investir (sachant qu’il n’y aurait pas beaucoup d’argent à cette période là). A noter aussi le fait que ce n’est pas la technologie qu’ils souhaitent le plus vendre. N’étant pas les seuls à le faire, ce n’est pas le plus rentable.

Toujours dans le but de ce fond de roulement, il aurait été intéressant d’apprendre qu’une levée de fonds est prévue fin 2017. Peut être aurait-il fallu mieux gérer, au préalable, les investissements à faire et le budget disponible pour cela. C’est en tout cas une piste intéressante, qui nous amène à une autre hypothèse :

Le problème de communication interne, qui apparaît pour moi comme l’hypothèse la plus importante. On a fait remarquer que notre CEO était souvent absent, ce qui peut amener d’une part à des conflits (manque d’un supérieur, d’un manager), mais aussi à un manque de communication en interne. Il devrait y avoir des discussions ou bien des réunions entre les directeurs et les commerciaux. Par ce manque d’une supervision directe, on oscille entre adhocratie et structure simple.

Il y a une communication interne, mais qui n’est pas assez développée et organisée. Il y a peut être aussi un jeu de pouvoir afin d’obtenir un poste stratégique. C’est pour cela qu’établir de vraies réunions peut permettre de résoudre les problèmes que l’entreprise rencontre, et ainsi de participer à la résolution de ce conflit.

En revanche, de mon point de vue personnel, l’hypothèse du monde marchand de notre commercial ne me paraît pas très adaptée car les deux personnes souhaitent vraiment le succès de la boite (et non pas uniquement de leur personne, ils n’ont jamais réagi uniquement par intérêt de pouvoir). Pour preuve, ils souhaitent acheter des parts et doivent donc, pour leur intérêt personnel, faire en sorte d’être productif.

     2. Le retour du rapporteur

 

Dans un premier temps, Jérôme a raconté sa situation de problème de communication, ayant assisté à plusieurs conflits liés à un désaccord pour l’investissement de matériel.

Les participants ont d’abord posé des questions sur l’entreprise en elle-même : son organisation spatiale, sa hiérarchie, son statut, son nombre de salariés etc… Par la suite les questions se sont orientées sur le conflit et la rentabilité de l’investissement. Des propositions de compromis ou d’organisation de matériel ont été déclinées, faute de faisabilité dans leur contexte.

Puis les questions concernaient le directeur (sa gestion du budget, sa manière de faire, ses compétences…) d’où il en est ressorti qu’il travaillait seul et qu’il était expérimenté.

Nous nous rendons vite compte, sur le reste des questions, que les membres de l’entreprise favorisent la bonne ambiance et ne prennent, de ce fait, aucune initiative relative au conflit (pas de prise de parti, pas d’opinion…). On fait référence ici à une culture d’entreprise.

A travers les informations recueillies, il est supposé que le directeur représente les cités domestiques et que le commercial est lié au monde marchand. Il est également émis, quant au statut de l’entreprise, qu’il s’agit d’une adhocratie.

Quant à la phase des hypothèses concernant ce refus d’investissement de la part du directeur financier, deux grandes en sont ressorties, évoquant un problème de trésorerie ou d’anticipation du portefeuille d’activités.

Cependant, aucune de ces hypothèses n’a pu être confirmée par manque d’informations. Les participants se sont rendus compte à ce moment qu’il leur manquait de nombreuses informations pour valider leurs dires.

Enfin, arrivant au bout de cette phase d’interprétation, nous avons conclu un problème de management (dû notamment à l’absence fréquente du directeur). Cette difficulté managériale se trouve au niveau stratégique des décisions à prendre (il y a donc une contradiction dans la hiérarchie et les statuts) : l’entreprise devrait être une structure simple mais il n’y a pas de supervision directe.

     3. Le retour de l’observateur

 

Jérôme expose la situation, pratiquement tout le monde croise les jambes. Très attentifs à l’écoute, les participants alternent les gestes d’auto-contact et prises de notes. Le narrateur utilise des gestes rythmiques, ce qui rend claire l’explication de la situation, d’ailleurs soulignée par de nombreux hochements de tête.

Lors de la phase de questionnement, tout le monde semble impliqué, très concentré. Les questions sont claires, soutenues par des gestes avec les mains. De même pour les réponses, ce qui rend la phase questions/réponses très dynamique. Lors de cette phase, le stylo de Jérôme est devenu inconsciemment l’instrument qui accorde sa parole, donc les participants voulant poser les questions en levant la main avaient tendance à regarder le stylo.

La majorité des personnes ont participé, puis la phase de questions est devenue davantage dynamique à partir du moment où il n’y a plus eu de mains levées pour demander la parole (le stylo perdant alors son pouvoir), les participants ont regardé d’avantage les yeux du narrateur, et ont relancé des questions, ce qui a eu pour effet de faire parler des personnes n’ayant pas beaucoup parlé (ce qui a instauré un climat de confiance).

Phase suivante, le narrateur et le rapporteur se focalisent sur leurs ordinateurs, et les signes de fatigue se font ressentir chez les autres. Plus de la moitié des participants se tiennent la tête. Un triangle d’interaction se crée entre Mathilde, Mehdi et Caroline, qui utilisent les gestes rythmiques, et le regard pour exprimer leurs hypothèses.

Les autres se sentent « exclus », n’osant pas prendre part à cet échange. Des rires apparaissent, vainquant les symptômes de la fin de journée. La dynamique reprend, des participants parlent entre eux sur le sujet mais sans prendre publiquement la parole. S’en suit alors quelques courts silences, silences souvent brisés par Mehdi et Mme De Lavergne, ce qui relance le débat ainsi que les échanges jusqu’à la fin. Le débat est clôturé à cause du manque de temps.

Compte rendu SASCO, séance du 20 avril 2017. Alissya MERLE et Ayoub HAMMAN

mardi 25 avril 2017

Le jeudi 20 avril 2017, à eu lieu la dernière séance Sasco, d’analyse des situations de communication dirigé par Mme V. Méliani.

Pour la première situation, Alissya a présenté sa situation de communication, situation vécue durant une de ses expériences professionnelles. Alissya est donc la narratrice et Ayoub a le rôle de rédacteur et d’observateur de la séance.

Phase 1 : Présentation de la situation de communication

J’ai travaillé à Pavalas, dans un restaurant qui s’appelle Le Next. J’occupais le poste de Runner, c’est donc la personne qui va chercher les plats et qui va servir les clients. La situation que j’ai vécue, se déroule le 14 juillet, les restaurants sont pleins. Il y avait donc ce jour-là énormément de client et d’effervescence. Je m’occuper de mon « carré » qui est donc une zone délimitée qui contenait 20 tables. Il faut savoir que je travaillais en binôme avec Geoffrey, le preneur de commande. Ce jour-là, je m’occuper de table n°6 d’environ 6 ou 7 personnes. Au bout de mon service, ils étaient contents, ils m’ont félicité sur mon service et dis qu’ils reviendraient sûrement. C’est tout naturellement donc que je leur propose un dessert. Ils me répondent oui, mais qu’ils attendaient que l’autre partie du groupe les rejoignent, car cette partie est allé chercher une glace au petit garçon en face. Je leur dis donc que je reviendrais dans quelques minutes pour prendre leur commande, ils acquiescent et je pars donc pour m’occuper d’autres clients. Cinq minutes plupart Geoffrey, mon binôme me demande où sont passer mes clients de la table n°, je lui réponds qu’ils sont toujours sans doute à leur place. Geoffrey me dit alors qu’ils étaient partis. À partir de cet instant, il est allé dire à tout le monde que c’était de ma faute, alors qu’il savait très bien que le restaurant été bondé et que je n’avais pas le temps de surveiller tous les clients à la fois. Le but étant de ne m’a se voir retirer la somme de l’addition de son salaire. Donc il est parti se plaindre à tout le monde y compris le patron. À ce moment-là, je craque et je fonds en larmes. Je suis tout de suite consolée par une collègue qui me demande d’aller me calmer.  

Phase 2 : Phase de Questionnement

Stecy : tu ne faisais rien en communication pendant ton stage ?

Intervention de Mme Méliani : les situations de communications peuvent se dérouler en dehors du stage en communication, le principe, c’est de présenter une situation dans un contexte professionnel. 

Cléa : ça s’est déjà arrivé auparavant?
Oui s’est déjà arrivé que les gens partent sans payer, on appelle ça un « resto-basket ».

Gabrielle : est ce que c’était tendu dans le restaurant par la suite ?
Oui entre mon binôme et moi-même, il y avait des petites tensions, mais ça ne durait pas longtemps.

Léa : tu t’entendais bien avec Geoffrey, ton binôme ? 
En dehors du travail, oui, on s’entendait bien. Il nous arriver de faire des sorties ensemble avec les autres collègues. Mais il y avait pas mal de petites chamailleries dans le travail avec des petites réflexions.

Manon : tu as pu en parler dans les vestiaires avec quelqu’un ?
Lorsque je commençais à être sur les nerfs et à m’énerver, une collègue m’a pris à part et m’a soutenue en me demandant de me calmer dans les vestiaires.

Lola : pour toutes les tables ça fonctionne par binôme ?

Oui, chaque binôme avait un carré à lui, c’est une zone de 20 tables environ. Et donc 2 personnes devaient gérer une zone qui leur été dédiée.

Jeanne : au final, c’est toi qui a dû payer ?
Non, au final, c’est Geoffrey parce qu’en fait, dans son contrat, il était mentionné que lorsque ce genre de chose arrive, il devait en prendre l’entière responsabilité.

Justine : t’as déjà travaillé avec un autre binôme ?
Non, j’ai toujours travaillé avec lui.

Laurie : comment le patron a gérer ça ?
Il n’a absolument rien fait, il ne m’en a pas parlé, je ne pense pas qu’il en ait parlé à Geoffrey. C’est par la suite qu’il a tout simplement déduit la somme du salaire de Geoffrey, mais c’est tout. Il n’a pas réagi sur le moment ou par la suite sous une autre forme.

Bénédicte : vis a vis du patron, ton binôme se situer où, au niveau hiérarchique ?
Mon binôme avait le titre de gérant de salle, mais ce statut n’était pas visible pendant le travail. La seule différence, c’était au niveau de la tâche de fermeture du restaurant le soir et la propreté du lieu. Mais ce statut n’avait aucun impact sur le travail en soi.

Léa : le prix de la table était de combien ?
180 euros.

Tom : ton binôme était saisonnier ou régulier ?
Alors oui, il était régulier puisqu’il travaillait aussi hors saison, donc pendant toute la durée de l’ouverture du restaurant.

Gabrielle : après ce problème, est-ce que tu appréhendais de continuer à travailler, au niveau des clients par exemple ?
Oui parce qu’il y avait toujours un stress qui venait de la peur que les clients partent sans payer. Quand les clients venaient boire un verre, j’encaissais directement, mais lorsque qu’ils venaient manger, j’étais beaucoup plus méfiante donc je surveillé un peu les clients, leurs profils, etc.

Jeanne : jusqu’à quand es-tu restée en binôme avec lui ?
Je suis restée en binôme avec lui jusqu’à la fin de mon contrat.

Noéline : comment a-t-il réagi quand il a su que ce sera déduit de sa propre paie ?
Il était énervé et du coup, il a tout fait pour me faire porter le chapeau en quelque sorte. Il m’en a voulu donc il me faisait beaucoup de reproches par la suite.

Stecy : est-ce que cette situation était rare ?
Alors non, souvent, c’est arrivé plusieurs fois et vraiment à tout le monde.

Bénédicte : tes collègues ont-il pris parti pour toi ?
Oui vraiment, puisque tout le monde savait que Geoffrey faisait mal son travail, donc tout le monde m’a plus ou moins soutenu.

Sabrina : comment justifiait-il le fait que ce soit ta faute ?
Alors d’après lui, c’était ma faute, car je n’ai pas fait attention, que j’aurai dû être plus attentive, car c’était « des gitans », et donc que c’était plus probable qu’on en arrive là.

Arrivée d’une personne, la question à été reposé

Manon : Geoffrey travailler t-il en binôme hors saison, durant le reste du temps ou le restaurant était ouvert ?
Non parce que vu qu’il y a moins de clients, et bien tout le monde travail avec tout le monde et il n’y a donc pas la même organisation
.
Justine : le directeur était au courant que ton binôme ne faisait rien et que tu ne travaillais d’avantage ?
Oui, il le savait, car d’abord, il le voyait, il en a été témoin. Quelques fois, il voyait que j’étais en difficulté, toute seule et il me disait : « Écoute Alissya, essaye de te débrouiller toute seule, tu vois bien que Geoffrey ne fait rien donc essai de gérer ton carré toute seule s’il te plaît » ou des réflexions en présence de Geoffrey comme «  bientôt, tu n’aura plus besoin de personne pour gérer le carré »

Sabrina : est-ce que ton binôme savait qu’il faisait mal son travail ?
Oui, puisque ça n’a pas toujours été comme ça. Au début, il faisait bien son travail, c’est vraiment pendant ces 2 mois qu’il s’est relâchés peut être aussi parce que c’était son dernier été au restaurant.

Gabrielle : ça t’a perturbé dans ton travail par la suite ?
Un peu oui, au niveau des clients, mais c’est tout. Je continuais à bien faire mon travail sans problème.

Léa : il n’y avais aucun moyen de changer de binôme ?
Si, mais en fait si je changeais de binôme, je changeai aussi de carré, mais vu que j’avais mess habitudes dans cette zone, je voulais rester malgré tout.

Manon : tu lui as déjà fait des remarques à ton binôme pour qu’il comprenne que tu faisais tout ?
Oui, je lui disais, mais il le prenait à chaque fois à la rigolade, il ne me prenait vraiment pas au sérieux.

Jeanne : pour ton binôme a-t-il vécu une autre situation comme ça ?
Oui s’est déjà arrivé, mais pas à ce niveau.

Ton patron n’a jamais fait en sorte de changer ça ?
Non, a part le fait de déduire la somme du salaire à la fin du mois. Il n’a eu aucun autre geste a part celui-là.

Lola : votre patron vous supervise ou pas ?
Le patron était là au début pour l’ouverture, un peu le dressage de table et ensuite à la fin pour faire la caisse

Sabrina : les autres binômes lui faisaient la remarque ou pas ?

Oui, tout le monde lui disait quand il le voyait ne rien faire.

Sabrina : comment il le prenait ?
Encore une fois, il ne le prenait jamais au sérieux et en tout cas à aucun moment, il ne s’est remis en question.

Tom : les tensions se passaient devant les clients ?
Non, la plupart du temps, c’était en coulisse ou en fond de salle, mais en tout cas loin des clients.

Aminta : vos rapports, comment étaient-ils ensuite ?
Comme je l’ai dit, nos rapports sont restés bons, on s’entendait bien, mais c’est juste au niveau professionnel ou quelque fois, on se disputait, mais ce n’était pas conséquent.

Jeanne : après cette histoire, tu continuais à passer du temps, en dehors du travail avec ton binôme même après l’incident ?
Oui avec toute l’équipe, on sortait après le travail et il y avait une bonne ambiance en général.

L’animatrice : la table où tu es parti sans payer y avait t-il un enfant ?
Oui, ils n’ont pas menti, il y avait bien un enfant.

Léo : Quelles étaient tes relations avec le patron ?
Plutôt bonnes dans l’ensemble, mais à aucun moment il ne m’a apporter son soutien. En pleine saison, le frère du patron venait souvent et c’est lui qui supervisé bien plus le restaurant et m’encourager beaucoup plus, car il voyait vraiment que je travaillais bien et que les clients étaient ravis de mon service.

L’animatrice : c’est la première année ? Oui. Vous étiez toujours avec le même binôme ? Oui toujours. Il gérait le service et la salle ? Oui voilà. C’était le seul gérant de salle ? Oui.

Bénédicte : vu qu’il est gérant de salle, il est mieux payer que toi ?
Oui, il est mieux payer.

Sabrina : est-ce qu’il t’a fait une remarque ou t’a-t-il suggéré de payer la moitié ?
Oui quand il m’expliquait que c’était ma faute, il m’a suggéré même de payer l’intégralité, ce que j’ai refusé catégoriquement, il n’était pas question que je paie le moindre sous.

Phase 3 : Phase d’analyse

Gabrielle : on voit qu’il y a déjà une question de hiérarchie au niveau de Geoffrey qui veut s’imposer dans le binôme.

Manon : on remarque que Geoffrey intervient uniquement quand il y a une question d’argent, c’est à ce moment-là qu’il s’implique vraiment, alors qu’Alissya s’implique plus dans ses tâches et dans ses missions.

Jeanne : quelque part Geoffrey essaye d’être autoritaire en déléguant davantage.

Laurie : Au niveau du leadership, le patron est laissé faire mais il applique les règles sans pour autant comprendre la situation des employés, et sans communication avec eux.

Sabrina : Le patron est trop laissé faire. Geoffrey prend sa place le patron n’a donc aucun impact réel sur la situation et du coup, il a l’impression d’avoir un peu le pouvoir d’agir de cette sorte.

S’en suis l’intervention de l’animatrice, madame Mélianie fais remarquer au groupe qu’il faudrait peut-être sortir de la typologie du Leader autoritaire ou laissé faire.

Tom : On peut dans ce cas précis faire appel à l’analyse transactionnelle car en effet, on observe 2 enfants, qui sont Alissya et Geoffrey et un parent, le patron. Dans ce cas là le parent est défaitiste mais au final il applique la punition sans comprendre. L’enfant aîné, Geoffrey, fait jouer son pouvoir quand sa l’arrange et prend sa responsabilité quand il veut, comme un genre de pré-adolescent qui n’a pas conscience de ses devoirs envers les autres. Donc la solution serait peut être d’instaurer une hiérarchie plus forte qui permettrait à chacun d’assumer ses responsabilités.

Lola : Alissya a du mal à s’imposer. Ce problème est peut-être dû à l’ancienneté, son statut de saisonnière l’a place inférieurement par rapport à son binôme, il est un peu au dessus et il en joue. Il y a peut-être une certaine rivalité entre eux qui s’est installée.

Léo : le patron n’a pas assez de communication, car il n’ y a aucune explication avec les employés.

Cléa : le problème s’est qu’il y a très peu d’éléments formels oraux, il faut remédier à ça en faisant des réunions en interne pour rappeler les rôles de chacun, rappeler les règles, car il manque du lien professionnelle qui diminue la dynamique de groupe.

Animatrice Mme Méliani : oui afin d’ajouter de la coopération, prendre du temps pour travailler en interne permet de gagner du temps au travail. On va aussi qu’il y a un manque de motivation et d’envie de bien faire de la part du binôme peut-être parce qu’il s’en va.

Bénédicte : dans ce contexte, il n’y a que du formel écrit, mais aucune communication formelle à l’oral. Trop d’informel. 

Animatrice Mme Méliani: on voit ici le contexte physique sensoriel, car il y a eu des sentiments, notamment de la part d’Alissya, parce qu’il ça l’a touché et parce qu’il y a eu du soutien malgré le 14 juillet et l’effervescence du restaurant. Ceci est dû à un manque de coopération entre les binômes. 

Cléa : il y a un lien entre les individus, mais pas avec Geoffrey, le patron doit intervenir. Les autres devaient le sentir qu’il ne faisait pas leur travail donc pourquoi pas le patron. Son leadership est trop laissé faire, il se cache derrière son 

Animatrice Mme Méliani : la différence entre l’année et la saison sont les normes et la façon de fonctionner. Le fait qu’il est une autre personne lui donne l’opportunité de se décharger du travail habituel et donc il a l’opportunité de se reposer.

Tom : il accumule une fatigue peut être dû au fait qu’il travaille pendant l’année. Et donc il prend la décision d’en faire moins.

Animatrice Mme Méliani: concernant l’analyse transactionnelle, on peut se demander si Alissya est adulte lorsque elle fait plus qu’il ne faudrait. Car il est évident qu’elle encourage son binôme à en faire moins. Plus elle en fait plus moins lui en fait.

 

Phase 4 : phase de Retour

Retour de la narratrice

« Il est vrai que le type de leadership du patron du restaurant est laissé faire, car certes le fait qu’il donne des règles met en place un cadre, mais lorsqu’il est confronté à un problème quelconque, il ne prend aucune décision, aucune initiative. Il se contente juste d’appliquer une punition à la fin du mois en sanctionnant. Il devrait établir plus de communication officielle orale, avoir plus d’initiative, car il n’affronte absolument pas ses employés en face. 

Je suis d’accord avec le fait que Geoffrey veut être le leader, mais il ne s’en donne pas les moyens malgré son titre de responsable de salle. Il est techniquement situé plus haut hiérarchiquement, mais cette différence ne se voit pas dans le travail, car il ne donne pas le bon exemple.

En revanche lorsque Lola parle de rivalité, je ne la rejoins pas trop, car il n’y a pas de quoi être en rivalité, il n’ y a aucune récompense, aucune félicitation de la part du patron qui peut motiver tous les binômes à être en compétition.

Comme l’on expliquer beaucoup de participants, notamment Cléa et Tom, je pense aussi que la solution serait d’avoir des réunions internes, avec des briefs par exemple, comme d’autre restaurant où j’ai travaillé, on pue faire. C’est une bonne idée pour remettre en place les gens, redéfinir les rôles et remotiver les troupes. Donc il faudrait plus de communication formelle.

Comme l’a signalé l’animatrice Mme Méliani, Geoffrey n’était absolument pas motivé, il faisait juste acte de présence et c’est clairement, car c’était sa dernière saison. Il ne se gêner absolument pas pour le dire. Il était d’autant plus rassuré, car le patron ne désapprouvait pas du tout son comportement.

Je suis d’accord aussi avec le fait d’instaurer plus de hiérarchie, où du moins que la hiérarchie soit plus importante et plus évidente, car même si le titre de responsable de salle existe, il a été facile pour Geoffrey de se dédouaner et de fuir ses responsabilités. J’ai su cette année que le restaurant avait créé le poste de directeur de salle et il a pour mission de gérer la salle, les employés ainsi que les clients. Le résultat satisfait tout le monde aujourd’hui.

Geoffrey fait moins d’effort le reste de l’année donc faux décharge car fatigue

Je confirme la théorie de Mme Méliani sur le fait de se demander, au vu de l’analyse transactionnelle, si effectivement, en faisant plus et en travaillant plus que ce que je devais, je n’avais pas le rôle de l’enfant qui ne veut absolument pas se faire punir. Le fait de travailler plus, donne plus l’opportunité à Geoffrey de se reposer, car pendant une partie de l’été, il était avec un autre serveuse qui ne faisait pas grand chose et il était donc obligé de travailler assez pour palier le manque de compétence de la nouvelle.

Retour du rédacteur – observateur

Durant la phase 1 qui était la présentation de la situation d’Alissya tous les regards étaient tournés vers elle. On a pu observer une certaine concentration avec des regards réfléchis, des prises de notes. Alissya nous a ainsi présenté sa situation, qu’elle travailler dans un restaurant en été. Et à la date du 14 juillet des clients n’ont pas payé leur note qui était assez conséquente et ça a donc donné lieu a eu une dispute avec son binôme. Pendant qu’elle raconter il y a eu quelque personnes qui chuchotait et commentait un peu la situation.
La phase 2 a été la phase la plus dynamique en termes d’échanges. Une grande majorité du groupe a participé sans que de véritables leaders ne se dessinent, seulement 2 ou 3 participants n’ont pas pris la parole. Les regards étaient tournés sur Alicia ou les feuilles de prise de notes. Alicia regardait directement dans les yeux les personnes qui la questionnaient. On a remarqué quelques gestes et notamment d’auto-contact en lien avec une réflexion ou l’étonnement (mains dans les cheveux, haussements de sourcils, hochement de tête)
Cette phase a été légèrement perturbée par une étudiante en retard l’attention s’est vite recentrée sur le sujet de d’Alissya. On décerne les thématiques suivantes sur les questions :

– Le fonctionnement des binômes dans le restaurant

– Beaucoup de questions sur Geoffrey, le binôme et son comportement dans son travail ainsi que les effets que cela a pu avoir sur Alicia et l’ambiance du restaurant.

– Le ressenti des autres employés

– Les relations entre les employés et le patron

L’échange a été dynamique, quelque question ont servi de tremplin à d’autres interrogations et il y a eu de quelques questions visant à reformuler ou confirmer une idée mal comprise. 

La phase 3 à été plus ou moins dynamiques avec plusieurs interventions de l’animatrice. Contrairement aux deux précédentes phases les regards ne cherchaient plus, mais l’animatrice, Madame Méliani, il s’agissait de regard cherchant une certaine approbation ou compléter les propos.
Les Théorie ont essentiellement concerné le management et la gestion du conflit avec des propositions comme plus de communication formelle orale en groupe, une médiation plus poussée avec des réunions pour remettre les choses à leur place et redéfinir les rôles…
On a parlé aussi d’analyse transactionnelle, enfant-parent entre le patron et ses employés. Ainsi que les rôles enfant-enfant entre Alicia et Geoffrey.

L’animatrice a joué un rôle important en complétant, en éclairant et en mettant le doigt sur différentes pistes d’analyses. L’animatrice a aussi posé quelques questions afin de mieux analyser la situation.

Alissya MERLE et Ayoub HAMMAN

Compte-rendu SASCO, séance du 20 avril 2017. Huayu XU et Zhuochen Yang

mardi 25 avril 2017

Jeudi 20 avril 2017, nous avons participé à une séance de SASCO, en présence de Madame Delavergne et des participants. Dans notre groupe, Huayu Xu avait le rôle de narrateur, Zhuochen Yang celui de rapporteur et Lola Goulamas celle d’observateur.

A Présentation de la situation

J’ai fait mon stage dans une entreprise qui s’appelle MONMON FOOTBALL. Elle est une TPE qui travaille sur l’actualité et le commentaire de ce sport.

Cette entreprise est créée il y a deux ans. Elle est divisée en 3 départements. J’étais dans le département de contenu, qui est chargé d’écrire et rédiger des articles. Mon tutorat était le vice-chef de ce département. Originalement, c’était un groupe des supporteurs d’un club de football, donc après la création de la société, il n’y a pas la hiérarchie claire entre les fondateurs. Grâce à l’intérêt commun, tous les membres étaient soudés.

Au début, on avait 6 personnes dans ce département : deux chefs : monsieur J et monsieur K, mon tutorat, deux autres employés : monsieur R et monsieur Q, et moi.

Mais une querelle était éclatée entre les deux chefs, sans aucun présage. La querelle était commencée par une divergence d’opinion sue le commentaire d’un match, mais suivi par un conflit total. Le contenu de cette guerre était complexe, mais le centre de querelle était le choix du style de rédaction, car l’augmentation du nombre des lecteurs était toujours très lente. En raison de nos articles assez profonds, pas mal des gens n’arrivait pas à les comprendre. Est-ce qu’on doit changer notre style pour faciliter les lecteurs ? Cela était dans la discussion pour longtemps, et les deux chefs, un était pour, et l’autre était contre. Elle était contrôlable, jusqu’au ce jour-là.

Après le conflit entre les deux chefs, notre département est divisé, tous les deux ont déclaré la fin de leur amitié. Désormais, je ne voyais plus leur participation à notre conférence, ni leurs articles, et monsieur R a demandé de partir. On a perdu pas mal des clients.

Quelques jours plus tard, mon tutorat m’a raconté la situation de l’entreprise : à cause de la crise économique, notre société n’arrivait pas à attirer l’investissement et on manquait de capital, donc le salaire des employés est trop bas. Et monsieur J participait la fondation de notre société non seulement pour son intérêt, mais aussi pour la raison économique : il avait des dettes à rembourser. Donc, avec le temps passé, l’enthousiasme n’existait plus, et la situation économique n’améliorait pas, monsieur J était mécontent et pressé, cela était aggravait le conflit. Et pour monsieur R, découragé par la crise financière de l’entreprise, il croyait que ce groupe n’avait plus le futur. Bénéficiant de cette chance, il a décidé de démissionner.

 

B Phase de questionnement

 

Quel est la raison du désaccord ?

Ils voulaient changer le type de rédaction

 

Les départements étaient au courant du conflit ?

Non le problème se trouvait au sein du département.

 

Où se trouve cette entreprise ?

La majorité des travaux sont faits en ligne.

 

Quelle est l’objectif de cette entreprise ?

Rédiger les articles en ligne sur le football et transmettre la connaissance de ce sport.

 

Avez-vous finalement changé le style d’écriture ?

Non, le style d’écriture est resté ancien.

 

Avez-vous à valider les articles pour les publier ?

C’est le chef du département qui décide si un article est bon

 

Quand les chefs sont partis, avez-vous fait un recrutement ?

Oui, le chef a mis en place un recrutement.

 

Les profits de l’entreprise proviennent d’où ?

L’entreprise veut faire payer le public, mais les profits proviennent des investissement des fondateurs.

 

Les autres départements sont-ils au courant du conflit.

Non, les départements sont divisés, et sont autonomes

 

Tous les membres du département sont-ils au courant ?

Oui, la dispute s’est faite en ligne.

 

Y a-t-il une hiérarchie entre les deux chefs ?

Non, ils sont la même autorité.

 

C Phase d’interprétation et d’analyse

 

Après avoir exposé la situation de communication qu’il a rencontrée au cours de son stage, Huayu a pu répondre aux questions des participants. Et puis, c’était la seconde phase, l’analyse de la situation communicationnelle, qui émettait des hypothèses.

Dans un premier temps, les participants se sont accordés à dire qu’il y a un problème de leadership, surtout en face de la divergence entre les chefs. Ayant le même but de financier l’entreprise, les deux chefs étions dans deux monde : un voulait vendre plus des articles et un autre voulait écrire des articles qualité pour faire des s’abonner les lecteurs.

Et puis, sur la concurrence, le narrateur ne donnait pas assez d’information

Ensuite, comme une entreprise jeune, elle a besoin de restructurer. Basant sur un groupe des supporteurs de football, elle n’a pas la structure propre, donc devant cette crise financière, il y avait des problèmes.

Les participants ont essayé aussi de faire la comparaison entre l’entreprise chinoise et celle occidentale. MONMON football est comparé avec les presses françaises. Les participants pensaient que les chefs ne sont pas forcément professionnels de journalistique.

Finalement, la forme de communication (communiquer en ligne) aggravait les problèmes. Il manque de la justification.

 

D Phase de synthèse de la narratrice et de l’observateur

a Synthèse de la narratrice :

 

Dans l’ensemble les hypothèses émises étaient justes. C’est vrai que limité par la capital et la relation entre les fondateurs, la structure de l’entreprise n’est pas professionnelle, et cela causera des problèmes quand il y aura des décisions à prendre. Et la capacité de journalisme est quelque chose que nous avons ignoré avant. Et finalement, sur la concurrence, il y a beaucoup des entreprise de football en chine, donc la concurrence est violente, mais il manque des articles qualités. C’est la raison pour laquelle notre entreprise résiste encore le style ancien.

 

b Synthèse de l’observateur :

 

Au début de la séance, Huayu fait le récit de la situation qu’il a rencontré au cours de son stage. Tous les participants à la séance se montrent attentifs et la plupart des élèves prennent des notes.

Le narrateur, Huayu, fait beaucoup de gestes de mains pour appuyer ses propos.

Le rapporteur accorde de l’attention au discours du narrateur et commence sa prise de note dès le début du récit.

 

Quand la phase de questionnements commence, on peut relever quelques difficultés de compréhension entre le narrateur et les élèves. En effet, certains étudiants communiquent donc informellement en revenant sur les points qu’ils n’avaient pas bien compris (par des chuchotements, des réactions à certaines questions…)

 

On remarque beaucoup d’attention et une importante prise de note pendant les dix premières minutes de la séance, mais petit à petit, on observe quelques chuchotements, quelques rires entre les personnes côte-à-côte.

 

Lors de la phase d’hypothèse, l’écoute et l’attention reviennent. Ce sont Mehdi et Caroline qui nous font le plus part de leurs opinions dans un premier temps.

La prise de parole devient alors plus informelle, (on ne lève plus la main pour participer, les étudiants interviennent pour répondre, réagissent à des propos.)

Caroline et Mehdi se répondent et conversent pendant trois minutes sans interruptions.

Caroline s’adresse à Mehdi mais regarde aussi le reste de la classe.

Marion intervient de façon assez récurente en réponse à Mehdi qui reste le principal leader.

On pourrait qualifier Marion et Caroline de « sous-leaders ».

Certains élèves n’ont pas parlé.

 

Pendant la conclusion des hypothèses, l’attention se relâche à nouveau, (on peut le constater par des bâillements à répétition, des regards dans le vide, les portables sous la table)

 

En ce qui concerne le langage paraverbal, beaucoup de participants jouent avec leur stylo, se touchent la nuque ou se tiennent les mains pendant leur prise de parole, (Mehdi, Mathieu).

D’autres font des gestes de mains pour appuyer leurs propos, (Lydia, Jérôme, Nina).

 

 

 

Compte-rendu SASCO, séance du 20 avril 2017. Leo MALHERBE et Aminta DIEYE

lundi 24 avril 2017

Situation :

J’ai fait mon stage dans une société privée au Sénégal, qui s’appelle Groupe Access. Cette société s’occupe de plusieurs services différents : agence de voyage, informatique, bâtiment et plus récemment le mobilier de bureau. Donc moi j’étais dans le service communication du pôle mobilier de bureau.
La situation de communication s’est passée un matin, normalement tout le monde doit arriver à 9h précise, mais en arrivant j’ai constaté qu’il n’y avait presque personne. Le PDG de la boîte arrive à son tour, une demi-heure plus tard, il remarque la même chose, donc il demande à sa secrétaire où sont passés les absents. En fait, ils avaient une collègue qui étaient partie en congé maternité, qui fêtaient le baptême de son enfant, et quelques-uns y sont allés. A leur retour vers midi, chacun reçoit dans sa boîte mail un avertissement et une convocation dans le bureau du PDG.

Exploration de la situation :

 

Q/ : Est- ce que tout le monde était au courant pour le baptême ?
R : Moi je n’étais pas au courant car elle était déjà partie quand je suis arrivée mais oui beaucoup de gens étaient au courant, les directeurs de section aussi mais pas le PDG.

Q/ Tu n’étais pas invitée ? Tu n’as pas mal réagi ?
R/ Je n’ai pas été invitée mais comme je ne connaissais pas celle qui faisait la fête cela ne m’a pas dérangé plus que ça

Q/ Comment a réagi le PDG ?
R : Il a envoyé un avertissement par mail à chacun des employés et ils ont été convoqué chacun leur tour dans son bureau

Q/ Est-ce que ça a nui aux relations entre le PDG et le reste de l’entreprise?
R/ Non pas spécialement, il y avait toujours la même ambiance, mais beaucoup de personnes parlaient de cet événement

Q/ Comment les employés se sont concertés pour aller au baptême ?
R/ Les employés ont prévenu les directeurs de section de leur absence. Ils se sont arrangés, certains ont dit qu’ils y allaient et d’autres sont restés au travail pour assurer leur place, les directeurs de section sont eux restés à l’entreprise.

Q/ Ceux qui sont restés n’ont rien dit ?
R/ Non ça va, je pense que c’est car ils aimaient moins la personne ou que ça ne les dérangeait pas

Q/ Il n’y a pas eu de bruits de couloirs ?
R/ Ca parlait un peu de l’évènement dans les bureaux mais sinon pas plus que ça

Q/ Et les directeur de section n’ont pas prévenu le PDG ?
R/ Non ils ne lui ont pas dit, ils ont voulu faire l’air de rien

Q/ Est-ce qu’il est plutôt strict ?
R/ Oui il est plutôt strict

Q/ C’est possible que les directeurs aient un peu peur de se confronter au PDG ?
R/ C’est possible car le PDG est assez autoritaire et il a une image très sévère

Q/ Est-ce que les règles de l’entreprises sont claires ? Sur les absences
R/ Oui il y a des règles et tout le monde les connait, il est interdit de s’absenter sans en prévenir le directeur

Q/ Donc les employés ont fait ça en sachant délibérément qu’ils allaient être sanctionnés après
R/ Je pense oui

Q/ Les employés avaient l’air d’avoir peur de la sanction qui allait arriver ?
R/ Ils appréhendaient sûrement un peu mais certains en rigolaient

Q/ L’ambiance dans l’entreprise est bonne ?

R/ Oui il y a une bonne ambiance

Q/ Les employé sont amis ?
R/ Oui plutôt ils s’entendent bien pour la plupart

Q/ Est-ce que ce genre de situation arrive souvent ?
R/ Non c’est la seule fois où c’est arrivé à ce point, c’était exceptionnel

Q/ Comment était disposés vos bureau ? en open space ?
R/ Non on avait chacun un bureau mais séparé par des genre de petit mur

Q/ Et le directeur n’a pas été invité au baptême ?
R/ Ca je ne sais pas, mais je ne crois pas en tout cas il était là

Q/ Le patron est-il souvent exclu du reste des employés ?
R/ Oui il n’y a pas beaucoup de relations entre le patron et le reste des employés

Q/ Et toi qu’est-ce que tu as ressenti lors de cette situation
R/ Au début j’étais étonnée quand je suis arrivée dans l’entreprise en ne voyant quasi personne. Mais sinon dans l’ensemble il n’y a pas eu de probleme.

Q/ Ca ne t’a pas nuit dans ton travail ?
R/ Non pas spécialement, il y a eu juste un problème car une cliente est arrivée et il n’y avait personne pour l’acceuillir

Q/ Du coup ça t’a un peu nuit quand même ?
R/ Ce n’était pas dans mon service du coup ça allait mais ça a du gener les responsables du service en question oui

Q/ Est-ce que le PDG t’a parlé de cette situation, ou t’as posé des questions ?
R/ Non il ne m’a pas parlé après cet évènement, je lui parle rarement

Hypothéses interpretatives :

Analyse transactionnelle :
Les employés se posent en tant qu’enfant qui font les choses en cachette même s’ils savent qu’ils vont se faire gronder à la fin
Le PDG a ici le rôle de l’adulte qui punit les enfants qui lui mentent

Analyse du leadership :
Le directeur a un leadership autoritaire. Il est craint par ses employés qui préfèrent faire les choses en cachette que de lui dire les choses. Mais malgré ça les employés ne le respectent pas car ils lui mentent.

Retour narrateur :

A partir des hypothèses relatées, je peux effectivement être d’accord sur le manque de communication dans l’entreprise, car des absences prévues, doivent être signalées auprès de tous les supérieurs, pour ne pas créer les malentendus qu’on a pu constater dans cette situation.
Le leadership autoritaire du PDG n’a pas non plus aider à toute cette situation, en effet, les absents n’ont pas eu le courage de le prévenir directement, cela favorise l’informel dans cette société.
L’analyse transactionnelle a été soulevée aussi, c’est une théorie qui examine nos échanges selon les trois facettes de notre personnalité : l’enfant, le parent ou l’adulte. Ces trois états du « moi » coexistent chez une personne et s’extériorisent indépendamment selon les moments et les circonstances ; ainsi cette situation donne l’impression d’une relation parent-enfant ; le parent ici, qui est le PDG qui convoque et sanctionne les enfants qui sont toute autre que les absents.
Vous avez parlé de sentiment d’exclusion par rapport à moi, selon mon point de vue oui et non.
Oui, parce qu’ils auraient peut-être pu me prévenir qu’ils ne seraient pas là la matinée, et je n’aurais pas été stupéfaite de leur absence. Et non, car je ne connaissais pas celle qui faisait la fête et donc cela ne m’a pas dérangé plus que ça.
Et effectivement une réunion aurait pu être mis en place, afin de tout mettre à plat, que le directeur et le service communication essayent de trouver une solutions par rapport aux absence, établir une bonne cohésion dans la société.

Retour Rapporteur :

Pendant la phase de questions, tous regardent Aminta. Il y a beaucoup de questions dès le début (presque tout le monde) et cela continue durant toute la phase.
Tous regardent aminta dans les yeux quand ils lui posent des questions et ils adoptent une attitude empathique en attendant la réponse (via des hochement des têtes, des regards..)
On peut séparer les questions en quatre catégories.
Il y a des questions sur :
– Contexte de la situation (si elle savait pour le bapteme, regles entreprises, espace physique, ambiance entreprise, si le PDG était au courant..)
– Réaction du PDG /conséquences /relation directeur employé (si apres sa il est plus stricte)
– Ressenti de Aminta (réaction, par rapport au travail)
– Réaction employés (ceux invités et ceux qui sont resté (bruit de couloirs))

Beaucoup notent les réponses aux questions, certains font des geste autocontacts comme se toucher les cheveux, dessiner ou être sur le téléphone. Ils ont pour la majorité le regard concentré sur Aminta même quand elle ne parle pas.
L’animatrice est intervenue à la fin pour relancer (question sur relations des employés qui sont allés au baptême)

Durant la phase d’analyse a été soulevé plusieurs points :
Premièrement, le problème du directeur trop autoritaire, les employés ont donc peur de lui et préfèrent faire choses en cachette et être sanctionnés plutôt que de tenter le dialogue avec le directeur. Il a tout à gagner à être moins sévère avec ses employés.
Le patron souffre de son image professionnelle qui le discrimine au niveau informel. Il est mis à part envers les autres employés de l’entreprise, ce qui ne doit pas être facile psychologiquement pour lui, pour trouver une place sociale au seins de l’entreprise.

Les directeurs de pôles préfèrent couvrir les employés que de parler au patron. On voit là un système de communication par clan, les employés forment un clan et le patron utilise le clan des directeurs de pole pour communiquer avec eux. Le patron ne parle pas assez aux employés directement.