Archive pour la catégorie ‘2017-2018 Arch L1’

Retranscription de l’interview d’une coordinatrice réseaux sociaux

lundi 20 novembre 2017

L’interview s’est déroulée le jeudi 2 novembre 2017 à Paris dans le bureau de l’interviewée. Pour préserver l’image de la marque, l’interviewée souhaite rester anonyme. Néanmoins elle nous autorise  à préciser qu’elle est la coordinatrice réseaux sociaux d’une grande entreprise de l’industrie du luxe français. Après avoir rappelé la charte déontologique nous avons procédé à l’interview.

[Retranscription modifiée par l’interviewée]

Lexique :

  •  Teasing : Message publicitaire énigmatique qui introduit une campagne.
  • Brief : Informer l’équipe sur le projet à accomplir.
  • Shooter : Prendre en photo ou en vidéo.
  • Post : Message déposé sur les réseaux sociaux ou sur les sites internet.
  • Filiale : Entreprise dont le capital est contrôlé par une société mère.
  • Assets : Ressource basique (photos, vidéos, gifs etc…) affichée dans un navigateur web.
  • Buzz : Phénomène de communication qui consiste à faire parler d’un produit ou d’un service avant même son lancement.
  • Reporting : Rendre compte de performances.
  • Newsfeed : (fil d’actualité) Liste d’informations mise à jour en temps réel et provenant des relations de l’utilisateur ou des pages auxquelles il est abonné.
  • Ethnocentré : Tendance à considérer le monde en prenant comme référence sa propre culture et en les valorisant.
  • Prospect : potentiel client pour une entreprise.
  • Gap : Décalage profond, écart important.
  • Millénial : Nom donné à toutes personnes nées entre 1980 et 2000 environ.
  • L’e-réputation : Image véhiculée et/ou subit par une entreprise ou une marque sur Internet.

 

 

Laura – On voulait voir avec vous, mais comme vous désirez rester anonyme, on pensait ne pas mettre l’intitulé exact de votre métier et mettre « dans une grande entreprise française ».

Oui, justement de l’industrie du luxe, on peut dire ça.

Laura – Parfait. Donc on a vu avec vous la charte déontologique [Or interview] pour savoir ce que vous nous autorisiez ou non. Est-ce que vous pouvez vous présenter en quelques mots ?

Je m’appelle Elise, j’ai 31 ans je suis coordinatrice réseaux sociaux au sein d’une grande entreprise de l’industrie du luxe depuis maintenant 3 ans. Mon rôle c’est de définir la stratégie de cette grande entreprise sur les réseaux sociaux à l’international, autrement dit définir quel type de contenu on va mettre, où, auprès de quelle cible, comment, savoir si un budget media derrière est nécessaire etc…

Laura & Sarah – D’accord.

J’ai une équipe de cinq personnes : quatre community managers qui sont en charge des publications et des reportings et un chargé de veille digitale qui écoute les conversations sur internet grâce à un outil. Je manage cette petite équipe-là, on définit ensemble des plans d’activations. Je devance peut-être un peu vos questions…? (rires)

Laura – Ce n’est pas grave allez-y. (rires)

On définit des plans d’activations, c’est-à-dire que lorsqu’il y a un sujet, un défilé par exemple on va se poser les bonnes questions : où a-t-on a envie de communiquer ? Est-ce sur Instagram, sur Facebook… ? Quel est le bon timing pour communiquer ? Est-ce qu’on fait une phase de teasing où on se dit on va commencer à animer la communauté en amont, de dire par exemple, il va y avoir un « live » tenez vous prêts etc… Est-ce qu’on revient après sur le défilé de plus en plus, quel type de contenu on a envie de communiquer, si c’est une robe en particulier ou si c’est une vidéo, ou si c’est une interview etc… En somme, je définis la stratégie, l’équipe fait les plans d’activations, ensuite ils se rapprochent d’une équipe production de contenu. On les briefe en leur disant « Voilà notre plan, nous aimerions faire une vidéo de teaser sur Facebook, ça doit être au format carré, parce qu’on pense beaucoup au mobile, il faut que ce soit optimisé etc… On veut que ça fasse quinze secondes maximum parce que c’est très important que ce soit très très court, parce que les gens ne regardent pas des vidéos pendant des heures sur Facebook. Et on leur dit voilà, il faut qu’elle raconte ceci ou cela. L’équipe production de contenus va ensuite shooter la vidéo, après ils nous la livrent, et donc mon équipe met en place les posts, donc se connectent sur les pages Facebook, on a des outils qui nous permettent de gérer tout ça, et ils postent le contenu dans différentes langues, on se rapprochent de nos filiales. Nous ne travaillons pas unquement pour la France, mais pour le groupe, à l’international. Par exemple, nous allons appeler la Chine en disant « écoutez est ce que le sujet défilé vous intéresse, est ce que vous voulez mettre de l’argent dessus pour que le sujet soit visible dans votre pays ? ils nous disent « ok » donc nous il faut qu’on fasse un poste qui est dédié au Chinois et c’est la même chose pour l’Argentine, etc, etc… Toute mon équipe coordonne ces prises de paroles là, et fait des posts ensuite, elle suit la performance des posts. On observe donc que cette publication sur Instagram là c’était juste un petit truc et qu’aau final ça a super bien marché. » et on cherche à savoir pourquoi, on regarde les commentaires des gens, on fait de la modération, etc… Et à la fin de la campagne on prend tous les assets , donc les assets ce sont les vidéos, les photos, les gifs, tous les petits trucs que l’on peut développer, on prend tous les assets et puis on se dit « alors qu’est ce qui a marché le mieux, pourquoi, quelle filiale a investi le plus, où est-ce que le sujet a été le plus vu ? Si il y a des gens qui en ont parlé (donc ça ça va être le travail de la personne qui est en charge de la veille digitale), elle va regarder si des blogs ont repris des vidéos à nous, les ont distribuées, est-ce que c’est VOGUE.fr, est ce que c’est un petit blogueur, un petit designer, ou est-ce que c’est quelqu’un par exemple sur Instagram vous avez vachement de gens qui ont leur compte « blogueuse mode » par exemple ou des trucs comme ça, qui ne sont pas forcément des médias mais qui relaient le truc parce qu’elles aiment ça donc voilà il se peut des fois qu’il y ait des trucs qui prennent alors que c’était des tout petits comptes mais que ça ait fait un peu effet de buzz etc… Donc voilà on fait un reporting et puis après on se dit « qu’est ce qu’on peut faire avec les posts précédents etc, etc… ». Et ça pour tous les sujets qui peuvent concerner donc l’entreprise, donc des défilés, des expositions, des mises en avant de certains produits, de collections enfin c’est hyper, hyper riche donc voilà grosso modo c’est ça et moi j’accompagne les pays aussi dans leurs stratégies locales donc je me rends… Là je rentre du Japon, je vais aller à Hong Kong et donc du coup je rencontre les filiales et je leur dis « alors chez vous comment ça se passe ? » parce qu’il n’y a pas les mêmes réseaux sociaux par exemple au Japon qu’en France. Au Japon c’est Line, je ne sais pas si vous connaissez ?

Sarah – Non.
Laura – Non, pas du tout.

Voilà eux ils fonctionnent qu’avec des chats, donc il y a des chatbot je ne sais pas si vous voyez ce que c’est non plus ?

Sarah – Non.
Laura – Ça me dit quelque chose.

C’est comme si vous chattiez avec quelqu’un sauf que vous chattez avec la marque. Et donc du coup pour avoir les infos vous recevez un message dans votre messagerie et pas sur le mur Facebook, vous savez parce que nous on rafraîchit. Occidentaux, nous on fonctionne beaucoup avec le Newsfeed donc c’est un flux d’actualité, on suit des pages, des gens et tout et puis on rafraîchit, on regarde et les asiatiques eux ils ont plutôt une entrée par chat. C’est à dire qu’ils ont des amis, ils discutent avec, et il y a des marques qu’ils suivent mais aussi qui discutent avec. Donc du coup c’est complètement différent, moi je ne peux pas arriver et puis dire au Japon « Alors vous faites comme ça » ils vont me dire « mais c’est pas du tout comme ça que ça fonctionne » donc voilà on doit s’adapter et puis on se voit régulièrement et voilà.

Sarah – Et donc pour vous quelles sont les principales compétences nécessaires pour travailler dans ce secteur ?

Je pense qu’il faut être hyper curieux parce que ça change tout le temps en fait, donc quelque chose qui sort sur Instagram là, aujourd’hui dans 3 mois il est obsolète et puis il y aura autre chose qui sera sorti, je ne sais pas si vous avez vu les filtres qu’on peut faire sur Instagram ?

Sarah & Laura – Oui.

Voilà c’est nouveau, est-ce que ça prend ? Est-ce que ça ne prend pas ? Il y a des petits sondages, il y a Snapchat… Donc voilà il faut être extrêmement curieux, extrêmement rigoureux aussi, parce que quand on travaille pour une telle entreprise on a pas le droit à l’erreur donc il n’y a pas le droit aux fautes d’orthographe, enfin c’est des trucs tout bête mais moi je reprends mon équipe souvent, le poste doit-être parfait etc… Donc j’ai établi tout un proces’ qui fait que normalement il n’y a pas de faute et il n’y en a jamais eu, je croise encore les doigts, mais du coup voilà on briefe un rédacteur etc… donc il faut que tout soit parfait. Une autre qualité aussi, c’est la dimension internationale, c’est justement de savoir s’ouvrir à d’autres cultures, de ne pas être trop ce que j’appellerais « ethnocentré » c’est à dire ne voir que par son prisme, et au contraire il faut prendre une vue globale et puis se dire aussi que des idées asiatiques si elles sont intéressantes pourquoi pas les mettre aussi chez nous et voir comment ça fonctionne un petit peu.

Sarah – Être ouvert d’esprit.

Voilà, être ouvert d’esprit et puis être capable aussi d’entendre la critique parce qu’elle est toujours constructive, moi je suis convaincue que j’ai pas la science infuse donc même si je suis en charge de définir la stratégie à l’international, je ne vais pas aller dire aux autres pays « c’est comme ça et pas autrement » donc beaucoup d’humilité aussi, il faut savoir écouter. Et puis il faut quand même aimer le digital bien évidemment, il faut aimer être connecté, moi je suis active sur les réseaux sociaux, je ne suis pas non plus à tweeter tout le temps, là je vais quand même laisser mon téléphone tranquille (rire) et j’adore déconnecter mais il faut quand même voilà avoir une sensibilité parce que si vous dites « ah non moi les réseaux sociaux j’aime pas, c’est pas mon truc » ça va être un petit peu compliqué. Voilà.

Laura – J’aimerais revenir un peu sur vous, quel a été votre parcours scolaire pour arriver jusqu’ici ?

Alors moi c’est un peu un parcours scolaire atypique puisqu’à la base je voulais être prof de français, donc c’est raté (rires). J’ai fait un DEUG donc c’est L1/L2 en gros, de « lettres modernes » et j’avais une option en L2 qui était « Science du Langage » et là j’ai été passionnée par ce truc, ça m’a plu a fond, et je me suis dit j’ai envie de continuer. Donc j’ai continué, j’ai fait une L3 sciences du langage et j’ai voulu poursuire en master donc c’est un master de « sociologie anthropologie spécialité science du Langage » où j’ai fait un mémoire sur la prosodie. La prosodie c’est l’intonation dans la voix, voilà, donc ça me passionnait car je me disais « mais comment ça ce fait que voilà des fois on est capté par des gens parce qu’ils utilisent leurs mains, ou parce qu’ils ont une certaine intonation etc… » et donc du coup je me suis dit « il faut que je fasse ce master là ». Donc arrivée à l’issue de ce master là qui était un master recherche, je me suis dit « je vais continuer en thèse parce que je n’ai pas vraiment de métier, il n’y a pas de « prosologue » entre guillemet ». Et en fait, je discute avec mon directeur de recherche et il me dit « ah tu sais tu vas pouvoir continuer parce que tu vas l’avoir potentiellement ton doctorat mais c’est bouché, tu n’auras pas de poste de maitre de conférences. Le laboratoire auquel on appartient va fermer donc franchement fait ce que tu veux mais ça va être compliqué. ». Et du coup je me suis dit « ah non j’ai pas envie de repartir pour 3 ans et puis de ne pas savoir ce que je vais faire ». Et j’ai des amis qui étaient dans la com’ donc du coup je termine ce master là et puis ces amis là me disent « mais viens, tu verras y’a du boulot dans la com’. » [Elle répond] « Oh j’aime pas ça et tout… J’ai pas envie de travailler pour une entreprise, c’est pas mon truc du tout ». Et du coup j’ai fait ça quand même, mais vraiment sans conviction, donc je suis les cours, et puis à la fin des cours il faut trouver un stage, et je vous avoue que je n’étais pas très motivée. Donc je postule un peu dans des stages, dans des boites comme ça et puis (soupir) on verra. Et par hasard je postule dans une agence de tactique digitale à Nantes, qui est une petite agence d’une vingtaine de personnes et je postule et j’envoie mon CV et la lettre de motivationil me rappelle et il me dise « écoutez on est tombé sur votre CV, vous êtes exactement la personne qu’on cherche » je fais « ah bon vous être sûr ? » il me dit « oui, oui! Alors en fait on est une agence de tactique digitale, vous connaissez les réseaux sociaux ? – « Oui… » donc à l’époque on était en 2010. La personne me répond « et bien voilà il y a un métier qui arrive des Etat-Unis, c’est « Community manager » ça vous dit quelque chose ? » et je fais « Et bien (soupir) non en fait » [Il répond] « et bien écoutez on aimerait bien vous rencontrer parce que le profil de ces gens là, c’est des gens qui savent bien rédiger et vous avez fait lettres, c’est des gens qui sont sensible à la communication vous avez fait de la com’ et puis c’est des gens qui savent au niveau sociologique comment sont régit les différentes communautés, comment fonctionnent les gens, enfin les groupes de gens etc.. » et il dit « Et bien voilà, pour nous il y a personne encore qui est formé à ce métier là parce que c’est très nouveau et donc du coup vous avez le parcours idéal ». Donc j’ai rejoins cette entreprise et ils m’ont posé un gros challenge ils m’ont dit « Voilà c’est tout nouveau, nous on peut pas te former donc il va falloir que tu t’auto forme, donc il va falloir que tu ailles sur des blogs… ». Alors du coup c’était le coté recherche, moi j’adorais et donc du coup il m’ont dit « Voilà tu as 6 mois de stage et puis après si ça marche on verra ». Et donc du coup en 6 mois, et bien je me suis renseignée, et puis ça m’a vachement intéressé, je me suis dit « y’a plein, plein de truc à faire ». Ensuite, ils m’ont dit « c’est génial, ça marche, on t’embauche ». Donc j’ai accompagné des clients dans divers secteur, et notamment celui de l’agroalimenraire.

Sarah – D’accord.

Et je suis devenue, vraiment par hasard, mais c’est l’histoire qui fait ça, c’est mon parcours, je suis devenue l’une des première spécialiste du social média en France. Parce que c’était l’époque, et puis voilà quoi. Et donc après je suis partie à Montpellier pour des raisons, (en plus vous êtes de Montpellier ça me fait rire je connais bien Montpellier (rires),) je suis partie là bas pour des raisons personnelles. Et du coup j’ai quitté l’agence, j’ai été embauchée dans une autre entreprise. Et là-bas j’étais responsable web et social média manager. Et donc du coup ça m’a plu et puis après aussi pour d’autres raisons personnelles je suis arrivée à Paris et toujours dans cette même entreprise, ils m’ont fait une mutation en gros. Et puis un jour, un cabinet de recrutement m’a proposé de travailler pour mon entreprise actuelle. Au départ, j’ai été très réticente car je ne voulais pas travailler dans le secteur du luxe. Mais en passant l’entretien d’embauche, j’ai découvert que cette entreprise était avant tout composée de personnes passionnées par leur métier, avec une forte exigence, un beau savoir-faire, un esprit d’artisan. On prend toujours le temps nécessaire pour faire les choses bien.. Et cet entretien a été une vraie rencontre qui a fait que j’ai eu envie de venir là et je n’en suis pas mécontente parce que depuis, j’ai appris énormément la dimension internationale (l’anglais d’abord…), mais aussi et surtout j’ai approfondi mon expertise.

Sarah – Vous avez eu un beau parcours.

Laura – (Acquiescement)

Et bien, en même temps c’est des… Vous connaissez le film de Asterix et Obelix la mission Cléopatre ?

Laura – Oui.

Vous voyez Otis qui dit « vous savez moi je ne pense pas qu’il y ait de bonnes ou de mauvaises situations, c’est avant tout des rencontres, des gens qui vous ont tendu la mains le jour où vous ne saviez pas où aller… » enfin bon bref, c’est vraiment ça donc c’est vrai mais c’est assez marrant.

Laura – Moi j’ai juste une toute petite question, c’était quoi le master, l’intitulé exacte que vous avez fait ?

Celui de com ?

Laura – Oui.

C’était « sciences de l’information et de la communication organisationnelle ».

Laura – Ok.

Sarah – D’accord.

Mais je pense que c’est assez semblable à ce que vous faites.

Laura – Oui après je pense que c’est l’un des masters que l’on aura comme option envisageable.

Oui c’est ça, ça reste assez généraliste. Après je sais que beaucoup de masters en com’ ce sont quand même spécialisé sur le digital, sur le marketing…

Sarah – Est-il juste de dire qu’obtenir un poste de ce type nécessite un réseau ?

Franchement, non.

Laura – C’est sûr que c’est le cas contraire du coup.

J’en suis un bel exemple. (soupir).

Sarah – Parce que c’est souvent quelque chose qu’on entend.

Ca dépend des entreprises.. C’est pas parce que je vous connais que je vais vous prendre en stage. Par contre, si je vous connais et qu’en plus vous avez des super compétences pourquoi pas. Les recrutements sont vraiment très pointus, j’ai dû passer quatre ou cinq entretiens, à la fin, je rigolais, je me disais « arrêtez, vous allez pas me prendre ».

Sarah – D’accord.
Laura – C’est bon à savoir pour nous, c’est sûr!

Exactement, faut savoir vous vendre, ça c’est clair !

Laura – Est-ce que vous avez des petites anecdotes à raconter sur votre métier actuel ou l’entreprise ?

J’en aurais plein, plein, la plus flagrante je pense c’est le choc des générations ! Toutes les personnes avec qui je travaille ne sont pas toutes des digital natives. Cela créé parfois des situations inattendues, on a du mal à ce comprendre. Il me faut par exemple expliquer parfois longuement et à plusieurs reprises ce qu’est un tweet, qu’il faut mettre un lien à l’interieur, mais qu’on doit respecter un certain nombre de caractères, qu’il faut une image, mais qu’elle soit horizontale et pas carrée, et dans une certaine dimension…. Ou d’autres fonctionnalité sur les réseaux sociaux comme le chat en one-to-one pour le CRM. Vous savez ce que c’est le CRM ?

Sarah – Pas du tout.

C’est le Customer Relation Management donc c’est le management de la relation aux consommateurs vu que c’est un réseau qui fonctionne en chat donc en one to one, et bien, je me dis qu’il y’a peut être quelque chose à faire , par exemple si on veut suivre votre commande tout ça, y’a peut être des services à rendre… Mon N+1 peut m’entendre comme ça mais si je ne lui explique pas que c’est pertinent parce que ce réseau là fonctionne comme ça, parce que les gens là-bas c’est ce qu’ils attendent aussi, et bien il va me dire « oh nan, nan, nan c’est beaucoup trop intrusif, on va pas embêter les gens sur leurs réseaux sociaux ».Voilà donc il y a un gap, alors qu’en fait, on ne les embête pas c’est vraiment un service qu’on leur rend et ils vont être contents… ». Et ça c’est un gros gros travail de savoir transmettre, enfin c’est vraiment traduire en fait ce qu’on sait pour des gens qui ne connaissent pas le digital et de montrer la pertinence de certains services.

Laura – Ok. Sarah – D’accord.

(rires)

Laura – T’as plus rien à dire ? Moi j’ai des choses…
Sarah – Mmm.. moi non j’ai plus rien à rajouter…
Laura – Et du coup quelque chose qui me semble important dans ce poste là c’est vraiment, aussi, de connaitre toutes les générations pour atteindre un grand panel, de réussir à jongler en fait.

Oui, c’est vraiment dans l’idée de personnaliser la communication, ce qui fait que vous suivez quelqu’un sur Instagram, c’est parce qu’il vous parle, vous êtes inspiré etc.. donc en tant que marque on doit se poser la même question, c’est comment est-ce qu’on va inspirer les gens et il faut savoir composer avec qui ils sont (âge, pays, centre d’intérêt…)

Laura – Ok très bien. Et est-ce que vous avez une journée type un peu ou c’est pas tout le temps la même chose ?

Ça change tout le temps, mais grosso modo en une semaine, je vais avoir des réunions de coordination. Je vais recevoir des mails (rires), des coups de téléphone, moins que les mails quand même et je dois manager mon équipe. Je vais travailler parfois sur des rapports, je vais en recevoir, je vais donner mon avis, je vais être sollicitée par vous par exemple.

Sarah – Du coup il y a pas beaucoup de routine ?

Non, et puis les sujets changent tout le temps parce que même si après on se dit « les défilés il y en a 2 fois par an, ça revient… ». Mais après tout c’est jamais les mêmes, tous les réseaux ont eu le temps de changer, entre temps et donc à chaque fois il faut que vous revoyiez votre plan d’action, votre stratégie, et puis il y a des ambitions qui vont être plus ou moins fortes dans un secteur, donc il faut toujours toujours réajuster.

Laura – D’accord, j’ai l’impression que ça demande beaucoup d’investissement personnel non ?

Oui, bien sur. Quand on est dans le digital c’est difficile de mettre une limite parce que le téléphone il est toujours là. Les réseaux sociaux, ne s’arrêtent pas pendant la nuit. Il faut de l’investissement personnel oui, mais je pense que tout ça c’est relatif à la période de vie dans laquelle on se situe aussi.

Sarah – Parce que ça empiète un peu sur la vie personnelle.

Quand on aime ce qu’on fait, on ne compte pas, mais oui, il faut parfois se rendre disponible durant le week-end ou le soir lorsqu’il y a des crises liées à l’e-réputation par exemple. Cela ne peut pas attendre le lendemain ou un lundi. Il y a le côté urgence du métier qui est lié à l’immédiateté des réseaux sociaux.

Laura – C’est sur ! Je voulais revenir tout à l’heure, vous avez parlé d’outils que vous utilisez, vous avez des outils particuliers ?

On en a deux, pour des raisons confidentielles, je ne peux pas les citer. Le premier est un outil de social media monitoring donc ça nous permet de mesurer les conversations sur le web, de savoir par exemple : on a lancé un parfum, de savoir si tel blog en a parlé, ils ont générés tant de tweets. Et on en a un autre qui lui est un outil de social media management donc ça nous permet de manager l’ensemble des posts qu’on fait sur les réseaux sociaux donc typiquement, moi mon équipe ils ont ça et ils programment des posts, ils voient la performance du post, combien de personnes il a touché, combien de personnes ont commenté, ça nous permet de faire du reporting.

Laura – Le nom de ces outils il faut qu’ils soient anonyme aussi ?

Oui.

Sarah – D’accord, j’ai plus rien à.. (silence).

Laura – A rajouter ?

Sarah – Oui..

Je sais pas comme vous voulez.

Laura – C’est que vous avez répondu un peu à tout, bien approfondie!

C’est que je suis habituée (rires).

Laura – C’est très très intéressant ce que vous avez dit, vous avez fait à peu près le tour.

Sarah – Oui c’est complet ce que vous avez dit.
Laura – Ça donne envie en tous cas !

Bon tant mieux,  je vous encourage à ça, à faire un truc qui vous passionne ce n’est pas que la différence est là mais ça se sent parce que du coup on voit pas le travail comme une contrainte…

Laura – C’est sur, c’est important d’être passionné. Puis après nous aussi ça nous prouve qu’on peut réussir sans forcément avoir du piston.

Sans forcément faire de grandes écoles !

Laura – C’est rassurant !

C’est à vous, faut vraiment être vous même, c’est quand même la base, ayez confiance, ne vous dites pas que c’est pas parce que vous n’avez pas fait de grandes écoles ou que vous parlez pas anglais d’ailleurs (rires), que vous ne pouvez pas prétendre à ça. Si vous êtes exigent envers vous même et si vous avez envie, il n’y a pas de raison, vous vous donnerez les moyens. Et puis aujourd’hui on peut s’auto-former, j’ai pas forcément envie de faire de la poterie de main, mais je mets ma main à couper que si vraiment j’en ai envie, j’apprends le truc, il y a tellement d’outil sur internet que, il n’y a rien qui semble impossible, quand on en a envie.

Laura – Du coup si vous avez des conseils pour nous les étudiants ?

Et bien, travaillez beaucoup, beaucoup, beaucoup, gardez cette ouverture d’esprit là qui caractérise les gens qui sont passés par l’Université. Qui sont moins formatés que des gens dans les écoles à qui ont a appris le management, le proces’ com’ des trucs comme ça… Je trouve que, gardez ce truc là, parce que moi c’est ce qui a fait la différence, quand j’étais en entretien, je n’avais même pas la pression parce que je me disais « je décrocherais jamais le truc parce qu’il y a que des étudiants des grandes écoles et tout » donc du coup, j’y allée aussi sans pression, vous pouvez avoir confiance en vous. Et puis après je pense que vous avez la tête bien faite parce que vous êtes capable d’être très autonome. L’université je pense qu’elle nous forme à ça, on nous apporte pas tout sur un plateau, il faut aller chercher le cours, le bouquin, il faut se réunir entre groupe enfin.. Profitez à fond, soyez curieux! Après les soirées étudiantes et tout, ouais c’est bien mais il faut composer avec les deux quoi. Savoir se faire plaisir et en même temps savoir mesurer la chance que vous avez d’être dans un système comme ça français, après chacun le vois comme il veut…

Laura – Moi je suis d’accord, je pense qu’on a vraiment une opportunité énorme en France de faire les études qu’on veut facilement entre guillemets.

Ouais facilement, ça reste accessible c’est sûr! Donc voilà profitez, allez y et puis sur un malentendu ça peut toujours marcher comme dirait Jean-Claude Duss (rires). Pour une fin d’entretien!

Laura – Je vous remercie en tous cas du temps accordé. Sarah – Oui merci beaucoup!

De rien, cela me fait plaisir! J’étais à votre place alors je peux mesurer à quel point ça peut être rassurant aussi.

Sarah – Merci beaucoup!

Et bien de rien! Bonne continuation à vous, bon courage pour réécouter ça, j’espère que vous rigolerez bien en écoutant (rires). Et puis si vous voulez me l’envoyer je suis preneuse et si vous voulez me le faire relire aussi.

Laura – Il n’y a pas de problème, je vais le noter, j’ai vos coordonnées de toutes façons, il faudrait peut-être votre mail.

Je vais chercher ma carte (rires).

Compe Laura & Queiros Sarah

Interview d’un professionnel de la communication

samedi 18 novembre 2017

Etudiante en information-communication,  j’ai fait part de ma soutenance à Monsieur Hichame Filali-Moutei, chargé de Communication à la Faculté des Sciences de Montpellier, qui a accepté que je l’interview.

 

Bonjour, je vous remercie de me consacrer du temps. Tout d’abord, je me dois de vous informer que cette interview est filmée et sera retranscrite sur un blog dans le cadre de ma soutenance. Pouvons nous continuer ?

 

      Oui bien-sur.

 

Donc Monsieur Filali-Moutei, vous êtes chargé de communication à la faculté des sciences de Montpellier, pouvez-vous nous présenter votre métier ? Ainsi que la faculté ?  

 

      D’accord, je vais déjà vous présenter la faculté : donc la faculté des sciences et l’une des composantes de l’université de Montpellier, il y a seize composantes en tout et la faculté des sciences c’est à peu près plus de huit mille étudiants. On a un service communication propre à la faculté des sciences, parce qu’il y a un service de communication centrale à l’université, et donc notre service communication s’occupe de la rédaction, du site web, de l’infographie et de l’événementiel, c’est un peu nos trois fonctions  principales en tant que service communication. Donc voilà nos trois métiers.

 

Pouvez vous nous parler de  votre parcours scolaire ?

 

      Donc j’ai fait un bac économique et sociale, ensuite j’ai fait une licence 3 en administration économique et sociale puis une maîtrise en administration et gestion des entreprise option marketing.

 

 Quelles étaient vos motivations lors de votre parcours scolaire ?

 

      Mes motivations étaient à la base de travailler dans la publicité, d’où l’option marketing, et en faisant des stages dans  la publicité je me suis rendu compte que ca ne me plaisait pas du tout c’est pour ca que j’ai plutôt choisi  tout ce qui est service de communication propre.

 

Et donc lors de vos études quelles étaient vos attentes sur votre futur métier ?

 

      Je suis un peu arrivé dans le service communication par hasard à mon arrivée à l’université, alors que mes motivations étaient de travailler dans le monde de la publicité à la base. Finalement ca s’est pas fait parce que j’ai pas trop aimé ce monde lorsque j’ai commencé mes stages avec mon ancien patron.

 

Et qu’est ce qu’il ne vous a pas plut dans la publicité ?

 

      Ce qu’il m’a pas plu c’était l’univers où il faut être un peu superficiel et aussi je pense que j’ai pas eu les missions de stage que je voulais. Quand on fait des stages soit on tombe sur une entreprise qui s’investit vraiment sur les stagiaires soit on tombe sur quelqu’un qui nous laisse de côté et c’est ce qu’il m’est arrivé. Parfois il m’arrivait de devoir m’occuper du bien être de certaines personnes, apporter le café.. et c’est pas du tout ce que je voulais faire c’est pour ca que ca n’a pas été une super expérience.

 

Donc le contexte a beaucoup joué

 

      Voilà, exactement.

 

La réalité est donc vraiment différente des attentes ?

 

      Tout à fait. Elle est différente parce qu’on nous vend quelque chose pendant nos études, on nous vend un métier.. Après certains professeurs nous préviennent que ca peut être parfois dur. Également du niveau offre d’emploie ca peut être délicat, il y a très peu d’offres d’emploie marketing/publicité donc si on s’engage dans ca on est pas sûr d’avoir une grande carrière professionnelle derrière. C’est un peu compliqué.

 

Et donc pouvez vous nous parler de votre parcours professionnel ?

 

      J’ai commencé dans tout ce qui est formation du personnel en Angleterre, donc j’y ai vécu 7 ans et je faisais un peu de publicité pour une entreprise de restauration. Mais je faisais plus de la formation donc c’était plus côté ressources humaines. Ensuite en arrivant à l’université j’ai d’abord travaillé dans les relations internationales et ensuite j’ai eu la possibilité de travailler dans le service communication parce que le poste s’est ouvert, j’ai sauté sur l’occasion et j’y suis entré par concours.

 

Et ce concour réunissait combien de personnes ?

 

      On était 150 candidats pour 3 postes dont un poste en communication.

 

Pouvez vous me raconter le déroulement  d’une journée type au travail ?

 

       Alors, dans mes missions je suis plus porté sur le web. Donc je m’occupe de la création, modification des articles, et tout ce qui est alimentation du site. Dès qu’on arrive on a souvent des mails de modifications, des événements ou des articles à publier sur le site. Donc le matin déjà on vérifie les mails. Ensuite une journée type en communication… Je dirais pas qu’il y ait de journées types parce que c’est un peu au jour le jour et on a souvent des choses comme des modifications à faire sur le site ou des événements dont on était pas au courant ou qu’il faut réaliser rapidement, on a souvent de l’événementiel donc ca peut prendre quelque jours à organiser et on peut être à l’extérieur ou sur le campus… On bouge souvent, et on a souvent des demandes d’affiches pour un événement ou sur une manifestation qu’on doit créer. On a souvent des réunions parce que quand il se passe quelque chose que ce soit des inscriptions ou le salon de l’enseignement supérieur ou je sais pas.. si 80 lycéens qui viennent à la fac, on a toujours le service communication qui doit s’occuper de ça donc on est souvent dans des réunions à parler de tout ce qui est communication, affichage, signalétique, mise en ligne sur le web, mise en ligne sur les reseaux sociaux.. Donc on a pas vraiment de journées types, on s’adapte à la demande des services, de la direction. Je peux pas vous décrire vraiment de journée type où est devant l’ordinateur avec une pile de dossier à traiter, la communication c’est pas du tout ca.

 

Et il y a t il des qualitées requises pour ce métier ?

 

      Oui alors pour les qualités requises, je pense que la première c’est l’ouverture d’esprit, aller vers les gens, parce que parfois au niveau des événements si on a 8000 étudiants qui arrivent, comme pour le jour de la rentrée,il faut aller vers eux, les renseigner, si on organise des événements il faut aller vers le public pour les guider, des fois parler devant tout le monde, je pense qu’il faut pas être dans son coin et attendre que les choses se fassent parce que c’est à nous de faire les choses.Il faut être polyvalent aussi parce qu’on a pas qu’une seule mission, nous on en a trois principales mais on a d’autres petites missions aussi, on fait parfois de la logistique parce que dans les événements il faut placer des tables, des chaises, des pupitres, des affiches donc il y a ce côté logistique. Il faut être patient aussi parce que quand on doit créer une affiche où on passe 30 heures et qu’on nous dit que ça plait pas et qu’il faut tout recommencer, il faut avoir de la patience et essayer de faire quelque chose qui plait. Je dirais donc qu’il faut le contact avec les gens, la polyvalence, la patience, et l’ouverture d’esprit.

 

Donc vous vous occupez pas seulement de l’aspect visuel mais aussi de l’organisation ?

 

      Bien sur, c’est une grosse partie de notre travail quand on parle d’événementielle, on ne fait pas que mettre des affiches ou un article sur le site. On met les gants et on place, on range, on ramasse, on peut tout faire. On s’occupe de tout parce que dès qu’on nous donne la mission de l’événementielle on a un service logistique à côté et on doit plus au moins guider ce qu’ils doivent faire. Donc des fois on a pas juste à dire “faites ci” ou “faites ca” on doit aussi participer ; des fois ils manquent de personnel… Si le service communication ne s’occupe pas de l’organisation de l’événement, personne le fera pour nous.

 

Et du coup il y a des contraintes dans votre métier ?

 

      Oui, alors les contraintes comme je vous avais dit auparavant on peut passer 30h sur une affiche et qu’elle ne plaise pas. Ça peut être vu comme une contrainte parce que quand on passe du temp à travailler dessus et qu’elle ne plait pas du tout il faut tout recommencer à zéro. Il y a des contraintes aussi horaires, on peut parfois travailler le soir, le samedi, le dimanche sur des événements, ça peut arriver par exemple au salon de l’enseignement supérieur ou lors des journées portes ouvertes : on travaille le samedi de 7h du matin à 20h/21H.  Là on a un événement le 23 novembre à la faculté où on doit rester jusqu’à 23h.
Des contraintes physiques aussi il faut parfois porter du poids, des tables, on travaille dans le froid, dans la chaleur. Toutes ces contraintes qu’on peut faire passer en qualités quand il y a une bonne ambiance, quand on sait travailler avec les autres, quand on sait rigoler, quand on sait s’entraider aussi, et pas rester dans son coin et dire “j’ai fais ma mission j’arrête ” parce que dans la communication c’est vraiment transverse au niveau des missions; on a beaucoup de choses à faire. Et comme je vous disais on peut faire de la logistique comme de la communication, comme faire des vidéos des fois. On peut faire beaucoup de choses donc on peut les voir comme des contraintes, mais certaines choses on peut les voir comme des qualités aussi, parce qu’on ne fait pas toujours la même chose donc notre métier n’est pas répétitif et  on ne s’ennuit pas. Mais parfois ça peut être des contraintes parce que ça représente des grosses charges de travail.

 

Donc il arrive qu’il y ait une mauvaise entente dans l’équipe ?

 

      Nous on fait en sorte que non, dès qu’un n’est pas content on va essayer de comprendre pourquoi, étant à trois dans le même bureau si il y a en a un qui parle pas à l’autre je vous explique pas l’ambiance de la journée. Donc dès le début on s’est mis d’accord pour pouvoir travailler en équipe. Après oui on travaille avec beaucoup d’autres services de l’université : service logistique, département de l’enseignement…  il peut y avoir des caractères de l’autre côté comme on peut avoir notre caractère qui plaît pas, mais il faut savoir être patient et savoir aussi accepter les autres et leurs caractères. Si on tombe sur des gens qui sont un peu difficiles il faut savoir  aussi fermer les yeux de temps en temps et laisser passer les choses. Du coup il peut y avoir des personnes difficiles avec qui travailler. Au niveau logistique si on a besoin d’électricité et quelqu’un qui est pas motivé à nous mettre l’électricité alors que nous on sait pas le faire ça nous oblige à s’adapter aux situations si a besoin dans un événement de remplir un gros bac d’eau et qu’on a pas de tuyau d’eau et qu’on demande au service logistique et qu’ils veulent pas. On a aussi beaucoup de contraintes d’hygiènes et de sécurité  au niveau des événements donc il faut qu’on fasse des fiches d’organisation d’événements avec des autorisations, si on prends des photos ou des vidéos il faut des autorisations à l’image il faut vraiment penser à tout parce que tout retombe sur nous le service communication en général, si il y a quelque chose qui ne va pas alors qu’on est organisateurs d’événements on prend toute la responsabilité, comme on a des équipes qui travaillent avec nous autour si par exemple hygiène et sécurité ça ne vas pas : ça va retomber sur nous.

 

Vous êtes en quelques sortes des responsables

 

      Voilà, on est des organisateurs d’événements, on est responsables des événements en général.  

 

Il y a t’il des tâches plus intéressantes que d’autres ? et à contrario des tâches moins intéressantes ?

 

      Ça dépend ce qui nous intéresse le plus, il y a des taches qu’on préfère bien sur, on peut pas tout aimer ou tout détester parce que si on déteste tout c’est pas la peine de faire ce métier. Et tout aimer… il y a des choses parfois plus intéressantes que d’autres, si on sort et qu’on organise un événement à l’extérieur ca peut etre sympas comme ca peut être désagréable si il pleut. Comme je disais il y a des personnes pas très réceptives, si il y a du public qui ne vient pas ca peut être contraignant mais ca peut etre un super moment aussi si on fait que l’événement se passe bien. Au niveau du site si on nous appelle et qu’on nous dit que notre site web plait ca peut faire plaisir mais il y a des personnes qui peuvent dire que le site est pas vraiment bien parce qu’ils ne trouvent aucunes informations et ca peut être mal vu donc ca peut etre une tache qu’on aime pas. C’est tout de même, à la base un service public donc ca doit être accepté par tout le public, on ne fait pas ca pour nous mais pour  donner des informations au public et si il est réceptif on est les plus heureux. Si une affiche plait on est content, si une affiche ne plait pas on va pas se dire “ à moi elle me plait donc je m’en fou”. Il n’y a pas vraiment de tâches qu’on apprécie plus même si j’ai quand meme une préférence pour tout ce qui est web et réseaux sociaux.

 

Il arrive donc que votre affiche ne plaise pas et que vous soyez donc contraint à faire une affiche qui ne vous plait pas à vous ?

 

      Oui ca arrive souvent malheureusement parce qu’on a beau vendre nos arguments ca ne marche pas toujours. En tant que communicant quand je marche dans la rue je regarde toutes les affiches qui se font parce qu’il y a des modes : des fois c’est la mode des triangles, des fois des bulles. Et quand on voit quelque chose qui revient on est un peu dans ce moule. Quand on présente quelque chose qui est à la mode certains sont des fois à l’ancienne ou il y en a qui sont visionnaires et qui vont dire “non ce n’est pas ce qui se fait maintenant”. Alors il y en a qui connaissent notre métier mieux que nous même si ils n’ont pas fait de communication malheureusement, et il faut leur montrer que c’est nous les communicants. Mais si la hiérarchie vient et nous dit qu’elle n’aime pas et qu’il faut refaire, il faut suivre ce qu’ils veulent parce qu’il y a ce côté hiérarchique où on a par exemple moi en tant que chargé de communication, une ou un responsable de communication, un responsable administratif et un directeur de composante et il peut y avoir derrière aussi le président de l’université, donc ca peut aller loin niveau hiérarchique et en general quand on a 4 personnes en faces, on a pas 4 personnes qui sont d’accord sur une affiche. Donc il faut plaire à tout le monde et des fois ca ne nous plaît pas à nous donc oui des fois on fait du travail qui nous plait pas sur un article sur le web, une présentation d’article ou  la rédaction d’un article et des fois ca plait pas donc il faut tout recommencer à zéro, et faire comme les chefs le veulent ou comme le demandeur veut… donc oui ca arrive qu’on fasse du travail qu’on aime pas.

 

Et que prévoyez vous comme évolution de carrière ?

 

      Là aujourd’hui je suis chargé de communication, en évolution bien sûr être responsable d’un service parce qu’on parlait du niveau hiérarchique : donc on aurait un niveau hiérarchique  de moins donc une personnes de moins à satisfaire. Et former les autres sur le métier, gérer un service en donnant ses idées, en travaillant avec les autres. Il faut voir qu’on est dans le domaine public ici donc en évolution de carrière on a des niveaux à respecter.. mais déjà passer responsable de service communication ca serait tres bien.

Et pour finir, quels conseils pourriez vous donner aux étudiants en communication ?

 

      Il y a le côté étude, qu’il faut faire parce qu’on apprend beaucoup des études, mais par mon expérience je dirais qu’il faut voyager parce que quand on voyage on a une grande ouverture d’esprit qui nous permet de créer et d’avoir des points de vue différents sur nos travaux.

 

Et bien merci beaucoup ! 

Merci à vous

 

Interview réalisée par Alia Tavares 

Entretien avec un community manager

vendredi 17 novembre 2017

Bonjour,

Nous sommes des étudiants en Licence 1 Information et Communication Apolline Metzger et Romuald Baudelot, merci d’avoir accepté notre interview, nous publierons sa transcription sur un blog universitaire de la section information-communication, donc si le voulez bien nous vous enverrons une copie de la transcription avant de la publier afin d’avoir votre accord, il nous faudrait donc votre email, nous avons 1heure c’est ça ?

Oui, enfin un peu moins.

 

  1. Tout d’abord, quelle est votre fonction et quelles sont vos missions ?

Alors, je suis Community Manager pour l’Université de Paul Valéry, ma fonction c’est de gérer les réseaux sociaux : Facebook, Twitter, Instagram, LinkedIn de mettre aussi sur le site des actualités, ce qui se passe à l’université, ensuite je m’occupe aussi du Projet ALUMNI, ALUMNI c’est les diplômés de l’université. Je fais aussi les relations de presse donc je m’occupe de rédiger des communiqués de presse pour les journalistes et je m’occupe aussi de les accueillir quand il y a des évènements ici.

 

  1. En quoi consiste le projet ALUMNI ?

Le projet ALUMNI, c’est de fédérer l’ensemble des diplômes de l’université, donc des personnes qui sont passées par l’université de Paul Valéry qui ont obtenus un diplôme dans toutes les formations, c’est de fédérer cette communauté autour d’objectifs communs et qui vont dans les intérêts de l’université. L’idée c’est de faire des afterwork, des évènements culturels pour faire en sorte que ces diplômés qui viennent de différents UFR puissent se rencontrer et échanger afin de créer du lien et notamment aussi du lien vers l’extérieur, vers les entreprises. Favoriser l’insertion professionnel notamment des étudiants comme vous.

 

  1. Avec quels autres métiers ou services travaillez-vous ?

Je suis rattaché au service communication, donc le community manager, le service communication est directement rattaché à la direction, à la présidence, d’ailleurs vous avez un organigramme là (il nous présente l’organigramme) que vous pouvez retrouver sur le site, donc le service communication il est là (pointe une partie de l’organigramme).

 

  1. D’accord, comment se déroule une journée type ?

En général, là je peux pas le faire parce qu’il y’a une coupure de courant, je commence par regarder les messages sur les réseaux sociaux, je regarde les notifications, je fais pas mal de veille sur ce qui s’est passé la veille, et après je commence à lire mes mails. Je regarde ce que j’ai reçu dans la soirée, dans la journée, je réponds aux mails, tweets, ça prend une bonne partie du temps et après j’applique les réflexions que j’ai eu la veille sur ce qu’on va publier sur les réseaux sociaux, comment on va le publier, souvent il y a des réunions aussi le matin. J’adapte mon emploi du temps en fonction surtout de l’actualité, de ce qu’il se passe, parce que quand il y’a des évènements sur l’université, je dois le couvrir, ce qui fait que je n’ai pas un emploi du temps routinier, tous les jours ça change. Là par exemple cet après-midi je vais à la DigiWorld Summit 2017, qui est un évènement international qui se passe au Corum, je vais assister aux conférences pour couvrir l’évènement en tant qu’université donc ça dépend enfaite de l’actualité, des évènements, mon emploi du temps changent tout le temps.

 

  1. Ok et vous trouvez que c’est un avantage le fait qu’il n’y ait pas de routine ?

Pour moi oui, parce que ça correspond mieux à ma personnalité, vu que j’aime bien bouger, j’aime pas trop rester sans rien faire tout ça donc, après que c’est chacun… Moi ça me correspond en tout cas, le community manager est en mouvement alors moi ça me va très bien.

 

  1. Ok ! Est-ce qu’on peut évoluer vers d’autres métiers ? Si oui quels sont-ils ?

Oui par rapport au community management ?

Oui

Oui parce que ça touche directement la communication et le digital donc forcément toutes les structures toutes les organisations, institutions, collectivités, tout le monde a besoin d’une personne qui gère les réseaux sociaux parce que tout le monde est sur les réseaux sociaux, tout le monde interagit avec leur organisation donc il faut forcément établir leurs stratégies numériques sur l’image qu’on projette vers l’extérieur, notamment sur les réseaux sociaux. Je pense que oui, le métier évolue et y’a plusieurs facettes aussi du métier, par exemple je parlais du projet ALUMNI les anciens étudiants sont une communauté donc « community manager » de son sens manager des communautés. C’était quoi déjà la question ?

« Peut-on évoluer vers d’autres métiers », mais vous y avez répondu ne vous inquiétez pas.

 

  1. Devez-vous faire des formations régulièrement pour faire face à l’évolution de votre métier ? Par rapport aux réseaux sociaux ou… ?

Euh non, actuellement non mais c’est vrai que c’est important de se mettre à jour, notamment au niveau des outils, personnellement j’utilise très peu d’outils mais il existe beaucoup d’outils à disposition justement pour les community managers et qui changent régulièrement, notamment l’algorithme des réseaux sociaux qui est tout le temps modifié. C’est le cas de Facebook, sur les évènements qu’on créé. Avant quand on créé un évènement tout le monde le voyait, pouvait réagir avec l’évènement, ce qui fait qu’il y avait un effet boule de neige et les gens commençaient à faire n’importe quoi. Donc il y’a plusieurs visibilités sur certaines fonctionnalités, là j’ai parlé des évènements mais il peut y avoir écrire un article sur Facebook, c’est des fonctionnalités qui apparaissent au fur et à mesure, le live aussi. Il faut tout le temps se mettre à jour sur ce qu’il y a de nouveaux sur les outils, pour l’instant il n’y a pas de formations qui est dédié à ça, comme ça change tout le temps même les formateurs sont obligés de se reformer, au final chacun se forme avec son expérience des outils et il n’y a pas d’outils universels, chacun fonctionne comme il veut. Ça dépend de la stratégie de la structure et les objectifs aussi justement tout à l’heure vous avez parlé de l’évolution des métiers, community manager de l’université c’est pas la même chose qu’un community manager dans une entreprise qui aura plus un rôle de vente sur les produits, les mettre en avant, etc. Le seul produit que nous avons à vendre c’est le savoir, la connaissance qu’il y a ici à l’université.

 

  1. Les jeunes pourraient trouver ce métier facile à cause de l’utilisation des réseaux sociaux, est-ce que vous trouvez au contraire que l’idée qu’on peut avoir de cet aspect-là est fausse ?

C’est un bon métier oui parce que je l’aime bien, mais c’est vrai effectivement que c’est plus facile juger de l’extérieur parce que tout le monde a des réseaux sociaux donc sait gérer plus ou moins Facebook mais ça reste une tache qui est technique sur les outils, sur l’engagement des publications, y’a pleins d’outils statistiques, c’est de la communication donc ça faite parti d’un pôle de la communication à part entière donc c’est un vrai métier, ça parait peut-être comme tu dis facile de l’extérieur mais ça rentre dans le cadre d’une stratégie, il faut quelqu’un qui puisse faire ça convenablement. Par exemple il faut éviter les fautes d’orthographes il faut balancer les messages au bon moment, de la bonne manière parce qu’il peut y avoir des conséquences sur l’extérieur en termes de réputation, par exemple sur une erreur qui peut être faite et qui peut desservir toue une organisation, c’est toute l’université qui va empatir d’une toute petite erreur donc ca reste quand même pas facile. On est responsable de l’image sur les réseaux sociaux d’une organisation qui ne touche pas que nous, il faut que les jeunes, pour prétendre à ce type de métier, aient la capacité de se mettre à la place d’une structure, d’une organisation pas d’une personne. Ça peut paraitre cool ou facile mais enfaite c’est plus complexe que ça.

 

  1. D’accord, est-ce qu’en fonction des années d’expérience, de vécu dans le métier votre salaire a augmenté ou augmentera ?

Euh, j’espère (rires) c’est l’objectif, disons qu’on gagne plus dans le privé, je pense, que dans le public donc là je suis dans le public, je ne suis pas fonctionnaire, je suis contractuel, j’ai un contrat de 1an et forcément y’a des évolutions au cours de la carrière. Moi je suis ici que pour 1an je ne sais pas si je vais rester, et j’ai travaillé avant donc j’ai de l’expérience et je peux m’en servir pour après faire autre chose dans d’autres entreprises ou collectivités. Donc pour l’instant non mon salaire n’a pas augmenté parce que je suis jeune mais j’espère que oui c’est le but aussi dans un métier d’évoluer je suis là aussi pour apprendre, et on apprend tous les jours et surtout dans ce métier là. Comme on l’a dit tout à l’heure ça bouge tellement, il faut tout le temps se mettre à jour, ce qui fait que comme le besoin est de plus en plus important sur le digital, le numérique, etc. C’est un secteur d’activité qui se développe énormément et au niveau international donc forcément oui au cours de ma carrière j’espère oui.

 

  1. Comment se répartit le temps de travail ?

Moi je suis plus du matin donc souvent j’avance vite le matin, j’anticipe ce que je vais faire l’après-midi, et les jours d’après. Souvent l’après-midi je suis plus dans le relationnel, au téléphone, rencontrer des personnes, discuter aussi avec d’autres personnes qui connaissent bien le métier pour avoir des avis, c’est vraiment important d’avoir beaucoup d’avis. Y’a beaucoup de mouvements donc selon les évènements ça change tout le temps.

 

  1. Quelles sont vos conditions de travail ? Salaire, congés, matériel à disposition, …

Comme vous le voyez j’ai un petit bureau, post-it, agrafeuses, téléphone de fonction. J’ai un ordinateur qui est un Mac et j’ai un écran double pour pouvoir basculer mes mails et surfer sur le Web, on a même un tableau avec mon collègue Cyril qui est à côté. D’ailleurs on va changer de locaux. Mes conditions de travail …

Par rapport à vos expériences passées par exemple.

C’est le top ! Par rapport à ce que j’ai eu avant, j’étais plus dans l’entreprenariat donc j’étais entrain de développer mon projet de mon côté, je n’avais pas de bureau, y’avait moins de confort on va dire. Ici y’a quand même un certain confort que j’apprécie notamment 55 jours de congés que je peux choisir, poser quand je veux, en plus y’a les vacances scolaires ce qu’il fait que à partir du mois de mai c’est plus calme. Après c’est peut-être plus ennuyeux mais bon ça fait partie du jeu y’a la rentrée à préparer. En plus y’a la cafét’ à cote (rires), et c’est très joli c’est fleuri, y’a pleins de végétations, …

 

  1. Quelles sont les contraintes de votre métier ?

Les contraintes c’est qu’on ne sait jamais vraiment si ce qu’on fait ça va marcher. Il m’est arrivé de tester pleins de trucs et il y a des trucs que je pensais qui allaient très bien fonctionner sur les réseaux sociaux et qui ont eu l’effet inverse. Alors que parfois on pense faire un truc pas terrible, moyen, et ça marche, ce n’est pas vraiment une contrainte mais un paramètre de ce métier, c’est aléatoire un petit peu. C’est comme la Com’ en général, parfois on va sortir une affiche et on ne sait pas si les gens vont apprécier ou si ça va être bien reçu, des fois ça prend on sait pas pourquoi, des fois c’est un peu moins bien. Je dirais que c’est la plus grosse contrainte c’est celle-là, de plus vu que c’est interactif il y a des gens qui peuvent être agressif, c’est le cas ici à l’université, il y a des associations qui viennent de temps en temps bloquer les bâtiments, ce n’est pas vraiment une contrainte mais ça fait partie du métier.

 

  1. Prenez-vous du temps personnel pour vos missions ?

Oui, beaucoup, parce que j’aime ce que je fais, du coup je réfléchis chez moi, je me dis « ah ouais je pourrais faire ça » « ah ouais demain je vais faire ça », alors que je ne suis pas dans mon bureau en train de travailler. Après c’est personnel aussi, c’est parce que j’aime bien trouver des idées, c’est un métier un peu créatif aussi, puisqu’il faut trouver les bons mots, les bons trucs au bon moment. Donc oui je prends du temps pour réfléchir à ce que je vais faire, je suis obligé de faire de la veille sur les réseaux sociaux. Par exemple il y a eu un jeune homme qui s’est fait poignarder dans la rue qui était un étudiant de Paul Valery, tous les médias en parlaient et ce week-end je suis allé faire une photo sur le lieu du recueillement alors que c’était un samedi. Je ne travaille pas le samedi, et pourtant je l’ai fait parce que je trouvais que ça avait un intérêt pour l’université de partager ce moment et aussi de donner l’information qu’il y avait une marche le lendemain et donner l’heure de l’enterrement du jeune homme. Ça par exemple ce n’était pas dans le cadre mais je l’ai fait quand même parce que sur le moment je pensais que c’était utile pour la communauté donc je l’ai fait alors que j’étais pas en fonction, au bureau.

 

  1. Quelle est la formation la plus adaptée aujourd’hui pour un métier comme le vôtre ?

La pratique. Je crois que ça évolue tellement que le seul moyen c’est de le faire, de le comprendre, de l’exercer et je ne vois rien d’autre. Après en cours on peut apprendre les bases mais comme ça évolue tellement vite, si on ne le pratique pas on comprend pas cette innovation à chaque fois sur les réseaux sociaux. Pour moi la meilleure formation c’est la pratique, après c’est toujours bien de comprendre l’ensemble de la communication, donc j’aurais tendance à dire de faire une formation dans la communication, ça permet de comprendre globalement qu’est que c’est la communication. Comment faire un plan de com’. Donc pour moi ce métier se base sur des aspects un peu techniques, par exemple il pourrait y avoir un bon Community manager fort en design capable de très vite faire des montages photos, moi ce n’est pas mon cas, mais il y en a qui sont compétents là-dessus. Mais il y a d’autre Community manager, comme moi, qui sont plus sur la création de contenus photo, vidéo, création d’évènement ce qui est plus mon cas. Je dirais que ces aspects techniques du métier sont bien en formation, apprendre à faire une infographie par exemple, ça pour un Community Manager c’est très bon, faire des montages vidéo aussi, c’est très important pour un Community Manager. Je proposerai donc ces 2 formations là.

 

  1. Quel stage ou emploi intermédiaire facilite l’inscription dans ce secteur ?

Moi j’ai fait des stages dans des associations, ça m’a beaucoup aidé. Dans une association on te confie plus de responsabilités, ce qui fait que tu peux exercer vraiment le métier, c’est à partir de là que j’ai commencé à toucher au Community Management et moi personnellement ça m’a beaucoup servi car j’avais des responsabilités tout de suite comme c’était une petite association, alors que si on est dans une grande entreprise on sera plus dans l’observation et moins dans l’exécution, moins de responsabilité, il y a plus de hiérarchie, plus de pression.

 

  1. Avez-vous des conseils si ce métier nous intéresse ?

Faut être passionné. Passionné pas par ce qui se passe derrière l’écran, ce qui se passe sur la toile, faut être passionné sur le réel, ce qui se passe réellement pour pouvoir bien le retranscrire numériquement. Je pense que c’est le meilleur conseil que je puisse donner aux gens qui veulent faire ce métier. C’est vrai qu’on a tendance à croire que c’est très virtuel mais enfaite c’est beaucoup plus basé sur le réel que ce que les gens pensent. Le conseil que je donnerai c’est de s’intéresser aux gens qu’il y a autour de soi et essayer de le retranscrire via les réseaux sociaux, après c’est un apprentissage qui est long, en plus d’un métier qui évolue vite donc faut être passionné.

 

  1. Est-ce que vous avez des directives sur vos actions ?

Oui

Directives particulières parce que d’après ce que vous dites, vous êtes assez libre par exemple prendre en photo le lieu du meurtre, donc vous avez quand même des directives à suivre ?

 

C’est un très bon exemple, ça illustre bien le truc. Oui à chaque fois que je fais quelque chose que je sais qui est important, ou un peu délicat, je demande toujours la validation de ma supérieure qui est nouvelle comme moi, elle s’appelle Bénédicte PAYEUX qui est la nouvelle directrice de la communication. Quand je fais quelque chose que je sais délicat pour la communauté, que ce soit pour les enseignants, chercheurs, du personnel, la direction, les étudiants, la presse aussi, dès que c’est un peu délicat je demande son avis. Je vais proposer ça et voir ce qu’elle en pense, est-ce que ça lui parait bien et c’est elle qui décide, qui me dit ce que je dois faire. Si par exemple elle va me dire de travailler sur l’image négative de l’extérieur de Paul Valery, moi je vais travailler sur les réseaux sociaux dans ce sens-là. L’exemple de la photo est un bon exemple, parce que moi je lui ai proposé ça parce que je pensais que ça pourrait être bien d’informer les gens que les proches de la famille ont lancé une cagnotte pour aider la famille au financement de leurs voyage parce qu’ils viennent d’Argentine, donc j’ai proposé ça et il m’a juste dit « oui juste rajoute ça… ». Du coup je suis toujours en contact avec ma directrice. Je suis un exécutant, un technicien de la communication numérique je prends des initiatives mais je les prends sous les objectifs de ma hiérarchie. Après je conseille aussi, ça arrive qu’elle me dise « je pense qu’on va faire ça » et je lui dis « je pense pas qu’il faut faire ça » donc après on discute on échange on argumente, on échange nos idées. C’est de la Com’, on fait des brainstormings, mais je suis directement attaché à la directrice, j’applique les ordres.

 

  1. Quel est votre parcours personnel ?

J’ai fait un BTS à Marseille, BTS Communication, public. Ensuite j’ai fait une année sabbatique où je voyageais et j’ai fait un service civique de 8 mois, j’ai beaucoup voyagé dans toute l’Europe, c’était dans une association musicale, où j’étais chargé de communication. J’ai aussi fait beaucoup de radio à cette époque-là. Ensuite j’ai voulu reprendre mes études donc j’ai fait une licence, je suis venu à Montpellier faire une Licence 3 Information-Communication à Paul Valery, donc j’ai fait Info-Com comme vous. Ensuite j’ai poursuivi, maintenant que j’y suis je continue j’ai fait un master 1, à la base je voulais plus (+)  travailler, je voulais rentrer dans le secteur professionnel et finalement j’ai continué, donc j’ai fait un Master 1 Pragmatique de la communication, c’est un Master qui a changé, avant il s’appelait Pragmatique de la Communication aujourd’hui il a été découpé en 3 parties : Communication Numérique des Organisations, Communication Publique aussi Relation Publique des associations, Conduite du changement personnel… Je ne sais plus ce que ça change, c’est tout nouveau. Après le Master 1 j’ai arrêté mes études parce que j’avais déjà mon projet personnel, j’ai développé une association et je me suis aperçu que l’association avait un gros potentiel. L’idée du projet était très bonne et il y avait la possibilité de le développer à plus grosse échelle, quand je me suis aperçu de ça c’est là que j’ai commencé à « entreprendre » et à réfléchir à développer la structure à plus grande échelle. Donc j’ai passé 2 ans à travailler sur ça, à réfléchir à un modèle économique, comment stratégiquement développer l’audience d’un média. Parce que ce projet-là est un média qui s’appelle « Le nouveau Montpellier » et qui est un média participatif qui fait de l’information locale sur ce qui se passe dans la ville. L’essentiel de mon parcours il est basé autour de ce projet là parce que c’est ce qui m’a permis de développer toutes les compétences que j’ai aujourd’hui sur le numérique. Et après j’ai aussi développé d’autres projets à titre personnel comme un projet artistique comme une web série sur Montpellier qui s’appelle « A Lez ». L’essentiel de mon expérience se base sur ces 2 gros projets, je suis tout frais, je sors de l’œuf, de mes études donc ça c’est les plus grosses expériences. Après j’ai aussi travaillé dans une start-up à Montpellier ce qui m’a permis de comprendre en fait les possibilités du marché au niveau des médias. J’ai aussi travaillé dans les associations, j’ai fait beaucoup de bénévolat au final, mais c’est ce qui m’a permis de développer mes compétences donc aujourd’hui ça me sert professionnellement. D’ailleurs c’est un conseil que je pourrais donner au jeune de faire du bénévolat parce que ça permet de développer ses compétences personnelles. J’ai aussi fait le conseil Montpelliérain de la jeunesse qui est un organe du service jeunesse de la ville qui permet au jeune d’élaborer des projets pour la ville donc j’ai pas mal contribué à ça.

 

  1. Qu’est-ce qui vous plaît le plus dans ce métier ?

Comme j’ai dit tout a l’heure c’est le travail avec les autres que moi j’aime bien, le travail en équipe le fait de réfléchir ensemble. Je trouve que le Community Manager il a un rôle stratégique qui me plait et qui me correspond bien, j’aime bien mettre en avant ce que font les autres. Je trouve qu’il y a des gens qui font des trucs incroyables mais ils sont pas mis en avant ou ils ne savent pas communiquer et je trouve ça bien dans ce métier-là, on va mettre en lumière certaine chose pour le transmettre avec un message à toute une communauté, c’est ce qui me plaît le plus avec le travail en équipe.

 

  1. Qu’est-ce qui vous plaît le moins ?

Ce qui me plaît le moins c’est la bêtise des gens, les gens vivent dans des bulles sur les réseaux sociaux, ils sont enfermés dans leur petit monde et ça j’avoue que c’est ce qui me plaît le moins. Je trouve que les gens ne sont pas assez éduqués sur l’utilisation des réseaux sociaux du numérique, il y a beaucoup de Haters qui ne réfléchissent pas à ce qu’ils disent, à ce qu’ils font, et ça j’avoue que c’est le relou du métier.

 

  1. Vous disiez que vous aimez travailler en équipe, du coup qu’elles sont vos relations avec vos collègues ?

Je m’entends très bien avec mes collègues. On est 6, 5 dans le service, Cyril qui est dans mon bureau et plus ou moins rattaché au service communication mais il travaille avec les entreprises et les relations extérieur. Mais je m’entends très bien avec tout le monde. Je ne vois pas ce que je peux dire de plus, je ne peux pas clasher si c’est publié en plus !

 

  1. Est-ce l’idée que vous vous étiez faite du métier ?

Oui, après comme j’ai expliqué tout à l’heure, comme nous sommes dans le secteur public c’est d’autant plus intéressant pour moi parce qu’il n’y a pas de pression d’audience. Parce que c’est vrai que je ne l’ai pas dit tout à l’heure mais c’est une vrai contrainte cette obsession au buzz, à l’audience, la course à celui qui va avoir le plus de like, ça m’intéresse parce que c’est mon métier mais dans l’université c’est pas l’objectif et c’est ça que j’aime bien.

 

  1. Les raisons qui vont ont poussées à faire ce métier ?

C’est le fait que le monde change et le numérique est aujourd’hui incontournable, tout le monde a Facebook, tout le monde utilise les réseaux sociaux comme Instagram et autre et du coup il fallait comprendre comment ça a fonctionner. Voilà pourquoi j’ai fait ça, j’ai vu que des gens n’y comprenaient rien du coup je vais étudier ça, les gens ne comprennent pas mais je vais le faire et c’est comme ça que je me suis retrouvé ici. Je ne fais pas que ça à côté mais c’est ça qui m’a le plus motivé et aussi le côté culturel et artistique qui me passionne. Le fait qu’il y a des gens qui sont personne, et du jours au lendemain ils sortent une vidéo YouTube et tout le monde les connait, je pense a des Youtubeurs comme Norman, Cyprien, Mister V, Squeezie qui cartonne, du coup ils sont seuls dans leur chambre avec une caméra et ils sont plus connu que des médias, ils ont plus d’audiences que des mecs qui sont 60 dans une pièce à réfléchir à ce qu’on va faire pour faire de l’audience, eux ils sont tous seuls, ils prennent leurs caméras et se filment et font 4x plus d’audience donc je trouve ça passionnant. Aujourd’hui tu prends ta guitare, tu joues, tu peux vendre des disques alors que t’as pas de managers, tu peux partager ta connaissance grâce à cet outil là, voilà pourquoi je fais ce métier, j’aime bien.

 

  1. Vous disiez que vous avez un contrat de 1 an ici, du coup quels sont vos projets après ? Feriez-vous le même métier ?

On va voir comment ça se passe, c’est-à-dire si la mission se passe bien et que j’ai des bons résultats, pour l’instant c’est le cas donc je touche du bois. Mais tant que je considère que ma mission n’est pas aboutie et que je continue à apprendre des choses j’aurais tendance à dire que je vais rester. Après comme j’ai signé pour 1 an on ne sait pas, mais j’ai beaucoup de projets en tête que de toute façon je mettrais en place. Il y en certain que j’ai déjà mis en place du coup certainement je vais me consacrer à ces projets-là qui reste dans le même secteur d’activité. J’envisage de créer mon entreprise, une agence de communication donc ça après ça sortira à un moment donné, ça peut être dans 6 mois comme dans 1 an, ça peut être dans 2ans dans 3ans, ça dépend des résultats que j’ai ici et aussi sur mes autres projets que j’ai à cotés. Je dirais que précisément je peux pas dire ce que je vais faire mais je sais ce que je peux faire, je ne sais pas combien de temps ça vas prendre ni comment ça va se mettre en place mais ça dépend aussi des besoins de l’université Paul Valery. Si ils ont encore besoin de moi, je vais peut-être résigner pour 2 ans pour 3ans. Je suis ouvert tant que je peux mettre mes compétences à disposition d’une organisation qui correspond à mes valeurs, ça me convient. Et à côté je peux développer mes projets par passion, même si l’agence de communication c’est un peu plus pro, tout ce qui est de l’association dont j’ai parlé ou le projets artistique, dans tous les cas je le développerai où que je sois.

 

  1. Tous vos projets ne vous prennent pas trop de temps par rapport à votre travail ? Vous arrivez à tout gérer en même temps ?

Comme j’ai beaucoup travaillé sur ces projets-là, j’ai plus forcément besoin d’être actif et forcément productif dessus. C’est plus du management, j’ai beaucoup délégué, il y a d’autre personne qu’on pris la place que j’avais à l’époque même si ça reste moi qui décide au final. Je ne suis plus non-stop à bosser, il me suffit des fois d’envoyer un texto pour faire des choses qu’avant je mettais 4h à faire, c’est d’autre personne qui le font à ma place du coup non ça ne prend pas beaucoup de temps, sauf quand j’organise une réunion qui dure 1h30, ça va prendre 1h30 de mon temps, après je rentre chez moi et c’est fini. Ça ne prend pas trop temps, sinon je le ferais pas, ça serait nuisible pour la qualité du travail.

 

L’interview est finie merci encore, nous vous enverrons la transcription par mail ce soir, bonne journée !

Apolline Metzger, Romuald Baudelot.

Interview de Fanny Pagliai – Graphiste

vendredi 17 novembre 2017

Nous avons interviewé Fanny Pagliai une jeune graphiste de 23 ans, durée de l’interview 30 minutes environ.

-Bonjour, nous sommes des étudiantes à la fac de Béziers et nous souhaitons dans le cadre d’un projet avec notre licence information communication vous poser quelques questions en rapport avec votre profession.
Dans un premier temps, êtes vous le patron de votre propre entreprise ?

Fanny : Bonjour avec plaisir ! Oui, je travaille seule.

-Depuis combien de temps travaillez vous dans cette branche là?

Fanny :  Je tiens mon entreprise depuis janvier 2017, bientôt 1 an.

Pourquoi avoir créé cette entreprise ?

Fanny :  Alors, moi je n’ai pas du tout fait un parcours de communication mais j’ai toujours adoré ça, c’est ma passion. Au départ je suis partie sur un cursus pour pouvoir faire enseignante mais au fur et à mesure de celui-ci je me suis rendu compte que cela ne me plaisait pas. J’ai donc décidé de me lancer dans ma passion j’ai donc fait une formation professionnelle à distance et à la suite de  celle-ci des opportunités ce sont présentées, des clients ont fait appelle à moi, j’ai donc pris la décision de me lancer en tant qu’auto-entrepreneur.

-C’est donc vous qui avez décidé de vous lancer seule dans cette branche, nous imaginons que vous détenez un bac et une formation derrière ?

Fanny : J’ai passé un bac littéraire avec des options arts plastiques mais sinon  je n’ai aucun diplôme particulier rattachés à cette branche là.

-Avez vous toujours voulu faire ce métier puisque vous nous aviez parlé d’un cursus d’enseignante, cela veut donc dire que vous vouliez faire autre chose avant ?

Fanny : Oui, au départ je voulais être enseignante en lettre. J’ai toutefois toujours adoré l’art, j’ai fait un peu de toutes les sortes d’arts, le dessin, la sculpture, c’était donc une partie que je voulais exploiter mais ce n’était pas le métier principal que je voulais faire.

– Donc c’était votre deuxième option mais ça vous plaisez tout de même ou bien c’était en réalité ce que vous avez toujours voulu faire mais sans jamais oser vous lancer ?

Fanny : Je pense que c’était plutôt ça oui, c’est toujours ce que j’ai adoré puis j’ai décidé de me lancer dans ma passion.

– Est-ce que ça a été compliqué de se lancer dans cette branche tout en abandonnant ce que vous aviez commencé ?

Fanny : J’ai eu de la chance parce que je n’ai pas vraiment eu peur de me lancer dans ce métier sans diplôme, je me suis dit que je n’avais rien à perdre.  Il y a quand même beaucoup de démarches administratives, c’est surtout ce point là qui a été le plus compliqué pour moi. Il faut savoir prendre les initiatives pour tout ce qui est création d’entreprise ce qui est le plus dur… Mais sinon non, je dirais que quand on aime ce n’est pas compliqué.

–  Nous imaginons que cela ne s’est pas fait du jour au lendemain, pourquoi vous êtes vous lancer dans un bac littéraire et une licence de lettre au lieu de directement partir sur du design ?

Fanny : Je suis très littéraire, c’était la suite logique de mon bac et comme beaucoup d’étudiants j’ai choisi logique, quand on ne sait pas exactement ce que l’on veut faire c’est ce que l’on fait. Jusqu’à ce que je trouve ma voie j’ai donc fait ce qui était logique d’après mes études,  jusqu’au jour où j’ai décidé d’arrêter parce que je trouvais que continuer pour continuer ne servait pas à grand chose, c’est donc à ce moment-là où j’ai décidé de vraiment faire ce que j’aimais.

– Du coup qu’avez vous fait pour améliorer vos connaissances et vos capacités dans ce domaine là ?

Fanny : Je suis toujours à la recherche de m’améliorer, j’ai donc fait beaucoup de recherches personnelles sur internet,  surtout pour les logiciels qui est la partie la plus difficile.  Je suis toujours en train de regarder des vidéos, apprendre des nouvelles techniques, cela peut mettre que bénéfique.

– Quels logiciels utilisez vous ?

Fanny : Toute la suite Adobe, photoshop, illustrator, Indesign, vraiment les trois logiciels principaux. En ce moment j’apprend à travailler les vidéos, j’essaie de me diversifier un peu.

– Avez-vous réalisé des stages?

Fanny : Non je n’ai jamais fait de stage.

– Vous vous êtes donc vraiment lancé du jour au lendemain sans connaissance concrète du métier?

Fanny : Oui effectivement, c’était ma passion, le domaine me plaisait énormément j’ai donc voulu voir où cela pouvait me mener.

– Est ce que vous regrettez certains de vos choix?

Fanny : Non aucun, depuis que je me suis lancée on va dire que j’ai la vie que je voulais, ce que j’ai toujours rêvé d’avoir.

– Avant ça, est ce que vous ne vous êtes pas dit, j’aurai du me lancer avant plutôt que de suivre un cursus qui ne me plaisait pas ?

Fanny : Bien sur que oui! Mon seul regret c’est de ne pas avoir des études dans le design et d’avoir voulu continuer dans la branche littéraire.

– C’est à dire ? Information Communication ?

Fanny: Pas forcément, mais dans l’information communication le côté événementiel me plaisait également beaucoup, c’es large mais mon regret c’est vraiment d’avoir fait un cursus logique et non pas qui me plaisait réellement. Parce que je pense que ça m’aurait appris beaucoup et que aujourd’hui j’aurai peut être un bagage plus important.

– Si vous deviez résumer votre métier en quelques mots comment le définiriez-vous ?

Fanny : C’est la création d’un marque, d’un logo, d’un papier imprimé. C’est un métier très large et très vaste.

– Quelles sont vos relations avec votre clientèle ? Quel est le publique visé ? Les entreprises principalement par exemple ?

Fanny : Je vise surtout les petites et les moyennes entreprises, je ne vise pas encore les grosses entreprises, j’aime surtout travailler des projets qui me plaisent, des petits projets, j’ai beaucoup de clients comme ça, j’aime les projets innovateurs.

-Donc vous aimez créer

Fanny : Voilà ! J’aime bien avoir une relation assez proche on va dire avec mes clients pour avoir au moins un échange.

– Quelle est votre style de création?

Fanny : Le style se défini avec le temps. Au début je n’avais pas de style défini, maintenant je m’associe au style minimaliste, c’est un peu ce qui est à la mode dans le graphisme d’aujourd’hui. Je suis très épurée, linéaire …

– Quelles sont vos inspirations du coup?

Fanny : Je n’ai pas vraiment d’artistes spécifique auxquels je m’inspire… Je m’inspire de tout, je regarde beaucoup Pinterest pour m’inspirer des artistes, regarder beaucoup de projets différents. Je regarde également beaucoup Instagram, je suis tout le temps dessus et je me fais un peu une communauté avec beaucoup de graphistes pour m’inspirer de ce qui est fait…

– Donc vous êtes en contact avec des graphistes qui ont « plus d’expérience » ?

Fanny : Pas directement, mais oui je m’inspire beaucoup des gens qui ont plus d’expérience et de ce qui est connu.

– Et cette passion vous sauriez dire d’où elle vient ? Ou bien depuis toute petite par exemple vous avez toujours aimé dessiner, créer etc …

Fanny : Je pense que ça vient depuis que je suis petite, j’ai toujours aimé ça, puis après en grandissant j’ai commencé avec les réseaux sociaux. Ma mère fait des bijoux c’est une créatrice, donc j’ai commencé comme ça en faisant des petits trucs pour elle et de fil en aiguille ma passion c’est agrandi ..

– Et pour vous c’est quoi le logiciel que vous maitrisez/aimez le plus ? Et ce que vous faites le plus ?

Fanny  : Le logiciel que je maitrise le plus je pense que c’est illustrator, c’est celui qui fait tout ce qui est vecteur, pour les logos. En partie graphique je maitrise plus les logos, c’est ce que je travaille le plus et c’est ce qui est le plus demandé et le plus intéressant.

– Avez vous des objectifs, des projets pour le futur comme agrandir votre société ou vous lancer dans quelque chose d’autre en parallèle par exemple ?

Fanny : Mon objectif à terme est d’avoir une société avec plusieurs employés pour pouvoir développer d’autres parties que je ne peux pas faire seule, c’est à dire d’autres parties comme les sites internet, c’est un marché important aujourd’hui et ce n’est pas mon métier. Donc à l’avenir ça serait bien d’avoir plusieurs pôles avec une agence de communication par exemple.

– Pourquoi avoir choisi Béziers ? 

Fanny : Je vis ici depuis très longtemps et  Montpellier c’est toujours pareil, il y a beaucoup de gens qui font ce métier il y a beaucoup de concurrence donc à Béziers il y en n’a moins j’ai donc quand même bien développé ma société je pense continuer dans cette voie là.

-Est-ce que vous pensez que c’est un métier où il faut se démarquer des autres pour pouvoir vraiment se lancer, bien marcher …

Fanny : Oui ! Je pense que c’est un métier où il faut vraiment se démarquer. Je trouve qu’il y a beaucoup de personne qui possède un grand talent, je pense qu’il faut se démarquer par autre chose, je sais que moi j’aime bien travailler vite, être disponible pour les clients et je sais que c’est quelque chose que tout le monde n’a pas. Enfin c’est ce que l’on me dit, que les autres professionnelle ne sont pas très réactifs et c’est ce que j’essaie de donner à mes clients, de la rapidité et de la disponibilité.

– Et avez-vous par exemple des partenariats ? Si oui pourquoi, lesquels?

Fanny : Oui, je travaille avec un imprimeur depuis 6 mois qui lui aussi travaille à Béziers, je fais tout imprimer pour mes clients chez lui et lui aussi me donne du travail de création, je m’entoure avec les différents corps de métier qui font la partie concrète comme le papier, les stickers par exemple. Donc j’essaie de me faire un réseau pour pouvoir vraiment proposer à mes clients un panel de produits vastes.

– Si nous comprenons bien pour l’instant vous comptez continuer dans cette lancée…

Fanny : Jusqu’à ce que j’ai un bon chiffre d’affaire et que je puisse développer!

– Donc aujourd’hui vous êtes pleinement satisfaite de votre situation même si vous avez passé des moments assez compliqués car nous imaginons bien qu’arrêter ses études ne se fait pas sur un coup de tête … Cela en va-t-il la peine si l’on sait ce que l’on veut ?

Fanny : Oui ! Quand je raconte mon parcours aux différentes personnes on me dis souvent que je n’ai pas eu peur de me tromper, de rater et je leurs répond que qui ne tente rien n’a rien.

– Connaissez-vous le parcours classique ?

Fanny : Le parcours standard oui c’est des BTS de communication avec des options, communication visuelle … Puis après, c’est vrai qu’il y a beaucoup de choses, il y a des BTS, des DUT, des licences pro mais bon je sais que dans la région il n’y a pas grand chose.

– Si vous deviez nous citer les principales qualités que l’on doit avoir pour travailler dans cette branche ?

Fanny : Il faut être créatif, curieux et réactif aussi. Ce sont des compétences importantes à avoir.

– Quels conseils pourriez-vous donner aux  personnes qui voudraient se lancer dans ce milieu là?

Fanny : Oui un conseil, croire en ses rêves, j’en suis la preuve, quand on veut on peut et c’est vraiment du plaisir quand on fait ce que l’on aime, c’est génial.

-Pour terminer, avez vous une devise, une philosophie de vie en plus de cela à nous faire partager 

Fanny : Pour finir en beauté, ça serait de vraiment croire en ce qu’on veut et surtout se donner les moyens de réussir car tout est possible et de faire ce que l’on aime , de ne pas oublier pourquoi on fait son métier.

– Merci beaucoup de nous avoir accordé de votre temps, et d’avoir accepté de répondre à nos questions!

Fanny : Avec plaisir, j’espère que cela vous aidera pour la suite!

Pour conclure en quelques mots sur cet entretien nous avons trouvé Fanny très accueillante et agréable en plus d’être vraiment passionnée par son métier.

Camille MARRY, Solène SANDRE, Alexia TARDIEU. 

Entretien avec un professionnel de la communication

jeudi 16 novembre 2017

Dans le cadre d’un travail en MDT/PPP notre groupe a interviewé un chef de deux entreprises travaillant dans la communication ; Mathias Benoliel, directeur général de l’entreprise MTCouleurs et président de l’entreprise MTStructures à Montpellier.

 

Tout d’abord, bonjour et merci de nous acceuillir au sein de votre entreprise.Nous sommes donc étudiants en première année de licence à l’université Paul Valéry. Et donc dans le cadre de cette interview, nous vous proposerons une série de questions en rapport avec votre profession. Alors, pouvez-vous vous présenter et présenter votre entreprise?

Je m’appelle Mathias Benoliel, j’ai mes entreprises qui sont MTCouleurs et MTStructures. MTCouleurs c’est une manufacture textile, une imprimerie. MTStructure c’est une menuiserie aluminium, on fabrique des stand en alu. Et donc du fait qu’on fabrique à la fois du tissus et de l’alu ça nous permet de fabriquer un stand fini, clé en main qu’on peut utiliser notamment pour pouvoir exposer lors d’un salon, d’une foire ou d’un congrès.

Depuis combien de temps occupez-vous ce poste?

Ça fait 6 ans.

Pourquoi l’avez-vous choisi?

J’ai pas vraiment choisi (rire), c’est un cheminement qui fait que j’ai été stagiaire un jour, dans une société qui fabriquait des stand, j’ai bien aimé ce métier là et de fil en aiguille finalement j’ai rencontré des clients, des fournisseurs et j’ai acquis un savoir faire, une expertise, j’ai été reconnue sur mon marché, les gens m’ont appréciés et on a continué à avancer ensemble. Un jour j’ai décidé de créer ma société pour le faire moi même, c’était très difficile de créer une société puisque les banquiers sont frileux, parce que j’étais jeune, j’avais 25ans avec un associé, ils trouvaient qu’on était trop jeune, que c’était la crise, pourquoi on aurait envie de créer une société, et finalement les choses sont venues les unes après les autres sans vraiment les choisir mais, je ne vais pas dire non plus les « subir » mais elles sont venues naturellement.

Avez-vous travaillé dans un autre domaine?

Non, j’ai toujours travaillé dans le domaine des stands, de la communication, de la PLV, une expertise disons, une spécialisation.

Quels études avez-vous suivi?

J’ai commencé postbac j’ai fait sup de communication à Montpellier, j’ai fait un programme Bachelor en parallèle de quoi j’étais aussi étudiant à la fac AES, à Richter, j’ai fait une année ou deux, comme ça, c’était difficil de mener les deux fronts. Finalement, à l’issue de ma troisième année en Bachelor, j’ai fait un stage, une année de césure et à l’issue de cette année de césure la société dans laquelle j’avais fait mon stage m’a proposé un contrat de travail.

Quels sont les principales activités dont vous avez la charge dans votre entreprise?

L’organisation, la gestion, la planification, le management, un peu la fabrication, faire des devis, faire de la comptabilité. Aujourd’hui je pense qu’être chef d’entreprise dans la communication ça veut dire forcément diriger sans doute une PME, petite et moyenne entreprise et donc ça implique aussi d’être très polyvalent et de devoir tout faire.

Quels sont les stratégies de communication que vous avez utilisé?

Ça a été la stratégie de la « no communication », pas de communication! (rire) Notre spécificité c’est qu’on travaille uniquement avec des vendeurs, des usines et on travaille avec des gens qui vendent nos produits. On est fabricant pour eux, on fabrique dans l’ombre. On est plutôt sur une logique de bouche à oreille, on est sur une logique dans ce qu’on appelle en anglais « in band marketing », c’est à dire qu’en fait on crée du contenue et on fait en sorte que ces gens qui vont lire ce contenu finalement vienne à nous. Contrairement à la communication en général, il y’a un émetteur et un récepteur, on émet un message de communication en vue d’être connu pour pouvoir créer du contact. Nous on est plutôt sur un cheminement qui est plus compliqué et c’est l’inverse; on fait en sorte que nos produits soient sur le marché, générer un besoin et ensuite que des gens ait une nécessité à avoir ce produit mais ne savent pas où le trouver. Ils vont le chercher sur internet et à ce moment là ils vont chercher un de nos revendeurs et le revendeur va venir le fabriquer chez nous.

D’accord, et pourriez-vous nous expliquer comment se déroule une journée type?

Il n’y a pas de journée type, chaque jour c’est différent et aujourd’hui la difficulté que j’ai c’est de pouvoir palier justement à toutes les urgences. Il y a un colis qui s’est perdu à Paris, il va falloir le re fabriquer en urgence. Il y a un salarié qui est malade, il va falloir le remplacer en urgence. Il y a un véhicule qui est immobilisé parce qu’il y a un pneu qui est crevé, il faut le dépanner vite fait. Aujourd’hui le fait d’être le chef d’entreprise d’une PME ça implique de naviguer à vu, chaque jour c’est différent, chaque jour il y a des commandes qui tombent ou qui n’était pas prévu, chaque jour il y a des dossiers qui s’annulent, chaque jour il y a des gens qui viennent ou qui ne viennent pas et il faut palier à l’urgence, il faut faire en sorte que tout roule.

Vous changez de lieu de travail?

Oui, je visite la clientèle, et aujourd’hui je m’occupe aussi de la commercialisation des produits c’est à dire d’animer le réseau distributeur, notamment identifier un prospect qu’on fait à travers de base de données que les stagiaires font, en l’occurence là on a identifié une cible, ces gens là ont besoin de nos impressions, on constitue des bases de données pour faire en sorte de les connaître et ensuite il faut que ces gens là puissent nous connaître à leurs tour, donc à ces moments là on les appelles, on fait du « phoning », on leur écrit et ensuite quand un prospect devient un prospect chaud, il faut aller le visiter pour voir un peu comment il est installé, quels machines il a et comment on pourrait collaborer ensemble. Cette partie là je m’en occupe aussi, c’est à dire que mon lieu de travail ça peut être aussi chez le client.

Y’a t’-il dans votre domaine des évolutions professionnelles?

Oui, il y a une digitalisation, une numérisation c’est à dire qu’aujourd’hui par exemple, tous les visuels qu’on vend sont tous coupés par un robot, une table de découpe qui coupe toute seule les visuels. Il y a trois ans, il y a deux ans, c’était des humains qui faisait ce travail là. Il y avait quatre personnes à plein temps qui coupait les visuels toute la journée. Aujourd’hui, c’est un robot qui le fait, c’est une métamorphose du business; de la même manière que demain on pourrait imaginer que ce soit sur internet les clients qui eux-mêmes fassent leurs commandes qu’ils vont achetés sur un site marchand. Donc, je pense que la principal des évolutions qu’il faut accompagner et accepter puisqu’on a pas le choix et il faut essayer d’être le meilleur dans ce domaine là, c’est l’aspect de la numérisation, de la digitalisation, de se rendre finalement informatisé, internet et compagnie.

Avez-vous des demandes venant de l’étranger?

Oui…on a quelques demandes de l’étranger, de la Belgique, de la Suisse…

Comment vous positionnez vous par rapport à la concurrence?

On se positionne sur un tarif plus bas, sur un délais plus court et sur de la fabrication française.

Quels sont les compétences requises pour exercer votre métier?

Je pense qu’il faut surtout avoir beaucoup de passion, il faut être un peu dans l’abnégation; c’est toujours plus d’énergie, essayer de rester toujours positif tout le temps et puis avoir envie.

Quels sont les avantages et les inconvénients liés à votre métier?

L’avantage c’est que c’est très diversifié, on rencontre beaucoup de monde et on est sur beaucoup de projets différents, c’est souvent exaltant de voir à la télé un projet pour coca cola, pour nike, on a reçu par exemple des stars de NBA qui sont venus à Paris, on a fait tout un habillage de stade, des choses comme ça, c’est vraiment très très gratifiant. Par contre, la face cachée de cette problématique c’est toujours des délais de plus en plus court, des prix de moins en moins chers donc c’est toujours travaillé plus finalement, pour essayer de se maintenir et c’est toujours plus de boulot, plus d’efforts, plus de sacrifices. J’ai l’impression que c’est un peu une fuite en avant.

Il faut donc toujours se surpasser?

Exactement, et à un moment donnée tu vois pas la fin du chemin, c’est toujours plus! Plus de croissance, plus de salarié, plus de machines et finalement on est jamais sur un business qui est acquis, jamais fini on peut pas se dire « voilà je suis arrivé là, maintenant je me calme un peu », parce que si tu te calmes tu meurs! (rire)

Du coup on imagine que vous travaillez en équipe?

Oui.

Et, quels sont les relations que vous entretenez avec eux?

Il y a une absolu nécessité à ce que l’équipe fonctionne parfaitement, il y a une symbiose, une confiance et du respect. C’est vrai que, dès qu’il y a un élément dans l’équipe qui est un peu défaillant c’est très problématique.

C’est à dire que toute l’équipe doit être au même niveau?

Oui, quand il y en a un qui se donne pas à fond comme les autres, les autres le ressentent c’est comme des déménageurs de pianos ou d’objets lourds; s’ils sont quatre à porter 400kg et qu’il y en a un qui se baisse un peu trop t’as les trois autres qui morflent! Et, dans le business c’est la même chose.

D’accord, et votre métier laisse t’-il place à votre vie privée? Avez-vous une vie privée satisfaisante? Ou alors passez-vous trop de temps au travail?

Je trouve et ma famille trouve que je passe trop de temps au travail mais maintenant c’est satisfaisant, c’est vrai que de faire tous ces sacrifices, ca implique aussi un niveau de rémunération qui est important donc c’est vrai que voilà, tu as des belles voitures, tu peux acheter un iPhone X quand il sort ou des choses comme ça! (rire). Mais, c’est vrai que l’équilibre de vie c’est très important, je pense que pas tout le monde est capable de faire autant de sacrifices. C’est un sacrifice aussi familiale, tu vois moins tes enfants tu vois moins ta famille mais d’un autre côté si ça te passionne il faut le faire. Moi aujourd’hui j’ai 32 ans et je me dis peut-être je vais pouvoir prendre ma retraite je sais pas, peut être a 50 ans, 45 ans ou a 55 ans; je vais gagner 5, 10 ou 15 ans par rapport à quelqu’un d’autre qui va travailler peut-être pour 1500euros par mois, faire 135 heures et rentrer chez lui, peut être qu’il pourra regarder des chiffres et des lettres (rire); mais il pourra peut-être pas partir aux Bahamas!

Vous n’avez donc pas de regrets?

C’est pas constant (rire), des fois oui et des fois non! Et, le global à l’année quand je me pose la question; non je ne regrette pas. Tu regrettes à certains moments quand tu te rends compte que tu ne manges pas avec tes enfants, tu peux pas les emmener à l’école, tu vas pas aux fêtes de fins d’années, kermesses, spectacles… À un moment donnée tu fais plusieurs sacrifices et ça commence à peser.

Mais avec du recul, vous auriez choisi un autre métier?

Non.

L’évolution de l’emploi est-elle favorable si on voudrait s’orienter vers ce métier?

C’est compliqué, je pense qu’il n’y a aucun métier aujourd’hui où on peut se dire « voilà c’est top pour l’avenir, tout va bien marcher » parce qu’on est en perpétuel évolution et je pense que ce qu’il compte le plus c’est d’aimer ce qu’on fait et si on aime ce qu’on fait on est bon dans ce qu’on fait et si on est bon, on obtient un niveau d’expertise qui fait qu’on va pouvoir s’en sortir pendant longtemps. Mais, c’est sûr que moi je ne peux pas me demander si dans dix ans je ferai encore des stands et du tissus ou est ce que j’aurai vendu cette société, ou est ce qu’elle aura coulé et que j’en aurai acheté une autre… La visibilité est très mauvaise pour tout le monde. Maintenant je pense que le métier qu’on choisit, il faut le choisir et il faut l’aimer et il faut vraiment prendre du plaisir au travail. Parce que, si jamais ce n’est pas le cas, dans ce cas là c’est une perte de temps. Si tu arrives le matin la boule au ventre et si la seule chose à laquelle tu penses c’est « à quel heure je vais rentrer chez moi? » laisse tomber, ça ne sert à rien! Autant accepter l’idée de prendre un RSA, d’acheter une playstation et de rester chez soi! (rire)

Avez-vous des conseils à donner à des étudiants comme nous, voulant travailler dans ce domaine?

Dans la communication?

Oui, dans la communication.

La spécialisation. Je pense qu’il faut se spécialiser, la communication ça veut tout dire et rien dire. Moi même j’ai fait sup de communication option marketing international et communication du luxe et ça ne veut rien dire du tout. Aujourd’hui je fais des stand en tissus fabriqué en France. Par contre, savoir utiliser parfaitement des logiciels pour mettre dans un produits ou alors avoir un concept d’un bracelet V.I.P pour un concert, tu vois? Trouver quelque chose qu’il soit ultra spécifique et pourquoi pas avoir un brevet dessus, créer une société autour de ce concept là pour le revendre, vendre l’idée ou la société, ça c’est intéressant en terme de communication. Faire de la communication global aujourd’hui tout le monde fait de la communication. Aujourd’hui Nabilla elle fait de la communication! (rire). C’est vrai, elle gagne des millions en se prenant en photo avec des produits. C’est une communicante. Elle a remplacé finalement ces gars là, publicis, dragon rouge… les agences de communication aujourd’hui ça n’existe plus. Les gens qui gagnent leurs vies avec des idées c’est fini. Vous connaissez cette série, « mad men »?

Non, de quoi parle cette série?

Tapez « mad men » sur Netflix, c’est une série sur les agences de communication dans les années 60 aux États Unis. À l’époque c’était vraiment de la communication. Quelqu’un venait et disait « voilà, j’ai un paquet de cigarette, quel campagne on va faire pour pouvoir vendre plus de cigarette? » ils réfléchissaient, faisaient des dessins, des story board et ils en vendaient des millions. Aujourd’hui c’est fini, il suffit d’avoir un compte Instagram, t’inventes un produit tu fais une photo, tu la postes et des millions de personnes savent c’est tel prix, etc. Tous les jours, sur « Quick Starter » par exemple; il y a plein de sites comme ça en ce moment et ça ne va que continuer, progresser.

Oui, car la communication se modernise avec notre société aussi.

Bien sûr; il y a dix ans un community manager ça n’existait pas. Aujourd’hui, toutes les sociétés ont un community manager qui gère la communication des sociétés sur Twitter, Instagram, Snapchat… Même la SNCF ils ont un compte Snapchat! (rire)

Quasiment tout le monde a un compte snapchat!

Et ça c’est de la communication! Par contre le conseil que je peux vous donner c’est de ne pas rester généraliste, flou, « je fais de la communication », ça ne veut rien dire. Je pense qu’il faut être polyvalent. Pour faire de la communication il faut savoir se servir de la suite Adobe, Illustrator, Photoshop, inDesign, il faut savoir pourquoi pas même monter un film. Un film d’iPhone, si on l’importe sur iMovie on peut mettre un fond, une entrée, une sortie et il faut apprendre à le faire. Il faut essayer de le faire; pour ne pas se faire bananer par un prestataire qui demain va dire « voilà je fais une vidéo ça coûte 5 000 euros » bah non là, si ça prend une journée de travail ça coûte 1 000 euros. Ça, c’est de la communication. Savoir communiquer, c’est savoir utiliser des outils et des ficelles pour pouvoir obtenir un meilleur résultat avec le moins possible de dépense.

Merci de nous avoir reçu, merci de vos réponses et merci de nous avoir consacré du temps !

AALAMI Myriam – MICHIA Sandra – SALMON Rayan

Interview d’un professionnel: Journaliste sportif

mardi 14 novembre 2017

Dans le cadre c’un travail à réaliser en PPP, nous avons interviewé Julien Castagnera, journaliste sportif. Voici la retranscription de notre interview:

Tout d’abord merci d’être venue. Je suis Apolline Ansart et moi Jolan Larousse. Nous sommes en l1 info com à la faculté Paul Valéry. Nous faisons cette interview/ ce travail dans le cadre de la faculté.
Tout d’abord nous tenons à vous remercier de votre présence et du temps que vous nous accordez. Nous devons vous prévenir que l’interview est filmée et sera postée sur un blog de notre fac dans le cadre des études et on aura une retranscription ainsi qu’une soutenance à faire sur celle-ci.
On va pouvoir commencer à vous poser quelques questions.

Tout d’abord pouvez-vous vous présenter en quelques mots ?

Je m’appelle Julien Castagnera, j’ai 21ans, je suis actuellement journaliste pour Made in Foot un média web spécialisé dans le football.

Quelles formations avez vous faites?

J’ai passé un bac ES que j’ai réussi en Normandie, puisque je suis Normand. Après je suis arrivé à Montpellier pour une licence communication média et médiation numérique à l’université Paul Valéry aussi à l’ITIC; et donc du coup après par un seul stage ça m’a débouché sur mon emploi maintenant à Made in Foot.

Est-ce que ces formations donc vous servent quotidiennement dans votre travail ?

Ouais, on peut dire que oui puisque j’ai fait de la médiation j’ai appris à écrire des articles avec une formation « écriture journalistique ». J’ai aussi pratiqué de la PAO (Pratique Assistée par Ordinateur), aujourd’hui ça me sert pour utiliser Photoshop ou Indesign pour faire de la création pour les réseaux sociaux, même pour mes articles en générale.

Vous avez souvent recourt aux compétences que vous avez déjà acquises pendant votre formation ?

Oui, bien sûr j’ai appris à écrire des articles d’une certaine façon dans mes cours, pareil pour Photoshop j’ai appris à faire quelques créations : me servir de quelques outils, pareil pour être plus concis dans ce que je veux dire puisqu’à la fac on apprend à faire plus court et aller directement à l’essentiel donc dans mes articles on peut dire ça m’aide à moins m’étaler sur d’autres sujets moins importants et rester focaliser sur une seule priorité.
Vous avez toujours voulu devenir journaliste ?
Oui et non, car quand j’étais tout petit je voulais être ingénieur en automobile mais je ne savais pas dessiner alors ça m’a calmé. Après oui, très vite j’aimais le sport, j’ai fait du sport toute ma vie donc du coup je me suis directement dirigé vers le journalisme sportif. J’aime bien lire, j’aime bien écrire, c’est le boulot idéal qui allie deux passions.

Et pourquoi le journalisme sportif plus particulièrement ?
Je ne sais pas, dans ce métier c’est plutôt difficile de choisir une spécialité tout de suite. Au début, quand je faisais mes études au lycée je faisais en même une formation pour Science-Po Paris, donc c’était vraiment soit la politique soit le sport. Après je ne suis pas trop cinéphile, donc le cinéma ça ne m’intéressais pas trop, critique culinaire, ce n’est pas trop non plus un truc qui me passionne… Mais le sport c’est une passion donc je me suis dit « Pourquoi ne pas allier les passions d’écrire et de lui avec une autre passion qui est le foot, enfin le sport en générale ? »

Du coup dans votre travail actuel du journaliste comme vous l’avez dit auparavant, ça a été un débouché d’un stage ?

Oui, c’est ça. En fait je préparais, je regardais un peu les futures écoles à faire à Montpellier, par exemple l’ESJ Pro qui est en partenariat avec l’université Paul Valéry et je cherchais un minimum d’un mois de stage dans entreprise dans le journalisme. J’avais déjà fait deux J’avais déjà fait une semaine ou deux chez Eurosport à Paris mais ce n’étais pas assez pour moi, et j’avais envie de toucher un peu au journalisme donc j’ai postulé dans une entreprise à Clapier, à côté, j’ai postulé pour un stage de deux mois, on m’a pris tout de suite. Entre temps j’écrivais déjà pour un site internet amateur sur les réseaux sociaux relayé par une grosse communauté sur les réseaux sociaux. Et du coup j’ai fait mon stage de deux mois et après ils voulaient prolonger mon stage mais on a eu des problèmes avec la fac donc ça ne s’est pas fait mais ils m’ont proposé une autre alternative, c’était l’autoentreprereneuriat. J’ai ouvert une micro entreprise pendant un an histoire de rester avec eux et de finir mes études à côté puisque c’était vraiment trop compliqué avec la fac. Pendant un an de juin 2016 à avril 2017, j’étais un auto entrepreneur donc tous les mois j’étais payé comme une pige en fait et du coup en avril on en a discuté, ils voulaient que j’arrête les cours mais pour moi c’était hors de question si je n’avais pas un contrat fixe. Donc du coup ça s’est fait comme ça, au 1er mai j’avais signé mon contrat et j’étais embauché chez eux.

Et est-ce qu’aujourd’hui vous travaillez plus chez vous ou dans un bureau ?

C’est particulier, on va dire sue moi j’ai de la chance ils sont à Montpellier par exemple j’ai des collègues qui sont à St-Etienne donc eux ça va être du travail 24H/24, mais moi non. Toute la semaine du lundi au vendredi je vais être avec eux au boulot par ce que je préfère l’esprit d’équipe : parler avec mes patrons et mon rédacteur en chef pour trouver des idées d’articles c’est mieux. Après par contre le week-end, là c’est vraiment comme je veux, mais au moins pour regarder les matchs je suis chez moi tranquille ou dans les stades.

Quand vous êtes dans les stades, c’est des déplacements. C’est vous qui faites le démarches en disant « je veux aller à tel match » ou c’est plus l’entreprise qui vous le dit ?

C’est un peu des deux on va dire par exemple on a la chance à Montpellier d’avoir une équipe en ligue 1 donc toutes les deux semaines on y va comme ça, on sait qu’on doit y aller. Après c’est plus nous, notre envie, enfin notre patron va nous dire « oui » à 99 pourcent des cas. Après ça dépend de notre envie. Par exemple je suis plus supporter du PSG je vais avoir plus tendance à aller à Paris, en plus je suis de la région, plutôt que d’aller à Marseille ou St Etienne. Apres c’est vraiment selon l’actualité, selon le match aussi par exemple entre un Marseille/Lyon et un Paris/Amiens, je vais plus aller à Marseille/Lyon même si je préfère le PSG, c’est plus pour le contenu. Et l’un des points forts de notre site, c’est qu’on a un site pour chaque club, par exemple Made in Parisien s’occupe de l’actualité pour le PSG, Made in St Etienne que pour St Etienne, etc. donc du coup on se fie aussi à notre audience. Ca marque quel site marche le mieux pour aller forcément donner plus de contenu à celui-là pour continuer l’augmentation.

D’accord, et justement quel public vous visez plutôt en générale ?

On va dire le supporter de base, le supporter qui veut tout savoir de son club. On va partir des info qu’on trouve par exemple dans l’Equipe par ce qu’on fait des revues de presse, on va partir sur nos propres infos à nous, même des infos basiques qui sont relayées sur Twitter même juste l’histoire du stade qu’est remplis juste sur ce match là, on va faire un petit papier dessus pour que le supporter soit au courant. C’est vraiment le supporter lambda qui veut vraiment tout savoir sur son club.

Monsieur tout le monde ?
Oui, voilà c’est ça.

Et du coup tout à l’heure vous avez dit quelque chose, je voudrais revenir dessus. Vous avez fait deux semaines de stages chez Eurosport ?

Oui c’est ça.
Eurosport c’est une grosse boite.

Oui en plus, c’est le département Anglais, donc oui c’est une grosse boite, j’ai vu des commentateurs commenter dans les cabines exprès pour ça, j’ai vu la rédaction… Après ça ne change pas trop de mon boulot de maintenant, c’est juste à une plus petite échelle.

Dans cette boite, dans quelles conditions se déroulait le travail ?

Vous savez c’est très très très cool : on est en OpenSpace, avec nos deux gérants, mon rédac’chef et moi. On est une petite rédaction présente à Montpellier, tous les bureaux sont liés, on a une télé pour regarder les sports en général parce qu’on est tous fan de sport… Après c’est une vie de bureau normal sauf que par exemple le mercredi il y en a un ou deux qui va à la conférence de presse de Montpellier ou d’autres qui sont en déplacement, etc.

Avez-vous souvent recourt à une autre langue que le Français ?

Ça c’est plus pour la revue de presse, on va regarder en Espagne ce qui se dit dans les quotidiens espagnols, en Angleterre surtout aussi par ce qu’en Angleterre il y a beaucoup de medias différents, ça nous sert beaucoup pour le MERCATO surtout, il faut être à l’affût de tout. Par ce qu’il faut être le premier sur l’annonce et premier sur les infos, c’est ça qui fonctionne. En règle générale, par exemple à Montpellier ils parlent tous Français. Dans les gros clubs, par exemple, lorsqu’on va au Parc des princes, il faut se débrouiller dans une langue étrangère pour pouvoir se faire comprendre.

Au quotidien, est ce que vous rencontrez souvent des difficultés ?

En ce moment même, on est en période de trêve internationale donc l’actu sur les sites de club il n’y a vraiment rien donc là on le ressent déjà dans le trafic il y a moins de trafic, moins d’audience donc ça ça a tendance à nous démotiver. Justement, c’est là qu’est l’importance d’être dans un OpenSapce, de pouvoir parler avec nos rédac chef et nos patrons, comme ça on essaye de trouver des idées d’articles pour amener des gens sur le site pour continuer à parler et nouer le lien avec nos lecteurs qui sont des supporters. Donc on essaye de créer des articles un peu décalés ou de se focaliser sur un joueur en particulier qui crève les écrans en ce moment, des choses comme ça.
Après on est quand même dépendant de l’actualité donc en soit si il ne se passe rien un jours off par exemple le 25 décembre, il faut quand même qu’on regarde pour mettre un article en ligne, pour tenir informés les gens.

D’accord et du coup en ce moment en période de trêve, vous travaillez sur quoi, par exemple le dernier article que vous avez pu traiter ?

Même là si on n’est pas en période de Mercato, il y a toujours un petit peu de Mercato, des rumeurs par-ci par-là. Après, là comme c’est la trêve c’est plus « mou », on peut contacter des agents pour parler avec eux de leurs futurs joueurs, il faut préparer le Mercato d’hiver qui arrive en janvier, il faut contacter le club pour des interviews pour caler tout ça. En ce moment c’est plus de la revue de presse qu’autre chose, on essaye de voir quel media a fait quelle chose par exemple les interviews ou les conférences de presse puisque ce sont des matchs internationaux…

A ce jour, quels conseils donneriez-vous à quelqu’un qui voudrait faire le métier de journaliste sportif ?

Un conseil qu’on m’a déjà donné c’est qu’il ne faut pas foncer dans uns=e seule idée. Le journalisme de base, c’est un métier super difficile a atteindre, puisque ce sont des métiers précaires quand même la plus part des personne ne sont pas en cdi ou salarié ce sont plutôt des piges ou des autoentrepreneurs ça se fait de plus en plus. Et il ne faut pas se mettre que dans une seule catégorie, dire « je ne veux faire que du foot, ou que du sport », il faut vraiment s’ouvrir à tout, il faut surtout lire, s’instruire, rester près de l’actualité. Par exemple moi un jour off n’est pas vraiment un jour off car je vais toujours regarder j=ce qu’il se passe au niveau du foot parce que sinon si j’arrive le lendemain mais que j’ai raté une journée entière je suis totalement perdu. Donc c’est vrai, il faut rester dans l’actualité de notre domaine bien sur parce que c’est ce qui nous intéresse le plus, mais il faut essayer de s’ouvrir au plus de spécialités possibles.

Vous êtes dans un journal à l’échelle régionale ?
Non, plus national.

National mais au niveau de la communauté c’est principalement Montpelier ?
Non c’est pour les lecteurs de Made In Parisien, dans le site sur le PSG, la majorité pense qu’on est à Paris même. Notre but est vraiment d’essayer d’avoir le plus de contenu possible donc on est à fond sur leurs comptes Twitter, Youtube, Facebook, les sites de clubs à côtés comme nos concurrents ce qui est normal on essaye vraiment de donner le plus de contenus possible pour que les gens pensent qu’on est 24H/24 au PSG. Par exemple pour le PSG, ça pourrait être pareil pour l’OM, Lyon,…

Peut-être pour toucher une cible plus large aussi ?

Oui, avec tous les sites qui existent sur Internet que ce soit dans le foot ou dans le sport en général dans le journalisme on est obligé de trouver le plus de contenus possible. Après malheureusement, c’est aussi les critiques qu’on trouve sur la presse web, c’est qu’on essaye de faire le plus d’articles possibles puisque forcément on est payés par la pub, il ne faut pas se cacher on est payé par le clic ou par le l’audience. Donc il faut forcement multiplier les articles ou les brèves, histoire de toucher le plus de monde possible et d’augmenter l’audience.

D’accord, et vous du coup qu’il y est plus ou moins d’audience à votre niveau, la rémunération est fixe ou vous êtes plus rémunéré à l’article?

Non, dans mon ancienne entreprise ça a toujours été fixe. J’ai un salaire car je suis sala rié après j’ai déjà été démarché par d’autres sites où on me payait au nombre de vues. J’ai déjà mon travail donc ça ne me servait à rien et ça justement c’est le problème du journalisme actuel. Enfin du journalisme… On n’appelle plus ça du journaliste. Mais c’est le problème actuel qu’il y dans ce métier-là : c’est qu’on paye au nombre de vues donc on va chercher le titre le plus tactique, puisque ça appelle comme ça, une image choc, ou une information pas forcément vérifiée puisque ça aussi c’est important c’est de vérifier les informations, les rumeurs, par exemple nous dans le foot c’est horrible, on est obligé de tout vérifier et c’est le problèmes maintenant c’est qu’il y a de plus en plus de média qui payes au nombre de vues et donc c’est le danger du journalisme
Donc ce type de journalisme est de moins bonne qualité du coup ?
Après je ne suis personne pour juger, je ne peux pas dire « mon travail est mieux que celui d’autre » mais par exemple quand je vois l’offre d’emploi que j’ai reçue en me mettant « Vous serez payés au minimum 1€ les 100 vues et si vous en faites plus de 10000 par exemple vous serez à 5€ de vue, je trouve que c’est un petit peu… On ne va pas juger l’article sur la qualité de l’article par exemple quelqu’un peut passer 7h sur un article et faire 500 vues par ce que le thème ne va plaire à personne et une autre personne va y passer 30min et faire 15000 vues juste parce qu’il a trouvé le bon titre, je trouve que ce n’est pas révélateur forcément de la plume du journaliste.

Un titre intriguant avec une image choque, c’est ça ?

Oui voilà c’est ça, après on peut comprendre tu le monde vie par la pub mais du coup le journalisme c’est beaucoup plus dure pour certains de faire parler sa plume, enfin on ne juge plus trop un article sur le journaliste qui l’écrit.

Comment envisagez-vous votre avenir ?

Là on va que dire que pour l’instant normalement j’ai la sécurité de l’emploi, je touche du bois mais normalement c’est que je suis avec eux pendant longtemps. Apres, je suis très jeune j’ai 21 ans, je pense que je suis l’un des plus jeunes du métier. Quand je vais dans les stades, j’ai ma carte de presse, et que je vois le regard des autres : on se demande ce que je fous là, ça choque. Sinon, on est beaucoup à avoir au moins 30ans, on voit déjà une différence d’approche, comparé à la presse basique. Mais non, pour l’instant je le vois à Montpellier, après je sais que le PSG et les gros médias sportifs sont à Paris donc à terme, je ne sais pas encore dans combien de temps mais je voudrais remonter par ce qu’il y a des chaines TV d’autres medias et d’autres supports qui m’intéressent aussi comme la télé ou la radio mais pour moi je suis sur Montpellier pour longtemps.

C’est peut être une force aussi un peu de jeune de nouveau dans ce genre d’entreprise ?

Ah oui justement, on a un avis totalement différent sur la question, même quand je vois comment les joueurs me regardent ça se voit tout de suite qu’ils n’ont pas à faire à quelqu’un qui est dans le métiers depuis 40ans. Parce que les jeunes joueurs se méfient beaucoup de la presse parce qu’il y a eu beaucoup de soucis… On sait les joueurs et la presse s’aiment 10min ils se détestent 20min, puis reviennent. C’est un jeu de Poker menteur un peu quand même. On voit quand même que le regard du joueur sur moi par exemple et quand même différent que sur le journaliste de l’équipe qui est là depuis 50ans.

Pensez-vous que le fait que vous soyez aussi jeune que certains joueurs, ceux-ci pensent que vous pouvez mieux le connaitre en l’ayant suivi ?

Oui c’est plus simple. Même pour parler à quelqu’un de son âge ou d’à peu près son âge c’est plus simple plutôt qu’à une personne beaucoup plus vielle forcément on ne va pas parler de la même manière. C’est même instinctif. Si vous allez m’interviewer moi et quelqu’un de 45ans vous n’allez pas parler exactement pareil, vous tenir exactement pareil, avoir les même mots. Donc oui, je pense que c’est une force pour le moment. Et j’ai eu quand même cette réflexion là quand j’ai signée, de me dire presque « est ce que je vais avoir les épaules », est ce que je vais réussir à m’imposer dans ce monde. Par exemple aux matchs PSG/L’OM il y a beaucoup de onde, beaucoup de journalistes, il faut aussi s’imposer quand vous parlez, quand vous posez des questions. Aux coachs aussi, parce qu’ils ont 50 / 60ans et c’est pareil c’est plus impressionnant de poser une question a un coach qu’à un jeune de 18ans.

Est-ce qu’en faisant le bilan vous pouvez dire que vous avez su trouver votre place facilement ?

Déjà dans mon entreprise on n’était pas beaucoup donc j’ai réussi à m’affirmer petit à petit dans mon travail que je faisais dans la boite, puisqu’on a vu que je le faisais bien, que ça a commencé par stage, puis l’autre entreprise puis un contrat donc déjà ça intérieurement ça rassure sur nos qualités et nos défauts et après oui, à force d’aller au match si je repense à ma première fois par exemple rien qu’à la Mosson où j’étais pas en stress mais c’était bizarre on n’a pas l’habitude de parler aux joueurs d’être avec les medias etc. c’est un moment particulier je pense que je m’en rappellerai toute ma vie. Petit à petit la Mosson ce n’est pas comme chez moi mais presque je connais tout le monde, je prends mes aises je sais où sont les choses, je sais où est la zone mixte, où est la salle de presse. Et je pense que ça va être comme ça a chaque nouveau stade que je vais faire je vais avoir une petite découverte mais après on prend vite nos marques, de toutes façons on est là pour le travail. Au début, j’avais peur d’être impressionné par des joueurs que je voyais à la télé et que j’allais interviewer. Au final je rentre dans un stade c’est pour travailler, pas pour être en mode supporter, crier, être super heureux ou ébahi devant le joueur : je fais mon job, il fait son job sur le terrain, et puis voilà quoi.

On se rapproche un peu de la fin de l’interview. Est-ce qu’il y a quelque chose que vous voulez rajouter, un aspect qu’on n’aurait pas abordé ?

Il faut aussi réfléchir à la vision du risque qu’on a. Avec l’apparition du nombre de clic qui se fait, l’émergence de tous les sites internet il faut vraiment être accroché pour réussir la dedans, il y a pleins d’écoles différentes. Il y en a plusieurs dont on ne sait pas si le diplôme est certifié il y a pleins de « petits a cotes » qui pourraient dégouter les jeunes du journalisme. Apres le mieux c’est de s’entrainer beaucoup avant. Par exemple, j’ai fait pendant deux ou trois ans des articles sur un site internet qui a une grosse communauté donc du coup j’étais quand même biens lu et justement, je pense que tout passe par l’entrainement, la lecture… Il faut vraiment travailler sois même sa plume, pour réaliser un contenu différent des autres. Comme on est beaucoup Il faut savoir se diversifier et montrer un autre coté que personne n’a. C’est un peu comme les voix à la radio Quelqu’un parle et qui a une voix propre à lui il va être reconnu on va dire c’est bien. C’est un peu pareil, comme on ne peut pas parler, il faut savoir écrire.

Pour nous ce sera tout, merci encore une fois d’être venu et d’avoir répondu à nos questions.

Avec plaisir

Jolan Larousse et Apolline Ansart

Entretien avec M.Belhamiti

mardi 14 novembre 2017

Agence de communication: Letrapub (Enseignes, imprimerie,LED)

Communicant: M.Belhamiti (chargé de communication)

Pour la réalisation de notre soutenance nous avons choisi d’interviewer un professionnel travaillant dans le secteur de l’imprimerie. Nous nous sommes répartis plusieurs questions et relances préparés au préalable que nous avons posé à notre professionnel.

Gad: Est-ce que vous pouvez commencer par présenter votre métier et l’entreprise?

Notre entreprise se nomme Letrapub, une entreprise française (SA) situé en occitanie (Béziers) et en île -de-France( Mantes-la-jolie) basé sur la Création et réalisation d’enseignes et de panneaux publicitaires sur tous supports: impression numérique, signalétique et T-shirts En gros nous sommes dans l’imprimerie et les travaux graphiques. Donc mon métier est celui d’imprimeur, l’imprimeur travaille vite car les délais sont souvent courts mais il doit bien faire son travail. Après avoir effectué quelques réglages, on met en route les machines et on conduit l’impression.La profession exige du soin, de la minutie et une grande rigueur.

Gad: Et pourquoi faire ce métier ?

En faisant le métier d’imprimeur on peut profiter d’un métier polyvalent chaque projet est unique en son genre. La redondance n’existe pas dans les projets et le renouvellement constant de ceux-ci empêche la monotonie. Tout imprimeur vous dira que c’est ce qui fait le charme du métier. De plus on est indispensable au monde d’aujourd’hui De nos jours, les entreprises communiquent majoritairement au travers de visuels.

Gad: Quelles sont les qualités nécessaires pour ce métier?

Pour ce métier il nous faut tout d’abord une bonne Maîtrise des procédés de fabrication cela nous permet d’obtenir une impression optimale en un rien de temps sans oublier d’avoir une Minutie, rigueur et précision extrême mais il est tout aussi important d’avoir une Réactivité et un grand sens de l’organisation pour nous permettre une production à la suite. La dernière qualité mais pas la moins importante est celle du Sens de l’esthétique, sans cette qualité il nous serait impossible de satisfaire le client.

Gad:Les avantages et les inconvénients du métier ?

Les avantages de ce métier sont comme je l’ai déjà dit, une grande polyvalence, nous ne faisons jamais le même travail deux fois. Nous avons aussi la chance de pouvoir maintenir des relations avec d’autres entreprises en plus de pouvoir faire des productions pour eux. Comme inconvénients nous avons le fait que nous devons être très réactif au moment des demandes et travailler le plus rapidement possible car les délai sont souvent très courts… A part celui-là je ne vois pas d’autres inconvénients dans mon métier, si l’on apprend à rester organisés tout au long de la production il n’y aurait aucun inconvénient même

Nattan: Pourriez-vous vous m’expliquer comment se déroule une journée type, s’il y en a une ?

Tout d’abord, il faut vérifier si les machines fonctionnent bien et qu’il n’y est aucun problème. Ensuite, on vérifie le niveau d’encre et la journée peut commencer , dès que l’on a de nouvelles demandes, on emploie une technique connue qui est le brainstorming qui consiste à dire des idées sans contraintes et ensuite on sélectionne les meilleures idées afin de pouvoir les présenter au client. Après son accord on passe à la conception numérique c’est à dire que l’on fait le patron du projet via des logiciels informatiques. Ensuite on passe à l’impression sur le support

Nattan: Comment se répartit votre temps de travail ?

On essaie de faire nos créations dans les meilleurs temps afin de satisfaire nos clients donc on essaie de faire nos brainstorming en 1h30 puis on fait les patrons sur logiciel en 3h afin de mettre les détails puis on imprime mais entre le temps de la présentation de l’idée de projet au client et la réalisation sur logiciel du projet il peut se passer des heures ce qui peut altérer nos temps de travaux.

Nattan: Quel parcours avez-vous suivi ?

J’ai d’abord passer le bac puis j’ai fais une licence en communication et information à l’université de Toulouse. Je suis parti sur Beziers suite à des raisons personnelles ensuite j’ai commencé en bas de l’échelle et j’ai gravis les échelons puis je suis arrivé au point où j’en suis.

Nattan: Quel est le plus gros challenge auquel vous ayez fait face ?

Je n’ai pas vraiment eu de gros challenge seulement les demandes sont différentes les unes des autres donc la plus grosse difficulté est de trouver les idées.

Nattan Quelle est la réalisation professionnelle dont vous êtes le plus fier ?

Comme je vous l’ai dit précédemment il n’y a pas de projet qui m’ont marqué le plus donc je ne peux pas répondre car je ne sais pas

Léandre : Avez vous des collaborateurs en dehors de votre entreprise ?

Non non absolument pas, je trouve ça plus intéressant de mener un projet entièrement soi-même, il y a moins de contraintes, on est totalement libre.

Léandre : Quel type de relation avez vous avec vos clients?

Oh bah vous savez, les relations clients je pense que c’est comme tout, il y a des hauts et des bas. Je pense que toute entreprise a déjà eu à faire avec des clients difficiles et des clients très satisfaits. Pour ma part j’ai déjà eu des clients avec qui ça s’était pas forcément bien passé, mais dans l’ensemble je pense avoir de très bonnes relations avec les clients. C’est vraiment important d’avoir des bonnes relations, parce que le bouche à oreille fait une publicité très efficace, et gratuite, du coup j’essaie de garantir au maximum des bonnes relations, tout en restant professionnel hein, c’est important aussi de savoir rester pro.

Léandre : Comment réagissez-vous lorsque vous devez travailler sous pression ?

La pression fait partie intégrante de notre métier, c’est quelque chose qu’on apprend très vite à maîtriser ou du moins on s’habitue à travailler avec. Il faut faire attention à pas céder au stress parce que ça influera forcément sur la qualité du travail. Après je t’avoue qu’il y a pas de recette miracle pour gérer la pression, c’est une habitude qui vient avec l’expérience, et même une personne expérimentée peut y céder. Faut savoir se poser, bien planifier son travail et être organisé. L’organisation ça joue beaucoup sur la pression.

Léandre : Peut-on évoluer vers d’autres métiers ? Lesquels ?

Je pense que c’est un métier dans lequel on développe des compétences diversifiées, dans la gestion d’un projet, dans le graphisme, dans la communication, et on peut sans aucun doute se diriger vers d’autres métiers qui nous plairaient davantage avec ces nouvelles compétences. Après je pense que l’évolution d’un métier à l’autre repose beaucoup sur le relationnel, c’est des opportunités qui se présentent et qu’on saisit ou non, comme pour mon cas perso.

Léandre : est-ce que vous auriez des conseils pour des étudiants qui voudraient faire ce métier
Des conseils ?

Faites des stages, je pense qu’il y a rien de mieux pour être sûr de ce qu’on veut faire, et pour découvrir un métier, en voir les moindres facettes. C’est compliqué de se faire un aperçu d’un métier quand on en connaît que ce qu’on en lit, il faut le vivre. Après ce que je peux vous conseiller c’est d’oser, souvent on se dit “ouais j’aimerais bien faire ça mais j’ai pas les compétences” mais si vous vous bougez pas vous les aurez jamais ces compétences. Il faut oser, il faut foncer, quand t’es motivé après ça suit tout seul. Foncez les gars.

Nous :Merci Mr.belhamiti de nous avoir accordé de votre temps et nous vous souhaitons une agréable journée.

Merci vous de même et bon courage pour la suite.

Merci en revoir.

Entretien avec Ulrich Evangelisti – Consultant en communication ( Gulde / Ceren / Sandro )

mardi 14 novembre 2017

Cet entretien s’est déroulé dans la soirée du 06/11 au domicile de l’interviewer. Sandro s’y est rendu seul faute de disponibilité de ses équipières. Il y a eu de nombreux moment en OFF qui entrecoupèrent les enregistrements.

Sandro  : Bonjour Mr Evangelisti, tout d’abord merci d’avoir accepté de participer à cette interview.

Ulrich Evangelisti : Je vous en prie, appelez-moi Ulrich

Pouvons-nous commencer par une présentation de vous ?

Je m’appelle Ulrich Evangelisti et je parcours le monde à différentes recherches sur différents modes de communication.

Pouvez-vous nous parler de votre parcours professionnelle ?

Bien sûr ! Etudiant d’école de commerce, j’ai fait Reims management school.  Par la suite, en première année, on m’a donné un dossier cas école qui consistait à monter une société virtuelle, à faire un business plan et je me suis rendu compte très rapidement que je pouvais créer  cette société virtuelle physiquement. Le physique étant attribué à la personne et non à la société mais c’était pour expliquer la démarche.

Et cela n’a pas posé de problèmes à votre école ?

Alors, bien sûr, au début personne n’était au courant, je mixais les deux. Un statut étudiant à l’époque, c’était un statut SARL ou EURL qu’on pouvait faire à titre personnelle  sans être obligé d’avoir 1 ou 2 associé. Donc j’ai saisi l’occasion car j’ai un oncle qui a une société dans le paramédical donc j’ai fait une filiale de sa société pour pouvoir me permettre de créer la mienne.

Du coup après votre école de management, de commerce qu’avez-vous fait avez-vous continué dans votre société?

Non, cette société je l’ai vendu très rapidement à mon grossiste qui était intéressé par cette activité et comment je l’avais développé à mon sens. En revanche, j’ai eu une sorte de problématique car je devais choisir entre ma carrière scolaire et ma carrière professionnelle, donc  cette dualité en moi à un moment  donné.

Et qu’avez-vous choisi ?

J’ai choisis les deux, j’ai choisi les deux dans le sens où j’ai continué à faire marcher ma société en le revendant à un grossiste qui me permettait de suivre naturellement ma carrière d’étudiant.

Très bien mais vous continuez par ce biais la ? 

Par ce biais bien sûr, du moment qu’on a gouté au terrain, qu’on a gouté à l’efficacité, au développement, entre parenthèse de son premier bébé à le laisser dans la nature même si on le donne à d’autres parents putatif.

Je comprends ça, et du coup après ce parcours scolaire vous …

Après ce parcours scolaire j’ai eu la chance grâce à mon réseau de connaître le cabinet Norma RH, qui est un cabinet de recrutement sur Paris d’où j’ai eu la formation de consultant RH, qui est la formation tête / corps / jambe.

Tête, corps, jambe, qui désigne ?

Qui désigne que l’être humain en trois phases tête, coeur, jambe. Ce qu’il pense avec cette tête, est qu’il réfléchit avec son cœur, et est qu’il fonctionne qu’avec ses jambes. Cette une façon vulgarisée dans le RH pour déterminer un candidat.

Et qu’est-ce que cela vous a apporté vis a vis de vos entreprises ou autre ?

Des entreprises ça a été ma première entreprise dans la téléphonie portable, par la suite j’ai ouvert une autre société dans l’immobilier

D’accord. Pourquoi ce changement radical de domaine ? 

 L’immobilier m’apportait une certaine liberté d’être et je pouvais toujours continuer à m’améliorer sur le comportement humain. J’étais passionné par l’analyse du comportement humain c’est pour ça que j’ai fait une formation de morphopsychologie, de PNL, j’ai fait le 101, j’ai fait la formation du docteur Paul Ekman également. En ayant aussi une tante qui est pédopsychiatre j’ai toujours été bien entouré dans ma famille.

Et gérer plusieurs entreprises, et avec cela des études, vous nous avez parlé de multiples formations…

…Gérer non, créer, développer, et vendre,

D’accord. Mais créer prend aussi du temps, est-ce que ça n’a pas été trop compliqué niveau emploie du temps ? Avez vous réussi à vous organiser de manière a toujours pouvoir suivre le rythme ?

Il faut simplement déterminer le mot passion, le mot passion est différent dans chaque personne. Quand on est passionné le temps ne compte plus. On peut très bien travailler le soir, la nuit on va créer une activité, le développement. On s’entoure de personnes intelligentes, et compétentes. On apprend à déléguer sur certaines matières où on ne se sent pas encore réellement sure soit même de ses compétence. Donc j’ai appris à m’entourer des bonnes personnes car j’ai très vite compris que pour monter une société, pour être chef d’entreprises,  il y avait trois facteurs essentiels : savoir gérer, savoir recruter, savoir vendre. Si on sait faire les trois c’est très bien, mais en revanche je pense qu’il faut savoir déléguer parfois. C’est-à-dire, savoir s’entourer. Chacun a ses lacunes, ses forces, ses faiblesses et ça toujours été mon rôle de déterminer, de recruter, et de sentir les différents talents chez une personne ou son potentiel. Ça nous permet de le mettre en situation épique, de le pousser dans ses limites, pour voir réellement ses réactions que ce soit d’un point de vue émotionnel, que ce soit d’un point de vue professionnel ou même dans son parcours. Le docteur Eric Bern disait dans son livre «  qu’est-ce que vous dites après avoir dit bonjour » que l’homme à un coté enfant, parent et adulte. Enfant adapté, libre, rebelle et dans ce côté parent protecteur, nourricier, protecteur, adulte, logique et responsable. Ce qu’on appelle l’egogramme dans le livre du docteur Eric Bern.

 Pouvez vous développer votre situation professionnelle actuelle ?

Non ( souriant ).

Pourquoi cela si ce n’est pas indiscret ?

Tout simplement que j’ai goûté à la liberté. J’ai goûté à la liberté grâce à mes différents voyages, donc je me considère maintenant plus comme un consultant. Je peux très bien travailler pour différents pays, pour différentes qualités de stratégie commerciale, de développement personnelle, de prise de confiance en soi : Comment établir la gestuelle communicative ? Et je pars du principe que me définir sur l’instant T est me limiter. Me dire que je suis chargé de com, c’est me mettre dans une case. Me dire que je suis consultant RH, c’est me mettre dans une autre case. Donc définir ma situation actuelle je vous dis non, pourquoi ? Parce que tout simplement si un jour une société ou un groupe m’appelle suite à différentes conférences ou au bouche à oreille, en fin de compte on va plutôt parler de mes qualités ou de mes compétences. Des personnes exagèrent, d’autres pas, donc je préfère être en direct avec la personne et voir si l’audit qu’elle va faire sur mon sursing va être réelle.

– Cet éventail de compétences, que vous avez su acquérir grâce à vos différents voyages, formations ou rencontre, que vous a t-il apporté dans votre quotidien professionelle.

J’ai appris, j’ai compris et j’ai digéré autant mes réussites que mes échecs et je suis encore en train d’apprendre.

Vous m’avez parlé tout à l’heure de conférence que vous aviez pu faire. Qu’elle en étaient les thématiques principales ?

Les différents thème élaborés récemment sont de plus en plus, il est vrai, portés sur le développement personnelle  ou la prise de confiance en soi. J’ai travaillé avec différents mentor, mon parcours dans le RH m’a beaucoup appris mais je me sentais isolé dans ce cabinet. Il arrive un certain moment où les journées se répètent, donc j’ai décidé d’étayer, de m’ouvrir justement au différents professionnels de ce monde sur le coaching, sur les RH, sur la prise de parole, la pris de confiance en soi.

Et qu’elle sont les perceptions que vous avez de votre action ? ‘ Qu’est-ce que cela apporte au gens ?

Après ce que ça apporte ou pas, je n’en ai aucune idée. Mon rôle est de transmettre. Comme je dis souvent, je remplace souvent  le mot  échec par enseignement. Dans le sens où on est tous là pour apprendre. Comme je dis souvent, entre deux personnes il y a souvent la méthode de base qu’on oubli souvent : l’accroche, découverte, l’ambiance, qui est défini par des sous phase et qui peut être très intéressantes pour connaître l’autre. Après il est vrais que j’ai subis différentes souffrance intérieure dans ma vie privé ce qui m’a donné cette envie, cette force, cette détermination à vouloir comprendre comment quelque chose qui n’existe pas peut faire souffrir le corp.  On est bien d’accord ?! Qu’on soit heureux ou malheureux, l’action de votre bras va toujours prendre le verre pour l’amener à votre bouche. Donc j’ai voulu simplement apprendre et comprendre avec différents mentors mais également avec différents maître bouddhistes qui ont une perception différente des émotions. Donc j’ai rencontré des maîtres bouddhistes, j’ai rencontré des châman, j’ai rencontré différents personnages célèbres, j’ai rencontré le Dalaï lama pour aussi échanger avec lui sur sa perception qu’il a de l’humain, j’ai rencontré Anthony Robbins, John de Martini fait partie de mes mentors. Donc c’est tout un ensemble qui fait que à ce jour je suis reconnaissant envers tous ces gens qui m’ont tendu la main, qui ont été très patients également avec moi.

Ce sont de belles rencontres ! Ont elles été organisés ou sont elles hasardeuses ? Je me pose notamment la question pour le Dalai Lama

Un ami m’appelle un jour, me dit écoute, j’ai deux places pour aller voir le Dalai Lama. Il était de passage à Toulouse pour le 15 août.Et j’ai dit “pourquoi pas” tout simplement, on a eu de la chance, ces places étaient au premier rang. Pus d’une fois nos regards se sont croisés et quelques personnes ont eu l’honneur d’aller recevoir cette écharpe blanche par le Dalai Lama. C’est ainsi qu’à un moment donné, quand il m’a donné cette écharpe, il me tenait la main et il ne me l’a lâché pas, j’ai alors compris que je devais rester à ses côtés. Donc je me suis assis et j’ai terminé la conférence du Dalai lama assis, à 10 mètres de son estrade.

Pour en revenir à votre rôle de conférencier, avez vous eu des retours sur ces dernières ?

Dans les conférences, je dis plutôt intervenant parce que ce que j’aime dans le mot intervenant c’est qu’on est pas le seul à établir la conférence. Le plaisir pour qu’il soit partagé, il faut qu’il y est un débat, il faut que chacune des personnes qui font cette conférence entre les orateurs et les discutant apporte la pierre à son édifice et construise son plaidoyer pour que le débat reste toujours intéressant.

Donc par ce débat, ils vous instruisent autant que vous les instruisez ?

Je retiens ce que j’ai appris d’un maître : “ Quand tu parles, tu es le maître. Quand je t’écoute je suis l’élève. Quand je parle je suis le maître. Quand tu écoutes tu es l’élève. Si on apprend à s’écouter et à parler, on s’enrichit mutuellement. Si on s’enrichit, on devient égaux. Si on devient égaux, on évolue ensemble.

Vous m’avez dit que vous avez rencontré plusieurs représentants de différents métiers de la communication et que vous-même vous avez participé à différents domaines de communication…

C’est ce qu’on appelle les tables rondes,

Comment voyez-vous l’avenir de la communication, quel sera ses formes, ses aspects, ses influences ?

Alors si je le savais je pense réellement que je me tromperais, car l’élément facteur humain est l’élément le plus imprévisible, nous sommes l’ordinateur le plus compliqué au monde. J’ai pu remarquer des éléments très prometteurs. D’un seul coup des qu’ils avaient une variante d’ordre privée ça remet tout en question. J’ai pu rencontrer des conférenciers, des directeurs de communication  par ci. J’ai un très bon ami, que j’ai encore vu le week-end dernier qui est directeur de la communication d’une mairie importante. Je le vois être, je le vois agir, je le vois discuter, parler, agir, et on en parlais encore le week-end dernier on s’adapte, tout simplement c’est ce qu’on fait depuis des centaines de millions d’années. On s’adapte.

Quelle sera la part de communication dans notre futur si nous nous adaptons, comme on est parti maintenant avec l’avancé du digital du numérique. Est-ce que la communication va prendre une part plus grande ?

Je ne peux répondre, je ne peux être diseuse de bonne aventure, je ne connais pas l’avenir. Sinon je pense que j’irais plutôt chercher des numéros de lotos, j’irais les jouer. Puisque la communication, on a eu des grands ténors on a eu même Steeve jobs, on a eu le parcours de Steeve Jobs. Il crée une société, il pique une société, il crée une autre société dans son garage. On le lui pique, on le rappelle Pourquoi ? Parce qu’ils n’ont pas le génie pour avancer cette société. Steeves Jobes a fait différentes conférences dans différentes universités … Tu ne peux pas répondre à cette question, je suis, je pense qu’on est tous des copieurs

Comment ça ?

Je pense qu’on est tous des copieurs de génie. Vous-même vous allez à l’école, on vous apprend, vous devez faire des devoirs, on vous dit un tel à fait si un tel à fait ça, a fait ci a découvert ça. Dans dix ans ce sera encore la même chose, les mêmes étudiants de cette France vont reprendre les mêmes cours sur la communication. Tant que quelqu’un d’autre n’a pas créé autre chose sachant qu’on a fait pas mal le tour. Concrètement, on reste dans une communication socio- professionnelle adapté

Merci Ulrich pour vos précieuses réponses,  est-que vous voudriez terminer sur un petit mot, une épitaphe ? 

Les choix de nos actions d’aujourd’hui seront les conséquences de notre futur.

 

Entretien avec Clément Capo, chargé de communication

mardi 14 novembre 2017

Dans le cadre d’un devoir à rendre qui consistait à se renseigner sur un métier de l’Info-Com nous avons dû mener une interview, nous avons contacté Monsieur Clément Capo, qui exerce le métier de chargé de communication dans une entreprise spécialisé qui se nomme « Porte Métal »,

situé à Montpellier.

Nous sommes rentré en contacte avec lui grâce à une relation.

Mr Clément Capo a donc eu la gentillesse d’accepter notre demande d’entretien et nous a donné rendez-vous à Lunnel aux alentours de 16h. Une fois sur place nous avons donc cherché un endroit pour mener notre entretient et nous nous sommes donc accorder de la faire sur un banc dans un parc, ne trouvant aucun lieu adéquat ouvert. L’interview a durée 15 minutes et 56 secondes. Nous nous sommes servi d’un portable pour filmer et enregistrer l’entretient ainsi que d’un second portable placé entre l’interviewer et l’interviewé, pour enregistrer leur voix de plus prés, au cas où le son rendrait mal sur le premier appareil.

Et c’est ainsi que débuta notre interview, pour se faire nous nous sommes organisé ainsi : Angèle Pain était chargée de tenir le rôle d’interviewer, Aya Benosmane devait filmer et Jimmy Iouknane quant à lui veillait au bon déroulement de la séance. Mais bien sûr une organisation antérieure a dû être faite où nous nous sommes réparties les tâches autres que pour l’interview, c’est ainsi que nous avons décidé d’un commun accord que Jimmy devrait s’occuper des retranscriptions,

Aya Benosmane de la rédaction de l’interview et Angèle Pain elle s’occupait de la correction de ce qu’avaient rédigés ses camarades.

Légendes =

-Freelance : Travailler en freelance signifie travailler en tant qu’indépendant, c’est lorsqu’une personne physique est à la fois un entrepreneur, un propriétaire et son propre employé.

-Webdesigner : Le webdesigner est chargé de concevoir et de réaliser le design d’une interface web.

-Print : Le Print désigne l’ensemble des supports imprimés utilisés en publicité/marketing.

-Google webmaster : Service gratuit de google qui permet aux webmasters de vérifier si leur site est indexé par Google et d’optimiser son référencement.

-Google addwords : Programme de publicité en ligne sur Google où l’on peut créer des annonces qui sont diffusés sur le web pour toucher les internautes au moment même où ils s’intéressent aux produits et services que vous proposez.

« Angèle : Bonjour Mr Capo, je m’appelle Angèle Pain, je suis étudiante en L1 Info-Com. Je vais vous interviewé dans le cadre d’un projet scolaire, dans le but de connaître un métier de l’Info-Com.

Êtes-vous d’accord pour être filmer afin de pouvoir utiliser et diffuser cet entretien

Mr Capo : Oui.

Angèle : Très bien, vous aurez la possibilité de pouvoir voir cet entretien avant sa diffusion.

Mr Capo : Très bien.

Angèle : Vous êtes également d’accord avec les questions que je vous ai montré précédemment ?

Mr Capo : Exactement.

Angèle : Donc je vais commencer par poser les questions. Pouvez-vous vous présenter en quelques mots ?

Mr Capo : Du coup je m’appelle Clément Capo j’ai 28 ans, je bosse sur Montpellier depuis un an et demi dans une boîte privée, avant j’étais en freelance à mon compte, j’ai testé deux autres métiers, donc chargé de com et webdesigner.

Angèle : Ok d’accord, donc en quoi consiste votre métier actuel ?

Mr Capo : Actuellement je m’occupe de toute la communication pour une boîte d’architecture.

Angèle : Ok.

Mr Capo : Vu qu’on a pas beaucoup de, comment dire, une grosse structure je touche un petit peu à tout. Je suis en lien directement avec toute l’équipe en faite, que ce soit le patron jusqu’au commerciaux etc.

Angèle : Ok.

Mr Capo : On est comment dire, bonne question, euh oui du coup un petit peu tout, surtout du web, tout ce qui est communication web. Premièrement avec les sites internet de la boîte.

Angèle : Ok.

Mr Capo : Tout ce qui est un peu développement, y a un lien assez important entre moi et tout ce qui est les organismes, que ce soit pour le Print, recruter un freelance web avec lequel travailler pour développer des applications et tout cet aspect là, surtout du web du Print, je m’occupe un petit peu des deux, je coordonne tout le boulot, toute l’image de la boîte.

Angèle : Ok ça va. Donc la boîte dans laquelle vous travaillez, qu’est-ce qu’elle fait, qu’elle est son but ?

Mr Capo : Donc en gros la boîte elle est spécialisé dans la vente de tout ce qui est structure en métal, protection contre le feu, contre les balles. Donc du matériel qui est assez coûteux, et c’est important quand il y a des ventes du coup c’est assez délicat, ça se compte dans les 10000 à 100000 à 200000 euros. Donc du coup c’est un métier assez spécialisé ouais.

Angèle : Ok d’accord.

Mr Capo : Voilà voilà.

Angèle : Donc quelle étude vous avez fait ?

Mr Capo : Alors j’ai commencer par, euh en partant par le bac c’est ça, le lycée?

Angèle : Euh ouais ouais.

Mr Capo : Alors à la base j’ai fait un bac STG, ensuite je suis allé vers un BTS, donc euh je savais pas vraiment si je voulais faire un cursus de 3 ans, 5ans ou 2 ans, alors j’ai commencé par vouloir faire 2 ans pour au moins avoir un diplôme. Après suite à ce BTS, j’ai voulu tenter, c’est là que j’ai tenté un concours. J’ai fait pas mal de stage dans la com grâce à ce BTS, j’ai tenté le concours pour une école de publicité et de communication.

Angèle : Ok.

Mr Capo : Et à partir de là je suis rentré un petit peu dans le sujet, un peu plus précisément avec ce que je voulais faire.

Angèle : Ok d’accord. Donc dans votre métier est-ce que vous pouvez nous expliquer une journée type, nous dire comment ça se passe ?

Mr Capo : Alors je pense pas que les chargés de communication ils ont une journée type.

Angèle : C’est tout le temps différent ?

Mr Capo : On a tous une journée assez différente selon le boulot où on est, selon le secteur dans lequel on travaille, vu comment c’est assez spécialisé, par exemple j’ai un planning où on va dire y a la moitié du temps je m’occupe des missions de la journée, c’est jamais prévu à l’avance et l’autre moitié c’est des tâches assez journalière, comme par exemple, euh là j’ai pas de trucs en tête mais checker tout ce qui est google webmaster, google addwords, toute l’analytique, tout ce qui est fréquentation, beug, tout ce qui est pour le site web. Pour le coup tout ce qui n’est pas quotidien c’est le Print, tout ce qui est relation entre le commerciaux et le client, les nouveaux inscrits sur le site. Voilà toute l’image de la boîte envers le public.

A : Est-ce que vous pouvez nous dire les qualités requises pour un chargé de communication ?

C : Alors encore une fois, tout dépend du secteur d’activité où on est .. mais je dirai la flexibilité.

A : Ok par rapport au horaire ?

C : Oui par rapport aux horaires déjà mais aussi, s’adapter aux situations parceque c’est un métier ou comment dire il peut y avoir des grosses périodes de rush tout d’un coup même assez innatendu et d’autres ou quotidiennement on fait des petites tâches où il y a des petits creux mais un petit peux comme l’événementiel en moins hard mais c’est quand même un métier où on peut être amener à être tout d’un coup dans des tâches où il faut bosser à fond et après ça se calme un petit peux.

A : Ok donc est-ce qu’il y a une possibilité d’évolution, ou d’un job un peux plus important ?

C : Bah du coup ça dépend de la structure, l’importance de la boîte. Là on recrute des chargés de communication en ce moment pour les petites boîtes comme moi. Comment dire on doit être vachement polyvalent sur du coup un peux de graphisme, un petit peux de web, il faut savoir maîtriser un minimum un petit peux tout, pour être flexible sur tout. Après pour des boîtes un peu plus grosse spécialisée il peux y avoir plusieurs chargés de communication avec plusieurs corps de métiers comme designer etc.. Et logiquement la seule logique ça serai chargé de communication qui va vers responsable de communication ou responsable marketing.

A : Ok d’accord donc alors je vais vous demandez sans indiscrétion combien un chargé de communication touche ou soit une petite fourchette si possible ?

C : Alors je pense c’est un peu comme pas mal de métier, y a des fiches métier où ils disent à peu près le salaire moyen etc .. Ca dépend pas mal si on vient tout juste de rentrer, ça depend de la boîte, ça depend de si on recrute un bac +2, bac+3 ou bac+5 moi personnel je tourne a peut près au 2200€ brute sachant que j’ai déjà bosser 3 ans avant mais je pense que une toute petite boîte ça ne serait pas vraiment normal, mais ça serait un petit peut plus que le SMIC. Mais après des boites de communication là ils sont en plus de vraiment quelqu’un de vraiment bon recruté parmis pas mal de candidats retourner de 1500€, 1600€ net c’est possible même en tant que débutant.

A : Ok donc votre salaire il évolue en fonction du temps passé dans l’entreprise ?

C : Ca dépend encore une fois, après logiquement oui. Ca fait aussi partie du métier de négocier un petit peu, de voir après au fil des années ce qu’on vaut et comment on peut évoluer avec le temps, des tâches à rajouter dans le temps, ce qu’on peut apporter en plus à l’entreprise, mais je pense que c’est dans tous les corps de métier mais spécialement pour nous. Dire au boss : voilà la boîte c’est comme ça, le chiffre il est comme ça, moi si j’interviens, ça fait plus temps d’argent pour l’entreprise (caffouillage). Mais aussi l’image de la boîte elle sera beaucoup plus importante et beaucoup plus aimé également.

A : Ok d’accord, donc est-ce que vous êtes le seul chargé en communication ou est-ce que vous travaillez en équipe ?

C : Alors vu que c’est une petite structure je suis seul, j’ai un ou deux stagiaires dans l’année, à qui je confie des tâches ça dépend, ça peut être pour le besoin, ça peut être des tâches web avec par exemple un motion designer ou un développeur web (cafouillages). Sinon on possède aussi un site presta : prestashop mais on y voit un minimum de développement dessus et tout autant qu’un graphiste aussi, c’est là où y a tous les catalogues, les fiches produits, photoshops, etc à mettre à jour, on a besoin d’un coup de main ouais, ça nous arrive.

A : Tu trouve que c’est positif ou que c’est plutôt négatif que tu sois tout seul à gérer tout ça ?

C : Alors c’est une très bonne question ! Du coup j’ai l’esprit d’équipe mais avec … enfaîte j’assure surtout la liaison entre les clients et la boîte, du coup y a un aspect de … en faite si je dois faire un graphisme y a l’aspect, il nous contacte par mail grâce au site , il y a l’aspect ils s’inscrivent à notre site pour ensuite attendre un appel, ça c’est vraiment spécifique à nous. Il y a un aspect aussi

new letter et des liens que l’on retrouvent sur le web, tout ce qui est backlick etc. Et moi je dois vérifier quand même que tout aille bien, que rien est oublié que l’on ne perd pas de liaison, et que l’image est bien représentée. Du coup je pense que moi ça me convient après ça dépend des personne, ça dépend des personnes, moi ça me convient parce que … parce que j’ai mais idée qui correspondent assez, que aussi il y a un côté exécutif avec le patron et moi mais aussi un coté créa c’est assez ouvert du coup on peut partager ce que l’on veut tant que c’est une bonne idée, tant que c’est à tester y a une liberté d’expression qui est pas mal du coup ça va .

A : Ok donc alors est-que ce métier est facile d’accès, c’est a dire que le marché du travaille propose beaucoup d’offre ?

C : (hésitation) Pas vraiment … pas vraiment ça dépend de la zone, de la zone géographique déjà je pense. Et même dans le métier lui-même d’après mes collègue c ‘est pas facile, d’après mes écho après je dis, je suis pas, j’ai pas une connaissance absolue de la chose, des statistique etc mais c’est vrai que c’est pas évident. Je pense que … enfin pour ma part après vraiment c’est personnel , mais ce qui est important c’est d’avoir surtout un bon book, d’amener des preuves de ce que l’on a fait, d’être un petit peu plus que le diplôme parce-que j’ai l’impression que plus le temps passe et moins le diplôme est vraiment privilégié à part si c’est vraiment comment dire , si c’est vraiment certifié d’avoir un … on sort d’une très bonne école et encore même ça je pense que les gens préfère voir du concret, un bon gros book, un CV particulier, ça peut primer sur pas mal de chose.

A :Donc un bac seul ne suffit pas forcément ?

C : Ah non un bac seul généralement, à part si on a des contactes.

A : Et même un BTS seul ne suffit pas ?

C : Un BTS seul c’est possible mais vraiment faut avoir fait un stage, un stage du tonnerre et avoir fait des preuves, se donner à fond quoi, et encore il faut vraiment que … je pense le qu’on à apporter une idée de génie à l’entreprise et que vraiment même comme ça il fraudait qui soit … que ce soit une entreprise qui est dans le besoin. Généralement c’est pas … il sont pas .. comment dire vu qu’il y a beaucoup de demande il sont pas très rétissant à recruter etc vu le secteur actuel. Du coup c’est pas facile mais même avec un bac plus deux je pense que si on s’accroche c’est possible.

A : Ok d’accord.

C : Faut foncer ouais.

A : Ok, donc je vais un peu récapituler tout ce que tu ma dis et valider.

C : Ouais.

A : Alors du coup tu as fait un BTS ?

C : Ouais.

A : Qui t’a amené à ton métier actuel, enfin t’es passé par autre chose avant ?

C : J’ai fait un BTS et deux année d’école sup quoi.

A : Ok.

C : Ae me suis arrêter a plus 4.

A : Ok ben ça va, donc du coup tu travaille pour une entreprise qui est dans l’armurerie ?

C : (hésitation) C’est plus … alors ça dépend, généralement c’est … sait vrai que le secteur

il est pas … c’est assez spécifique du coup c’est pas facile de le dire précisément , mais on travaille pour un peu toute sorte de boîte. On a fait, par exemple le airbus, stade de Lyon ,le stade de foot Lyon .Particulier un petit peu moins , ça se fait plus d’entreprise à entreprise ouais, mais vraiment ou des grosse entreprise ou des petites PME ça peut se faire aussi mais généralement c’est coupe feu et anti balle c’est vraiment quelque chose d’important.

A : Oui et alors tu travaille tout seul en tant que chargé de communication ?

C : Je suis le seul chargé de com de la boîte.

A : Ok donc ta un salaire de 2200 euros ?

C : Brut.

A : Brut.

C : Je précise hein désolé.

A : Et donc ton métier te plaît ?

C : Oui ben oui parce que en faite vu que c’est assez polyvalent je suis pas très…avant j’étais web designer pour une boîte et je réparais pas mal d’erreur et je faisait pas mal de créa pour le site par ci par la et l’avantage c’est qu’ici bon le corps de métier, comment dire le secteur en lui même il est pas passionnant , passionnant en lui même dis comme ça, porte métallique , porte anti feu ,bon c’est pas quelque chose qui fait rêver des masses mais après comme je touche au print comme je touche un peu au web j’ai pas mal un petit peu de … je dirige un petit peu les équipes, je prend des décisions sur sur qu’il y a faire ,quel projet. Il n’y a pas vraiment de tache répétitive et pas d’ennui du coup c’est ça qui me plaît un petit peu.

A: Ok d’accord, donc je vous remercie pour cette interview.

C : Merci à vous.

A : Et donc la retranscription vous sera envoyé le lundi 13 le matin.

C : Ok.

A : Afin que l’on puisse vérifier ensemble que si vos propos vous conviennent et que l’on puissent publier ça sur le site.

C : Entendu merci.

A : Merci à vous.

C : Bonne journée.

A : Bonne journée.

 

Angèle Pain, Jimmy Iouknane, Aya Benosmane.

L1 Info-Com

Entretien avec Laurence Bougeon, membre de l’entreprise Corpo’events.

mardi 14 novembre 2017

Interview réalisé par Flora, Hanane et Pascaline (Groupe 1) – Licence 1 

L’interviewée, Laurence Bougeon est chargée de communication dans l’entreprise « Corpo’events » spécialisé dans l’événementiel. 

————————————— INTERVIEW————————————–

P : Merci d’avoir accepter de faire cet interview. On vous précise que l’interview est enregistré, est-ce que vous acceptez toujours ?

L : Oui.

P : D’accord. Vous travaillez pour l’entreprise Corpo’ Events qui est spécialisée dans l’événementiel depuis 3 mois, la première question que je vais vous poser est : 

Pouvez-vous nous parler de votre métier ?  

L : Alors, je suis chargée de communication et de web-marketing pour l’entreprise. Mon rôle c’est d’essayer de valoriser l’agence et d’accroître sa notoriété par l’idée de différents supports de communication. On va essayer de valoriser nos services, de communiquer au maximum dessus et de faire en sorte de transmettre une image réaliste mais aussi positive de l’agence.

P : D’accord. Qu’est-ce qui vous a donné envie de travailler dans la communication, et plus précisément dans l’événementiel ?

L : Alors, pour la communication, c’est vraiment le fait d’être au cœur de plein de choses. De travailler dans la communication, on évolue toute la journée, on trouve plein de corps de métiers différents, on a des liaisons avec plein d’acteurs différents, et c’est quelque chose que je trouve vraiment très intéressant. C’est enrichissant aussi d’un point de vue personnel parce qu’on apprend plein de choses. Il y a l’aspect créatif aussi qui est très sympa et qui me plaît beaucoup. Et après, d’avoir voulu travailler plus spécifiquement dans l’événementiel, déjà c’est le cadre «agence» qui me plaît beaucoup, on a affaire à des projets différents donc ça c’est plutôt sympa. Après, l’agence est spécialisée dans le tourisme d’affaires, donc les voyages etc. c’est quelque chose qui me plaît.

P : Donc vous aimez tout ce qui se rapporte aux voyages etc ?

L : Oui voilà, parce que ça fait vraiment une ouverture, on apprend un tas de choses, on travaille sur des supports qui évoluent aussi.

P : Quels autres domaines de la communication vous plaisent ?

L : J’aime bien les relations de presse parce que j’adore tout ce qui est lié aux médias, je trouve ça vraiment très intéressant. J’adore le coté rédaction et réseau dans les relations de presse. C’était mon métier à la base, j’étais journaliste. J’aime beaucoup aussi le graphisme pour tout ce qui est esthétique. Ça c’est pareil, vraiment, quand c’est bien fait ça permet de libérer sa créativité, de faire des tas de choses. Et c’est aussi un domaine qui demande toujours de voir ce qui est moderne, ce qui se fait ou pas, de chercher de l’inspiration.

P : Vous avez travailler en tant que journaliste web, pourquoi avoir changé de corps de métier ?

L : Parce que même si j’adore vraiment beaucoup écrire, faire que ça toute la journée j’ai trouvé que c’était un petit peu redondant, et là de travailler dans la communication, ça permet de varier les missions. Dans une même journée je vais faire un tas de choses différentes, ça crée un rythme, une dynamique.

P : Vous dites aussi que vous aimez le graphisme, est-ce que vous voudriez en faire un jour ?

L : C’est pas mon but de faire vraiment que ça, parce que je pense que c’est des métiers où il faut vraiment y aller à fond, il faut avoir une formation, que moi j’ai pas de base. Après, me spécialiser plus dedans ça va forcément arriver parce que maintenant dans la communication il faut vraiment savoir tout faire. Je pense que c’est des remises à niveau qu’il faut faire tout le temps, ça peut être dans le graphisme, dans le montage vidéo que l’on demande de plus en plus de savoir faire. C’est toujours bien de faire des formations supplémentaires.

P : Vous parlez de formations, qu’avez vous fait comme études, formations ou stages pour arriver là où vous êtes actuellement ?

L : J’ai commencé avec un DUT Info-Com option communication des organisations. Durant ce DUT j’ai fait 2 stages, un pour une boite de graphisme et un autre pour un théâtre. C’était un stage qui était très très intéressant parce que justement j’avais une base de chargé de com et qu’il y avait encore cette corporalité des missions, on faisait souvent de la communication digitale, organisations de festivals, des communications de presse, avec un budget qui est très réduit, comme c’est le cas dans beaucoup d’organismes culturelles, donc il fallait se montrer créatif et trouver des petites stratégies. Après j’ai fait une licence Info-Com à Rennes et ensuite j’ai fait mon M2 à Paul Valéry qui s’appelait «pragmatiques de la communication» à l’époque. Pendant ce master j’ai fait 2 stages. J’en ai fait un dans une agence d’événementiel. C’est pas ça du tout qui m’a donné envie de travailler dans l’événementiel, au contraire, ça s’est un peu mal passé. Et après j’ai fait un stage alterné dans un magazine féminin, et c’est là que je me suis lancée dans la rédaction. C’est ce stage après qui a débouché sur mon futur emploi.

P : Vous dites que ce stage dans l’événementiel n’est pas ce qui vous a poussé à travailler dans ce milieu. Qu’est-ce qui vous a poussé alors à vous engager dans cette voie ?

L : L’opportunité, c’est un peu le hasard. J’ai été contactée pour avoir le poste, je me suis penchée dessus et j’ai trouvé que l’entreprise était vraiment sympa, qu’il y avait plein de choses à faire et beaucoup de challenges étaient proposés donc je me suis dit «allez c’est parti».

P : D’accord. Et dans le parcours que vous avez fait, qu’est-ce qui vous a le plus plu ?

L : Comment ça ?

P : Je veux dire, qu’est ce qui vous a le plus donné envie de travailler dans la communication ?

L : Je pense que c’est les stages. On est vraiment dans le vif du sujet, on est portés par une dynamique, et même si les cours sont très intéressants, là on est vraiment impliqués, on fait partie d’un organisme, on fait des missions, on est content quand on voit des résultats et c’est très intéressant.

P : Avec un parcours comme le vôtre quelles sont les difficultés qu’on peut rencontrer ?

L : Pour tout ce qui est rédactionnel ça va être la singularité de l’emploi, après évidemment je fais une généralité, il y a de très belles opportunités d’emploi, mais généralement on demande de beaucoup travailler et quand on débute ça peut être assez compliqué on va dire de vivre tout ça alors que ça demande des compétences et beaucoup de recherches. Dans la communication, ça va plutôt être la concurrence parce qu’on est très nombreux à travailler dans a com, on est de plus en plus, sauf que à côté de ça, le budget des entreprises qui est dédiée à la communication diminue parce que dès qu’il y a des consensus budgétaires à faire ça va être la com qui passe en premier. Je dirais que c’est plus ça, mais après ça se fait quand même, il y a de la place, ne vous inquiétez pas.

P : Quelles sont les principales clés pour réussir dans ce milieu ?

L : Je dirais que c’est l’organisation. Parce que comme on est amenés a collaborer avec autant d’acteurs différents il faut savoir gérer tout ça, il faut savoir faire un rétroplanning et s’y tenir. En fait, la com c’est très attractif car on imagine le coté créatif etc. mais derrière il faut contrebalancer et être hyper rigoureux. Il faut pas du tout s’imaginer que c’est comme dans le film 99 Francs où c’est n’importe quoi, peut être que c’est comme ça dans les grandes agences de com parisiennes. Sinon il faut être carré, rigoureux, vraiment bien organisé. Il faut aussi tout le temps anticiper, ce qui va être obsolète et qui ne va plus marcher, qu’est-ce qui est tendance, et qu’est-ce qui est tendance mais moi par contre va me ringardiser parce que ça correspond pas du tout à mon image. C’était quoi déjà la question ?

P : Qu’est ce qu’il faut pour réussir dans la communication ?

L : Oui alors, l’organisation, l’anticipation, la curiosité aussi. Je pense que c’est hyper important d’avoir une vraie ouverture à tout ce qui peut se présenter et s’en servir. Il faut vraiment pas avoir peur de s’ouvrir à des tas de choses. Ça peut être dans la communication, ou des expos, ou aller voir ce que font les influenceurs. Et aussi le réseau, c’est très important.

P : Est-ce que, comme vous disiez tout à l’heure, trouver un travail dans la communication peut être difficile aujourd’hui , même si on a toute les capacités et les clés en main ?

L : Alors… oui et non. Je connais quand même beaucoup de personnes qui ont réussi à intégrer l’entreprise dans laquelle ils ont fait leur stage de fin d’études par exemple, donc ça c’est vraiment une bonne clé. Quand on  a l’opportunité de faire de l’alternance c’est vraiment top. Après oui, on va pas se mentir c’est beaucoup plus compliqué aujourd’hui, ça l’était déjà pour moi il y a 10 ans. Mais c’est vraiment pas impossible, il faut pas négliger le hasard qui peut apporter de très belles opportunités. Après il faut savoir le déclencher, il faut être visible et se mettre sur des réseaux sociaux comme LinkedIn. Il faut absolument travailler sur réseau la dessus, soigner son profil à fond. Si vous êtes présents sur les réseaux sociaux il fait absolument pas que l’employeur tombe sur votre compte personnel. Après le mieux, c’est d’acquérir le plus d’expériences possible. Même les petits jobs a côté, si vous allez travailler pour McDo ça peut faire la différence parce que ça montre que vous savez vous relever les manches et que vous avez pas peur. Toute expérience est bonne à prendre.

P : Votre parcours professionnel a commencé par quoi ?

L : Du coup j’ai fait mon stage de fin d’année en alternance à un magazine et en fait le groupe a progressé,  donc ils ont fait un nouveau magazine spécialisé dans le luxe où j’ai travaillé pendant 1½an – 2ans. Ensuite je suis venue à Montpellier, et j’étais community manager. Puis j’ai enchaîné mon poste à Corpo’ Events.

P: Pouvez vous nous parler de l’entreprise « Corpo’events » ? 

L : C’est une agence qui a été fondé en 2005 et qui regroupe aujourd’hui une quinzaine de collaborateur à Montpellier et à Paris. On travaille, comme je vous le disais, dans le tourisme d’affaire. On fait également de la communication événementiel, c’est tous ce qui est, par exemple : lancement de produits, animation etc …

Et puis nous avons aussi un outils de Marketing digital, c’est une plate-forme qui s’appelle « Invityou ». C’est une plate-forme qui aide à gérer les événements, qui propose des outils de statistiques, de base de données etc …

C’est un outils que nous avons lancé en 2012, qui s’est beaucoup développé. Aujourd’hui il est utilisé par des partenaires comme BFM par exemple.

P: Vous disiez tout à l’heure que c’est l’opportunité qui vous a poussé à travailler pour Corpo’events,  aujourd’hui est ce que vous vous plaisez dans cette entreprise, est ce que vous aimez travailler à Corpo’events ?  

L: Oui beaucoup, en vrai beaucoup car le cadre « agence » me plait particulièrement. J’aime bien qu’il y est cette effervescence, ce regroupement de compétences. Enfaite on est plein de métiers donc on a des pôles différents de secteurs d’activités différents, c’est sympa à gérer. Et il y a tout ce coté de gestion de missions différentes dont je vous parlais, qui me plait, et le challenge aussi de porter des missions de communication. Moi j’en ai vraiment besoin pour travailler, j’ai vraiment besoin de me dire que ça progresse, sinon ça ne m’intéresse pas.

P : Pouvez vous nous expliquer précisément en quoi consiste votre métier au sein de l’entreprise ? 

L : Oui, du coup, comme je vous le disais globalement, moi mon rôle c’est de faire connaitre l’entreprise et de la faire connaitre avec une bonne notoriété, donc d’améliorer son image. Et pour ça, je vais prendre en charge tout les supports de communication dont on se sert, qui vont être plutôt digitaux, par ce que, aujourd’hui déjà, c’est ce qui fonctionne et que en terme « investissements résultats » c’est ce qu’il y a de mieux. Donc on va le faire à travers de la création de contenus sur des blogs, blogs de different sites, ces contenus vont être en lien avec l’actualité de l’événementiel, du tourisme d’affaire, de la technologie etc ..

Ils vont être liés à ce que l’on propose. On va essayer de les référencer pour que les gens tombent plus rapidement sur les sites. Donc il y a la gestion des sites également, il y a la création de visuels de communication à diffuser sur les réseaux, à diffuser sur les annuaires de communication, sur les catalogues etc … Une petite partie relation presse, par ce qu’on est régulièrement contacté par des médias pour obtenir des témoignages dans tous ce qui concerne justement le tourisme d’affaire et l’événementiel. Ça va être la mise en place d’interview, le lien entre le président qui souvent vas y répondre, le président de l’agence, et les journalistes. Il y a du community management évidement, il y a de la stratégie de communication, c’est assez varié.

P : Parmis toutes ces activités, qu’est ce que vous préférez faire ? 

L : Honnêtement j’aime bien tout, mais après mes premières avances c’est quand même la rédaction, c’est ce qui est au top pour moi.

P : Comment vous vous sentez au sein de l’entreprise ? Comment est l’ambiance, comment est votre rôle dans l’entreprise, est ce que vous aimez être dans cette entreprise et jouer ce rôle là, avoir cette responsabilité ? Par ce que ce n’est pas toujours évident d’avoir ce genre de responsabilités ? 

L : Oui ça me plait beaucoup, par ce que c’est une entreprise qui est très très dynamisante, on sent qu’elle est lancé, que ça progresse. Et du coup de je pense que c’est une dynamique qui gagne tout le monde et qui donne envie à chacun de se surpasser, nous avons des objectifs. Nous avons atteints nos objectifs cette année haut la main. Du coup, l’année prochaine on va se fixer des objectifs qui sont encore plus haut et qui, on pense, seront atteignables aussi. On se diversifie également, avant on était que dans le tourisme d’affaire et l’année prochaine on vas proposer, en plus, quelque chose qui est radicalement different, qui est le lancement d’une course d’obstacle à la grande motte qui vas réunir normalement 5000 personnes. C’est un gros gros challenge aussi, donc encore quelque chose que j’apprécie, c’est que là, la communication vas être totalement différente autour de cet événement, car ça n’a rien à voir avec ce qu’on a l’habitude de faire. Il faut tout repenser, le plan de com, tout anticiper, il y a tout à faire. J’aime bien aussi ce coté où il y a tout à créer. C’est assez motivant.

P : Est ce que vous pouvez nous donner un exemple d’une mission récente que vous avez organisé et qui a été concluante ? 

L : (réflexion) Alors là c’est le début d’année, donc, moi ça fait que deux mois que j’y suis, donc on n’a pas mis encore en place de grosse grosse misions. Par contre, on a créé un article qui avait pour vocation de donner 5 conseils pour bien organiser son événement et on est parti du principe que, en ce moment, pour attirer les gens, il faut pas seulement les prospecter, il faut leur fournir quelque chose qui est intéressant, il faut qu’ils y trouvent un intérêt. Du coup, c’est pour ça qu’on a fait cet article là et après on l’a diffusé sur nos réseaux sociaux, et on a eu un effet buzz autour. Il a très très bien fonctionné, plus que normalement, quand on fait des campagnes qui sont sponsorisées autour de nos produits et ça nous a permis de déceler un nouveau levier pour notre communication. Donc on va partir sur cette stratégie là.

P : Ça fait deux mois que vous êtes dans cette entreprise, donc je suppose que vous êtes plus entrain de travailler sur des événements futurs, mais est ce que, dans votre parcours, vous avez déjà créé des événements ou participé à des événements qui vous ont marqué ? 

L : Oui oui oui, dans web magasine où je travaillais avant ils ont lancé un salon, la même année que Web magasine, qui s’appelle « le salon du Luxe ». Et donc là c’est pareil, c’était un lancement, c’ était une belle première édition, où il y avait tout à faire. Moi je ne me suis pas vraiment occupée de la recherche de partenaires, des conférenciers etc .. mais plutôt de la valorisation au niveau des articles etc … Mais j’ai quand même puis suivre l’aventure de près et c’était assez intéressant. Et là où je travaillais avant, donc même si c’est des écoles privés, elles ont mis en place beaucoup de partenariats événementiel pour augmenter leur notoriété et valoriser le savoir-faire qu’elles transmettent aux élèves en les faisant agir sur le terrain. Par exemple : les étudiants de l’audio-visuel ont participé à un festival d’effet spéciaux dans le Gaumont multiplex. La deuxième édition vas être en novembre. Ça permet vraiment de valoriser ce que les élèves apprennent, par ce qu’on les voit sur le terrain avec la camera, les micros, la perche, entrain de faire des reportages, des interviews et c’est assez intéressant.

P : Quels sont vos attentes pour les années à venir au sein de l’entreprise ?

L : Moi ce qui est important, c’est que la notoriété progresse, qu’on génère de plus en plus de plus en plus de trafic ce qui pourrait nous permettre de développer encore d’autres actions. C’est vraiment ça mon moteur. J’ai envie que grâce à nos efforts on puisse développer encore des tas de choses.

P : Quels sont vos projets pour votre futur professionnel ?

L : Evoluer,  j’ai vraiment envie de développer la communication, de développer les outils…

P : D’en apprendre plus sur le corps du métier ?

L : Oui voilà. De pouvoir gérer plus de choses.

P : Est-ce que vous avez des projets en cours de réalisation ou à réaliser dans le futur sur lequel vous tenez particulièrement ?

L : Oui, celui dont je vous parlait, donc celui de la course qu’on est en train de lancer. Là en fait on finalisait le plan de com mais il y a tout à faire, il y a la création du site internet, la création des visuels, on va tout avoir à gérer et ça va être un gros gros morceau parce que c’est la première fois qu’on fait ça. Donc il va falloir qu’on analyse les retombés, peut être il y aura des réajustements à faire. C’est assez intéressant j’ai hâte de faire ça.

P : Vous parlez de cette course, quel est son but ?

L : En fait c’est une course d’obstacles. C’est différent du Color Run parce qu’il y a pas de bombes de couleurs etc. Mais c’est vraiment l’idée d’organiser un événement sportif autour du bien être. Il y aura un village qui sera juste à coté où il y aura beaucoup de marques diététiques, de détox, de produit pour faire du sport, etc. Un peu genre mode de vie Californien. L’idée ça serait vraiment de démêler cet événement et de pouvoir le reconduire après.

P : En tant que communicante, que conseillerez vous à un(e) étudiant(e) qui souhaiterait faire le métier que vous faites ? 

L : De persévérer, d’être très très très patient parce que en fait en communication on a souvent, contrairement à des métiers on va dire plus scientifiques comme ingénieur, les gens ont vraiment tout le temps tendance à donner leur avis ce qui est tout à fait normal, mais ce qui est des fois un peu compliqué à gérer parce que plein de personnes te donnent un avis différent sur un truc et que toi par contre tu dois avancer c’est un peu compliqué. Et comme c’est des métier créatifs on doit interpréter les besoins des clients pour faire des propositions. Évidemment on peut jamais deviner du premier coup ce que le client a vraiment dans la tête. Il y a des tas d’allers-retours qui se font, et on doit être assez patient. Ça, et de multiplier à fond les expériences. Après c’est bête ce que je vais dire, c’est valable pour tous les métiers, mais bien se présenter, être sympathique et cordial parce que personne n’a envie de travailler avec quelqu’un qui tire la gueule toute la journée. Après, savoir s’affirmer aussi, c’est pas parce qu’on est jeune qu’on doit accepter n’importe quoi, même s’il y a des allers-retours des fois il faut savoir dire stop.

P : En parlant un peu plus de vous, est ce quand vous étiez jeune, au lycée, c’était dans ce genre de métier que vous vous projetiez ou vous aviez une toute autre idée de votre futur professionnel ? 

L : Au lycée je voulais être journaliste, donc ça se rapproche un peu. Travailler pour le magazine c’était vraiment mon truc, c’était mon rêve de lycéenne donc j’étais vraiment contente. Mais après je suis contente d’avoir évoluer parce que comme je disais c’était un peu redondant toute la journée.

P : Est ce que vous êtes, aujourd’hui, épanouie dans ce que vous faites, êtes vous contente d’avoir pu voir plusieurs corps de métiers de la communication, d’avoir pu évoluer dans chacun et de ne pas  être resté sur une idée fixe ? 

L : Ah oui oui totalement. En fait c’est indispensable parce que c’est très très rare, il faut vraiment travailler pour une très grosse boite quand on fait que un des secteurs de la communication. Maintenant on nous demande d’être vraiment polyvalent et même au delà de ce qu’on doit faire. Il faut quand même savoir ce qui se fait, pour pouvoir être pertinent, pour pouvoir bien gérer les projets, qu’on vous embobine pas, vous avez bien compris ce qu’on attend de vous. C’est important d’avoir une vision globale.

P : Est-ce que vous avez un mot que vous aimerez partager aux étudiants ?

L: Si c’est vraiment ça que vous avez envie de faire, foncez franchement, il y aura de la place, ça peut se faire. En fait, il faut lancer plein de petites bouteilles à la mer et il y en a souvent une qui prend et qui peut fonctionner. En fait on s’imagine pas l’effet que peuvent avoir certaines choses, des fois on y va et on sait pas trop ce que ça va donner, et en fait ça va déboucher sur plein de choses qu’on avait pas appréhender. Il faut vraiment être ouvert à toutes les opportunités parce que ça peut très vite …

P : Merci énormément pour nous avoir accordé cette interview.

——————————————————————————