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Interview d’Annick Koscielniak, journaliste à midi libre

lundi 25 novembre 2019

Annick Koscielniak “si vous voulez qu’une presse soit libre,  il faut l’acheter”

Pour notre interview nous avons choisis de questionner Annick Koscielniak pour qu’elle nous parle de son métier de journaliste au midi-libre de béziers nous l’avons alors rencontré dans les nouveaux locaux du journal.

La plupart des questions ont été posées par Thomas  pendant que Caroline et Emma prenaient des notes durant l’interview. Les notes écrites en bleu sont nos questions.

Bonjour madame, nous sommes des étudiants en info-com à l’université de Béziers et nous allons enregistrer cette interview et le diffuser sur le blog de notre licence êtes-vous d’accord ? y aurait-il des sujet à éviter ? avez vous bien une quarantaine de minutes à nous accorder pour répondre à nos questions sur votre travail de journaliste ? 

R: Tout est bon pour moi

Q: Merci alors nous allons commencer, Tout d’abord, est-ce que vous pourriez nous parler de votre métier, en quoi il consiste et quel est votre dans le journal  ?

R. Alors moi je suis journaliste-rédactrice. Je suis journaliste-rédactrice depuis 1990 à Midi libre, donc d’abord j’ai travaillé d’abord à l’agence de Lézignan-Corbières pendant cinq ans et ensuite je suis arrivée à l’agence de Béziers, où je suis toujours restée, parce que le temps passe vite, et que je n’ai pas souhaitée particulièrement changer d’agence. Donc ici mon rôle, enfin notre rôle a évolué au fil des années, au début on nous demandait simplement de faire le boulot basique de journaliste, c’est-à-dire de faire des reportages, d’aller sur le terrain, de récupérer les informations et de rédiger. On ne mettait rien en page, on rentrait juste dans des formats et puis…Et au fil du temps la pro… enfin… notre métier s’est enrichi, on peut dire ça, d’autres missions, on a dû faire du secrétariat de rédaction, c’est-à-dire apprendre à mettre en page le papier. D’autant qu’avec l’informatique on avait des pages qui étaient déjà préparée l’avance, donc on écrivait directement dans les pages du journal, dans le journal. On devait également…

[un collègue d’Annick entre dans la pièce pour lui poser une question]

… Oui je disais que… le métier s’est enrichi, enfin enrichie par la force des choses parce que le principe était d’être polyvalent. Hein c’est l’évolution du métier d’être polyvalent. Donc on fait du secrétariat de rédaction, c’est-à-dire qu’on ouvre nos formats, qu’on on est capable de mettre en page les articles, de faire de la maquette. On est capable de monter notre page, de prendre les différents formats qui nous sont impartis, de les mettre, de les classer, enfin pas de les classer mais de les placer, de créer notre journal. Ensuite étant donné qu’il y a eu des réductions de personnel et que beaucoup de postes de photographes ont été supprimés, on fait également les photos et également les vidéos puisque, avec l’arrivée d’Internet on est devenu également des journalistes Web. Donc qui dit journaliste web, dit enrichissement des articles, donc les enrichis avec des vidéos qu’on fait sur le terrain, des petites vidéos qu’on ne monte pas, on fait pas de montage, ce sont des petites vidéos d’une minute sur un fait divers. Donc on fait tout ça, est on est polyvalent, sachant que le cœur du métier c’est toujours chose hein. C’est interviewer, récolter l’information et puis raconter… raconter la vie des gens, j’ai pas de spécialité, on est tous polyvalents saufs celui qui s’occupe des pages sportives, du rugby. Sinon on est tous capables de parler de politique, d’économie, de faire des faits divers, de parler de tout, tous les sujets. Sachant que le métier en fait c’est ça, c’est de savoir vulgariser, de rendre accessible au public, des informations mêmes parfois techniques qu’on nous communique.

Alors heu… ça répond à ta question, ou il faut que je développe ?

non c’est bon, vous avez répondu à pleins de questions à la fois [rire]

Q.Du coup, pour ça ,vous avez fait des études pour devenir journaliste, lesquelles?

R. Oui tout à fait, alors moi j’ai fait une école, l’école supérieure de journalisme. Mais pas celle de Lille. C’était l’ESJ à Paris, qu’était « pas à saint-germain ? ». Donc c’était une école qu’était pas reconnue par la profession parce que c’est une école ancienne qu’est de 1898 mais qui avait une part journaliste et une part aux études internationale et c’est la part aux études internationales qui était un peu favorisée, donc journalisme c’était bien mais ils cherchaient pas à se faire reconnaître par la profession. Ceci j’ai appris mon métier, les bases du métier, les bases d’écriture journalistique, les bases de l’interview, le droit de la presse, donc tout ce qu’il faut pour être journaliste, pendant deux ans. Et ensuite j’étais pigiste, c’est à dire que je vendais mes articles, j’étais pigiste sur Paris pour femme actuelle, l’équipe magazine… Et ensuite je suis descendue, j’ai fait un stage d’été à Midi-libre et j’y ai été embauchée. Donc de manière les écoles, à part les IUT, y’a peu d’écoles qui sont accessibles après le bac, de journalisme, souvent c’est après… par exemple l’ESJ à Lille il faut un DUG, je crois, pour avoir le droit de passer le concours. Et en général, même à l’IUT, ce sont des gens qui ont bac+2 qui passent le concours. A l’époque on pouvait entrer sans école dans les journaux, parce que il y avait du boulot quand-même assez facilement. Par contre, au niveau des stages, les journaux ont des conventions avec les école de journalisme ou les IUT pour accueillir en priorité les jeunes qui sortent des écoles de journalisme.

Q. Et qu’est-ce qui vous a donné envie de faire ce métier? 

R. D’abord parce que j’adore écrire. D’abord je crois que c’est l’écriture, j’ai toujours aimé faire des rédactions, depuis toute petite, depuis l’école primaire. Et c’est vraiment l’envie d’écrire qui m’a donné envie. La curiosité aussi, j’ai pas de passion particulière mais j’ai plein de centres d’intérêt. Et puis c’était la variété du métier qui me plaisait, le fait de passer d’un sujet à l’autre, d’un monde à l’autre, dans la même journée. Et puis raconter l’histoire des gens, j’ai toujours adorée raconter les histoires en fait. C’est ce qui m’a donnée envie et c’est exactement ce que j’ai fait. Ça a vraiment remplie ce que j’espérais.

Q. Vous souhaiteriez rester journaliste plus tard ou vous pourriez évoluer ? Dans le journalisme tout court ?

R. Bien plus tard… Je suis un petit peu en fin de carrière maintenant quand même [rire], non mais il n’y a pas d’autre métiers que j’aurais aimé faire finalement.

-Même écrire… même écrire « pour vous ?

R. Ahhhh si ! Tous les journalistes, on est tous des écrivains heu… On n’est pas des écrivains raté parce que c’est deux métiers complètement différents. Le style narratif n’a absolument rien à voir avec le style journalistique et on a du mal, peut-être, à passer de l’un à l’autre, parce que le style journalistique c’est des phrases très sommaires, sujet-verbe-complément et puis ce sont des histoires très courtes aussi. Même les grand reportages sont des choses très éphémères qui sont sur maximum… je sais pas, une immersion c’est maximum quelque mois, ça à rien à voir avec l’écriture d’un livre. Mais si, oui tout à fait je pense que j’écrirai toujours. Même si c’est pas des articles.

“Ou alors j’aimerais aussi… J’avais fait une formation aussi de journaliste reporter d’images dans le cadre de la formation continue. Donc j’ai fait trois mois de stage à l’INA à Paris, pour être journaliste reporter d’images. Parce que la caméra m’intéresse aussi et puis je pense qu’il y a des choses qu’on ne peut raconter qu’avec du visuel, qui sont à transcrire par écrit. Donc je pense que quand j’arrêterai Midi-Libre, je continuerai à toujours écrire, toujours à faire des reportages sur un blog ou n’importe où et surtout à faire du reportage vidéos.”

Q. Et est-ce que justement, en parlant de blog, de vidéo et tout ça, le métier de journaliste, il est pas en danger avec le développement des réseau sociaux?

R. Alors tout à fait, on est concurrencé… En faite on a coutume de dire que y’a 60 millions de Français et y’a 60 millions « de reporters » puisque puisque maintenant on dégaine très vite l’iphone et y’a toujours des gens qui sont en direct avec un fait divers. Nous on sera jamais en direct, sera jamais sur tous les faits divers, donc on est concurrencé par la vitesse de propagation des nouvelles, qui sont qui sont récoltées sur le terrain par des parts des gens lambda, maintenant le danger c’est qu’il y a plus cette notion de vérification de l’information, et qu’elle est diffusée sans le filtre de la vérification, sans le filtre du journaliste qui a peut-être prie le temps de vérifier si tel ou tel fait était exacte. Et finalement je pense que les gens ont été confrontés à ce qu’on appel les fakes, les fausse nouvelles donc ils sont beaucoup plus méfiant maintenant. Et les gens demandent aussi… On voit le succès de Médiapart, les gens demandent, réclament des articles plus de fond, des enquêtes, ils sont en manque d’enquête, plus que d’information brute, l’information brute elle est divulguée à la télé, sur Internet. Nous on a une place à prendre niveau des enquêtes plus approfondie et puis des explications de… des faits de société, de ce qui se passe. On pourra jamais concurrencer la rapidité d’information sur les blogs, sur Internet on pourra jamais être plus rapide, par contre on peut-être, plus prudent, plus vrai, plus approfondi… même si on nous reproche souvent de pas justement, pas approfondir. Mais c’est la course à l’info hein, même chez les journalistes, c’est la course à l’information. On s’engouffre tous dans les même sujets de société, quelque fois on est manipulés ; on est manipulés par des spin-doctors, ce sont des gens qui sont chargés d’orienter les médias vers tel ou tel sujet, et donc faut être quand même prudent. Et entre les journalistes aussi y’a une course à l’info maintenant due à Internet et qui est peut-être au détriment de la vérification. On est prenables nous les journalistes aussi. On l’a vue à mainte reprise, dernièrement avec l’affaire Ligonnès, où en plus on était complètement hors-la-loi.

“On n’a pas respecté le principe de présomption… Déjà on pas vérifié ! On a tout de suite divulgué une informatisation qui était déjà sujette au doute, et ensuite on a divulgué des noms qu’on aurait jamais du divulguer. Donc la présomption d’innocence, là, a été complètement bafouée. Et ça c’est du à la concurrence entre les médias et à la trop grande rapidité. Donc il y une concurrence, effectivement du citoyen, qui se prend un peu pour le journaliste, le diffuseur information, et puis concurrence aussi à cause du net entre les journalistes et les médias, au détriment de la vérité, de la fiabilité de l’information.”

Q. Vous parlez beaucoup de vérification, de fiabilité de l’information… Donc comment comment vérifiez vous les informations ? Et quelles sont les sources que vous utilisez ? Que vous considérez comme fiable ou moins ?

R. Alors d’abord il y un principe qui s’appelle le principe de contradiction. C’est à dire que quand quelqu’un nous appelle et nous donne une information ou critique s’élève contre quelque chose qu’il trouve scandaleux, et qu’il met quelqu’un en cause, automatiquement nous on doit on doit appeler l’autre personne, pour qu’elle donne son point de vue. Voilà c’est l’un des principes clés de journalisme. C’est d’avoir les deux versions. Alors après bon ça, c’est quand il y des polémiques, des sujets polémiques, donc après nous on donne les deux versions, et puis c’est au lecteur après à se faire son opinion. Après au niveau fiabilité information nous on se fit quand même aux source judiciaires, policières, gendarmerie, procureur de la république quand par exemple y’a un faits divers. Quand une personne est interpellé, on appel le procureur pour savoir si elle a vraiment interpellée, mise en examen et caetera. Donc le procureur de la république est quand même une source sure, la source la plus sûre. Les policiers et les pompiers pompiers nous donnent aussi de l’information mais comme ils sont dans le vif de l’action ils peuvent se tromper aussi, d’autant plus qu’ils n’ont pas les identités ni les circonstances des faits. Donc on après on vérifie aussi auprès des enquêteurs quand il veulent bien nous renseigner. Ensuite et puis après les gens… On a tous nos réseau d’informateurs plus ou moins confidentiels. En fait le principe c’est de vérifier à plusieurs sources l’information. Ne pas se contenter d’une seule source. Une seule sources qui peut se tromper de manière involontaire ou comme de manière volontaire pour nous manipuler. Donc le principe c’est ça, c’est de vérifier une information en contrôlant, en interrogeant plusieurs sources. Ou des sources policières, judiciaires, gendarmerie, ou sociale, ou les institutions, la mairie, les collectivités… Voilà comment on peut vérifier une information. Ou quand quelqu’un… de toute manière nous on ne relaie une information… par exemple quelqu’un vient se plaindre, dire qu’il a été attaqué ou agressé par quelqu’un, s’il n’a pas porter plainte on prend pas son témoignage compte. Faut d’abords qu’il ai une plainte, comme ça ça suit le cour de la justice, on peut en parler. Voilà comment on vérifie l’information, en essayant de multiplier sources.

Q.Dans le cadre d ces sources, ce vous nous dites ça marche très bien pour l’info locale mais en termes d’information nationale ou internationale, comme vous citiez l’exemple de Dupont de Ligonnès tout à l’heure, comment vous faites ?

R. Nous on est pas sur l’information nationale on utilise beaucoup l’AFP(agence France-presse). Donc déjà c’est une agence, ce sont des journalistes qui auraient dus déjà vérifier leurs sources. Nous en fait on s’occupe surtout de l’information régionale, montpelliéraine, enfin surtout de notre secteur de diffusion. Après l’information nationale on reprend l’afp, on reprend les agences parce que c’est pas notre notre créneau vraiment.

Q.Vous reprenez ce qui est censé déjà avoir été vérifier…

R. Voilà, ce qui est censé avoir été vérifié. Donc on fait confiance au collègue en quelque sorte, on fait confiance à l’afp, aux agences de presse. Mais après on peut très bien… tant que journaliste on accès à toutes les des institutions qu’elle soit parisienne, locale, internationale. Donc plutôt que d’interroger la mairie de Béziers on peut très bien interroger la mairie de Paris, on peut appelé aussi un député, l’Assemblée nationale, enfin on a accès à toutes les institutions.

Q. Donc pour faire un article, vous devez vérifier la fiabilité des informations

R. voilà

Q. Et en  dehors de ça, comment ça se passe la rédaction d’un article ?

R. Alors après ça dépend. Il y une règle par exemple, en matière de conte rendu justice. C’est à dire tu vas à une audience du tribunal il a des règles qui sont établies par la profession, établie par la loi aussi. Tu n’a le droit d’écrire que ce que tu entends, qui est dit par l’avocat, par le procureur, par le président du tribunal, par la victime, par le prévenu… Tu n’a pas le droit d’enregistrer donc tu dois juste prendre des notes écrites. Tu n’as pas le droit d’émettre un jugement personnel, par exemple si quelqu’un arrive tu trouve qu’il une sale mine, tu peux pas le dire, tu peut pas dire « il arrive il a l’air patibulaire, il a l’air louche, on dirait que c’est que c’est un menteur qui raconte n’importe quoi » Tu as pas le droit d’émettre un jugement, par contre tu peux dire « il arrive vêtu d’un pantalon avec des tâches, il y a le cheveux en bataille, il pique du nez parce qu’il est sous traitement » Tu peu en faite très bien raconter ce que tu vois mais pas émettre de jugement. Ca tombe bien, le travail de journaliste c’est de scénarisé c’est dire de donner à voir. C’est le b-a ba journalisme c’est que plutôt que de décrire avec adjectif il faut expliquer avec des mise en situation, avec des images, il faut quand on te lise la personne vois l’image, vois ce que tu as vu, entend ce que tu as entendu. Donc ça c’est des règles en matière de compte rendu d’audience. Sachant que si on respecte ces règles, on est protégé par l’immunité du compte rendu de justice, ça veut que le prévenu n’a pas le droit ensuite le droite de nous poursuivre en diffamation, parce que tout ce qui a été dit dans le dans le tribunal, on a le droit de dire, si un avocat explique que la partie adverse a mentie, on peut dire, sera poursuivis. Alors par contre hors tribunal, il faut qu’on fasse attention aux règles, la règle essentielle c’est éviter la diffamation on n’a pas le droit de reproduire des propos diffamatoires, même en citation, c’est à dire en les mettant dans bouche de notre interviewé, parce qu’on est également prenable. Peut être poursuivi en diffamation celui qui a prononcé les termes diffamatoires mais également celui qui les as écrits reproduits et également celui qui les a diffusés donc le titre midi-libre. Nous on a déjà été tous plus ou moins poursuivi en diffamation, y’a le journaliste qui est poursuivi pour diffamation mais il y a également le responsable de la hiérarchie, le rédacteur en chef, et également le titre midi-libre, donc le PDG parce que midi-libre a été le support de la diffamation. Après en matière de rédaction quand ce sont des sujets légers, on est assez libre, à condition de respecter les règles des cinq « w »au début d’un article. Quelques fois on s’autorise quand même des petits accros parce que l’on a envie que le lecteur continu à nous lire donc il faut le prendre par la main, mettre un petit peu de suspense sinon il risque de se… Par ce qu’il faut savoir que le temps de lecture d’un article il est effrayant a tel point il est court, on eu des statistiques, je crois que lecteur lit les 5 premières phrases et après si il est pas intéressé il zappe, ou alors il peut même lire que le titre. Donc la titraille est importante, il faut que donner envie. Alors il y a deux types de titraille, informative et incitative, incitative c’est plutôt les titres à la Libé qui sont avec des jeux de mots etc. ça incite pas toujours vraiment à lire non plus… Nous à Midi libre on fait plutôt des titres informatifs qui sont sobres, parce que on s’est rendu compte, des lecteurs se sont plaints quelquefois qu’on faisait des jeux de mot qu’il ne comprenait pas qui étaient un peu incompréhensible, donc eux ce qu’il veulent c’est savoirs déjà ce dont va parler le papier. Après voilà, donc c’était au niveau de la rédaction, quelles sont les règles ? Voilà éviter la diffamation. Alors au niveau de la présomption d’innocence, tous les journalistes on fait tous un peu sciemment l’erreur, normalement on ne pourrait donner le nom d’une personne poursuit uniquement quand elle a été condamnée définitivement. C’est-à-dire que là récemment, il y a le cas de ce ce chirurgien pédophile, on a mis son nom, on a mis son nom en disant qu’une enquête était ouverte sur… On n’aurait pas dû mettre son nom parce que ce monsieur n’a pas été condamné définitivement. Quand une personne est condamné elle à 10 jours pour faire appel donc si elle fait pas appel pendant 10 jours on peut mettre son nom après. Parce que si elle fait appel et qu’elle innocenté, la présomption d’innocence n’aura pas été respecté. Alors ça fait débat parce que en cette personne avait déjà été condamnée dans une autre affaire d’agression sexuelle, un collègue a moi il disait « on a déjà donné son nom pour l’agression sexuelle » oui mais ça c’est une autre affaire, donc on a pas à donner son nom. Mais ça, surtout quand ce sont des personnes connues, on ne le respecte jamais, quand ce sont des personnes connue, on lance le nom très vite en pâture. Mais c’est pourtant une règle, normalement on devrait donner le nom d’une personne à partir du moment où elle été condamnée définitivement, avant, la personne peut nous poursuivre pour attaque à la présomption d’innocence et demander des dommages-intérêts. Donc il a la diffamation, la présomption d’innocence, il y le droit à l’image, l’image c’est important, il faut qu’on y fasse très attention. Quand une personne est dans un lieu publique… la règle c’est qu’on doit toujours demander la permission. Alors les enfants mineurs on peut jamais divulgué leur visage ni leur identité par contre, ni l’identité des parents, ni une identité qui puisse faire connaître reconnaître l’identité du mineur. Concernant le droit à l’image, quand une personne est dans lieu public, dans une manifestation, il sait qu’il est dans un lieu publique donc visible. Par contre quand c’est dans un lieu privé, je fais un reportage sur un restaurant je prends un cliché, un homme est avec sa maîtresse, il peut me poursuivre pour droit à l’image. Dans un lieu privé on a pas le droit de diffuser une image. Et image du mineur alors jamais. Dans les écoles on des autorisations, il faut demander l’autorisation des parents pour diffuser l’image d’un enfant. On le droit non plus de récupérer une image sur Internet comme ça, sachant qu’il des photographes qui ont fait cette image, il faut la signer. On peut s’approprier des images qui sont libres de droits, ça veut dire que la personne autorise la presse à l’utiliser. Voilà les grandes règles.

Q. Et du coup qu’est-ce que vous conseillez à des personnes qui veulent faire ce métier ? Des choses à faire, à ne pas faire? 

R. Déjà il faut aimer écrire, parce que même si vous voulez travailler en radio ou en télé: il y aura toujours une base d’écriture même si elle est brève. Ensuite il faut être curieux sinon on ne peut pas être journaliste, il faut s’intéresser aux gens. La timidité n’est pas importante on peut être très timide et réservé dans la vie mais quand on est sur le terrain il faut y aller. Par exemple moi quand je vais sur un fait divers et que tu dois dégainer ton appareil photo sur un accident c’est très difficile: Je ne suis pas du tout voyeur, j’ai pas le réflexe de filmer quelque chose dans la vie et là comme il faut faire le job, il faut faire violence et je le fais sans état d’âme. Un peu comme un avocat qui défend un pédophile, souvent on ne comprend pas mais il fait son métier. Donc on peut avoir une personnalité un peu timide dans la vie et puis sur le terrain il faut y aller. Et puis on est protégé par son statut de journaliste. Ce que je conseillerai c’est que si vous avez envie d’être journaliste il faut foncer car c’est une profession qui est en pleine évolution. Même si les médias, les supports changent (les webs tv, les reportages webs…) y aura toujours à la base une personne (peut-être qu’un jour ce seront des machines) des journalistes pour rencontrer des gens, pour aller recueillir l’information sur le terrain, pour la raconter et ensuite aller la diffuser sur un journal, sur un ordinateur: la base du métier reste la même. Et quand on nous dit quelque fois “le métier se modernise”: ce n’est pas le cas: le métier ne se modernise pas, les supports se modernisent mais le métier est toujours le même et sera toujours le même. 

On a M. Kesel, M. Labro qui étaient des grand journalistes, des gens qui racontaient, qui savaient le faire. On peut raconter, écrire sur tout. Donc voilà ce que je conseillerais, je conseillerais aussi d’être assez polyvalent, d’accepter de faire du secrétariat de rédaction, des photos, des vidéos. C’est un métier passionnant et c’est le seul métier où on a du pouvoir sans avoir l’argent. Il n’y a pas d’autres métiers où on a du pouvoir sans avoir d’argent.

Q: Ca fait rester sur terre si vous avez du pouvoir sans avoir d’argent ? 

R. Oui ça fait rester sur terre et en même temps ce qui est intéressant dans ce métier c’est que ça ouvre plein de portes. Moi j’aime bien aussi faire ce métier parce qu’on nous prend parfois pour des assistants sociaux mais c’est normal car on a affaire à des gens qui sont face à une impasse juridique car leur syndic ne veut pas entendre leur incrimination par rapport à un appartement qui est en mauvais état, parce que la police ne veut pas prendre leur plainte et nous on leur sert d’intermédiaire et quelques fois on est un peu un cesam: il suffit qu’on passe un petit coup de fil pour débrouiller une situation, aider quelqu’un et pour ça on est content d’aider quelqu’un avec notre petit statut (qu’on soit journaliste local, correspondant local dans un village ou comme journaliste à Paris) le boulot est le même sauf qu’on n’a pas les mêmes interlocuteurs. Ce qui est intéressant dans ce métier aussi c’est qu’on a des accès privilégiés à des choses qui sont en général interdites au public. On peut avoir accès aux collections secrètes de musées, on peut tout faire en fait. Parfois on nous ferme aussi des portes parce qu’on veut nous cacher des choses. Mais, par exemple Elise Lucet dans Cash investigations: il y a des gens qui n’ont pas du tout envie de la recevoir. Des fois ils lui disent non tout court mais les gens sont aussi obligés pour être transparents de la recevoir ce qui les embête profondément mais ils le font quand-même et doivent répondre à ses questions même s’ils répondaient à personne qu’à la justice ou à personne d’autre qu’un journaliste. On se régale quelque fois de débloquer des situations, des gens avec un simple coup de fil, de dénoncer comme des lanceurs d’alerte. On aime bien se sentir utile. 

Q: Vous avez dit quand-même, les points les plus importants c’est d’aimer raconter, aimer écrire. Vous dites aussi que ça devient de plus en plus des supports comme des photos, multisupports, réseaux sociaux, écrits, etc. Est-ce que du coup ça va apporter une évolution dans votre manière de faire ou celle de raconter?

R. Oui tout à fait. Notre écriture sur midi-libre.fr, sur le web, l’écriture n’est pas la même que sur le journal papier. En général c’est des articles plus courts. Il y a aussi une façon un peu différente. On rajoute aussi des vidéos. Après le fond du boulot est le même. Vous avez aussi des reportages pure web qui sont fait par des journalistes qui sont uniquement sur le web, qui sont fait de la même façon et qui ressemblent aux articles qui sont sur le papier. Par contre ce qui évolue avec les nouveaux médias c’est qu’autour du journaliste maintenant il y a toute une série de nouveaux métiers “les datas métiers” qui analysent l’évolution d’un article: on part d’un article et ensuite il y a des gens qui peuvent analyser heure par heure l’audience de l’article (par qui cet article est lu, par des femmes ou des hommes, quelle catégorie d’âge) et qui en fonction de ces résultats ils décideront de placer ces articles avant un autre sur le web ou sur le journal papier ou alors on essaie plusieurs titres suivant si c’est un article à destination des femmes ou à destination des hommes.
Ce qui change pour le métier c’est la faculté de réaction par rapport aux ressentis du lecteur et par rapport au lectorat, aux followers. Ce qui est bien mais aussi dangereux car il faut tirer le lecteur vers le haut, il faut lui apprendre quelque chose car il a envie d’apprendre des choses, de se divertir, de comprendre.

[Un autre collègue d’Annick entre dans la pièce]

Annick : Alors ça c’est Jean-Pierre Amarger ! Qui peut donner son opinion hein, puisqu’il ne vous as pas répondu, le vilain [rires]

Jean-Pierre : Bonjour, je suis le lacheur ! 

Annick : Alors lui c’est le fait-diversier, justement on parlait des sources. Ils me me demandaient comment on vérifier une information ? Quelle était les sources de vérification. ?

Jean-Pierre : On multiplie les contacts.

Annick : C’est que j’ai dit.

Thomas : C’est ce qu’elle a dit

Annick : Voilà multiplier les sources, multiplier les contacts.

Jean-Pierre : Plus on en a mieux c’est.

Annick : Ne pas se fier qu’à une seule source. Et puis c’est quoi ? c’est la contradiction… heu le contradictoire ?

Jean-Pierre : Le contradictoire oui

Annick : Le contradictoire, c’est ce j’ai dit hein ? Et pas la contradiction.

Annick : Alors on disait qu’on avait pas de spécialité qu’on est des généralistes, par contre le fait-diversier, en général, il est assez spécialisé parce qu’il cultive un réseau. Et ce réseau c’est… comment cultive tu ton réseau ?

Jean-Pierre : C’est en allant boire, en mangeant avec eux, en sortant avec eux. Si c’est pas une blague. Je fais des sorties… des sorties en boite [rire].

Annick : faut pas se contenter de faire la tournée comme on dit.

Jean-Pierre : Pas que des coups de téléphones, il faut pas perdre de vue qu’il faut du contact humain.

Q. Et du coup est-ce que à l’inverse, il y a pas des gens, des personnes, des entreprises des communicants qui cherchent à créer du contact humain avec vous ? Mais pas forcement sur des informations que vous chercheriez ?

Jean-Pierre : Oui après on peut toujours se poser la question sur « qui utilise qui ? »

Annick : On peut être manipulé aussi

Jean-Pierre : Ça l’un n’empêche pas l’autre, mais c’est pour ça qu’en multipliant les contactes et en multipliant les sources…

Annick : On multiple les manipulateurs. [rire] Non mais    on peut comparer et puis on peut avoir la justesse.

Jean-Pierre : Par exemple si tu t’adresse qu’à un syndicat de police tu va avoir qu’une version des faits, qu’est pas forcément celle de la réalité, si tu va voir le chef de service il peut t’amener d’autres information.

Annick : Et après finalement c’est pas à nous à juger qui a raison en fait.

Jean-Pierre : On expose , tu donnes toutes les versions en fait.

Annick : Sauf quand on fait des billets d’humeur, où on peut être plus subjectif. Tout en faisant attention de ne pas donner de fausses informations non plus. Mais voilà, on peut être un peu plus subjectif que dans un article objectif, normal.

Q. Et tant que vous êtes encore là du coup… Vous avez un mode fonctionnement pour la communication interne dans l’entreprise ? des logiciels qui vous servent ?

Annick : Ouais, des logiciels particulier pour la mise en page ou le rédactionnel.

Jean-Pierre : Après tu veux parler des réseaux d’information ?

Q. Oui, les réseau sociaux de l’entreprise, comment vous faites pour fonctionner ?

Jean-Pierre : On se sert de facebook, de twitter, d’instagram.

Annick : Midi libre est sur facebook, chaque agence a un facebook, Midi-Libre Béziers, Midi-libre Montpellier. On est sur instagram aussi Midi-libre instagram

Jean-Pierre : Sur facebook, on est sensé avoir un compte chacun

Annick : On est sur tweeter

Jean-Pierre : Voilà, et puis après on travail avec Télégramme. Moi je travaille aussi avec périscope. Tu regardes sur ta région s’il y en a qui sont sur périscope et puis quand tu zoom tu te rend compte qu’ils sont tous dans le même quartier et qu’ils sont tous dans la prison, bin tu les écoutes. Et des fois t’entend des trucs.

Annick : Encore une fois multiplier les sources d’informations.

Q. Et du coup ça peut être considéré comme diffamation ou pas si vous utilisez des informations qui proviennent de périscope ?

Jean-Pierre : Bin non…

Annick : Sauf si c’est diffamatoire, là il a pas le droit de le dire, mais après c’est à lui de vérifier

Jean-Pierre : En fait nous on a le droit… On n’a pas à citer nos sources, on peut prendre les informations où on veut dès l’instant où on les vérifies. Moi je les prends sur périscope, ils sont en train d’annoncer une livraison de cocaïne, si je veux faire un papier pour dire qu’ils vont avoir une livraison de cocaïne, rien ne me l’empêche. Souvent ils annoncent eux même qu’ils vont être livrés en biftecks, en saucisses… Alors le biftecks c’est de la cocaïne, la saucisses c’est des barrettes de shit et puis voilà. C’est comme ça qu’on le sait et puis le lendemain ou le surlendemain t’apprend qu’ils ont arrêtés trois/quatre personnes qui étaient en train de livrer.

Annick : Okay… ah c’est bien, je savais pas que tu étais sur périscope…

[Jean-Pierre Amarger sort de la salle]

-Merci beaucoup !

Annick :  Vous avez d’autres questions ?

Q. Oui, quand vous disiez “je ne savais pas que tu étais sur périscope”, ça veut dire que vous n’avez pas les mêmes méthodes de travail ? Est-ce que vous travaillez ensemble ou c’est chacun de son côté ? 

R. Non. Le matin on a une réunion de rédaction pour construire le journal du lendemain, voir les dossier, prévoir la semaine. Ce n’est pas un travail en équipe comme ça en open space: c’est un travail individuel, c’est rare qu’on fasse un dossier à quatre mains donc chacun travaille dans ses dossiers. On est une équipe mais c’est quand-même un travail individuel: chacun a ses sujets, ses dossiers, ses sources, ses informateurs. Après on communique évidemment. 

Q. Du coup ça n’arrive jamais qu’il y ait un journaliste qui fasse les photos d’un autre, ses interviews ou autre ? 

R. Euh non, quand on a un sujet on le gère d’un bout à l’autre, de A à Z. Même vu qu’on est photographe et qu’on est obligé de tout faire non. 

Q. Vous disiez que vous n’avez plus de photographe donc à une époque vous en aviez ? 

R. Oui alors il n’y a plus de photographes car il y a eu une compression de personnel. Avant on avait deux photographes par rédaction. Parce que quand y en a un qui était de repos, il était remplacé. Après on avait plus qu’un photographe et il est parti à la retraite et là on n’a plus personne. Donc quand-même pour les matchs, les rencontres sportives… maintenant il reste un photographe à Montpellier donc pour ce genre de manifestations ils viennent ici. Mais à l’agence pour les petites photos de tous les jours c’est nous qui nous débrouillons avec nos iphones ou alors on a des canons aussi sinon on a des iphones, on filme avec.

Q. Donc en cas de photographes vous faites appel à ceux de l’agence de Montpellier, ça ne vous arrive par exemple jamais de demander des sous-traitants, des correspondants?

R. Si, alors on a 180 communes sur notre territoire: sur le ouest-hérault et sur le biterrois. Dans chaque village nous avons un correspondant. C’est-à-dire un correspondant qui parle des petites nouvelles de son village. Ca nous aide beaucoup puisque ça nous fait 7 ou 8 pages. Nous en général 5 ou 6 pages de ville et ensuite on a 7/8  pages de villages. Donc oui tous les faits qui se passent dans les villages on a des correspondants. Par contre non on ne sous-traite pas les photos parce qu’il faudrait payer les sous-traitants et puis on a quand-même une politique d’économie comme tous les journaux régionaux, tous les journaux même comme toute la presse. 

C’est-à-dire que la presse régionale, locale n’est pas en bonne forme à cause de la concurrence des réseaux sociaux et puis parce que de moins en moins de gens lisent le journal papier et internet génère beaucoup moins d’argent que le journal papier donc on a une transition difficile à prendre. Les journaux essaient de plus en plus de diversifier leur activité: Midi-Libre organise du salon, de l’automobile, des salons de l’emploi pour essayer de trouver un peu d’argent ailleurs mais surtout en fait quand on nous reproche à nous journalistes “vous ne faites pas assez d’investigation”, “vous ne fouillez pas assez les sujets”: nous on répond qu’on n’a pas le temps et que pour qu’un journaliste se consacre à un sujet, il faut qu’on ait du temps, qu’on soit plusieurs parce qu’en attendant tu as d’autres journalistes qui doivent faire leur boulot sur le quotidien et donc ça prend de l’argent et donc on a de moins en moins de temps et de personnel et moi  je réponds toujours aux lecteurs “achetez-nous: si vous voulez qu’une presse soit libre, il faut l’acheter”. Il ne faut pas que l’argent vienne de la publicité ou un journal qui appartient à la politique ou à l’économie n’est plus un journal libre, il faut qu’il appartienne à ses lecteurs: il faut que ses lecteurs achètent les journaux pour être sûrs qu’on puisse faire notre travail en toute liberté.

Une dernière chose, vous disiez « pour que la presse soit libre il faut l’acheter » mais du coup en dehors de ça, en termes de liberté, est-ce qu’il y a des limites à ce que vous pouvez dire ? Par exemple de vos supérieurs ? Des pressions externes ?

On a déjà vécu une pression économique, ça veut dire que l’on nous a déjà menacé de nous enlever le budget publicité si, par exemple, on dénonçait un gérant de supermarché qui a reçu la visite de l’inspection des fraudes et qui ont qui ont dénoncé la saleté, l’insalubrité du magasin. Donc c’est un gros supermarché, le type nous as dit « si vous faites l’article je retire le budget publicitaire » qui étais assez important, assez conséquent. Donc on plutôt une pression qui est économique. Il nous a fait du chantage, en l’occurrence on a quand même publier l’article. Mais voilà, c’est le chantage économique qu’on peut subir, après la pression politique beaucoup moins. Bon après ça dépend du patron du journal parce que les les journaux ont quand même toujours servis aux politiques à agrandir leur zone d’influence. Je pense que midi-libre est quand même un journal… on a été catégorisé a droite ensuite à gauche, on a été catégorisé pro Ménard, anti Ménard, donc je pense que plus les gens nous catégorisent dans un sens et dans l’autre plus finalement on se dit qu’on fait bien notre boulot puisqu’on est objectif. Après il y des lobbys aussi qui essaient d’influencer les journalistes. Et surtout, je te racontais, les spin-doctors, ce des influenceurs qui sont capables d’influencer qui sont capables d’orienter les journalistes à leur insu sur tel ou tel telle direction donc faut qu’on soit vigilants.

-Donc voilà, je pense que c’est une bonne conclusion, qu’on a fait le tour du sujet, merci beaucoup. Vous êtes toujours d’accord pour qu’on le publie

-Oui, oui, oui pas de problème, toute façon moi je raconte ma vie sur Facebook alors y’a aucun problème.

-D’accord merci

Interview d’un journaliste reporter d’images : Alexis Martinez.

lundi 25 novembre 2019

« Je suis ce qu’on appelle un électron libre ! »

Dans le cadre de notre Projet Professionnel Personnalisé, nous avons décidé d’interviewer Martinez Alexis, un journaliste reporter d’images. Il travaille pour ViàOccitanie, un réseau de chaînes de télévision locale diffusé en Occitanie.

Bonjour, nous sommes trois étudiants au Centre Universitaire du Guesclin à Béziers et dans le cadre de notre projet professionnel personnalisé, nous devons réaliser l’interview d’un professionnel. Ce que je vais vous demandez dans un premier temps, c’est si vous êtes d’accord que l’interview soit enregistrée puis par la suite retranscrite sur le blog de l’université.

Alexis : Pas de problème !

Merci beaucoup. Tout d’abord, pouvons-nous nous tutoyer ?

Alexis :Oui bien sûr.

Peux-tu te présenter brièvement ?

Alexis :Je m’appelle Alexis Martinez, je suis journaliste reporter d’images pour ViàOccitanie qui est une chaîne de télévision régionale. Je travaille depuis deux ans au sein de cette chaîne et avant ça j’étais en radio, à radio Marseillette, une radio associative dans l’Aude où là j’ai fait un CDD de trois ans et quelques…

Comment tu pourrais définir ton métier, quel sont ses caractéristiques ? 

Alexis : Alors, le journaliste reporter d’images, c’est un peu un journaliste polyvalent qui va toucher au montage, à l’image, à la caméra, à la partie rédactionnelle, à la prise de contact… ça diffère du métier de journaliste « de base ». Un journaliste reporter d’images donc, fait tout de A à Z, que ce soit de la partie contact à la partie montage puis rendu final.

Quand tu pars sur le terrain, est-ce que tu pars seul ou accompagné d’une équipe de tournage ? 

Alexis : Je pars seul. Si on part à deux, à trois ou même plus, c’est quand on à besoin de quelqu’un pour soutenir au niveau de la caméra ou de la partie rédactionnelle mais sinon je dois me débrouiller tout seul. C’est pour ça que c’est un peu compliqué comme métier, il faut être un peu partout en même temps.

Et justement, le fait d’être comme tu dis, « polyvalent », le fait d’avoir beaucoup plus de travail que les autres. Est-ce que tu as reçu une formation comme les autres journalistes, est-ce que tu as eus une spécialisation ?

Alexis :Alors, pour ce qui est de la formation je suis ce qu’on appelle un électron libre ! *rires* J’ai fait un bac pro’ système électronique et numérique donc rien à voir ! Je m’étais servi de ça pour avoir les vingt-deux semaines de stages qu’il y avait avec ce bac pro, pour développer du réseau dans le journalisme, dans la vidéo, dans l’audio-visuel. Ça a toujours été ma passion, depuis toujours. Je voulais travailler en tant que cadreur, en tant que journaliste… ça m’a toujours plu. Comme les voies plus classiques, les grandes écoles, c’était très compliqué pour moi financièrement, je me suis lancé un peu « au talent ». La radio m’a permis de me former, de prendre confiance en moi, d’essayer de comprendre le métier, savoir un petit peu les clefs pour pouvoir faire des choses correctes. Pour ce qui est de la télévision, quand je suis rentré à ViàOccitanie, j’avais déjà des bases dans le grand journalisme. Les rédacteurs en chef ainsi que mes collègues ont été là pour m’aider, pour me donner les « petits trucs » qui me manquait, la partie pratique.

Tu fais souvent mention d’un réseau que tu as commencé à construire dès tes premiers stages. Pour toi c’est vraiment ce qui t’as propulsé ? Selon toi c’est vraiment la partie la plus importante ?  

Alexis : Le réseau c’est super important parce que quand une rédaction t’embauche, ils vont voir la personne, comment elle s’exprime et ils vont aussi voir son réseau. S’ils peuvent ramener du monde qui peut être prestigieux ou pas pour la chaîne par exemple. Le réseau est très important.

Est-ce que tu peux me dire dans quelles structures tu as travaillé ? Si tu as souvent changé de boite ?

Alexis :Mis à part radio Marseillette, ma radio associative puis ViàOccitanie, non. Après, j’ai fait pleins de petites web radios, radios, web télévisions aussi… mais c’était vraiment pour le plaisir, une passion en fait et c’est ce qui m’a permis justement d’être ce que je suis aujourd’hui, de pouvoir bosser à télévision. 

Est-ce que tu as des projets d’évolution ?

Alexis :Alors en télé pourquoi pas. J’aimerais bien arrêter la partie journalisme pour me concentrer sur la partie caméra, c’est ce qui m’intéresse le plus, la partie technique en fait. Après, le journalisme me plait ! Il faut être curieux, etc. Mais j’aimerais bien par la suite, pourquoi pas, être seulement cadreur. Malheureusement, avec les temps qui courent c’est très compliqué. Par exemple, il y a dix-vingt ans, chez France 3, il y avait un cadreur, un ingé’ son, un journaliste… une équipe entière quoi. Maintenant, avec les moyens de communication actuels, c’est un peu compliqué d’avoir quatre personnes qui partent sur un tournage. Donc c’est financièrement plus intéressant pour les rédactions d’envoyer une personne qui sait tout faire. Donc bon, je pense que je rêve un peu mais sait-on jamais ! *rires*

Penses-tu que le métier évolue dans le bon sens du coup ?

Alexis : *soupirs*… non. Non parce que, on demande de plus en plus de tâches à une seule et même personne au lieu de répartir les tâches et faire en sorte que tout le monde soit à l‘aise dans ce qu’ils font… là non, tu vas toucher un petit peu à la caméra mais ça se trouve niveau son et bien tu ne sauras pas trop comment le gérer, si tu as une formation de journaliste… et au contraire, si tu as une formation dans la caméra, tu auras un peu plus de lacunes dans le journalisme etc…

Les travaux que tu as faits avant, ça t’a aidé à établir des contacts aujourd’hui ?

Alexis :Oui, oui, il a beaucoup de contacts et souvent je me retrouve avec un tournage à faire dans l’Aude et il nous manque le maire de telle commune et bah, grâce aux contacts que j’ai eus avec la radio à l’époque, je passe un coup de fil et j’ai la chance de pouvoir me sortir de pas mal de situations… donc oui, ça sert ! Le réseau est très important dans ce métier, vraiment. C’est d’ailleurs pour ça que l‘on fait faire beaucoup de stages aux étudiants, ça leur permet de se créer un petit réseau.

D’accord je vois ! Bon, je passe un peu du coq à l’âne mais à quoi ressemble votre journée type ?

Alexis : Il n’y a pas de journée type *rires* ! On peut arriver à neuf heures, soit en sachant ce qu’on va faire parce que c’était pré-calé la veille, soit il tombe un truc et là, toute ta journée est modifiée quoi ! Je pense à l’accident de bus à Millas, j’étais en tournage à Narbonne, je revenais de Narbonne et je pensais avoir terminé ma journée et bah non on t’appelle à quatre heure et tu dois y aller. Donc non, il n’y a pas vraiment de journée type. Bien sûr, il y a des journées ou on commence avec la conférence de rédaction, pour savoir ce qu’il y a le lendemain mais souvent, c’est sur l’actu’ quoi.

Quel est le dernier gros « scoop » que tu as eu dernièrement ?

Alexis : Dernièrement, c’était un déplacement ministériel… Notamment le président qui est venu dans l’Aude pour les inondations à Trèbes. Forcément c’est la politique qui revient le plus souvent, avec les élections municipales etc… Puis évidemment, les gilets-jaunes…

Vous intervenez uniquement dans le département ?

Alexis :Non, non on est du coup basé à Perpignan, on s’occupe du secteur de Narbonne puis aussi un petit peu à côté de Toulouse et après on va jusqu’à Barcelone.

Barcelone ? Ça veut dire que tu fais un petit peu d’international aussi ?

Alexis :Oui, on fait de « l’euro-région ». Comme Perpignan est très ancrée dans la culture Catalane, la Catalauni du Nord… souvent, l’actu’ à un rapport avec ce qu’il se passe dans le sud. Donc quand il y a des manifestations à Barcelone, on aura forcément des gens de Catalauni du Nord à Perpignan qui se diront « Bah oui on est pour/contre… » donc on doit forcément suivre ce qu’il se passe à Barcelone.

Donc quand ça touche à la région, on peut être emmener à voyager n’importe où ?

Alexis :Oui, exactement. Par exemple j’ai été au salon de l’agriculture de Paris et puis j’ai un collègue qui part chaque année à las Vegas… donc oui, ça fait partie des avantages, on voyage pas mal.

Et le fait de voyager beaucoup tu penses que c’est uniquement un avantage ?

Alexis :Pour avoir une vie privée, c’est un peu mal barré *rires* ! Mais bon, après pour nous journalistes c’est vachement intéressant, hyper enrichissant ne serait-ce que sur le pan culturel… disons que sans la chaîne on ne pourrait pas faire tout ça et puis surtout, on sort de notre zone de confort !

Est-ce que tu penses que le métier évoluera encore malgré le fait qu’il faut être de plus en plus polyvalent ? Si oui, penses-tu que ça évoluera dans le bon sens ? 

Alexis : Oui. Au fur et à mesure, on nous fait de plus en plus tourner avec les téléphones. On abandonne la traditionnelle caméra, pour tourner à l’IPhone. Parce que c’est plus pratique, plus rapide… donc oui, ça évolue dans ce sens-là. À terme on voit souvent tous les témoins, par exemple sur BFMtv, quelqu’un qui a vu un accident, qui filme avec son téléphone… je pense que le métier de journaliste il est là pour décrypter, pour analyser l’information mais la partie de recherche d’un évènement, de filmer un évènement qui vient de se produire…, je pense qu’on donne de plus en plus la parole aux témoins et que c’est en ça que le métier évolue.

Tu penses que les nouvelles technologies vont apporter à cette évolution ?

Alexis : Bien sûr, les téléphones ont des caméras de plus en plus performantes et beaucoup plus petites. C’est un peu ce qu’il se passe du coté de Midi-libre et de l’Indépendant, ils voient les ventes chuter parce qu’il y a internet, les nouveaux médias et ils sont obligés de se développer. 

De ce fait, que penses-tu de l’avenir de la presse écrite ?

Alexis :S’ils se renouvellent pas, ça va être très compliqué pour eux. Ils commencent à réfléchir à des choses à faire pour justement se renouveler mais le papier tel que la presse écrite journal, pour moi, c’est la fin… On est abonné sur nos portables, on voit du contenu… du coup oui, le fait d’aller dans un tabac-presse chercher son petit journal, je pense que c’est fini. 

On en entend souvent parler mais est-ce que tu penses qu’il y a cette fameuse « course à l’information » entre les différents médias ? Et est-ce que tu pourrais la définir, nous expliquer ce que ça apporte ?

Alexis :C’est BFMtv qui a lancé cette « mode » de faire la course à l‘information, la priorité au direct… et le problème c’est l’argent. Être le premier, ça rapporte des téléspectateurs, des téléspectateurs qui regardent des pubs et donc des pubs qui rapportent de l’argent… plus il y a de monde sur la chaîne, plus ils vont gagner de l’argent et c’est malheureux parce qu’on a des images brutes mais sans analyses. Par exemple on va voir les gilets-jaunes à Paris qui incendient une voiture de police alors qu’en fait dans tout le reste de la France, les gilets-jaunes sont sur les ronds-points, la plupart sont calmes. Donc voilà, le problème c’est qu’ils se cantonnent trop à ce qu’il s’est passé en violence du côté de Paris. Ce n’est pas bon pour la société je pense. Parce que les gens ils vont voir ces images là et ils peuvent potentiellement être incités à se battre. Et à part se monter les uns contre les autres et faire monter un climat de haine, ça ne sert à rien.

Tu penses quoi de l’influence des réseaux sociaux sur l’information aujourd’hui ?

Alexis : Ça pousse les médias à faire ce qu’ils font aujourd’hui, c’est-à-dire de l’actualité vingt-quatre heures sur vingt-quatre, sept jours sur sept. Parce que, mettons qu’il y ait une information qui tombe sur les réseaux sociaux, si ils n’ont pas l’info, ça sera compliqué pour eux financièrement. Si les médias prennent le temps de vérifier les informations qui s’accumulent sur Twitter, sur Facebook, etc, là oui ça pourrait être intéressant mais malheureusement, ils ne le font pas.

De ce fait, penses-tu que certaines personnes puissent s’improviser journaliste ? 

Alexis :Peut-être pas à ce point-là mais effectivement, toutes les images diffusées sont souvent amatrices, c’est des images qui viennent des réseaux sociaux. Et ça c’est depuis des années et des années. Après, si les journalistes ne font pas leur travail de décryptage, de comprendre l’information, de comprendre l’image, c’est sûr que c’est compliqué de parvenir à un réel niveau de journalisme. 

Merci beaucoup, l’interview est maintenant terminée, nous te remercions encore pour tes réponses et le temps que tu nous as accordé. Nous t’enverrons la retranscription de l’interview afin d’avoir ton accord final. Bonne continuation !

Alexis : Merci à vous, c’était vraiment chouette. Bonne continuation !

Interview réalisée par Chevallier Jules, Laval Chloé et Gabard Kellyan.

Bourge’S Events, l’œuvre d’une passionnée

dimanche 24 novembre 2019

En première année de licence information et communication, dans le groupe 1 de Béziers, nous sommes Eva Arons, Alexia Bajo, Elisa Colombel et Oriane Lesourd. Dans le cadre de notre enseignement de “ Méthodes de travail ”, notre équipe avait pour projet d’interviewer un(e) professionnel(le) dont le métier nous intéressait. Après avoir contacté Sarah Khemis Delbourg par mail, nous avions prévu de la rencontrer dans son agence d’événementiel Bourge’S Events à Narbonne le 23 octobre. Cependant,  suite à de nombreuses difficultés causées par les intempéries du jour en question, nous avons dû reporter l’entretien au lendemain, en visioconférence dans une des salles de l’université que nous avons donc réservée en amont.

N.B : Durant l’entretien, la professionnelle nous a demandé de couper un passage mais, après en avoir discuté plus tard par mail, elle nous a finalement donné son accord pour le retranscrire.

Légende :

S.K.D : Sarah Khemis Delbourg

O.L : Oriane Lesourd

E.C : Elisa Colombel

A.B : Alexia Bajo

E.A : Eva Arons

Toutes : Oriane, Elisa, Alexia et Eva

O.L : Bonjour, tout d’abord nous vous remercions de nous accorder cet entretien. Je vous présente mes collègues donc, Alexia, Elisa, Eva et moi-même Oriane. Donc, comme vous le savez, nous sommes des étudiantes de l’université Paul Valéry à Béziers, nous sommes en licence information communication. C’est le 24 octobre 2019, il est 10h et nous sommes donc en visioconférence avec vous entre Narbonne et Béziers.

S.K.D : D’ailleurs, ça va pas trop de dégâts ?

O.L : Non ça va.

S.K.D : Super.

O.L : Pour vous interviewer dans le cadre de notre projet donc, vous êtes Sarah Kemis Delbourg, gérante et fondatrice de l’agence d’événementiel Bourge’S Events à Narbonne.

S.K.D : C’est ça.

O.L : Je vais d’abord vous demander si vous acceptez toujours d’être interviewée, enregistrée et que l’entretien soit retranscrit sur le blog de notre université.

S.K.D : Vous avez mon accord.

O.L : D’accord merci, vous avez toujours 30 minutes au final pour nous ?

S.K.D : Ouais je dois être à 11h ailleurs et le temps de traverser je ne sais pas ce que je vais trouver comme dégâts en fait.

O.L : Ah oui d’accord pas de soucis. Je vous laisse commencer donc l’entretien avec Elisa.

S.K.D : D’accord.

E.C : Donc bonjour, en fait on va commencer par parler d’études, donc ma première question : où avez-vous fait vos études ?

S.K.D : Mes études je les ai faites un peu partout, j’ai beaucoup voyagé. Le bac ES je l’ai fait par correspondance, le bac pro commerce je l’ai fait à Narbonne, le BTS je l‘ai fait par correspondance aussi à Narbonne. Et après j’ai aussi un CAP de cuisine que j’ai fait pour ma passion.

E.C : D’accord, et justement avec ce CAP cuisine, nous avons pu lire sur votre site que vous étiez traiteur avant, et donc est-ce qu’avec toutes ces formations que vous avez pu faire, est-ce que vous avez eu besoin de reprendre une formation spécifique pour vous lancer dans cette reconversion d’organisatrice d’événements ?

S.K.D : En fait, si vous voulez, par le métier de traiteur je me retrouvais toujours à coordonner des événements sans le vouloir, mais d’un coté c’est comme ça que j’ai décidé de devenir coordinatrice et organisatrice parce que je finissais toujours les tâches des autres. Je suis quelqu’un de relativement calme quand je travaille, je ne travaille jamais avec le stress : le stress je le gère à ma façon et du coup je peux justement travailler et collaborer avec plein de partenaires différents et de ce fait réaliser un événement.

E.C : D’accord, et du coup sur le fait que vous arrivez à coordonner et à gérer votre stress, est-ce que ça a été vraiment vos motivations pour faire ce métier, enfin quel a été vraiment le déclic pour faire ce métier ?

S.K.D :  [Petite pause avec sa fille] Donc je reprends excusez-moi.

E.C : Quelles ont été vos motivations à faire ce métier-là ?

S.K.D : La demande, l’exigence parce que, étant donné que j’étais toujours en contact avec les mariés ou d’autres intervenants comme des entreprises, en tant que traiteur je voyais qu’il y avait pas justement cet accompagnement, que ce soit par une wedding planner ou une organisatrice de réception et de ce fait, moi c’est vraiment cet accompagnement que je voulais donner à mes clients, qui va du début, donc de la prise de rendez-vous  jusqu’au jour J en leur expliquant, les rassurant et en leur montrant que justement avec moi, il y aurait une vraie fiabilité dans l’accompagnement. C’est très important en fait, les gens donnent de leur temps, de leur argent et en échange quand ils arrivent par exemple à un mariage et qu’ils ne trouvent pas la wedding planner c’est un peu bizarre quand même parce qu’ils sont déroutés, ils ont eu beaucoup de pression de leur côté. On est un peu là justement pour les aider à leur dire “ne vous inquiétez pas le stress c’est pour nous, on gère tout” et voilà.
Ensuite, ce qui m’a aussi convaincue c’est le fait que je voulais ouvrir mon entreprise et que je voulais être mon propre patron. J’avais déjà aussi de l’expérience dans la gestion de l’entreprise parce que ce n’est pas la première entreprise que j’ai ouverte. Dans l’autre j’étais gestionnaire, donc là ça ne me faisait pas peur toute la partie administrative et puis je vais vous dire, quand on ne connaît pas on apprend aussi sur le tas. Je vais vous dire il n’y a rien d’exceptionnel, après c’est sûr qu’il faut avoir de l’assurance, de la confiance en soi. J’adore innover, je suis très créative, je n’aime pas reproduire la même chose que les autres, j’essaie vraiment d’apporter vraiment dans tout mon travail hormis le fait que je sois exigeante dans ma vie à moi-même, mais c’est surtout ce côté humain qui manque aujourd’hui qui est devenu très financier entre les échanges de tous les jours .

E.C : D’accord, et du fait que vous venez de me dire que vous accompagnez donc les clients de A à Z sur l’événement, est-ce que vous mettez toujours en pratique vos talents de traiteur pour vos évènements ou avez-vous préféré faire appel à un ou plusieurs partenaires comme vous m’avez dit tout à l’heure pour ne pas être débordée ?

S.K.D : Actuellement je ne travaille plus en tant que traiteur, mais je mets toujours mon petit nez dedans. Je vérifie que tout a été bien fait, étant donné que voilà quand on est dans le métier on connaît la chaîne du froid, le respect des denrées mais c’est vrai que je vérifie, je pose des questions … Mais non je ne le fais plus parce que je n’ai plus le temps tout simplement. Mais je cuisine à la maison !

O.L : Donc du coup par rapport aux partenaires vous en avez beaucoup ?

S.K.D : Actuellement je suis entourée, je dirais, d’une trentaine de partenaires.

O.L : Et en quoi ça consiste d’avoir des partenaires ?

S.K.D : Alors en quoi ça consiste, déjà, ça consiste d’une part à créer, à être prescripteur et prescriptrice, c’est-à-dire que quand on a un partenaire déjà on peut négocier les prix, donc ça va dans les deux sens.
Ensuite, donc je suis leur prescripteur forcément puisque je travaille avec eux, et eux sont les miens parce qu’ils vont me recommander en échange. De plus, ça développe l’économie narbonnaise, puisque je travaille essentiellement avec des petits commerçants et pas des grandes chaînes puisque le but c’est que quand même on arrive à s’agrandir et à s’accroître. Et c’est pour ça que je travaille avec eux, après je ne travaille pas toujours avec les mêmes, j’essaie le plus souvent de travailler avec les mêmes mais je donne aussi la chance aux nouveaux qui arrivent.

O.L : D’accord, et vous les créez comment du coup ces partenariats ?

S.K.D : Je les crée comment, déjà avant tout je les essaie moi-même, personnellement avant de les recommander à des clients parce que je sors, parce que j’achète ou parce que je suis invitée et après oui je peux me permettre de recommander ces partenaires.

O.L : D’accord, et du coup ça tient sur le fait que vous vous recommandez entre vous et cetera, c’est ça ?

S.K.D : Après oui ça tient la route, forcément puisque ces partenaires en question sont tous commerçants, donc forcément … Après c’est des flyers, un échange de flyers, un échange de publicité sur le réseautage et ça marche et c’est du bouche à oreille.

O.L : D’accord.

E.C : Donc, à vous entendre vous êtes plutôt fière de votre métier, vous le définiriez comment exactement ?

S.K.D : Je le définirais que là je suis ouverte depuis février donc je suis en phase, voilà je suis dans les 3 premières années, je vais pas me plaindre parce que je démarre bien mais en même temps il n’y a pas d’agence d’événementielle à Narbonne donc forcément, je cible un public très diversifié puisque je fais des petits jusqu’aux personnes âgées. Il n’y a pas de cible précise, la cible est très large, je gère plusieurs manifestations et événements différents. Après voilà, je reste réaliste en sachant que je suis dans ma première année et que je dois atteindre mes objectifs pour le chiffre d’affaires et en expérience mais je reste très optimiste.

E.C : D’accord, et du coup comme vous me dites que vous êtes très optimiste quel conseil vous donneriez à des étudiantes pour démarrer dans ce milieu justement ?

S.K.D : Déjà moi j’ai eu la chance voilà, j’ai été très curieuse donc j’ai fait pas mal de stages à droite à gauche, le fait d’être dans le milieu du traiteur forcément on découvre beaucoup de choses sur les événements professionnels et particuliers, donc les stages c’est important, vraiment il faut les faire et il faut les faire avec les entreprises dont vous vous avez envie et non pas avec celles que l’on vous impose. Si vous n’avez pas de feeling avec les personnes avec lesquelles vous travaillez, si vous ne recevez pas justement de conseils ou d’apprentissage, si vous êtes vraiment des « larbins » de stage, vraiment laissez tomber : passez à autre chose parce qu’il faut vraiment qu’on vous apprenne les choses, il faut être des fois sur le terrain pour pouvoir parler d’organisation. La coordination c’est simple, c’est de l’organisation de plusieurs prestataires mais c’est quand on est sur le terrain, le jour J,  le moment-même, il faut toujours anticiper, avoir un plan B, avoir le sourire, ne pas s’énerver, prendre tout le monde avec des pincettes, c’est beaucoup de patience. C’est le conseil que je vous donnerais, vraiment prendre le temps d’observer ce métier de très près.

E.C : D’accord, et donc du coup avec tout ce que vous avez appris dans ce métier grâce aux formations et aux entreprises : y a-t-il, selon vous, des inconvénients dans ce domaine ? On voit par exemple sur votre site que vous êtes disponible du coup 7 jours sur 7 : est-ce que vous rencontrez souvent des inconvénients ?

S.K.D : Les inconvénients c’est que votre vie est bousculée, vous êtes un peu dépendant de votre travail quoi ça c’est sûr : j’ai beau dire “le travail je ne veux pas qu’il arrive à la maison” mais il finit toujours par arriver oui. Après c’est mon choix, mais je ne le vois pas trop comme un inconvénient parce que je l’ai choisi, et du coup je savais forcément à quoi m’attendre. Donc pour le moment, hormis les charges que vous payez à l’état je ne vois pas d’inconvénient.

E.C : Et du coup comme il y a peu d’inconvénients pour vous, quel est votre programme type dans l’organisation d’une journée d’événement ?

S.K.D : Un programme type, ça dépend, pour l’entreprise il va falloir que j’arrive tôt, que je vérifie que, notamment là j’en ai fait une il y a 10 jours dans une cimenterie, il fallait poser un chapiteau, un parquet, des toilettes sèches. Il fallait vérifier que le travail était fait en amont avant que j’arrive, c’est déjà arrivé la veille et vérifier que ça ça a été fait. Le jour J on arrive, c’était l’installation donc il y a une superbe tonnelle qui va avec, là j’avais pris qu’une seule serveuse parce que ça suffisait, donc voilà c’est redresser un buffet, vérifier, enfin généralement je fais les livraisons moi-même pour être sûre qu’il ne manque rien parce que je suis un peu maniaque là-dessus et pour pouvoir déléguer justement j’explique avant l’événement ce qu’il va se passer, en quoi consiste l’événement et qu’est ce qu’on doit faire. Et à partir de là généralement il n’y a pas de souci à avoir. Après une journée type pour moi c’est par exemple un mariage, ça va être quelque chose de plus complexe qu’un événement professionnel parce que là il faut gérer les convives, les mariés, les traiteurs, les prestataires, il faut trouver une place pour tout le monde. Mais le jour J tout doit être prêt en fait, c’est l’avant jour J parce que l’événement se prépare en amont avant donc c’est là qu’il faut tout vérifier : la décoration, les tables, la mise en place, les autres protagonistes extérieurs, forcément des fois il manque quelque chose donc il faut toujours avoir un plan B, anticiper, anticiper, anticiper. Et après généralement le jour J dans un mariage je reste quand même pour vérifier que tout se passe bien, l’accompagnement, voilà on revient toujours à l’accompagnement, jusqu’à la fin de soirée ou généralement je m’éclipse, je vérifie que les serveurs ont fait leur boulot, que les mariés sont contents et après je m’en vais discrètement.

E.C : D’accord, parfait vous avez répondu à mes questions, je vais vous laisser avec la suite des questions avec Alexia.

A.B : Vous avez parlé de votre vie professionnelle et de votre vie privée, et donc pour vous ce serait plutôt difficile de combiner les deux ?

S.K.D : Non ça va, j’ai deux enfants, je suis mariée, ce n’est pas vraiment difficile parce que je les implique tous. Ils n’ont pas trop le choix pour le coup mais ça va. J’ai un ado donc forcément je l’implique, donc il gagne son argent de poche comme ça parce que voilà il faut les sensibiliser à l’argent. La plus petite est trop petite donc je la fait garder ou alors elle vient pour regarder, et le mari donne un coup de main dans les livraisons voilà.

A.B : D’accord donc au final vous ne travaillez pas seule dans votre entreprise ?

S.K.D : Oui, non mais c’est ponctuel ce n’est pas tous les jours, très ponctuel. Par contre voilà généralement je les fais intervenir quand c’est sur des mariages, quand c’est sur des entreprises on ne les voit pas du tout. C’est quand il y a un week-end et que le dimanche bah il faut aller récupérer des choses donc forcément on est tous ensemble. C’est donner un coup de main pour aller plus vite et profiter ensemble de notre journée après.

A.B : C’est plus convivial.

S.K.D : Voilà c’est plus convivial, il n’y a que les enfants qui trouvent un intérêt financier.

A.B : Et donc vous comment vous considérez votre profession ? Plutôt comme une passion ?

S.K.D : Oui moi je la vois plus comme une passion parce que c’est vraiment quelque chose que je voulais faire et surtout que Bourge’S Events c’est ma signature à moi. C’est vraiment personnel. Je vois beaucoup de choses sur instagram, sur Pinterest et ça ne me ressemble pas.
Donc, si demain on venait me voir et me disait de recréer une atmosphère à l’identique, je leur expliquerai que c’est possible mais que ça ne serait pas moi en fait. Le but c’est qu’à chaque prestation, au niveau de la déco ou de l’organisation ou des choses comme ça, que je puisse quand même, moi, apporter quelque chose au client.

A.B : Tout à l’heure vous nous avez parlé d’un événement qui vous a été plutôt compliqué, est-ce que vous en avez un en tête qui vous a été particulièrement difficile ?

S.K.D : Difficile non franchement, non parce que c’est de l’organisation en amont, mais après ce qui peut être difficile c’est le contexte avec l’humain. Voilà, il y a certains clients qui vont changer le jour de l’événement, on ne va pas les reconnaître. Ils vont limite se transformer et être très exécrables et ça c’est quelque chose qui peut être difficile parce qu’on est plus considéré comme une personne mais comme quelque chose d’acquis : du genre “ on a payé, on l’a donc faites ce qu’on vous dit ” et là on dépasse la limite et là ça peut être compliqué à gérer. Mais de toutes façons il faut rester très professionnel, ne pas rentrer dans l’empathie, voilà il ne faut jamais trop rentrer dans l’empathie, quelque soit l’événement parce que si ça ne se passe pas bien après ça se voit sur la personne. Voilà moi je n’ai pas ce souci parce que j’ai un caractère assez fort et je peux rester de marbre pour certaines choses, mais j’ai travaillé avec certaines personnes que j’ai vu pleurer et professionnellement ce sont des choses à ne pas faire. 
[ COUPURE DU SON ]
Donc du coup il, faut avoir les épaules solides pour ce métier parce que ce n’est vraiment pas évident, voilà vous allez tomber sur de belles personnes comme vous allez tomber sur des personnes très exécrables, très hautaines et ça peut arriver donc du coup c’est ça qu’il faut vraiment gérer : c’est le relationnel.

A.B : D’accord et du coup au contraire, est-ce que vous avez un événement qui vous a marqué ?

S.K.D : Oui, pour le coup j’en ai plein, que ce soit des anniversaires pour des enfants … Généralement je suis marquée à chaque événement d’une façon différente mais avec beaucoup d’émotion parce que justement on voit de l’amour, on voit plein de choses, on voit de la joie et on voit du partage, et oui ça c’est super chouette.

A.B : D’accord et du coup vous pensez faire ce métier-là toute votre vie ?

S.K.D : Disons les dix prochaines années oui j’aimerais bien et après on verra bien.

A.B : D’accord, super. Je vais laisser Eva parler.

E.A : Alors tout à l’heure vous nous avez dit que votre entreprise est ouverte depuis février et du coup j’aurais voulu savoir combien de temps ça vous a pris de créer votre agence ?

S.K.D : Je me suis immatriculée il y a un an, au mois de novembre. Honnêtement j’ai pris tout mon temps parce que j’étais encore salariée en tant que traiteur et puis je voulais prendre mon temps pour bien faire les choses, pour faire les travaux voilà. Et puis après il y avait aussi un concours à Narbonne pour les entreprises émergentes donc c’est vrai que j’ai pris beaucoup de temps à préparer ce concours. C’était un concours in site pour toute la vie, pour toutes les entreprises qui démarrent et donc le concours m’avait pris beaucoup de temps. Et c’est pour ça que je n’ai ouvert que fin février.

E.A : D’accord et du coup ce concours vous en aviez besoin pour ouvrir votre agence ?

S.K.D : Non je n’en avais pas besoin mais honnêtement c’était un petit plus : j’ai été lauréate, j’ai eu le premier prix. C’est toujours une fierté quand on ouvre une agence de dire voilà j’ai ramené le prix et puis après ça rassure quelque part, ça conforte dans ce qu’on fait et on se dit “on est dans la bonne voie”.

E.A : D’accord. Est-ce que vous avez rencontré des difficultés lors de la création de votre agence ?

S.K.D : Oui,  c’est toujours difficile un petit peu je ne vais pas vous mentir. Les gens dans ce métier ne sont pas tous comme moi là avec vous, je vous explique pas mal de chose. Moi on ne m’a rien expliqué, j’ai dû chercher par moi-même. Il y a beaucoup de jalousie, beaucoup de gens qui peuvent mettre des bâtons dans les roues, qui ne vous disent rien tout simplement. Donc ça va être vous et votre chance, parce que les wedding planner c’est exécrable comme métier, parce qu’elles sont nombreuses et comme je dis tout le monde est différent, on se démarque toutes avec notre façon de travailler.
Après moi j’ai prospecté, j’ai commencé par faire les ateliers pour les enfants, les événements sur Fortnite, j’avais fais déjà en amont donc forcément des mariages et des événements parce que j’étais traiteur donc j’avais déjà un peu d’expérience là-dedans. Ensuite justement en tant que traiteur j’avais déjà pris les contacts, et c’est pour ça que j’ai pu faire des mariages cette année, et après j’ai été au petit salon du mariage à Narbonne qui ramène beaucoup de monde forcément donc c’est bien pour la suite. J’ai fait aussi le salon “Les Reines du Sud”, donc c’est un salon privé, et il y a aussi le salon de l’événementielle que je vais faire début novembre à Carrefour. Donc voilà, c’est bien aussi pour la visibilité. Après bon moi je suis allée beaucoup plus loin parce que je continue à faire des formations en amont, donc des formations en comptabilité, digitaliser son entreprise, [inaudible] sur le web, le marketing donc je continue. Même si je suis aujourd’hui gérante, je continue à m’informer sur ce qu’il se passe à côté et comme j’ai dit, de toutes façons, sur le site web je suis obligée d’évoluer en fonction de la technologie et de la mode quelle qu’elle soit. Ça c’est vraiment indispensable, là je compte peut-être même faire une formation de wedding designer parce que moi-même je suis tout le temps dans la création et l’innovation donc pourquoi pas avoir encore un petit diplôme.
Je pense à après et voilà, donc oui il faut continuer. Il ne faut pas se dire “on a ouvert, on a une agence, ça va nous tomber dessus”. Pour que la porte s’ouvre il faut quand même faire beaucoup d’efforts, il faut prospecter, avoir un plan d’action commerciale. Après j’ai la chance de faire partie des femmes chefs d’entreprise de l’Aude dans le réseautage, après il y a la BNI. Après il y a pas mal de choses où il peut y avoir du réseautage et forcément de la prescription des autres.

E.A : D’accord et du coup c’est vous qui avez créé votre site internet ?

S.K.D : Oui, il a été complètement vu par ma façon de voir les choses.

E.A : Vous avez fait appel à une entreprise pour vous aider ?

S.K.D : J’ai fait appel à quelqu’un bien sûr mais après c’est moi qui gère le blog quand j’ai le temps. Mais le site web reflète vraiment ma façon de travailler et c’est moi qui ai tout écrit et il n’y a pas un mot qui ne m’appartient pas.

E.A : D’accord et au début, pour vous faire connaître, vous avez beaucoup fait appel aux réseaux sociaux, notamment avec une page Facebook et tout ça ?

S.K.D : Facebook est incontournable, incontestable et c’est gratuit ! Et après ce qui est bien c’est que quand on fait des événements, on peut promouvoir avec des petites pubs avec 20, 30, 40 euros et on peut justement cibler les gens avec des algorithmes, et justement toucher beaucoup de personnes et ça c’est chouette. Après Instagram c’est plus les influenceuses donc c’est pour ça que je fais d’autres salons où je rencontre des influenceuses (je ne savais même pas qui c’était). Et du coup oui c’est super chouette notamment la soirée “Les Reines du Sud”, là il y avait des influenceuses et  il y avait une chanteuse Kenza Farah. Donc c’est chouette, c’est de la pub gratuite ma foi et du coup il y a beaucoup plus de personnes qui s’abonnent. Et après depuis peu je suis sur Snapchat aussi. Et je suis aussi sur LinkedIn pour les professionnels.

E.A : Du coup pourquoi avoir choisi Narbonne pour installer votre entreprise ?

S.K.D : Déjà j’habite Narbonne pour commencer, et puis il n’y a pas à Narbonne d’agence d’événementiel.

E.A : D’accord donc pas de concurrence ?

S.K.D : En concurrence directe non je n’en ai pas, j’en ai oui des wedding planner en concurrence ou alors des gens qui ne font que du professionnel mais quelqu’un qui fait les deux non.

E.A : D’accord, pensez-vous étendre la portée de votre entreprise ? La développer dans d’autres villes par exemple ?

S.K.D : J’ai créé l’entreprise en SARL parce que justement mon objectif dans 5 ans c’est que ce soit quand même national ou international et justement faire des événements à l’étranger.

E.A : D’accord, je vais passer la parole à Oriane.

S.K.D : Mais après si vous voulez faire des stages l’année prochaine ça sera avec plaisir !

Toutes : Ah c’est gentil merci !

O.L : Alors moi c’est sur la clientèle : est-ce que vous gardez souvent contact avec les clients du coup ?

S.K.D : Oui ça m’arrive oui, ça dépend des événements et il y en a avec qui forcément ça accroche super bien, et du coup oui on se croise, on se voit, on peut boire un café. Après voilà il ne faut toujours pas dépasser la limite, ne pas devenir amis et voilà, il ne faut pas aller trop loin. Mais oui je garde généralement de très bons contacts, j’ai eu qu’un seul événement où je n’ai pas gardé de contact mais après tous les autres événements oui. Le but c’est qu’on se souvienne de Bourge’S Events et que par la suite pour un événement de famille, de cousinade ou autre chose on y fasse référence.

O.L : Oui parce que ça marche beaucoup sur le bouche à oreille.

S.K.D : Exactement.

O.L : D’accord, du coup tout à l’heure Alexia avait posé une question de ce genre mais vous avez souvent des clients exigeants ?

S.K.D : Moi-même je suis exigeante en temps que cliente, donc forcément je me mets à la place du client et avant même qu’il ne le devienne trop j’essaie surtout de le rassurer, le réconforter et qu’il sache qu’il est bien pris en main par l’agence. Et oui ça arrive d’avoir des clients exigeants et c’est tout à fait normal.

O.L : Vous avez une clientèle cible ou elle est plutôt variée ?

S.K.D : Non pas du tout honnêtement je n’ai pas de cible puisqu’il y a différents événements donc forcément ça va du plus petit aux plus âgés.

O.L : Oui comme votre offre est vraiment variée du coup votre clientèle l’est aussi.

S.K.D : Elle l’est aussi.

O.L : Du coup vous allez repasser avec Eva.

E.A : Alors vous m’avez dit tout à l’heure, je n’ai pas relevé, que dans 5 ans vous aimeriez peut-être vous développer à l’international et tout ça, vous auriez des idées d’endroits exactement où vous souhaiteriez vous développer ?

S.K.D : Franchement je vais vous dire, ça c’est à couper mais mon petit rêve ce serait de faire un événement à Dubaï parce que justement ils sont au sommet de la mode, que ce soit dans le vestimentaire ou dans l’événementiel. C’est vraiment le top du top et c’est surtout sur eux que je me base énormément au niveau de mon style. Oui bien sûr je suis en ce moment les chics et bohèmes, champêtres, pas de soucis je suis, mais c’est vrai que eux sont à la pointe technologique là-dessus et ce qu’ils sortent à chaque fois c’est juste « wouah ». Donc oui, après je suis d’origine tunisienne donc forcément j’aimerais faire un événement en Tunisie au moins une fois, et après je suis ouverte à aller dans d’autres pays en Europe ou ailleurs. Mais bon forcément dès que j’ai l’occasion j’essaie de voyager un petit peu et d’apprendre aussi des autres. Il faut toujours continuer à apprendre des autres c’est très important.

E.A : Et du coup pour le moment ça ne vous est pas arrivé de voyager pour le travail ?

S.K.D : Hormis la France non, les seuls voyages que je fais c’est pour voir mes fournisseurs. J’ai eu un contact sur Bourges parce que l’entreprise s’appelle Bourge’s Events et du coup il y a eu des gens de Bourges qui m’ont appelé, mais non j’ai décliné parce que ce n’était pas rentable  pour le moment.

E.A : D’accord. Nous avons lu que sur votre site l’idée du nom de l’agence est venu de votre fils : à quel moment lors de la création de l’agence l’avez-vous décidé ?

S.K.D : En fait, mon fils est dyslexique comme j’ai pu le dire, c’est un handicap qui ne se voit pas quand on ne connaît pas la personne mais qui se voit quand on vit avec elle au quotidien et en fait voilà, il a mal lu mon nom marital et au début on en rigolait avec mon mari donc ça avait duré plusieurs mois. Et le jour où j’ai décidé de créer mon entreprise la question ne s’est pas posée, c’est arrivé comme ça voilà, Bourge’S Events, Bourge pour mon fils, S pour Sarah et Events pour événementiel.

E.A : D’accord, je vais repasser la parole à Alexia.

A.B : On voulait savoir quel type d’événement vous est le plus demandé ?

S.K.D : On revient toujours au mariage quand même.

A.B : D’accord et par mois en moyenne on vous demande combien d’événements ?

S.K.D : Là on va dire que l’on est un peu juste pour donner des chiffres, vous me poseriez la question dans 1 an j’aurai vraiment une vraie réponse concrète puisque là on n’a pas fini l’année. Et voilà là j’ai une dizaine de devis à faire par exemple, j’ai réalisé mariages et professionnels confondus, une dizaine d’événements peut-être, plus les petits ateliers kids que je fais de temps à autres pour les enfants aussi pour les sensibiliser sur les écrans. Je suis à 20 événements peut-être là tout de suite, j’ai pas calculé honnêtement voilà c’est une fourchette sachant que j’ai ouvert en février.

A.B : Et pour vous, quelle est votre spécialité, le type d’événement que vous préférez ?

S.K.D : Les professionnels. C’est le meilleur ça, parce que voilà il y a un plan d’action à faire, il faut le faire et c’est réglé. C’est beaucoup moins compliqué et complexe qu’un mariage où il faut peaufiner, décorer, vérifier des détails, les ajustements, le son, la musique, la déco, la salle, il fait froid, il fait chaud, il manque quelque chose, le traiteur, le wedding planner “est-ce qu’il est prêt, est-ce qu’il va arriver ?” … Voilà il faut vraiment faire attention à beaucoup de choses, “est-ce qu’il y a des glaçons ?” … C’est la course un mariage alors qu’un événement pro, on n’a pas vraiment ce stress parce que les gens font partie ou de la boîte, ou de l’extérieur. Ils mangent, ils font leur discours, ils boivent un verre et ils s’en vont et c’est terminé. Ils n’ont pas vraiment autant d’attache sentimentale comme autour d’un événement comme un mariage. Parce qu’un mariage voilà il faut en avoir plein les yeux, il faut vraiment créer énormément d’émotions, il faut bien coordonner justement l’événement pour que tout soit fait avec de l’émotion, ça commence du vin d’honneur jusqu’à la pièce montée et voilà c’est une succession de petits détails qui font que la soirée est réussie à la fin. Mais c’est chouette aussi, c’est beaucoup de travail. Mais c’est vraiment chouette aussi.

E.A : Moi j’ai quand même une question à vous poser encore, tout à l’heure vous nous avez parlé de Kenza Farah qui vous a fait de la pub dans une vidéo, est-ce que ça vous arrive souvent de croiser des personnalités dans votre travail ou c’était occasionnel ?

S.K.D : Oui ça m’arrive oui. Forcément ça nous arrive souvent et puis là je vais faire aussi moi-même un prochain salon perso parce qu’on habite dans un domaine et j’ai décidé d’en faire une salle de réception, c’est dans la continuité de Bourge’s Events en fait. Du coup oui je vais organiser mon événement personnel et je vais ramener aussi des influenceuses et je vais choisir quelqu’un, que ce soit dans la musique ou dans l’humour je ne sais pas encore.

E.A : D’accord.

S.K.D : Voilà il faut continuer, comme je vous ai dit moi je suis très folle d’idées du coup ma folie je la mets en place et ça marche à chaque fois. Il ne faut pas avoir peur parce qu’il faut se rappeler du mot “événement”, donc c’est juste un événement c’est juste pour un groupe, il faut arriver à le mettre en place et quand on voit ce qu’il se passe ailleurs : pourquoi nous dans le sud on est tellement en retard ? Et les gens ils ne s’en rendent pas compte, on est en retard mais sur tout : sur la déco, sur ce qu’il arrive, sur tout. C’est dingue donc voilà créer des choses ça peut être sympa.

Toutes : D’accord.

O.L : Bon du coup on va conclure pour clôturer l’entretien parce que du coup vous devez être un peu en retard d’ailleurs.

S.K.D : Je vais courir.

O.L : Du coup, pour conclure, on a parlé de vos études, vous avez beaucoup de diplômes, vous trouvez ça important d’accompagner les clients, l’assurance, la création, rester exigeant, le côté humain … Le bouche à oreille est à privilégier. Vous avez une trentaine de partenaires, la négociation est importante, vous êtes prescripteur et les partenaires sont prescripteurs. Vous avez choisi Narbonne pour développer l’économie de Narbonne et pour les petits commerçants. Vous vous faites de la pub entre vous. Vous êtes plutôt optimiste même si ce ne sont que les débuts de votre entreprise. Ça commence plutôt bien avec notamment le concours auquel vous avez participé et que vous avez remporté. Vous nous avez conseillé de faire de nombreux stages pour étudier sur le terrain, il faut rester curieux et tout ça. Après qu’est-ce qu’on peut dire, je ne sais pas c’est votre passion tout simplement.

S.K.D : Après, moi je vous dirais les filles, si vous voulez en faire votre métier, c’est pour ça que je vous ai dit de faire des stages, c’est vraiment il faut que ce soit de la découverte pour vous. Il faut que vous ayez ce petit coup de cœur, ce déclic, et vous dire “ah ouais moi aussi je veux faire ça” ou “ouais moi je veux développer cette branche” ou “moi je veux apporter ça”. C’est pour ça que je vous ai dit l’apprentissage, quelque soit l’âge qu’on a, c’est super important parce qu’on apprend toujours des choses et on s’améliore. C’est pas parce qu’on a une entreprise, c’est pas parce que notre travail dégage un chiffre d’affaires raisonnable qu’il faut se dire “c’est bon je travaille je n’ai pas besoin de plus”. Après voilà, à vous de vous dire “est-ce que j’ouvre une agence juste pour du chiffre d’affaires ?”. Certes ça nous sert à vivre, mais est-ce que vous voulez aller au delà de ça et laisser justement une belle trace de vous quelque part et que les gens se disent “bon bah si on va chez les filles c’est parce qu’elles sont souriantes, on nous écoute, on nous conseille comme il faut, elles ont du goût” et c’est plein de petits détails qui font que les gens vont accrocher. Mais c’est pour ça que la relation humaine reste très importante dans ce métier, il ne faut pas regarder le chiffre d’affaires parce que justement vous n’allez pas oser prendre des risques et développer certaines choses. Après ça peut ne pas marcher aussi mais moi je suis positive après, même si ça ne marche pas j’essaie de me dire “bon bah j’ai fait cette expérience, ça n’a pas marché” mais ce que je retiens de positif, parce qu’il faut que je reste positive : la prochaine fois que je fais un autre événement ou une autre expérience, voilà la vie nous apprend des leçons et il faut pas se dire “oui bon bah moi je n’y arrive pas” voilà, jamais baisser les bras.

O.L : On apprend de nos erreurs de toutes manières.

S.K.D : Il faut vraiment faire des stages, parce que vous voyez moi j’y suis, je suis dedans, et je me dis “oh pourquoi pas une nouvelle formation, pourquoi pas ?” et puis voilà le but. Bon après tout le monde ne transmet pas son savoir, ne transmet pas sa façon de faire mais bon vous avez de la chance vous êtes tombées sur moi !

E.C : Bon bah c’est parfait on a toutes nos réponses. Merci.

O.L : On va prendre vos coordonnées … Après on les a déjà, on a votre mail.

S.K.D : Vous avez mon mail, mon numéro, vous avez mon nom, vous avez tout.

O.L : Voilà parce que d’ici une semaine on va vous envoyer la transcription pour que vous nous disiez s’il y a des choses qui ne vont pas, qu’il faut qu’on enlève et tout ça.

S.K.D : Ok ça marche, après vous avez mon messenger donc là c’est perso, vous pouvez me joindre si vraiment vous avez besoin que je vous aide un peu plus.

Toutes : D’accord, merci beaucoup.

S.K.D : Avec plaisir les filles, en tous cas je vous dis bonne chance et puis à très bientôt, et voilà si vous avez des stages l’année prochaine n’hésitez pas !

Toutes : C’est gentil merci beaucoup.

S.K.D : Avec plaisir, bonne journée les filles au revoir.

Toutes : Merci au revoir.

Entretien mené par
ARONS Eva, BAJO Alexia, COLOMBEL Elisa, LESOURD Oriane

Interview de Sarah Boudjella, chef de projet digital chez Darphin Global

dimanche 24 novembre 2019

Un après midi chez…

Jeudi 31 octobre nous nous sommes rendues dans les locaux de Darphin Global, à Paris, afin de réaliser l’interview de Sarah.B, chef de projet digital de la marque. Nous avons aussi eu la chance d’avoir à ses côtés 3 de ses collègues : Sabrina, responsable e-commerce ; Chloé, chargée de la partie communication liée au e-commerce et business ; et Marguerite, actuellement stagiaire. C’est pourquoi, vous trouverez au cours de la retranscription plusieurs interventions de la part de ces dernières qui interagissent et enrichissent le contenu de l’interview. De plus, nous avons aussi réalisé l’interview de Marguerite que vous trouverez à la suite de celle de Sarah.

Interviewers :

  • S : Sarah
  • F : Fleur
  • P : Pauline
  • C : Capucine

Interviewée : Sarah Boudjella

S : Bonjour, nous sommes quatre étudiantes en première année de licence information-communication et nous allons vous interviewer dans le cadre d’un travail universitaire afin d’en savoir plus sur votre profession. Avez vous toujours environ 1h de de votre temps à nous consacrer ? Pour cela nous avons besoin de vous enregistrer. Cette interview sera par la suite retranscrite et postée sur un blog étudiant. Nous attendrons votre accord avant de la poster au cas où vous voudriez effectuer quelques modifications. Est-ce-que tout cela vous convient ?

Oui oui bien sur, par contre vous pouvez me tutoyer (rires)

S : D’accord, nous aimerions donc maintenant te faire signer un contrat de déontologie.

-Début de l’enregistrement-

S : Donc pour commencer avec la première question, en quoi consiste ton métier ? Peux tu nous l’expliquer en quelques phrases ?

Oui, alors je suis chef de projet digital chez Darphin, au global ; j’ai deux parties donc je m’occupe de toute la partie RP influence et de toute la partie média. RP1 c’est toute la partie Public Relation où c’est vraiment entretenir la marque, représenter la marque.

F : En ce qui concerne ton parcours universitaire, on a vu que tu avais fait une licence information et communication et ensuite un master.

Exact.

F : Et ducoup, pourquoi le secteur de la communication ? Qu’est ce qui t’a poussée à vouloir étudier dans le secteur de la communication ? 

Je savais déjà ce que je ne voulais pas faire, donc tout ce qui était médecine/droit je ne voulais pas. Et j’ai toujours été même plus jeune sur les réseaux, j’avais un site, c’était l’époque des skyblog et je me suis dit pourquoi pas faire ça ; j’ai fait un bac ES et j’ai tout de suite enchaîné, j’ai fait une licence en info-com pendant 3 ans ou j’avais des cours, de tout en fait j’avais des cours sur l’audiovisuel, des cours sur la com pure et ensuite je  me suis spécialisée en média, donc en fait j’avais envie de creuser un peu plus tout ce qui était publicité parce que j’avais aussi un cours de pub qui m’intéressait et donc je suis venue à Paris pour mon master 1 et mon master 2. J’ai fait un master 1 à Paris qui était sur la com en générale et en master 2 je me suis spécialisée sur les médias ; en fait c’est de la com mais t’as une partie qui est un peu plus sur la publicité, tout ce que tu peux faire en média, qu’est-ce que les médias et cetera.

F : Donc tu parlais de skyblog, est ce que ce serait ce qui t’a donné envie d’aller dans cette partie média ?

Oui en fait c’était tous les réseaux, pas que skyblog je sais que je passais mon temps sur internet.

F : Tu partageais du contenu ?

Oui oui, c’était tout et n’importe quoi, je partageais ce que je regardais : films, citations. Je passais beaucoup de temps là-dessus.

F : Maintenant pour parler de ton parcours plus professionnel, avant Darphin, qu’est-ce que tu as fait ?

Alors en fait pour mon master 2 je devais réaliser un stage donc j’avais commencé par un stage chez Robert Laffont, je ne sais pas si vous connaissez…

Toutes : oui oui !

J’étais attachée de presse, j’ai fait 4 mois en relation presse ça consistait à accueillir les journalistes, les auteurs; à les suivre un peu partout où ils allaient pour faire la promotion de leur livre. Sauf que ça m’avait pas plu, c’était tout le temps la même chose. Je me suis dit « je me suis spécialisée dans les médias donc je vais tenter les médias ». J’ai donc postulé pour un stage chez Publicis Media pour un stage de fin d’étude finalement, et j’ai été prise pour six mois. J’étais assistante de planning strat c’est-à-dire que j’établissais des stratégies médias de certains de mes clients. Une stratégie média en fait c’est : tu as un budget et tu dois le répartir en fonction des médias qui sont pertinents pour ce client là (télé, presse, affichage, digital). À la fin de mon stage ça c’est super bien passé, j’aimais ce que je faisais finalement. Du coup j’ai continué en CDI et j’ai fait deux ans et demi chez Publicis Media où en fait je m’occupais de toutes les stratégies clients et j’avais des clients tous différents les uns des autres : cosmétique avec Clarins, de la banque… Ce qui était intéressant avec ce métier là c’est que ce n’était jamais la même chose, tous les jours il y avait quelque chose de nouveau, rien ne se passe jamais comme prévu. Il y avait beaucoup de challenges aussi. Le client avait une demande et il fallait la gérer dans un temps très restreint. Et voilà dans tout ça j’avais ce côté digital qui ressortait beaucoup et qui finalement était super intéressant et c’est ce qui aujourd’hui marche le plus et c’est pour ça que je suis arrivée chez Darphin en tant que chef projet digital.

F : Super merci. 

P : On a vu qu’au niveau de ton parcours professionnel tu as quand même travaillé dans des secteurs différents comme le foot, la cosmétique et cetera. Comment la communication se déroule au sein de ces secteurs d’activités ? Parce que je suppose que c’est complètement différent…

Oui en fait c’est totalement différent. Oui j’adore le foot donc j’avais fait un stage au DFCO, c’est un club de foot de Dijon et j’étais chargée de communication pour faire parler du club je faisais des interviews après les matchs c’était vraiment de la com pure ; prendre en photo les joueurs, relayer sur les réseaux sociaux et le site internet. C’était également organiser les événements.

P : Et donc qu’est-ce que t’ont apporté toutes ces expériences dans ces milieux différents ? Ça t’a permis de travailler dans un secteur dans lequel tu voulais travailler particulièrement ?

J’avais commencé dans le sport, c’était super intéressant mais c’était ma première expérience donc j’avais envie de voir autre chose. Chaque expérience est différente et t’apprend quelque chose de nouveau. J’en ai donc appris sur le sport. Ensuite j’ai fait de la banque, et c’est totalement différent, il n’y a pas les mêmes contraintes que tu peux avoir dans un milieu sportif. Après je suis passée à autre chose : j’ai fait les médias. Ça reste de la com parce que tu communiques auprès de ta marque, tu la mets en avant. Voilà, et après j’ai fait les cosmétiques, qui est aussi encore très diffèrent de ce que j’ai pu faire avant. Mais en fait chaque expérience t’apprend quelque chose de nouveau et tu peux te resservir de tes expériences passées.

P : Et du coup comment es-tu arrivée dans l’entreprise de darphin ?

En postulant ? (rires) Non mais en fait j’étais en CDI, donc pendant deux ans et demi, et ça me plaisait, c’était super mais j’avais envie de plus creuser un peu ce côté digital… Et en fait en postulant chez Darphin, le poste avait un peu ces deux missions là : il y avait ce côté digital et il y avait le coté RP influence. Et là je me suis dit « mais en fait pourquoi pas », parce que ducoup je vais venir en apportant une valeur ajoutée sur toute la partie média, car c’est une compétence que j’ai, mais aussi apprendre avec cette partie RP influence que je n’avais pas du tout. C’est encore une corde à ton arc en fait, c’est encore une expérience que tu peux avoir. Donc c’est ce côté-là qui me plaisait et c’est pour ça que j’ai postulé et que je voulais venir chez Darphin. 

P : Le fait que ce soit une entreprise de cosmétique ça ne t’a pas incitée à postuler ? C’était vraiment le poste ?

Si, le secteur a joué aussi, forcément pour une fille les cosmétiques c’est super (rires). Et en fait ça me permettait aussi de voir autre chose et étant chez Publicis je travaillais déjà pour un client qui était cosmétique, donc Clarins, et en fait je voyais déjà comment était le secteur et comment les gens travaillaient et du coup je me suis dit « oui c’est à tester ».

C : Est-ce que tu peux nous parler de Darphin, parce que c’est une marque de cosmétique mais est-ce qu’elle a des spécificités ?

Alors en fait Darphin c’est une marque du groupe Estée Lauder donc nous… enfin la marque Darphin est aussi connue pour tout ce qui est kinesio massage, c’est un point quand même très important. On a un institut aussi en plein cœur de Paris qui justement travaille cette technique de massage, afin de faire bien pénétrer les produits et les soins. C’est une petite marque mais qui grandit, donc il y a aussi ce côté un peu premium, luxe, voilà.

C : D’accord, et ducoup en quoi consiste ton métier au sein de l’entreprise Darphin ?

Alors, c’est donc ce que je disais en fait, j’ai deux principales missions. Donc j’ai ce côté influence relation presse, où ce sera plus le côté où j’accueille les influenceuses, on travaille avec elles. C’est aussi l’organisation des voyages de presse, en effet étant au global on accueille aussi les influenceurs qui viennent de pleins de pays. Donc là on a reçu un influenceur qui vient de Coré et on a eu un autre influenceur qui est venu de Chine, et qui est très très connu en Chine, il a 6 millions d’abonnés. Donc en fait typiquement quand on les reçoit, en amont on prépare bien le voyage, c’est très détaillé : quel jour il arrive, quelle heure il arrive, c’est vraiment tout organisé. Booker1 les hôtels, les activités, les restaurants ; vraiment faire en sorte que cet influenceur là vive l’expérience Darphin. On a un laboratoire aussi, donc on l’emmène au labo et en fait chaque influenceur va créer sa propre crème ! Donc ça lui permet de voir un peu le processus de création de sa crème. Ensuite on les amène à l’Institut, donc pareil à l’Institut on a aussi une collègue qui vient lui expliquer justement les techniques des massages, nos produits. Ensuite il va faire une heure trente de soins pour qu’il puisse s’imprégner de la technique, du produit, du massage… Ensuite c’est lui faire visiter Paris, des petits endroits comme ça, insolites. Et tout ça en même temps pour qu’il puisse créer du contenu et donc faire parler de la marque. Donc voilà. Pour le coté influence, c’est aussi donner des lignes directives aux pays (14-15 filiales2), leur dire en gros « pour tel lancement de produit, pour telle activation influence on te recommande de faire ça ». Donc par exemple : un événement quand c’est un gros lancement de produit, faire venir des influenceurs, proposer des ateliers. Donc c’est vraiment tout ce côté un peu presse : il faut faire parler de la marque. Et voilà, donc ça c’est tout ce qui est influence, et j’ai aussi toute la partie média. En fait, avant, ce côté média ne faisait pas partie du scope de Marine, qui est mon ancienne manager, et en fait j’apporte cette valeur ajoutée média. Média c’est quoi ? C’est juste savoir en gros : les pays ils investissent dans quels médias ? Combien ? En fait c’est juste pour suivre un peu nos filiales, savoir ce qu’ils investissent, où ils investissent, être sûr qu’ils suivent bien nos recommandations, savoir qu’ils investissent au bon endroit. C’est aussi créer ce que l’on appelle assets3, c’est vraiment venir mettre tel visuel sur les réseaux sociaux. En gros vous saurez que les images que vous voyez sur un compte Instagram que vous suivez ne sont pas les mêmes que celles où vous allez vous faire sponsoriser, donc c’était vraiment dire « qu’est-ce que je vais mettre dans un post sponsorisé pour attirer encore plus de gens à s’abonner à ma marque, à connaître ma marque, a acheter mon produit ? » Fin voilà, c’est plus tout cette partie-là qui est un peu plus média.

C : Et pour mettre en place tout ça, qu’est-ce que tu fais au quotidien, un peu une journée type pour arriver à faire fonctionner ?

Alors, une journée type chez Darphin…(rires) En fait je réfléchis parce que les journées ne se ressemblent pas (rires). Il y a beaucoup de réunions…

Chloé intervient : Non mais peut-être pas une journée type mais tu peux dire le processus pour un lancement de produit ! Qu’est-ce que tu dois faire toi par rapport aux médias lors d’un lancement de produit, tu vois ? Comment tu vas organiser ta stratégie ? Parce que c’est vrai qu’une journée type c’est difficile.

Oui ben voilà, en fait je n’aurais jamais une journée où je ferai que des médias ou que de l’influence par exemple. En fait dans une journée je vais sauter d’un sujet à un autre. Par exemple oui pour un lancement de produit : donc en fait on brainstorm4 en équipe, on se dit « j’ai ce lancement de produit là, qu’est-ce que je peux faire en event5 ? Qu’est-ce que je peux faire en influence ? En média par exemple ? ». Moi je vais voir un peu ce que les concurrents ils font, par exemple pour un lancement de produit, je ne sais pas moi… un sérum par exemple ! Je vais voir si un concurrent fait la même chose, et qu’est-ce qu’il fait notamment. En fait c’est beaucoup de coordination parce que moi je suis au digital, Chloé est aussi au digital mais sur la partie online donc en fait elle va porter aussi une valeur ajoutée, je vais aller voir l’équipe marketing qui eux sont dans le produit pur, Sabrina évidemment (rires) qui fait partie de l’équipe online, la créa6. Donc oui c’est beaucoup de meeting7, beaucoup de coordination pour aboutir à un projet et puis voilà. Une fois que le projet est lancé tu fais tes briefs 8 à la créa.

Marguerite intervient : Puis on se revoit régulièrement en équipe pour voir où on en est, on a chacun notre rôle dans l’équipe mais on donne aussi notre avis sur ce qu’ont fait les autres. Pour voir comment ils peuvent nous aider ou autre.

Chloé intervient : En fait ce qui est particulier ici, et que l’on ne retrouve pas forcément dans les autres marques, c’est qu’on ne travaille pas avec des agences. Normalement dans les grandes marques de cosmétique, une personne qui a le même rôle que Sarah va briefer une agence en disant « voilà, on va lancer tel produit, le message qu’on veut lancer est celui-là, les objectifs sont ceux-là, et maintenant faites nous une proposition ». Et en fait c’est l’agence derrière qui va te dire « nous on pense que tu dois mettre tant d’argent là…». Le travail qu’elle faisait pour Clarins en fait. Sauf que nous ici on a pas d’agence, on fait tout dans notre « cuisine » comme on dit. Et du coup c’est Sarah qui va dire aux différents pays « faites ça, faites ça…». Ce qui normalement se passe pas forcément comme ça. Et c’est pour ça qu’on a tout ce travail et que l’on doit tous se réunir pour se dire ce qu’on fait, qui fait quoi. Et derrière t’as ton travail à toi. Comme Sarah est tout le contenu digital. Elle va briefer notre équipe créa, et pas une agence, « j’ai besoin de tant de visuels, de tant de vidéos sous tels formats, et cetera». Le suivi de la création, parce que t’as des allers-retours : ça va, ça va pas… et après une fois que tu l’as tu fais ta bibliothèque que tu partages avec tes marchés, tes deadlines9. Et du coup tes journées elles sont un peu rythmées par ça en fait : où en sont tes projets.

Marguerite intervient : Où en sont les autres dans tes projets aussi, parce que tu as besoin souvent du travail des autres. Parfois t’es bloquée parce que d’autres personnes n’ont pas eu le temps d’avancer sur tes projets. Parce qu’elles étaient sur autres choses.

S : Ok… et du coup quand tu réalises des projets, des événements, quel est ton niveau de liberté ? 

Ah ! C’est une bonne question ! Ce qui est bien c’est que quand on fait un brainstorming en équipe, sur la partie plus events et tout ça, c’est que tout le monde a son mot à dire, toute l’équipe en fait. Toutes les idées sont les bienvenues, et si c’est une bonne idée, oui ça va jusqu’au bout. Et donc en fait tu peux dans la limite du raisonnable proposer tes idées. Et oui, t’as quand même une certaine liberté.

S : Pour ce qui est du métier quel a été ta rémunération, environ, à tes débuts par mois ? Et est-ce que ça a évolué depuis ?

(rires) Euh oui, beh en fait c’est…

Intervention extérieure : tu vas peut être pas donner de chiffres…

Oui je vais peut être pas donner de chiffres, parce que c’est pas vraiment représentatif… Mais oui oui, en fait quand tu changes tu gagnes plus forcément. Parce que t’arrives quand même avec un bagage, t’arrives pas sans rien. Après forcément la com, je vais être honnête hein, je pense pas que ce soit le secteur qui paie le plus hein ! Pas comme la finance !

Chloé intervient : T’as aussi l’aspect agence VS annonceur surtout.

Oui ! En fait en agence c’est différent de chez l’annonceur. En agence t‘es moins bien payée que chez l’annonceur. T’es moins payée mais si tu commences en agence t’apprends beaucoup. Mais là la rémunération elle est pas top. Par contre c’est une bonne école. Je pense que pour commencer c’est très bien hein. Et du coup quand tu passes chez l’annonceur, oui t’es mieux payée. C’est différent dans l’aspect… comment dire ?

Chloé intervient : Horaires ?

Oui voilà c’est ça ! En fait en agence on a pas vraiment d’horaires. Même ici finalement on a pas trop d’horaires… (rires) . Non mais t’as des annonceurs chez qui t’arrives à 09h00 et à 18h30 c’est fini. En agence t’as pas d’horaires, que t’arrives à 08h00 tu finiras pas à 17h00… En fait tu sais jamais à quelle heure tu finis. Tu sais jamais parce en fait en agence tu dépends de tes clients. Si ton client à 18h00 il a une demande il faut que tu sois là à 18h00. Il faut que tu sois tout le temps joignable en fait. Donc oui, il y a des jours où je finissais à minuit, y a des jours où je finissais à 02h00 du matin. Y a des jours où je finissais à 17h00 ! C’était vraiment aléatoire. En agence c’est totalement différent aussi parce qu’en on a plusieurs experts ! T’as ton expert affichage digital télé, tout ça… et en fait ici tu fais tout (rires des collègues). Non mais c’est ça ! L’agence c’est très splitté10, chacun son expertise. Ici tu as tout en même temps. C’est toi qui est responsable de ton projet, c’est toi qui fait tout.

F : D’accord. Il y a un suivi de A à Z…

Exactement ! Après oui en agence c’est un peu plus cool parce que tu peux trouver des gens qui sont en pyjama, avachi sur leur bureau, tu peux trouver un peu tout est n’importe quoi ! (rires des intervieweurs) Et ici c’est un peu plus strict… c’est deux mondes différents.

F : D’accord.

S : Donc, pour en finir avec le métier en lui même, parce qu’après on passera plus à ton rôle dans l’entreprise, tes missions, tes projets… Est-ce que tu penses que le métier de chef de projet digital puisse s’exercer en freelance ?

Alors… (réfléchi) Chef de projet digital… mon poste, non. Parce qu’en fait il faut que tu sois là tout le temps. Un freelance du jour au lendemain il peut ne plus être là. Mais non, chef de projet tu peux pas être en freelance je pense.

Sabrina intervient : Comme tu l’as expliqué tout à l’heure, sur un projet y a plusieurs intervenants, si t’es freelance tu peux pas accéder aux autres équipes…

Sachant aussi que quand t’es freelance t’as pas accès à toutes les infos de la boîte. Après nous on a un freelance mais il est Community Manager. Je sais pas si vous savez ce que c’est… C’est la personne qui va gérer tous les réseaux sociaux, qui va s’occuper de poster nos stories, nos posts sur nos réseaux. Lui il est en freelance et c’est un métier qui peut se faire en freelance parce qu’il peut le faire de chez lui, il peut faire ça depuis n’importe où.

F : Très bien, donc tout à l’heure tu parlais de toute cette grosse organisation autour des événements, que ça doit être planifié. Et j’imagine que c’est une grosse planification qui doit être faite en amont ! À ce niveau là tu as donc des interlocuteurs en interne j’imagine, vu que tu parlais du fait que tout le monde donnait un peu son avis…

Exact.

F : Mais en externe est-ce que tu t’adresses à certaines personnes, spécifiquement ?

Oui. À des prestataires c’est ça par exemple ? (confirmation) Alors oui, sur des events qui sont déjà passés… je réfléchis. Typiquement, tout simple : on fait appel à des fleuristes. Nos events on les fait généralement à l’Institut donc forcément oui il faut décorer. Donc on va faire appel à un fleuriste, on a déjà fait appel, pour le lancement d’un produit phare, à une agence pour nous louer un lieu, pour nous proposer des cocktails pour la soirée. En fait, c’est différents prestataires… Par exemple quoi d’autre ? Oui ! On a fait un événement interne cet été et on a fait appel à des masseurs parce qu’on avait un stand relaxation, donc voilà… Ça arrive très souvent. Tu es obligée de passer par des prestataires pour faire ton événement.

P : Et donc est ce que tu peux nous donner une fourchette de budget pour n’importe quel type d’événement ?

C’est aléatoire. Ça dépend en fait de l’objectif de ton event, de combien de personnes tu attends, du nombre d’ateliers que tu vas faire, des personnes que tu vas faire venir. Ça dépend, mais un gros event ça se chiffre à, je sais pas, allez 150 000 euros ? Pour un événement de trois jours. Et un petit event environ 50 000 euros. Mais évidemment ça dépend des marques et de ton budget.

P : Et du coup il y a combien d’événements de ce type qui sont organisés dans l’année ? À quelle fréquence ?

Alors, tout dépend du lancement de produit que l’on fait. Si c’est un gros lancement généralement on en fait un gros par an. Après sinon ce qu’on fait quand c’est des petits lancements c’est que nous on envoie des directives aux pays en leur disant « c’est un petit événement, on te conseille pas de mettre beaucoup d’argent » mais on propose quand même une petite recommandation d’événements. Du type « tu peux faire ça dans un café, tu peux ramener tant de personnes, faire ça dans un restaurant, un jardin, un hôtel particulier ». Mais généralement les gros événements : un par an.

C : Par rapport à ces événements, quelle est la stratégie globale de l’entreprise, la stratégie de marque ?

Oulah… Elle est complètement en train de changer là la stratégie de marque. Mais en gros c’est une marque qui se veut premium, luxe. (rires) Parce qu’en fait on en parlait tout à l’heure ! On avait une réunion pour parler de ça !

Marguerite intervient : On passe deux heures par jour pour parler de la stratégie, pour savoir comment on se positionne cette année !

En fait on va se comparer à un Lancôme mais en un peu plus… nous on va prôner aussi le fait que ce soit quand même des ingrédients naturels, que ce soit très botanique, donc voila… on sort de réunion (rires).

Marguerite intervient : Anne Troussicot à la tête de Darphin est arrivée…  bon il y a neuf mois maintenant, en janvier 2019. Donc forcément sachant que c’est elle qui représente Darphin avant tout, il y a tout qui est entrain d’évoluer et de changer pour finalement ressembler à la tête de Darphin. Vous voyez ce que je veux dire ?

Toutes : Oui, Oui.

C : Donc par rapport à ça, avec ce changement de stratégie, quel consommateur vous cherchez à atteindre ?

Alors aujourd’hui notre cœur de cible c’est les 30-59 ans mais on essaie de rajeunir un peu la cible, parce en fait on a des produits qui ne sont pas forcément pour des anti-rides, des anti-âges en gros. D’ailleurs notre « Intral11» que vous allez tester est un produit qui est pour tout le monde. Pour vous, pour moi, pour tout le monde. Donc en fait on a eu cette volonté de rajeunir un peu la marque mais aujourd’hui oui, notre cœur de cible c’est les 30-59. Qui sont prémium.

Marguerite intervient : Après ça dépend des pays ! Ça c’est en France, et North-American qui nous ressemblent. Par exemple en Chine c’est pas du tout pareil !

Sabrina intervient : Y a la cible et y a la perception de marque. La perception elle parle au consommateur. C’est ce que je leur expliquais tout à l’heure.

Donc voila. Après on a aussi cette volonté d’aller vers des Sephora et tout oui, mais voilà aujourd’hui on va à Sephora y a pas de Darphin. Alors que quand on va à Sephora, je vous dis Huda Beauty tout le monde dit « ah oui ! » forcément…

Marguerite intervient : Oui mais tu vois on est chez Marionnaud !

Oui mais encore…

F : Et donc as-tu déjà rencontré des difficultés dans l’élaboration de projets ? Pour exécuter certaines démarches par exemple ?

Oui, après c’est pour ça que le terme de deadlines existe… C’est que oui forcément, toi tu vas être à fond dans ton projet, tu vas bien avancer mais y aura des freins parce que les équipes avec qui tu travailles, qui ont eux aussi d’autres projets, ne vont pas forcément respecter les deadlines. Donc oui forcément ça freine, après tu peux avoir une coupure budgétaire de là-haut, on te dit « en fait tu voulais faire un événement, y a plus de budget tu le fais plus » donc ça se réalise plus. Il peut y avoir tout et n’importe quoi oui, c’est pas forcément ta volonté mais oui ça arrive.

F : Pourrais-tu nous parler d’un projet dont tu es particulièrement fière ? Ou même d’un projet à venir ?

Alors, il faut savoir que je suis chez Darphin que depuis le mois de juin. Donc oui j’en ai fait des projet, après ça peut être dans le passé sinon ?

F : Oui bien sur !

Y a un projet dont je suis super fière ! J’ai participé au lancement de Orange Banque. En fait Orange, le réseau télécom, a ouvert sa banque il y a trois ans et demi maintenant et j’ai participé à ce lancement là. Et pourquoi je suis fière ? C’est parce qu’en fait on avait les chiffres à côté, on avait un objectif d’ouverture de compte bancaire de 200 000 en une année, ce qui est quand même beaucoup parce que c’est pas tout le monde qui ouvre des comptes comme ça. Et en fait on en avait 500 000 ! Et du coup grâce à la communication justement, grâce au déploiement qu’il y a eu derrière cette stratégie de com, de cibler les bonnes personnes, au bon moment… ça a marché. Et je vois encore aujourd’hui que ça marche donc je suis très contente !

F : Et pour en revenir aux problèmes qui pourraient arriver dans tes futurs projets ou même ceux déjà passés, comment tu fais pour gérer ces changements de plan ?

Alors, il faut pas se stresser. Il faut rester zen. Y a de la pression forcément parce que la haut on veut du résultat. On veut que les choses soient faites, soient concrètes. Il faut rester zen, on sauve pas des vies hein ! On est pas médecin (rires). Faut juste savoir gérer son stress et tout se passera très bien.

Marguerite intervient : Et moi j’ai appris une chose depuis que je suis là : c’est qu’il faut pas avoir peur de demander de l’aide ! Quand ça va pas on est une équipe. Au début quand t’arrives dans une entreprise tu peux avoir honte de poser une question en mode « ah mais ça je sais pas ce que ça veut dire, ça je suis sûre de savoir faire, et cetera». Mais en fait on s’en fiche, on est tous là, on a tous le même but. T’as une crise, c’est difficile pour la deadlines beh c’est plus calme pour la personne à côté de toi, elle va pouvoir t’aider sur ton truc.

C’est ça aussi la différence quand t’es au sein de l’annonceur tu travailles pour ta marque. Tu te défends pour ta marque, tu te donnes pour ta marque. Alors que quand t’es en agence tu te donnes pour le client mais finalement…qu’il y ait des résultats ou pas c’est que le client… Là c’est vraiment ta marque, t’as envie que tout se passe bien.

P : Après au niveau des voyages de presse influenceurs dont tu parlais tout à l’heure, pour ce qui est des labos où ils fabriquent leurs crèmes et cetera, il y a des choses qui diffèrent selon les personnes ?

Oui, en fait Laboratoire et Institut c’est quelque chose que l’on fait systématiquement parce que c’est le meilleur moyen pour que l’influenceur s’imprègne de notre marque. Au Laboratoire il y a toute la chaîne de production donc il voit très bien comment la crème est réalisée, à partir de quels ingrédients. Parce qu’il faut savoir que c’est exactement les mêmes ingrédients que lui il va mettre dans sa crème, que les ingrédients qui sont dans les pots qui se vendent. La différence, c’est que vu que c’est fait dans des conditions différentes, la crème n’aura pas la même durée de vie qu’un vrai produit. Là c’est une crème qui s’utilise dans quinze jours, un produit c’est trois ans. Enfin c’est différent mais après on adapte toutes les activités en fonction de l’influenceur et par contre Laboratoire Institut c’est des choses qui sont primordiales pour nous et qui sont très très importantes, puis même pour l’influenceur c’est super intéressant parce du coup il est baigné dans la marque donc il voit directement le processus de la création de sa crème. À l’Institut il fait son soin, il se fait masser, souvent ce qu’ils font c’est qu’ils font les photos avant/après donc en fait il voit vraiment le glow de sa peau enfin il voit vraiment la performance de nos produits et pour nous c’est très très important. Après, oui en terme d’activités on a ce qui s’appelle un Paris guide12 qui regroupe en gros toutes les boutiques très Paris, très Darphin finalement. Donc on fait visiter, on choisit des restaurants qui sont traditionnels pour aussi leur faire découvrir la France. Et oui après on s’adapte, mais l’idée c’est de faire des activités mais aussi trouver un moment pour que l’influenceur puisse créer du contenu parce que c’est finalement ça qui est important puisque sa communauté va le suivre, va savoir qu’il est en voyage. Qu’il est en voyage de presse13 avec Darphin, donc en fait c’est l’occasion pour nous de gagner en visibilité. Il faut savoir que les influenceurs font énormément de voyages de presse, aux Maldives là je vois en ce moment en Corée. Donc c’est vraiment des pays mais wow ! Donc en fait nous on veut justement marquer le coup, et plutôt que faire une soirée aux Maldives, ben là, nous, tu viens tu découvres notre marque et tu vis l’expérience Darphin.

P : Et donc justement pour marquer le coup comme tu dis, comment tu trouves en quelque sorte des choses insolites ? C’est quoi tes sources d’inspiration ?

Alors moi j’ai triché c’était des adresses qui étaient déjà là, qui sont dans le Book (rires). Mais après c’est… Enfin ouais c’est des années d’expériences parce que c’était encore la personne qui était là avant… 

Sabrina intervient : (coupe la parole) Tu restes informée, comme on le disait tout à l’heure tu te sers de ton réseau.

Voilà c’est ce que l’on fait avec Marguerite, on est toujours à l’affût de nouveaux restos, de nouveaux bars, des nouveaux musées, des expos, de toutes les nouveautés. Que ce soit le week-end t’es chez toi, t’es allongée, t’es sur ton téléphone et là tu te dis :  « ah ouais il y a ça » donc tu y penses et c’est comme ça. C’est comme ça aussi que le Book s’est créé. C’est vraiment : « ah mais j’ai testé ça, ça c’est bien ». Enfin je suis sûre je donne des adresses que même les parisiens finalement ne connaissent pas tant que ça. Tellement c’est vraiment des petits endroits.

Sabrina intervient : Je ne connaissais pas ce Book ! Je le veux bien (rire).

Mais là par exemple j’ai passé quatre jours avec un Coréen, bon déjà Laboratoire Institut tout ça. Mais au-delà de ça en fait on avait fait d’autres activités. Bon c’était en plein mois d’été donc on a fait les grands jardins de Paris. Enfin, on a fait le jardin de Bagatelle qui est hyper connu pour toutes les fleurs, tout ça. On est allés au Palais Royal donc voilà. On avait fait des petites boutiques qui sont  mais vraiment très… c’est des adresses secrètes de Paris, je vous donnerai juste un exemple : il y en a un c’est L’Eclaireur, c’est une petite boutique parisienne. On vous donnera le Book si vous revenez à Paris. Et en gros c’est une petite sonnette, donc tu sonnes la porte s’ouvre, on dirait qu’on est dans un petit manoir, mais c’est une friperie qui n’a que des costumes qui sont très atypiques. Et c’est un univers qu’on attend tellement pas que les influenceurs adorent, ils sont là avec leurs téléphones (rires). Du coup on se dit que tant qu’ils sont heureux tant mieux. Et voilà c’est des petites adresses comme ça…

P : Ensuite, pour parler de ton point de vue sur ton métier, qu’est-ce qu’il t’apporte ce métier de chef de projet chez Darphin ?

Tu l’as dit c’est chef de projet, en fait c’est de gérer un projet de A à Z. C’est vraiment d’être… c’est ton projet tu veux qu’il soit réalisé, tu veux que tout se passe bien, donc c’est ça en fait. C’est vraiment le 360, avoir la vision globale.

P: Du coup t’es épanouie dans ton secteur d’activité ?

Oui

P : Et aussi je voulais te demander est-ce que quand tu es arrivée ici il y a des tâches ou des missions  qui t’ont surprise, auxquelles tu ne t’attendais pas ?

Déjà le fait de devoir tout faire. Si, en fait ce que j’ai envie de vous dire c’est que dans n’importe quelles boîtes ou vous allez aller il y aura toujours quelque chose de différent, il faut juste s’adapter. Donc je pense aussi que c’est quelque chose, c’est une qualité qu’on doit avoir quand on est en communication. C’est de s’adapter parce que la com c’est tellement large, c’est pas concret  en fait donc dans n’importe quelle boite où tu iras ils ont leur propre sens de communication. Donc il faut s’adapter. Oui il y a eu des choses qui m’ont parues un peu différente, enfin un exemple la créa : pour moi la créa, l’équipe créative c’est elle qui te sort le concept créatif et qui te dit voilà, ici non, ici en tant que chef de projet tu vas aller voir la créa leur dire : « moi je veux ça ». Sachant qu’en agence je n’avais pas du tout ça, en agence c’était : moi je leur parlais du projet et eux ils me sortaient un concept créatif. Mais après c’est des avantages aussi parce que du coup tu élargis ton scope14, tu apprends plus et c’est super intéressant. Du coup tes missions ne sont pas redondantes. T’apprends plus et c’est super intéressant.

C : Et dans le métier en général si tu devais choisir un truc qui te plaît le plus, qu’est-ce que ça serait ?

Là quand je suis arrivée et que j’ai découvert tout cet aspect influence et RP, là je me suis vraiment éclatée sur ces projets là. C’est vraiment quelque chose que je ne connaissais pas et que j’ai vraiment aimé et en fait ça change car c’est pas un métier qui a toujours existé déjà l’influence. C’est tout récent, c’est en train de naître donc connaître cet aspect là c’était vraiment super intéressant. Et le fait du coup de ce que je disais, de coupler avec d’autres projets c’est super intéressant.

C : Et à l’inverse est-ce qu’il y a des aspects moins intéressants ?

Moins intéressants… La facturation (rires). C’est vrai tu dois faire des fichiers excel, après oui c’est moins intéressant mais bon ça reste intéressant car tu suis ton budget. Encore une fois t’es chef de projet alors tu suis ton budget et c’est toi qui est référent dans ça. C’est un peu moins fun mais voilà il y en aura partout de toute façon.

C : Et est-ce qu’il y a des inconvénients à être chef de projet digital ?

Des inconvénients ?  Oui, enfin c’est ce que je disais tout à l’heure, c’est que si ton projet n’aboutit pas pour diverses raisons dont tu n’es pas responsable c’est un peu embêtant parce que toi t’es à fond dans ton projet mais que du coup, je sais pas… Par exemple la créa n’a pas respecté cette deadline là, donc j’ai pas eu mon visuel pour pouvoir envoyer à temps mon projet.

Marguerite intervient : Cela dépend des autres.

Voilà c’est ça, c’est surtout de dépendre des autres en fait parce que du coup toi t’as beau être motivée, si ça suit pas derrière le projet ne peut pas trop aboutir.

S : De nos jours les métiers du web et du digital n’arrêtent pas de se développer, je pense que tu l’as vu. Qu’est ce que tu penses de cette évolution et comment t’imagines ton métier dans plusieurs années ?

En fait c’est ce que j’avais dit juste avant, c’est que quand j’étais en agence et que j’avais tous les médias c’est le digital qui m’avait le plus intéressé parce que c’est ce que je me suis dit, le digital c’est l’avenir en fait. Aujourd’hui je ne pense pas que vous achetez un magazine ou un journal et que vous les lisez dans le train, vous avez tout sur votre téléphone.

Sabrina intervient : J’en lis dans le train.

Hormis Sabrina ici présente (rires).

Marguerite intervient : C’est pas la même génération.

Mais oui après ça ne va faire que se développer encore et encore, ce n’est que le début. Donc oui ça sera vous la prochaine génération.

F : Et justement (rires) quelles compétences, quelles qualités tu penses nécessaires à ce job ?

Alors en fait il faut être polyvalents parce que en com on touche à tout, c’est ce que je disais la com c’est vraiment très très large. Aujourd’hui encore on me demande d’expliquer mon métier et il y a plein de choses que j’oublie. Donc ouais déjà il faut être polyvalent, il faut s’adapter encore une fois parce que chaque boite est différente, chaque entreprise a une manière de fonctionner, enfin tout est différent. Après il faut toujours être positif. Il faut être à l’écoute, en com on va toujours nous demander de faire plein de choses, d’avoir plein de missions, et en gros je pense qu’il ne faut rien prendre personnellement, il faut être ouvert d’esprit, il faut être… je ne sais pas comment expliquer ça… En fait dans ce milieu là et dans ce métier là il ne faut pas prendre les choses personnellement parce que les gens sont…

Sabrina intervient : il y a quand même beaucoup d’humains, Chloé nous disait tout à l’heure que c’était la partie qu’elle appréciait le moins.

Exactement, il y a ça, et il faut être ouvert d’esprit, il faut se mettre en avant, il ne faut pas se mettre dans un coin, il faut aller vers les gens.

C : Et par rapport à ça quel conseil tu pourrais donner à des étudiants en communication comme nous pour acquérir tout ce que tu viens de dire et être préparés au monde professionnel ?

Je pense que les stages c’est très très important. Tu vas faire tes premiers stages, tu vas arriver dans le milieu professionnel, ça sera ta première expérience. T’en feras un deuxième tu seras encore plus forgée parce que du coup t’auras déjà eu une expérience. Tu seras un peu plus sûre quoi tu vas te spécialiser si je peux dire ça comme ça. Après Marguerite, toi qui es stagiaire tu veux peut être je sais pas confirmer ou pas ce que je dis ? Enfin c’est ça non, c’est des stages, en plus toi c’est ton premier stage.

Marguerite intervient : C’est mon premier stage important, avec une durée un peu longue. J’avais fait un stage d’un mois avant mais ce n’était pas en France donc c’est pas pareil. Mais ouais en fait au départ t’es là, tu absorbes beaucoup d’informations, tu sais qu’au début t’es pas hyper performant et du coup tu mets un mois déjà à apprendre le vocabulaire de l’entreprise. Ça prend du temps de comprendre comment le rapport hiérarchique marche, comment ça marche entre la créa, le marketing, la finance, voir comment tout cela s’articule. Puis après, au départ tu as tes missions, on t’a donné tes missions, tu arrives, tu fais tes horaires hyper cadrés, tu te dis « bon il faut que je fasse ça et ça » et en fait après tu rentres vraiment dans le boulot, dans ton stage et tu te dis « bon je sais qu’il faut que je fasse ça j’ai même plus besoin d’en parler, de le revoir, ça je sais le faire maintenant je le mets de côté ». Et on te donne de plus en plus de choses à faire parce que t’es de plus en plus efficace, parce que tu te connais de plus en plus. Ouais c’est ça tu apprends beaucoup sur le tas, en fait c’est bien d’apprendre pendant l’année, de voir ses cours et cetera. Mais c’est difficile de voir comment ça marche tant que t’as pas fais ton stage. Et moi je me suis rendue compte pendant que je faisais mon stage que j’étais là « ah oui ça c’est vrai je l’ai fait en cours, ah oui non mais ça aussi je sais ». En fait, on oublie complètement qu’on sait parce que c’est tellement pas la même chose de voir en schéma ou par écrit avec des powerpoints que le faire effectivement dans un groupe de lancement.

Mais après c’est ça, c’est vraiment les stages, après moi j’ai aussi beaucoup travaillé en parallèle de mes études. En fait, j’ai fait la Fac donc comme vous, et la Fac oui on a des après-midi où on finit à 15h. Il y a des journées qui commencent à 10h et se terminent à 14h. Du coup, moi j’ai travaillé à côté et en fait c’est aussi ça qui m’a donné un peu plus de bagages parce que j’ai travaillé, j’ai tout fait.

Sabrina intervient : De la maturité.

Ou de la maturité aussi, dès ma première année j’ai travaillé. Donc déjà vu que j’avais plus de temps j’allais tout le temps au match de foot par exemple. En fait, je vendais les maillots à la boutique du stade. Et c’est ça aussi qui m’a donné envie au fur et à mesure je me suis dit « en fait j’ai un stage mais j’aimerais bien faire un stage là, ça me plaît ». Et mine de rien on se fait des contacts, des relations. J’ai eu mon premier stage avec eux, ça c’est super bien passé et tout. Ensuite l’année d’après j’avais rien à faire l’été. J’ai travaillé tout l’été donc à la Société Générale, la banque et en fait je me suis dit « à ça peut être différent j’ai un stage à faire et tout » donc en fait ça a aussi donné un stage et j’ai encore découvert un nouveau monde professionnel. En fait, il faut vraiment avoir cette expérience là,ne pas hésiter à, même si c’est un job c’est pas un stage finalement c’est que du bénéf et ça te prépare à ta première expérience professionnelle. Je pense qu’il vaut mieux ça qu’arriver à son premier job en se disant « j’ai fait que mes études, je ne sais pas à quoi m’attendre ». Alors que si t’as plein de petites expériences c’est aussi.

Marguerite intervient : Et tu parlais tout à l’heure d’ouverture d’esprit et en fait c’est aussi de la curiosité. En fait, c’est rechercher à fond quelque chose parce que je suis hyper curieuse sur ce sujet ou je vais essayer de tout faire pour m’intéresser à ce sujet et essayer d’être un peu curieuse sur tout et de chercher à toujours en savoir un peu plus. Des fun facts, des quick facts n’importe même si c’est pas quelque chose d’hyper important mais finalement chaque petite chose à son importance. Et c’était aussi apprendre à se connaître sois même, t’apprends ta manière de travailler, ce que tu aimes bien faire, ce que tu aimes pas faire. Du coup t’apprends à mieux t’organiser, mieux te structurer.

Parce que nous par exemple, enfin ce qu’elle dit quand elle parle de curiosité aussi c’est ça : ce soir je prends le train, je vais être sur mon téléphone, je vois que telle marque a lancé tel produit. En fait c’est direct hop je l’envoie, pareil on est en week-end ou quoi, un samedi un dimanche on sort on voit « ah il y a Lancôme avec son parfum Idôle ils ont fait une pancarte d’affichage énorme, hyper visible et tout » je la prends en photo, je leur envoie, je leur dis « regardez ce qui s’est passé ». En fait on a un groupe on se parle, on échange mais c’est vraiment tout le temps et en fait vous allez voir que ça devient automatique.

 P : Donc pour conclure on peut dire que ton métier est divisé en deux parties. Il y en a une qui est plutôt public relation, qui tourne autour des influenceurs, de leur accueil, des voyages et des activités. Mais tu gères aussi la mise en place d’événements.

Et y a aussi la partie plutôt média où tu t’occupes des visuels, du nombre de post à publier et cetera. Tu es alors amenée à travailler avec la créa pour le côté média de ton travail.

Oui c’est ça.

P : Super, on te remercie pour ton temps, tu as répondu à toutes nos questions.  

(Applaudissement)

Super franchement vous avez posé les bonnes questions, ça s’est bien enchaîné. En fait je n’ai rien répété, ça s’est bien enchaîné, les questions étaient bien posées. 

Supplément : Interview de Marguerite

S : Bon, déjà quelle est la durée de ton stage ? Tu nous as dit que c’était un long stage.

C’est un stage de six mois, de toute façon en France on ne peut pas faire un stage de plus de six mois.

S : Et du coup, comment tu l’as décroché ce stage ?

Moi ça a été un petit peu compliqué ma recherche de stage, parce que je ne devais pas faire un stage en France. Dans mon parcours je suis censée faire un stage à l’étranger, mais je me suis blessée et du coup j’ai dû rester en France donc ça a été un stage que j’ai eu beaucoup de chance de décrocher. À l’origine j’ai postulé justement pour Origins qui est une autre marque du groupe. Et du coup mon CV a un peu circulé dans la boite et Marine Issautier, qui était notre ancienne manageuse, a décidé un petit peu en dernière minute, je pense, qu’elle avait besoin d’une stagiaire. Parce que ça faisait un certain moment qu’elle était seule dans l’équipe, parce que y a eu des allers-retours, on vous a dit en ce moment c’est en reconstruction Darphin et du coup ça c’est fait hyper rapidement Marine m’a appelée parce qu’elle était intéressée par mon CV. Le lendemain je suis venue pour un entretien et deux jours après, j’ai su que j’étais prise.

Sarah.B intervient : Et l’avantage aussi des groupes comme ça, c’est de pouvoir switcher de marque. Par exemple je ne sais pas s’il y a une personne qui veut plus être sur Darphin, en fait on a un réseau interne qui va nous mettre toutes les offres du groupe. Du coup on a cet avantage-là de postuler avant que l’offre soit rendue publique sur tous les autres réseaux comme Linkedin. Donc ça aussi c’est bien dans le groupe, c’est qu’on peut bouger d’une marque à l’autre.

On peut aller voir avec les ressources humaines en disant voilà, là je trouve que c’est bon j’ai passé 3 ans à mon poste et j’aimerais bien avoir les perspectives d’augmentation de carrière. Sauf que c’est pas possible actuellement chez Darphin, chez Estée Lauder ou autre et du coup voir un peu dans le reste du groupe comment ça se passe sur un autre poste.

S : Pourquoi t’as choisi cette entreprise ? Enfin, tu nous as dit que tu t’étais dirigée vers Origins à la base, c’était un secteur qui te plaisait ?

La cosmétique c’est un secteur qui m’intéresse beaucoup, je pense que ça intéresse pas mal de filles. En fait j’étais intéressée par le groupe Estée Lauder en règle générale plus que par Origins, parce que moi ce que j’aime beaucoup c’est le luxe. Donc je vais me spécialiser en marketing, et le marketing de luxe c’est quelque chose que j’aime beaucoup parce que j’aime bien ce côté finalement assez intemporel. Tout ce côté… dans la maroquinerie c’est de passer de génération en génération. C’est un peu la chose inaccessible et du coup on est super content d’acheter. Donc quand on fait du marketing, c’est ultra intéressant de voir tous les bons côtés du produit, et dire « oui c’est cher, mais vraiment ça vaut le coup vous verrez vous ne serez pas déçu ». Et finalement de mettre un petit peu des étoiles dans les yeux des gens.

F : Et du coup est-ce que ton projet professionnel s’est organisé autour de cette envie de travailler dans le luxe, est-ce qu’il est venu après tes études ?

Alors moi j’ai pas encore fini mes études, c’est mon stage. Donc j’ai fait 2 ans de prépa et là je suis en première année d’école, je suis en école de commerce. Donc j’aurai encore quelques stages pour me rediriger et cetera. Quand tu sors de prépa t’es obligée d’avoir un projet professionnel très précis pour passer tes oraux, t’as un truc hyper cadré sur lequel on peut te poser toutes les questions du monde et quoi qu’il arrive tu sauras répondre. Ce qui est très difficile dans un projet professionnel c’est que quand t’as pas fait de stage, tu sais pas. T’as beau te dire « oui j’ai envie de faire du marketing, oui j’ai envie de faire de la com », en fait tant que t’as pas testé tu peux pas savoir si c’est quelque chose qui te correspond ou pas. Et moi quand j’ai pris ce stage c’est parce que tout ce qui est réseaux sociaux, moi c’est comme Sarah j’ai toujours beaucoup aimé Instagram, Facebook, regarder un petit peu tout ce qui se passe, mais après est-ce que je voulais en faire mon boulot je ne savais pas. Et du coup c’est pour ça que j’ai pris ce stage pour justement pouvoir tester et voir si je me dirigeais dans la bonne direction, donc ça s’est un peu articulé autour du luxe et cetera. Mais c’est aussi un peu pour tester et pour voir si dans mon prochain stage est-ce que je ferai pas un petit peu d’autres choses. Pour après quand je voudrais me lancer vraiment sur le marché du travail, pour me dire «  j’ai testé ça, ça et ça. Ok ça j’ai préféré ! » Donc je vais rester plus sur la cosméto, plus sur le marketing développement de produit et pas digital.

F : D’accord, donc tu parlais d’avoir un projet professionnel défini pour tes oraux, quel est-il aujourd’hui ?

Marguerite : Alors c’était il y a un an et demi mes oraux, et ça a bien changé. Au moment de mes oraux, je disais que je voulais quelque chose dans le luxe, style joaillerie ou maroquinerie pour justement ce côté intergénérationnel. « J’achète une montre chez Cartier mais je vais l’acheter et je la passerai après à mon fils » et cetera. D’où le parti pris de Cartier de pas faire des montres connectées pour pas que ça devienne obsolète et cetera. Et du coup être en marketing développement produit plus axé création ou autre. Et en fait je me rends compte que j’aime beaucoup le digital, et donc me rediriger plus vers le online, digital. Parce que ça a beaucoup plus d’avenir, de possibilité de changement, d’évolution.

F : Et donc quelles études as-tu réalisé pour en venir à ce que tu souhaitais faire éventuellement ? Ou bien c’est venu peut-être durant tes études ?

Moi j’ai fait mon bac ES, après je suis passée en prépa commerce voie économique donc pendant 2 ans j’ai préparé des concours pour les écoles de commerce. Je suis à l’EM Lyon qui est une école de commerce dans le top 5 en France qui se passe en 3 ans, plus une année de césure. Et donc là moi je suis en fin de première année, c’était une année assez générale pour avoir un socle commun, parce que pendant les 2 ans de prépa on fait des maths, on fait de la culture générale, de l’économie, de la sociologie, de l’histoire mais ça reste dans la continuité du lycée. Et donc là, cette année, j’ai eu la possibilité de découvrir un peu plus du commerce et du management, et à partir de janvier je retourne à l’école. Donc de janvier à décembre 2020 je retourne faire des études où là j’aurais l’occasion de me spécialiser un petit peu plus. Donc j’ai pris mes cours, j’ai pris consumer insight15, consumer engagement16. Après j’ai une année de césure où je fais 6 mois de stage et 6 mois d’échange à l’étranger, je reviens un semestre, et après je repars en stage de fin d’étude. Donc il me reste encore quelques années quand même pour découvrir un peu plus de choses.

F : Tu as des stages à venir, mais est-ce que c’est ton premier celui-ci ou tu en as déjà fait ?

J’en ai déjà fait un, y a deux ans. J’ai fait seulement un mois, et c’était dans une entreprise allemande. Donc la manière de fonctionner est un petit peu différente, d’autant plus que y a quand même la barrière de la langue. Donc tu ne peux pas faire des missions aussi poussées que quand t’es en stage en France ou dans un pays anglophone.

Sabrina intervient : On n’a pas abordé ce sujet, je trouve que c’est un sujet assez intéressant. Moi quand je suis arrivée ici, enfin évidemment c’est une boîte américaine certes, mais je trouve que les stagiaires vous avez tous des supers niveaux d’anglais quand même. Donc est-ce que ça c’était un critère de sélection, est-ce que vous pensez que c‘est super compliqué de trouver un stage si on n’a pas une bonne maîtrise de l’anglais ?

C’est un critère de sélection. Pour postuler à ce stage j’ai aussi fait une lettre de motivation, et ma lettre de motivation était écrite en anglais. Marine m’a appelée en disant voilà, moi je cherche plutôt une stagiaire en fin d’étude, à l’époque y avait possibilité d’ouverture d’un poste. Mais en fait mon CV l’a intéressé par ma formation et par l’association que j’occupe, j’étais au pôle communication de mon association étudiante l’année dernière, donc sur les réseaux, et cetera c’est quelque chose qui l’a intéressé. Et aussi mon niveau d’anglais qui a été une bonne partie de sa décision, je pense.

Sarah.B  intervient : Moi mon entretien il s’est fait en anglais.

Tout ce que je fais, le calendrier Facebook dont elle parlait tout à l’heure, c’est moi qui me suis occupée du dernier et cetera, tout ce qui est caption donc les captions c’est les légendes sur les posts, on fait tout en anglais. Les benchbooks17 pour les lancements de produit, pareil on les fait en anglais. Moi tout ce que je fais pour consumer insight, consumer engagement, les événements quand on rencontre des influenceurs, tout est en anglais. En fait on parle entre nous en français parce que on est en France on est une boîte française. Mais finalement aujourd’hui tu l’utilises tout le temps.

Sabrina intervient : Vous pensez que sur vos autres stages, par exemple quand tu l’as fait à la Société Générale du coup l’anglais est-ce que c’était un critère, non ?

Sarah.B intervient : Non, c’est ce que j’allais dire ça dépend. Agence, oui c’était un critère parce que t’as des clients français, t’as des clients internationaux. Au foot, non, mais après c’est un petit plus. En fait vaut mieux avoir ce bagage-là. Aujourd’hui quand tu regardes les offres d’emploi il y a toujours écrit anglais requis, même si tu n’en auras pas besoin pour ce poste. Mais vaut mieux avoir un bagage et parler anglais.

Et moi je parlais justement stagiaire et recrutement et cetera, avec mon frère qui travaille chez Cartier. Donc lui il est en contrôle de gestion chez Cartier et il me disait que pour lui l’anglais c’était vraiment important. Alors que t’en a pas besoin tous les jours, en contrôle de gestion c’est de la finance, tu n’as pas besoin de l’anglais. En fait la question ne se pose même pas, si la personne n’a pas un certain niveau, je suis désolée mais il y a d’autres personnes quoi.

Sabrina intervient : Par contre est-ce que je peux vous demander comment vous avez eu ce niveau d’anglais ?

Sarah.B intervient : Je ne suis jamais parti faire un stage. Alors que moi je voulais partir à un moment sauf que ma fac n’avait pas encore ouvert ce pays-là en Erasmus. C’était tellement de démarches administratives. Je vais être honnête, ma fac ne m’a pas du tout aidé du coup j’ai lâché. Je ne suis pas partie. Mais après l’anglais, il se fait, je regarde toutes mes séries et mes films en anglais.

F : C’est vrai que tout le monde parle des séries en anglais…

Sarah.B intervient : En fait c’est comme ça. Au début tu mets un sous-titre en anglais, parce que sinon en français tu vas être trop focussé sur le français, tu ne vas pas entendre l’anglais. Tu mets en anglais et tu mets le sous-titre en anglais. Et tu regardes et en même temps t’écoutes, et c’est comme ça que ça se fait finalement.

Moi pareil, depuis que je suis toute petite j’avais pas le droit de regarder des films si c’était pas en anglais. J’ai toujours regardé mes films en anglais, sous-titré anglais. Même les dessins animés et cetera, les chansons Disney je les connais en anglais. Je lisais un petit peu en anglais. Tu parlais d’échanges tout à l’heure, je faisais allemand LV1. Du coup j’ai fait des échanges en Autriche et en Allemagne, donc j’ai privilégié cette langue là pour les échanges, qui est plus difficile à apprendre juste comme ça. Et puis il n’y a pas tous les livres, toutes les séries c’est beaucoup plus compliqué avec les déclinaisons et cetera. Et après en prépa pendant 2 ans, tu peux quand même être dans les meilleurs, parce que c’est un concours, c’est pas juste un examen où il faut avoir une certaine note, donc tu travailles aussi les langues. Donc là j’avais des cours assez intenses pendant 2 ans de langue.

Sarah.B intervient : Et puis lire, moi mes livres encore aujourd’hui ils sont en anglais.

Et puis moi j’ai tous mes cours en anglais en fait.

Sarah.B intervient : Mais avant d’en arriver là, quand tu veux acheter un bouquin achète le en anglais, après tu vas te forcer.

Les premières pages sont dures après tu t’y fais.

F : OK merci, donc Pauline tu vas enchaîner ?

P : Et donc dans les tâches qui te sont attribuées dans l’entreprise, tu parlais du calendrier Facebook et cetera, tu fais quoi d’autres ?

Alors mes missions pour tous les jours c’est en fait être le bras droit finalement de notre manager, de notre chef d’équipe. Je m’occupe de Instagram. J’aide notre community manager, notre freelance, pour gérer Instagram. Pour nous désidentifier par exemple sur les posts, regarder qui nous a tagués, récupérer les photos intéressantes, et cetera. J’ai une veille concurrentielle permanente sur ce que fait la concurrence. Pareil que Sarah même le week-end, tu vas sur Instagram. Je me suis créé un compte exprès, avec toutes les marques que je suis, tous les influenceurs et cetera, pour regarder ce qui se passe, si justement il y a quelque chose d’intéressant est-ce qu’il faudrait pas réagir tout de suite ou pas. Pour les lancements de produits moi je regarde tout ce qui est consumer insight, donc je vais aller regarder les commentaires sur les sites, que ce soit pour la compétition ou sur nos autres produits et cetera, ce que les gens disent, ce qui ressort. « Ah ok, pour les crèmes de Dior qui nous ressemblent un peu, sur ce qu’on va lancer, il leur est reproché ça, ça et ça dans les commentaires, dans les blogs, par les influenceuses. Et en même temps y a telles qualités, du coup nous on va mettre ces trois points en avant, mais il faut faire attention à bien défendre aussi ces trois points là, et pas se faire avoir dessus », et donc monter la stratégie des réseaux sociaux. Sur une crème anti-âge de luxe, « oui ça coûte hyper cher », mais on va mettre en avant que c’est parce que y a des ingrédients supers. On appelle ça le storytelling, et voir ce qu’on peut raconter. Là en ce moment je suis énormément sur le global event18, l’événement de décembre qui aura lieu avec nos filiales. Le calendrier Instagram, revoir les légendes, regarder les key traffic moments19 ou les high traffic moments20, c’est-à-dire noël, Valentine’s Day, Woman’s Day, Chinese New Year, printemps, automne, et cetera. Tous les moments en fait hypers importants, qu’il ne faut absolument pas oublier. Faut bien faire attention à quels assets on utilise, donc c’est-à-dire quels posts, quels visuels, quelles légendes. Donc le calendrier Facebook on l’envoie aux filiales. Pour les PR public relation, c’est moi qui me charge du coup des affiliés21, le lien entre nous le global et les affiliés. Il faut bien faire attention à quels assets on utilise, c’est à dire ce que la créa nous a fait, quels visuels, quelles légendes on utilise. Je me charge des liens entre les affiliets et le global. Donc en fait ils m’envoient un résumé de tout ce qui s’est passé sur les réseaux sociaux, évidemment pour Darphin,  sur le site internet donc des articles, des mags, des blogs, voilà. « L’activation » c’est les événements qui ont lieu, ils vont m’envoyer « oui donc on a fait tel événement pour le lancement de golden oil, on a suivi vos recommandations, il y avait tel et tel influenceurs, tel budget, ça a duré combien de temps ».

Sabrina intervient : C’est les pays qui nous disent ce qu’ils font.

Exactement. Et le Printe, c’est tout ce qui est magazine papier, donc ça je vais tout récupérer. Je vais regarder les infos que je trouve intéressantes s’ils m’envoient quelque chose avec un influenceur qui a 26 milles followers c’est pas très intéressant mais si je vois 250 milles « ah super, top, beau post » et après je fais une synthèse sur deux ou trois mois. Après on le renvoie à tout le monde pour dire « bon voilà, ce dernier trimestre le rayonnement de Darphin… ». Et du coup ça permet à l’Espagne de voir ce que l’Italie fait et pouvoir s’en inspirer, ou de voir ce que l’Amérique du nord a aussi fait ou même la Chine parce que finalement ils ont une vision hyper différente des choses. Il y a toute la stratégie qu’on est en train de refaire, beaucoup d’études de marché, regarder ce qui se fait dans le concurrence, ce que nous on peut en ressortir et voilà « Les marques premiums elles font ça, et les marques moyennes elles font ça, nous on est entre les deux  je recommande de faire ça et ça ». Après on se remet en équipe mais c’est donc des recommandations… Dans mon day to day il n’y a pas d’autres choses. Les influenceurs quand ils viennent en événement sur trois jours, t’as toujours la manager qui essaye de faire toutes les parties de l’événement mais c’est pas possible. Donc on va arriver un peu plus tôt pour organiser tout ça et elle, elle va rester avec l’influenceur. Mais nous on va être les petites mains derrière qui allons préparer l’Institut, le Labo puis ranger après puis sur le moment être là pour faire les petites mains en fait. Ce qui est très très cool car c’est ultra intéressant de voir ces gens là en action parce que finalement on se rend compte que quand on les rencontre c’est complètement différent de ce que l’on pense d’eux et que c’est des gens comme nous. Les missions c’est dès que notre manager à un truc à faire, finalement je suis un peu le bras droit : elle reçoit un mail et elle a pas le temps de le gérer donc je m’en occupe. Il y a les dossiers de presse qu’on se partage entre Sarah et moi, c’est un peu sur une page faire le résumé de ce qu’est le produit, ses bénéfices, ses ingrédients, les trucs comme ça.

F : On a juste une dernière question, tu as quand même une certaine autonomie dans ce stage, tu gères pas mal de choses ?

Finalement ça dépend un peu des moments mais oui complètement, en fait ça dépend de l’emploi du temps de la manager. Donc si elle est surbookée et qu’elle passe de réunions en réunions, j’ai envie de dire je fais ma petite vie. Je vais faire ce que j’ai à faire, mes projets et je lui envoie des mails régulièrement : « j’ai fait ça j’attends tes retours, dis moi ce que t’en penses et cetera ». Mais aussi, une fois par semaine on se voit pour faire un débrief et parfois elle va regarder ce que j’ai fait et d’autres moments elle va me faire confiance en me disant « super envoie le à tout le monde ! » et à d’autres moments elle va me dire « bon ça j’aime moyen, est-ce que tu peux me faire cette partie là ? ». Mais oui c’est vrai que j’ai de la chance parce que j’ai une grosse partie d’autonomie et puis si je veux pas faire ce projet là aujourd’hui parce que j’ai pas envie de me reposer dessus, parce-que j’ai passé la journée de la veille dessus beh je vais dire « tant pis je fais autre chose, et je le ferai à un autre moment ». Tant que je respecte les deadlines, j’ai mes horaires et je fais entre guillemets ce que je veux.

F : D’accords. Vous avez d’autres questions les filles ?

C : Peut-être une dernière… Est ce que ton intégration s’est bien déroulée ? Est-ce que tu as été assez vite intégrée, tout ça ?

Oui, j’ai de la chance d’être dans une super équipe !

C : D’accord (rires). Merci pour tes réponses ! 

Lexique :

1Booker : réserver

2Filiale : entreprise dont le capital est contrôlé par une société mère

3Asset : ressource numérique affichée dans un navigateur web

4Brainstormer/Brainstorming : réunion

5Event(s) : événement(s

6Créa : service de la création

7Meeting : réunion / rencontre

8Brief : présentation des informations nécessaires à la réalisation d’un travail, d’une opération

9Deadline : date de rendu

10Splitté : fait de morceler quelque chose en plusieurs parties 

11Intral  : crème Darphin

12Paris guide : livre qui rassemble les adresses dont Darphin se sert

13Voyages de presse : voyage de quelques heures ou jours organisés pour des personnalités plus ou moins connues afin qu’ils parlent de la marque

14Scope : champ d’application

15Consumer insight : point de vue des consommateurs

16Consumer engagement : l’engagement des consommateurs

17Benchbook : cahier de référence

18Global event : évènement mondial

19Key traffic moment : moment clés

20High traffic moments : moments de ventes élevés

21Affiliés :  filiales étrangères de Darphin

Présentes sur la photo, de gauche à droite : DELON Sarah, CANDILLE Capucine, BOUDJELLA Sarah, Marguerite, DUCLOS Pauline et DARAUT Fleur

Interviews réalisées par DELON Sarah, CANDILLE Capucine, DUCLOS Pauline et DARAUT Fleur – G1 Béziers

« Du rêve à la réalité », Interview Sylvie Brouillet, journaliste associé à l’agence JAM à Montpellier

dimanche 24 novembre 2019

En raccord avec notre projet professionnel personnalisé, nous avons réalisé un interview avec une journaliste. Avec notre groupe nous avons décidé d’interviewer la journaliste Sylvie Brouillet, journaliste associé à l’agence de presse JAM à Montpellier. Nous avons réalisé cet entretien le jeudi 31 octobre à Montpellier de 13h00 à 13h45 pour une durée de 45 min. Réalisé par Fall Omou, Laalj Mohamed, Bounou Mela Yannis et Jao Andreani Judicaella.

  • = Personnes qui interview

° = Personne interviewer

  • Bonjour madame Brouillet, nous sommes des étudiants en première année de licence information et communication, dans le cadre d’un projet universitaire nous souhaitons en connaître davantage sur votre métier de journaliste. Je vous présente mes collègues, Yannis, Oumou, Mohamed et moi-même Judicaella. Tout d’abord, avez-vous toujours 30 min à 45 min à nous accorder et est-ce que vous acceptez qu’on vous enregistre tout le long de l’entretien ?

° Oui je suis d’accord, vous m’en avez parlé au téléphone.

(Je laisse la parole à mes collègues)

  • Dans un premier temps, on voudrait savoir ce qui vous a poussé à vouloir faire ce métier de journaliste ?

° Ça fait longtemps que j’aime ça, je crois que ça fait 25 ans que je l’exerce… ça fait même plus que 25 ans. Je crois que c’est à l’adolescence que j’ai eu envie de faire ce métier, je pense essentiellement à une curiosité générale. Je suis très curieuse, je lisais déjà les journaux, des livres. Je suis de Narbonne et dans la famille on lisait les journaux, on s’intéressait à l’actualité et ça m’a intéressée et que je ne suis pas mal curieuse de beaucoup de choses, je n’étais pas fixée sur la médecine, je me suis dit que c’était un métier qui me permettrait d’assouvir ma curiosité. J’aimais beaucoup aussi le français et écrire.

  • Dans votre entourage vous m’avez dit que on vous a un peu pousser à faire ce métier ?

° On n’a pas forcément poussée à faire ce métier, on m’a laisser faire ce que j’avais envie de faire.  Je n’avais pas de personne dans la famille ou d’amis dans ce métier. Mes parents sont professeurs mais il y a un certain niveau scolaire à avoir. Donc j’ai fait une formation qui n’était pas directement sur le journalisme qui était assez généraliste. Une formation de science politique, c’était à Toulouse, elle aussi très généraliste (porter sur la culture générale, les langues, beaucoup de rédaction, les synthèses, etc.).

  • Vous nous avez dit au début comme quoi vous étiez plutôt dans la spécialité en économie, est ce que vous faites autre chose à part l’économie ou vous êtes juste dans le secteur économique ?

° Ça a une grosse partie de ce que je fais, ici on est une agence de presse, on travaille, il n’a pas beaucoup de particularité, on travaille pour plusieurs journaux. Moi par exemple on est quatre (à part moi aujourd’hui tout le monde est en partiel) mais moi par exemple je travaille pour l’usine nouvelle, l’usine digital et les journaux régionaux comme la « lettre reine », comme « entreprise Occitanie », comme « Tous l’éco » un magazine économique aussi. Tous les quatre on travaille pour la « gazette des collines » là c’est un univers plus vaste qui est celui de la collectivité locale, alors ça peut être sur l’économie ou parfois sur la culture et beaucoup sur l’aménagement du territoire, des politiques publiques ; j’ai aussi travaillé pour la « gazette » de Montpellier qui est surtout pour le grand public, des portraits des commerçants, des artistes. C’est en principe dans la presse écrite et notamment la presse en région on est quand même assez souvent polyvalent.

  • Vous n’êtes pas à amener à travailler pour la télé régional (France 3 région) ?

° On je suis dans la presse écrite, ça veut dire aussi plein d’interactions / interview, toujours de l’écrit, des journaux publicité. On travaille aussi bien pour les journaux papier, comme je vous l’ai montré tout à l’heure. Moi ça m’arrive aussi de mettre des publications sur les sites internet, j’ai beaucoup aimé l’expérience, ça a été un gros changement.

  • Ensuite, on aimerait savoir en quoi consiste le métier de journaliste ?

° Cela dépend, il y a quand même plusieurs situations, ça pourrait concerner la télé, les journaux internationaux, régionaux, locaux. Moi j’ai un peu toutes les casques aussi, j’ai travaillé à Paris dans le temps et c’était pour les journaux internationales, la situation est différente, l’idée c’est de parler a priori d’une actualité, sur un sujet particulier et en interrogeant les acteurs qui font ce sujet… enfin plusieurs acteurs pour récoltés plus de donner mais maintenant si on parle sur le fait divers, c’est complètement différent de si on travaillait dans les économies voire la presse magazine féminine. Enfin des situations qui non pas grands choses à voir ensemble. Les plus simple à appréhender sont les presses quotidiennes régional, elle est très présente et j’en es fait un peu, j’ai fait un stage et là on est sur du local, on décroche aux téléphones, on va à des réunions et on pose beaucoup de questions mais j’ai plus l’habitude de poser des questions que d’y répondre comme à vous en ce moment. Et après avec tout ça, on fait des synthèses et il faut écrire vue que c’est de la presse écrite mais voyez là je suis en train d’écrire un sujet, on va le travailler, le relire, on va essayer de voir que tous ont été vérifier et valider et le plus précis possible et en même temps avec une écriture qui soit la plus agréable possible à lire en se mettant à la place du lecteur et puis après on envoi à des journaux, par exemple moi je l’envoi à plusieurs journaux cela dépend et si j’étais admettant auteurs de livre, je l’enverrais à mon rédacteurs en chef qui me dirait « oui c’est bon, non je comprends pas ce passage, on peut le refaire… ». Donc tout ça il faut que ça aille très vite, après on met sa sur le web ou sur papier sur les deux à la fois souvent. Après tout reviens à ce fameux article, c’est le but finalement.

  • Dans le cadre de votre travail dans les articles, êtes-vous amenée à vous déplacer dans des salons ou des évènements ?

° Oui cela arrive très souvent. Le plus souvent à Montpellier ? j’ai l’impression que depuis ces dernières années le temps s’est mis à accélérer. On demande de plus en plus de sujet, de plus en plus vite et parfois aussi de plus en plus court. Mais de temps en temps laisse le temps d’aller à de gros salons par exemple le parc de l’expositions à Montpellier ou au Corum des sujets très variable, sur les inondations, la viticulture, enfin les domaines sont très vastes. Hier j’ai vue en décembre il y a un sujet sur « l’usage de l’eau à Montpellier » et fin novembre sur « les équipements qu’utilise viticole ». Je vais faire un sujet là-dessus, je vais y aller c’est assez varié, ça pourrait être le « salon de l’immobilier » au Corum. Mais oui ça arrive, pour moi notamment sur l’économie cela arrive très souvent.

  • Quels sont les diplômes nécessaires pour être journaliste ?

° Alors moi cela fait très longtemps maintenant mais de mon côté j’ai eu un diplôme science politique comme une autre journaliste ici, une autre a eu un diplôme en histoire, dans le tourisme aussi. Enfin en principe comme je vous l’ai dit à la base, c’est sur la culture général et les matières comme le français, l’histoire éventuellement et la science politique. Mais ça ce sont des diplômes universitaires après il y a les diplômes de la profession de journaliste. Je sais plus vraiment comment ça en ai mais il y a un nombre d’école reconnue par la profession donc c’est toujours mieux de faire une formation reconnue par la profession. Il y a de grosse école à Paris, à Lille dans celle les plus connu il y a des concours d’entrée et une personne sur cent est retenu, c’est assez sélectif. Vous c’est le niveaux IUT non ? (Non c’est la licence). En générale il faut un bon niveau de diplôme et effectivement, il est mieux de faire une formation spécialisée. Notamment pour avoir l’occasion de faire des stages, il a aussi la formule de l’apprentissage, l’alternance et d’arriver à bien être bien formé, comme je vous le disais c’est un métier où l’emploi est assez limité (suite que je n’arrive pas à entendre). Il y a une crise économique, ils ont du mal a embauché. Donc les stages sont est une bonne manière pour apprendre le métier, de voir la réalité du métier et pour avoir un réseau pour l’apprentissage, l’alternance puis pour trouver un jour un travail. Il y a des formations ou je trouve qui mêle bien la théorie et la pratique.

  • Ici vous prenez des apprentis ?

° Non nous on est trop petit. Nous on est quatre et on en a pris mais c’était pour des stages observations des troisièmes. Ça nous est arriver quelque fois mais même ça, cela nous fait courir de droite à gauche, on plus on n’éprouve pas le besoin de faire faire à une personne des travaux. Surement parce qu’on est une agence de presse et chacun on a nos travaux divers, on serait un journal qui publions nous-même et qui prennent des stagiaires, ils peuvent accueillir des membres en plus.

  • On a l’impression que ce soit en France ou à l’étranger qu’il y a de plus en plus de personnes qui se jettent en free-lance c’est-à-dire qu’au début se lancent en freelance puis après se posent, est ce que vous pensez que c’est plus valorisé par les employeurs après qu’ils s’aient mis en free-lance car ils ont plus d’expérience, car ils ont acquis plus de polyvalence ?

° Comme je vous le disais je pense que plus on a de l’expérience, plus variée elle est mieux c’est, le plus tôt vous faites une expérience généralisée du métier mieux c’est. Vous allez voir si c’est que vous pensez être, peut-être vous avez une idée qui n’est forcément ce qu’est la réalité aujourd’hui. Cela dit la réalité, elle n’est pas très facile à admettre, on demande beaucoup vite, et ce n’est pas payé cher, voilà après le côté freelance là aussi il y a différentes situations il y a quand même beaucoup de freelances on appelle ça des pigistes. Donc la réalité de l’emploi ce n’est pas ça, cela veut dire travailler un peu à droite à gauche, être polyvalent, avoir plusieurs rédacteurs en chef avec lesquels il faut travailler rendre des sujets. En général quand on est freelance, on propose on propose des sujets ça peut être accepté qu’une deux fois enfin vous voyez ce ne sont pas des situations faciles. Beaucoup de freelance sont des gens qui ne travaillent pas beaucoup, qui ne touchent pas beaucoup d’argent, j’insiste peut-être lourdement mais c’est ça après y a peut-être des freelances pour qui c’est un choix pour eux, qui ont plus de liberté, qui ont leur propre organisation du temps, ça leur fait faire des choses plus variées mais c’est rare que ce soit un vrai choix.

  • Quels sont les qualités requises pour exercer votre métier ?

° Je vous dis et je parle de ce connait, la presse écrite et internet , la curiosité ça reste évident, il faut également une bonne compréhension quand même du sujet  il vaut mieux comprendre comment ça fonctionne, les rouages et tout ça l’économie minimum quand même savoir comment fonctionne le budget, une entreprise donc ça s’acquiert avec de l’expérience et puis la partie écriture est comme même très importante aussi il faut savoir synthétiser les choses, écrire quelque chose qui accroche le lecteur, pas trop de fautes quand même c’était déjà corrigé avant mais c’est de moins en moins le cas c’est pour ça qu’on trouve plus de faute, faux devoir aussi s’adapter à des situations assez variées, parce que il peut arriver  qu’on débarque à un endroit, il faut s’adapter aux gens, avoir confiance ne pas hésiter ne pas être tout timide, personnellement je l’étais pas adolescente, j’avais une manière assez rapide d’entrer en contact avec les gens.

  • En parlant de lecteurs dernièrement il y a eu plusieurs auteurs et journalistes qui se sont fait agressés et lynchés sur internet pour avoir écrit des articles etc. Est-ce que vous n’avez jamais eu à faire à ce type d’agressions ? Vous parlez de quoi précisément ? Dernièrement il y a eu plusieurs journalistes de la presse écrite (le monde, le Figaro, le Huffington post) après des articles qu’ils ont publiés ont été lynchés sur internet par rapport à ce qu’ils ont écrit.

° Il y a toujours eu des lecteurs mécontents c’est sur les réseaux sociaux oui, il y a le droit d’expression et je trouve assez normal que les gens réagissent c’est à dire que l’article est lu, après il faut que cela reste dans les limites de la loi et du respect. Nous autant que journalistes notre métier c’est d’essayer de dire la vérité de la manière la plus neutre possible, après on peut aussi se tromper dans le temps qui est imparti on ne peut pas creuser le sujet. Malheureusement il y a aussi des personnes qui peuvent réagir un peu plus violemment mais personne n’est à l’abri. Il y a une association de journalistes qui réagit au nom des journalistes pour ces agressions notamment sur des manifestations de gilets jaunes effectivement peut être une fois où deux sur des collectivités qui refusent l’accès aux journalistes, ou s’il y a des choses qui ne leur ont pas plu donc ils essayent de protéger un peu les droits des journalistes mais bon c’est des choses qui se présentent peut-être un peu plus qu’avant.

  • Est ce que vous pouvez nous citer quelques aspects positifs et négatifs de votre métier ?

° Le côté positif, j’aime rencontrer des gens et leur poser des questions, voilà c’est un côté qui me plaît.  J’aime aussi écrire, après c’est un peu plus personnel, les difficultés c’est souvent le manque de temps. On doit faire 10 choses à la fois de plus en plus souvent. Par exemple, la maintenant je suis en train travailler sur quatre sujets en même temps pour différents magazines, on n’a aussi pas trop d’horaires fixes ça pourrait être aussi des choses qui sont en soirée, par exemple des réunions dans la métropole de Montpellier qui commencent à partir de dix-huit heures et qui durent jusqu’à vingt-deux heures. Mes confrères et moi on y assiste régulièrement, ce ne sont pas des horaires « neuf heures dix-sept heures », c’est très rare que ça soit le cas. Pour des journalistes professionnels ça va être le weekend il faut être prêt à s’adapter, vaut mieux avoir l’esprit souple pas trop rigide. Il faut s’adapter aux rédacteurs en chef, aux gens qu’on interroge, aux journaux parce que chacun a une écriture différente. Ce qui est intéressant c’est qu’on fait des choses très variés et qu’on ne s’ennuie pas. Le côté négatif, c’est qu’il ne faut pas s’attendre aussi à avoir des salaires mirobolants, vaut mieux chercher d’autres métiers comme médecine, ingénieurs, architecture ou quelque chose de moins qualifié mais où il y a beaucoup de demande comme l’environnement. On n’est pas dans une perspective où il y a de l’emploi facile, dans ses métiers là. Donc je vous encourage à faire le plus de stage possible, je ne sais pas si vous vous êtes tournés vers des radio, la presse écrite, la télé, il y a quand même des choses bien. Essayer d’avoir don de la réalité de chaque environnement, ça vaut peut-être le coup de voir les autres presses. Il y a un annuaire qui montre un peu la variété des médias de nos régions. Il y a peu de grosse structure, il y a beaucoup de petite boite. Ici en région y a peu de choses possibles plutôt des petites structures, des structures associatives comme les radios en particulier. Tout peut être intéressant, moi par exemple j’écris un peu de journaux, les média régionaux, locaux et internationaux, tout m’intéresse. Cela m’intéresse tous aux temps de parles des choses sur Montpellier que d’être là dans une grande entreprise à Paris. Je trouve plus intéressant parce que c’est plus concret souvent. On parle de la ligne de tous les jours, on part sur la littérature économique.

  • Comment s’organise votre journée de travail ?

° J’essaye effectivement d’organiser un peu journée par journée, le temps s’accélère on fait beaucoup de suivi sur le web ce sont souvent des quotidiens, soit on propose des choses soit on reçoit beaucoup de communiqué, énormément de mails. En plus j’ai une dimension sur la région, c’est assez vaste. On reçoit beaucoup de mail, faut les lire. Si possible il faut essayer de pas manquer certains choses. On nous invite à certaines conférences on essaye de prévoir à quelle heure on va aller à tel endroit ou pas. Ça peut-être annuler au dernier moment ça bouge tous les jours, des rendez-vous pris peuvent être décaler. Ce matin j’ai passé 5/6 appels, j’ai eu une personne et d’autre, j’ai encore laissé des messages pour des rendez-vous ou des échanges. Donc ça se construit peu à peu, il y a une partie qu’on peut maîtriser, c’est le moment où il faut écrire mais après pour le moment effectivement où il y a les conférences de presse ou une visite à une entreprise.  J’ai visité récemment l’usine carte noir à Lavérune par exemple, il faut prendre le temps d’y aller. Comme tout s’accélère j’ai pris mon ordinateur et j’écris sur place parce qu’il fallait rendre le sujet l’après-midi. Voilà ça voulait dire un temps, j’avais prévu la veille… L’avant-veille mais bon ! Il suffit qu’il arrive un accident ; pas un accident parce que je ne vous souhaiterais pas forcément ça mais par exemple un évènement qui concerne les journaux dans lequel je travaille. Une entreprise qui est annoncé en redressement judiciaire qui se trouve dans la région, il va falloir que tout de suite si c’est une grosse entreprise que j’appelle, que j’essaye d’avoir la direction ou les syndicats et va falloir que je farfouille tout ce que je sais sur cet entreprise et le sujet doit être prêt si possible dans l’après-midi et ça je ne le savais pas forcément la veille donc voir les dimensions.

  • Donc on vous donne des délais ?

° En général y a des délais. Tu dois rendre tels sujets sur un nombre de signes (1700 signes c’est la normes) ça peut être 1000-3000-5000 signes pour tels date. Et on nous demande de plus en plus de joindre des photos, non payé. Voilà la réalité, c’est ça. Même des journaux nationaux mais il faut envoyer un photographe. D’abord on n’a pas le temps et la concurrence est lourde. Et en même temps en papier écrit photo et rare sont les articles qui paraissent en photo mais on va appeler des magazines qui vont être payer pour ça. La situation du journaliste photographe est encore plus difficile que le journaliste rédacteur.

  • Est-ce que vous avez déjà été amené ces derniers temps à vous concentrer sur un sujet pendant 24 ou plus pour le creuser en profondeur par exemple éplucher quelques documents ?

° Passer tout une journée sur un seul sujet ce n’est pas possible parce qu’il y en a beaucoup qui sont en cours (ses collègues). Enfin, je ne peux pas faire que ça pendant une journée mais sur certains sujets on a un peu plus de temps pour le faire, par exemple j’ai démarré il y a quelque jour un sujet sur une enquête sur un secteur économique donc j’ai une dizaine de jours ouvrable pour joindre les gens et obtenir des chiffres, pour avoir participé aux évènements qui sont là pour ça. C’est très variable, ça ne facilite pas les choses. Une fois c’est un sujet à rendre pour l’après midi et en même temps il y a sujet en cours et l’autre pour dans 10 jours sur deux pages, ça veut dire qu’il faut joindre une dizaine de personnes pour faire quelque chose de synthétique et plein de réforme. La difficulté la plus grand c’est de manager tout ça en même en tout cas la mienne c’est celle-là. Mais c’est aussi parce que je travaille pour plusieurs journaux à la fois. Et celle des freelances n’est la même que celle des journalistes libres mais pas d’un journaliste qui fait que ça qui travaille pour la tribune, en tout cas mon cas est particulier.

  • Est-ce que vous rencontrez des difficultés dans l’exercice de votre métier ?

° Tous les jours, pour faire les suivis. Ce matin j’ai passé 5 coups fils, il y en qu’un qui a fonctionné et à la fin « ah oui je ne peux pas être cité », qu’est-ce que je devrai faire avec ça parce que l’intérêt c’était de citer la personne et cette personne, elle a une position, ce qui fait que ce qu’elle dit à un intérêt. Et si je le dis-moi, ça pas le même intérêt. Par exemple il me dit « Mais vous pourrez joindre la présidente mais elle est en Asie », d’accord mais moi je dois rendre le papier le plus vite possible, donc j’ai envoyé un mail à la personne en Asie du coup je lui ai demandé un autre contacte. Ça encore c’est par téléphone, la situation est différente pour conférence de presse, un moment particulier où on est avec d’autre journaliste, là je trouve que les choses sont moins difficiles le plus difficile c’est d’avoir un regard critique ce qu’on nous raconte. Et on nous raconte de belles histoires. En général faut garder un peu de recul, (se dire « oui bon ça ») on nous dit que c’est nouveau et en fait ça fait longtemps que ça existe et pour pouvoir dire ça il faut avoir pu être préparé, avoir pris du recul sur le sujet donc plus on a d’expérience sur le sujet mieux c’est. Ce n’est pas forcément le cas tout le temps, parfois on découvre des sujets au moment de la conférence. C’est aussi pour ça que si vous lisez la presse, souvent les sujets se ressemble, on a eu la même conférence de presse, ont tous entendu la même chose. On n’a peut-être pas posé des questions mais on a entendu les mêmes réponses aussi, même si à la fin de la conférence chacun essaye d’avoir un peu plus d’information sur tel ou tel domaine. Donc du coup les sujets qui vont être sortie après cette conférence de presse vont peut-être se ressembler, c’est logique. Ce n’est pas très intéressant à faire mais bon ça arrive que ce soit la même. Le plus difficile c’est d’avoir la bonne information, la plupart du temps, la personne qu’on interroge à une motivation particulière, quel que soit le sujet, soit elle veut faire croire que ça boite est « merveilleuse ». C’est un syndicaliste, « achète tel ou tel chose » mais ça ne va pas du tout, il y a le maire qui a envie de se faire élire. Il va toujours des motivations, il faut essayer dans être contient pour pouvoir gérer ça.

  • Si un maire veut être élus, est ce que ça va influencer sur votre écrit ?

° Il y a un sujet particulier qui est un problème d’assainissement, voilà il y a toujours quelque chose en particulier. Une conférence à la mairie, métropole sur le numérique sur la végétalisation de Montpellier. Donc il nous dit la bonne parole et quelques chiffres, on essaye temps bien que mal de vérifier ça pour en faire une synthèse. Selon les journaux dans lesquels on écrit, de mettre l’accent sur tel ou tel point qui ne sera pas le même. Si je travaille pour le Nouvel que pour la Gazette d’économie ou Environnement Magazine, ça ne parle pas des mêmes choses. Le fait qu’il soit maire et s’il parle d’action de la ville, c’est lui qui peut en parler à priori. En tout cas à priori, le journalisme comme on le voit en France, il n’y a pas d’opinion politique du journaliste qui transparaît dans quoi que ce soit. A part les journaux d’opinion comme l’Humanité, des journaux comme de valeur actuelle qui est un journal plutôt très adroit. Tout le monde sait qu’il est adroit. Je pense que le journaliste qui écrit là-dedans est quand même peut être dans cette tendance. Mais en principe, moi en tout cas jamais mon opinion politique ne transparaît dans quoi que ce soit. Ça ne me vient même pas à l’esprit de faire de ce reste qu’un commentaire sur une action particulière. J’essaie d’établir ce qui se passe, d’avoir peut-être une petite analyse mais mon opinion à moi n’intéresse personne. Si vous lisez dans un journal quelconque un journaliste dire « je pense que », pour moi c’est plus du journalisme c’est autre chose.

  • Dernièrement, il y a cet organigramme qui a été publié par le monde et qui a avait fait beaucoup réagir sur internet. Est-ce qu’il ne vous arrive pas parfois de subir des pressions ?

° Mais c’est aussi parce que je suis dans une agence de presse. Moi je subis des pressions des rédacteurs en chef qui ont envie d’avoir leurs papiers plus vite et voilà. Mais c’est la crise de la presse. Voilà pourquoi ce sont les grands groupes, ceux qui ont de l’argent, les BMH qui possèdent les journaux Français. C’est parce que les journaux français n’ont pas les moyens, si ce n’est pas ces groupes-là qui les achètent ils meurent. « Libération », s’il n’avait pas été racheté, le journal serait mort. C’est ça la vérité et Le Monde pareil, les journaux ont des dettes, l’arrivée d’internet a bouleversé tout ça. Je ne dis pas que c’est une bonne chose.  Parlons de « Midi Libre », indépendant chez nous en région a été racheté par le groupe « Là Détache Du Midi », c’est un groupe de presse mais c’est aussi quelqu‘un qui avait des liaisons politiques qui a même été ministre dans un certain temps. Mais s’il n’y a pas ces personnes-là qui ont envie d’investir dans la presse, la presse est morte. Ce n’est pas la publicité difficile les revenues de la presse. Et les journaux sont plutôt en perte de vitesse côté électorat, la presse quotidienne régionale en particulier et les magazines aussi. Donc c’est difficile économiquement, certains journaux sont portés à double bras par des financiers. Mais pas le choix, c’est ça ou ça disparait. Donc si on veut les presses un peux au pluriel comme on dit, certains journaux qui ont très peu de publicité et n’ont pas forcément une relation soutenue même par des aides à la presse de l’Etat comme c’est le cas de « L’humanité », « Libération » je crois que ça été le cas parce que sinon ça ne paraît plus. Mais moi je n’ai jamais travaillé pour ce type de journaux qui sont possédé maintenant par des grands capitalistes. Donc en générale, s’il y a une pression ça se passe au niveau de la direction du rédacteur en chef pas du journaliste directement mais ce n’est pas une position confortable.

  • Dernièrement, il y’a eu une tribune rédiger par des journalistes du monde qui avaient interpellés la direction comme quoi ils voulaient leur liberté d’expression et qu’ils ne voulaient pas être dépendant des intérêts financiers.

° Je ne connais pas la situation exacte mais ils ont surement raison de réclamer ça. Je ne sais pas sur quel point ils ont été interpellés pour parler de liberté d’expression mais je dis à priori le journaliste s’adresse à son rédacteur en chef qui a le pouvoir ou pas de faire publier l’article. C’est lui qui va censurer s’il y a quelque chose à censurer, donc ça se passe à ce niveau-là. Il faut voir la situation telle qu’elle se présente vraiment.  Il y a des idéo et puis y’a la réalité. La réalité ça appartient à des groupes de presse et ça dépend aussi de la motivation de ces capitalistes pour investir dans la presse. Si eux-mêmes sont « purs » et veulent aider une presse à fonctionner donc le problème se pose moins que si c’est quelqu’un qui a une visée politique va racheter des groupes de presse. Donc y’a une carrière politique voilà, ça dépend de la motivation des personnes. Mais après, il faut effectivement que les journalistes défendent leurs métiers.  Mais c’est la peau de fer contre la peau de fer, la puissance n’est pas forcément les journalistes eux-mêmes.

  • Pour conclure cet entretien, on a appris que c’est très difficile le métier de journaliste, qu’il n’y a pas beaucoup de débouché et pas d’heure fixe pour les rendez-vous. 

° La situation des journalistes sont très variées et ça fais 25 ans que je travaille dans ce métier et jamais j’ai vu d’horaire fixe. Les rendez-vous ce qu’ils sont entre midi et deux, à 8h du matin s’il le faut et je vous dis, souvent y’a des soirées parce que pour suivre ce qui se passe. Les conseils métropole démarrent 18h. 

  • Vous ne savez pas à quelle heure ça s’arrête ?

° Quand j’y vais, il y a une dizaine de journaliste à suivre, on n’a pas le choix. Les conférences de presse sont comme elles sont et ça c’est la situation mais sur le sport, ça se passe comme ça se passe mais on dépend quand même d’une actualité donc pour la suivre il faut être prêt à bouger, à appeler un peu partout pour avoir les informations.

  • Et on a appris aussi que vous avez fait ce travail de journaliste, parce que ça vous intéresse depuis toute petite.

° Je pense que personne ne nous force à faire un métier, donc oui je pense que tous ceux que j’ai connu dans ce métier, ils ont plutôt intérêt à le faire mais il y en a aussi beaucoup qui en partent. Y’a n’a qui font ce métier 10 ans et puis qui se reconvertissent dans autre chose. Ça arrive dans tous les métiers je pense mais celui-là en particulier. Il y’a des gens qui quittent le journalisme pour entrer dans les collectivités par exemple ou dans des entreprises. Je connais aussi quelqu’un qui a travaillé ici qui a passé le concours pour être maître des écoles et sa femme qui était journaliste a fait pareil. Il y en a un autre qui crée un quelque chose dans le terroir, je ne sais plus. Je connais aussi un journaliste qui a travaillée ici, c’était avant que j’arrive, qui est devenu viticultrice. Notamment parce que les conditions d’exercice ne sont pas faciles et puis il peut y avoir une attitude ou un certain temps. Voilà, l y a eu pas mal de journaliste qui sont partis de « Midi Libre » ces dernières années, certains ont fait autre chose ils sont allés dans la communication la rédaction de contenue.

  • On vous remercie de nous avoir bien accepté pour cet interview et on vous tiendra au courant quand on aura tout retranscrit, on vous enverra ça par mail. Merci beaucoup. 

Interview réalisés par Fall Oumou, Laalj Mohamed, Bounou Mela Yannis,Jao Andreanie Judicaella.

« Quand tu as commencé, tu as déjà gagné »

dimanche 24 novembre 2019

Par CIANFARRA Thibaud, KUBIAK Mathys, CLAIR Hugo, AYACHI Djamel.

Nous avons interviewé Jean Cahn un professionnel de l’animation qui fût longtemps journaliste radio chez RTL notamment pendant 3 ans puis pendant 5 ans chez RMC. L’interview a été mise en place dans le cadre de notre projet en Méthodes de Travail, elle s’est déroulé en Facetime depuis la médiathèque et a durée environ 25min.

«  Tout d’abord nous vous remercions de nous accorder de votre temps , nous vous rappelons les modalités de l’interview qui durera environ 30min puis sera si vous nous le permettez retranscrite sur le blog de notre classe dans un projet pédagogique. Êtes-vous toujours d’accord pour que cet interview soit enregistrée et filmée ?

– Jean Cahn : Oui cela ne me pose aucun soucis par contre je ne suis disponible que jusqu’à 17h30.

– Thibaud : Alors nous on voudrait se concentrer sur votre carrière en tant que journaliste radio.

– Mathys : Oui pas de soucis ça suffira.

Mathys : Nous avons vu que vous aviez travaillé pour RTL pendant 3 ans et chez RMC pendant 5 ans.

– Jean Cahn : Et surtout France Inter, j’ai démarré à France Inter pendant 1an et j’aurai dû y rester mais j’ai vendu mon âme à la pub à RTL et à RMC malheureusement mais France Inter j’avais une émission la nuit qui s’appelait Totem, j’allais voir les grandes dames du cinéma les dimanches soirs seulement, il faut dire qu’à l’époque il n’y avait que 4 radios ; France Inter, RTL, RMC et Europe 1, les grandes dames de l’époque et il fallait qu’un animateur s’en aille.

Mathys : Les places étaient limitées ?

– Jean Cahn : Oui, moi j’avais tellement envie de faire de la radio, c’était la maison ronde à Paris, que j’étais tellement dans cette maison ronde que les gens pensaient que j’étais engagé à la radio alors que je connaissais toutes les secrétaires et que j’attendais qu’il y en ai un qui se barre *rires*, c’est comme ça que j’ai démarré.

Mathys : Vous pouvez-nous dire ce qu’est précisément la maison ronde ?

– Jean Cahn : La maison Ronde c’est la maison de la radio a Paris.

Thibaud : Vous avez dit que vous avez toujours voulu rentré dans la radio ?

– Jean Cahn : Oui depuis tout petit a 16 ans j’avais un magnéto, je faisais mes émissions chez moi, j’étais déjà complètement fou de radio, je m’interviewais, je faisais des émissions, le fou est né a ce moment là *rires*. Il fallait avoir un grain pour faire de la radio à l’époque car comme je vous l’ai dit, il y en avait que 4. Et donc vivre a Paris en attendant qu’il y ait quelqu’un qui laisse sa place. Moi j’habitais a Strasbourg je suis monté avec ma 2 chevaux, Grâce aux copains et aussi copines bien sur, j’ai pu tenir, et j’ai eu l’émissions au bout de 6 mois seulement de tourner dans la maison ronde, et donc j’allais voir les grandes dames du cinéma et ça a duré 1 ans, juste les dimanches soirs donc avec ça je mangeais pas. J’ai vu Marine Jauvert, des choses comme ça, à l’époque c’était les stars du moment et Mireille Darc. J’allais chez elles et au début de l’émission on se fait la court et à la fin de l’émission, on doit imaginer que peut être il se passe des choses, je draguais plus ou moins.*rires*

Gentiment c’était gentil.

Thibaud : Y’a t-il eu une rencontre qui vous a marquée plus qu’une autre par exemple ?

– Jean Cahn : Nathalie Delon, la femme d’Alain Delon, pas marqué concernant l’interview, c’était un appartement où il y avait un salon avec juste un petit couloir et que des canapé en dessous. Et donc elle te poussait, tu tombais dans le canapé. C’était chaud, très très chaud mais ce n’était pas intéressant comme émissions, mais c’était intéressant de découvrir cette …Non non, c’était une femme du cinéma, elles font ça parce que soit elles ont un film, c’est ça que j’ai compris après, et c’est quelque chose d’important, quand elles acceptent, moi personne me connaissait a l’époque, c’était mes débuts. Quand elles acceptent des émissions, c’est souvent parce qu’elles ont quelque choses a vendre, un film qui va sortir. Au début, et même quand je débutais à la radio après quand je recevais par exemple des grands metteurs en scène ou de grand acteurs, des écrivains énormes, s’ils venaient à mon émission c’est qu’ils avaient des choses à sortir, au début t’as la trouille, tu te dis oh putain je reçois un grand acteur, écrivains célèbre, si le mec il vient, tu a déjà gagné, mais tu mets du temps parce que c’est en direct, moi j’ai toujours pratiqué sauf à France Inter, mes émissions sont en direct.

Thibaud : Est ce que vous avez connu d’autres difficultés que le manque de place pour rentrer dans ce milieu ?

– Jean Cahn : Ummm … Non car quand tu a commencé, tu a gagné, une fois que tu as fais France Inter, tu as l’étiquette de France Inter. Le plus dur c’est de démarrer, aujourd’hui vous avez plus de choix avec le nombre de radio et de télé, alors que là si tu voulais faire de la radio ou de la télé, il fallait prendre la place de quelqu’un. Donc tant qu’il s’en va pas, il vont pas le virer parce que t’es là, alors que personne te connaît. Moi j’avais la chance d’avoir une voix qui passe bien a la radio, j’ai toujours préféré la radio que la télé car la radio c’est la voix, c’est quelque chose d’incroyable qui passe, je pense que c’est comme ça qu’ils m’ont prit. C’est important de travaillé sa voix, moi c’était naturel et je ne l’ai pas travaillée, mais si on peut, vaut mieux la travailler, comme le lendemain de bringue, la voix est plus grave, fin voila, c’est un truc qu’il faut pas enseigner dans l’école de journalisme je pense.

Thibaud : En parlant d’école , vous avez fait une école en particulier ?

– Jean Cahn : Non, non, j’ai fait une année d’école de journalisme a Strasbourg, et ça m’a tout de suite soûler, je suis rentrer a l’ORTF, et ils m’ont dis, OK, on vous prend parce que j’avais fait un essai de voix. Mais il fallait être libérer des obligations militaires, je voulais me faire réformer, j’ai pas réussi, je suis aller faire mon service militaire dans l’aviation, le colonel me dit ….

Parce que moi j’avais mis, profession , animateur a l’ORTF, alors que j’avais rien fait du tout, et les militaires ont vu ça, ils ont dit «  Oh putain un animateur a l’ORTF » . On a une radio d’une base aérienne au Sénégal avec une radio intérieure est ce que ça vous intéresse d’y aller ? C’est comme ça que j’ai passé 1 ans a faire de la radio a Dakar, pour les militaires là-bas , je faisais le réveil, les émissions, les informations, je pense que j’ai plus appris en 1 ans de service militaire parce que je faisais tout, la technique, les infos, le journalisme. Donc voila, j’ai fais un an a Dakar.

Une fois que tu reviens de là, t’as encore plus envie de faire de la radio, donc tu montes a Paris avec ta deux chevaux et t’arrive a France inter. « Bonjour, je suis la » … « merci .. on vous écriras » et tu reviens tout les jours pendant 6 mois, et six mois après tu commences. Ce qui est différent avec le journalisme, c’est que normalement, tu fais ton école et derrière tu as quelque chose. J’en ai eu des stagiaires dans les différentes télé ou radio, aujourd’hui c’est différent qu’à l’époque.

Thibaud : Vous pensez que la radio aussi est différente qu’a l’époque ?

– Jean Cahn : Oui, parce que faire les émissions que je faisais, moi je faisais des Talk-shows, je recevais des gens, je le gardais pendant des fois 10 min / 15 min, sans mettre un disque. Aujourd’hui t’imagines même pas, sauf les deux ou trois radio faites spécialement pour ça. Alors qu’une radio normale, faire ce que je faisais est pratiquement impossible , ou alors des radios libres, et encore c’est plus vraiment libre. En 1981 on a créé radio Alligator à Montpellier c’était une radio rock’n’roll c’était monstrueux on avait tout les étudiants on était tous fous furieux, mon émission s’appelait le festival de Cahn comme mon nom, et j’étais le seul à parler, les autres c’était que des DJ, et là je me suis senti encore plus libre parce que on pouvait faire ce qu’on voulait et je recevais les mêmes écrivains les mêmes metteurs en scènes qui venaient présenter leurs films mais dans dans une ouverture qui était merveilleuse mais qui a été démolie un an après à cause de gens qui ont créés NRJ, FUN et qui ont racheté toutes les séquences et cette radio libre qui était merveilleuse est devenue un business et malheureusement elle est un peu morte à cause du business.

Mathys : Qu’est-ce que vous préfériez faire à la radio ?

– Jean Cahn : Le direct, avec quelqu’un c’est ça qui est merveilleux, on fait des choses incroyables j’ai fais des trucs à France Hérault on faisait des directs avec le Paris Dakar et mon copain qui était normalement sur le Paris Dakar il était en fait de l’autre coté de la lice et on faisait semblant de s’appeler en direct c’était des gags *rires*, c’est pour dire qu’avec la radio tu peux tout faire. La radio c’est merveilleux mais c’est vrai que tu peux bidonner.

Thibaud : Justement par rapport au fait qu’on peut bidonner on a vu une étude comme quoi les médias perdaient en crédibilité mais la radio restait le média le plus crédible aux yeux des gens.

– Jean Cahn : C’est normal, je crois que c’est normal parce que quand tu vois toutes les chaînes d’informations t’es un peu écœuré quand tu vois les BFM etc.. dès qu’il y a un débat ils sont tous dessus et ils disent qu’ils vérifient les informations mais moi je suis pas sûr de ça, à cause de cette rapidité de donner à l’antenne et des fois ils se plantent et c’est à cause de la concurrence ils veulent tous avoir l’info en premier. A la radio c’est différent t’as moins besoin t’as pas l’image t’as pas toutes les images de la manif quand il y a les gilets jaunes les journalistes ils sont tous dessus tu casses presque en direct avec eux quoi. Ce qui a changé c’est ça parce que à l’époque pour un direct il fallait le camion et tout alors que maintenant une petite caméra suffit. C’est les moyens qui ont changés.

Hugo : En parlant de progrès avec la montée d’internet et tout comment vous pensez que la radio va évoluer ?

Mathys : Vous pensez qu’elle pourrait disparaître ?

– Jean Cahn : Je pense que les jeunes ne regardent plus la télé comme nous on la regardait parce que maintenant tu choisis tu vas sur internet tu regardes ce que tu veux, on regarde plus vraiment, les séries tu les télécharge et voila, tu regardes plus à 20h30 on avait le feuilleton on regardait, aujourd’hui c’est quand tu veux, c’est la méthodologie du spectateur qui a changé. Mais je ne crois pas que la radio va disparaître parce que on les a toujours sur les téléphones et tout ça ça a aussi évolué, même si je ne sais pas si on l’écoute sur nos ordis par exemple.

Mathys : Il y beaucoup de radios maintenant qui sont diffusées qui sont accessible.

– Jean Cahn : Oui où l’on voit les mecs, je sais pas si c’est très regardé, mais quel intérêt de regarder des mecs qui font de la radio ? J’ai vu RMC sport c’est de la radio à la télé fin bon..

Remerciements : Merci beaucoup pour toutes ces informations et anecdotes, pour ce temps que vous nous avez accordés, nous vous enverrons la retranscription de l’interview afin d’avoir votre accord sur sa diffusion

– Jean Cahn : Avec plaisir si vous avez besoin n’hésitez pas à m’envoyer un petit mot.

Entretien avec un journaliste sportif, Bérenger Tournier

dimanche 24 novembre 2019

Dans le cadre de nos études, nous sommes partis à la rencontre de Bérenger Tournier afin de réaliser une interview. C’est avec plaisir qu’il a accepté la réalisation de cette dernière et prendre de son temps pour nous. 

Bonjour Monsieur Bérenger Tournier, pour la réalisation de notre dossier en information et communication nous avons quelques questions à vous poser. L’entretien servira que dans le cadre de notre dossier et sera uniquement publié dans le blog de l’université Paul Valéry de Béziers.

Est-ce que votre envie de devenir journaliste vient de votre enfance ou à-t-elle été développée durant vos études ?

L’idée d’être journaliste sportif vient de l’enfance car j’ai toujours aimé le sport et j’ai baigné tout de suite dans un contexte sportif avec mon père qui était dirigeant du club de Saint-Etienne et un cousin qui travaillait à l’Olympique de Marseille donc très vite j’ai eu envie de bosser dans le foot mais je n’avais pas les qualités sportive pour le faire donc très vite j’ai voulu faire du journalisme d’autant que j’ai toujours aimé les lettres , je n’étais pas très douées pour les disciplines scientifiques c’est pour cela que j’ai fait un bac L et très vite aimé écrire et lire et mon envie de devenir journaliste sportif c’est lié entre ma passion du sport et mon amour pour les lettres que cette envie c’est créée.

Donc comme votre envie de devenir journaliste vous avez adapté vos études pour devenir journaliste ?

J’ai fait un bac L car j’aimais et je n’aimais pas trop les sciences après à la sortie du bac je ne savais pas exactement ce que je voulais faire alors j’ai fait une licence de géographie car j’adore les cartes, j’ai une passion pour la cartographie mais cela n’a pas duré longtemps car je me suis rendu compte que ce que je voulais c’était écrire et donc j’ai fait un stage à la communication du Toulouse Football Club durant l’été 2010 et c’est à ce moment-là que mon destin vers le journalisme c’est lancé et à la suite de cette expérience que j’ai commencé en tant que correspondant de presse pour un site sur le football amateur et mon travail a séduit mes employeurs et je suis passé responsable régional de 6 sites sur le football amateur foot66, foot11, foot34, foot48, foot13 et foot83, et le principe un site sur le foot départemental , mais la boite a fermée car le contexte de la presse n’est pas un contexte simple mais au fur et à mesure j’ai remis le pied à l’étrier et j’ai bossé dans un média qui s’appelle Sportmag et j’ai crée mon propre média Footballclub34 en janvier 2018, magazine sur le football Héraultais en traitant par le club du Montpellier Hérault et celui de Valras dans la même couverture et que le petit club de village soit considéré comme le club de l’élite et à partir de là cela m’a ouvert les portes de Midi libre depuis l’année dernière où je couvre l’ASB et les Béziers angels en première division de volley.

Et sur votre stage au TFC comment c’est venu , c’est grâce a vos connaissances ?

J’ai eu le stage grâce à une connaissance, après c’était un stage de deux, trois semaines et en démarrant le stage je pensais pas que ça allait aboutir sur ça, c’était plus pour découvrir ce qui ce passait à l’intérieur d’un club mais je ne m’attendais pas à ce qui est cette finalité.

Donc ça c’est pour ce qui est de votre arrivé dans le journalisme et notamment le journalisme sportif et depuis tout ce temps quel impact a-t-il dans votre vie que cela soit professionnel et personnel ?

Déjà je prends beaucoup de plaisir et c’est la base de tout car je me régale à raconter ce que je vois, également à faire des entretiens, je me souviens d’un entretien qui me marqueras, c’est l’année dernière Robin Taillant qui est le latéral de Béziers qui deux ans avant qui monte en L2, qui avait un travail dans le bâtiment à coté et qui me racontais que la L2 n’était pas fait pour lui car sa vie c’était le bâtiment et il était comme dans un rêve et raconter ses histoires est un vrai épanouissement et en plus quand tu aimes ce que tu fais , moi je parle du sport et le sport c’est ma passion donc j’en tire un vrai épanouissement dans ma vie professionnelle et dans ma vie privée car quand tu es heureux dans ta vie professionnelle tu as plus de chance d’être heureux dans ta vie privée.

Travaillez-vous seul ou êtes-vous en collaboration avec d’autres journalistes ?

Sur Footballclub34, je travaille seul car je suis le seul maître a bord après moi je suis pigiste pour Midi libre donc du coup je travaille en étroite collaboration avec mon rédacteur en chef et mes autres collègues de Midi libre. Mais je travaille seul depuis chez moi.

Et vous avez des réunions avec les autres personnes qui travaille au Midi libre ?

Oui , j’y vais régulièrement après l’avantage c’est que  maintenant on peut tout faire , on se passe des coups de fil ,des Skype, mais on essaye d’être régulièrement en contact . Après moi je suis un jeune journaliste j’ai que 28 ans, j’ai immédiatement dit à mon rédacteur en chef de me dire si j’ai certain point que je n’ai pas assez abordé , et on apprend toujours et c’est en cela que je suis en contact régulier avec mon rédacteur en chef, et quand il y a un petit truc qui ne va pas ils n’hésitent pas à me le dire et c’est moi qui lui est demandé de ne pas hésiter à me le dire. Mais heureusement cela arrive très rarement (rire).

Comment trouvez-vous vos sujets de réaction ?

Selon l’actualité, par exemple là on a eu il y a dix jours le départ de Mathieu Chabert à la tête de l’ASB et samedi le club a annoncé l’arrivée du nouvel entraineur Didier Santini donc pour demain et c’est ce que j’étais en train de faire ça va être un papier sur le sujet : comment ça s’est fait , comment les contacts ce son crée et pourquoi le président de l’ASB a choisi ce coach , ce profil en particulier. On est vraiment sur l’actualité, après pour les Béziers Angels le contexte du club fait que tous les ans ils recrutent énormément d’étrangères par exemple donc ça c’est des magazines intemporelles, présenter les joueuses, d’où elles viennent , pourquoi elles ont accepté le challenge de Béziers. La plus part du temps on est liés à l’actualité mais on a également des sujets qui sont plus intemporels.

Donc nous avons vu que vous travaillez pour l’Hérault, vous arrive-t-il de travailler à une échelle nationale ou peut être internationale ?

Alors ça je l’ai fait quand j’étais à Sportmag puisque c’est un magazine national, j’ai interviewé des mecs Kevin Mayer , Sofiane Oumhia , Romain Bardet, et là on est plus du tout dans l’échelle locale mais plutôt dans l’échelle nationale. Mais après moi j’aime cette proximité avec la région , en particulier avec le département parce qu’il y a plein de lien qui se crée par exemple avec Footballclub34 je suis en contact régulier avec 200 clubs donc ça fait un nombre incalculable de dirigeants, bénévoles, joueurs et c’est un lien qu’on ne peut pas avoir forcément avoir au niveau nationale. Donc c’est en cela que j’aime beaucoup ce que je fais parce que cette dimension locale permet de créer des rapports humains au-delà des seules rapports professionnels ça permet d’avoir des rapports humains.

Est-ce que dans votre métier vous rencontrez des problèmes avec les dirigeants des clubs ? ou ils ne veulent pas vous parler et sont contre la presse.

Ça peut arriver, moi je touche du bois ça ne m’est pas arrivé après il peut y avoir des sujets parfois un peu difficile à traiter par exemple si tu te retrouves confronté dans un match à une bagarre générale par exemple, ça peut être compliqué d’avoir des réactions puisque tu vas avoir un club qui va dire il s’est passé ça , l’autre qui va dire s’est passé ça donc après ça fait partit du journalisme donc il faut toujours garder en tête qu’il y a les droits de réponses qui existent, tu peux avoir des mecs qui ne veulent pas te parler et tu ne peux rien faire contre , après le but aussi est de créer une relation constructive avec les dirigeants parce qu’une fois que c’est un travail de confiance et une relation de confiance entre tous le monde c’est beaucoup plus facile. Si je n’avais pas une relation de confiance par exemple avec les dirigeants de l’ASB qui s’est créer au fil des mois , peut-être que quand c’était vraiment dur à un moment donné on m’aurais refusé des interviews sauf que ce n’est pas le cas, les clubs ont besoin des médias, en quelque sortes ce sont les médias qui font vivre le club, même à l’échelle du football professionnel, si les clubs n’ont pas de droit TV ils sont mort donc ils faut qu’ils parlent aux médias, et ils le savent , après il peut y avoir des moments un peu plus difficile, mais ça se règle très vite, en bonne intelligence.

On a vu que pour votre site internet qu’il était parrainé par Andy Delort ( joueur du Montpellier Hérault)  qu’est-ce que cela apporte d’avoir comme parrain un joueur professionnel comme Andy Delort ?

Déjà beaucoup de plaisir car Andy c’est vraiment quelqu’un de très sympa et qui n’a jamais oublié d’où il venait c’est un mec capable d’aller toutes les semaines à des entrainements de gamins , je sais qu’il est président d’honneur du club de Gigean, la dernière fois ils ont fait un stage pour les vacances d’octobre il y est allé. Moi chaque fois que je demande une interview, je demande au MHSC bien sûr mais il m’accepte toujours les interviews, je sais que chaque fois qu’il peut rendre service à un club amateur il le fait, après je ne lui demande pas grand choses car il a beaucoup d’autre chose à faire mais qu’il adhère et soit à l’intérieur du projet c’est vraiment top. Et puis après on va pas se cacher avoir Andy Delort comme parrain même pour l’image du coup du média c’est top.

Vous avez dit que l’équipe de volley de Béziers recruter beaucoup d’étrangères, est-ce que vous communiquez en anglais avec elles ou avec des interprètes ?

Ah ça c’était une de mes craintes , on va dire que je maitrise mieux la langue de Molière que la langue anglaise , que celle de Shakespeare, on va dire ça comme ça. Non mais du coup ça se fait par exemple pour une joueuse j’étais avec une autre joueuse qui faisais la traduction et puis après sinon il y a une fois même ou j’ai fait une petite interview je ne rentrais pas dans le détail de sa personnalité donc la carrément on la fait sur WhatsApp, ou ça me permettait avec le son de bien traduire mais oui on essaye de se débrouiller on va dire.

Pour parler du journalisme, quel est le sujet le plus fort que vous ayez à traiter , le plus vu , le plus retentissant ?

En terme de de difficulté, non d’intérêt , quand il y a un changement de coach ça c’est très intéressant à traiter car tu es obligé d’aller à la pèche aux infos, tu mènes ton enquête ça c’est vraiment intéressant , pareil quand il y a eu Béziers cet été qui a fait des démarches administratives pour rester en L2 car il y a eu des problèmes avec le Gazélec , il y a eu des soupçons également par rapport à Sochaux donc t’appelle les confrères de d’autres PQR, tu essayes de regrouper toutes les infos donc ça c’est vraiment super intéressant, difficile parce que tu n’as pas le droit à l’erreur parce que ce sont des sujets ou cela va au tribunal administratif donc il ne faut pas raconter des saucisses et il faut être très calés sur son sujet mais ce sont des sujets qui sont super intéressant, après en terme de véritable buzz j’ai pas en tête comme ça mais le sujet qui m’a vraiment bien intéressés c’était cette été par rapport aux démarches administratives de Béziers parce que c’était un sujet en plus qu’on en parlait dans les grands médias, les médias nationaux pardon et cela rendait vraiment le truc très intéressant.

Et en parlant justement de ça, dans le sports et même dans les autres médias on rencontre beaucoup les fakes news, est ce que vous êtes confrontés dans votre métiers, dans les alentours de votre média à certain à certaine fake news ou erreur ?

Alors moi j’ai eu la chance non de ne pas être confronté à ça et j’espère que cela n’arrivera pas car c’est quelque chose qui m’énerve les fakes news, ça énerve un petit peu tout les journalistes on va dire , donc non pour l’instant je n’y est pas étais confronté parce que après je suis dans une dimension locale, je ne pense pas qu’il y est une fake news qui circule sur le coach de l’ES Pérols ou de l’AS LATTES c’est pas des sujets qui sont suffisamment très suivis pour en arriver là, mais par contre le sujet des fakes news c’est en plus avec les réseaux sociaux tout ce qu’on peut lire c’est pas forcément problématique mais ça peut devenir à un moment donné assez dérangeant.

Est-ce que vous pensez qu’il y a certain médias ou pseudo média qui s’en servent pour faire le buzz et avoir plus d’audience et ce servir justement et d’inventer des histoires ?

Tout dépend de ce que tu entends par médias du coup c’est ça le truc parce que moi je me souviens par exemple pendant la crise des gilets jaunes, je ne sais pas si vous vous souvenais il y avait un mec sur YouTube qui se revendiquait « journaliste gilet jaune » et donc  il allait interviewé avec la caméra , il allait voir des mecs et tout ça et la journaliste gilet jaune, il n’était pas journaliste ce messieurs , il a le droit d’aller interrogé qui il veut si il veut , il n’était pas journaliste et le problème c’est que quand tu lisais le commentaire , la majorité des commentaires c’était « heureusement que ce journaliste est là pour nous raconter les vraies choses pas comme tous les médias qui nous mentent » sauf que voilà,  c’est pour ça que que je t’ai répondu ça dépend ce qu’on appelle un média on va dire voilà, moi je sais que quand je balance une info je suis sûr à 200% j’ai jamais fais un seul démenti, une seule rectification , je peux adapter parce que j’ai des éléments complémentaires mais en tout le vrai journaliste qui se respecte va pas aller balancer une « saucisse » pour faire du buzz.

C’est pour cela que les réseaux sociaux peuvent être un avantage mais également un inconvénient pour les vrais journalistes , enfin ceux qui ont vraiment le diplôme de journaliste ?

C’est ça , après c’est aussi la responsabilité individuelle de chacun c’est d’essayer d’analyser d’où vient l’info, tu peux quand même si tu réfléchis un minimum tu peux quand même voir que ce mec qui ce revendique média , tu vas regarder un petit peu sa page, tu vas dire non ça ce n’est pas un média .  C’est aussi aux gens d’avoir une responsabilité individuelle de vérifier toutes les infos qu’ils voient , qu’ils croient.

Pour revenir un peu à votre cursus vous êtes passionnés par la presse écrite mais est-ce que vous envisagés parce que vous êtes quand même un jeune journaliste de passer presse orale , par la TV , la radio ?

La radio m’a toujours énormément attiré dans le sens où quand j’étais petit j’ai jamais forcément aimé la télé, j’ai toujours aimé la radio , j’écouté la radio , j’ai grandi avec l’after de RMC , enfin grandi j’ai 28 ans maintenant mais j’avais une quinzaine d’années j’écouté déjà l’after, et j ai la chance , l’opportunité l’année dernière de collaborer avec France bleue un petit peu sur certaine émission, dans l’émission « Tribune bleu du MHSC » et j’ai fait une dizaine d’émissions avec eux, j’adore la radio , c’est quelque chose qui me plais énormément , la télé beaucoup moins, ça ne m’attire pas la télé franchement , mais la radio j’adore le fait qu’on est que le son, pas d’image ça veut dire qu’il y a de l’imagination , il y a plein de chose avec la radio, le fait de n’avoir pas d’image et que le son crée quelque chose je trouve d’unique.

Par exemple commenter les matchs de foot, de Montpellier , de Béziers, à la radio pourrez-vous intéresser par la suite

Tout à fait. Franchement c’est quelque chose qui me plairai énormément, la radio c’est quelque chose qui m’a toujours séduit et le fait d’avoir l’opportunité d’en faire un peu l’année dernière à France Bleu , j’ai pris énormément de plaisir , même si la première c’est assez saisissant d’entendre sa voix à la radio (rire) , tu ne sais pas forcément à quoi t’attendre, on me dit que j’ai la même voix , moi je ne trouve pas donc c’est saisissant de s’entendre la première fois.

Est ce qu’on peut parler de rémunération avec vous ?

Oui bien-sur

Alors, comment un journaliste comme vous est-il rémunéré par son média ?

C’est pas simple déjà, je vais pas me plaindre parce que depuis l’année dernière je suis pigiste à Midi libre j’ai un bulletin de paye, alors qu’avant j’étais auto entrepreneur. L’auto entreprise c’est gentil 5 minutes au bout d’un moment c’est chiant car du jour au lendemain un media avec qui tu bosses du jour au lendemain peut tout arrêter, t’as pas droit au chômage parce que tu n’as pas de bulletin de paye, c’est vraiment très compliqué. Là moi, je suis entre 800 et 900€ par rapport à mes activité midi libre, l’Équipe,etc , parce que en nationale j’ai l’équipe, par exemple ce week-end j’ai couverts les Béziers Angels contre Vandoeuvre Nancy en volley donc , il y a l’EST Républicain qui te commande une pige, donc il y a  midi libre , l’EST républicain, le Dauphiné, Le Progrès , Sud-Ouest, donc ça c’est déjà pas mal puis après sur Footballclub34, par rapport à la pub, à des partenariats, là j’ai signé un partenariat avec la région Occitanie, il y a quelques semaines, un partenariat avec le département de l’Hérault, oui après c’est à moi de développer le projet mais par exemple à titre d’information, il y a un mec qui fait un Footballclub34 mais dans le Rhône, il arrivait à faire un chiffre d’affaire assez intéressant de pouvoir réussir à vivre, mais aujourd’hui je ne me plains pas parce qu’il y 3-4 ans même 2-3 ans  j’étais a 400euros par mois c’est compliqué,  là aujourd’hui je peux en vivre très tranquillement et ça c’est top et cela me permet du coup le fait d’avoir cette sécurité grâce a à tous les médias avec qui je bosse , que cela soit la PQR ou l’Équipe ou France Foot par rapport à l’ASB cela me permet d’avoir l’esprit libre de développer FootballClub34, parce que moi j’y crois beaucoup à ce projet de FootballClub34 du coup d’avoir une sécurité derrière me permet de bien avancer dessus.

Donc Footballclub34  vie par rapport aux subventions de la région et du département ?

Par de la pub aussi, car j’ai mis ( je suis pas très calé en informatique , je suis plus encore une fois doués avec les lettres) comme une sorte de Google AdSence , sauf que moi c’est sur moneytaizer parce que je trouve qu’elle paye mieux et du coup tu arrives à te faire que quelques revenus , et tous les mois sans rien faire du coup juste à avec les quelques placements pub qu’il y a qui sont automatique ça rapporte déjà 150€ par mois donc bon 150 plus 150 plus 150 , au bout d’un moment ça peut devenir intéressant mais par contre il faut se battre parce que cela fait un an et demi que j’ai FootballClub34 , pendant un an je bossais 30 heures/semaines sur ce média pour gagner 0 euros parce que  je n’avais pas encore mis ce système de pub et tout ça, j’avais pas encore de partenariat donc il ne faut pas lâcher , il y a des moments ou tu te dis je vais arrêter car un moment il y a un principe de réalité j’ai 28 ans , je suis marié, voilà il faut penser à la vie du coup le fait de pas lâcher au bout d’un moment ça avance et voilà tu commences à monter ton petit projet au fur et à mesure. Et justement il faut pas hésiter à ce lancer dans des projets comme ça car quand j’ai lancé FootballClub34 je ne savais pas du tout ce que cela allait donner et j’aurais pu arrêter au bout d’un mois comme ça ne marchais pas , ça a marché éditorialement donc vu que la réussite éditoriale était là et que j’avais du monde sur le site et que les gens était content de mon travail du coup cela t’encourage à continuer et c’est pour cela qu’il ne faut surtout hésiter quand tu as un projet ou une idée en tête. Aujourd’hui en 2019, on a la chance de pouvoir , franchement tu crées ton site internet gratuitement , tu te fais un WordPress gratuitement,  il ne faut pas hésiter à ce lancer dans des idées comme ça.

Pour vous quelles sont les caractéristiques d’un bon journaliste ? Et existe-t-il des compétence qui sont propre au journalisme sportive ?

Un bon journaliste, c’est celui qui va avoir envie de découvrir des choses et va avoir envie de les transmettre, moi je pense que si tu n’es pas passionnés par ce que tu fais et encore plus dans le journalisme parce que dans le journalisme tu dois donner une info à des gens , leur transmettre ce que tu vois donc déjà si ce que tu vois ça te fais chier , ce que tu vas envoyer à ton lecteur ou auditeur ça ne sera pas bon, donc déjà la passion, enfin peut-être pas la passion car c’est un bien grand mot mais déjà le fait d’aimer ce que tu fais, déjà c’est important, mais oui un goût pour la découverte, ne pas avoir peur d’aller à la pêche aux infos. Mais après on n’est pas un bon journaliste d’entrée, moi du coup ça fait 10 ans que je suis dans le truc , tous les jours j’ai l’impression que je progresse alors peut-être que  c’est justement dans l’autre sens c’est que j’ai démarré pas très bon et que j’essaye au fur et à mesure d’être un peu meilleur de jour en jour, par exemple ce que je vous ai raconté par rapport à l’ASB cet été ça m’a énormément apporter, le fait de traiter une affaire comme ça , d’aller à la pêche aux infos de cette manière, d’être précis parce que là il fallait être extrêmement précis sur tous les termes que tu emploies c’est super formateur, donc voilà c’est ne pas avoir peur d’apprendre , de découvrir et d’être passionné je pense que déjà c’est ça les qualités d’un bon journaliste.

Et est-ce que vous avez des références en terme de journaliste, peut-être pas des idoles mais des références journalistiques  ?

En commentateur, je vais te dire que j’aime beaucoup par exemple, euh.. mes deux commentateurs préféré ça va être Grégoire Margotton et Julien Brun, par exemple , j’aime beaucoup ce qu’ils font. Après en en terme de journalisme pure par exemple, la plume de Vincent Duluc de l’Équipe, il a une plume fantastique, après non j’ai pas forcément d’idole on va dire mais il y a des mecs que je respect beaucoup dans le travail qu’ils font. Et pour revenir à l’After même si en ce moment il m’énerve un petit peu plus mais on va dire que j’ai souvent souscrit au test de Daniel Riolo , en ce moment un petit peu moins parce que  je trouve qu’il est rentré dans un personnage, c’est ça qui est un peu dérangeant.

Dans le journalisme, vous pouvez vous entraider mais est-ce qu’il existe beaucoup de concurrence entre les journaliste ou c’est juste un mythe et vous vous aidez beaucoup ?

Peut être dans les médias nationaux , mais moi j’ai jamais vu dans les PQR on s’appelle entre collègue on se donne les infos, pas de concurrence , franchement , non. Après dans les grands médias oui mais encore une fois c’est pas les mêmes scoop qu’on sortent que eux ils sortent , moi je vais annonce un transfert à l’ASB en national je pense pas que je vais avoir 50 000 médias qui vont se battre pour l’annoncer en premier.

Donc c’est la fin de l’interview, nous vous remercions de votre temps et nous avons appris que ce métier était parfois facile , mais difficile mais surtout le plus important est qu’il faut être déterminé et surtout ne pas lâcher ses rêves en quelques sortes et du coup nous vous remercions de ce que vous nous avez appris aujourd’hui et en vous souhaitant du courage et bonne continuation

Merci à vous et bonne continuation à vous également.

 BARAILLE Benjamin, CHUBILLEAU Glyn, JAUREGUY Dorian, BARRAU Yoann

« Surtout être motivé, avoir envie, ne pas baisser les bras », Une interview avec le responsable commercial de Skyrock, Béziers.

dimanche 24 novembre 2019

Nahia : Avant de commencer on aimerait vous rappeler les modalités de cette interview, celle-ci sera enregistrée puis retranscrit sur le blog de notre faculté. Cet entretien durera environ 30 min. Est-ce que ça vous va ?

-Oui, parfait.

-Célia:Pour commencer, on aimerait connaître votre parcours professionnel, les études que vous avez fait ?

-Les études d’accord, alors du coup ça a été un bac commercial tout simplement, après un BTS force de ventes, vraiment accès sur la vente et le marketing, la communication et puis donc deux ans d’études un BTS avec un stage a la radio et j’ai été embaucher à la fin du stage et voila.

– Célia : Du coup vous avez fait un stage et vous avez été embaucher après ça ?

-Oui, j’ai été embaucher avant d’avoir le BTS avant même d’avoir l’examen et j’ai passer l’examen, je l’ai eu et ça fait 20 ans.

– Célia : 20 ans que vous êtes a Skyrock ?

-Oui, oui 20 ans.

-Nahia : Le BTS il a duré 2 ans, ça c’est passer comment ?

-Ah c’est super, bon après je ne sais plus si ça existe vraiment ce BTS, ça a changer non ça existe plus si force de vente ?

-Célia : Commerce, nous on est en info com, c’est a peu près pareil je pense, ça doit être équivalent.

– Nous c’était vraiment être sur le terrain.

-Nahia : Nous c’est une faculté, donc c’est un peu différent.

-D’accord, mais oui un BTS c’est sympa avec des stages tout ça, il y a beaucoup de stages.

– Célia : Vous avez fait vos stages seulement à Skyrock ?

-Non, non un peu partout, j’en ai fait pas mal.

-Nahia : Toujours dans la radio ?

– Non non pas du tout, j’ai fait plusieurs stages dans différentes entreprises, bâtiments enfin toujours au niveau de la vente et de la com et puis après c’est la radio qui s’est le mieux passer donc on est rester là .

-Nahia : Et c’est celui qui vous a plu le plus ? Comment ce stage s’est passé ?

-Oui le stage s’est bien passé, de bons résultats et tout, donc on a continué et voila, à la fin de l’année ils m’avaient déjà embaucher donc j’ai passer l’examen et voila.

-Nahia : C’était votre idée de départ responsable commercial ou c’est à l’issu de ce stage que l’envie de faire ce métier est venue ?

-On est pas responsable dès le départ, au début tu es assistant après tu es commercial et après tu deviens responsable.

-Nahia : Oui, vous avez grimper des échelons.

-Voila bien sur, assistant commercial pendant 2 années et après commercial puis responsable commercial

Célia : Comment s’est passer cette évolution?

-On peut passer plusieurs étapes et évoluer jusqu’à un certain niveau tout dépend l’entreprise aussi parce qu’après il y a des entreprises où tu ne peux pas évoluer plus que ça, ça dépend si les sociétés que vous allez intégrer sont des grosses sociétés, des PME ou des PMI.

-Célia :Est-ce que vous avez des projets à venir ?

– C’est reprendre la radio voila, la radio local, c’est le dernier échelon.

-Célia : Est-ce que vous pouvez nous décrire une journée type ?

– Alors une journée type c’est prise de rendez-vous sur des clients ou des prospés, après c’est réaliser des maquettes de pub pour aller voir les prospé après aller voir les rendez vous pour des conditions publicitaire, commercial, écoute d’une maquettes et signature.

-Nahia : Donc ce n’est pas des temps de travail définis, des horaires précises?

– Non non il n’y a pas d’horaires, c’est toute la journée tout le temps, on commence 8h , puis à 9h avec la réunion commercial, les maquettes, les programmation publicitaires, voir ce qu’on peut faire en radio et puis après on part sur le terrain, prospections, rendez- vous, prospections téléphonique.

-Célia : Du coup vous travaillez en équipe ?

– Oui on est plusieurs à travailler, on est 9, on a un chef d’antenne, un animateur radio, un maquettiste, une personne qui s’occupe du marketing c’est-à-dire prendre les rendez-vous ect…

-Célia : Vous êtes tout seul pour faire votre travail ?

– Oui, je suis le commercial , mais après on a quelqu’un qui s’occupe de prendre les rendez-vous, je lui donne des infos pour prendre des visites, pour les rendez-vous tout ça.

-Nahia : Est-ce que vous travaillez aussi en externe avec des personnes avec qui vous avez pas forcément l’habitude de travailler ?

– A quel niveau ?

-Célia : par rapport à des projets un peu exceptionnel, des événements ?

– Oui, des événements on peut en organiser quelques un, des occasions spécial, oui on peut faire ça.

-Nahia : Vous avez donc l’occasion de travailler avec d’autres acteurs, d’autres prestataires ?

-Ah oui, effectivement ça peut arriver au niveau du papier au niveau des autres médias notamment.

-Nahia : On voulait aussi vous demander comment ça se passe la communication entre tous les acteurs de votre organisation ?

-Au niveau interne, ou externe après ?

-Nahia :Au niveau interne, comment vous communiquez et avec quels moyens ?

-Nous on fait des réunions tous les matins et tous les soirs, donc tous les matins on lance la formation publicitaire et le soir c’est le bilan de la journée, expliquer ce qui s’est passé, ce qu’on a vu, ce qu’on a fait…Et après donner les infos pour que le lendemain on puisse avoir les éléments publicitaire par téléphone, par mailing, par photos.. Tous les moyens qu’on peut avoir quoi.

-Célia : Est-ce qu’on pourrait connaître quelques une des difficultés qu’on peut rencontrer dans ce métier ?

-Les difficultés ?

-Célia : Si il y en a.

– Les difficultés, c’est surtout les difficultés économiques qu’on peut avoir sur le marché, après bon voilà, la radio c’est un produit sympa à vendre et tout c’est sympa. Mais après il faut voir le côté un peu difficile, c’est qu’on va vers quelque chose qui n’est pas palpable qu’on ne peut pas toucher, qu’on ne peut pas montrer,c’est pour ça qu’on a des maquettes pour montrer aux clients ce qu’on peut faire, avec la radio c’est surtout ça la difficulté qu’on peut avoir au niveau des clients, après les difficultés elles sont économiques

-Nahia : On voudrait savoir quels conseils, par rapport à ce que vous venez de nous dire, vous pourriez donner à un débutant dans ce métier ?

– Après les conseils c’est surtout d’être motivé, avoir envie, ne pas baisser les bras de vraiment s’accrocher parce que voila c’est pas toujours facile, il y a beaucoup de concurrence aussi donc il faut avoir le petit plus par rapport aux autres, c’est toujours être là, disponible.

-Célia : C’est un gros problème la concurrence pour vous ?

– Oui il y en a beaucoup, beaucoup de support, il y a du cinéma, Facebook.

-Célia : Vous vous concentrez beaucoup sur la concurrence dans la façon de travailler, de vous distinguer ?

– Oui, on y fais attention aussi, mais après nous on est un support local depuis des années donc on arrive quand même à être leader sur le marché.

-Nahia : Skyrock ça a tout de même une grande envergure, ça doit aider pour se démarquer ?

-Oui oui bon après il y a d’autres radio aussi NRJ, Chérie, FUN radio sur Béziers et ses alentours.

-Nahia : Est-ce que cette évolution numérique dans le cinéma, Netflix ça crée des difficultés ?

– Non le cinéma c’est la pub qu’il y a la bas qui peut faire de la concurrence, le problème c’est que les budget ne sont pas élargis donc voila les clients, maintenant, ils ciblent vraiment un seul support, plus que partir sur plusieurs support à la fois.

-Célia:D’accord, et vous vous travaillez aussi sur les réseaux sociaux ?

-Oui oui Facebook, Instagram.

-Nahia : Et il y a quelqu’un qui gère ça ?

-Oui, on a quelqu’un qui s’en occupe, pas qui fait que ça mais qui s’occupe de ça un peu des réseaux sociaux.

-Nahia : Après vous participez tous un peu sur les réseaux ?

-Oui, après on se voit tous, tous les matins les réunions qu’on fait il y a tout le monde et on voit un petit peu ce qu’on fait. S’il y a besoin d’avoir de la com sur le facebook ou sur le instagram d’un client on le fait aussi.

-Nahia : Et où travaillez-vous principalement ?

-Béziers et agglomération, toute l’agglomération de Béziers jusqu’à Narbonne, Sète, et après Léo Canton dans les montagnes.

-Célia : Du coup vous avez eu l’occasion de voyager, fin vous avez des déplacements professionnels par rapport à votre travail ?

-Un petit peu, oui parfois on va sur Paris des trucs comme ça oui.

-Nahia : Parfois est ce que vous aller en dehors de la France ?

-Non, c’est des séjours en France, après on reste ici c’est vraiment local.

-Célia : Oui, vous êtes sur la radio de Béziers.

-Nahia : Vous aller parfois au siège à Paris du coup ?

-Oui, on y va une ou deux fois, c’est rare mais bon on peut y aller.

-Célia : C’est pour de gros événements ?

– Des événements ou des réunions spéciales des choses comme ça oui, par rapport à des fréquences de radio ou des meetings de radio.

-Célia : Est ce que vous avez eu l’occasion de rencontrer des chanteurs, des grosses personnalités ?

-Oui, ça quand on fait des événements on quand on va sur certains événements des choses comme ça. Ça fait parti oui un peu.

– Nahia : Ce sont des bonnes expériences ?

– Toujours, ah oui les rencontres ce sont des bonnes expériences.

– Nahia : Par rapport à ça, est ce que vous avez une expérience ou une anecdote marquante au sein de votre métier que vous aimeriez nous faire partager

-Je sais pas, il y en a beaucoup ça peut être varié les événements, ça peut être sur un événement avec une organisation de spectacle, un événement comme le festival de Cannes, qu’on a pu faire.

-Célia : Vous avez pu y participer ?

-Voilà, ou d’autres avec des rencontres commerciales, des gens qu’on croyaient pas qu’ils auraient du potentiel et finalement on travail avec depuis des années.

– Célia : Le festival de Cannes c’était bien ?

-Oui, c’est sur c’est féerique !

– Nahia : Et vous y allez tous ? Ou bien une personne est désignée ?

-Non, on est un ou deux à y aller, c’est vraiment des événements, là on a organiser des événements aussi sur l’Olympia les choses comme ça aussi, donc oui il y a un petit peu de tout, la radio ça reste après très vaste.

-Nahia : C’est intéressant, vraiment.

-Vous voulez faire quoi vous ? De la radio aussi ?

-Célia : On a pas trop d’idée.

-Nahia : Ça nous intéresse mais on sait pas encore.

-Célia : Oui, on essaie de s’intéressait un peu à tous les métiers autour de la communication.

-Vous savez pas encore ?

-Nahia : Non pas encore. C’est pour ça que ça nous aide ce que vous êtes entrain de nous partager.

-Oui, voilà parce que c’est différent la communication, la vente, faut aimer ça quoi.

-Célia : Oui c’est pour ça qu’on prend des informations en essayant de s’intéresser un peu à tout.

-Nahia : Donc vous c’est vraiment la vente, commercial c’est surtout de la vente ?

-Oui voilà, commercial c’est de la vente à 90 %.Je fais que ça.

-Célia : Et donc y’a pas longtemps vous avez signer avec le café des arts c’est ça ?

-Oui,c’est ça.

-Célia : Et du coup ça se passe comment ? C’est vous faites de la pub à la radio pour le café des arts ?

-Oui,oui sur la radio on a 30 secondes, donc on regarde avec le client les éléments qu’il veut tout ça. Donc on lui soumet un texte il le valide après on le fait jouer.. Et après il passe 6 fois par jours, 7 fois, 10 fois. Tout dépend le métier du client. Donc c’est intéressant.

-Nahia : Donc il y a eu un événement aussi avec le café des arts ?

-Oui il y a une semaine.

-Célia : C’était une soirée étudiante il me semble ? Et du coup vous l’avez annoncer ?

-Oui on a fait un petit événement là dessus, oui exactement.

-Nahia : Et vous avez plusieurs partenaires sur Béziers ?

-Des clients ? Ah oui on en a 800 à peu près.

-Célia : Ah oui d’accord, et c’est des restaurants ?

-Des cafés, restaurants, commerçants, artisans, chefs d’entreprises..

-Célia : C’est beaucoup quand même 800.

.-A l’année. Il y a Les galeries Lafayette, le polygone, Peugeot, le café des arts.. Foot locker, KFC

-Nahia : D’accord, donc ça va de petite échelle à grande échelle quand même.

-Ah oui, ça va de petits commerçants à franchises,c’est sûr, c’est très variée ce qui est sympa la radio c’est très très variée.

-Nahia : Et on voulait vous pouvez une question aussi, on sait que c’est la question est un peu tabou c’est une question au sujet du salaire on voulez vous demander s’il y a plus ou moins une évolution ?

-Après l’évolution tout se négocie mais moi j’ai un fixe, mon salaire fixe suivant des commissions des paniers que tu places au niveau des objectifs que tu peux avoir. Et les commissions sont en fonctions des objectifs que tu peux faire.

-Célia : Du coup vous avez un salaire fixe ?

-Oui, j’ai un petit fixe mais après c’est sur commissions, on peut gagner 20 000 euros par mois.. Non c’est plus entre 2500 et 3 500.

-Nahia : Et quand vous étiez assistant commercial ?

-Un peu moins entre 1 500 et 25000.

-Célia : Toute façons il y a constamment des évolutions en fonction des échelons.

-Oui voilà, ça évolue en fonction du chiffre que tu fais. Mais après tout dépend ça ça veut rien dire. C’est nous ce qu’on a signé ensemble qui est vraiment un gros fixe. Après si vous avez un petit fixe et des grosses com.. Ca depend voilà, la vie de chacun.

-Nahia : Est ce que vous avez des primes ?

– Oui voilà, tu peux avoir des primes .Il y a des salaires fixes, il y a la com et puis il y a la prime. La prime ça va être en fonction de l’objectif des choses comme ça.

-Célia : Des projets en relation ..

-C’est des chiffres si tu veux 35 000/ 40 000 euros par mois t’as tant de com et si tu fais 50 000 euros t’as tant de com plus une prime.

– Nahia : C’est intéressant car du coup le salaire de responsable commercial varie selon la boîte où vous travaillez ?

– Il varie oui c’est sûr, après ça c’est des conventions que tu as au niveau de ta société et au début voilà je t’explique si tu peux avoir des commissions des primes, pas des primes. Mais voilà moi en l’occurrence c’est comme ça. Il y a un fixe et il y a des primes comme dans la plupart des cas. Évidemment la motivation c’est des primes.

-Célia : Bien sûr et est ce que vous avez des projets à venir ? Certains projets en vue ?

-Non, après c’est tout les mois d’arriver à faire les objectifs qu’on veut. Ça c’est déjà de bons projets. Après non on a pas d’évènements plus que ça quoi, mais c’est surtout d’arriver tous les mois à faire les objectifs qu’on s’est fixer. Après pour faire vivre la radio faut beaucoup travailler.

-Nahia : Est ce que pour faire vivre la radio vous organisez souvent des soirées comme vous avez fait avec le café des arts par exemple ?

-Non, c’est le client qui organise sa soirée nous on est juste partenaires. Mais effectivement ces événements font aussi vivre la radio et nous font un peu de promotion en même temps.

-Nahia : Pour vous après, dans la vente qu’est ce qui vous a plu le plus dans ce travail ?

-C’est les gens, de rencontrer des gens, d’être en contact avec l’extérieur voilà…

-Célia : Donc pas de bureau ?

-Non non, mon bureau c’est deux heures par jours même pas à peu près pas plus, donc d’être dehors, de voir les gens les contacts voilà. Et après c’est la motivation de signer voilà c’est intéressant après ça il faut l’aimer faut aimer ça. Ca s’apprend car il y a des techniques de ventes etc, mais de base il faut aimer être dehors, rencontrer des gens, parler d’argent, récupérer des sous, après t’as des impayés donc faut aller voir les gens c’est compliqué quoi.

-Célia : Oui il faut bouger c’est un métier ou on bouge on communique beaucoup.

-Oui voilà.

-Nahia : Après vous êtes en déplacement de temps en temps donc c’est intéressant aussi à ce niveau là, vous aller dans la région..

-Oui, oui c’est intéressant à ce niveau là aussi, bon plus avant, mais maintenant on peut se déplacer aussi sur quelque jours.. Ca c’est sympa aussi, surtout quand t’es jeune et tout du coup.

-Nahia : Donc vous êtes 9 sur Béziers ?

-Oui, on est 9, entre 9 et 11.. Car ça varie selon les périodes on peut avoir des animateurs en plus. Après oui c’est ça, une dizaine.

-Nahia : Et est ce que vous travaillez souvent sur Montpellier ?

-Rarement, Béziers, Sète, Narbonne beaucoup plus.

– Célia : Je crois qu’on a tout dit..

-Nahia : Oui, vous avez quelque chose à rajouter ?

-Rien pour ma défense. Non mais voilà l’idée c’est ça, c’est à vous de faire ce que vous voulez faire plus tard.

-Nahia : Oui responsable commercial c’est très intéressant, même la radio en général.

-Oui, oui c’est très intéressant, c’est super parce que voilà, ce qui me plaît c’est que tu peux rencontrer beaucoup d’activités différentes aussi.

-Nahia : Pleins de personnes pleins d’activités..

-Oui voilà, quand t’es dans le bâtiment tu vas rencontrer des gens qui sont dans le bâtiment, nous a la radio on rencontre tout type de personnes

-Nahia : Vous ne faites jamais la même choses tous les jours

-Voila exactement, ça reste dans le métier parce que tu vend de la pub radio a un client donc tu rencontre toujours des gens différents, c’est toujours variés.

-Nahia : Et vous aimeriez bien prendre l’antenne un jour ?

-Non non l’antenne, animateur, ça j’aime pas. Je suis bien dans mon domaine, je suis habitué.

-Nahia: Donc dans la vente?

-Oui voila chacun son poste, moi je suis responsable commercial, il y a un responsable d’antenne, animateurs, il y en a qui s’occupe du site internet voila quoi.

– Célia : Ça ce passe bien entre vous ?

– Oui oui, bon ça fais longtemps qu’on bosse ensemble aussi.

-Nahia :Vous faites des dîners tout ensemble des fois pour le travail ?

-Non c’est plus pour boire, non mais les repas professionnel c’est que le midi de temps en temps après avec le responsable de la radio on se voit on fait des petits repas comme ça, entre nous c’est plus des repas loisirs.

-Nahia : On avait une question sur l’organisation de la vie de famille autour de votre métier ?

– Moi j’ai très peu de vacances, j’ai a peu près 4/5 semaine a l’année, surtout quand on est dans une petite société comme ça c’est compliqué; là je suis partit 10 jours, tu reviens tu perd le rythme, il faut le rattrapé, faut essaye mais c’est difficile donc on peut pas partir de grosses périodes.

-Célia : Vous travaillez le week-end ou pas ?

– Ça dépend je travaille le samedi aussi parfois, il n’y a pas d’horaire fixe comme 8h- 17h ; c’est en fonction des rendez-vous ; voila les filles.

– Célia : Je crois qu’on a tout dit, merci pour votre temps

-Nahia : Merci beaucoup pour le temps que vous nous avez accorder et les éléments que vous nous avez partager, on vous fera une retranscription de cet entretien.

-Voila les filles super.

Rédigé par CREED Nahia et DUCHESNE Célia. Un entretien avec Fred Varault, responsable commercial de Skyrock.

« L’événementiel c’est crée dès lien »

dimanche 24 novembre 2019

Nous avons interviewé Sandra CHONKEL et Mélodie SANNIER qui sont membre actif de l’association Clubbing Hero. L’interview a été mise en place dans l’objectif du cours Pratique et Projet Professionnel, cela s’est déroulé chez Sandra, qui nous a inviter chez elle. L’interview a duré précisément 50 minutes.

« Tout d’abord nous tenons à vous remercier de nous avoir accordé de votre temps, alors nous somme Lamia Bouyaakikan et Abéni ARTSEN, des étudiantes de première année de licence information et communication dans la faculté Paul-Valéry à Béziers. Nous allons vous poser quelques questions sur votre métier c’est-à-dire de votre activité au sein de votre association. »

Lamia : Alors, l’interview sera divisée en 3 parties. La première partie sera sur la présentation, la deuxième sur vos soirées et ensuite la troisième sur votre association et c’est atteint.

Abéni : Pour commencer, est ce que vous pouvez vous présentez ?

(Sandra) : Alors, moi c’est Sandra Chonkel je suis membre de l’association Clubbing Hero en qualité de secrétaire et également membre du pole communication.

(Mélodie) : Moi c’est Mélodie Sannier j’ai 24 ans, au sein de l’association je fais partie également du pole Communication et pole décoration.

Abéni : Merci beaucoup, déjà pour commencer depuis combien de temps existe Clubbing Hero ?

Sandra : officiellement, ça fait 9 ans que Clubbing Hero existe communication

Abéni: 9 ans ,c’est énorme!

Sandra : Oui, ça va faire 9 ans dans pas longtemps. Alors initialement l’association s’appeler Mouvance qui a était créé sous l’ancien président qui est rentré en Martinique définitivement. Je ne suis pas très sûr qu’il y ait eu des événements qui ont été organiser sous le label mouvance. C’était renommer Clubbing Hero et finalement le nom est resté et on a recréé un noyau sous ce nom.

Abéni: D’après vous, qu’est-ce que a inspiré l’ancien président de commencer Clubbing Hero ?

Mélodie : De ce que l’ancien président nous a dit, initialement c’était vraiment l’idée de vouloir faire bouger les personnes isolées comme les personnes venant d’étranger notamment la population Caribbean dans une nouvelle ville où ils ne connaissent personne. C’était l’idée de réunir une communauté et de là il a eu des organisations de petites soirées qui viser plus la population Rayonnais, et finalement ça a pris de l’ampleur et les gens ont commencé à être intéressé. Ça c’est développer de cette manière, l’idée de base c’était vraiment de pouvoir avoir quelque chose dans notre ville pour se rencontrer, se partager et s’amuser ensemble et retrouver quelque chose de familier chez nous ici, sur Montpellier.

Abéni: D’après lui à cette époque, il y a eu moins d’associations dans le secteur dit Caribbean sur Montpellier .

Sandra : Alors oui et non, avant il était membre d’une autre association à Montpellier avec laquelle ça se passait bien. Mais simplement il a rencontré d’autres amis et ils sont voulus proposer d’autres choses. Qu’ils puissent avoir d’autres offres en visent d’autres publics notamment les Rayonnais.

Abéni : Quels sont vos missions au sein de l’association ?

Mélodie : En réalité, on se dispatche un peu sur chaque événement les taches, c’est-à-dire que c’est un peu là où tu te sens le plus allése, comme Sandra qui se retrouve plus souvent au Pôle communication. Mais nous nous sommes déjà retrouvés dans le pôle décoration. Nous pouvons facilement nous retrouver à distribuer des flyers, cela dépend vraiment de l’évènement que nous préparons en ce moment. Puis en gérant le déroulement d’un événement on ne peut pas dire que chacun a un poste attribuer parce qu’on va faire l’entrée, on va faire les caisses, on va faire le vestiaire, on va faire barman si besoin.

Lamia : On va dire que ça reste un travail d’équipe.

Mélodie : L’idée de base c’est ça, mais voyant que nous voulons tous que sa sois géniale on y met toute la main.

Lamia : Oui voilà, par exemple si vous trouver une idée pour la soirée vous échanger les propositions.

Mélodie : Oui exactement, on propose, on s’échange même des fois si on trouve un costume par exemple incorporé, nous on va se dire « à tien on a trouvé ça » donc on propose au groupe d’économie

Lamia : Donc même si vous n’êtes pas spécialiser dans un secteur vous proposer quand même.

Mélodie : Oui voilà, c’est ça !

Sandra : Après moi plus spécialement je m’occupe de tout ce qui est « papier » donc tous en rapport avec l’administration, c’est le rôle de la secrétaire. Quand il faut rédiger des documents pour l’association ou retranscrire les procès-verbaux c’est moi qui prends en charge, même certain courriel arrive chez moi. Parfois on fait des contrats, ce n’est pas forcément moi qui commence la rédaction mais je vais finir, le fait que je suis juriste joue un grand rôle dans cela. Mais comme dit Mélodie on touche à tout et finalement nous sommes pas mal de membres, mais il y a un noyau de 5/6 personnes et on fait partie de ce noyau donc finalement les idées de base on les trouve. Les réunions importantes sont entre nous et l’appui de la présidente Ludivine, que vous avez eu au téléphone. Donc voilà ça ce sont nos taches théoriques et on a les taches officieuses, enfaîte-on font tous.

Abéni (s’adresse à Sandra) : comme vous avez dit plut tôt sa fait 2 ans et demi que vous effectuez ce poste t’en que secrétaire ?

Sandra : Alors oui, moi ça fait 2 ans et demi que j’y suis, mais au début non j’étais simplement membre mais après s’était très vite décidé au moment du changement de président de l’association . Ils ont ensuite pris l’initiative de me mettre t’an que secrétaire vue que je faisais déjà certaines tâches.

Abéni (s’adresse à Mélodie) : Et vous Mélodie ça fait combien de temps que vous y êtes ?

Mélodie : Alors moi ça fait à peu près 1 ans et demi. Je connaissais un peut l’équipe et a fur à mesure on me demandait des idées, des conseils et avec le temps on m’a dit « tu peux rentrer dans l’association » et finalement je suis rentrer .

Abéni: D’après vous quelles sont les qualités requises pour exercer ces postes-là ?

Mélodie : De la patience ! Il faut vraiment avoir beaucoup de patience ! Il faut avoir un sens de vivre en collectif, et ce n’est pas toujours facile. Qui dit groupe dit des personnes à part entière avec des personnalités différentes avec des caractères différents, des idées différentes, des points de vue différents et finalement ce qui est difficile est de pouvoir mettre tous sa en commun et de s’entendre. Mais on arrive à s’entendre dans la globalité mais il y a des jours où il y a des petits maux entendus.

Abéni : Mais au sein de l’équipe vous arriver de rebondir ?

Mélodie : Oui bien sûr, de toute façon, c’est le rôle principal de notre présidente, c’est la personne qui reste neutre, c’est vraiment elle qui essaye de prendre le point de vue de chaque membre en considération. Ce qui est intéressant est le fait que nous sommes tous amis donc du coup, on a l’avantage q’ on peut se parler librement. Mais c’est aussi inconvénient puisqu’on doit souvent différencier les moments où on travaille pour l’association et le moment où on est ami.

Sandra : Les problèmes personnels peuvent se mélanger facilement donc il faut être patient, ouvert d’esprit, concentrée, attentif car il beaucoup d’informations qui peuvent fuser et parfois on n’y retrouve pas.

Mélodie : Après je pense que la principale qualité en tout ça pour être dans Clubbing Hero il faut être impliqué c’est-à-dire qu’il faut avoir envie d’intégrer l’association, avoir envie de faire quelque chose mais que ce soit vraiment fait par le cœur. Vu que Clubbing Hero est association à but lucratif donc les membre ne sont pas rémunérés. Si vous voulez intégrer l’association c’est que tu as envie d’apporter quelque chose au groupe, c’est vraiment de réinvestissement et je pense que c’est vraiment la principale qualité à avoir initialement. Après chacun aura sa petite touche à apporter par exemple Sandra c’est notre juriste donc tous les papiers, tous les contrats tout ce qui est rédaction c’est par Sandra, on a aussi un comptable présent dans l’association, qui gère tout ce qui est gestion des financements. Imagine ont à même un infirmier qui ne nous sert pas vraiment à grand-chose, enfin par pour le moment mais on ne sait jamais quand on aura besoin de son aide en plein milieu de soirée.

Sandra : Finalement, pour reprendre ta question, faut être créatif, patient, tolérant, ouvert d’esprit, très investi, attentif, concentrée et surtout être sociable ça aussi c’est très important car si on n’ait pas sociable il y en qui intègre l’association et qui ne sont pas forcément sociables comme Mélodie et moi n’étions pas forcément ami. Comme Exemple quand je suis arrivé c’est l’ancien président qui a tenu à ce que j’entre dans l’association donc il y avait seulement une seule personne avec qui j’avais affinité et les autres personnes c’était seulement bonjours de temps en temps donc il a fallu s’intégrer et s’imposer. Mais voilà ce sont toutes ces qualités-là qu’on a besoin, même quand on reçoit du public faut savoir être souriant, accueillant, mettre ses humeurs de côté. Même si entre nous ce n’est pas forcément ça mais aux yeux des gens faut toujours que sa fusses super.

Lamia : Merci pour cette explication ! Nous allons Maintenant passer à la deuxième partie. Nous allons vous posez des questions sur tous ce qui concerne les soirées.

Pour commence à peu près combien de soirées organisez-vous par an ?

Sandra : En moyenne trois soirées officiel

Mélodie : Mais vous comptez les After Work ça fait une soirée tous les trois mois !

Sandra : Oui en effet mais en moyenne trois soirées dans l’année sans les After Works.

Mélodie : Et cette année on a fait cinq After Work et des After Beach.

Sandra : Oui, les After Beach en été ! On a fait un After Work en avril et tous les étés on fait des After Beach. On ne met jamais en place des soirées pendant l’été, la majorité des soirées sont organiser pendant l’année et ponctuellement des After Work.

Abéni : Pourquoi pas de soirées en été ?

Mélodie : C’est liée au faite que nous même on habite à Montpellier et pour nous l’été c’est le moment où on passe des journées à la plage, rivière ..ect on a vraiment envie d’être à l’extérieure au lieu être enfermé dans une boites . Surtout pendant l ‘été, y’a déjà des autres boites qui propose des soirées régulièrement et ce n’est vraiment pas la peine de proposer d’autre soirée dans le même cadre donc du coup c’est toujours plus plaisant d’être dans un petit espace ouvert avec du soleil, de la musique.

Lamia : Donc vous consacré plus de temps pour vous-même.

Mélodie : Oui voilà c’est ça !

Sandra : Il y a beaucoup de personnes qui partent en vacances et finalement à partir de la première semaine de juillet il y a plus grand monde, même si là ça va faire bientôt 4 ans que je suis sur Montpellier et je peux remarquer que plus les années passent plus il y a du monde qui reste mais je pense que c’est en rapport avec la génération tout simplement parce qu’on rentre moins pendant l’été, soit parce qu’on travaille, sois on est en stage, sois ont décidé de partir à l’étranger donc voilà ! Et aussi nos DJ qui peuvent nous ramener du monde ils rentrent au pays en été, donc forcément la prestation ne sera pas la même que si on faisait des soirées pendant l’année.

Lamia : Et Combien de temps l’équipe prend pour organiser une soirée ? Prennent l’exemple de la ShattaVille

Mélodie : Exemple de la ShattaVille, honnêtement environ 6 mois, enfaîte le projet a été proposer très tôt en général. Quand on organise une ShattaVille on commence à chercher le thème pour le prochain . Après au niveau organisationnel on met un bon 3 mois pour la gestion de DJ, les idées pour les flyers et trouver une salle.

Sandra : On fait genre une pré-sélection de Dj ensuite y’a quelque DJ qu’on implique avant l’été pour qu’on soit sur qu’ils sont présent et pas prise ailleurs.
Normalement avant l’été on a déjà mis en place le lieu de la soirée, la date, une liste de DJ et le thème.

Abeni : Qu’est ce que le prend le plus de temps l’ors de l’organisation ?

Sandra : Ce qui nous prend le plus de temps c’est la communication !

Et en y réfléchissant c’est le pôle où on met le plus d’énergie, mais même par rapport aux autres pôles qui ont des missions précises, quand ils ont fini ces taches, il n’y a pas grande chose à faire après cela est fait par exemple s’il faut trouver une salle et qu’on la trouve le travail et finit ! Alors que nous la communication c’est jusqu’à la dernière heure avant l’événement et c’est ce qui fait que c’est long.

Mélodie : Et également après l’événement, on doit reposter les vidéos, les photos. Et même avant de reposter faut que nous ont les regarder et les analysées et donner notre avis et aussi pour les vidéos. On très pointeuses du coup sa nous prend énormément de temps.

Sandra : Et là il faut être sociable parce qu’il faut aller vers les gens et leur dire « coucou, tel date on organise tel événement, est ce que ça te dit ? » donc voilà la communication en vrai c’est ce qui prend plus le temps, nous on a la chance d’avoir des salles qui sont plutôt aménagées donc généralement on commence l’aménagement la veille de la soirée après il y a le pôle décoration, donc eux ils vont visiter la salle plusieurs fois « on va poser sa là, sa là, on va acheter ça » etc.

Lamia : Vous rencontrez des difficultés pour mettre en place ces soirées ?

Mélodie : Oui, on rencontre souvent des difficultés qui reste humaine par exemple Sandra et moi on ait qui est dans le pôle communication, nécessairement ont ce retrouve sous de la pression par les autre membres de l’équipes. Par exemple après mettre en place une certaine chose on recoit souvent des remarques comme « pourquoi vous avez fait ça et non pas comme ça »

Sandra : Après le jour J d’un évènement il y a toujours des imprévus, par exemple à la ShattaVille , on avait réservé une navette 15 jours avant la soirée et puis au dernier moment ….

Mélodie : Petit anecdote, C’est normalement la présidente qui gère les réservations de navette mais comme elle n’habite pas à Montpellier il fallait quelqu’un pour récupérer le minibus et ils demander que le paiement sois fait au même nom du permis de la personne qui récupère le minibus et cela n’était pas possible, vue que Ludivine n’est pas sur place.

Sandra : Et du coup la veille panique, pas de navette. On a un budget limité !

Lamia : Mais dans une situation tant que cela, avez-vous des collaborateurs (genre qui peut vous aidez dans telle situation) ?

Sandra : oui et non, ça nous est arriver !

Mélodie : En thème de collaborateurs on a déjà fait des collaborations avec d’autre associations c’est des choses qu’on fait très ponctuellement. Comme on a un petit noyau on a des façons différentes de travailler que les autres, il faut s’adapter mais en général sa ce passe plutôt bien.

Sandra : L’année dernière on avait une Make-up artiste qui a fait nos maquillages pour faire des tutos pour notre page instagrame. Nous avons aussi créé des liens avec les responsables de salle. Aussi que plusieurs DJ de base Caribbean.

Mélodie : On peut dire que c’est des petites collaborations pou le moment

Lamia : D’accord c’est des petits collaboration qui pourraient devenir plus ..ET Quel genre de public accueillez-vous dans vos soirées ? Les âges ?

Sandra : Environ 18 ans et 35 ans

Mélodie : oui voilà ….

Abeni : Et dans l’association la majorité sont jeunes ?

Sandra : Dans l’association les membres ça varie entre 24 ans et 36 ans.

Mélodie : Oui, après l’association, est ancienne, il y a des ancien membre qui partent, mais qui reviennent nous aider ,ils vont toujours passer pour nous donner un peu de force ,un peu de courage pour l’événement .

Lamia : Mettez-vous en place d’événements autres que les soirées ?

Sandra : Pas officiellement, c’est plutôt entre nous entre amis et les amis des amis

Abeni : Comme vous avez dit plus tôt a propos des sortie de plage pendant l’été.

Mélodie : Oui ! On s’entend bien avec la moitié de la clientèle et donc on organise entre nous des petits événements et souvent on se retrouve nombreux à la fin.

Sandra : Après nous avons souvent parlé avec toutes les autres associations Caribbean de Montpellier de réaliser un événement purement culturel à la rentrée, pour permettre de faire les bienvenus. Ce n’est pas vraiment une soirée mais plutôt du style Net Working . L’événement aura pour but de pouvoir faire venir tous les nouveaux aussi que les anciens et présenter chaque association et avec de la musique bien sûr !

Mélodie : Et comme chacun de nous a des événements a la rentrée comme nous la ShattaVille, la BMC etc. on ne trouve pas l’opportunité.

Lamia : Avant de passer à la dernière partie. Est-ce que vous avez des projets dit plus important ?

Sandra : Pas nécessairement, mais nous voulons élargir notre événement comme la ShattaVille , qui permettra de faire cette soirée annuellement a plus gros moyen et a plus gros budget . Et aussi mettre en place une deuxième soirée pour garder le même rythme tous les ans.

Lamia : Pour passer sur la question sur l’association, est ce que vous envisager élargir votre association ? dans le sens d’ajouter du personnel ?

Sandra : Pour le moment nous n’avons pas envie spécialement que le noyau change parce ’que nous avons l’habitude de bosser ensemble. Après si ont veux élargir des évènements comme nous avons mentionner, forcement faudra recruter en conséquence. Dès que quelqu’un montre leur motivation et m leur dévouement aux seins de l’association, nous on l’intègre étape par étape. Après nous les membre fait un vote à main lever pour voir qui est « Pour » ou « contre » l’adhésion, ce n’est vraiment pas comme les autres associations ou il faut payer une cotisation. Clubbing Hero est vraiment baser sur l’affinité, mais on est toujours ouvert à des nouvelles personnes.

Lamia : Dans les villes vous avez cite, est ce que vous envisager mettre en place d’autre événement, comme a Toulouse et ..etc.

Abeni : Est-ce que sur Toulouse c’est des soirée ou d’autre type d’événement comme les AfterWorks ?


Mélodie : Le projet sur Toulouse c’est vraiment des AfterWork , on vise pas à mettre en place des soirées ,mais des petit séance a Peniche pour prendre un verre , avec un peu de musique .

Lamia : Pour clôturer l’interview, est ce que vous avez quelques conseils pour nous qui souhaite s’intégrer dans le secteur de l’événementielle ? (de façon général )
Sandra : A mon sens , faute vraiment créer des lien avec des personnes . C’est triste a dire mais c’est un monde ou tout le monde ce mange et faut vraiment être compètent et motiver en créant un aire de confiance.

Melodie : c’est vraiment base sur le « Feeling » vous allez avoir avec votre public. Ils peut être initialement dix personnes mais c’est dix personnes peuvent influencer dix autre et enfaite y’a un échange de contact, comme Sandra a dit, vous allez créer des lien qui seront des coup de main qui vont vous aider à fur à mesure.

Sandra : Vous pouvez bien rentrer dans l’évènementielle en faisant hôtesse ou juste porter leur T-shirt pour être l’image de leur marque de leur association.

Interview de Monsieur Olivier Massai, dirigeant d’une agence de publicité : “Département Créatif”. « La publicité pour moi c’est être créatif au quotidien. »

vendredi 22 novembre 2019

Dans le cadre de notre cours projet professionnel personnalisé, nous avons interrogé lors d’un entretien d’une trentaine de minutes, Olivier Massai dirigeant de l’entreprise “Département Créatif”. Nous l’avons interrogé le 31 octobre 2019 au sein de sa société à Toulouse.

*Le mot template désigne un exemple sur lequel on se base pour concevoir un logiciel ou un design de site.

Bonjour monsieur, merci de nous recevoir. Je nous présente, je m’appelle Anne-Tiphaine et voici Adama, nous sommes étudiantes en première année de licence information et communication à l’université Paul Valéry à Montpellier. Aujourd’hui, nous allons vous interviewer afin de faire découvrir à notre classe votre métier. Je tiens à vous préciser que l’interview sera enregistrée avec nos téléphones afin que nous puissions retranscrire cet entretien pour le publier sur le blog de notre fac avec votre accord bien sûr. Avez-vous toujours 30 minutes à nous accorder ?

Olivier Massai : oui, bien sûr !

D’accord, nous allons commencer. Quelle a été votre formation pour aboutir à ce métier ?

Olivier Massai : Alors, j’ai fait une école d’art graphique sur Paris qui s’appelle l’ESAAG. Cette école était spécialisée dans les arts graphiques et aujourd’hui je crois qu’elle est spécialisée dans le textile et la mode. J’ai eu la chance d’y entrer en seconde et d’y rester jusqu’au BTS, ce qui m’a permis d’avoir une formation plus longue. C’est une école publique, mais il y avait une présélection sur dossier puis ensuite un examen. 1200 candidatures pour 90 élèves. C’était une école qui était organisée avec de nombreux ateliers : photographie, céramique, tapisserie, modelage. Après, il y avait des matières plus générales comme le français, les langues, l’histoire de l’art, le dessin, la perspective… Les ateliers m’ont vraiment permis de me former sur tous les métiers des arts graphiques. Par exemple, pour la photographie, on avait un studio de photo intégré avec des agrandisseurs, développeurs…

Et donc comment êtes-vous arrivé à ce poste chez Département créatif ?

Olivier Massai : Après, mon école sur Paris, j’ai fait un stage de six mois dans une entreprise puis, j’ai trouvé rapidement un travail en free-lance, ensuite au bout d’un an une place de salarié. Donc, j’ai fait ma ‘’formation professionnelle’’ jusqu’à l’âge de 29 ans sur Paris. Après, j’ai décidé de quitter Paris, car je venais d’avoir un enfant et je voulais une meilleure qualité de vie. J’ai été débauché par la plus grande agence de la région : BDDP, aujourd’hui : TBWA, en tant que directeur de création. J’ai été salarié de cette entreprise pendant 20 ans. Puis j’ai quitté ce poste pour créer Département Créatif en 11 novembre 2011.

Quelles sont les qualités et les capacités nécessaires pour exercer ce métier ?

Une bonne formation ! Les stages sont également indispensables ! Les agences de communication prennent des stagiaires et les forment pendant la période de stage. C’est indispensable pour rentrer dans le vif du sujet.

En quoi consiste exactement votre travail ?

Olivier Massai : Il n’y a pas d’intermédiaire. Le rapport client-agence se fait directement avec un créatif. Il y a un échange direct. Département créatif est une petite agence, je n’ai pas de prétention à vouloir en faire une grosse agence. Je suis le seul salarié de l’agence. Après, je travaille avec des free-lances, des partenaires, cela se fait de plus en plus, une sorte de co-working inter-entreprise. Sur Toulouse, j’ai des partenaires comme Mashvp et PAM qui sont spécialisés dans la création de site internet. Ils réalisent le codage et moi, je fais la création et la direction de création. Pour la photographie, je travaille avec un studio photographique qui s’appelle “studio Lucette”. J’ai le chapeau d’être chef d’entreprise, développeur commerciale, commerciale, directeur de création. Et directeur artistique quand, je fais moi-même mes maquettes. Quand je fais travailler des free-lances en design graphique, ils sont orientés avec un brief, mais je les laisse libre de s’exprimer graphiquement et créativement sur un travail.

Quelle est la particularité de votre entreprise ?

Olivier Massai : J’ai donné beaucoup de moi-même pour le site internet, grâce à mon expérience et mon approche créative. Un site internet, doit être très simple d’approche et séduisant au niveau visuel, qu’il n’y ait pas trop de “blabla”, mais avoir l’essentiel pour le référencement naturel. Et partir du moment où on fait un site sur-mesure, ce n’est pas un template. C’est un site qui a été codé de A à Z et le design graphique a été fait sur-mesure. J’ai travaillé avec deux autres personnes. Ça nous a permis de présenter notre réalisation sur le site Awwards – BEST WEB DESIGN TRENDS. C’est un site qui constitue un référent au niveau international, un site où les agences et les entreprises peuvent se présenter à partir du moment où ils sont “full dave”. Ces sites sont présentés à un public et à des professionnels payés par le site pour donner leur avis sur les sites qui sont présentés. A partir du moment où il y a une bonne note donnée par le public, le site passe par les professionnels qui notent la qualité du site. A partir de là si la note est la meilleure de tous les sites présentés le même jour, on reçoit un Awward. Il y en a un tous les jours pendant 365 jours et ensuite un par mois et un autre pour toute l’année, celui-là si on le gagne c’est super ! Une fois qu’on s’est présenté au site et gagné un prix, ça nous permet d’avoir un référencement naturel et exceptionnel puisque j’ai eu 20.000 visiteurs en quelques semaines. Cela m’a permis d’être référencé naturellement au niveau national en tant qu’agence créatif.

En parlant d’avis, nous avons vu que vous avez 5/5 des avis sur Google et 4,5/5 sur Facebook, comment faites-vous pour en avoir et à quoi ils servent ?

Olivier Massai : C’est pourri, ça ne sert à rien, c’est une catastrophe parce que si vous avez des concurrents qui veulent vous casser, ils vous mettent simplement des mauvaises notes. Moi justement, c’est ce qui qui m’est arrivé le premier mois de la création de mon entreprise. Une personne m’a mis une note mauvaise sur Facebook alors que je ne la connaissais pas, ce qui m’a fait baisser ma note.

Donc, ces avis sur les réseaux sociaux ne sont pas fiables ?

Olivier Massai : Cela dépend de qui les avis viennent et des liens entre l’émetteur de l’avis et l’entreprise.

Nous avons vu dans nos recherches que vous privilégiez la stratégie de l’écoute, pouvez-vous nous en dire plus ?

Olivier Massai : Il faut avoir une écoute active auprès des clients mais également avec les collaborateurs. J’ai connu ça dans mon ancienne agence où l’un de mes directeurs expliquait au client que c’était comme ça et pas autrement et s’il ne comprenait pas, il était “has been”. Il faut avoir une écoute, un partage et essayer de comprendre l‘autre c’est comme ça dans la vie parce que l’écoute est indispensable au niveau humain et professionnel.

Alors cette stratégie produit-elle l’effet attendue ?


Olivier Massai : Oui en général ça va plutôt dans le bon sens, c’est plutôt positif.


Nous avons également vu sur votre site que “Département créatif” donne des ailes aux entreprises. Comment ?


Olivier Massai : C’est une manière de faire sa propre publicité. Ça veut également dire qu’à partir du moment où l’on fait du bon travail, qu’on est performant, l’entreprise a de bons résultats sur son investissement publicitaire.


Qu’est-ce que la publicité pour vous ?


Olivier Massai : Moi j’appelle ça « un art commercial », c’est-à-dire que l’on conçoit un beau message commercial stratégique intégrant une belle idée du design graphique ou photographique. La photographie est un complément visuel pour comprendre la publicité. Il y a aussi un travail artistique, et donc avoir une culture artistique. Si on veut travailler dans la communication, il faut s’intéresser à tout ce qui se créer, pas seulement publicitaire. Il faut s’intéresser à la décoration, à la mode, à l’architecture… La publicité pour moi c’est être créatif au quotidien. Par exemple, je travaille actuellement pour une marque de prêt-à-porter régional mais internationale aussi, c’est une grosse société. On me demande de faire la direction artistique sur les photos. Après on choisit un photographe, le photographe est accompagné d’un styliste qui va apporter son regard sur l’association de vêtements et accessoires. Par exemple, des chaussures, casquettes, chaussettes. Il faut penser à tout.


De ce fait, qu’est-ce que vous aimez le plus dans ce métier ?


Olivier Massai : La créativité et le respect humain ! La relation humaine est également indispensable pour moi.


Et un aspect de ce métier que vous aimeriez changer ?


Olivier Massai : Aucun ! C’est un très beau métier où chaque jour est différent. Un jour, vous allez travailler sur du cosmétique, le lendemain pour une marque de prêtà-porter, le surlendemain pour la nutrition animal ou produit capillaire… Ce n’est jamais pareil. J’ai même travaillé pour une voyante. Et tout cela vous enrichit au quotidien, parce que lorsque par exemple vous faites de la publicité pour la nutrition animale vous serrez obliger de connaître tout sur ce domaine pour pouvoir en parler correctement. C’est là que ce métier devient super intéressant. Parce-que l’on apprend beaucoup de choses que l’on enrichit son savoir.


Donc j’imagine que vous êtes très occupé, cet aspect du métier ne peut-il pas constituer un inconvénient ?


Olivier Massai : À partir du moment où on décide d’investir dans sa société on est obligé d’assumer. Moi, je pars en vacances que 15 jours par an.


Quels sont les obstacles que vous rencontrez dans votre entreprise ?


Olivier Massai : Quand, on est salarié là c’est calme, on a cinq semaines de vacances payées. Dans mon ancienne société, j’étais cadre avec un très bon coefficient, j’avais ma voiture de service au choix tout frais payé (essence, entretien). Ensuite, j’avais également un téléphone gratuit, une mutuelle au maximum… Donc c’est plus intéressant d’être salarié que d’être à son compte. Au niveau financier, il faut beaucoup travailler pour pouvoir se payer correctement. Parce qu’on a de plus en plus de charge et ça, c’est insupportable et surtout pour vous parce que votre avenir professionnel est difficile. Avant les étudiants qui sortaient des écoles de communication et de publicité arrivaient à trouver une place dans une agence de communication ou chez un annonceur. Aujourd’hui, c’est de plus en plus difficile. Donc qu’est-ce qu’on fait ? Soit, on se met à son compte et c’est difficile quand on démarre et qu’on n’a pas d’expérience. Il faut avoir les reins solides, il faut de l’argent pour créer une entreprise. Où, on se met en free-lance. Il n’y a pas beaucoup d’options.


Pensez-vous que la publicité est un moyen de manipulation comme le pense plus de 60 % des Français ? Si oui expliquez-nous, si non, pourquoi ?

Olivier Massai : Oui ! On est manipulé au quotidien et ça va de plus en plus loin maintenant. Par exemple, je vais parler d’une marque avec un ami, 1h après, j’ai des informations sur le produit dont j’ai parlé en publicité sur mon téléphone. On se sert de nous pour communiquer et vendre au maximum. La question est très vaste, mais cette réponse vous suffit-elle ?


Oui, elle répond largement à notre question ! Pour finir, quelle a été votre campagne publicitaire préférée ? La meilleure de toute ?


Olivier Massai : Je n’ai pas vraiment de préférée. J’ai travaillé avec BMW, Mac Donald, France télécoms… C’est moi qui ai également lancé la campagne nationale de Grand Optical.


Merci ! Nous allons terminer en récapitulant rapidement cet entretien !
Nous pouvons retenir de cet entretien que vous avez fait vos études dans une école d’art graphique. Après cela, vous avez fait un stage de 6 mois. Et vous avez travaillé en free-lance. Puis vous avez été embauché un an après dans une société. Ensuite, vous avez quitté la région parisienne pour une meilleure qualité de vie. Vous avez été alors débauché par une grosse société BDDP/TBWA, en tant que directeur de création, pour qui vous avez travaillé pendant 20 ans. Vous avez créé Département créatif en novembre 2011 et votre site internet est unique puisque vous avez reçu un Awward. Pour exercer ce métier, il est nécessaire d’avoir une bonne formation et de faire des stages. La publicité est un art commercial, un métier très intéressant et surtout très diversifié.
Nous vous remercions pour le temps que vous nous avez accordé. Au revoir !


Entretien réalisé par Barbier Anne-Tiphaine et Camara Adama-Damy.