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Chargé de la communication

lundi 25 novembre 2019


Interview de Emilie Soulié , chargée de la  communication de la médiathèque de Béziers réalisée le mardi 05/11/19, d’une durée de 1h et 25 minutes

  • EMILIE : Si je n’ai pas précisé quelque chose vous me le dite il n’y a pas de soucis
  • KHLOE : D’accord, déjà merci de nous avoir accueillie dans vos locaux
  • EMILIE : Avec plaisirs
  • TECLA : Quel est votre parcours professionnel avant d’être chargée de com ?
  • EMILIE : Tout simplement on vas dire ca comme ça, j’ai passée un BAC ES et après j’ai tout de suit voulus travailler dans la communication je sais pas pourquoi, ça ma plus, donc du coup je me suis inscrite en licence information et communication à l’université de Paul Valery du Guesclin à Béziers j’ai fait jusqu’à la licence 3 je me voyais pas arrêté en licence j’ai trouver sa trop court je me sentais pas partir dans le monde professionnel j’avais besoin d’un peu plus de bagages théoriques et peu être un peu plus professionnel aussi j’ai continué en master j’ai un master 1  pragmatique de la communication et après je suis aller en master 2 compact public et associative este culturelle c’était la première année que ca était créer c’est pour ça que j’ai un master différent que du master 2
  • HASNA : D’accord
  • EMILIE : Ce qui n’était pas encore proposé … et donc du coup euuuuu mes stages dans mon parcours universitaires m’ont amené vers le public et puis du coup j’ai voulus aller dans le public c’est pour ca que j’a ce master 2 dans ce sens la parce que  je voulais travailler dans le public et la culture m’as toujours intéressée je fait de la dans depuis que je suis petite donc je voulais être dans le secteur culturelle  c’est pour ça que j’ai choisi ce master  et j’ai eu mon master et puis voilà, me voilà dans le monde professionnel et j’ai fait cette année en faite en master 2 en apprentissage  à la préfecture  de l’Aude  donc du coup ça m’a permis  de gagner un peu de bagage  professionnel avant de rentrer dans le monde professionnel qui est compliqué
  • KHLOE : ça c’est sur…
  • TECLA : et donc ça fait beaucoup d’année 5 ans c’est ça je pense
  • EMILIE : Eu enfaite ça fait 6ans parce que ma première année master 1 j’les pas trop bien vécu j’ai eu des soucis personnels ça était compliquée et puis on ne peut pas tout réussir dans sa vie je n’étais pas une mauvaise élève mais voilà c’était une année …. Mais enseignant le savent j’ai discuté j’avais pas très bien vécu j’ai des choses dans la ma vie qui ont que ça était trop j’ai un peu j’ai fait le premier semestre et puis je suis parti en sucette j’ai un peu abandonnée j’ai continué à travailler à la bibliothèque du Guesclin parce que je vouais continué à être dans ce secteur la et puis cette année ca était un peu compliqué es ce que je réattaque ou pas en master 2 en fin vous aller peut-être, je mettais inscrite à un master tourisme pour être a fait honnête qui était sur Béziers et qui rejoignez la communication quand on y réfléchis faire de la com touristique c’est intéressant et en fait je me suis rendu compte que c’était pas du tout ca et on ma dit non non reviens dans la com j’ai un enseignant qui est venu me chercher et qui m’a dit non non  et donc je suis parti en master 1  et je l’ai eu facilement c’est jusque voilà la première année n’a pas était  une année simple de master 1  il faut s’accrocher comme quoi on y arrive
  • HASNA et KHLOE : ouai
  • TECLA : Du coup vous avez était sûre de vous quand cous avez choisi de faire la filière Info-com
  • EMILIE : Oui est surtout COM PAC le master 2 parce que c’était vraiment ce que je voulais faire enfaite j’adore la com enfaite depuis que je suis rentré en première année j’adore la com je trouve ça hyper intéressant dans le sens ou notre travail c’est de promouvoir un service ou produit ou quel chose et pour informer tout type de public alors j’ai une tendance a préfère le public enfant parce qu’il est original  il vas falloir qu’on crée plus qu’on soit plus ludique qu’on utilise d ‘autre technique de communication qui m’attire mais  c’est l’avantage de secteur que je suis, je peux toucher autant les enfants que des adultes et donc du coup permet d’utiliser plusieurs outil est c’est ça qui m’intéresse dans la com c’est utiliser les outils  pour permettre aux gens s’informer et arrêter de faire de la com qu’on a la l’habitude de voir toute simple « on fait pas de l’information tout simple pour moi on fait de la communication » doc on doit trouver des outils pour attirer les gens a venir a tel ou tel endroit acheter ou tels ou tels produit est c’est qui m’a intéressée et puis même quand on étudie des technique c’est hyper intéressant  c’est un peu ce qu’on fait au quotidien
  • HASNA : Enfaite vous vous adapter aux personnes ?
  • EMILIE : C’est sa parce qu’enfaite mon public ici est pas du tout le même que si je travaille sur Montpellier puisque 1 il serait plus large par exemple ici on met beaucoup moins de temps à venir à la médiathèque si vous êtes dans les communes aux alentours que sur Montpellier si vous habitée à Pérols et compagnie dans le centre de Montpellier vous mettez une heure quand même, donc il y aussi ça
  • HASNA : Faut s’adapter
  • EMILIE : Faut se mettre à la place d’eu et c’est ça qui est intéressant dans la communication il y a aussi bah aussi ce mettre dans la place d’eu communiquer avec des gens qu’on croyais pas forcement parce qu’on communique avec énormément de gens sans s’en rendre compte et c’est ça qui est intéressant apprendre a maitriser les technique de communication à l’oral parce que c’est pas non plus évident est ca ce qui m’attire c’est pour ça que je suis aller dans ce secteur là et puis a la base si vraiment je suis honnête je voulais aller faire de la com dans le secteur de la danse puis la vie qu’on ne trouve pas forcement son rêve mais on peut trouver des choses qui si approche et donc du coup c’est pour ça que je suis allé dans tout ça parce que a la base je voulais être prof de danse et puis voilà j’ai pas réussi à aller jusqu’au bout
  • HASNA : Donc vos objectifs de départs c’était la danse ?
  • EMILIE : Ouai prof de danse et puis mon corps la vie j’ai trouvé, enfin enfaite je vous dit vraiment ma vie en plus lol, je suis arriver ici à la fac je m’était inscrite parce que ça me plaisait la com mais vraiment mon projet pro c’était prof de danse alors je dit a quelqu’un trouve moi une école de danse ce quelqu’un aujourd’hui et quand même mon compagnon il était  l’association étudiante et du coup je lui demande es ce que tu peut me trouver une école de danse ou je peux vraiment performer pour augmenter mon niveau puis il m’a rien trouver du tout lol je suis allée a la MJC le truc qui m’intéresser pas puis je me suis mise a rentrer dans la com est la com ma toute de suite passionnée du premier jour jusqu’à maintenant donc j’ai abandonné la danse mon projet initial pour quelque chose qui m’intéressée tout autant et je me suis dit bah pourquoi pas la com pour promouvoir la dans par exemple puis la vie a fait que j’ai changé légèrement le cap je suis aller dans la culture c’est pas trop la même chose
  • TECLA : Et du coup comment vous faites pour avoir de l’imagination pour faire des créations de revue etc ?
  •  EMILIE : Bah je considère que je suis pas une grande génie, j’ai pas inventer l’eau chaude donc  je regarde un peu ce qu’il se fait ailleurs je fait une petite veille média et je regarde ce qu’il se fait j’essaie de m’inspirée et parfois c’est intéressant eu mais je sais pas après le idées viennent lisant des choses en regardant des choses en essayant d’être au plus , enfin quand je travaille avec mes collègues je travailles avec eu sur les projets donc du coup il me transmette le savoir qu’ils sont, les directions dans lesquelles ils veulent allés moi du coup j’essaie de traduire le plus juste des fois c’est pas tout à fait très juste mais on essaye au plus juste dans l’image l’écriture la mise en forme, la création du support on essaie aussi de créer des supports originaux, donc voilà on utilise tout ça.
  • HASNA : Vous utiliser quoi comme com interne et externe ?
  • EMILIE : Moi je suis vraiment que sur l’externe, je ne fais pas d’interne, je suis sur du programme papier comme ça du flyer comme ça, je vais vous cherchez le plus beau que j’ai fait j’en suis fier.
  • EMILIE : Voilà, donc là c’est toujours de type de supports que j’ai ils sont très simple cela mais ca c’est mon plus beau c’est mon préféré on m’a donnée un peu de champs enfin de choix et eu on créer un petit truc alors tous ça c’est l’illustration de Herve TULLET c’était une expo qu’on faisait venir à la médiathèque pour les enfants, fallait faire un support pour les enfants les enfant ils sont on rien à faire de sa, ça ne les intéresse pas du tout il faut le dire donc on s’est amusée avec ma collègue graphiste, enfaite l’idée c’était de faire une toile qu’il puisse le garder en souvenirs enfaite quand on le replis il s’amusait a faire ca les gamins c’est turlututu le personnage ils jouaient a faire marcher turlututu j’avais pas pensé à ça mes c’est bien et en referment il y a des jeux de l’un des bouquin d’Herve TULLET et aussi on trouve aussi le programme qui correspondez a cette thématique donc sa c’était cool, c’est sa que j’aime faire je crée des supports pour s’amuser un peu parce que on s’amuse aussi quand on crée.
  • KHLOE : Du coup vous avez des stratégies de diffusion ?
  • EMILIE : eu oui après avoir fait tous c’est support je peu pas les garder a la médiathèque ca sert a rien en fin si ça sert un peu a l’interne et puis le publics qui fréquente la médiathèque mais l’idée c’est d’aller capter d’autre public qui ne viens pas la médiathèque c’est important d’avoir un plan de diffusion en général je passe par une société extérieur pour diffuser le support sinon je passe ma vie avec un caddie dans tout le secteur je diffuse essentiellement sur Béziers et son agglo parce que je travaille avec la agglomération Béziers méditerranée donc c’est pour eu qu’on fait se service  donc essentiellement sur ca j’essaie de penser je me a place enfaite c’est ce mettre tout le temps a la place d’eux.
  • KHLOE : pour votre budget comment vous faite exactement pour ne pas le dépasser
  • EMILIE : alors moi j’ai pas vraiment une gestion dans le budgétaire qui fait partie de la communication et c’est le service com en général qui géré le budget enveloppe globale, ,je leurs dit voilà j’ai besoin de tant de diffusion ect  mais un bout d’un moment ils vont me dire eu Emilie tu calme un peu sur tes points de diffusion ça fait chère mais ouai on essaye de tourner pas trop chère enfaite ça va dépendre du nombre de point dépôt pour certain diffuseur ou certaines diffusion les quantités ça dépend.
  • HASNA : Et du coup vous êtes nombreux ici à faire la même fonction de charger de com ?
  • EMILIE : Je suis seule, à faire toutes les communications papier, toute la partie com, le plan de com, une collègue dans son service qui s’occupe de la partie numérique, il n’y a pas que le site internet et le réseau sociaux mais aussi il y a toute la partie formation des personnes c’est-à-dire : Apprendre à utiliser un ordinateur, open office, Faire la programmation…

Nous avons 3 ateliers d’informatique : un qui est à l’intérieure qui s’occupe du site Facebook et ma collègue Sophie qui elle, est la responsable de ce service qui s’occupe du site des réseaux sociaux.

  • TECLA : Donc vous ne travaillez pas en équipe ?
  • EMILIE : Non chacun à sa fonction et son bureau de travail et je lui donne des éléments même de fois je retranscris sur le site.
  • KHLOE : Et votre temps, comment vous arrivez à bien le gérer ?
  • EMILIE : Comme je peux, ce qu’il y a énormément des choses, on est en train d’évoluer vers un réseau de lecture public, je ne sais pas si vous l’avez vu avec ces cartes uniques qui sont là donc ça me demande beaucoup du travail parce que l’idée c’est de proposer des équipes de com aux autres médiathèques donc ça augmente ma charge de travail parce que c’était un très grand projet donc suis un peu tout seul j’essaye de gérer le temps comme je peux.

Il faut prioriser, il y a des choses qui sont très importantes que d’autres donc on essaye de prioriser au mieux. Que vous le sachiez la conception graphique ce n’est pas moi donc c’est la graphiste qui est à l’agglo déjà, c’est une gagne temps, Moi je rédige de par exemple des communiqués de presse et je les envois à l’agglo qui eux, le vérifient les envois et les diffusent.

Moi, le plus grand travail qui me prend énormément de temps, c’est la production culturelle qui peut prendre au moins 50 pages ou plus.

  • KHLOE Par exemple celle-ci vous a pris combien de temps ?
  • EMILIE : je dirais, au total entre 2 mois au plus large un mois et demi au plus cours.
  • TECLA : Et là, arriviez-vous à gérer vos stress ?
  • EMILIE : oui je ne pas le choix !
  • TECLA : Et du coup, vous avez un délai exact pour réaliser une brochure ?
  • EMILIE : A vrais dire cela prend du temps, par exemple celui-ci nous a pris début Juillet jusqu’à mi-juin. Mais ce qui est intéressant et que chacun se lance où bon lui semble, soit dans la diffusion ou encore dans la publication…
  • KHLOE : Du coup cela vous arrive de travailler chez vous ?
  • EMILIE : Non je ne travaille pas chez moi parce que je ne préfère pas mélanger ma vie professionnelle au travail mais il m’est arrivé parfois de travailler chez moi parce que si je ne le faisais pas personne n’allait le faire à ma place mais j’évite. Et cela dépend de mon organisation personnelle donc je fais de mon mieux pour finir mon boulot et quand je rentre je suis à l’aise et je sais que je suis en ordre et souvent il faut se déconnecter un peu, se ressourcer, trouver des nouvelles idées, être reposer, regarder des fautes d’orthographe parce que quand on est fatigué on ne fait pas attention et donc c’est très important d’avoir des moments de déconnexion.
  • HASNA : Il vous arrive souvent de vous déplacez pour des raisons de travailles ?
  • EMILIE : Non, pas du tout je n’ai pas besoins de travailler avec d’autres pays parce que notre travail est limité au nouveau local.
  • TECLA : Comptez-vous finir votre carrière ici ?
  • EMILIE : je ne sais pas si je finirais ma carrière ici mais ce qui est vrai j’aime Béziers parce que c’est une ville carrefour et on peut se déplacer facilement vers d’autres ville mais je n’y ai jamais pensé et je sais que cela peut basculer d’un jour à l’autre, par exemple le changement du gouvernant… Apres moi j’aspire à évoluer, c’est évident je n’ai pas peur de travailler, s’il faut aller à Montpellier j’irai ou à Toulouse…  Je ne suis pas fermée à quoi que soit mais pour l’instant j’en profite et je vis ma vie au jour le jour parce j’aime ce métier
  • TECLA Quel métier exercez-vous avant d’être chargée de com ici ?
  • EMILIE : Je fais mon année d’apprentissage à préfecture de l’Aude j’étais apprenti assistant en communication pendant un an et après je suis restée un mois en chômage et je me suis retrouvée ici.
  • KHLOE : Selon vous pour être un charger de communication, quelles sont les qualités nécessaires requise ?
  • EMILIE : Il faut être : ouvert d’esprit et pas timide cela est très important, avoir une bonne orthographe et une belle rédaction et avoir énormément de créativité parce que si vous voulez vous démarquer des autres il faut pouvoir créer, penser à de nouvelles idées.
  • KHLOE : Que conseillerez -vous aux personnes qui voudraient faire une licence d’infocom ?
  • EMILIE : Il ne faut pas désespérer, il faut s’appliquer dès le début dans le milieu associatif, cela dépend du lieu où vous souhaitez travailler connaître le secteur et le milieu géographique dans lequel vous voudriez bien vous lancer, il faut être cultivé, bien connaître ce que l’on veut réellement et surtout ne pas avoir peur de se lancer.

Travailler comme bénévole ou encore s’inscrire à un stage c’est ne pas facile mais c’est très important parce qu’à partir de cela vous allez apprendre énormément de choses et augmenter vos qualités et montrer vos compétences. C’est vraiment très important surtout en première année ou deuxième pour augmenter vos compétences et savoir qu’il n’y a pas de sous- métier, et que tout métier apporte des connaissances. Pour l’évolution du cursus je vous conseillerais d’aller jusqu’au MASTER parce que cela vous ouvrira des portes dans le domaine professionnel mais cela n’est pas non plus obligatoire cela dépend de chacun.

  • HASNA Que pensez-vous de l’évolution de cursus en infocom ?
  • EMILIE : Tout d’abord la première année n’est pas facile on vient d’arriver et on n’est pas sûr de soi, mais on se bat pour réussir du mieux que l’on peut, la deuxième année on prend confiance en soi on s’assume et en troisième année on est capable de faire des choix plus réfléchis
  • HASNA : ET du coup comment arriviez-vous à gérer vos imprévus ?
  • EMILIE : Tout d’abord j’ai un caractère qui fait à ce que je ne lâche rien et du coup j’essaye d’y faire face, on essaye de se relever malgré les contres- coups et on se remet en question sur des erreurs afin de les éviter et de ne pas les reproduire.
  • TECLA : A votre arriver dans cet établissement, avez-vous déjà eu des difficultés au niveau de la com interne ?
  • EMILIE : Oui, parce qu’il y a eu des antécédents ce qui a occasionnés des problèmes et il a fallu en discuter afin de régler cet incident en trouvant un terrain d’entente et à savoir que dans une organisation vous ne pouvez pas aimer tout le monde mais que cela n’empêche pas de travailler ensemble, il faut communiquer
  • KHLOE : Du coup quel est l’activité que vous avez le plus aimé qui vous as le plus marqué ?
  • EMILIE : Ici ce qui me plait c’est de communiquer au public enfant, crée des supports originaux pour enfant ce que je trouve original parce que c’est plus créatif, la communication ludique, c’est un public très intéressant c’est coloré, c’est tout ce que j’aime…Et après j’aime l’évènementiel ce sont des trucs que j’adore
  • TECLA : Si quelqu’un voulait être charger de com, quel conseille le donneriez-vous ?
  • EMILE Ne perdez pas espoir, faire du réseau et être rigoureux, créative, ne pas avoir peur de postuler à toutes les offres. Parfois on a l’impression de ne rien savoir… toujours donner le meilleur de soi-même, parce que dans ce il est très compliqué à cause de la concurrence, et être apte et curieux
  • HASNA : Bon merci de nous avoir accordé un peu de votre temps.

RUSTER Khloé, NINEB Hasna et MBAVUMOJA Tecla

Rencontre avec Maxence Francingues, un entrepreneur déterminé

lundi 25 novembre 2019

Le mercredi 20 novembre 2019 nous avons rencontré Maxence Francingues, un gérant d’entreprise dans le tourisme de plein air ainsi qu’un organisateur d’évènement. Cette rencontre a eu lieu dans son bureau au Saintes-Maries-de-la-mer, il nous a expliqué avec beaucoup d’enthousiasme son parcours professionnel. Avant de commencer nous lui avons bien entendu expliqué que cet entretien avait pour but d’être retranscrit sur le blog universitaire afin que tous les étudiants en information-communication puisse en profiter.

Bonjour Monsieur, êtes vous toujours d’accord pour un entretien de 45 minutes enregistré?

Oui, pas de problème.

Nous vous l’enverrons ensuite pour que vous puissiez le valider.

Je suis à votre entière disposition.

Pouvez-vous vous présenter rapidement s’il vous plaît?

Je m’appelle Maxence Francingues, pompier volontaire de 32 ans. Je suis natif des Saintes-Maries-de-la-mer et j’ai créé cette société en 2014 et elle a tourné sur le tourisme de plein air en 2017. 

Qu’avez-vous fait comme étude ?

Je n’ai pas fait d’énormes études, j’ai le brevet des collèges, je suis allé au bac mais je ne l’ai pas eu. Après ça j’ai arrêté l’école et je me suis lancé dans le travail, maintenant ça fait 17 ans que je suis sapeur-pompier volontaire à côté de ça. Dès mes 16 ans je travaillais en tant que saisonnier sur les Saintes, les plages privées ou d’autres lieux de restaurations. À 23 ans j’ai essayé de me lancer dans le patronat, j’ai créé ma première société avec une brasserie puis j’ai arrêté et je me suis lancé dans le tourisme de plein air.

Pourquoi avez-vous choisi le tourisme de plein air ? Qu’est ce qui vous a attiré dans ce domaine là?

En étant natif des Saintes je me suis rendu compte de ce qui manquait aux Saintes. On s’est trop jusqu’à présent reposé sur nos acquis, on a un fond de commerce qui est magnifique qui s’appelle la Camargue et on pense trop maintenant qu’avec la Camargue c’est les chevaux et les taureaux sauf que ça ne marche plus comme ça. Le tourisme a évolué, les gens avant d’arriver en Camargue savent déjà ce qu’ils vont faire par le biais d’internet et des réseaux sociaux.Ils ont déjà prévu toute leur vacance de A à Z, ils regardent les meilleures activités qu’il y a à faire aux alentours. Quand j’ai démarré Trott Camargue je n’avais que des trottinettes tout terrain. Je me suis dis que les balades à cheval ça y était déjà ainsi que les 4×4 et les bateaux. C’était un coup de poker de faire visiter la Camargue avec des appareils de montagne. Mais dès le premier mois ça a cartonné, 6 mois après je les lançais dans les Alpilles sur la demande de l’office du tourisme, puis je les lançais à Arles et 1 an et demi après j’ai acheté une base nautique complète avec des canoë-kayak, des paddles entièrement neuf avec des remorques et tout ce qui va avec. Après un an et demi d’activité j’ai décidé de me lancer dans l’évènementiel, dans tout ce qui est le tourisme d’entreprise et de proposer ce qu’on appelle des team buildings. C’est un stage de cohésion d’entreprise. Ça tourne plutôt pas mal, on a réussi à embaucher différemment sur plusieurs évènements une trentaine de personnes et on a passé des milliers de clients. 

Faites-vous de l’évènementiel que pour les entreprises ? 

Non ça m’arrive d’en faire aussi pour les particuliers, pour être honnête l’évènementiel des particuliers c’est les anniversaires, les mariages, les baptêmes. Je fais pratiquement tout sauf l’organisation des mariages. Dans les mariages ça m’arrive de faire des activités pour occuper des gens si c’est sur plusieurs jours mais organiser un mariage en lui-même c’est un métier à part.J’ai démarré par les anniversaires, il faut bien se lancer quelque part, j’ai acheté du matériel au début, des tirs à l’arc, des choses comme ça et puis petit à petit ça a pris. On a réussi à faire des évènements avec plus de 400 personnes. Pour l’année prochaine on en a un sur 2 jours avec plus de 650 personnes. On a des grosses structures maintenant.

L’idée de ce métier vous l’avez depuis longtemps ou ça vous est arrivé comme ça ?

J’ai été bercé dedans puisque ma mère fait partie d’une des cadres d’une entreprise qui gère les campings des Saintes Marie de la mer. Elle a démarré en 1983 sur les campings, moi je suis né en 1987 donc j’ai grandi dans les campings, j’ai toujours eu un petit pied dans tout ce qui est tourisme et après ce qu’il y a c’est qu’au niveau des Saintes il n’y a que le tourisme qui marche. Il y a 300 restaurants, les balades à cheval il y en a 400, si dans le tourisme de plein air vous faites quelque chose qui vous différencie des autres et si vous le faites sérieusement, sans abuser sur les tarifs et en respectant le client c’est jackpot.

 Y’a t-il plus de monde l’été ou l’hiver?

L’été c’est beaucoup individuel et les familles car c’est les vacances et avant saison c’est beaucoup plus les séminaires. Or saison et le week-end c’est beaucoup individuel mais en semaine ça reste les entreprises. 

Au départ travaillez-vous en équipe ou tout seul? 

J’ai commencé seul car je ne savais pas où j’allais mais j’y ai toujours cru. Les quinze premiers jours où j’ai ouvert ma boite je n’avais pas de clients, l’argent qui était investi était assez conséquent puisque j’avais investi plus de 80 000 euros et la je me suis inquiété. Après j’ai fait du démarchage en direct c’est-à-dire que je suis allé voir tous les patrons d’hôtels et de restaurants pour les inviter à essayer mes trottinettes. À partir de là où ils avaient essayé les trottinettes ils ne pouvaient qu’en parler et c’est à partir de là où vraiment ça a décollé. On proposait des circuits de 2 heures et quand il n’y avait que les trottinettes ça commencé à 10 heures du matin jusqu’à 16 heures.Puis on a rallongé d’une heure le matin et de 2 heures l’après-midi. J’étais seul à faire les tours, j’ai fait une saison comme ça et la saison d’après j’ai embauché du monde.

Ça a commencé par du bouche à oreille mais est ce qu’au départ vous avez créé un site Internet ou des affiches ? 

Non, au départ quand j’ai lancé le projet le premier lancement s’est fait sur Facebook. Après étant natif d’ici je connais tout le monde donc ça a vite été relayé puis j’ai vite fait le tour à en parler à tout le monde histoire que ça fasse le buzz, je peux vous garantir que quand j’ai lancé ça il y a du monde qui s’est moqué de moi et maintenant la meilleure chose c’est que c’est eux qui viennent avec leurs employés pour faire des stages de fin de saison avec mes trottinettes. Pour en revenir à ce que je disais je ne voulais pas trop investir dans la communication parce que je ne comprenais pas trop pourquoi il fallait mettre des centaines d’euros dans des sites Internet mais j’ai vite compris qu’il fallait en faire un. Au début je ne savais même pas qu’il fallait s’inscrire sur Tripavisor, c’est l’office du tourisme qui me l’a dit et c’est les clients qui m’ont inscrit sur ce site puis j’ai réussi à récupérer la page. Sur ma page il me semble que j’ai plus de 100 avis et 5 étoiles.

 Quand est ce que vous avez décidé de créer votre site ?

Au début j’ai fait le site sur des supports simples, je l’ai créé après 4 mois d’activité parce que les gens me le demandait. J’ai fait la première saison avec ce site, c’était un site façade où il y avait 3 photos et les tarifs marqués dessus histoire que je sois présent sur Internet et très rapidement après j’ai fait appel à une grosse boîte de Marseille qui m’a fait le site Internet que j’ai actuellement. J’essaie d’alimenter le site le plus souvent possible mais pour alimenter tous les réseaux sociaux et le site Internet quand on est seul je peux vous garantir que ça prend du temps. Surtout que vous faites d’autres activités à côté. Entre ça, les réservations, les devis, les déplacements sur le domaine parce qu’il arrive que les clients souhaitent nous rencontrer, et le démarchage d’hôtels ça fait du boulot.

Avec toutes ces informations votre journée type vous la décririez comment? 

Je me lève de bonne heure, vers 6 heures du matin. Or saison je ne viens pas forcément tous les jours au bureau par contre je regarde tous mes mails deux-trois fois par jour mais quand je viens au bureau généralement j’arrive à 9 heures, j’en profite pour faire mon mailing, si j’ai de la facturation je la fais, je passe toujours deux-trois coups de fil à des partenaires pour aller boire des cafés dans les hôtels car le but est de se monter. Dans ce milieu il faut se montrer donc étant bien avec pratiquement tout le monde je vais boire le café à droite puis je vais manger un bout dans un restaurant à gauche. Dans ce milieu il faut savoir semer pour récolter. Après je ne bosse pratiquement pas les après-midis. Je préfère attaquer de bonne heure le matin et finir à 13 heures ou 14 heures. Hors saison c’est beaucoup l’ordinateur. La journée type en pleine saison c’est présence au bureau à 7 heures du matin, on sort tout le matériel, je prépare toutes les réservations pour tous mes employés. Puis j’accueille la clientèle aux alentours de 9 heures. Une fois que la première activité est lancé je fais le tour de toutes mes bases nautiques qu’il y a sur le petit Rhône pour voir s’il n’y a pas eu de dégradation, de vol, d’incivilité après je reviens au bureau et j’accueille le deuxième tour qui va partir à 11 heures et ainsi de suite. Généralement les tours finissent à 20 heures et le temps de tout ranger et nettoyer le matériel il y en a bien pour 1 heure, puis je ferme la caisse et ferme le bureau.

En saison arrivez-vous conjuguer votre métier avec le fait que vous soyez sapeur-pompier volontaire ?

Non, pendant les 4 mois d’été les pompiers je les mets de côté, ça se peut qu’ils m’appellent la nuit mais je ne bosse pas de garde car c’est impossible. Par rapport aux horaires c’est impossible de respecter.

Combien avez-vous d’employés ? 

Cette année on était 4 en saisonnier, après sur les évènements en spontané j’ai embauché plus de 30 personnes. L’année prochaine pour 2020 je vais essayer de recruter un noyau de saisonnier d’une dizaine de personnes et je pense que sur les évènements on va essayer de monter à 50.

Cela signifie que vous voulez vous étendre ?

Oui, là j’ai commandé un bateau entièrement neuf qui va arriver mi-janvier, on va proposer des croisières sur le petit Rhône entre Arles et Saintes Maries de la mer. Et puis je vais surtout accélérer sur le côté évènementiel.

Pour vos employés avez-vous des profils types?

Dans ce milieu étant donné qu’on est dans une station touristique la première chose qu’il faut qu’ils aient c’est d’être bilingue, parler au minimum l’anglais, qu’ils soient motivés, avenant, souriant et dynamique.

Vous dites qu’il faut qu’il parle au minimum une langue, c’est parce qu’il y a beaucoup d’étrangers?

On a beaucoup de clientèle étrangères oui, j’ai dit l’anglais parce que c’est une langue internationale mais on a beaucoup d’italien, d’allemand, d’espagnol, de plus en plus de russe et on a une clientèle asiatique qui viennent de plus en plus en Camargue.

Pour le côté évènementiel vous avez quel type de clientèle, est ce que c’est des français ou bien cela s’étend t-il à l’étranger ?

On est surtout accès sur le tourisme d’entreprise local parce qu’on a des sites en Camargue comme les gros hôtels que ce soit l’auberge cavalière, le domaine du sauvage en Camargue, le mas de pain tout cela ce sont des grosses structures qui accueillent tous ces séminaires et qui sont à la recherche de prestataires qui vont additionner leur service avec les nôtres c’est-à-dire qu’eux ils proposent tout ce qui est hébergement, accueil et restauration et il font appel à des prestataires extérieurs pour venir animer les séminaires parce que généralement les séminaires se passe sur plusieurs jours. Le matin c’est toujours une réunion donc là c’est pour mobiliser les troupes et l’après-midi c’est toujours du lâcher prise pour faire de la cohésion et c’est à ce moment là où j’interviens c’est-à-dire que je leur prépare des stages de cohésions, ça peut aller du stage simple de course d’orientation, des koh-lanta, des fort-boyards.Cet évènement que je propose de team building je suis le seul pour l’instant à le faire en Camargue.J’ai déjà pas mal de travail ici, j’essaie de le développer sur les Alpilles.Si un jour on m’appelle pour organiser un événement à Barcelone j’irais.

Vous prenez chaque opportunité ?

Toutes oui, dans l’évènementiel si vous vous reposez sur vos lauriers c’est fini, il faut qu’on vous voit de partout, que ce soit physiquement ou au niveau d’Internet. Si vous avez le malheur de rater vos engagements on vous oublie car il y a tellement de demande. C’est un milieu où on monte très vite mais on peut descendre encore plus vite.Je lis énormément de livre sur le développement personnel et s’il y a une chose qu’il faut bien faire c’est que quand vous réussissez il faut le faire savoir autour de vous.

Pour vos deux entreprises est ce que vous envisagez de les développer à une plus grande échelle et de vous instaurer un peu partout en France ?

Mon but est de mettre ma société mère en holding, le but est de créer un groupe qui va être accès autant sur le tourisme que sur d’autres choses. Je veux franchiser Trott Camargue, pourquoi pas proposer un conteneur mais que sur un développement durable avec des panneaux solaires qui rechargent les batteries et le mettre partout en France. Si une personne veut se lancer par exemple dans une station de ski, elle va avoir son conteneur type, les trottinettes type et le support Internet type comme à Mcdonalds, quand on ouvre un Mcdonalds on ne choisit pas le mobilier qu’on veut ou les menus. Le but est de franchiser toutes mes activités.

Vous nous avez dit que vous lisiez beaucoup de livre sur le développement personnel

Je lis que ça, à chaque fois que je lance une activité pour me motiver je lis un livre, ça fait 7 ou 8 fois que je le lis ça s’appelle le secret de Rhonda Byrne, c’est accès sur la pensée positive et il nous explique que tous les grands hommes qui ont fait ce monde l’utilise. C’est la loi de l’attraction c’est-à-dire que ce que l’on pense arrive. Si vous pensez positif ça va être que positif.

Au tout début quand vous avez lancé les trottinettes c’était vous le guide et est ce que vous avez dû lire des livres sur la Camargue ?

Non j’ai une base en étant d’ici l’histoire de la Camargue je la connais, pas par cœur parce qu’on en apprend tous les jours. On a plus de 300 espèces d’oiseaux en Camargue donc après comprendre les migrations et les reproductions c’est assez compliqué. Mais il faut se documenter, ouvrir quelques livres.

Sur le développement personnel vous dite que si on part positif il y a forcément du positif qui arrive mais vous n’avez pas eu peur de vous lancer dans ça ?

Je n’ai pas peur d’entreprendre, si on part en disant j’ai peur ça ne marchera pas, il faut y croire.Dès qu’on croit en notre business ça ne peut que marcher, vous allez tout mettre en place pour que ça fonctionne. Le fait de ne pas avoir de diplôme ne m’a jamais retenu.

Est-ce que vous pouvez nous raconter une journée typique lorsque vous organisez des séminaires ?

Par exemple la première chose que vous faites à la dernière chose que vous faites. Pour l’organisation d’un séminaire la première chose est de prendre contact avec le client oralement. Pour savoir ce que le client veut vraiment et pour pouvoir rajouter des choses, par exemple si mon client veut organiser un koh-lanta je vais leur proposer à côté d’autres activités à moi, par exemple leur proposer en plus du koh-lanta un bar de fruits frais. Il faut avoir la personne pour lui vendre son sujet. Après je fais mon devis, souvent il y a des petites modifications suivant le budget des gens. C’est énormément de travail avant le jour de l’évènement. Le jour de l’évènement je ne travaille pas, c’est mon équipe qui travaille. Le jour de l’évènement j’ai ma montre, je suis avec le responsable de l’entreprise, je tourne sur les activités, je tiens le timing et c’est tout. Je m’occupe de tout ce qui est logistique, toute la bureautique. Si l’événement commence à heures selon le matériel qu’il faut amener dès fois je donne rendez-vous à mon équipe très tôt le matin pour qu’on ait le temps d’installer. Après on accueille les participants et on lance les challenges en essayant de respecter le créneau.Après on démontre tout le matériel. Une semaine après j’essaie toujours d’avoir un retour sur l’expérience pour savoir s’il y a des choses à améliorer ou à changer complètement.

Vous avez dit que vous mettez à disposition des fruits frais, vous faites appel à un producteur du coin ?

Je fais travailler que des gens du coin. C’est un échange de bon procédé c’est-à-dire que par exemple sur le bar à fruits frais je vais mettre les flyers du producteur et si un jour on demande au producteur ce qu’il y a à faire aux alentours il va leur parler de mes activités, où bien il va faire comme moi, afficher ma publicité sur son stand.

Comment voyez-vous votre métier dans 5 ans ?

Honnêtement dans 5 ans je vois mes activités sur le plan national, voir international, je ne m’arrêterai pas car je suis de nature à entreprendre. Peut-être que dans 5 ans les trottinettes ce sera fini, c’est peut être qu’un effet de mode mais il faut tout le temps chercher la nouveauté qui va faire la différence. Je veux vraiment partir sur le côté évènementiel car c’est ça qui fait du chiffre.

Dans l’évènementiel est ce que vous avez pensé à élargir pour d’autres évènements comme des galas..?

Oui on l’a fait comme le lancement de produit, les soirées dîners-cocktails.

Suivant que ce ne soit pas le même événement vous embauchez différentes personnes ? 

Oui, j’essaie de trouver du personnel qualifié sur le fait où ça m’arrive d’avoir deux-trois évènements en même temps et je ne peux pas être de partout.J’essaie de trouver du personnel de confiance. 

Est-ce que pour élargir la publicité de votre entreprise vous serez prêt à faire ces partenariats avec des par exemple des youtubeurs ou influenceurs ?

On m’a contacté par rapport à Instagram pour leur faire de la pub, il voulait me sponsoriser au niveau des habits, équiper tout mon staff et en contrepartie je devais faire des postes avec leur marque, il fallait atteindre un certains nombres de j’aime. Mais je n’ai pas donné suite parce qu’il fallait que j’achète les habits, j’avais juste une réduction sur leur habits. J’ai été contacté par une agence de community manager sur Monaco qui veut s’occuper des évènements parce que là je suis en train de signer un partenariat avec une boite d’hélicoptères et de VTC et c’est elle qui fait tout le virtuel de cette boîte et qui veut le faire pour moi donc je vais voir. Je ne suis pas fermé. Je suis seul à gérer mes réseaux sociaux.

Vu que vous utilisez les réseaux sociaux pour vos entreprises, est ce que c’est vous qui créez vos flyers?

Je crée tout.

Vous utilisez quoi comme logiciel?

J’utilise ma main et une feuille, je vais voir mon imprimeur et c’est lui qui met tout en forme, tout en page.

Vous postez souvent sur les réseaux sociaux? 

Je sais que sur Instagram il faut poster 3 fois par jour mais je n’ai pas le temps mais j’essaie de poster une fois tous les deux jours voir 3 jours. J’essaie de mettre des photos sur Google. Quand je publie sur Instagram je le mets direct sur Facebook.

Pourquoi avoir choisi de vous lancez dans les trottinettes et dans l’évènementiel?

Les balades : il me fallait un support qui n’était jamais vu encore pour lancer cette activité. Et puis l’événementiel pourquoi parce que j’aime le monde, les personnes, j’aime être sur une scène devant les gens. J’aime la proximité, je suis quelqu’un d’avenant et c’est ça qui fait que ça marche. J’aime faire des choses qui marquent la je suis en train de préparer une course d’obstacle en Camargue car on en a pas en Camargue et ça marquera. Si on reste sur nos acquis c’est fini.

Est-ce qu’il y a des différences entre l’idée que vous vous faisiez du métier de l’événementiel et ce qu’il en est vraiment?

Je m’attendais pas à ce que ce soit aussi compliqué psychologiquement, parce qu’on se dit l’évènementiel ça bouge, c’est dynamique mais quand on vous appelle à 1 heure du matin pour vous changer une chose qui démarre 6 heures après, que vous dormez plus de la nuit c’est assez compliqué. Mais non après je m’attendais à ça, c’est des milieux où il ne faut pas compter les heures et où il ne faut pas être fainéant. Le jour où il faut accélérer il faut accélérer.

Vous semblez être un touche à tout, est ce que vous envisagez un domaine dans lequel vous voudriez vous implanter?

Oui, l’hôtellerie ou l’hébergement. Ce que je veux c’est que quand une personne vient au Saintes elle fasse au moins quelque chose chez moi.

Nous vous remercions sincèrement d’avoir répondu à toutes nos questions.

C’était avec plaisir.


Propos recueillis par MUNTEAN Denisa, ROUGÉ Éloïse, MARGUERIN Emmanuelle, TAMBURRO Manon

“Qu’on se le dise, la communication dans le monde du sport tu fais pas tes 35h et tu te barres quoi, pas du tout. C’est génial mais c’est pas évident.”

lundi 25 novembre 2019

Julie Delort Responsable communication, presse et infographie de l’ASBH.

Le mercredi 20 novembre à 16h, nous sommes allées à la rencontre de Julie Delort qui exerce le métier de responsable communication, presse et infographie.

Pour cet interview Léa et Andréa avaient le rôle de prendre des notes ainsi que lancer l’enregistrement, Suella de la gestion du temps et Lilia de poser les questions.

La rencontre s’est déroulée dans les sièges de l’entreprise au stade Raoul Barrière situé à Béziers pour une durée de 50 minutes, durant laquelle Julie nous autorisa à enregistrer ses propos afin de les retranscrire par la suite.

Lilia – Bonjour Julie, je suis Lilia et je vous présente, Andréa, Suella et Léa.  Pour commencer nous vous remercions d’avoir accepté cet interview. Nous sommes en première année de licence information et communication à l’université Du Guesclin à Béziers, et nous devons mener un interview professionnel de notre choix afin de mieux connaître le métier que nous souhaitons exercer. Nous avons prit contacte avec car nous sommes toutes intéressé par la communication et la presse sportive.  Êtes-vous vous toujours d’accord pour que nous puissions enregistrer l’interview ?

Julie – Oui oui il n’y a aucun soucis.

Lilia – Je vais donc vous poser quelques questions sur votre métier. Tout d’abord pouvez vous nous expliquer vos missions, vos responsabilités ?

Julie – Tout ce qui touche à la communication du club, c’est moi qui prend toutes les responsabilités de toute la communication qui sort sur nous, sauf certains communiqué un peu plus particulier qui doivent être vu avec la direction et la présidence. 

Au niveau du contenu, c’est généralement moi, il y a aussi Gaëtan qui m’aide de temps en temps, toute la création des supports c’est moi, tout ce qui est animation lors des matchs c’est moi qui les coordonnées avec la ligue, la mairie, et tous les acteurs.

Lilia – Est-ce que vous pouvez nous décrire une journée type dans votre métier ?

Julie – C’est très compliqué parce que pour avoir une journée type, il y en a pas vraiment.

Je te dirais plutôt des semaines types en fonction de si on joue à domicile ou pas parce que tout va s’articuler autour de ça, parce que quand tu as un match à domicile déjà il faut l’annoncer, donc là depuis cette année on a débloqué un peu de budget pour faire un peu de sponsorisation sur les réseaux Instagram et Facebook, cette année on a plus, mais jusqu’à l’année dernière on avait des partenariats avec la radios, donc fallait faire des spots, toute la communication pour annoncer le match, des supporters bénévoles prennent des affiches pour les mettre dans les commerces locaux.

Dans les matchs à domicile il faut imaginer des animations donc cette année on a pas trop fait de thèmes, mais l’année dernière on avait lancé pas mal de thèmes comme pour octobre rose et noël, donc quand tu fait un thème c’est faire un truc un peu caritatif donc voir avec une association du coin, essayer de sensibiliser les gens, essayer de leurs offrir des cadeaux aussi.

Donc tout ça puis faire le timing, de dire le speaker*, il faut qu’il dise ça en même temps il faut que la musique il y est ça, à l’écran géant il y est ça, tout caler parce que c’est une histoire de seconde sur le planning. 

On a des demandes de la ligue importantes, des obligations vis à vis de la ligue sur l’écran géant notamment sur les messages du speaker à faire passer à des moments bien particulier donc il faut réussir à tout caler ensemble, donc il y a l’écriture du speak pour le speaker aussi, tout ce qu’il doit dire, tout ce qu’il doit pas oublier, donc ça prend du temps parce que la ligue doit valider avec le diffuseur, les arbitres, la mairie surtout depuis qu’on a changé la pelouse, il faut que la mairie valide les animations pelouse. 

Après c’est toute la communication autour, présenter l’adversaire, la composition de l’équipe qui doit doit sortir à des moments bien particulier, on a des timing à respecter sur la compo déjà pour nous, pour le sportif, pour pas qu’il y est entre guillemets de regarde de l’autre équipe simplement pour pas qu’elle puisse s’organiser en fonction de nous, mais aussi parce que la ligue nous oblige des heures puisqu’elle aussi les publies , forcément puisqu’elles doivent être déclarées. C’est à dire qu’elle doivent être déclarée avant le match. Si on joue le vendredi c’est déclaré le  jeudi à 18h. Après voilà ça s’enchaine, tu as la conférence de presse à gérer, le tournage des vidéos et tout ce qu’il y a autour.

Lilia – Du coup vous avez parlez de vos partenaires en donnant l’exemple de l’année pour noël ou octobre rose, comment vous faites pour les trouver ? Vous êtes en relations avec la mairie ?

Julie – Pas nécessairement on a quelques petites associations qui sont partenaires de longue date. On a l’association la petite Étoile par exemple, avec laquelle on travaille chaque année.  

On lance une opération qu’on a appelé le maillot solidaire. On fait un maillot collector dédié uniquement pour un match, les maillot de match sont vendus aux enchères pour l’association.  

Il y a des maillots duplicatas qui sont faits pour la boutique, donc ça c’est une association avec qui on travaille depuis plusieurs années. 

On a l’association Thierry Albouy aussi pour les personnes handicapés qui s’occupe des espaces verts et parmi eux, il y a une très très grande supportrice donc on essaye toujours qu’ils aient un coup d’envoi sur un match histoire qu’ils puissent être connu tout simplement, des fois ça peut les aider à trouver des partenariats, même du travail pour les espaces verts, après je sais qu’à octobre rose on a essayé de chercher une association en rapport donc la on s’est mis en relation avec des gens qui travaille à l’hopital donc après pareil on a la chance, moi je suis pas d’ici donc c’est un peu compliqué, j’ai pas autant de connaissances que je devrais avoir, mais c’est vrai qu’entre les dirigeants, les collègues, les joueurs, le staff, tout le monde, il y a tellement de gens autour de nous parce que il y a nous salariés, les dirigeants ect, mais il y a tellement de gens autour qui nous aide donc on arrive a avoir des connaissances des gens qui connaissent telle association car on essaye au max de faire local, de faire bouger les choses ici quoi parce que il y en a besoin.

Nous nous sommes renseigner et nous avons vu que là vous êtes en pleins lancement de saison, quelle est votre stratégie de communication pour lancer la saison ?

Alors sache que nous, à notre échelle, c’est très très compliqué de définir des stratégies et de s’y tenir, je pense que dans des très gros clubs ou ils sont 2,3 voir 4 par service je pense que c’est plus simple et ils peuvent y arriver.

Nous c’est vrai que c’est toujours un peu compliqué parce qu’on sait, on en a dans la tête, moi je sais ce que je dois mettre, à quelle période mais tu as toujours des trucs qui arrive au milieu qui t’empêche de publier ça donc c’est très compliqué.

Après moi j’ai récupéré ce qui se faisait avant parce que moi j’arrive là, je viens de sortir de mes études sur un coup de chance, et grosso modo on essaye toujours de faire une campagne de communication puis juste une affiche avec une photo de match. 

Ca fait 2-3 années qu’on essaye d’impliquer vraiment les supporters, je sais qu’il y a 3 ans quand j’étais en stage on avait fait une affiche avec 3 piliers en disant « soyez en première lignes », l’année dernière on avait fait une photo avec les joueurs les coachs et tout, en mode grosse famille c’est l’éclate, pour dire voila c’est la famille rejoignez nous ! Mais cette année on a essayé d’impliquer un supporter, un partenaire, un joueur et le capitaine donc voilà on essaye de sortir du cliché de : On montre un match et on essayent d’humaniser la communication et d’impliquer les gens car ce qui est un peu compliqué, ici c’est que l’ASBH a eu beaucoup beaucoup de titres dont une grosse grosse gloire dans les années 80. 

Du coup, le problème c’est que les gens sont très attaché à ça, en plus on est dans le sud donc les gens sont très sanguins, ils sont a fond quand ça va mais aussi quand ça va pas. C’est à dire quand tu vas bien ils sont au dessus du lot, ils sont fou, mais quand ça va pas tu t’en prend de tous les côtés, tu perds un match à domicile c’est la fin. 

T’es en fédérale 3**, c’est délicat, on essaye d’impliquer, en général après cette année ça a un peu changer et ça sera encore amené à changer mais par exemple, cette année on a fait une campagne d’affichage en 4×3 à Narbonne et après il y a eu de l’abri-bus sur Béziers et Sète pour essayer de toucher d’autres gens, des gens qu’on touche pas nécessairement qui peuvent être amener à aimer le sport mais qui sont peut-être plus attirés par le rugby, plus clocher et encore on est professionnel donc c’est compliqué de le définir comme ça mais comparé à Montpellier qui est en Top 14 c’est différent. 

On essaye donc de faire valoir l’ambiance qu’il y a chez nous et on sait que ça, c’est pas donné à tout le monde donc on a essayé de faire du grand format cette année. J’ai réussi à faire de la newsletters, de l’affichage, on a fait du mailing et de l’emailing directement aux abonnés pour qu’ils se réabonnement, j’avais récupéré la base de donnée de la boutique et billetterie pour essayer de toucher des gens potentiellement intéressés par nous, mais qui sont pas nécessairement abonné, et de leur faire vraiment comprendre l’intérêt d’être abonné. 

Après sur le lancement de saison en lui même sportif, déjà l’idée c’est de changer tout les an d’image ça paraît logique, après en fin de compte on est extrêmement lié aux résultats, tu peux faire la meilleure coupe du monde, tu perds à domicile c’est mort.

Lilia – Est ce que vous pouvez nous expliquer un peu votre parcours scolaire ? 

Julie – Alors il a été catastrophique ! ( rire) J’ai fais un Bts Communication, puis j’ai enchaîné avec une licence pro la dessus avec un peu de graphisme et tout, c’est durant mon stage que j’ai intégré cette entreprise, ça m’a plu. J’ai postuler, on m’a refuser, puis après on est venu me repêcher et depuis c’est l’amour fou on ne se quitte plus ! (rire). 

Lilia – Selon vous, quelles sont les qualités premières pour exercer votre métier ? 

Julie – Alors les filles pour moi c’est être polyvalente, c’est super important et valorisant sur un CV, c’est surement pour ça que j’ai été repêché d’ailleurs ! (rire). Sans déconner, essayer de vous diversifier un peu partout, Photoshop et tout les autres logiciels. Montrer qu’en vous êtes indispensable, que grâce à vos compétence et le fait d’être polyvalent vous allez faire gagner du temps à votre entreprise. Le temps c’est de l’argent comme on dit ! 

Lilia – Être polyvalent c’est noté, merci du conseil ! Vous nous avez parlé des défaites, comment gérez vous les défaites du club ? Quelles stratégies de communication mettez vous en place pour ne pas avoir des pertes d’abonnements ou du moins essayer de minimiser la perte d’abonnements ? 

Julie – C’est très compliqué, je t’avoue qu’au début je ne savais pas trop comment gérer ça , c’est très difficile parce que nous on est autant dégouté, on va pas se mentir. On sait que quand on perd on va passer une semaine pourrie, ça joue sur notre quotidien. Maintenant on essaie dans l’annonce du résultat grâce aux emojis, à la manières d’écrire et surtout aux mots utilisés de pas “relativiser” mais plutôt de montrer qu’on s’en fiche pas que oui c’est un coup dur mais qu’on va se relever tous ensemble. 

On essaie toujours de mobiliser les gens, c’est le plus important. 

Après c’est pareil dans la victoire, ça sert a rien de fanfaronner, quand on annonce les statistiques ou les hommes du match il ne faut pas fanfaronner ça sert à rien. C’est très délicat, je pense et encore plus avec notre communauté car ce sont des gens qui prenne ça à coeur. 

J’ai fais une enquête en fin de saison dernière, en posant une question du style “ Comment estimez vous l’ASBH?”,avec trois possibilitées de réponses :  C’est toute ma vie, juste un passe temps ou clairement j’en ai rien à faire. Nous avons eu énormément de “ c’est toute ma vie”, j’ai pas les chiffres en tête mais c’était impressionnant.

On a eu beaucoup de retour, en nous disant qu’ils organisent leurs vies autour de ça, que c’est leurs “bébé”, que c’est l’ASBH qui les fait vivre donc faut se rendre compte du rôle qu’on a joué dans ça. C’est pour cela aussi que quand il y a eu les inondations, on a essayé d’aider un petit peu, c’est deux heures c’est pas fou, mais montrer qu’on est là pour eux. 

Lilia – Du coup, votre stratégie première pour limiter les pertes d’abonnements c’est de jouer sur ce côté famille, de les intégrer carrément dans l’équipe ? 

Julie – C’est exactement ce qu’on essaie de faire. C’est très délicat, j’en ai conscience. Mais c’est exactement ça d’où l’utilisation de “l’ASBH Family” “Aqui es Besiers”.

On a la chance d’avoir une culture occitane du Rugby, on a une identité, on appuie sur ça. 

On essaie de montrer que venir voir un match chez nous c’est la folie. Donc je pense qu’il faut les impliquer, les supporter dedans c’est super important. Après je dis pas qu’on est les meilleurs dans la communication, loin de là, on arrive pas à faire la moitié de ce que l’on souhaite car on a pas le temps et peu de budget. Mais oui cette notion de famille, que nous sommes à la portée des gens c’est notre stratégie pour limiter les pertes d’abonnements de les intégrer dans la famille et du coup on abandonne pas une famille. 

Après ça dépend vraiment, la communication c’est toujours resté en veille de ce qui se passe autour. Comme le bottle cap challenge, on y a participé cet été ça a fait le buzz, c’était sympa et ça rapproche. 

Lilia – Vous nous avez parlé du mailing de la newsletter, pouvez vous nous en parler un peu plus ? 

Julie – Alors ça, c’est quelque chose pas du tout développé car ça prend un temps fou ! 

Juste imaginer une stratégie d’une newsletter c’est très long à écrire et les ¾ du temps j’ai pas le temps. Après j’ai pu tester, car on nous a gentiment preter un accès sur mailjet, j’ai pu m’en servir pour la campagne d’abonnement. 

C’est vraiment géniale car tu peux voir qui à reçu, qui à ouvert il est vraiment bien fait ce logiciel. 

Je pense que c’est un réel plus dans une stratégie, c’est pas facile à mettre en place, mais c’est pas indispensable, ou du moins à notre échelle. C’est un outil très intéressant mais faut savoir très bien le manier et être régulier. 

Lilia –  Vous nous avez parlé de la campagne d’adhésion aux abonnements, vous pouvez nous en parler un peu plus ? Quelles sont les personnes ciblées? 

Julie – On a une stratégie en deux temps? C’est à dire comme beaucoup d’autre club, on ouvre en priorité pour les gens qui sont déjà abonnés chez nous. Pour qu’ils puissent reprendre leurs places et qui ont du coup l’avantage d’avoir un tarif moins cher. 

Dis toi ya des gens qui sont abonné depuis 20, 30, 40 ans du coup on les remercie de leurs fidélités de cette manière. 

Ensuite, on ouvre à tout le monde, y’a les tarifs normaux, les tarifs pour licenciés Rugby FFR, y’a des tarifs pour les étudiants, pour les moins de dix sept ans, les moins de douze ans et les enfants. 

Très clairement, le but c’est que les gens viennent en famille. 

On c’est rendu compte grâce à l’étude que les ¾ de nos cibles ont cette passion du rugby par leurs famille, leurs pères, grands pères et de générations en générations. Ducoup on essaie de pérenniser ça. L’idée c’est de créer une idée de partage entre famille et amis. De rendre ça convivial, que les matchs soient un endroit ou on se réunis. On en revient à la notion de famille, surtout qu’on a la chance d’avoir l’aide de nombreux bénévoles. On a très peu de budget, une très grosse partie est donnée aux joueurs, même s’ils sont pas payer des sommes astronomique, c’est des salaires de cadre ou cadre supérieur aucuns de nos joueurs touchent des 10000€. Le fait d’avoir des bénévoles ça renforce notre stratégie pour l’adhésion aux abonnements. 

J’ai quelques supporters qui s’occupent des affiches, un bénévole qui monte nos vidéo car c’est son métier, notre photographe est un bénévole, on en a dans tous les domaines du coup pour nous c’est très important la notion de famille. 

Après c’est très compliqué aussi, du fait que toute la gloire passée les gens pensent qu’on doit être au top h24. Comme cet été il y a eu une très grosse cassure entre les supporters et les dirigeants. Ca été la guerre, c’était très compliqué à gérer, d’ailleurs on a eu une baisse d’abonnements parce que quand les gens ne sont pas content, ils ne payent pas. 

C’est compliqué de connecter les gens avec la réalité, comme certaines personnes ne comprennent pas que nous sommes un club pro mais qu’on est en manque de moyens et que du coup les aides des bénévoles sont indispensables. Après tu peux pas tous leurs dire comme pour les signatures. 

Je peux pas prendre le risque de communiquer une signature car quand tu es en contacte avec un joueur qui la plupart du temps  à un agent, l’agent son but c’est gagner sa part. On va lui faire une offre puis aller voir par exemple Narbonne et lui dire on m’a proposé ça faites mieux. Alors imagine si je communique une signature qui finalement s’annule je prend le risque de faire une double mauvaise communication et ça les gens ne comprennent pas. 

Après ici vu que le Rugby c’est toute leurs vie, ils pensent que tout leurs ai du. C’est le côté négatif de la communication centré sur la famille, du coup c’est un peu compliqué à gérer. 

On essaie d’être une famille, mais on rame un peu ! 

Après ce qui est compliqué dans ce métier, c’est de prendre du recul. Un débile qui m’insulte sur facebook c’est aberrant, ça joue sur ton mental de recevoir plusieurs messages comme ça ou d’une personne qui t’envoie un mail car il comprend pas comment faire quelque chose alors que sur le site c’est détaillé et tout expliqué c’est épuisant. 

C’est épuisant parce que ça te fait perdre du temps et on manque tout le temps de temps. 

Après des fois aussi je reçois des messages hyper mignon, ça réchauffe le coeur c’est super gentil, tu sens que ton travail est reconnu. Vraiment prendre du recul c’est super important sinon on s’arrache les cheveux. C’est un monde à part, qu’on se le dise, la communication dans le monde du sport tu fais pas tes 35h et tu te barres quoi, pas du tout. C’est génial mais c’est pas évident. 

Lilia : Du coup je voulais rebondir sur la cassure entre les gérants et les supporters? Comment gérez vous ce genre de “polémique”?

Julie – Alors il y a différentes manières de voir, déjà si cela part trop loin, on parle vraiment aux dirigeants. 

On leur communique l’information, nous rappelons les problèmes qu’il y a eu dans le passé et nous leur proposons plusieurs solutions pour remédier aux problèmes, soit des rencontres avec les dirigeants des associations de supporters, soit la publication d’un communiqué de presse ou l’ignorance. 

Le plus souvent, on essaye d’arrondir les angles, nous savons que nous n’avons pas le droit à l’erreur car les gens sont intransigeants, par exemple cet été il a eu une pétition pour que les dirigeants démissionnent.

Lilia : Je pense que nous en avons fini, je vous remercie d’avoir répondu et pris du temps. Grâce à vous nous savons qu’il faut être polyvalent et prendre beaucoup de recule. Que c’est un métier qui prend beaucoup de temps dans le domaine de la création, de la conception de stratégie et dans le domaine de la communication. Que c’est un métier qui va à cent à l’heure que ce soit aux niveaux du travail mais aussi des émotions. 

Julie – Voilà tu as très bien résumé !  Après j’ai conscience que je ne suis peut-être pas le meilleur exemple, j’aimerais vraiment que ce soit mieux à tous les niveaux mais c’est délicat. 

Pour revenir sur les stratégies, j’aimerais avoir pour chaque “pôles” une stratégie différente, que ce soit pour la boutique, la billetterie, le sport en général, une stratégie pour les abonnés ou non mais avec tout le travail je n’ai même pas le temps de le faire, et nous n’avons pas non plu le budget assez élevé. C’est frustrant un peu. 

Pour les réseaux par exemple, comparé à d’autres clubs, je n’ai pas beaucoup de budget pour alimenter les réseaux du club. Dans les moments où j’ai besoin de choses “peu chers” je fais justement appelle à cette “ASBH Family” qui m’aide à trouver par exemple des moyens d’imprimer des affiches gratuitement ou par l’échange d’une place en loge.

Lilia : On peut donc dire que cette situation vous rapproche des supporters d’une certaine manière ça renforce votre stratégie de communication.

Julie : Oui, peut-être, mais c’est très compliqué avec un club comme le nôtre, le temps presse et nous sommes peu pour une lourde charge de travail. Je dois organiser tout mon emploi du temps avec celui des joueurs,  par exemple avec la conférence de presse, je ne peux pas la publier le mercredi car les joueurs sont en repos. Même avec ces contraintes, ce travail est génial, personnellement j’ai eu la chance de vivre la qualification y’a 2 ans c’était incroyable. 

Le plus important pour moi maintenant c’est de développer les contenus annexes or sportif mais nous ne possédons pas les moyens techniques ni budgétaire.

Andréa – Cette communication est beaucoup plus conviviale vous pensez que c’est ça qui fonctionne?

Julie –  Peut être, mais après ce qui est un peu compliqué avec un club comme le nôtre c’est qu’on est obligé de mettre des choses de côtés parce que le temps te presse du coup ça rend le tout compliqué, en plus on est toujours lié au sportif que ce soit en terme de résultat ou en terme de planning. Par exemple avec la conférence de presse tu vois, je peux pas la mettre le mercredi parce que c’est leur jour de repos,je peux pas la mettre à tel moment parce que c’est la mise en place, tel moment parce qu’ils ne sont plus au stade on se retrouve toujours à jongler pour trouver le bon moment. 

Mais bon après c’est génial on vit pas mal de belles choses, moi j’ai eu la chance de vivre la qualification d’il y a deux ans c’était fou, il y avait dix bus de supporters, on étaient,  il me semble presque plus de biterrois que de montois au stade alors qu’on étaient chez eux. 

On a aussi fait dix milles supporters pendant un match ici, face à Neverre en plus, c’est une ambiance de folie mais tu vois après ce qu’il faut vraiment arriver à développer, c’est les contenus annexes. C’est à dire les contenus hors sportifs, parce que ça j’aimerais beaucoup le faire mais c’est pareil il n’y a pas forcément les moyens techniques, j’ai pas suffisament confiance en mes joueurs pour leur filler instagram toute une journée, alors qu’il y a pleins de clubs qui le font, avoir confiance en eux dans le sens leur passer sans les surveiller derrière pour être sur qu’ils ne font pas de bétises. 

Pour le coup je pense que c’est ça notre point faible, je n’arrive pas encore à me diversifier dans la communication pour le moment je suis vraiment trop centrée sur le sportif, sur les choses basiques du sportif, mais c’est vraiment un axe prioritaire du travail et il faut que je réussisse à essayer de développer un semblant de stratégie sur la boutique, c’est quelque chose que je ne communique pas assez parce que je n’ai pas forcément assez d’informations, ou de photos parce que je suis apprentie photographe tant qu’on y est, mais tu vois c’est quelque chose de ultra important mais sur lesquels on pêche de beaucoup.

Lilia – A quoi sert votre boutique sur le plan de la communication? 

Julie –  En fait la boutique en elle même n’apporte rien sur ce plan là, par contre c’est important de communiquer parce que on a essayé de développer une gamme autre, pas forcément centrée sur le rugby mais vraiment avec une identité biterroise et ça, ça apporte de la visibilité, déjà on a une boutique qui se trouve en centre ville donc il y a des gens qui ne peuvent pas nécessairement si rendre. 

Malgré tout c’est super important une boutique, ça devient des revenus non négligeables. 

Lilia: Ca peut devenir une boutique touristique aussi du coup non?

Julie –  C’est ça, si on arrive à développer cette gamme biterroise et pas forcément que celle de l’ASBH.

Bien sûr déjà c’est vrai qu’on a la chance aussi que Béziers soit connu pour le rugby du fait de son histoire. C’est une chance qui peut être aussi un fléau, tu surf sans trop surfer dessus, parce que c’est vrai qu’on a une histoire mais il faut aussi penser qu’il faut construire la notre. 

Et dans un championnat comme le nôtre, parce que mine de rien c’est un “championnat de la mort” dans des clubs qui existaient pas il y a vingt ans qui maintenant joue les premiers rôles, plus ça va et plus je pense qu’actuellement le problème des clubs comme le nôtre, c’est que nous on a vécu nos gloires machin ça fait plus de cent ans, t’as vécu pendant plus de cent ans sur un modèle amateur et je pense que maintenant la professionnalisation du sport nous fait plus de mal à nous qu’à des nouveaux clubs.

Par exemple, cette année t’as Rouen qui est monté de fédérale à Pro D2, Rouen qui veut rien dire pour le rugby, pour Rouen t’as toute une région derrière ils sont montés avec 10-12 millions d’euros de budget et toi tu galère à récupérer 500 milles euros par ans.

Lilia – Parce que il y a de l’histoire derrière donc il y a plus de gens rattachés à cette histoire.

Julie –  Exactement, c’est peut être pour ça que nous on a Montpellier pas loin qui est en top 14, Narbonne, puis si tu va chercher un peu plus loin t’as Castres, Toulouse, Carcassonne, Perpignan donc faut ramer pour réussir à avoir des gens.

Bon t’as toujours ton noyau de supporters et de partenaires qui vont rester parce que c’est l’ASBH et que c’est leur club, mais pour trouver des partenaires qui sont pas forcément à Béziers, la chance qu’il faut avoir c’est d’arriver à trouver des partenaires nationaux comme on a pu trouver il y a deux ans avec l’AGEAS qui est une compagnie d’assurance en Belgique, ils sont devenus partenaires officiels donc avec qui on a un contrat assez conséquent.

Ca tu vois, il faut arriver à avoir les contacts, et de transformer ses gens là en partenaires tout court mais aussi en partenaires durables, et nous cette chance qu’on a c’est toujours cette histoire de famille, l’ambiance qu’il y a chez nous, qui fait que ça intéresse toujours les gens. 

Donc garder aux max une bonne relation avec les supporters parce que ca aussi c’est la vitrine, que ce soit sur les réseaux sociaux ou en vrai. 

On essaye de tout faire rouler, et que même quand ca va pas, on se motive et essaye de faire venir les gens parce que, par exemple, rien que cette année on a perdu à domicile et donc perdu sur la fréquentation, du coup on a perdu au moins 500-600 personnes, forcément tu perds autant en billetterie, alors ton chiffre est moins important donc tu te bride sur certaines choses et voilà ça fait un effet boule de neige.

On a un club, une histoire et des supporters qui sont géniaux, mais c’est autant notre atout que notre défaut je pense.

Après voila la communication va forcément aider à tout  faire fonctionner. Il y a pleins des choses à améliorer, à développer, qui sont pas encore faites.

Après on est pas les meilleurs, on est pas les pires ca c’est certains mais on est pas trop mal on va pas se mentir. En tout cas les filles j’espère avoir répondu a toute vos questions ! 

Lilia – Oui merci beaucoup du temps que vous nous avez accordé, c’était super intéressant ! Nous vous souhaitons une bonne fin d’après midi et pleins de réussite pour la suite !

Julie – Merci les filles, accrochez vous à l’école, bon courage à vous !  

*Speaker : un animateur

**Fédérale 3 : Le championnat de France de 3e division fédérale

Entretien mené et rédigé par Andréa Mihes, Léa Ribeiro Da Fonseca, Suella Nkinsi et Lilia Zalegh.

Entretien avec M. Zanardo, fondateur et community manager chez Croûtons.fr

lundi 25 novembre 2019

Introduction

Dans le cadre du projet professionnel personnalisé, nous avons eu un entretien avec M. Laurent Zanardo, créateur de l’entreprise croûtons.fr et community manager de celle-ci. Nous avons également eu l’opportunité d’échanger au début de l’entretien avec un de ses collègues de travail, Steve. Nous avons préalablement demandé si nous pouvions enregistrer notre entretien, à la suite d’une réponse positive de nos deux interlocuteurs nous avons commencé l’interview. L’entretien a duré deux heures (nous n’avions pas défini d’un temps pour l’interview).

Légende

[approbations] = tous les moments où nous émettons des signes/sons d’approbation

CM = community manager

Z = M. Zanardo

S = Steve

L = Lou

J = Justine

A = Alexia

C = Camélia

Entretien 

LBonjour, est-ce que vous nous permettez d’enregistrer afin qu’on puisse retranscrire l’entretien ?

Z – Oui, oui, bien sûr, pas de soucis. On va se présenter et après vous vous présenterez et vous nous direz exactement ce que vous voulez savoir, apprendre, c’que vous voulez faire…. Donc moi j’suis le fondateur de croûtons.fr, je gère un peu tout et je fais aussi le community management de croûtons.

S – Moi c’est Steve,  avec mon collègue que vous avez vu en haut et on s’occupe de mettre en ligne le site internet et de le préserver et de le sécuriser aussi.

Z – Donc là vous avez Steve qui lui est développeur, voilà et puis bah moi qui suis multicartes on va dire. 

LOk

Z – Donc on vous écoute.

LBon bah alors je me présente je m’appelle Lou et on est étudiantes à l’université centre Du Guesclin à Béziers, on est en première année d’information et communication et justement on a fait appelle à vous parce que dans une de nos matières on doit apprendre à gérer un entretien avec des professionnels et on devait choisir une profession qui nous intéressait. Toutes les quatres on était intéressées par le community management et donc on a pensé à votre entreprise qui était justement …

Z – Laquelle ? 

LCroûtons.

Z –  Point fr. 

[rires]

L Point fr. 

Z – C’est bien.

LEt du coup voilà en pensant à vous bah on s’est directement … 

Z – Vous avez sondé quand même d’autres entreprises ? 

L[hésitante] On a cherché mais on a été assez… ça a été assez compliqué.

Z – Vous vous êtes fait refoulées partout ? 

LNon pas vraiment, c’est surtout pour trouver un CM sur Béziers, on avait énormément de réponses en recherche d’emploi justement, en CM, et non pas en CM déjà existants. Et c’est vrai qu’on a pensé à vous, on s’est dit bah peut être, on va essayer, on tente de toute façon on perdra rien et ça a fonctionné du coup voilà.

JDu coup moi c’est Justine et c’est les mêmes projets. Moi aussi c’est un peu tout ce qui est dans le community management mais après il y a tout ce qui est web aussi, developpement des blogs et tout ça m’interesse aussi également.

Z – Quel langage ? 

J –  C’est-à-dire ? 

S – Non mais je pense qu’elle est plutôt dans le blogging. 

Z – Ah ! plutôt dans le blogging ? Pas en terme de dev [développement] pur ? 

S – Non.

JNon !

S – C’est de développer la communication. 

JOui voilà c’est ça !

S – J’ai compris.

Z – [en montrant Steve] J’ai mon traducteur moi.

[rires] 

Z – Et ouais ! [montre Alexia]  Allez- y.

AMoi c’est Alexia et j’aimerais être CM dans les jeux vidéos. Ca n’a pas trop de rapport mais bon. Déjà j’aimerai savoir ce qu’est le métier exactement de CM avant de partir dans les jeux vidéos. 

Z – D’accord.

CEt moi c’est Camélia et j’aimerais être CM dans le domaine de la mode.

Z – D’accord. En fait un CM il n’a pas de domaine attitré, normalement. Il est capable d’être CM sur un produit Casino comme sur un produit LVMH. Après ça dépend du feeling de la personne. Bon les présentations pour nous c’est fait, on va dire. Donc en fait quel est l’objet de votre recherche ? C’est accentuer une pensée que vous avez de dire “j’aimerai bien faire ça, je veux avoir la certitude de pouvoir le faire,  ou est ce que ca va me plaire” ou est ce que vous cherchez des supports techniques qu’on puisse vous apporter? C’est-à-dire qu’elle est la méthode ? Comment on approche un marché ? Qu’est-ce que vous recherchez au final ? 

J –  En fait c’est un petit peu les deux, autant savoir comment ça fonctionne un peu les études, et aussi savoir tous les moyens qui sont utilisés pour avoir un peu de technique aussi derrière, parce qu’après on va continuer dans ça forcément.

Z – De toute façon vous avez fait un cursus de formation là dedans.

ToutesOui voilà.

Z – D’accord, donc en fait pour résumer si vous voulez CM pour moi c’est pas un métier, j’vous dis les choses franchement. Le CM de Croûtons c’est moi. [Montre Lou] C’est vous que j’avais eu au téléphone, je vous l’ai dit c’est moi. Et en fait il y a plusieurs approches que vous avez.  Il y a le CM qui est très cartésien, c’est-à-dire on lui donne un produit, il a une communauté, il va communiquer sur ce produit là via la communauté. Après il y a le CM qui lui est là pour aller chercher, capter des nouveaux clients, d’accord ? Mais après dans le CM vous avez, pour moi, deux façons de pouvoir le faire. Soit on reste dans les clous, on standardise sa communication, on fait un peu ce que tout le monde fait. Soit vous sortez du cadre et vous allez capter des gens, mais parce que vous allez les faire rire par exemple. On dit femme qui rit, femme dans ton lit, mais client qui rit, client convertit. Un client que vous faites rire, le mec il revient et il va s’abonner à votre page. [Montre Camélia] Après, toi c’est la mode ? 

COui.

Z – [Montre Alexia] Toi c’est …

S – Les jeux vidéos.

Z – Jeux vidéos c’est pareil, c’est une communauté qui est astronomique, il y a X acteurs, donc pour faire un CM sur du jeux vidéos faut être chez Ubisoft par exemple et là vous allez être CM de tel jeux ou de tel jeux par rapport à une marque. Mais CM pour croûtons par exemple où vous le verriez ? Parce que déjà le nom ? Allez sans filtre le nom ? Croutons.fr ? 

CJe trouve ça drôle.

AMoi je m’interrogeais, je pense que j’irais cliquer juste pour voir ce que c’est.

Z – Déjà ça suscite de l’intérêt et après on rebute pas le nom direct mais on va on se dire “mais c’est quoi ça ? “ et on y va dessus et après qu’est ce que ca sollicite ? 

J Après c’est parlant. On sait que ça va parler de nourriture ou alors c’est qu’il y a quelque chose qui n’est pas compris. Par rapport a Just Eat , Uber Eat, Delivroo et tout ça, si on parle pas anglais on ne sait pas trop de quoi ça parle. Croûtons on sait que … 

Z – Et on est où ici ? On est dans un pays qui s’appelle la France, qu’est-ce qu’on  fait en France ? 

ToutesOn parle français ?

Z – Non ! On casse la croûte !

[rires]

Z – Et oui, donc en fait moi quand j’ai créé Croûtons.fr je me suis dit pourquoi on devrait faire Luncher, lunch delivery ? C’est pas parlant. Mais Croûtons.fr, c’est c** hein, mais n’empêche que quand quelqu’un le voit, il ne l’oublie jamais. Quand mes neuf véhicules tournent dans Béziers, les gens vous regardent, ils vous prennent pour un martien. 

[rires] 

Z – Mais en fait ils ont remarqué, c’est un marqueur en fait. Et Croûtons.fr c’est c** mais personne ne l’oublie. Et on fait 3500 commandes par mois livrées. Donc quelque part ça a un intérêt. Après en terme de CM je suis pas de la profession, je suis d’un autre cursus de formation et en fait au bout de 15 ans j’en avais marre, j’ai voulu changer et j’ai eu cette idée de faire Croûtons.Fr.  J’me suis lancé à fond, je suis parti de zéro. Aujourd’hui j’ai 3300 abonnés, c’est petit hein mais j’ai jamais dépensé un centime en CM et pour autant c’est facebook qui me fait vivre, si je ne le fais pas on est complètement oublié. C’est un travail de longue haleine, c’est un travail permanent, c’est un travail où il va falloir apprendre à ravaler sa salive parce que des fois vous allez prendre des cartouches mais bien hein. 

[rires] 

Z – C’est logique, c’est un monde de requins. Après moi sur Croûtons je l’ai fait plus en humour. La dernière fois on a eu un épisode cévenol, on fait des visuels nous-mêmes. J’ai fait un hors-bord lancé à pleine vitesse sur la mer, avec marqué “ce soir les livreurs Croûtons seront à l’heure”.

[rires] 

Z – Le lendemain, l’épisode cévenol dure, là j’ai mis le sous-marin avec l’équipage dessus et marqué “nous sommes prêts, nous attendons vos commandes”. Et le surlendemain il y avait eu les inondations, j’ai mis un plongeur et marqué “votre livreur arrive”. J’ai eu des milliers de gens. Parce qu’on les a fait rire. On les a capté les gens. Maintenant ils sont abonnés, ils suivent et ainsi de suite. Je ne pourrai pas vous apporter de formation pure, parce que j’l’ai pas. J’ai tout appris sur le tas. Mais aujourd’hui, ce qu’on fait ça marche, c’est pour ça que j’me dis qu’il ya le côté scolaire dans la vie, il y a la théorie et la pratique. En pratique, la théorie on ne la pratique quasiment pas.

JAprès c’est ça qui est aussi intéressant, de voir comment ça se passe pour des gens qui n’ont pas été formés et de voir que ça fonctionne aussi et qu’il y a pas forcément le domaine d’une formation stricte derrière. Après il y a peut être quelques codes à avoir mais pas forcément, ça peut toujours s’apprendre.

Z – Le code qui faut avoir c’est celui du chef d’entreprise. Vous avez un produit, une marque, vous surfez dessus. Vous êtes là pour vous faire connaître, vous devez capter un max’ de gens parce que vous avez besoin de faire de la vente ou de promouvoir. Et en fait le CM, le meilleur c’est un chef d’entreprise dans l’âme. Le simple salarié qui embauche à neuf heures, dix-sept heures et qui vient et qui dit “Je suis CM on me dit de faire ça je le fais” si il n’y a pas de ressenti, un minimum de convictions personnelles, ça pique. C’est dommage mais voilà. Juste pour info on a une autre Marketplace à Béziers, j’ai un autre site internet qui s’appelle “Local place, acheter local c’est génial”. Fallait le trouver celui-là ! 

[rires]

ToutesOui !

Z – Et qu’est-ce que ça vous évoque ? Mettez vous dans la peau d’un CM, je vous mets un logo, une base line marquée “acheter local c’est génial”.

JCa donne envie. On est surtout dans une période où on veut privilégier tout ce qui est circuit court, aller directement vers les producteurs parce que ça coûte cher, on sait qu’on mange énormément de mauvais trucs, on cherche tous maintenant à manger des produits sains et à savoir d’où ça vient, c’est ce que ça m’évoque. 

AJe pense exactement la même chose, quelque chose de régional.

CPareil avec le bio.

S – Là en fait on est dans un autre modèle, tout ce qui sera alimentaire est géré par Croûtons, notre but n’est pas de créer un concurrent. Alimentaire : Croûtons.fr, non alimentaire : Local place. En gros ce qu’on développe… quand je démarche on crée le Amazon local. Amazon on comprend que c’est du market place, on va comprendre qu’on va référencer tous les commerçants et là on va se démarquer par rapport aux autres parce qu’il y en a qui livrent en 24 heures, nous on livre dans l’heure. Donc vous vous préparez, vous vous faites belles pour samedi soir, “mince j’ai pas de chaussures qui va avec”, [imite de taper sur un clavier] Local place, j’ai trouvé ma paire, je clique, je commande, en une heure je l’ai. Livré jusqu’à 22 heures.

J –  Ah ouais, c’est impressionnant.

S – Là on est en train de rentrer les commerçants, on est en train de faire les boutiques, de les rentrer sur le CLS. Et là, c’est la question : vous en tant que CM comment vous allez appréhender le projet, comment vous allez présenter le produit aux gens sur internet. Parce que nous pareil, on a des bases, on est autodidactes, on a tout appris sur le tas. Parce que comme il l’a dit on est chefs d’entreprise, on a dû tout apprendre sur le tas. En revanche la question existentielle c’est : qu’est ce que vous vous pourriez nous apporter ? Parce que nous faire un post facebook, on le sait. Faire l’analytique de page facebook je le sais aussi. Automatiser je sais. Pourquoi je devrais vous prendre ? C’est la question que l’on se pose en fait. C’est : qu’est ce que vous allez apporter à nos structures? Vous avez deux heures. 

[rires] 

S – [Se tourne vers M. Zanardo] Non mais je me trompe ? C’est ça que tu voulais dire au final non ? 

Z – En fait vous voulez être CM, moi j’en ai vu plein des gens qui venaient et qui me disaient “voilà, je cherche une place de CM”, ok et qu’est que tu peux m’apporter ? “Mais moi je sais faire un post sur insta”, ok tout le monde sait faire un post insta. C’est pas ça qu’on demande. Une entreprise comme la mienne ou même Local Place c’est pas ça qu’on attend. Nous ce que l’on veut c’est de l’humain à la base.  Si l’humain a la bonne réflexion, il ira capter d’autres humains. Ce sera un bon CM. Après les techniques on les pratique mais c’est … Comment vous verriez vous par exemple Local Place, acheter local c’est génial ? En tant que CM, comment est-ce-que vous verriez la communication de ce projet là ? 

JSur les réseaux sociaux, je dirais Twitter et Instagram parce que c’est ce qui marche le mieux pour les jeunes.

Z – Twitter c’est politique. 95% de twitter est politique, on ne l’utilise pas. Dans le cadre d’un site de vente marchand vous ne pouvez pas utiliser Twitter.

JAprès ça dépend, moi je sais que je suis beaucoup de marques, après ça dépend vraiment du contenu aussi qu’on se crée soi-même, mais il y a des marques justement qui jouent beaucoup comme on disait tout à l’heure, sur l’humour… 

LComme Interflora.

J Et du coup ca marche bien parce que c’est des grandes marques que l’on connait et ça fait vendre parce qu’on voit les noms qui reviennent beaucoup. Ils réagissent sur des posts qui n’ont rien à voir avec ce qu’il font et du coup c’est sur ça qu’ils jouent, pas trop sur leur marque ou ce qu’ils vendent mais ils réagissent sur des choses qui n’ont rien à voir pour faire parler d’eux. Et c’est un peu comme ça que moi je le verrai pour Twitter

Z – Par contre le mot conversion vous savez ce que c’est ? Sur internet, les datas et la conversion vous savez ce que c’est ? Le data c’est par exemple, quelqu’un qui est sur Béziers, qui va prendre n’importe quel moteur de recherche, qui va taper “restaurant”, ça s’appelle de la data parce que ses IP sont enregistrées. On sait que dans le mois il y a eu tant de recherches sur ce mois là. Et après, quand vous avez un site comme le mien, vous pouvez avoir 15 000 vues et 3 commandes. Vous avez une conversion de trois personnes pour 15 000 qui l’ont vu. Ca veut dire que votre taux de conversion n’est pas bon. Il vaudrait mieux 15 000 et 3 000/4 000, vous avez un taux de conversion qui est pas mal, d’accord ? Quand vous faites du Twitter, la conversion il n’y en a pas parce qu’il y a beaucoup de gens qui vont émettre des idées ou des opinions sur des produits qui les intéressent pas. Si moi je communique sur Croûtons en disant que tel restaurant propose tel plat sur twitter…

JDonc enfaite c’est juste un outils de visibilité mais c’est pas un outils qui sert…

Z – Oui c’est un outil à buzz quoi quelque part, ça fait le buzz. Si Trump va mettre qu’il n’a pas bien mangé ce midi, s’il a mangé indien et que ce n’était pas bon il n’y a plus personne qui va remanger de l’indien. C’est un réseau de communication plus que pour un CM, ou alors il est utilisé pour un évènement. Vous avez l’ouverture d’un magasin ou un nouveau jeu qui va sortir, vous allez faire une pré-ouverture on va dire, par l’intermédiaire des réseaux, pour aller capter ces gens qui viennent ce jour-là. On fait du bon cadeau, on fait de l’ouverture VIP avec les 100 premiers inscrits qui auront un code d’accès qui leur permettra d’y être 24h avant. Les trucs comme ça. Mais après avec les sites de vente marchande comme le nôtre… local en plus. Un twitter à Béziers ? Twitter à Paris ça fonctionne, mais Béziers je ne sais même pas s’il y en a qui savent l’écrire.

ADonc vaut mieux du Facebook?

Z – Oui, en plus en terme de Community management, Facebook c’est le numéro un. Y’a pas mieux. C’est 4 milliards de comptes qui seront utilisées chaque jour. Par jour en terme de connexion… et en faite l’avantage avec Facebook c’est que vous pouvait être un acteur local. Vous pouvez filtrer homme, femme, âge, les intérêts de chaque personne, et votre ciblage il est tellement bon qu’vous allez capter que les gens qui sont intéressés par votre type de produit. Et un CM sans Facebook ça n’existe plus. C’est ça les outils, après “bencher” vous savez faire je suppose ? 

ToutesNon.

Z – Alors en fait le bench c’est une enquête. On va dire vous avez un produit à vendre, vous dites “j’ai inventé ça”, bon et bien un benchmark c’est que  vous allez faire une étude de marché. Déjà, pour les particuliers si ça suscite un intérêt, et après et bah pour les entreprises parce que ça il faut le fabriquer donc il faut bencher. Quand vous entendrez le mots bencher, c’est faire une étude de marché qui concerne votre produit. Qu’est-ce que vous en pensez ? Comme un questionnaire, “si vous en aviez un, vous l’utiliseriez ?”, “Si oui, combien de fois ?”, ”Jusqu’à quel prix seriez-vous prêt à mettre ?”. Cela s’appelle un Bench. On réunit tous les pours puis on prend tous les contres et après on voit si le produit on le sort ou si on le sort pas. Alors ça c’est théorique, parce que moi j’en ai fait des benchs avant de démarrer Croûtons et tout le monde se foutait de ma gu****, tout le monde disait “ah ah ah”. Les gars étaient mort de rire “ouais bah on verra”. Et après ce que j’ai fait, j’ai benché le côté plus pro, c’est-à-dire les grosses enseignes et eux ils étaient à la recherche de parts de marché, pas de clients, des parts de marché. Ils voulaient faire 5/10% de plus que l’autre concurrent qui est une grande enseigne. Et là, le bench est positif. On se dit tiens, et en fait ce que j’ai fait moi, je suis allé voir les gros acteurs, j’ai mis les gros acteurs en place et automatiquement ça m’a fait venir les petits sans que j’ai besoin de les démarcher. Aujourd’hui encore, j’en ai tous les jours qui appellent pour dire qu’ils aimeraient sauf que moi j’ai dit clairement quarante et pas un de plus. Donc quand j’en ai un qui me dit “j’arrive plus à tenir la cadence j’arrête”, on réintègre un autre commerçant. Et maintenant c’est eux qui viennent.

LOui car ça à été prouvé par les grosses entreprises qui venaient.

Z – Voilà, sauf que au départ le petit me riait au nez et aujourd’hui c’est les petits qui pleurent et qui font la queue. Ce qui est logique donc dans le community management, il y a aussi le community management GMS, ça je sais pas si vous savez, c’est les grandes et moyennes surfaces. Par exemple, Leroy Merlin ils ont un CM qui va piloter 24 CM, qui eux vont piloter 24 sous CM. Et avant qu’il appuie sur le bouton pour mettre la publication. il y a eu 48 avis favorables ou défavorables. Ça c’est du community management GMS. L’enseigne vous dit “j’ai besoin de cela”, vous faites ça. Après, si vous cherchez des stages par exemple dans des grosses boites style Intersport des trucs comme ça, vous me le direz, enfin que j’ai qu’un interlocuteur, parce que je pense que vous m’avez appelé pour les trois ?

L Oui

Z – Un interlocuteur vous me direz et moi je pourrai vous avoir des stages, et vous verrez le CM là dedans c’est un CM qui est hyper encadré. C’est-à-dire que la photo si il y a un grain de sable qui va pas et bien vous la publierez pas. Il n’y a plus de créativité, on enlève tout ça, on est là vraiment pour faire :  je reçois ça, je le mets en forme,  je l’envoie.

LDu coup on perd ce côté humain que vous…

Z – Dont je ne veux pas.

JC’est plus de la pub que du Community Management…

Z – Oui sauf qu’en fait vous êtes un publicitaire mais via les réseaux sociaux et ils attribuent ça à un statut de CM, hors ce n’est pas ça. Pareil les posts, on vous a appris la multiplicité des posts, des hashtags, tout ça ?

LOn y est pas encore là dessus.

Z – Ouais, parce que sur un post Facebook vous pouvez mettre des hashtags mais pas plus de cinq, parce que l’algorithme de Facebook va vous supprimer votre post directement. Le post finit dans les limbes. Parce qu’il va estimer que vous êtes trop diversifié dans vos hashtags et l’algorithme de Facebook va vous le couper. Instagram appartient à Facebook. Donc dîtes vous que l’algorithme est sensiblement similaire.

ToutesOui.

L Sachant que celui d’Instagram devient de pire en pire au fil du temps.

Z – Oui parce qu’ils sont obligés.

[approbations]

LIl y a trop d’utilisateurs, de publications.

Z – Il y a aussi beaucoup de choses qui ne servent à rien, donc à un moment donné c’est pareil, un post par jour c’est bien, deux posts c’est vraiment quand on est en forme, trois posts c’est si on veut perdre des clients. Parce que la personne est saoulée et ensuite elle se désabonne. Vous avez ainsi perdu une personne qui continue à consommer mais vous ne l’avez plus en data sur votre page Facebook. Après il y a Tumblr aussi. 

JCa c’est vieux un peu. 

[rires]

Z – Il y a aussi WhatsApp.

[approbations]

Z – En instantané ça prend bien, les jeunes commencent à délaisser Facebook pour aller plus sur WhatsApp. Je crois qu’il y en avait un autre.. Oui il y avait aussi Pinterest c’est les étiquettes où l’on peut mettre j’aime ou je n’aime pas.

S – Pareil au niveau du référencement même si cela n’a aucun intérêt au premier abord cela booste le référencement comme on parlait tout à l’heure pour les hashtags sur Facebook. Il y a un truc qu’il faut savoir quand on veut mettre un lien de site Internet, on arrête de le mettre en description de ton post, on le met en premier commentaire parce que Facebook est beaucoup plus sensible. C’est comme si c’était quelqu’un d’autre qui mettait le lien alors que si on le met sur le post c’est toi qui fait ton propre bouche à oreille.

JMais ça fonctionne pareil que les hashtags ? Parce qu’il y a beaucoup de créateurs qui mettent justement tous les hashtags en premier commentaire au lieu de les mettre directement sur le post.

S – Ouais aussi, il y en a qui les mettent en premier commentaire, pareil sur Instagram, tu verras si tu mets les descriptifs tu n’arriveras jamais à cliquer sur le lien. Donc l’idée est partie de là, de dire qu’on ne le met pas dans le descriptif, je vais le mettre dans le premier commentaire. Comme ça les gens n’ont plus qu’à voir le premier commentaire et cliquer sur le lien.

Z – Après le cas de la mode c’est comme celui qui voudrait faire CM pour tout ce qui est véhicules par exemple. C’est des put** de grosses machines et avant d’arriver à un poste LVMH où tous les gros…

CÇa a l’air compliqué.

[rires]

S – En fait c’est simple, ça fonctionne, [se tourne vers M. Zanard] tu m’arrêtes si je me trompes… c’est mécanique, vous mettez un post, il y a une communauté, c’est le principe de : j’ai un ami qui a dix amis, si cet ami là like le post, alors ses dix amis verront qu’il a aimé. Il suffit qu’il y en ai un autre des dix qui aime le post, cela  passe de dix à dix, ça fait vingt, ça fait deux fois vingt, ça fait 100 et ainsi de suite. Et c’est comme ça que ça fonctionne; il faut aller chercher le clic qui va bien à un moment donné et il faut vraiment interpeller le truc parce que si c’est juste la petite minette qui est super belle avec sa robe et sa paire de collants et qui fait le Wheeze bon courage parce que la redoute ils en ont des catalogues entiers.

[rires]

Z – D’où le fait qu’il faut garder de l’humain, et moi je suis persuadé qu’on n’y reviendra un jour, moi j’y crois à fond je pense que l’humain reviendra au cœur de la machine parce qu’aujourd’hui c’est que des machines et cela fait une publicité qui est mécanique. Et alors, quand tu sors un tout petit peu des clous les gens aiment parce qu’ils rigolent.

L Mais de toute façon ce sera cyclique. Là on sort de l’humain, l’humain va revenir, après le « sortir » de l’humain va revenir parce que du coup ce sera lassant ce côté humain  etc. Ca va être cyclique.

Z – Il faut espérer. Nous on a Ubereats maintenant qui est à Béziers perso ça ne m’a pas fait de tort.

L Il y a déjà beaucoup moins de restaurateurs sur Ubereats, il n’y a personne, contrairement à vous. 

J –  C’est que du fast-food.

Z – Si il y en a, mais le problème c’est qu’ils livrent 40 % du territoire Biterrois alors que nous on fait 100 % y compris le golfe et tous les chemins de Hérault. Il n’y a pas un endroit ou on ne va pas, mais on fait 40 communes autours . On va de Vias à Nissan et de Cessenon à Servian. Tout ce qu’il y a entre ces quatre points cardinaux, c’est tout délivré. Donc ils vont rapporter de la clientèle parce que leur communication à eux m’apporte à moi. Quand une personne est à Sauvian et qui clique sur Uber eat mais qu’il ne dessert pas Servian, il va taper “livraison de repas” et nous on arrive en premier parce qu’on dessert toutes ces villes-là. Et avec une bonne communauté et une bonne page bien animée ça le fait. C’est un métier d’avenir ce que vous faites mais malheureusement pas à Béziers. Un CM c’est 1 500 €.

S – Ouais à la limite ouais.

Z – À la limite et à Paris c’est 4 500 €, sans forcer, donc ça peut être un beau métier.

APourquoi vous êtes descendus à Béziers du coup ?

Z – Parce que moi je suis parisien et que j’ai une fille. Ma fille elle a eu 20 ans le 16 octobre et que, bah la vie parisienne c’est usant aussi et que Béziers il n’y avait pas le service.

JC’est vrai que Ubereats est arrivé très récemment. 

Z – Ouais, ils sont arrivés le 7 mars de cette année mais nous pour Croûtons.fr cela fera deux ans que nous sommes en place. Et donc, il n’y avait pas le service et comme nous avions tout développé, on s’est dit pourquoi aller avec d’autres acteurs locaux. Il y a quand même 80 000 habitants et 250 000 avec toutes les villes que l’on dessert. Si t’arrives pas à faire cent commandes par jour… Mais l’alimentaire c’est un peu spécifique parce qu’il y a des contraintes. Déjà d’hygiène et le transport. Parce que quand on prend un plat, il faut qu’il arrive chez vous comme si vous étiez au restaurant, c’est-à-dire pour le sushi il n’y a pas le saumon d’un côté et le riz de l’autre et le burger pareil. Donc voilà, c’est un peu plus contraignant que, par exemple Local Place; où vous achetez une paire de baskets ou une paire de collants. On vous le livre dans l’heure mais on a pas de contrainte.  Si c’est une heure quinze ce n’est pas grave alors que la nourriture c’est pas évident donc nous avons une qualité de service à 30 minutes voire moins. Et tout ce qui est visuel vous êtes toutes capable d’en faire ?

AOn commencé dans une matière qui s’appelle approche des formes visuelles mais nous ne sommes pas totalement capables. Je pense qu’en licence deux ou trois nous commencerons à faire des thrillers de film ou jeux vidéos donc c’est petit à petit. Mais là nous avons commencé les bases avec le Photoshop en faisant du montage photo.

Z – Après vous avez des trucs franchement, c’est gratuit, facile d’utilisation pour des personnes comme moi qui n’ont pas de formation là dedans, ça s’appelle Fotor par exemple ou Canva.

JEt du coup pour la création de post, vous-y passez combien de temps ?

S – Pour moi je lui dis de ralentir car des fois il peut faire trois ou quatre posts par jour, mais c’est vraiment sur Croûtons.fr que l’on peut voir. Vous êtes déjà allées sur la page ?

Toutes Oui

S – Avez-vous vu la fréquence des posts ? Est-ce que déjà en regardant vous avez eu l’idée de savoir comment faire pour optimiser ses posts ? Est-ce que vous avez d’autres idées ? Car des fois il est à court d’idée et il n’en peut plus, c’est là où on se pose la question : qu’est-ce que vous, vous pouvez apporter derrière ? [Regarde Camélia ] Par exemple la mode qu’est-ce que tu vises ? Qu’est ce que tu suis exactement sur les réseaux sociaux ? 

CMoi je ne vise pas très haut je vise surtout les magasins où tout le monde peut avoir accès comme Mango ou Zara.

Z – On en revient à dit ce qu’on disait, tu n’auras aucun pouvoir de décision, c’est des GMS. La fille du Polygone qui s’occupe de la communication on lui dit “tiens voilà le visuel, mets-le en ligne”. C’est pas ça pour moi un CM, il faut que ça vienne de lui, il y a une part de vous qui doit se retrouver dans la communication que vous allez proposer à votre employeur.

L Mais c’est vrai que sur twitter, car j’en vois beaucoup sur twitter, par exemple sur les jeux vidéos. Le CM de Fortnite, je crois qu’il y en a deux. On peut voir dans les publications que les clients de Fortnite repèrent les CM, et apprécient les publications en fonction de la personne à travers le post et c’est vrai que ça se ressent énormément. Chaque post change en fonction de celui qui a géré le post.

Z – La construction de la phrase, les mots utilisés, le sens qu’il veut lui donner. Les jeux vidéos c’est une économie colossale donc il y a du travail, donc dans la vie on a tous des choses qu’on aimerait faire, on peut mais il faut se donner les moyens de faire ce que l’on veut faire. Parce que vous rentrez dans un métier où ça commence à saturer un peu. CM il y a 10 ans, vous n’aviez même pas besoin de finir la première année, vous auriez été embauchées direct. Il suffisait seulement de le dire, alors qu’aujourd’hui il y en a sur le monde du marché de l’emploi. 

S – Surtout maintenant, on tourne sur de l’auto-formation et de la formation gérée par des professionnels. Là vous êtes dans des locaux qui sont gérés par cibleweb, eux ils font de la formation. Il peut y avoir des commerçants qui viennent dans cette salle et on leur apprend à comment poster sur les réseaux sociaux. Donc quand vous leur dites “Je suis CM, je vous aide à gérer vos réseaux sociaux” ils vous répondent qu’ils ont fait une formation en disant qu’ils s’y connaissent. Moi par exemple quand j’ai démarché pour un site internet, la personne m’a répondu qu’il a fait une formation pour wordpress et qu’il savait très bien faire son site internet tout seul. Il faut arriver à se démarquer et leur dire “ok vous savez faire votre site internet mais vous avez pensé aux balises pour le référencement ? Est-ce que vous savez quel plugin vous allez utiliser pour votre site internet ?”. C’est là où il faut arriver à se démarquer. Faire du service, même après vente. En plus, après parce qu’il tente de le faire tout seul c’est une catastrophe ou alors avant pour des gens qui ont des plus gros projets. J’en ai livré un il n’y a pas longtemps avec du dev’ sur mesure. C’est pareil pour CM vous connaissez votre produit à 100% et quand vous le présenter c’est de leur dire “Vous savez le faire tant mieux, c’est ce qui va nous permettre de mieux échanger et moi en plus je peux vous apporter ça.” Parce que quand vous tombez sur quelqu’un comme Laurent il va vous dire “Bah oui mais moi je sais faire un post Facebook.” Il faut trouver la parade pour dire “tu sais poster d’accord. Mais est-ce que tu postes aux bonnes heures ? Est-ce que tu as beaucoup de retours ? Si tu décales pas ton poste de 2 heures, tu n’aurais pas de meilleurs résultats ?”. Ou juste, en lui demandant “Est-ce que tu as analysé tes chiffres ? “, et que le patron te répond “Oui j’ai analysé mes chiffres sur business manager”, et bien il faudra lui répondre en lui expliquant qu’il y a dans les paramètres de sa page un onglet analytique. En lui expliquant qu’être CM c’est aussi lui expliquer ça et si tu m’embauches c’est ce que je vais faire à ta place, et l’automatiser. Je vous dis ça car ce débat on l’a eu il y a quelques semaines, on a nos positions, je comprend ce qu’il me dit et il comprend ce que je veux lui dire. Ce que je suis en train de vous dire c’est qu’il faut réussir à se démarquer, à dire “voilà on a le petit plus à ajouter”. Et puis en plus il y a toujours la réponse fatale, c’est de dire “Nous on s’occupe de ça, comme ça vous pouvez vous occuper d’autre chose”. Parce que des fois, il vous répondra qu’il fait que du community management, mais que développer son business il a du mal. Ou qu’il a quelque chose à régler depuis longtemps, mais qu’il n’arrivait pas à le faire. C’est là aussi la-dessus qu’il faut se faire remarquer, sur le fait que vous lui faites gagner du temps. Ca c’est pour les petites entreprises, quand vous tombez sur des grosses entreprises, de GMS, tout est déjà organisé, il y a déjà des processus. C’est du travail en équipe, chacun sa tâche.

Z – Voilà, vous faites comme celui qui emballe le jambon. Vous attendez le jambon, il arrive, vous le mettez sous vide et vous l’envoyer au poste d’après. Mais vous, vous pouvez être le fabriquant du jambon, c’est à vous je pense de le faire. Mais vous voyez, le faire seul c’est tout bête [montre une image issue de la page facebook Croûtons.fr], ça c’est 3 minute avec Fotor, on prend un pixabay, on prend un visuel, on le met dans le cadre, on le met dedans et c’est fini. Ca c’est moi qui les fais, et j’ai marqué, et j’étais pas très en forme, parce que là j’ai marqué “dites lui je t’aime avec des macarons”. Et beh vous savez quoi ? J’aurais rajouter « mais pas avec des marrons », vous l’auriez perçu comment ?

LDésolé mais, j’avoue que j’ai pas compris la blague.

Z – C’est parce qu’on était pile dans la semaine, des violences subies par les femmes. Donc j’me suis dit je vais noter “dites lui je t’aime avec des macarons”, mais en dessous écrire “mais pas avec des marrons”.

LMoi j’aurais ri. 

JMoi ça m’aurait dérangé.

A/C Pareil.

Z – Vous vous auriez ri, mais j’ai bien fait de ne pas le mettre car il y en a qui se seraient offusqués. [Montre Lou] Tu vois toi aurais ri, mais apparemment les trois demoiselles, non.

JMoi j’aurais ri intérieurement mais, en même temps j’aurais dit c’est osé de le dire comme ça. 

Z – Tu vois , voilà c’est ça un CM, c’est à un moment donné, tu peux avoir la connerie dans la tête, mais freine quoi. Freine des deux pieds car tu as quand même un produit à mettre en avant. Tu travailles sur une marque donc il faut faire attention. Tout n’est pas bon à entendre. [Regarde Lou] On a peut être le même humour toi et moi.

LPeut être

Z – On aurait rigolé. Mais pour autant on file pas des marrons à nos femme quoi.  Mais ce que je veux dire , c’est comment ça peut être perçu aussi bien, que mal. 

LEt puis c’est pas la politique de votre entreprise. Ca aurait été une entreprise dans cet humour là ça aurait pu mais là …

Z – C’est pareil le politique chez moi y’en a pas. C’est-à-dire que déjà à titre personnel, je pratique pas. Mais en plus de ça, je fais rien ni pour l’un ni pour l’autre. C’est-à-dire, vous êtes CM, vous allez représenter quelque part l’adhésion de certain abonnés. Et vous allez vous mettre en avant avec M.Ménard, en prenant des photos… En notant en dessous “M.Ménard en présence de Lou, une CM de telle entreprise”. Je peux vous assurer que votre patron va mal le réceptionner, parce que c’est pas bon. Mais ca peut être Hamon qui est venu manger son Kebab, juste pour faire un community management. Mais la politique ça vous tue, c’est clair et net. Celui qui n’aime pas le partie avec lequel on s’affiche, vous l’avez perdu. Et c’est rédhibitoire, je pense. C’est-à-dire que quand on est CM, il faut faire attention à tout, à qui, avec qui on est. On affiche ce que l’on vend mais on ne s’affiche pas soi-même. Parce que après ça vous retombe dessus, et c’est sans effet, enfin c’est sans limite quoi.

S – En parlant de la politique, il y a eu l’histoire de Decathlon, avec le hijab, je crois que ça se prononce comme ça. Mais c’est là où Yann, le CM de Decathlon, a eu du sang-froid. Il a répondu à chaque… Je lui ai envoyé un message, en lui disant “toi je te respecte. Toi demande une augmentation”. Tout le monde lui disait, dans les commentaires de demander une augmentation, obligé, car le mec est resté impassible. Donc il y a eu erreur de la marque, dans le processus, parce que quand même, on est sur une grosse enseigne. Mais après ça aussi c’est, “je vend le produit, mais j’assure aussi un service après vente.” Beh après les gens, quand vous allez sur messenger, c’est le mur des plaintes. Le mur des lamentations, c’est comme ça que l’on dit. Les trois quarts du temps, sur facebook,  on vous écrit, juste pour vous dire “Mon ticket support il est pas passé” ou “C’est de la mer**”, ou avoir des avis bidons avec écrit des trucs du genre “Service mer*****” alors que la personne, on aura beau la chercher sur la base de données, on la trouvera jamais. Il faut être flexible quoi, voilà.

JDu coup comment vous arrivez à gérer ça, en fait ? Parce qu’il y a beaucoup de haine à travers les réseaux sociaux, moi je l’ai vu quand je travaillais dans une société de transport à Perpignan.  Et du coup tout ce qui arrive, mais même par messages privés, cette haine faut la gérer même pour soi, des fois ça vise personnellement des personnes en charge des réseaux, et c’est quand même lourd.

S – Il faut sans détacher un minimum. Moi je viens d’un métier qui touche beaucoup. J’étais en gendarmerie, en brigade, j’ai fais les enquêtes sur les accidents de la route… Et c’est des choses que l’on prend pour soi, même si ce n’est que de la violence verbale. Car tu rentres en fin de journée, et que tu t’es pris  vingt messages dans la gue**, disant que t’es c** ou ect.. Ca va t’affecter l’esprit, même inconsciemment, donc il faut s’en détacher. Après, il faut toujours répondre poliment et garder son sang-froid. C’est ce que j’explique aux professionnels, parce que sur facebook, il y en a qui répondent aux commentaires haineux mais de manière encore plus haineuse. Et là tu te dis “Non, là c’est le serpent qui se mord la queue quoi.”.  Au contraire il faut être gentil avec eux, et jouer de ça. Prendre cette haine et la retourner contre lui, pour le faire passer pour un bouffon au final. Voilà on s’en fou, on sait que lui on la perdu, mais il ne faut pas perdre les autres qui vont lire ce post.

Z – Et la dessus j’ai un  autre exemple qui est récent. La CM du Polygone  a mis un post le matin avec marqué “Attention épisode cévenol, nous vous conseillons de ne pas prendre le véhicule etc.. Mais votre polygone reste ouvert de telle heure à telle heure et vous attend avec le parking”. Alors que le préfet venait de dire “interdiction des parkings souterrains”. 

[rires]

Z – Non mais, 800 messages d’insultes en 3 minutes elle a reçu. Comme “Vous pensez qu’à notre fric” ou “Vous croyez que vu que l’on ne peut pas aller au boulot, vous croyez on va venir au polygone”… Attention, là c’est du CM où je pense il y a carton rouge là. Tu dis pas au gens de venir se garer dans un parking souterrain, alors qu’il y a un épisode cévenol. 

LMais elle n’était pas encadrée ? Il n’y avait pas un supérieur qui devait valider ou quoi ?

Z – Ah beh non, ou alors les deux sont c***. Mais il y a un problème quoi, quand elle dit dans un même post “Nous vous conseillons de faire attention etc.. Mais nous sommes ouverts etc..”. Beh surtout qu’il faut savoir que dans un Polygone, si t’ouvres pas ton magasin, t’as une amende. Le centre inflige une amende de 500/1000/2000 euros par jour. Donc les commerçants sont obligés de venir ouvrir, alors que tu peux pas circuler, et ont te dit “Ne venez pas, mais au cas où…”. Et les gens étaient bloqués partout, c’était une boucherie et le préfet disait arrêt buffet quoi. Et le polygone à côté disait, “venez, on est ouvert”, et là le community management il est pas bon là. En plus 800 messages d’insultes, et 719 réponses, et c’est la même. Clic droit, copier, clic droit, coller. Donc on dirait que c’est un bot’ en fait, ce n’est plus un humain quoi, qui est derrière. Vous savez ce que c’est un bot’ ? C’est un bot qui répond systématiquement,  à la même question car c’est programmé, puis voilà quoi. 

LMais le problème c’est que ça suscite encore plus d’énervement, de voir qu’il n’y a personne derrière ça.

Z – C’est ça! Le problème c’est que deux jours plus tard, le mec qui les a insulté de tous les noms et qui a besoin de quelque chose, il va où ? Il va au Polygone. Il y a l’instanté, mais après il y a aussi la récurrence de l’utilisation du truc, parce qu’on en a besoin. Alors ça, c’est plus difficile à gérer. C’est un beau métier, mais pfou… C’est individuel en fait car chacun réagit comme il veut. 

S – Laurent je vais te laisser, j’y vais. Mesdemoiselles, bonne journée.

Toutes –  Bonne journée, et merci. Aurevoir.

Z – Aprés si vous avez d’autres questions je suis là.

LBeh justement, du fait que votre formation n’ai pas de rapport avec le métier de community manager. Vous avez démarré sur quoi ? 

Z – Sur Croûtons. 

LAvant Croûtons ?

Z – Comme métier ? J’étais pompier de Paris pendant 15 ans, et après j’ai été transporteur en frigos. C’est pour ça que je connais bien Perpignan, et après j’ai revendu mon activité en 2013. Depuis, j’avais pas besoin de travailler, et du coup quand on est à la retraite à 39 ans ça pique les yeux. Puis on est encore dans le mouv’, donc j’ai pensé à Croûtons en allant à la boulangerie. Il y avait une queue de 15 minutes, pour deux baguettes parce que les cinq devant moi posaient la même question comme “Il y a quoi dedans ? C’est quoi ça ?”. Et là j’me suis dit que je doit matérialiser ça, car ils bloquent deux vendeurs et cinq clients derrière. Alors que si tu le sais d’avance,  tu ne pose pas la question. Tu l’achètes d’avance, puis tu viens le chercher. C’est comme ça qu’est parti Croûtons, c’était axé boulangerie et snacking vraiment rapide. Sauf qu’à Bézier, ils ont une coupure pour manger de midi à quatorze heure, donc on s’est dit “bon produit mais mauvaise cible”. D’où le bench, un benchmark ça sert à ça, c’est une étude de marché. Vous allez prendre 1000 personnes à peu près, et dire “Si vous aviez un service… Ca vous intéresserait ?” et ils répondront “Ah ouais mais il y a déjà”. Nous c’est sûr, on a rien inventé, la pizza ça fait 25 ans qu’il livre. Mais vous pouviez vous faire livrer qu’une pizza, pas de sushis, pas du réunionais. C’est là après où tu te dis d’accord “ Et si dans les livraisons on ajoutait ça, et ça…”. Et donc voila, j’ai décidé de faire ça. Je suis parti de zéro, je suis retourné six mois à l’école à Paris, chez Ionis. Parce que je connaissais rien dans tout ce qui était développement, et en fait chez Ionis j’ai rencontré des jeunes de l’école d’Epitech. Ils m’ont demandé si j’avais une page Facebook active, et c’est avec eux que j’ai pu mettre en place ma page Croûtons. Il y a deux sortes de pages sur Facebook : la page “page” et la page “fan”. Et fan moi, j’aime pas, parce que tu as que des fans mais tu perds la moitié en accès. Alors qu’avec une page facebook, tu ouvres un compte Yahoo, c’est la seul boite mail à avoir une passerelle avec Facebook. Et vous absorbez toutes les adresses mail valides, de toutes les personnes qui vous suivent sur Facebook. Vous pouvez communiquer avec pleins de personnes là, sans qu’elle ne vous aient envoyé leurs adresses, et là vous pouvez communiquer. Moi par exemple, j’ai 4 700 amis, et j’ai toutes les adresses mail. En fait, on est parti de zéro  comme ça , et le jour où j’ai dit “j’ouvre l’entreprise”, on a fait trois commandes je crois. Mais on avait jamais communiqué, jamais. Le deuxième jour où on était ouvert, il y avait 10 centimètres de neige à Béziers, ce qui ne s’était pas passé depuis 20 ans. On a fait 10 commandes, il neige donc ils commandent. Ils ne peuvent pas se déplacer ils se disent que nous on a des chiens de traineaux. Il nous on pris pour les pères noël de la restauration ce jour-là. Ca a commencé comme ça, 5, puis 10, puis 20, et aujourd’hui j’ai neufs livreurs en permanence, avec entre 3500 et 4000 commandes par mois. 

CDonc vous avez des saisons qui marchent plus que d’autres ?

Z – Des ?

CDes saisons.

Z – [hésitant] On va dire que l’hiver, d’octobre à mars, c’est à fond les ballons mais l’été c’est d’autres clients parce qu’on a les touristes. Tous les jours on va à Valras, Vendres, Sérignan, les campings, on le fait tout l’été, on livre des milkshakes.

CC’est tout ?

Z – Non je veux dire on livre aussi des milkshakes, mais on fait aussi des packs apéritifs. Si un gars veut une bouteille de whiskey à 22h00 il l’a. Comme tu cibles large et comme j’ai une belle achalandise de produits, l’été on travaille. On travaille pas autant parce que c’est pas les mêmes plats, c’est pas les mêmes choses. Puis les biterrois sortent, les locaux ils sortent l’été, ils vont dans les clubs de plages. Puis moi, mes gars ils ont le droit à 6/5 semaines de congés donc à la limite si on bosse un petit peu moins juillet août, ce qui est pas vrai en plus… Je suis sûr que si je regarde les chiffres, je pense qu’on a « marné » cet été.

CJ’ai pas pensé aux touristes mais les touristes ils veulent pas faire à manger quand ils viennent, ils viennent en vacances quoi.

Z – Non, ils veulent pas faire à manger mais on est pas à Nice non plus et le problème qu’on a ici c’est quand ils ont déjà payé 1 500 euros la location d’un mobile home la semaine, le coffre il est plein. Mais bon, t’as une telle masse de personnes qui arrivent, c’est peut être 150 000 personnes qui vont arriver d’un coup, que même si je fais trente commandes par jour grâce à eux, les trente commandes faut les faire déjà, c’est loin, c’est du travail quand même. Donc non on a pas de grosses bêtes noires. L’hiver on charge plus. Là on a fait jeudi, vendredi, samedi, dimanche, lundi avec le férié, on a fait plus de 150 commandes jour. Hors casino.

CHors Casino ?

Z – Parce que moi j’ai un supermarché casino sur Croûtons, vous faites vos courses au même prix que le supermarché et vous êtes livrés en 30mn, donc hors ça. Car casino c’est entre 800 et 1 000 commandes/mois à peu près. Donc non, j’ai pas trop de baisses parce que l’été ils font aussi leurs courses chez nous au lieu de se déplacer. Après est-ce que vous connaissez le mot “scalabiliser” ?

ToutesNon.

Z – “Scalabiliser” c’est simple, c’est un mot qui est barbar mais qui en fait veut dire qu’on va dupliquer à l’infini le même outil de travail. C’est-à-dire, Croûtons c’est…la base de Croûtons c’est Béziers et bien demain si je veux, j’installe Croûtons à Narbonne, à Montpellier, ce que je ne ferai pas car jamais de la vie vous verrez Croûtons dans une grande ville. Parce qu’il y a des acteurs locaux, Uber eat et machin, ça m’intéresse pas alors qu’en fait dans ces grandes villes, les gens qui travaillent dans ces grandes villes habitent à l’extérieur des grandes villes, et il n’y a rien. Donc là on est en train de se développer sur Pomerols, Castelnau, on ira jamais à Montpellier, vous pourrez pas commander à Montpellier sur Croûtons mais tous les extérieurs de Montpellier. Alors “scalabiliser” ça veut dire reproduire à l’infini le même outil de travail. J’aurai toujours qu’un site mais vous pourrez commander dans X villes et ça s’appelle “scalabiliser”. Retenez-le bien ça.

[rires]

Z – Parce qu’après en terme de CM vous pourrez avoir affaire à un CM sur Béziers qui sera pas le même que celui de Castelnau, qui sera pas le même que celui de Narbonne et ainsi de suite.

[approbations]

Z – Il faut “scalabiliser” aussi vos community management. C’est-à-dire de prévoir que si vous faites un truc, à le faire une fois, autant le prévoir que je puisse le mettre partout où y’a Croûtons. Et pour autant si vous faites un Hippopotamus là et que pas de chance je l’ai pas dans les autres villes, bha vous pouvez pas. Parce que sur la communauté Croûtons ils verront qu’il y a ça là mais pas là. Et donc c’est néfaste.

[approbations]

Z – Donc ça faut que ce soit carré.

JEt sinon pour tout ce qui est organisation des posts, Facebook, Instagram et même les mises à jours sur le site, comment vous vous organisez en fait ? C’est vous tout seul qui vous en chargez?

Z – Ouais.

JVous faites tout ? Ca vous prends un temps monstre non ?

Z – Honnêtement ? Ca prend, pff, même pas une heure par jour.

JAh ouais ?

AMais vous avez pas peur vu que vous êtes le seul juge, qu’il y ait pas un deuxième regard sur le travail que vous faites ?

Z – [hésitant] En fait ouais tu pourrais parce que, si tu veux j’suis pas fermé moi, j’suis toujours ouvert. Aujourd’hui moi j’ai 100% de Croûtons, tout m’appartient, j’ai pas de crédit j’ai rien, tout m’appartient. J’ai fais Local Place pour avoir en fait… parce qu’en fait j’ai des livreurs qui sont à mi-temps. C’est que des supers mecs mais ils aimeraient bien passer à du plein temps. Aujourd’hui à Béziers tu manges à midi, on va dire 35/40 commandes, et le soir on fait nos 100 commandes. Donc ces mecs là faut que j’leur ramène du temps de travail en plus. Donc j’ai créé Local Place parce que là on peut tout acheter, vous avez… on a 8 000 produits Loréal, du shampoing, de tout. Des colorations, on a des sèches cheveux, ‘fin de tout. Et ça, ces mecs là, ils vont pouvoir travailler la journée. Donc ils feront mi-temps chez Croûtons et mi-temps chez Local Place. Et j’me suis entouré de Pierre et Steve qui sont là-haut parce qu’eux ils m’apportent un œil extérieur justement. Et à la limite sur Croûtons j’en ai pas besoin parce que la con**** de Croûtons, telle qu’elle est, c’est moi qui l’ai mise en place. J’essaie, comme j’vous ai montré, le macaron, dans la con***** « dites lui je t’aime avec des macarons pas avec des marrons ». Tu vois c’est c** hein, mais ça aurait été mal perçu, sur quatre y’en avait trois qui l’avaient mal perçu, bha finalement c’était de l’humour à la c**. Et là tu vois, j’ai bien fait d’avoir un avis extérieur qui m’disait « non »

[rires]

Z – « Non ». Ils étaient mort de rire quand ils me l’ont dit mais ils m’ont dit « non non tu vas trop loin ». Et donc du coup voilà, c’est ça en fait. Si je, j’aime avoir un œil extérieur, j’ai un petit avantage, j’ai une fille qu’à 20 ans, qui elle… elle a une entorse aux deux pouces tellement [imite d’écrire sur son téléphone] tu vois tellement elle y va à fond, et en fait des fois elle me dit « ha papa, papa » [fronce les sourcils] « bon d’accord, j’le fais pas ». Après tu vois, la pataterie, on a le restaurant la pataterie, et le jour où on a dit on travaille ensemble j’ai dis « ouais ok, ça marche », va faire un post sur la pataterie quoi.

[rires]

Z – Tu prends trois patates avec un couronne, j’sais pas, tu te dis, tu t’creuses, tu dis « mer** comment j’vais faire », bha en fait j’ai fais à la c**. J’ai pris deux boxeurs qui se mettaient des gnons sur un ring, j’ai marqué « tu aimes les patates ? » et j’ai posté. 1 600 j’aimes, en une heure.

[rires]

ALa photo elle m’fait rire, j’la vois même pas mais …

Z – Vous l’avez jamais vu ?

ANon.

Z – J’vais vous la trouver. Ah ouais, c’est, c’est…

[rires]

Z – C’est excellent. Mais non, j’me suis marré sur ce coup. Mais voilà, en fait c’est ça. L’auto-critique il en faut et après on peut pas être bon partout, même si c’est ton métier.

AC’est ça aussi qui fait peur, parce qu’en tant que CM, vu qu’internet ça va très vite, un bad buzz ça peut aller extrêmement vite.

Z – Ha oui, c’est pour ça qu’en général vous aurez des verrous au-dessus d’vous. Y’a des gens qui vont vouloir valider ou invalider ce que vous proposez ou ce que vous voulez faire. Soit vous êtes un chef d’entreprise et auquel cas vous prenez en compte le fait de dire « j’assume », c’qui est mon cas, mais j’vais jamais trop loin. Le coup des marrons, j’insiste, je pense que j’serais allé trop loin. Je pense que dans les likes y’aurait eu que des mecs

[rires]

Z – Et là tu t’dis “c’est mort, t’as les meufs à dos” alors qu’en fait t’en as besoin, parce que souvent c’est elles qui disent « j’ai pas envie de cuisiner ».

[rires]

LC’est vrai.

Z – Vous voyez, donc tu vois, il faut réfléchir chef d’entreprise, faut garder un peu les pieds sur terre aussi en disant « mer**, faut pas m’cramer quoi ». Donc la réflexion elle se pose dans le statut que tu tiens. On te donne un truc, on te dit « tiens, tu me l’mets en forme, tu l’publies », ton texte éventuellement « voici la nouvelle télécommande mitsubishi », bon bha voila à en fait, tu l’as met une fois comme ça, une fois comme ça [montre les différentes faces de la télécommande posée à côté de lui », une fois ouverte… enfin tu la mets en forme. Après voila c’est pas mon cas, c’est pour ça que bon j’ai hésité au départ. J’me suis dit « Est-ce que je vais pourvoir », en fait, vous allez… c’est p’tètre pas du temps perdu là maintenant parce que tant pis vous avez fait une connaissance, j’vous ai expliqué 2/3 trucs mais la partie technique, intra technique moi c’est pas mon truc, j’l’ai pas eu la formation. Mais après je pense que dans votre métier à vous la partie technique c’est une chose mais le ressenti et l’humain à la base j’pense que c’est ça qui fait que vous pouvez vous démarquer.

[approbations]

Z – Vous avez du Lady Gaga ? Un jour elle est arrivée avec une robe qu’était tout en viande.

ToutesOui.

Z – Ouais ça choque, mais la meuf elle avait un message à faire passer elle l’a fait passer.

[approbations]

Z – Tu peux être tranquille, il a bien été perçu. Donc voilà après c’est…c’est des métiers un peu …

JMais après vous avez d’autres supports de communication en plus ? Des affiches, des flyers…

Z – Ouais alors le flyer, [hésitation] , t’as un retour de 1 pour 1000 on va dire, et aller encore. Le problème du flyer c’est que c’est pas cher, parce que moi j’en fais [réfléchit], on en fait 50 000 pour 34€. En format carte postale. Après faut l’mec pour les distribuer, ça ça coute un bras, puisque trois quarts des boites à lettre y’a marqué pas de pub et tout. Et en fait, pfiou, c’est …c’est révolu j’pense.

ALes gens les regardent même plus non ?

Z – Non, ça part à la poubelle ou tu leur met sur le pare brise et ils s’embêtent même plus à l’enlever, ils mettent les essuis glaces et après tu l’retrouves. Tu fais une campagne sur Béziers tu regardes dans Béziers y’a plus qu’toi, tu baisses la tête, tu t’caches, parce que tu te dis « mer**, si j’vois l’maire il va encore me traiter de tous les noms »

[rires]

Z – Parce que c’est eux qui ramassent après. Et la radio, alors la radio, fantastique

[rires]

Z – J’ai fais une campagne avec Skyrock, et en fait j’avais payé un mois et en fait j’les ai arrêtés au bout d’trois jours.

LPourquoi ?

Z – Alors le problème de Skyrock c’est que c’est une radio locale, ça c’est un avantage, le problème qu’ils ont c’est que la moyenne d’âge c’est 12/14 ans, donc c’est pas ceux qui vont acheter. La deuxième c’est que c’est du « wesh wesh » alors si j’vendais du “teuteu” je serais vendeur numéro un y’a pas de problème, et le troisième problème qui est pour moi le problème majeur c’est que comment tu peux diffuser ton nom, ton activité, sur une radio qui passe son temps à casser du sucre sur le dos du maire en place, alors que c’est pas le maire qui a pris les bulletins et qui les a mis dans l’urne, ce sont les biterrois. Donc c’est ce que j’disais t’à l’heure, tu t’affiches sur un truc qui est pro ce que les gens ont souhaité qui soit en place, tu vas à l’encontre de ces.., ça s’appelle brosser dans le sens du poil, mais si t’es à contre poil, ça pique. Donc arrêt buffet, j’leur ai dit on arrête là et j’ai plus jamais refait de skyrock. Parce que ça m’intéresse pas, si c’est politique ça m’intéresse pas, c’est néfaste pour moi. Je préfère moins mais de meilleure qualité.

[approbations]

L Bha c’est comme le nombre de followers que vous avez par exemple, vous en avez pas un chiffre exorbitant mais c’est de la qualité parce que vous échangez, ils voient comment ça se passe..

Z – Voilà, on a 10 000 comptes actifs sur le site, donc de clients, on a 10 000 comptes clients actifs, on fait 4 000 commandes, 3 500 à 4 000 commandes par mois, donc tous ne commandent pas mais y’a d’la récurrence. Et aujourd’hui ce qu’on veut développer nous, c’est de les faire racheter. Alors j’en ai qui consomment trois fois par semaine…

[rires]

Z – On sait pas comment ils font, trois fois 30 euros par semaine, si tu fais le total ça fait quand même un  p’tit billet de 350 euros par mois de restauration. Voilà, mais j’en ai… j’ai des clients qui me lâchent plus de 1 000 euros par mois. C’est-à-dire que madame a envie d’une bouteille de champagne à 21h [siffle] Croûtons, champagne, livrée. Elle fait ses courses sur casino, 250 euros par semaine, machin tac tac, bah au final la meuf tu lui prends 1 300/1 400 par mois.

CJ’trouve ça super.

Z – C’est plus que super, parce que t’as même pas besoin du GPS pour la livrer, tu connais l’adresse.

[rires]

Z – Non mais c’est génial ces gens. En fait c’est là que tu t’aperçois que t’amènes vraiment du service quoi.

AEt pour des gens qui restent comme ça régulièrement, est-ce qu’il y a des offres ou des réductions ?

JMais il n’y a pas besoin, ça marche tout seul.

AOuais mais c’est pour savoir.

[rires]

Z – Non mais c’est vrai, en fait pourquoi, on n’est pas “philanthropistes” non plus, moi ils ont des voitures neuves et c’est des voitures connectées hein, le livreur moi il monte dans la voiture, ils ont un ipad pro, ça s’affiche dans la voiture, ils cliquent dessus, ils ne peuvent aller ailleurs que dans la direction du client, sinon automatiquement là haut c’est …

[rires]

Z – Et oui j’le sais, donc j’appelle en disant « qu’est-ce qui s’passe ? » « non mais parce que la rue est fermée j’suis obligé de passer par là » « ok », donc on vend un service, on est pas Uber. Aujourd’hui Uber eat j’peux pas concurrencer,  c’est 75 milliards de valorisation, puis ça m’interesserait pas, mais ils perdent de l’argent. C’est toujours pas rentable Uber eat, moi Croûtons j’ai deux bilans, deux bilans positifs. Pour autant, c’est 4 euros la livraison sur Béziers, TTC, alors j’sais pas si vous connaissez une..la pub la avec La Bajon?

L – [rires] Oui elle est géniale.

Z – T’as vu le truc où t’as la meuf qu’est là, elle est à la boulangerie, tu l’encaisses et là [bruit de gifle] t’as la meuf elle arrive elle lui met une baffe et elle lui dit « attend, t’as encaissé 1 euros, y’a 20 centimes qui sont pour moi ».

LOui oui !

Z – Donc moi sur 4 euros, bha j’ai 80 centimes qui partent à l’Etat déjà. Il me reste 3,20 euros à moi, mais je paie un livreur, le gasoil, la voiture, l’assurance, le site. Bah j’veux dire, j’ai des serveurs chez Amazon ça me coûte un bras, mais y’a jamais de coupures.

[approbations]

Z – Le client il est pas emme**** pour payer, rien. C’est carré, donc faire des remises sur d’la marge ça pique les yeux quoi.

AOuais j’comprends.

LPuis en soit la remise c’est le fait que vous livriez déjà, parce qu’en soit si vous étiez pas là, la personne devrait déjà se déplacer dans le restaurant pour pouvoir manger.

Z – Voila.

LDonc sa remise c’est que vous êtes là pour lui apporter.

Z – Donc voilà, par exemple les jours fériés, on majore d’un euro. Hein, ça passe de 4 à 5 euros, mais tous hein, Nissan ça passe de 9 à 10 euros. Lundi j’ai des gens qui m’ont appelé en m’disant « oui j’comprends pas vous avez augmenté le tarif de la livraison » bha moi j’leur dis « bha oui les jours fériés » alors j’lui explique et il m’dit « ah ouais quand même » mais j’lui dis « mais m’sieur vous êtes chez vous, dans votre canapé là » il m’dit « bha ouais » et j’lui dis « moi mon livreur il est dans la voiture en train d’livrer et moi j’le paye double, parce que c’est un jour férié et qu’il a accepté de venir travailler». Et j’lui dis « j’vous ai pas pris 8 euros, j’vous ai pris qu’un euros de plus, TTC, monsieur moi y’a 20 centimes qui sautent dessus » « ah ouais, ouais, ouais bon c’est bon on va commander ». Donc au lieu de prendre trois kebabs pour deux il en a pris qu’deux.

[rires]

Z – Tu vois, mais c’est bidon, les gens c’est eux-mêmes qui sont méprisants en fait. Donc sinon non, les remises on évite. Mais ça vous l’apprendrez.

JAprès de toute façon vous avez un public qui est différent de celui d’Uber eat, fin moi quand j’regarde les deux plateformes, ce que propose Uber eat, fin à Béziers en tout cas, c’est vraiment que du fast food, ça donne pas envie, y’a aucune diversité, y’a rien. Alors que quand j’suis allée sur votre site j’étais… mais, ça m’a choqué de voir qu’en fait Uber eat, qui est une si grande plateforme avec autant de moyens, propose si peu en fait. En plus elle propose un périmètre très réduit, par rapport à vous y’avait vraiment de tout. Sur Uber eat, à part tacos, kebab.

AKFC

JKFC, Mcdo et deux asiatiques, y’a rien, fin ça me donne pas envie de commander. Alors que vous y’a vraiment de tout dessus. C’est ça aussi qui fait votre force à Béziers et qui peut marcher dans tout le reste autour.

Z – En fait Uber eat en a beaucoup de ceux que j’ai pas voulu. Mcdo le jour où j’ai ouvert ils sont venus tout d’suite hein et j’leur ai dit non. 

LPourquoi ?

Z – Parce que Mcdo ça te tue tout les autres. Quand t’as Mcdo, si tu veux t’as beau expliquer au gens que dans les frites à Mcdo pour qu’elles restent droite; y’a du silicone, d’accord, les gens te diront “pouah c’est dégueulasse” mais t’inquiète ils y vont au Mcdo.

[approbations]

Z – Donc si c’est pour mettre BChef qui mérite de travailler parce que son produit est bon, puis même Memphis qui est un restaurant qu’est plus américain, bon c’est plus de la chaîne… mais par contre quand tu mets la Charnière, feu Johnny Howard l’ancien rugbyman, le biterrois. Alors lui c’était les meilleurs burgers de ma vie, je n’ai jamais mangé d’aussi bons burgers. Mais en fait Mcdo t’étouffe tout.

[approbations]

Z – Mcdo c’est Mcdo, c’est comme Burger King, c’est deux piliers. Tu mets ces deux piliers là, j’vois pas qu’elle est l’utilité d’avoir les autres en bas.

[approbations]

Z – Parce que le mec qu’est-ce qu’il va voir ? Mcdo et puis voilà, donc ça m’intéresse pas. Et KFC après m’avaient relancé avant qu’ils soient au Polygone, avant qu’ils soient là bas j’leur ai tenu le même discours, voilà. Suffit de regarder aussi Just Eat et compagnie dans les autres villes et voir les commentaires qu’ils ont des gens, des clients. Bha ça vous l’trouverez pas chez moi. Je préfère en faire moins mais assurer de la qualité. Moi votre commande elle voyage dans une 208, sur le siège passager, dans une caisse isotherme avec la prise branchée et maintien au chaud de 63 degrés. Et le sushi lui, il a la même caisse derrière branchée avec maintien entre 0 et 2 degrés. Donc quand j’vous livre à Nissan ou à Servian, ou là où vous êtes, bha  votre sushi quand vous l’prenez bha c’est comme si vous étiez au restau. Et ça en scooter t’as un peu d’mal. 

[rires & approbations]

Z – Donc voilà pourquoi ils ont … mais ça m’dérange pas en fait, qu’ils aient tous ceux que j’ai pas voulu. 

JHa non mais oui mais c’est sûr.

Z – Y’en a même qu’on a en commun.

JPuis même c’est pas intéressant puisque vous en fait c’est vraiment des restaurants, eux c’est vraiment que du fast-food quasiment.

Z – Ouais essentiellement ouais.

JC’est bien parce que d’une part vous faites aussi de la publicité, fin publicité entre guillemet, à ces restaurants . Parce que moi la plupart j’en avais jamais entendu parlé. 

APareil.

Z – Alors il faut savoir que par exemple à côté on a Osakaya qui est numéro deux au championnat du monde de sushis. Ca c’est à mettre en avant quoi, bha Osakaya c’est entre 1 000 et 1 200 euros de commande par jour chez moi. 

JAh ouais.

[rires]

Z – Par jour, hors week end, j’parle, en semaine hein. Que le week end [siffle], fin voila. Vous avez des restaurants comme Canard Laqué, qui sont boulevard de la Liberté là, si je l’ai pas… Fin c’est pas pour me jeter des fleurs hein mais si on l’avait pas rencontré y’a un an et demi, y’a longtemps qu’il serait mort. Y’a pas de places de parking devant chez lui. 

[approbations]

Z – Donc les gens peuvent pas venir manger sur place y’a pas de places. Bha moi j’lui fais son chiffre d’affaire, tout les jours, en livraison. Voilà. O’Déliz, vous le connaissez là haut à la victoire ? Place de la Victoire en haut des allées.

[approbations]

Z – Y’a la Mie câline, et juste à côté y’a O’Déliz

LOui.

Z – Lui c’est 350, 400 tacos par jour. Pas chez nous mais en global. Bha chez nous on doit en faire à peu près 10% un truc comme ça, une quarantaine, une trentaine par jour de tacos. Sa spécialité c’est l’tacos. Il vous fait un bon tacos y’a pas de problème. Après y’en a deux qui ont voulu venir se greffer, bha O’Déliz il fait 250/ 300 tacos, les deux ils en font 15/20. Et ils sont sur Uber eat. Mais Uber eat c’est très bien pour de l’intra muros, fin de l’hypercentre.

JOuais.

Z – Petit scooter, vélo, attends quand tu vois le mec il part du Polygone, il arrive en haut à Clémenceau, heu le mec il est mort oh. 

[rires]

Z – Nous on a déjà livré trois clients. Et le mec il arrive en haut mais la cam’ dedans, bah le mec il monte debout en danseuse, bha le chicken machin il est en danseuse aussi. Tu vois, quand t’arrives t’as le truc là et l’truc là [fais un geste avec ses mains pour imiter la séparation d’un sandwich]. Moi c’est c’que j’veux pas moi, le saumon là et le riz là [imite un sushi en deux parties avec ses mains] et que le client ait… non c’est pas du Season’s, t’as pas à refaire la bouffe chez toi. 

[rires]

Z – Donc on te la livre, elle arrive, tu la prends, tu la manges. Voilà. Et ça c’est… c’est pour ça que je scalabilise pas. Parce que j’ai encore quelques verrous et une fois que j’aurai verrouillé ça, après je peux dupliquer mon système mais pas… y’a 98 communes fin villes en France on va dire, y’en a 96 qui m’interessent pas. C’est bon, il vaut mieux un p’tit chez soit qu’un grand chez les autres. 

[approbations]

Z – C’est vrai, j’vais la trouver parce qu’elle est ancienne [parle de l’image de la pataterie]. Voyez ça là ? [montre une image sur son pc]. Comment vous le ressentez ça ? 

CJ’arrive pas à lire d’ici.

Z – Tu vois pas bien ? 

JMoi elle m’fait penser à la pub Just eat, où ils sont au Moyen-Âge et d’un coup l’autre il arrive…

CAh oui !

JEt il dit “vous commandez toujours pas en ligne ?”, ça m’fais penser à ça.

Z – Bha en fait, c’est .. j’ai été démasqué.

[rires]

Z – En fait, moi aussi j’me suis dis tiens j’vais l’faire, et j’ai trouvé le visuel neutre, c’est-à-dire qu’il y avait que l’mec comme ça là, et en fait tu vois, avec juste un montage marqué là [montre un endroit de la photo] et la p’tite phrase qui va bien, bha en fait ça passe. Ca c’est plus de 10 000 likes que j’ai eu en 4 mois sur cette photo là. 5 minutes. 

JParce qu’en fait du coup c’est ça, la plupart des images c’est pas vous qui les prenez. C’est pour ça, parce qu’après y’a le temps..

Z – Bha tu prends du libre de droit de toute façon

JOui, oui non mais c’est pour ça que tout à l’heure je pensais que vous aviez beaucoup de travail parce que je pensais que vous faisiez tout ce qui était photo et tout ça…

Z – Pas besoin. Tu vas sur pixabay, tu tapes, j’sais pas, cuisine asiatique, tac tu vas avoir des trucs, t’en choisis une qui t’plait à peu près, tu prends un photor, tu fais tes montages, alors là j’vais te dire photor t’en as pour 3mn. Un spot, un truc comme ça [montre son écran], en 3mn c’est fait. En le formant en plus, tu choisis ton format de publication facebook, il sort et il est déjà au format. Hop tu l’prends, tu l’mets sur ta page, tu mets ton p’tit texte qui va bien, hop le mec il s’dit “put*** lui il a un CM c’est un batard”

[rires]

Z – Mais en fait, 3 minutes. Voilà, c’est ça. En fait c’est pas pour.. si vous voulez CM, c’est tout et rien en fait. Parce que tu peux avoir tout les diplômes de CM et être nul à ch***. Et tu peux ne pas les avoir et par contre tu fais … les mecs ils kiffent quoi. Tu vois, ils likent c’que tu fais;

[approbations]

Z – Après j’vous décourage pas, c’est bien de poursuivre.

Toutes – Ah non non.

Z – Dans votre cursus y’a pleins d’trucs à apprendre. 

AAu moins ça nous montre vraiment c’que c’est vraiment le métier de CM. Parce que je sais, bon j’pense aussi pour nous mais pour ceux aussi qui sont dans la promotion, la plupart on sait à peu près ce que c’est mais on sait pas vraiment. 

Z – Ouais, parce que c’est varié.

LOui.

Z – Hein, c’est comme électricien, t’as électricien mais t’as les deux mecs qui vont venir là et t’as celui qui enchaîne, t’as celui qui travaille en entreprise, t’as celui qui fait l’automobile, bha c’est un électricien à la base. Il faut de l’électricité, ouais mais sur un porte avion ou un truc comme ça c’est pas la même. 

[approbations]

Z – D’accord ? En fait vous c’est pareil, vous aurez des grands comptes. Si vous avez des grands comptes ça sera métro, boulot, dodo quoi. Agence de com’ machin, qu’est-ce que tu veux faire de plus t’façon ? Et après si vous êtes votre propre patron vous aurez à animer votre propre community management en fait. 

JC’est ce qui est le plus intéressant, fin dans ce métier moi j’trouve que c’est vraiment le …

LMoi aussi c’est mon point de vue

Z – Moi j’pense, et tout en étant pas fermé, c’est-à-dire prendre l’avis des autres et puis après on fait son choix, après t’assumes.

[approbations]

LFaçons on est obligé.

Z – Ouais t’as pas l’choix. Si t’es ton propre patron y’a que sur toi que ça va retomber. 

CC’est ça. 

Z – Donc c’est pour ça tu vois le coup des.. des marrons..

[rires]

Z – Ca aurait pas été dans cette semaine là, et pile au moment où il y’avait ça, ça passait super crème quoi. Mais là non ça serait pas passé, donc arrêt buffet, on a modifié, on a mis juste “dites lui je t’aime avec des macarons”. Voilà. 

J Et du coup comment vous sélectionnez un peu tout ce qui est restaurant et tout ça ? 

Z – Moi c’que je veux c’est qu’il y ait toutes les cuisines du monde. Donc j’ai un peu de tout mais heu, j’ai quoi, deux asiatiques, deux sushis, parce que ça, ça c’est astronomique. Ils en mangeraient toute la journée. Et après, je préfère avoir de tout mais en petite quantité. Pas comme heu.. comme mon concurrent on va dire, qui lui a 80% de ça. Alors lui il a toutes les pizzerias, moi j’ai les pizzerias, j’ai Jpetto, j’sais pas si vous connaissez ? En face de la gare, c’est le champion de France de la pâte à pizza. Qu’est-ce que j’vais aller me faire ch*** à prendre tous les snacks à la c** qui font d’la pizza alors que j’ai le meilleur pizza de Béziers. Bha dans la soirée lui, ça va être 15/20 commandes. Mais avec 50/70/80 euros par commande. Bha il pourrait pas m’en faire plus et moi ça m’intéresse pas d’en faire plus non plus.

[approbations]

Z – Donc moi j’trouve qu’il faut trouver son équilibre, après voilà quoi. Eux ils veulent du plus, du plus, du plus, moi ça m’intéresse pas. J’préfère d’la qualité. Et quand j’termine une pizza, si tu m’dis “ah ouais mais j’suis à 10km après Nissan” bha non, parce qu’en fait si j’ai déterminé ces quatre points là, c’est que j’ai pris quasiment un produit de chaque gamme de produit du style un tacos, une pizza, un burger, un sushi et je suis allé du point zéro, au départ du restaurant, pour aller plus loin. Quand t’as une dégradation de produit, j’estime que le client il paye et il a pas le service. Donc arrêt buffet. On s’arrête là parce qu’après le produit il est plus à 100%. 

JMais c’est bien ça aussi parce que ça montre la qualité de ce que vous proposez.

Z – Moi j’irai pas plus loin. J’ai des clients qui m’disent “non mais on habite Pézenas, c’est 5 minutes après” non, parce que si quand j’arrive le pain à burger il est trempé par le truc et l’machin, vous allez m”dire “bha ouais c’est d’la mer**”,  “ouais bah comment on fait ?”, bah vous v’nez à la baume à Servian, le livreur il vous appelle 10 minutes avant, vous venez, vous récupérez votre produit, moi quand j’vous le donne il est chaud comme s’il sortait du restau, et optimum. Après vous en faites ce que vous voulez. Et beh ils le font! J’en ai de Mèze qui viennent. C’est sérieux, à Vias. On se rejoint à l’entrée d’Euro park. De Mèze! Bha c’est comme ça. 

LEn même temps c’est vos lois.

Z – Non mais t’façon j’le ferais pas, donc ça m’intéresse même pas, j’le ferais pas. Voilà, c’est ça aussi. Des questions ?

LJ’voulais savoir, au niveau de la communication, en tant que CM sur votre entreprise, est-ce que les restaus avec lesquels vous travaillez vous demandent aussi de communiquer sur eux ? 

Z – Alors, on leur propose, c’est inclu dans le pack, on va dire, dans notre contrat moral. 

LOk.

Z – C’est-à-dire que une fois par semaine ils ont tous.. j’leur fais, fin en fait c’est même pas un engagement. C’est que une fois par semaine ils ont quasiment tous droit à la mise en avant de l’un de leur produit avec un petit post humoristique. Attention j’anime ma page en montrant qui je suis et qui j’ai, et les gens vont voir qui y’a et donc ils viendront. Et en fait c’est le meilleur des échanges. 

[approbations]

Z – Et vous connaissez le linking ou pas ? Oui ? 

AJ’crois savoir mais j’suis pas sûre. 

Z – Vas-y.

AC’est pas, s’il faut j’vais dire une grosse bêtise.

Z – Non mais c’est pas grave.

AC’est pas un genre d’échange ? …Non pas du tout ? 

Z – Si, en fait, c’est…si c’est le même principe, si tu veux moi j’vais envoyer sur ma page facebook, avec le lien de la boutique Hippopotamus, et Hippopotamus va le prendre, le mettre sur sa page facebook et le publier à l’ensemble de son truc. 

AD’accord.

Z – D’accord ? Et le linking c’est l’échange en fait. C’est : tu publies pour moi, je publie pour toi. Voilà, mais ça c’est… moi j’vais lui apporter ma communauté, à lui, et lui il va m’apporter…

ALa sienne.

Z – Sa communauté. Et ça s’appelle du linking en fait, et c’est par exemple t’as un article dans le Midi Libre, c’est bien, mais il faut que Midi Libre le mette aussi sur son site.

AOui.

Z – Parce que le mec quand il va cliquer, il va cliquer sur le truc et toi tu le mets sur ta page Facebook. S’il vient sur ta page Facebook à toi et qu’il clique sur l’article qui va sur Midi Libre, automatiquement t’as fais un linking, puisqu’il est arrivé sur Midi Libre via ma page à moi. D’accord ?

[approbations]

Z – Vous savez c’que c’est la search console ou pas ? Vous savez pas ? 

ToutesNon

Z – C’est.. alors la search console c’est quand vous avez un site internet, c’est une… c’est un google analytics en fait si vous voulez, qu’est réservé aux professionnels comme nous. Et moi je sais combien de personnes sont arrivées sur ma page et par quel intermédiaire. Alors j’ai un camembert par exemple, vous avez 5% par Facebook, 10% là… en fait on va dire qu’il y a 75% minimum c’est Google Chrome, donc on sait que 75% des gens ont Google Chrome. Alors les autres navigateurs t’oublies hein. Quand tu développes un truc tu t’emm**** pas tu mets du Chrome t’es tranquille. IOS, Android, tous les supports en fait, tous les systèmes d’exploitation, et ça vous fait le camembert journalier de… vous avez eu 3 500 connexions, voilà la provenance des connexions. Et vous avez tout le détail de ça, et après ça il faut travailler avec. 

[approbations]

Z – Voila, quand nous… là aujourd’hui j’ai un panel de 140 personnes qui ont l’application mobile, depuis le 1er octobre, on l’a lancée mais, pour l’instant elle est pas en mode public. Pourquoi ? Parce que j’ai 140 testeurs tirés au hasard qui ont accepté, qui eux bénéficient du fait d’utiliser l’application avec des frais de livraison gratuite. Parce qu’on est dans un échange  de bons procédés. Voilà les remises, et en fait ça me permet de corriger, d’aller voir si j’ai une erreur par exemple sur une appellation d’URL… Je vais la voir sur la console, dans la nuit je corrige l’erreur. Ça peut être… c’est du code en fait, un point virgule, une parenthèse, une con**** qui est mal attachée et du coup le lendemain l’utilisateur va reprendre, va cliquer, va faire le process. Voilà, et en fait la search console ça vous donne aussi la provenance. Vous faites un super post, vous mettez le matin et 24h plus tard vous retournez voir, et si vous avez 8/10% de provenance Facebook vous cliquez dessus ça vous donnera le lien. Si c’est la publication vous savez que 10% de votre clientèle est arrivée par Facebook la veille. Ca s’appelle du DATA, et ça pour un CM c’est la base. C’est comme, je sais pas la mode, elle elle vend 100 000 exemplaires de tel magazine, un autre magazine ils en vendent 10 000 tu te dis ça vaut rien ouais. Mais celui à 10 000 si il te fait réaliser 100 ventes alors que celui à 100 000 il en fait 100 et bah vaut mieux celui à dit 10 000. Parce que finalement t’as 90 000 personnes qui te servent à rien, et ça, ça s’appelle le DATA. C’est ce qui va vous permettre d’aller approfondir tel ou tel coeur de marché. Chercher des parts, communiquer sur la marque, sur le nom, sur un produit, sur une cible.

JEt ça comment vous l’avez appris en fait ? 

Z – Bah sur le tas .

JAh, sur le tas comme ça ?

Z – Oui c’est des heures et des heures de travail, c’est long. Mais après la nuit ce qu’il y a de bien la nuit c’est un microcosme. En fait la nuit c’est pas pareil que le jour, et quand tu as un site internet tu apprends à travailler la nuit parce qu’il y a personne qui te dérange voilà. Et tu as le temps de faire plein de choses et en fait j’ai tout appris sur le tas parce que tu apprends de tes échecs. Au début tu comprends pas. Le référencement vous ne connaissez pas non plus ?

LBah si ça veut dire la popularité de… 

Z – Non le référencement c’est les mots clés, c’est-à-dire moi je m’appelle Croûton.fr. Si tu veux le robot de Google il va voir “Croûtons.fr” il sait pas ce que c’est. “Croûtons.fr livraison de repas”, tiens il va le remonter dans la case livraison de repas, mais moi je suis local, je suis un acteur local donc chacune de mes pages de chaque ville qu’on dessert fait l’objet d’un sitemap, c’est-à-dire le sitemap c’est la carte du site, s’est la carte d’identité du site. Mais que vous ne voyez pas,  qui traduit en langage codé et qui part toutes les nuits à 1h11. Toutes les nuits le robot de Google vient sur mon site, il aspire le site, et si j’ai rajouté un produit, si j’ai supprimé un produit, il va mettre à jour sa base de données et aujourd’hui si vous tapez sur Google “livraison repas Béziers” j’arrive en premier. Parce que j’ai 41 pages de référencement sur « livraison repas à domicile” « Livraison tacos à domicile », “livraison pizza” tout ça, ça fait les 4 800 pages de référencement,  peu près 4 700/4 800 ça dépend des mois. Et ça c’est un travail de titan. Et en community management c’est dommage qu’ils ne vous apprennent pas ces bases là, parce que référencer un produit, enfin balancer un post sur un réseau social c’est bien, mais si tu sais pas comment fonctionne l’algorithme du réseau social… Mais je pense que dans votre cursus ça doit être prévu. Si vous êtes qu’en première année…

AOui je pense qu’en deuxième, troisième année…

Z – Oui mais il faut tenir le coup, il faut aller jusqu’au bout et ne pas s’arrêter à Facebook.

[rires]

Z – Voilà tout ça, moi j’ai une formation, j’ai un DUT de logisticien. Donc c’est vrai que ça m’aide aujourd’hui pour les tournées et compagnie, il n’y a pas de problème. Après j’ai été pompier de Paris, ce qu’il fallait faire à l’armée et 500 francs par mois je leur ai dit “De quoi? Jamais de la vie” alors je me suis engagé, comme ça je vais gagner mieux ma vie et j’ai dit je ne ferai pas un service national pendant un an quoi et en fait j’ai fait 15 ans. Donc après le côté un peu strict ça vient de là. Et donc après tu apprends sur le tas, mais vous serez obligées de faire un minimum de développement je pense. De toute façon vous verrez la différence entre quelqu’un qui l’a fait et quelqu’un qui ne la pas fait si tu ne maîtrises pas une partie du point de vue technique, et bah en fait t’es lâché avec un outil mais cet outil tu ne le maîtrises pas. 

JEt c’est intéressant à savoir, parce que c’est vraiment quelque chose…enfin dans mon esprit c’est totalement occultée cette partie. Je ne savais pas qu’il fallait maîtriser autant d’outils derrière. Je savais qu’il y en avait par exemple pour le référencement, les tranches d’âges, les horaires de post et tout ça .

Z – Alors ça attention ça ce n’est pas du référencement c’est du ciblage.

J –  Oui oui pour le reste…

Z – Le référencement c’est quand tu prends un mot et que tu veux qu’on te connaisse par rapport à ce mot-là et ça c’est 4 700 pages codées que nous on code pour que le robot passe, qu’il le prenne et qu’il l’assimile bien et qu’il le mette dans la bonne case. Et quand tu tapes sur le moteur de recherche il faut que tu arrives en premier. L’objectif c’est d’arriver en premier, si vous prenez même sur le smartphone, vous tapez “livraison repas Béziers” et beh en fait on arrive en premier, alors que je suis largement moins gros que Uber Eat.

LAh mais oui. 

Z – Parce qu’en fait on a un référencement qui est juste voilà… On arrive en premier, alors attention, ça c’est le référencement naturel. Ceux au-dessus c’est l’Adwords, ils arrivent en premier parce qu’ils payent et c’est ce que moi je refuse de faire. 

[approbations]

LEt sur Facebook, Instagram vous ne payez pas vos publications, enfin pour promouvoir ?

Z – En fait je suis sponsorisé, je fais 200 euros par mois à peu près, et en fait c’est parce que c’est des pubs. Tu les fait, c’est générique « tiens celle-là elle passera dans 10 jours », tu mets un truc bateau et ça va bien à tout le monde, tout le monde aime bien mais c’est juste pour que ça soit récurrent. Voilà après c’est pas de l’animation, ça c’est vraiment du récurrent, ça passe, les gens aiment. Mais parce que tu es obligé, il faut que ce soit permanent. Mais trop de posts tue le post. Deux c’est bien, trois c’est…c’est vraiment quand t’es en forme ou tu as deux restaurants qui ouvrent le même jour. Tu communiques 2/3 jours avant avec le « J -1 / -2 etc ». Et comme ça, le jour J, gros post d’ouverture, tu sponsorises à coup de 4 euros par jour. Ici t’es à Béziers, donc 4 euros par jour c’est déjà pas mal. C’est entre 1 500 et 2 000 personnes que ça va aller chercher. Toute façon, si tu avais 1 500 commandes tu peux pas les livrer, parce que tu sais pas faire. Donc ça n’a aucun intérêt en fait. Donc [hésitation], et après, j’sais plus c’que j’voulais vous dire. 

LLe taux de posts par jour.

Z – Ouais voilà, plus ça sert à rien, ça soule les gens. Voilà, Messenger aussi sur l’instantané, tu fais une belle publication, t’as ton compte messenger à droite, tu cliques sur celui qui a le p’tit bouton vert où c’est marqué qu’il est connecté, tu cliques gauche, tu fais glisser dedans et t’envoies. Et ça le mec il le reçoit en instantané sur messenger. Donc si t’as un truc à faire, un code promo, un happy hour, de 18h à 19h les livraisons sont gratuites, tu fais ton post, tu l’envoies. Alors tu le mets sur facebook et tu l’envoies comme ça. 

[approbations]

Z – Et bah t’inquiète, dans les 10mn qui suivent t’as les commandes.

[rires]

Z – Et c’est gratuit.

[approbations]

JEt vous faites ça manuellement ?

Z – Ouais, après j’ai mailing tchat aussi là, mais j’comprends rien. 

[rires]

Z – C’est le robot de facebook, et en fait, alors aujourd’hui si tu vas sur ma page facebook, là où tu veux poser une question, tac direct le bot il te dit “bonjour nous livrons toutes ces villes” tac, tac, tac, mais t’as quand même le mec il s’en foutait, c’est pas ça qu’il voulait savoir. Donc il pose quand même la question et j’lui répond. Ouais, l’humain ouais, parce que le bot pfiou, c’est .. j’sais pas si vous avez regardé l’outil de publication, de Facebook, pour faire les pubs?

[approbations]

Z  – Vous l’avez vu ?

LComment ça ? je..

Z – Le logiciel. En fait Facebook vous met à disposition un outil pour faire vos publications. 

LD’accord.

Z – Et en un an là, il a changé 4/5 fois à peu près d’interface. Et aujourd’hui c’est une usine à gaz. Voilà ça [nous montre le-dit logiciel], c’est pour tout ce qui est les comptes professionnels. Voilà comment on crée une publicité sur Facebook. Vous l’aviez pas ça, vous l’aviez jamais vu ?

Toutes Non.

Z – Bha bon courage hein, parce qu’en plus ils changent l’algorithme tout les deux mois à peu près, et alors il faut créer une publicité que tu rattaches à un ensemble mais qui appartient à un compte et que tu veux diffuser sur tel truc. Une fois que t’es arrivé à faire ça, faut que t’ailles faire ton ciblage et là t’as douze ciblages différents, aujourd’hui ça devient compliqué ouais. 

JMais déjà juste le fonctionnement des pages Facebook je trouve déjà ça compliqué parce que moi-même j’en ai une, je comprends la moitié des trucs que j’ai dessus. 

Z – Alors est-ce que t’as le gestionnaire ? 

JC’est-à-dire ? 

Z – C’est-à-dire que Facebook te met un gestionnaire à disposition qu’est gratuit. 

LL’analytique comme sur un instagram ?

Z – Non, non, le gestionnaire. En fait pour gérer tes pages Facebook c’est celui-là là [nous montre son téléphone], ce drapeau orange là.

JNon.

Z – Moi tu vois j’ai plusieurs pages Facebook, j’ai tout rassemblé sur le gestionnaire et en fait quand tu vas sur le gestionnaire après tu peux tout gérer. Voilà, là je gère Local Place et Croûtons.fr. Tu gères toutes tes pages. Le gestionnaire il est bien par contre la publicité c’est un calvaire. A tel point qu’ils nous ont mis en place un système, où quand on y arrive pas on a une assistance. Ils te rappellent dans l’heure. Et la fille elle t’aide parce que en fait… c’est un truc de malade quoi ! Je vous mets au défi d’en créer une.. Je vous jure, je vous laisse le pc, vous me créez une pub, je te la paye quoi. Ça devient compliqué quoi. Si vous êtes pas bien formées dès le départ mais… oubliez quoi. Parce que c’est le pire, c’est le calvaire total. Insta, tu t’en fou d’Insta parce que c’est du contenu Insta, que du contenu visuel et compagnie… Mais alors Facebook, ça devient une machine de guerre et il va te proposer tel truc, tel truc en plus. Si tu coches pas, ça passe pas, les formats de photo si tu mets « Livraison de restaurant à Béziers à domicile ou au plus près » il te retoque parce qu’il y a trop de texte, tu vois ? 

[rires]

Z – Donc t’es obligé de mettre « Livraison de repas » ou « de restau » . Voilà tu peux moins en écrire. Sinon l’algorithme il te retoque. En fait tu payes mais ils ne le publient pas. Ils te le disent, ils t’informent « votre post risque de… » et que tu te dis « bah si, si je vais forcer quand même », c’est pas grave, tu payes quoi. Mais en fait tu n’as rien. Donc il vaut mieux un post très court ou que du visuel parce que Facebook a tendance à devenir de plus en plus comme Insta. A ne vouloir que du contenu et du visuel. Ce qui est un peu dommage. Mais bon, nous on vit grâce à ça, ça permet de cibler, tu vois…. Alors là j’en ai un qui tourne à 5 euros par jour. Je me suis dit là, « là je me suis lâché ». 5 euros par jour, j’ai eu 38 127 impressions. D’accord? Mais depuis que je l’ai fais j’ai dépensé 61 euros. 52 : montant dépensé qui me revient à 0,29 centimes le coût d’acquisition. Vous savez ce que c’est ? 

CNon.

Z – C’est… c’est à dire si tu as 10 000 euros, 10 000 flyers. T’as 100 clients qui reviennent, beh t’as un coup d’acquisition de 1 euro. C’est à dire que ton client tu l’as acquis moyennant le flyer à 1 euro. D’accord, bah là ça te fait un coup d’acquisition à 0,29 centimes. Donc Facebook est le meilleur plan de communication qui existe au monde. Moi je travaille en local. Si vous vous avez… enfin, vos futurs produits ou employeurs, si vous travaillez en national voire à l’international, vous aurez un coût d’acquisition qui sera à 0,029 centimes. Parce que moi je travaille en local, donc forcément je vais cibler moins de gens. Donc si je met 65 euros pour 38 000 trucs, j’ai 29 centimes. Mais vous sûr X million, je sais pas de ce que vous ferez, c’est vachement intéressant. D’où l’opération flyer, mort quoi. Le spot radio il te coûte 7,30 euros je crois, ou 5,30 euros, pièce je crois. Le spot diffusé donc eux… Pour du « wesh wesh » où tu n’as pas de feuilles OCB à vendre quoi… À Béziers ça craint, donc voilà. Maintenant à 0,29 centimes tu n’as pas moins cher. Et ça c’est une analytique Facebook, vous avez tout. La provenance, les retours, qui, quand, quoi, où, pourquoi, comment il est arrivé ? On a même des logiciels, nous, où en fait on retrace, puis on a un utilisateur il vient, il se connecte à son compte, il va sur le site, il navigue. Je prends moi, mon logiciel je repasse derrière lui, je vois la souris se déplacer, peu importe x heure après. Je retrace tout son parcours. Le mec, et hop il clique,  ça ouvre la page, il revient en arrière et il fait ça. Je vois tout le parcours qu’il fait. Et c’est là où après ça permet de dire « Mmh, on a un problème sur la page parce que les catégories sont mal montées, parce que quand on regarde le mec, il va là, oui à chaque fois il revient là”. Si à chaque fois il revient là, il faut que cette catégorie soit en premier. Ca leur évite d’y aller pour revenir.  Le mec il clique une fois, c’est fait. Et c’est ce qui te permet après de dire : on va améliorer le processus client. Mais là, vous en êtes pas là, c’est plutôt quatre ou cinquième année. Voilà. Après voilà, si vous voulez regarder [montre son PC et les différentes pubs en cours] vous avez toute la dernière, celle qui est en haut, celle qui est en cours. Vous vous le ferez passer. Et vous avez vraiment l’analytique complète, je crois si tu cliques dessus, même tu peux voir les ciblages que j’ai fait. C’est à dire les villes qu’on dessert. Il y a homme, femme, les tranches d’âge aussi. Parce que moi en dessous de 18 ans, je pars du principe…

LOn clique sur les graphiques  ?

Z – Oui. Sur le premier normalement, je vois rien de là-bas. Ça doit être celle là.

LD’accord.

Z – T’as le détail là. Il y a eu 15 331 personnes sur un total de 38 150 en dernier résultat. Bah tenez, je vous laisse regarder, vous n’allez rien y comprendre. Parce que même moi je n’y comprends rien.

LAh, c’est les même trucs qu’ Instagram sur l’analytique.

Z – C’est pareil.

LAh, c’est ça en couverture, impression…

Z – [Montre son téléphone] Et ça c’est super ça . Parce que avant il y a…Je sais pas quelle âge vous avez, sûrement 20 ans ?

L/J/AOui.

C18 ans .

Z – Si,si ça existait, la vie sans le téléphone portable. J’ai connu la vie sans internet. Ça n’existait pas ! Et ouais c’était le minitel avant. Et ça, ce que vous regardez c’est 5 euros par jour. 

CD’avoir la plateforme ? L’algorithme ?

Z – Le sponsorisé, la publicité que vous avez elle me coûte 5 euros par jour. 

C Oui ça marche quoi. 

Z – Donc tu vois, pour 5 euros par jour, même si tu mets 30 jours ça va te faire 150 euros par mois, et tu vas toucher je ne sais pas combien de dizaines de milliers de personnes, c’est pas la peine de faire d’autres supports. Donc un CM il a une réelle raison d’exister.

Toutes – Ah oui !

Z – Voilà, un CM on en a besoin. 

CMaintenant que le papier est révolu de tout façon il y a qu’avec que ça que ça marche.

Z – C’est sûr. Devant vous vous avez un boulevard d’ouvert, après tout dépend de la personne et du secteur dans lequel vous allez aller. Vous connaissez un mec qui s’appelle Alain Chabat ? 

Toutes Oui ! 

[rires] 

Z – Oui ? Mais je ne sais pas si vous avez connu la pub : 

“    – C’est quoi le texte ? 

  • Ah 
  • Hein ? 
  • Aaaaaah !”

Vous n’avez pas connu ça ? 

ToutesNon.

Z – Et bah je vais vous dire pourquoi, parce que c’est Alain Chabat qui avait fait la pub d’orangina et t’as un mec, un petit gros tu vois, qui est un petit peu comme Pierre, qui arrive et tu le vois il est dans un flipper géant. Il est en position et t’as un mec qui tire le manche pour lancer la boule. Et t’as le gars, tu sais il est habillé en boule, et il dit au mec “Attend mais c’est quoi le texte ?” et le mec il lui dit “Ah.” Et l’autre “Hein ?” et la t’as le truc qui se lâche et le mec part et il fait “Aaaaaaah !”. Et après il est secoué dans tous les sens. “Orangina, secouez moi !”. Le texte était magnifique et pourtant il y a quoi comme texte ? Et bah c’est bon, c’est Alain Chabat. Ca c’est de l’humour. C’est de l’humour Les Nuls, on aime ou on aime pas. Mais c’est de l’humour Les Nuls. Et ça, ça a fait un tabac à l’époque. Moi je pense qu’un CM il communiquerait sur des trucs comme ça, le mec a tout compris. Tu fais rire les gens, tous les jours il y en a qui vont se connecter dessus pour regarder ce que tu vas faire. Alors mec, t’es une drogue, à toi même t’es une drogue. Parce que les gens viennent d’eux-mêmes. Et là t’as gagné. Et en plus vous êtes des filles alors ne vous laissez pas influencer par le côté masculin parce que en fait.. Ma femme, je vous dis ça comme ça. Mon épouse elle travaillait à EMGP avant à Paris, elle faisait tout ce qui était expert comptabilité du Big Deal, Qui Veut Gagner des Millions, enfin bon les studios d’enregistrement. Et ma femme elle s’occupait de tout ça. Et en fait j’ai vu, pour y avoir assister, le mépris qu’il y a dans ces professions là. “Oh t’es une meuf quoi” tu vois ? Alors qu’un mec arrive il est en costume cravate, “Ah bonjour.” tu vois ? Il va falloir vous imposer c’est ça que je veux vous dire. Mais vous allez devoir vous imposer deux fois plus qu’un mec. 

LOn a cru comprendre.

Z – Ah, il ne faut pas lâcher ça. Parce que le féminin c’est beaucoup plus fin. L’humour féminin est beaucoup plus fin. Celui d’un mec est beaucoup plus lourd. 

LJ’avoue j’ai été élevé avec mon père alors j’ai récupéré son humour lourd.

[rires]

Z – Ouais donc t’auras la finesse du féminin avec un peu de lourdeur de masculin si tu veux, mais donc ça peut être un put** de mélange. Mais surtout là-dedans faites gaffe, parce que vous aurez de la tentative d’influence. Surtout que c’est des métiers où en fait celui qui a besoin de vous alors il est souvent là, donc ne vous laissez pas influencer. Soyez vous-mêmes. Restez vous-mêmes et affichez-vous comme vous-mêmes. C’est votre personnalité que vous allez communiquer de toute façon. Et ça, ça marche. Si vous faites quelque chose que vous n’aimez pas, barrez-vous. 

AEn même temps ça se verra.

Z – Ouais, mais après il y a celui qui vient travailler alimentaire. T’as un loyer à payer, faut remplir le frigo, bah tu dois venir bosser mais tu n’y es pas. Si vous avez vraiment la fibre de dire “c’est mon métier et ce n’est pas qu’un effet de mode”. Moi ça ne l’était pas, ça l’est devenu parce que contraint et forcé. Mais c’est un plaisir. Des fois il faut l’inspiration voilà, c’est ça.

LVous la trouvez où votre inspiration justement ? 

Z – Derrière mon bureau là haut.

[rires]

Z – En fait ça te vient naturellement hein. Si t’as un petit peu de con***** dans la tête, tu vas penser à un truc. Tu vois l’autre fois il y en a un qui me dit “oh t’as les boules hein?” et là je réfléchis je me dis mais c’est vrai que Gusto et même Osakaya ils ont les boules coco. J’ai pris un plat de boules coco et je l’ai posé sur une table, sur un visuel j’ai marqué : “T’as les boules Coco!”. T’aurais vu les gens, ils étaient mort de rire. Ou alors j’en ai fait une aussi avec une assiette avec des pâtes et de calamars et j’ai marqué “Quand y’en a marre, y’a calamar!” Il y en a qui m’ont marqué “T’as osé faire ça ?”.

[rires] 

Z – Et ouais mais tu te rends compte ce que tu suscites. T’as pas de posts négatifs déjà. Donc en fait c’est un boulevard et ça c’est bien. 

CEn fait on voit qu’il y a une vraie personne derrière.

Z – Voilà.

C Et du coup ça rapproche plus.

Z – Pour moi ça m’importe énormément plutôt que le côté mécanique : post sur la paire de basket Intersport …

Toutes Oui.

Z – Peut être c’est parce que c’est l’ancienne génération. 

LNon mais comme vous avez dit ça revient, on le voit bien maintenant sur Instagram avec les personnes qui justement, se démarquent parce qu’elles montrent leur vraie vie, elles sont plus là dans le paraître. Ca revient beaucoup. 

Z – C’est sûr, après maintenant, il y en a qui vu que ça revient ils sortent là dessus pour dire qu’ils se démarquent. C’est pareil, on peut tromper une fois mille personnes mais pas mille fois une personne. 

[rires] 

Z – D’accord et oui. Vous avez compris la notion. 

Toutes Oui.

LOui Les Nuls. 

Z – Non mais une fois on peut tromper une fois mille personne mais pas mille fois une personne. 

LOui oui mais pour moi ça paraissait logique. 

Z – Ah d’accord, non mais il y en a ils ne comprennent pas. 

LAh d’accord.

[rires] 

Z – Et donc du coup voilà tu peux tout faire, mais derrière faut assumer.

L Oui.

Z – Donc voilà, des questions ? Après du côté technique bon bah les supports on les a fait. 

Toutes Oui. 

Z – Tumblr je vous le dis franchement je n’ai jamais essayé. Pinterest qu’est-ce que tu veux que j’y mette, des étiquettes de livraison ?

JPinterest de toute façon c’est que du visuel, c’est comme instagram mais sans texte. 

Z – Voilà c’est pour ça je n’ai aucun intérêt non plus. Donc nous on peut travailler qu’avec Insta et puis Facebook on va dire. Et surtout Google My Business. My Business en fait c’est la même chose mais c’est Google. Ca appartient à Google. Si vous voulez Google est le plus gros moteur de recherche au monde. Quand on dit “C’est quoi ça ?” “Bah je ne sais pas Googlise!” Vous savez ce que ça veut dire ? 

Toutes Oui.

Z – Bon et bah en fait c’est parce que Google est devenu le moteur de recherche numéro un mondial. Tout ce que tu veux trouver tu vas sur Google. Et en fait Google ils ont pour les professionnels My Business. Donc tu vas mettre ton business en ligne et tu as une interface qui est comme ça [montre son ordinateur]. Et ça c’est My business. Alors pour être un professionnel il te faut un SIRET parce qu’un particulier il ne peut pas le faire. Il ne sera jamais référencé. Parce qu’il n’est pas professionnel. Et en fait là on te dit par exemple de créer un post. Et il faut, de façon régulière, créer un post, donc tu prends ton post Facebook, tu fais un copié-collé et tu le mets dedans. Et Google lui qu’est-ce qu’il voit ? Il voit que le business qui est rattaché à ton site, sur ta page My business, vu que c’est le site numéro un mondial, il n’y a pas meilleur référenceur que Google, et bah Google voit que tu travailles avec, ça te fait du bonus et dans ce bonus là il va te remettre en avant et donc si tu publies à heures à peu près régulières…. Ca c’est vraiment important, l’algorithme lui va voir que un coup t’es pas là, c’est pas grave. Deux coups t’es pas là c’est pas grave. Trois coups il va se dire “Ah je suis passé là deux fois il n’y a rien, la troisième fois il n’y a rien. Demain je ne passerai pas.” Et là tu fais un truc le lendemain qui est important et il ne va pas te l’indexer. Et il va repasser, il va se dire “Ah là il y a du mouvement.” Et en fait voilà c’est un mouvement perpétuel à heures fixes. Et là après t’as le robot qui passe à heures fixes. Tu mets un truc… Moi je sais que c’est 1H11 du matin. Le robot passe, aspire mon site et il remet en route. Tout ce que je veux modifier il faut que ça soit fait avant. Je rentre un nouveau restaurant, je fais tout pour qu’il y soit à 1h pile. J’envoie mon site. A 1h11 le robot indexe. Le lendemain le mec tape “LivraisonLou.com”. T’arrives en premier. Parce que Google t’a référencé 6 000 et quelques pages. Ca c’est hyper important. Surtout vous. Vous allez travailler avec ça. Ok?

Toutes Oui.

[rires] 

Z – C’est important, c’est des conseils. Après je ne suis pas le prof. 

LAh non mais on prend note justement. 

Z – De toute façon le prof pourra vous dire ce qu’il veut, il n’y a que le terrain qui vous apprendra la réalité des choses. Et si vous voulez vous exercer, même si là je pense que vous êtes un peu trop dans le b.a.-ba.

Toutes Oui. 

JOui c’est de la communication au sens large. 

Z – Mais vous êtes à l’IUT ? 

Toutes Non à la fac. 

Z – Ah à la fac, d’accord. Oui parce qu’ils en ont un truc de communication à l’IUT ? 

LSans doute parce qu’à chaque fois que ..

Z – Tech de co.

LAh bah peut être. 

Z – Parce que j’en ai eu l’année dernière. On avait fait une super soirée étudiante. 

[rires] 

Z – Mais sur trois mois ils n’ont rien bran***. C’est dommage quoi. Les plaquettes, ils n’avaient rien fait alors que c’était que du… enfin je pense que c’est peut-être mieux suivi à la fac, je ne sais pas. 

LJe ne crois pas.

AC’est plus suivi en IUT qu’en fac. 

LOui c’est plus encadré.

JC’est différent, après l’IUT c’est professionnalisant alors qu’à la fac c’est très large. 

Z – Parce que vous avez des possibilités après peut être de continuer sur d’autres cursus ? 

JOui c’est pour ça on peut aller dans pleins de choses. On voit du très large pour après affiner petit à petit. Alors qu’à l’IUT c’est déjà très ciblé. 

Z – Parce que communication, c’est large en fait. 

ToutesOui. 

AC’est de l’information et communication alors c’est encore plus large.

Z – Oui. 

C–  Il y a tout.

AIl y a tout je crois comme métiers dans ce que l’on fait, beaucoup de choses.

Z – Bah la com’ ça paye. 

Toutes –  Oui.

Z – La com’ ça paye mais pas ici. 

CPas sur Béziers vous voulez dire ? 

Z – Non. En fait je te le dis honnêtement. Je vais te donner une anecdote, à Paris j’étais dans le 12ème arrondissement, Boulevard Diderot j’avais 140m2 d’appartement et 1 200 euros de foncier, d’accord ? En plein 12ème arrondissement. Bon on est arrivés à Béziers, on a pris 140m2 je paye 2 500 euros de foncier. J’ai pas de métro, je suis dans une ville de mer**. Excuse hein mais je ne sais pas ce qu’ils appellent infrastructure. Déjà structure t’oublies alors infra, elles sont vraiment infra tu vois. Bon déjà je me suis dis “merde quand même on te vend la vie chère”. Le soleil est cher ici. La deuxième anecdote que je voulais te dire c’était quoi ? J’ai perdu le fil, c’est vous aussi là. 

[rires] 

Z – C’était quoi que tu m’avais demandé? 

CQue c’était pas bon ici.

Z – Oui; en terme de salaire j’avais passé une offre d’emploi, j’ai embauché une webdesigneuse. Au départ ma charte graphique je l’ai faite faire. Elle m’appartient mais en fait ce que je voulais, aujourd’hui on a codé un premier site, le front et le back vous savez ce que sait non ? La partie front de chez moi, ce que j’ai fait j’ai acheté un des plus gros CMS qui existait sur le marché et on a cassé le front de ce CMS là et on a créé notre propre front c’est à dire la page d’accueil.  Le front, le design et donc j’ai embauché une graphiste ici. En fait je suis retourné à l’école pour 6 mois à IONIS pour me former sur les bases de ce qui était le développement, le design, l’UX, l’UI tu vois des trucs comme ça. Et j’arrive là puis je me dis tiens on va embaucher une webdesigneuse elle va nous refaire le front et puis au bout de trois mois on va on la prend en CDD et puis voilà. Je reçois la fille, tout va bien et je lui dis “Niveau salaire vous avez quelle prétention ?” La fille me regarde et me fait “Bah 1 200”. Et là tu sais je me suis mordu la lèvre, je dis “Mais par jour?” Elle me dit “Non par mois”.

[rires] 

Z – Là je suis tombé raide. Tu sais combien c’est un webdesigner à Paris ? C’est 450 euros par jour. 

CAh oui c’est pas pareil. 

Z – Non mais sur le coup elle me dit 1 200 je lui dis “Par jour?” elle me dit “Bah non par mois”. Bon bah ça va. Donc tu vois la différence de prix. C’est 450 un webdesigner à Paris. Un bon développeur, un full stack, front, back et qui fait aussi bien du Java que du HTML on va dire c’est 700/800 euros par jour. Déjà à Montpellier t’es a 450. A Béziers t’es à 50. C’est sérieux ce que je te dis. 

COui, oui. 

LC’est quelque chose d’important pour vous aussi à ce niveau là, ça vous fait faire des économies de dingue. 

Z – Ah oui.

LC’est impressionnant.

Z – Ah oui  et en plus de la compétence il y en a. Parce qu’en fait il y en a pleins qui sont formés et en fait aujourd’hui sur le marché de l’emploi il n’y a pas beaucoup d’entreprises qui recrutent. Donc forcément ça fait baisser les prix. Et après là on a développé un système de borne en fait. 

L Ah oui ! 

Z – Ca vous le gardez pour vous hein. On en a déjà d’installées qui tournent. Et on est les seuls à l’avoir créé il y a deux ans. On a des bornes qu’on met gratuitement dans les entreprises. C’est une borne en forme de mon logo. Et sur ces bornes-là il y a des remises. 

[rires] 

Z – Et oui, parce que s’ils commandent par la borne de l’entreprise ils payent que 2,50 euros de livraison. S’ils utilisent le téléphone ou le PC ils payent 4 euros de livraison comme tout le monde. Pourquoi j’ai fait ça ? Parce que dans une entreprise de 100 personnes, quand t’as la borne, le mec tous les jours quand il va se faire un café il te voit. Au niveau marketing une borne elle me coûte, avec le Pc dedans, même pas 250 euros. Donc finalement si tu fais le compte pour aller cibler 100 personnes tous les jours et qui en plus après viennent devant ton truc, te connaissent et tout. Pour 250 euros c’est que dalle. Donc on a créé les bornes et ça marche. Et là il me fallait un développeur parce que je veux qu’il me développe une application spéciale borne. Et du coup on va en recruter parce qu’il y en a plein. C’est un truc de fou Béziers, c’est un vivier. 

[rires] 

Z – Non sérieux il y a du monde. L’IUT là, ce qu’ils forment avec mma là, la catégorie qu’ils ont… msi ? Enfin bref ils sont spécialisés en vidéo et compagnie. Tu fais un clip vidéo avec Booba pour 300 euros ici. 

[rires] 

Z – T’es à Béziers mec, c’est gratuit. Le mec il te le fait gratuit si tu le mets sur ton site. Et oui ! Donc voilà c’est pour ça. Vous êtes toutes de Béziers ? 

Toutes Pas du tout !

Z – Ah ça va ! 

[rires] 

Z – Vous êtes d’où ? 

LA côté de Bordeaux.

AToulouse. 

JPerpignan.

CAlors moi je suis à côté d’Auxerre. 

Z – Ah ouais t’es la seule qui vient du ch’nord. 

[rires] 

Z – Le nord ! D’accord et vous êtes là pour deux, trois ans ?

Toutes Trois ans.

[rires] 

Z – Allez il faut vous motiver ! Pourquoi il n’y avait pas chez vous ? 

Toutes Non.

[rires] 

Z – Non c’est vrai ? Ce que vous faites là il n’y avait pas ? 

L A Bordeaux oui, mais je n’avais pas envie d’aller dans cette université.

Z – Ah ouais ? 

JEt t’as préféré Béziers ?

LEt bah oui !

[rires] 

Z – Bah on est pas mal, c’est pas cher. La vie n’est pas chère ici. 

J C’est pour ça que j’ai choisi Béziers par rapport à Montpellier. 

Z – Oui ça n’a rien à voir, ma fille était en fac de droit, elle a fait sa première année à Montpellier. Déjà ça te coûte un bras et en plus laisse tomber les conditions de vie quoi. Puis c’est une usine à gaz. [Cherche sur son PC] Je suis en train de vous montrer une photo des bornes. C’est intéressant. En plus ça c’est totalement féminin. Ca a été développé par une fille. Pour avoir une touche féminine. Je vous jure. Comme quoi un chef d’entreprise c’est à l’écoute. 

[rires] 

Z – Non mais le féminin ça compte. Bon après vous avez d’autres questions ? Je suis ouvert. 

LOn a fait le tour ?

Toutes Oui on a fait le tour. 

Z – De tout façon si vous avez besoin d’autres informations vous savez où je suis. Tenez regardez je vous en montre une. [Montre une photo d’une de ses bornes] Ca c’était sur un salon en fait. Où on a fait les présentations. C’est la même chose. C’est le site internet en version réduite. 

CJ’ai pas bien compris où elles étaient ? 

Z – Dans les entreprises, que pour le personnel, pas pour le public.

CD’accord.

LMais vous en avez installés chez Renault. 

Z – Il y en avait une chez Renault mais on l’a retiré parce qu’elle a pris l’eau. Ces c*** ils ont été inondé, ça a explosé l’ordinateur. 

LAh ok.

Z – Comment vous le savez ? 

LPar votre Instagram. 

Z – Ah oui oui ! Et ça c’est bien parce que j’en ai une à l’hôtel In Situ, là on en a une. En fait t’as les clients ils ne te connaissent pas. Ils arrivent là, ils ne savent pas qui tu es, ils s’en fichent. Ils en ont une dans le hall, ils arrivent “Oh c’est quoi ça ?” Ils commandent et tac ! Là tu vois tous les logos des restaurants qui défilent. Donc c’est pas du tout le même affichage que sur le site. Là t’as que des carrés avec les logos des restaurants qui défilent. Tu cliques, tac ! Ca t’ouvre tous les trucs, tu cliques dessus. En trois cliques tu as fait ta commande. Tu mets ton numéro de chambre. Et nous on le livre à l’accueil. Mais pas dans la chambre. 

[rires] 

Z – Et oui ! C’est franchement bien. Comme quoi, des potentiels de développement il y en a plein. Il n’y a pas que ce que l’on fait dans la vie, il y a plein d’autres trucs à aller chercher. Voilà, alors je pense que techniquement je ne vous ai rien apporté. 

JOn en a appris quand même beaucoup sur le métier en lui même, sur tout ce qui est derrière en fait. 

LEt puis le fait que vous ne soyez pas de cette formation. Vous vous êtes créé quand même tout seul. Je pense que déjà, on ne sera pas nombreux dans cette promo à apporter un entretien comme ça. Et nous ça nous motive aussi, parce qu’on fait des études mais ça se trouve on arrivera pas à ce qu’on veut et du coup on voit que oui ça fonctionne chez d’autres, on peut finir comme ça aussi. 

Z – Après si vous voulez par exemple sur Local Place ou même sur Croûtons vous pouvez me soumettre éventuellement des idées. Mais moi c’est clair et net si il n’y a pas d’humour je retoque direct. C’est clair et net. Le poulet grillé sur sa broche ça ne passe pas chez moi. Donc si vous voulez à temps perdu comme ça, vous me les envoyez, je vous dis “Tiens ça c’est top!” on le met  et hop. Voilà, ça ne me pose pas de problème. Aucun problème, si ça ne va pas je vous le dis direct, ça sera non. Moi il faut que ça fasse rire. Un minimum quoi. Ou que ça soit beau. Voilà si vous voulez on est pas fermés. Même sur Local Place on a des produits cosmétiques. Vous voulez faire des visuels pour vous entraîner ? Allez y , vous me les envoyez, je vous dirai si ça peut passer. Si ça passe, ça passe. Si ça ne passe pas, ça ne passe pas. 

LC’est une bonne information.

[rires] 

Z – Voilà, ça vous va ? 

LNiquel c’est génial. 

Z – Allez-y perso ça ne me dérange pas. Mais faites des trucs marrants. J’insiste. Si vous les faites, il faut les mettre en oeuvre. Il faut que ça fasse rire. Ok c’est bon ? 

L Bah c’est parfait ! 

Z – Tenez [nous tend à chacune une carte de visite]. Il y a mon adresse mail pour chacune.

JMerci, et est-ce que vous souhaitez qu’on vous envoie la retranscription ?

Z – Bha ouais, y’a l’adresse mail dessus.

JD’accord, parfait !

LMerci beaucoup de nous avoir accordé votre temps !

Z – Avec plaisir.

Entretien mené par Schuhmacher Lou, Vidal Justine, Milud Camélia et Ribeiro Alexia.

Être chargé de communication interne et externe, à l’Assurance Maladie de l’Hérault.

lundi 25 novembre 2019

« Le grand pouvoir de la communication, c’est qu’on vous pose une question, et vous pouvez ne pas y répondre. ».

Nous avons effectué notre entretien le 12 novembre, à l’assurance maladie de Béziers se situant au carrefour de l’Hours. Amandine a trouvé l’entretien. Dimitri a fait le discours d’introduction, Maeva la première question, et Dimitri et Kevin la clôture. Ensuite Amandine et Dimitri ont enregistré avec leurs téléphones et Amandine était responsable du temps. En plus de l’enregistrement, ils ont rédigé la retranscription de l’entretien. L’interview a duré 1 heure et 05 minutes. Lors de cet échange, nous avons pu interviewer Monsieur David LOPEZ, directeur du service communication à Montpellier, et Madame Hélène SERIN, directrice adjointe du service sur Béziers.

Glossaire:

. Un brief: Un brief met au clair, les objectifs et la stratégie d‘une entreprise et éventuellement un budget et les contraintes d’action.

. PAO: Publication assistée par ordinateur.

. PO: Product Owner. Il joue un rôle important dans l’émergence d’un projet.

. Ameli:Site officiel de l’Assurance Maladie, qui nous permet de faire nos démarches.

Dimitri: Bonjour, tout d’abord nous vous remercions pour le temps que vous allez nous accorder. Voici Maeva, Amandine, Kevin, et moi-même Dimitri. Nous sommes des étudiants de première année en licence information et communication. Nous effectuons un entretien dans le cadre d’une matière, méthode de travail, pour en savoir plus sur votre métier.

Nous sommes toujours d’accord pour un entretien de 1heure, 1 heure et demie?

Monsieur LOPEZ: Oui, bien sûr.

Dimitri: Et êtes-vous toujours d’accord pour qu’on vous enregistre avec nos téléphones ?

Monsieur LOPEZ: Oui, ça ne nous pose aucuns problèmes. Maintenant que vous vous êtes présentés, je vais me présenter. Donc je m’appelle David LOPEZ et je suis responsable de communication de la caisse de l’Hérault.

Madame SERIN: Et moi je m’appelle Hélène SERIN et je suis directrice adjointe du service de communication.

Maeva: D’accord. Alors premièrement, pouvez-vous nous présenter votre métier qui est chargé de communication , au sein de l’antenne montpelliéraine et biterroise ?

Monsieur LOPEZ: Alors tout d’abord, comme souvent on peut le penser, je ne suis pas que chargé de communication interne, car je gère toute la communication que ce soit interne et externe.

Vous voulez que je vous présente le fonctionnement de l’équipe, et comment ça se passe?

Amandine: Oui, s’il vous plaît.

Monsieur LOPEZ: Donc sur l’Hérault, nous avons un service de communication, composé de huit personnes, dont Hélène et moi. On a trois chargés de communication, qui font autant de la communication interne que externe. Donc on est sur un poste de chargé de communication, sur le pilotage du projet, la conduite, la relation avec les autres, la prise de brief, ce genre de choses et trois assistants de communication, qui sont plus sur la partie PAO, outils, graphisme, vidéo, ce genre de chose voilà.

Kevin: Et les deux postes sont sur Béziers et Montpellier?

Monsieur LOPEZ: Non, alors la partie chargé de communication est sur Montpellier et la partie technique, sur Béziers.

Dimitri: hmm, d’accord

Monsieur LOPEZ: Donc voilà, ça c’est sur le fonctionnement de la caisse. Ensuite, sur la communication interne, on n’a pas un chargé de communication dédié à la communication interne. On est sur des projets de communication interne, qui sont attribués à l’un ou l’autre suivant le travail demandé. Nous trouvions ça plus agréable de ne pas faire que de l’interne et plutôt mélanger les deux.

Pour l’interne, nous sommes sur une caisse de 950 salariés, qui est sur 7 sites: donc plus gros site Gambetta, 450 salariés. Deuxième gros site, ici, Hours, 350. Ensuite on a une autre agence sur Montpellier, qui en a 150, et après on est sur des petits sites.

Donc aussi on a une difficulté en communication interne, c’est qu’on est pas sur une seule agence, un seul site, il faut qu’à chaque fois, on trouve des modalités de communication qui s’adaptent à tous les sites.

Amandine: Comment faites-vous pour trouver les modalités qui s’adaptent à tous?

Monsieur LOPEZ: Donc principalement, on a trois gros outils, de communication interne et un site intranet, qui est super vieux, super moche et super pas pratique sur lequel tous les sites peuvent discuter.

De plus on a une newsletter mensuelle, donc là on a séquencé les différents types d’informations. Tout ce qui va être informations chaudes, à faire passer sur intranet. Et après quand on veut passer sur des sujets un peu plus en fond, on fait des rubriques et on parle de nos newsletters, pour les rendre plus vivantes. Et on a un troisième support, le magazine entracte, qui est un magazine des salariés pour les salariés, donc là qui est un trimestriel. C’est encore un magazine papier, où l’on aborde différents sujets. On a un comité de rédaction, qui définit les sujets, qu’il souhaite voir aborder. Après ils travaillent sur des articles, qui sont diffusés, au sein de la caisse.

Madame SERIN: Après c’est quelque chose, sur un ton plus décalé, qui se démarque justement de toutes les autres communications internes.

Maeva: Et du coup, quelle est la principale mission de la communication interne à la caisse?

Monsieur LOPEZ: Alors principale mission, c’est de faire descendre la communication de la direction ou de notre politique nationale auprès des salariés.

Mais la grosse difficulté dans notre métier et dans votre métier plus tard, c’est ce que je dis tout le temps: la communication, tout le monde sait en faire. Vous allez vous rendre compte que tout le monde est un expert en communication. Tous. Mais tout le monde aura un avis à donner. C’est un peu notre grosse difficulté. Donc enfaîte, le rôle et l’importance en chargé de communication, c’est de démontrer son savoir faire, parce que tout le monde va vous donner son avis. Si vous voulez, y a un très très bon exemple, que j’ai affiché dans mon bureau. Vous connaissez l’affiche du chat parisien? Vous savez il y a un chat noir sur une affiche, on va vous la montrer.

Madame SERIN: Je vais vous la chercher.

Monsieur LOPEZ: Cette affiche a eu un succès fou, d’ailleurs, il y a des petits commentaires anecdotiques, où il y a des personnes qui disent: « Moi, j’aurai mis Hello Kitty. », « Pourquoi vous avez mis ça? » ou « Pourquoi tel message? ». Enfaîte c’est la grosse difficulté, vous serez toujours critiqués. C’est un premier point, c’est à dire qu’on va venir vous voir, on va vous expliquer pourquoi vous avez mal fait ça.

Donc après derrière, pour vous, le plus important, c’est de savoir quelle stratégie on va vous donner, quel message on va vous faire passer, et derrière de pouvoir se dire comment faire un minimum d’évaluation de ce que l’on veut faire, et ça c’est compliqué.

C’est pour ça que en communication, et notamment en communication interne , le plus important c’est le brief. N’importe quelle boîte va vous dire: « je veux ça. ». On va pas vous poser de questions. On va vous dire: « Je veux un article, je veux une vidéo, je veux un flyer, je veux une affiche. ». C’est bien. Mais il faut lui demander quelle est sa problématique, quel message veut-il faire passer, quel est l’objectif. C’est déjà ça.

Et donc en refaisant un brief, vous devez avoir identifier la problématique de l’autre, et proposer quelque chose. Puis derrière c’est de se dire, qu’on a un système de gouvernance, qui fait que ce que l’on propose, bah c’est nous qui décidons.

Donc le paradoxe de notre boulot c’est de se dire que quelqu’un passe une commande, on sort un produit qui ne plaît pas à la personne qui l’a commandé. Oui c’est très très compliqué, mais c’est vraiment ça. Demain vous allez voir un banquier, vous allez pas lui expliquer qu’il fait mal son boulot et que vous faîtes mieux que lui. En communication, on vous expliquera, qu’on fait mieux votre boulot que vous. C’est un peu la grosse difficulté, sur la communication interne.

Maeva: D’accord.

Kevin: Et est ce que justement, vous avez déjà eu des sites qui n’avait pas la même idée, ou le même objectif?

Monsieur LOPEZ: Non , le gros intérêt d’une institution comme la notre, comparé à d’autres entreprises, c’est qu’on a tous le même intérêt.

Kevin: D’accord.

Monsieur LOPEZ: Après en terme de communication externe globale, c’est assez bien géré, parce que on est sur un canal qu’on maîtrise en général. La seule pointe anecdotique, qu’on ne maîtrise pas, c’est qu’on est sur des sites excentrés et qu’on est sur une politique, assumée pas moi-même, de non-affichage. C’est à dire que pour moi, l’affiche c’est quelque chose qui ne sert à rien. Les gens ne lisent pas les affiches, ils ne lisent pas les flyers. Ça fait 5 ans que je suis là, ça fait 5ans que je dis qu’on ne fait plus d’affiches, et de flyers. Bon, il y en a quelques-uns qui persistent de temps en temps.

Mais dans les sites extérieurs, on ne maîtrise pas. Donc si à un moment, quelqu’un a envie de mettre une affiche de je sais pas quoi parce qu’il pense que c’est bien, il pourra la mettre, mais ça sera toujours dans l’intérêt de la caisse et ça sera toujours un affichage qui n’est pas maîtrisé, qui n’est pas uniforme sur l’ensemble de nos sites. Mais normalement, il ne doit pas y en avoir.

Est -ce – que quand vous allez quelque part vous lisez les affiches?

Maeva- Amandine-Dimitri: Ça dépend…

Monsieur LOPEZ: Haha, donc ça dépend ça veut dire pas tout le temps!

Amandine: Comment vous vous êtes rendus compte alors que les affiches n’étaient pas un moyen efficace pour la communication?

Monsieur LOPEZ: Enfaîte on s’en était rendu compte quand la caisse avait changé de numéro de téléphone. On était passé sur des plates-formes avec des  »36-46 », et donc gros changement. Donc la on informe tous nos assurés, d’ailleurs, je travaillais à Gambetta.

On avait fait des affiches dans tout l’accueil. Donc il faut imaginer un accueil moche, mais remplit d’affiches pour le nouveau téléphone le  »36-46 ». Message super compliqué…

Tous les agents d’accueil devaient faire ce qu’on appelle des offres sur rebonds: c’est à dire que vous faîtes votre entretien et à la fin, vous dites: « Au faîte, nous tenons à vous informer que l’assurance maladie a changé de numéro maintenant c’est le  »36-46 », et vous remettez un petit flyers.

D’une part, on avait mit des grosses poubelles à la sortie, exprès. Donc tous les gens prenaient les flyers, et les mettaient à la poubelle, et donc ne les lisaient même pas. Et à la sortie de la caisse, on avait une personne qui demandait: « Au faîte, vous connaissez le nouveau numéro de téléphone de l’assurance maladie ? ». Et on en avait que 30% qui nous ont dit oui.

Donc après la notion d’efficacité de l’affiche, m’a paru assez faible.

Kevin: Mais pour arrêter de faire des affiches, vous avez organisés une réunion?

Monsieur LOPEZ: Non, après comme je vous dis, si vous arrivez dans votre métier à démontrer votre pertinence et votre efficacité, dans les actions que vous menez, quand vous allez porter un message auprès de votre direction, ils vont vous croire, parce qu’ils vont se dire: « J’ai en face un expert. ». Mais si à chaque fois que vous dites quelque chose c’est la cata derrière, ils vont se méfier.

Alors ce qu’il s’est passé, c’est juste sur des arguments. Je leurs ai dit: « Déjà, on a une politique nationale, qui veut qu’on est pas d’espace pour afficher. Donc c’est de l’affichage  »sauvage », c’est moche, c’est pas harmonieux, ça ne représente rien. »…

Madame SERIN: Oui, enfaîte voilà, c’était renforcé par la politique nationale mais il y avait surtout une forte pression locale. Mais nationalement, ils avaient quand même essayé de supprimer les flyers, du moins en libre service. Il fallait que ce soit ciblé, plutôt que d’avoir des flyers dans les accueils. Ça existe encore que le conseillé en donne en main propre, mais ils sont ciblés.

Monsieur LOPEZ: Après on s’était dit aussi, que l’on supprimait quelque chose. Mais quelle était la stratégie pour combler ce que l’on enlevait ?

On devait se dire aussi qu’on était sur le développement de tout ce qui était marketing relationnel, avec l’envoie de mails ciblés, qui touchaient à un plus grand nombre de personnes et qu’on arrêtait d’investir dans quelque chose d’assez maîtrisable.

Puis on s’est dit aussi que quelqu’un qui vient un coup dans l’accueil de Gambetta et un autre coup, dans notre accueil, ne verrait pas les mêmes affiches et qu’elles ne seraient pas posées aux mêmes endroits. Donc le territoire visuel n’était pas bon.

A chaque fois, on développe une stratégie, et une contre-stratégie. C’est à dire, il ne faut pas juste dire ça sert à rien, parce qu’on se rend compte que ça marche pas.

Madame SERIN: Ça s’inscrit dans une réflexion, et un plan de communication aussi global. C’est pas juste une action comme ça, sur les affiches.

Maeva: Il faut toujours trouver la bonne solution.

Monsieur LOPEZ: C’est ça ! C’est trouver la solution , et trouver la solution qui correspond à la stratégie de notre entreprise. Donc la difficulté principale est de connaître quelle est la stratégie de ton entreprise, et la stratégie de ton directeur. Vous pouvez être dans une entreprise, mais objectivement une entreprise va avoir une tête, et suivant la tête, on ne va pas avoir la même stratégie, les mêmes envies. Donc c’est bien connaître la stratégie de son entreprise.

Dimitri: Donc il y a une grosse partie de votre travail qui consiste notamment à demander des précisons à votre directeur, par exemple si il est pas très clair dans ce qu’il veut?

Monsieur LOPEZ: Oui c’est ça. Nous, notre grosse partie du boulot, c’est de définir un peu la stratégie, la ligne directrice dans laquelle on veut aller, et quels moyens on va mettre. A partir de là, c’est de mettre en place tous les outils, tout ce que l’on peut faire avec des chargés de communication, qui vont eux mener les projets, de la déclinaison opérationnelle de tout ce projet là.

Amandine: Quels sont les arguments, que vous apportez à votre directeur, pour qu’un projet soit accepté ?

Monsieur LOPEZ: Alors déjà, je déconseille de poser la question « Est ce que je peux… ? ». Comme je dis à mes enfants, si vous posez la question il y a une chance que je vous dise oui, mais un risque que je vous dise non. Pour moi le chef est fait pour  »chefer ». Donc si pour telle ou telle raison il veut vous dire non, il vous le dira.

Non, moi ce que je conseille, c’est dire l’intérêt du projet. Par exemple si c’est une conférence de presse, il faut mettre en avant que c’est un sujet, avec beaucoup d’enjeux,que les journalistes nous sollicitent pas mal dessus, et qu’on aura aussi des retombées médiatiques.

Vous voyez c’est toute la différence.

Dimitri: Donc d’après ce que j’ai compris, il faut convaincre la hiérarchie que votre solution est celle qui correspond à l’entreprise, tout en s’appuyant sur des faits concrets.

Monsieur LOPEZ: Exactement. Et puis la chance qu’on a nous dans le réseau assurance maladie, c’est qu’on est 102 caisses en France. Donc on est 102 caisses, qui sont pilotées par une même caisse nationale, qui nous met en dialogue entre nous. Il y a donc des fois, des caisses qui ont des expériences que les autres n’ont pas. Ce qui marche dans une caisse, on l’expérimente dans une autre. Donc on a cette force que, en tant qu’entreprise, on ne se fait pas concurrence.

Dimitri: Donc enfaîte, vous formez un même groupe, unit, qui travaille dans la coopération.

Monsieur LOPEZ: C’est ça. Après je vous le cache pas, on essaye d’avoir une meilleure idée que l’autre. Quand une autre caisse nous dit qu’on a eu une meilleure idée qu’elle, on est plutôt content.

Maeva: Mais comment vous faîtes, pour discuter avec les autres caisses des idées des uns et des autres?

Monsieur LOPEZ: Alors enfaîte, on a une plate-forme collaborative, comme beaucoup, sur laquelle on a des formes de discussions, des échanges, et tous les communicants en font partis.

Donc par exemple on poste comme quoi on a une super idée, on peut se poser des questions…

Madame SERIN: Ou alors on a une idée mais on veut savoir si une caisse a déjà eu l’idée.

Monsieur LOPEZ: Oui voilà, il faut qu’on est un territoire visuel qui soit unifié , parce que déjà l’assurance maladie, on ne nous connaît pas. A la rigueur on est la  »sécu » ou la CPAM. Mais l’assurance maladie, même moi, quand j’en parle à mes copains, ils ne savent pas ce que c’est.

Donc depuis 3 ans on travaille pour faire connaître notre image. Si vous regardez bien tous nos spots télé, on essaye de se donner une image.

Kevin: Et par exemple qui gère le site  »Ameli » ?

Monsieur LOPEZ: Alors ça c’est complètement différent: le site  »Ameli » est un site maintenant national. Donc on a une équipe nationale, qui pilote l’infrastructure du site. Mais en local, on a des référents, qui vont partir d’ailleurs la semaine prochaine en formation, qui peuvent alimenter la partie locale. Voilà, c’est à dire qu’on a tous les jours des rubriques locales près de chez nous, avec des activités que nous, on peut compléter. Donc nous sur le site, on fait presque rien. A la limite on rajoute un article, mais voilà pas plus.

Dimitri: Ça fait combien d’années, que vous consacrez du temps à tous ce qui est technologique.

Monsieur LOPEZ: Donc nous déjà, on existe depuis 1945. Donc voilà c’est plus tout jeune non plus ! Mais ça fait 15 ans qu’on est vraiment très actif sur tout ce qui va être site internet. Après sur le développement de nos outils, comme le compte AMELIE, qui permet de déposer certaines choses, c’est des outils de gestion pour nous et non de communication. Nous, à la limite, ça va être de faire la promotion du compte en demandant si tout le monde a ouvert son compte. Après le reste passe au service  »Gestion ». Après nous avons une répartition différente à Béziers et à Montpellier.

Dimitri: Vous venez de nous dire qu’il y avait une répartition différente. Est- ce- que vous pouvez nous en dire plus ?

Monsieur LOPEZ: Clairement au début ça a été un casse tête de se dire comment on articule les choses. Et après finalement dans la structuration, car on crée des binômes. Un projet ça se compose d’un chargé de communication et d’un assistant de communication qui met l’action en avant. Donc finalement comme je vous l’ai dit au début Montpellier et Béziers sont en binômes. Montpellier et le chargé de communication, et Béziers est l’assistant de communication.

Kevin: Et en parlant de ça, vos assistants de communication ont suivi des formations spéciales sur les différents outils de création ?

Monsieur LOPEZ: Alors non, mais chacun a ses compétences spécifiques. Il y en a un qui est plus sur de la vidéo. Après tous maîtrisent des outils de PO basiques. Une autre est spécialisée sur tous ce qui est réseaux sociaux, avec la rédaction de poste et les hashtags spécifiques.

Amandine: Et pour ce qui est de événementiel, je sais que à Noël, par exemple, on le fête avec les enfants des montpelliérains. Mais du coup, c’est la caisse de Béziers, ou de Montpellier qui organise l’événement ?

Monsieur LOPEZ: Enfaîte c’est le même principe, en binôme. C’est à dire que Montpellier va émettre l’idée, et Béziers va la mettre en pratique. Peu importe les actions c’est vraiment un travail d’équipe.

Amandine: D’accord. Et pour ce qui est de votre parcours professionnel, est-ce que vous pouvez nous en dire plus ?

Monsieur LOPEZ: Ouah… Vous êtes sûrs de vouloir en venir là, parce que ça va vous faire peur ! Non, moi à la base je suis pas du tout communication. De base j’ai fait des études scientifiques, j’ai fait du contrôle aérien, dans l’aéronautique navale. Après je me suis retrouvé à la caisse. On a la chance, en interne, de pouvoir faire des parcours professionnels et des formations structurantes qui nous permettent d’évoluer. On est plutôt sur une institution qui permet à chacun d’évoluer sur un métier qui n’était pas le sien à la base.

Mais sinon, j’étais pas du tout communication.

Dimitri: Du coup, pourquoi vous vous êtes orientés sur la communication ?

Monsieur LOPEZ: Moi personnellement, ça a été un hasard. Mon chef a eu quelques tensions, avec la chargé de communication, donc elle a été mutée sur un autre site. C’est à ce moment là, que j’ai découvert le métier, et qu’après je me suis formé, pour pouvoir y rester. Donc c’était un hasard.

Dimitri: D’accord.

Maeva: Quels conseils donneriez-vous à des étudiants qui veulent se lancer dans votre métiers, après leurs études ?

Monsieur LOPEZ: Ah, c’est pas simple ça comme question ! Alors le premier conseil, c’est quelque chose d’indéniable, c’est bosser son sujet à fond. C’est à dire, de n’importe quel sujet dont vous allez parler, il faut que vous le maîtrisiez. Par exemple, il faut que vous sachiez expliquer à votre chef, avec des chiffres, votre projet, et le convaincre. Le fait de maîtriser le sujet va rassurer l’autre en face, il va se dire je suis en face de quelqu’un qui connaît.

Ensuite, le second conseil que je pourrais donner, c’est ne jamais répondre  »je sais pas ». Le grand pouvoir de la communication, c’est qu’on vous pose une question, et vous pouvez ne pas y répondre.

Enfin, un autre conseil serait de savoir surfer avec les compétences. Savoir s’adapter à la situation. Par exemple vous allez avoir vos idées. Elles sont super mais vous avez un cadre. Donc il faut adapter vos idées dans le cadre.

Maeva: D’accord.

Kevin: Du coup avec cet entretien, nous avons beaucoup appris sur la caisse de l’Hérault et vos deux métiers. Nous avons su que la caisse de Béziers et celle de Montpellier travaillaient en binômes, les différents secteurs dans votre service, que le brief est très important, pour comprendre le message et l’objectif de l’autre, et que votre entreprise est une grosse entreprise unie, où toutes les caisses de France, s’entraident et discutent entre elles.

Dimitri: En tout cas, nous vous remercions, pour le temps vous nous avez accordés. Grâce à vos deux témoignages, nous avons une vision beaucoup plus claire, sur le métier qui nous intéresse.

Est ce que ça serait possible que vous nous partagiez, vos coordonnées, pour vous envoyer la retranscription de l’entretien, à la date qui vous convient ?

Madame SERIN: Oui bien sûr, envoyez-le quand ça vous arrange.

Amandine: D’accord merci, je vous l’enverrai sur votre boîte mail, au plus tard mardi prochain.

Madame SERIN: Très bien parfait !

Propos recueillis par VALS Amandine – WATTIAU Maeva – SCHNEIDER Dimitri – THERON Kevin, élèves en Licence 1 Information et communication du Groupe 2 à Béziers.

Interview avec Madame Garcia

dimanche 24 novembre 2019

Nous avons interviewé Madame Garcia, qui travaille dans l’audio-visuel, et qui est aussi notre enseignante. L’interview a duré environ une demi heure, le 22 octobre 2019 au sein même du Centre du Gesclin. Nous avons utilisé trois téléphones afin d’enregistrer ce moment.

Équipe : Alors tout d’abord, bonjour Madame Garcia, je suis Bastien Millan.

Pro : Bonjour Bastien.

Équipe : Je suis avec Emy Couret, Thomas Vidot et Matys Salvayre, nous sommes donc ici aujourd’hui pour parler de votre métier et de votre vie professionnelle en général.

Pro : Oui.

Équipe : Êtes-vous toujours d’accord pour un interview d’environ 30minutes à peu près ?

Pro : Oui bien sûr.

Équipe : Alors je dois aussi vous demander si vous êtes d’accord pour être enregistrée afin de publier notre interview sur le blog de la licence info-com.

Pro : Oui tout à fait.

Équipe : Eh bien c’est parfait, merci beaucoup c’est gentil de vous être libérée pour nous d’ailleurs et d’accepter tout ça. Et je vais donc commencer à vous poser des questions si cela vous va.

Pro : Oui, oui.

Équipe : Donc vous travaillez pour Eas’image.

Pro : Tout à fait.

Équipe : Est-ce que vous pouvez nous expliquer comment ça marche, les services que vous proposez ?

Pro : Alors Eas’image est un des métiers que j’ai. C’est une association qui propose de la formation et des ateliers dans l’audio-visuel, dans la communication papier, donc on fait aussi de la PAO, du web et voilà. Mais c’est surtout une branche de formation et d’atelier. Donc ça se destine à des entreprises avec de la formation professionnelle, et des particuliers aussi qui voudraient se former sur différents logiciels ou sur des techniques de prise de vue. Et puis il y a une autre partie atelier pour tout ce qui va être les médiathèques, les écoles, les collèges etc … donc qui va être aussi une éducation à l’image. Donc ça c’est une facette de mon travail, et puis il y a une autre facette aussi où moi je suis en indépendante donc en dehors d’Eas’image, où là je suis prestataire de services pour des entreprises qui ont besoin de communiquer à travers l’audio-visuel.

Équipe : Ok parfait merci, donc vous pouvez m’expliquer ce que c’est PAO s’il vous plaît ?

Pro : PAO, oui alors c’est « présentation assistée par ordinateur » en fait. Ça va être tout ce qui va être, eh bien ce qu’on va apprendre en cours, par exemple faire des affiches, ça va être voué à de l’imprimerie après derrière mais il faut pouvoir le faire et on va le faire avec les outils informatiques. Donc tout ce qui va être PhotoShop par exemple, ça va être de la PAO. Ou bien faire des flyers ou quand on va travailler avec InDesign aussi, on va faire des choses qui vont être des présentations assistées par ordinateur, donc PAO.

Équipe : Ah oui donc c’est vraiment tout ce qu’on fait en cours.

Pro : Exactement.

Équipe : Donc dans votre métier en dehors d’Eas’image, c’est quel genre de clients qui vous approchent, plutôt des professionnels ou des particuliers ?

Pro : C’est plutôt des professionnels. C’est des professionnels qui ont besoin de communiquer sur leur entreprise, des professionnels qui ont besoin de faire des captations audio-visuelles, pour justement après pouvoir diffuser leurs travaux ou travailler leur propre image aussi auprès de leurs propres clients. Donc ça va être pour mettre en image soit ce qu’ils font, soit ce qu’ils sont.

Équipe : Parfait, et vous avez fait quoi comme études pour pouvoir atteindre ce métier ?

Pro : Alors pour pouvoir atteindre ça, j’ai un bac littéraire, après j’ai fait une licence d’audio-visuel, après j’ai fait un BTS audio-visuel option montage, et après j’ai travaillé. J’ai travaillé et en même temps que j’ai travaillé je me suis formée tout le temps.

Équipe : Et donc par rapport à votre travail vous avez travaillé directement là-dedans ou vous avez fait d’autres métiers avant de réussir à faire celui-ci ?

Pro : En fait j’ai toujours navigué entre la formation et la prestation. Donc à la fin de mes études, j’avais été repérée par mes profs de l’époque qui m’ont embauchée direct pour que moi aussi je donne des cours. Je m’étais pas du tout destinée à donner des cours à la base, c’était pas du tout ça l’idée. Moi je voulais faire du montage audio-visuel parce que j’ai toujours aimé le cinéma et tout ça, et au final j’ai fait mon activité de formation qui m’a laissé du temps et donc du coup j’ai pu faire des prestations aussi. Et puis après j’ai eu moins de temps donc je suis rentrée plus dans la formation et maintenant ça fluctue et je fais et de la prestation et je me réserve du temps pour les deux en fait car finalement j’aime bien les deux.

Équipe : C’est super de pouvoir faire ce qu’on veut.

Pro : C’est pas toujours facile.

Équipe : Donc vous arrivez toujours à faire des choses qui vous plaisent ou pas ?

Pro : Non, bien sûr que non. Après dans tous les boulots, n’importe quel travail que vous choisissez, même si c’est un travail que vous aimez, il y a quand même tout une partie où tu ne vas pas aimer ce que tu fais. Par exemple, dans l’activité de formation, j’aime pas corriger les copies tu vois ? Et pourtant t’es obligée. Voilà je rigole avec ça, mais il y a forcément des facettes que t’aimes pas. Moi dans l’audio-visuel, le fait d’être indépendante aussi, c’est super car t’es ton propre patron donc quand tu prends une décision tu peux vraiment mettre en place ce que tu as décidé de faire, donc ça c’est génial. Pour avoir connu plusieurs façons de travailler, ça je sais que c’est ce qui me convient. Par contre après tu as toute une partie où tu peux moins aimer. Moi il y a toute une partie commerciale, aller chercher des clients c’est pas mon truc quoi. Moi ce que j’aime bien faire … j’aime bien travailler avec les gens, mais aller à la recherche de clients, ça j’aime pas.

Équipe : Donc c’est à vous de rechercher les clients en fait, c’est pas l’inverse ?

Pro : Ah oui, là quand t’es autonome, t’as les avantages et les inconvénients. C’est-à-dire que si je me remue pas, j’ai pas de clients donc j’ai pas de salaire, donc je mange pas.

Équipe : C’est compliqué d’avoir du temps ? Vous avez plus de temps de travail que si vous étiez en 35h pour une entreprise ?

Pro : Eh bien c’est différent en fait. Ce qui m’a fait quitter mon emploi, c’est que petit à petit, on m’a demandé de faire 35h dans des temps de bureau. Sur des métiers artistiques c’est pas possible. Tu peux pas travailler 35h en fait. Même en enseignement c’est pas possible, tu prépares un cours, tu vas pas te dire : « alors je vais préparer mon cours de 14h à 16h et puis à partir de là je ne prépare plus mon cours », c’est pas vrai, quand je regarde un film je peux me dire « ah bah ça c’est intéressant », donc au final tu vas bosser ton truc, il y a certains boulot, tu peux pas te cantonner si tu veux bien le faire à des heures de bureau. C’est pareil, quand on est en train de discuter, si je pose mon stylo en disant : « bah non ça y est il est 16H30, tant pis si vous n’avez pas compris ce que je suis en train d’essayer de vous expliquer », ce n’est pas possible, tu ne fais pas bien ton travail si tu fais ça. Donc voilà, comme c’était arrivé, on me disait de faire 9h 12h, 14h 18h avec une pose à 10H30, je me dis « mais c’est pas possible ». Si je suis en train d’expliquer un truc, je peux pas dire « ah bah non, je coupe, la pause est plus importante que ce que je suis en train d’essayer de vous apprendre.

Équipe : Ça engendre de la frustration ?

Pro : Oui voilà. Et puis ce n’est pas cohérent, c’est même au-delà de la frustration. Comment on peut apprendre à être professionnel ? Un professionnel il s’arrête pas au moment de la sonnerie tu vois ? Enfin si, par exemple la personne qui visse des boulons dans une usine il peut s’arrêter à ce moment-là car là c’est possible. Mais après tout ce qui va être dans l’humain, dans la création, eh bien des fois ça m’est arrivé à 11h du soir de faire : « ah bon sang, ça y est j’ai une idée pour le film du client à qui j’ai affaire », et je me mets à écrire à 11h. Tu te dis que oui tu es en dehors de tes horaires de travail. Donc si tu te dis « oh non je suis en dehors de mes horaires de travail je vais arrêter », t’avances jamais en fait. Voilà donc pour moi c’est un peu ça être professionnelle.

Équipe : Ah donc dans votre métier c’est surtout avec l’imagination ? Il faut avoir l’imagination qui vient pour travailler.

Pro : Si tu veux, quand il y a quelqu’un qui fait appel à toi pour te demander de communiquer sur son image, tu vas savoir quoi faire, mais il va te falloir quand même écrire un minimum sur ce que tu vas montrer et ce que tu vas pas montrer, comment tu vas le montrer pour que la personne soit aussi sous son meilleur jour tu vois ? Regardez, vous les questions que vous m’avez posé aujourd’hui, eh bien vous les avez préparées en réfléchissant à ce qu’il fallait faire etc… Donc là c’est le même principe. Il faut à un moment donné préparer en amont les choses.

Équipe : Oui donc c’est aussi du temps de préparation.

Pro : Exactement.

Équipe : D’accord, et quels sont les problèmes que vous rencontrez le plus souvent dans le métier de la préparation des vidéos ?

Pro : Des problèmes d’organisation. Pas forcément de moi, mais des problèmes d’organisation liés au budget, liés aux préparations, liés à la communication au sein d’une entreprise par exemple. Donc je dirai que c’est ça le principal problème. Un exemple concret, là au mois de novembre je pars 3 jours sur Lille pour faire une prestation pour un client et donc il nous faut aller à Lille. Donc je pars avec une autre personne et il nous faut préparer le voyage et toute la gestion, donc savoir où on va dormir et tout ça quoi. Et ça fait à peu près 3, 4 mois qu’on sait qu’on va là-bas. J’ai fait un premier devis pour y aller en voiture parce qu’on a du matériel à prendre etc. Et comme c’est une grosse structure, il faut que le budget soit validé. Donc je fais un premier devis qui prend tout en compte, c’est validé, mais il faut attendre. Sauf qu’entre-temps les prix des locations varient. Donc je peux toujours pas réserver réellement en concret. On s’approche là maintenant et donc on est au mois d’octobre, et c’est toujours pas validé. Donc entre temps, on s’est dit : « Bah tiens, finalement le client a voulu faire un truc un peu moins cher donc il y a du matériel qu’on prend pas, donc on peut y aller en train ». Je lui ai refait un devis et, dans l’absolu on va le faire en train, mais c’est toujours pas validé. Donc j’ai pas pris mes billets de train, donc ça va leur faire un surcoût forcément parce que plus tu tardes à prendre le billet de train plus tu payes. Donc c’est surtout ça la problématique. C’est des problématiques d’organisation.
Sinon après t’as les gens qui sont pas au courant qu’ils vont se faire filmer sur leur lieu de travail. C’est toujours agréable… Donc t’as le patron qui décide de filmer ses équipes, ses locaux etc… Puis quand tu arrives, les gens ne comprennent pas pourquoi t’es là, pourquoi tu vas les filmer, alors que toi tu as fait passer des papiers de droit à l’image et tout ça pour que tout le monde soit bien, mais ils ne sont pas arrivés visiblement jusqu’aux gens que tu dois filmer ce jour là, donc il te faut tout réexpliquer. Donc voilà c’est des problèmes d’organisation.

Équipe : Du coup c’est vous qui êtes embêtée si les gens n’ont pas signé les papiers ?

Pro : Dans l’absolu c’est pas forcément moi qui suis embêtée car je pourrai dire : « ah oui mais si c’est pas signé moi je ne filme pas ». Mais ton boulot c’est aussi de faire avec tout ça et puis d’aller faire de la pédagogie avec les gens pour leur expliquer comment va être faite leur image et puis leur faire signer le papier, toi sur le moment. Sinon les choses se font pas. Et du coup ton client n’est pas content parce qu’il ne comprend pas pourquoi ça se fait pas.

Équipe : Donc vous devez partir souvent ou le plus souvent ce sont des entreprises de la région qui vous font travailler ?

Pro : Alors c’est mieux quand c’est des entreprises de la région. Mais après j’ai des périodes où je bouge beaucoup en fonction des clients que j’ai. Donc il y a des périodes où oui je bouge pas mal. Donc voilà là on part à Lille, à Paris, à Grenoble, à Carcassonne.

Équipe : C’est parce que c’est un métier qui n’est pas beaucoup répandu où c’est que les gens préfèrent vos prestations à vous et ils viennent vous chercher directement ?

Pro : Là tu vois on a par exemple un client qui, lui, nous fait intervenir à différents endroits parce que c’est un gros client. T’as plusieurs endroits où tu dois aller travailler. Donc non c’est pas parce qu’il y a pas grand monde qui le fait. Parce que là dans l’absolu, des prestataires audio-visuel t’en as beaucoup quoi. Après t’as différents niveaux de prestation audio-visuelle aussi. Parce que quand tu regardes les gens qui font des films de mariage par exemple, Bah c’est des prestataires audio-visuel aussi.

Équipe : Du coup vous vous êtes basée sur des prestations comme la publicité.

Pro : Moi je fais pas les films de mariage. Je n’aime pas cette facette là. Donc après je suis pas obligée de me l’infliger. Heureusement. Donc après s’il me fallait vraiment faire ça pour manger, bon je le ferai. Mais ça ne m’intéresse pas. Ça c’est une partie qui ne m’intéresse pas. Après j’ai beaucoup de gens en formation qui viennent et on va dire que c’est le niveau zéro de l’audio-visuel. Quand on commence à son compte ; c’est un des premiers trucs qu’on va pouvoir faire, parce qu’il y a beaucoup de demandes au final. Ça va être tout ce qui va être les films de mariage, parce que ça ne demande pas non plus de construction. Il faut aller au mariage, filmer, et faire un montage derrière et redistribuer.
Après il y a les captations aussi. Vous savez les spectacles, des enfants, de fin d’année. Donc ça aussi ça fait aussi partie de ces trucs ? Ça j’en ai fait pour rendre service à des gens. Après c’est pareil c’est pas le genre de truc que j’irai chercher.

Équipe : Et par rapport à ça vous êtes payée à l’heure ou à la prestation ?

Pro : A la prestation. Il faut surtout pas regarder le tarif à l’heure. Quand tu travailles pour toi, jamais tu regardes le tarif à l’heure. Ça m’est arrivé de temps en temps car on rigole et on fait des concours avec des amis qui travaillent aussi dans la même branche, et non faut pas faire ça, tu te fais du mal pour rien. Parce que quand t’aimes ton boulot, en réalité tu travailles beaucoup plus que ce que tu devrais travailler donc au final forcément ton tarif à l’heure il baisse. Tu y es beaucoup. Moi je sais que je suis un peu perfectionniste, donc sur tout ce qui va être les montages audio-visuels.
Puis il y a des entreprises qui filment eux de leur côté et qui m’envoient les rushs pour que derrière je fasse le montage. Je rajoute toujours 36 trucs car voilà, j’aime bien être contente du travail que je rends. Donc oui, je pourrai aller beaucoup plus vite mais je serai pas contente du travail que je rends. Après c’est un juste milieu, faut pas mettre trop longtemps non plus, il faut mettre des deadlines, mais il faut être content de ce que l’on fait. C’est important.

Équipe : Et tout ça vous le faites chez vous ou dans un local ?

Pro : Ça dépend, parce que là tu vois quand je pars à Lille, c’est pas chez moi, donc ça dépend du boulot. Après il y a une grosse partie, où oui je peux la faire depuis chez moi.
Après maintenant, il suffit d’avoir ton ordi, et voilà, une fois que tu as ton matériel, derrière t’as pas forcément besoin d’avoir un local. Après pour des trucs tu peux louer un local, ça dépend de ce que tu as besoin.

Équipe : Donc c’est un travail d’équipe, vous travaillez avec quelqu’un ?

Pro : Alors l’audio-visuel, oui c’est toujours un travail d’équipe parce que tu peux pas tout faire tout seul. Vous verrez au deuxième semestre quand on fera l’audio-visuel ce sera marrant aussi.
T’es obligé d’être en équipe en fait. Ne serait-ce que techniquement, des fois on fait des multi-cams, c’est filmer à 3 caméras, avec du montage en direct. Tu peux pas, tout seul c’est pas pratique. Si t’as une caméra à bouger et en même temps faire ton montage en direct, tu peux pas faire ça. Ou alors quand tu filmes et que tu dois avoir un preneur de son, c’est pas pratique de le faire tout seul. Donc du coup l’audio-visuel c’est des boulots qui sont beaucoup en équipe. A partir de là, on se lie à plusieurs et puis voilà. Il y a des gens avec qui je travaille et avec qui j’ai l’habitude de travailler.

Équipe : Et c’est des auto-entrepreneurs ?

Pro : Oui, en fait il y a différents profils, mais oui, ce sont des gens que je connais depuis très longtemps, voir des étudiants à moi qui sont devenus des collègues à moi.

Équipe : Ah c’est parfait, au moins ils ont la même méthode que vous non ?

Pro : En fait, tu vois quand tu commences à travailler avec quelqu’un, il y a tout un moment où t’apprends à connaître l’autre. Tu vois si tu peux avoir confiance. Tu vois jusqu’où tu peux aller et puis il y a toute la partie découverte et du coup là c’est vrai que c’est super. Après avec les anciens étudiants c’est super car cette partie là est directement éliminée. Il y a une complicité qui est complètement différente parce que c’était pas des étudiants comme vous, vous je vous ai 3h. Eux c’est des gens que j’ai plus eu au niveau pratique et c’était des petites classes de 12 personnes donc forcément il y a autre chose qui se créait. Mais du coup ça permet d’éliminer toute cette partie là. Moi je sais comment il travaille. Lui il sait comment je travaille, forcément puisque je lui ai aussi appris des trucs. Et donc du coup il y a une confiance qui est pas la même et qui fait que ça marche tout seul.

Équipe : Et du coup quand vous avez un travail à faire quel qu’il soit, vous vous dites : « je préfère travailler avec lui car il est meilleur dans ce domaine» ?

Pro : Oui, toujours. Il y a des gens que je sais que je travaillerai plus avec, parce que ça colle pas. Et il est hors de question que je me force à travailler avec.

Équipe : Après on peut pas aimer tout le monde c’est sûr.

Pro : Après on peut pas aimer tout le monde, je sais que tout le monde ne m’aime pas non plus, et moi j’aime pas tout le monde non plus. Mais même professionnellement, il y a des fois où tu peux pas passer au-delà de certains trucs. Après, même si humainement t’es pas super fan, mais professionnellement tu sais que ça va le faire… Mais bon après il y a des gens tu sais que même professionnellement tu feras pas car ça ne te correspond pas..
C’est pareil, quand t’es à ton propre compte, tu te dis que les gens avec qui tu es, quelque part ils te représentent aussi tu vois ? Donc si tu es avec des gens qui renvoient une image qui ne te correspond pas, ça peut pas le faire. Professionnellement moi ça me dérange beaucoup. Il y a une époque où par exemple on avait quelqu’un qui était commercial et c’est quelque chose que je déteste faire, donc franchement si il y a quelqu’un qui peut faire ça à ma place, je suis ravie. Mais en fait il le faisait pas comme moi je vois le travail. Son style c’était qu’il fallait vendre un frigo à un esquimau sur la banquise. Et moi c’est pas du tout ce en quoi je crois. Je vais pas vendre quelque chose à quelqu’un qui n’en a pas besoin. Voilà, j’étudie le projet, je suis plus dans le conseil, c’est pour ça que le commercial c’est pas ce qui me plaît. Ça induit d’autres choses qui font que ça correspond pas trop avec ma personnalité. Et du coup, me dire que mon image, ce type avec qui je suis censée travailler, il renvoie pas la vraie image de ce que je fais. Donc ça ne m’intéresse pas de travailler avec quelqu’un qui renvoie une mauvaise image de mon travail. Pas l’image que moi j’imagine.

Équipe : Oui, vous n’aimez pas qu’il saute sur les clients pour essayer de vendre à tout prix en fait ?

Pro : Je n’aime pas du tout la vente forcée. La vente forcée, ou essayer de faire dans le bling bling, ou essayer de faire miroiter des choses qui sont fausses, je veux pas vendre pour vendre juste pour engranger plus d’argent. Ce n’est pas ma façon de faire, j’estime qu’on peut faire son travail honnêtement, correctement… Bon évidemment je roule pas sur l’or, avec cette mentalité là forcément on ne fait pas fortune. Surtout à l’heure actuelle. Mais par contre je veux pouvoir toujours me regarder dans le miroir en me disant : « voilà je fais les trucs honnêtement, je me plais toujours ». Moralement évidemment, humainement, et ça fait aussi partie des raisons pour lesquelles je me suis mise en indépendant. J’en avais marre de devoir gérer les choses d’une autre façon.

Équipe : Donc depuis que vous êtes auto-entrepreneur, vous pensez que c’est complètement une autre approche de votre métier  ?

Pro : Alors oui et non. Parce que en fait j’ai toujours eu la même ligne, mais soit on m’a laissé faire en me disant : « de toute façon, débrouille toi on veut que ça marche », et là ça me convenait très bien. Devoir me débrouiller, me décarcasser, je comprends les problématiques financières quand les gens me disent qu’ils n’ont pas beaucoup d’argent et qu’il faut arriver à se débrouiller et à faire sans. Ça ça me dérange moins que de me dire : « oui mais alors, tu vas faire ça comme ça », de la part de gens dont ce n’est pas le travail, mais comme ils sont au dessus de toi au niveau hiérarchique, ils vont s’octroyer le droit de dire : « on sait très bien comment ça se passe ».
Mais non, si ce n’est pas toi qui fais le travail, ce n’est pas possible.

Équipe : Vous pensez qu’on peut pas diriger quand on sait pas comment ça se passe ?

Pro : Exactement, tu peux pas. Après c’est sûr je me suis disputée plusieurs fois à l’époque avec mes patrons. Bon c’est sûr faut pas, mais bon là je pouvais le faire donc je le faisais. Eux m’expliquaient que ça n’allait pas que j’étais réfractaire à l’autorité. Mais non je n’étais pas réfractaire à l’autorité, mais à l’autorité mal placée. Si on me demande des choses qui sont complètement aberrantes, je n’ai pas envie de dire oui parce que c’est un patron. Du coup c’est pour ça qu’on se disputait, car je ne disais pas oui. Après il y a des gens qui le comprennent très bien ça et qui ne le prennent pas mal et qui vont plus être dans la discussion pour comprendre et eux-mêmes évoluer pour arriver à faire eux-mêmes les choses bien. Ou essayer de me convaincre que c’est moi qui fais pas bien aussi. Moi aussi je me remets en question régulièrement. Mais sinon, on a des gens qui tout à coup on remet leur autorité en cause et ce n’est pas possible.

Équipe : Quel conseil vous nous donneriez pour pouvoir pratiquer ce métier ?

Pro : Il est important de pas compter ses heures et d’être passionné. Et aussi perfectionniste.

Équipe : Merci beaucoup, il y a une dernière question que je veux vous poser. Comment l’opportunité de travailler à la fac s’est présentée ?

Pro : Grâce à des connaissances qui m’ont proposé ceci. Car apparemment avec l’ancien prof qui était là à ma place ça ne se passait pas bien.

Équipe : D’accord et ce n’est pas un CDI du coup ?

Pro : Ah oui je suis pas en CDI là. C’est pour ça que je travaille à côté. Pour pouvoir travailler en tant que prof à la fac, soit tu es prof de fac et c’est ta vie, tu fais tes recherches etc, soit tu es intervenant et tu es donc un professionnel à qui il faut un travail à côté pour pouvoir intervenir à la fac. Quand t’es intervenant, ils peuvent pas t’engager comme ça.

Équipe : Très bien, merci. Donc en résumé, on peut dire que votre vie professionnelle est très diversifiée et qu’elle vous passionne. Par contre, l’organisation est une chose plus difficile à gérer, et il ne faut pas regarder le temps qu’on passe à travailler car ce ne sont pas des horaires du bureau.

Pro : Oui, c’est ça.

Équipe : Eh bien c’est parfait, merci beaucoup pour cette interview.

Pro : Avec plaisir.

Équipe : Alors si ça vous va nous allons vous envoyer d’ici une à deux semaines la retranscription de cette interview, pour que vous puissiez la valider. Vous pouvez nous donner votre e-mail s’il vous plaît ?

Pro : Oui pas de problème, alors c’est sandrine@easimage.fr

Équipe : Parfait, merci à vous, bonne journée.

Pro : Avec plaisir merci à vous aussi.

Couret Emy, Millan Bastien, Salvayre Matys, Vidot Thomas, Groupe 2 Béziers

Entretien avec un professionnel de la communication (Kaporals)

dimanche 24 novembre 2019

Entretien avec un professionnel de la communication

Contexte :

Pour ce projet, nous avions dans l’idée de faire un entretien avec un Community Manager. Pour ce faire, nous avons envoyé plusieurs mail et message à des community manager de la région mais pas que, nous avons aussi essayé de communiquer avec de grandes entreprises comme : Samsung, Renault, McDonalds et d’autres. Dans la plupart des cas nous avions des réponses négatives ou aucune réponse, sauf dans un cas, le Community Manager de Samsung m’a recontacté et m’a fait entendre que la seule façon de faire l’entretien avec lui était par mail chose qui n’était pas bien pour notre projet. Mohamed Zraigui nous a alors dis que son père avait un contact à Kaporal, il nous a donc donné le contact et nous avons échangé quelques mail avec lui avant qu’il nous redirige directement vers leur Community Manager. Il ne voyait pas de problème a ce qu’on fasse un entretien avec lui, nous avons donc pris rendez-vous au siège de Kaporal à Marseille le Mercredi 13 novembre à 11h. Nous sommes donc allez au complet soit 4 personnes : Benoit Manzongani, Maywin Pegourie, Marvin Saulnier et Mohamed Zraigui pour lui poser chacun a notre tour des questions sur son parcours, et son métier de Community Manager.

Légende!

– Marvin, Maywin, Benoit et Mohamed

– Damien Lorenzi

Charte déontologique :

Etes-vous toujours d’accord pour vous faire questionner sur plusieurs points en rapport avec votre vie professionnel et académique mais aussi de vous enregistrer lors de cette entretien ?

– Oui, avec plaisirs.

Retranscription :

-Bonjour, Pouvez-vous commencé par vous présentez et présenter votre parcours professionnel ?

-Alors, moi je suis Damien Lorenzi.

Mon parcours, j’ai fait un DUT info-com option pub à Besançon âpres mon Bac. Ensuite, je suis allé faire une licence chef de publicité agence media à Alise-com Strasbourg. J’ai terminé mon master 1 chef de publicité agence com à Paris toujours à Alise-com Strasbourg. Ensuite j’ai fait un master 2 chef de publicité web, Community Manager.

A la base je voulais travailler en tant que chef de projet dans la publicité, j’ai fait des stages dans Print, tout ce qui était média print, donc affichage, magazine, un peu de TV, un peu de radio, moins dans le digitale. Donc mon stage c’était âpres mon master 1 et j’ai vu que les agences bougeaient beaucoup et évoluaient vers le digitale, c’est pour cela que j’ai fait un master 2 community management et chef de projet web. Cette 5eme année je l’ai faite en alternance en contrat professionnel, chez Pubisis Paris et Marcel l’agence digitale du groupe pubisis pendant 1ans. Apres je suis resté dans le groupe ou j’ai travaillé sur de nombreux projet digitales mais plutôt de la gestion de projet donc je n’étais pas encore CM. Je suivais, je lisais des campagnes web, des newsletters, j’ai lancé avec l’équipe Pubisis la page Oasis qui était inexistante, y avais aucun autre canal de communication et ensuite la publicité c’est bien mais ce n’est plus la publicité des années 90 ou on s’amuse, ou on est créatif y a des budgets, c’est devenu un peu l’usine on va dire, mais j’aime toujours, ca va avec. Donc ensuite j’ai décidé d’ouvrir une agence de relation presse à Paris, donc ensuite je suis parti de Publisis. Je ne sais pas si vous voyais qu’est-ce-que c’est qu’une agence de relation presse ?

-Non.

-Alors, l’agence de relation presse elle va faire le lien entre une marque et les journalistes pour qu’on parle d’elle gratuitement sans faire d’achat d’espace. Donc j’ai ouvert cette agence Paris 4 et j’avais des petits budgets mode, créateur, art et culture, donc ca a duré 2ans.

C’est la que je suis devenu un peu plus CM pour les marques, parce que on faisait leur relation presse, mais ils avaient besoin aussi d’expert CM. Donc on a commencé vraiment à développer mes connaissances de CM lors de l’ouverture de mon agence de relation presse. Ensuite j’ai quitté l’agence donc en laissant mes clients à mon associé parce que j’ai été appelé chez G-star, la marque hollandais de jeans pour m’occuper de toutes leurs relations presses France et pour être leur CM, donc je gère leur compte twitter, facebook France, pas instagram, voila c’était 2 ans d’expérience au sein de G-star qui étaient fondateur, beaucoup de boulot et ensuite j’ai déménagé chez Kaporal parc qu’ils avaient besoin de quelqu’un pour s’occupé des relations presse, de l’image, tout ce qui était production, shooting, vidéo, photo et un CM, donc voila aujourd’hui chez Kaporal j’ai trois casquettes.

Je m’occupe des réseaux sociaux, twitter, linkedin, instagram et facebook et des relations presse France, Espagne, un peu Allemagne, plus tout ce qui est production, donc la production c’est vraiment l’organisation du shooting, le choix de la coiffeuse, le choix du maquilleur, du lieu, l’ambiance, la direction artistique.

-Et du coup vous n’avez pas vraiment choisi devenir CM ?

-Alors aujourd’hui, je pense que c’est plus comme y a 5 ou 6 ans ou le CM était CM. Aujourd’hui y a encore des CM pure mais je pense qu’il faut vraiment être 360 pour pouvoir être CM parce que y a vraiment tout qui est lié admettons je vous donne un exemple, on a différentes livraison de collection dans une saison, il faut que le CM soit au courant de la livraison 1 pour la mettre en avant sur son planning donc du coup moi en plus de ça moi je vais faire les shooting donc je sais qui, quand, quoi, ou, comment lancer les choses. Donc c’est vrai que c’est venu, j’ai pas fait d’étude pure, pure dans le Community Mangement, je m’occupe de tout ce qui est sponsoring donc publicité aussi, parfois on fait appelle a des agences pour gérer nos campagnes sur les réseaux sociaux après je le fait aussi mais non j’ai pas fait des études pure dans le community management mais quand on est curieux on peut le devenir.

-Et du coup pour devenir CM quelles sont les compétences,  qualités qu’il faut avoir ?

-Il faut être disponible, être réactif et puis être également savoir analyser la situation aussi anticiper ce que l’on va dire et quand je dis analyser et anticiper c’est pour faire attention au retombé que l’on peux avoir lorsque l’on poste une photo ca peut arriver qu’il y ai des bad buzz et donc après on fait une réunion de crise en interne, on ce réunit, qu’est ce que l’on répond et ce qu’on supprime et tous sur un effort commun là-dessus sur le recetage, l’irreputation pour que dés qu’on ai un petit bad buzz ou un commentaire raciste ou homophobe ou pas sympa on va le géré pour pouvoir défendre nos valeur car la marque est engagé .

-Tout à l’heure vous disiez que vous avez travaillé chez G-star, Marcel digitale, est-ce-que c’est les agences qui vienne vous cherchez ou c’est vous qui postulez ?

-Premièrement on fait travaillé le réseau, beaucoup de réseaux, parce que en parallèle j’étais bloggeur mode, j’écrivais pas mal sur les collections, les défiler, faut savoir qu’aujourd’hui le réseau est super important je penses que vos profs vous le dise faut être actif, faut de la curation de contenue sur vos réseaux sociaux, faut être sur linkedin, faut rencontrer les gens, faut être là, il faut vraiment avoir un CV attirant, il faut qu’il soit appétant comme on dit, après ici on est venu me chercher mais avant c’était moi qui bougeait, il faut pas s’empâter trop longtemps quand on est jeune dans une boite, si vous y êtes bien oui mais faut voir pleins de chose. Moi j’ai vue la pub, j’ai vu les relations de presses, j’ai fait du management, j’ai fait de l’écriture dans la mode j’ai travaillé un peu dans la déco dans des shooting ce qui fait que le réseau il est la, il est important et il t’aide.

-Et donc on va passer à la prochaine question, pour vous en tant que community Manager quels sont les meilleurs médias de communications pour faire passer une information comme les nouvelles séries, les nouvelles collections etc. ?

-Alors, on communique pas du tout de la même manière sur chaque réseaux, sur twitter et sur linkedin on va plutôt parler d’actualité on va plutôt mettre en avant les actualités business, économique, sur facebook on va plutôt être sur la promotion, le lancement de collection et après sur instagram on va être plus dans l’image, donc dans l’image tout en essayant le client car il y a les options ou on tag le produit et on le redirige vers notre E-shop donc c’est bien l’image mais faut vendre c’est l’age de la guerre on est une entreprise et donc voila instagram pour moi c’est l’image après d’autre Community Manager on une autre vision de ces réseaux la mais nous dans notre ligne éditoriale linkedin et twitter c’est très « corporate » tres business, mettre en avant les prix qu’on gagne, les engagements environnementaux, les engagement sociétaux on a une marque Kaporal qui s’engage beaucoup sur l’insertion des jeunes dans la scolarité ou dans la vie active donc du coup on met ca en avant et comme je vous l’ai dit facebook on va lancer la collection Kaporal X OM on va la mettre en avant, on va mettre de la vidéo pareil sur instagram on va rediriger sur E-shop donc voila instagram image facebook les promo et sur les deux autres plutôt business .

-D’accord. On voit récemment qu’il y a de plus en plus de Community Manageur et d’entreprise qui décident de jouer la carte de l’humour…

-Ouais, nous non, qui ca par exemple ?

-On peut citer les produits laitiers, Winamax, Betclic, Daunat qui essaye d’utilisé l’humour pour attirer les gens vers eux, vous en pensez quoi ?

-Je penses que inciter les gens à boire du lait ou à manger du veau, c’est des produits de consommations devant lesquelles on passe tout les jours donc en faite on doit les mettre en avant donc en effet l’humour ça peut être une bonne façon d’attirer l’œil sur un produit. Je pense que Betclic le font parce que les garçons, le foot, enfin les paris sportifs c’est quand même tres blague etc. après je pense quand même que la ligne éditoriale des réseaux sociaux de la marques doit correspondre aux attente des clients et nous nos clients ils sont cools mais je ne sais pas si l’humour peut les attirer, pas maintenant en tout cas. La enfaite quand tu me parle d’humour moi je te réponds du coup ligne éditoriale, chose super importante une ligne éditoriale vous allez voir… Vous avez déjà fait des stages ?

-Oui, mais pas dans le domaine.

-Alors, vous pourrez pas arriver dans une entreprise puis dire aujourd’hui je vais faire de l’humour sur facebook, c’est impossible, si il y a déjà eu de l’humour avant ok, si la ligne éditoriale le faisait ok, en faite les réseaux sociaux c’est une ligne éditoriale, c’est comme un magazine Figaro ils sont à droite, Charlie hebdo ils sont dans l’humour provoc, t’as Vogue qui est très mode, sérieux, et t’as les Inrocks qui sont dans le sociétale, sur l’engagement, le respect de la femme des chose comme ça, ça c’est une ligne éditoriale, quand vous arrivez chez une marque il faut respecté la ligne éditoriale ou bien en créer une mais qui correspond a l’image actuelle de la boite, nous on est dans le life style cool pour l’instant, ca marche sur facebook, je suis arriver à Kaporal il y avait 9k sur instagram en followers, la on est à 21k, c’est organique on a rien acheté donc bonne perf, gagné 11K followers en 1 ans sans les acheté c’est pas mal, nous on achète pas nos followers, nous comment on ramène des gens c’est avec des jeux concours, on fait du sponsoring, et puis au fur et a mesure on le voit la ça commence à prendre avant on gagnait environ 100 followers en 2 semaines et là on les gagnes peut être en 2 jours donc voila c’est un beau challenge en tout cas, je crois que j’ai dis que 2 qualité qu’il faut avoir pour devenir Community Manager, j’ai dis disponible parce que en faite ça tombe à tout moment, ça peut être un dimanche soir le site admettons il y a un problème sur la commande bah tu reçois des messages, donc forcement t’es administrateur donc tu réponds, tu essaie de trouver une réponse neutre si tu n’a pas de solution et tu vois le lendemain avec tes collègue s’il peuvent réglé le problème et comment , c’est vraiment être disponible, réactif et bien analyser les réponse que l’on peut avoir.

-Ok, du coup vous aviez parlé tout à l’heure de la ligne éditoriale de Kaporal, est-ce-qu’elle était déjà mise en place avant votre arrivé ou vous avez mis votre petit truc à vous ?

-Je suis arrivé il y avait des petites choses qui se faisait mais c’était assez neutre, là on essaye d’être beaucoup plus engagé sur Linkedin et sur Twitter sur tout ce qui est business corporate, sur insta c’est compliqué d’avoir quelque chose de super fluide, de super épurer, parce que l’on a beaucoup de collections, on a une collection femme, une collection homme, une collection anniversaire, on a une collaboration, on a une collection made in France, donc c’est difficile en plus de nos opérations marketing donc c’est assez difficile d’être fluide mais on trouve, je travaille avec une graphiste sur la mise en place des différents feed et des différentes images qui permettent d’être un peu cohérent et puis dans le wording. Le wording ça vous parle

-Non, pas vraiment

-Donc le wording c’est les mots, on va souvent vous parler de wording, planning, visuel wording et dans celui-ci on commence à être un peu plus cool, notre client, notre cible aujourd’hui c’est 30 à 42 ans, on essaye de rajeunir là avec les millenials, la génération Z, donc c’est dans le visuelle, c’est dans le jeu concours, c’est dans le texte, le questionnement, on interroge de plus en plus, on va mettre de petites stories avec un produit sans dire oui ou non mais on va faire en sorte de mettre un produit comme une veste en cuire et une en jean et on va dire laquelle tu préfères sans dire genre oui ou non, parce que la aussi lorsque je vous parlais d’anticipation, imagine t’as que du non. Et donc l’idée c’est que tu poses une question qui est neutre, tu préfères le bleu ou le noir ou moins t’as pas de oui ou non, tu as « bah ok, on préfère le bleu » y a pas un parti pris qui est fait à la fin mais c’est plus sécurisé.

– Vous avez beaucoup parlé de sponsoring, dont un des plus grands de cette année qui est l’Olympique de Marseille,

Alors moi je t’ai parlé de sponsoring sur les réseaux, là c’est une autre partie.

– C’est vous qui vous en êtes occupé ?

Alors c’est ma collègue Barbara Baldot qui s’occupe de ce qui est partenariat et sponsoring. Donc oui on est partenaire, mais leur équipement officiel de vêtement est Puma, sur le costume c’est Izac, et nous, nous somme sur le Denim, c’est deux sortes de partenariat / sponsoring différent. Là quand j’te parle de sponsoring sur les réseaux sociaux, c’est mettre en place une campagne sur de petits produits comme un carrousel sur l’E-shop etc, mais ça c’est un autre type de sponsor.

– Vous parlez beaucoup de partenariat, vous avez dit que vous essayez de rajeunir la clientèle la tranche d’âge de vos clients, est-ce-que vous vous voyez faire des partenariats avec des gens de YouTube ou du monde de l’internet ?

Oui complètement, donc là on fait des partenariats avec DJ ou même des influenceurs qui ont entre 20 et 30 ans, donc oui on a en idée en 2020 d’être plus communication digitale, et d’être moins sur le Print, et les magasines.

Donc on va essayer de plus de digitaliser pour 2020, aller plus toucher à YouTube et s’investir là-dessus, après c’est qu’il faut les budgets, parce que s’associer avec des YouTubers qui sont vraiment installés, c’est un bon chèque.

– Pour faire des placements de produits ?

Oui pour des placements de produits, là ça coûte cher, par exemple là Big Flo & Oli ils ont sortie une collaboration chaussure avec le Coq Sportif c’est un chèque de 90 000 euros pour une paire de chaussure.

– Oui mais là on parle carrément de gros artistes et pas de  »simples YouTuber.

Ouais là on parle d’artistes, bon après c’est vrai que ça rapporte plus quand c’est déjà quelqu’un de bien d’installé(e), après faut faire attention parce que nous (Kaporal) on a quand même une marque super populaire, et en ce moment on est moins dans le  »montrer » on est plus dans les vêtements, d’avoir un côté mode. Il faut donc aussi que l’influenceurs est vraiment envie de travailler avec la marque, par exemple c’est plus facile pour un Lacoste ou un Supreme de travailler avec des influenceurs, qu’un Kaporal, après voilà, nous aussi on ne veut pas cette image de  »kéké » ou populaire donc du coup faut faire le bon choix d’influenceurs, par exemple tout ce qui est téléréalité on ne travaillera jamais avec ces gens là

– Vous avez déjà fait des collaborations pour Kaporal ?

Moi depuis que je suis ici jamais je ne veux pas, on ne peut pas améliorer une image de marque en mettant du Kaporal sur gens de la téléréalité, je pense.

Du coup en tant que Community Manager vous avez rencontré divers difficultés dans votre métier ?

Les difficultés qu’on peut rencontrer quotidiennement, par exemple ça peut être un affût de messages par rapport à un bug sur notre E-shop, après c’est à toi gérer ton planning. Un Community Manager a plusieurs plannings, j’ai un planning Twitter, un planning Facebook, un planning Instagram, LinkedIn, sauf admettons quand j’ai un article presse qui tombe sur Grazia ou l’Equipe je vais le retweeter mais ce n’est pas prévu dans mon planning c’est pas grave je le mets en plus. Mais je pense que le problème c’est si tu gères vraiment bien ton planning t’es bon, juste gérer ton planning , poster à l’heure, par exemple Instagram c’est le matin avant 8h30, sur Twitter ou LinkedIn on est plus vers la pause déjeuné et sur Facebook c’est beaucoup le dimanche soir, Facebook ce sont souvent les personnes de plus de 35 ans qui y restent.

– Au final ce ne sont pas les mêmes cibles pour chaque réseaux ?

Non pas du tout ce ne sont pas les mêmes cibles, y’a Snapchat aussi on s’était mis dessus, on a arrêté mais je ne sais pas si ça peut être une bonne idée de reprendre ce réseau, mais après il faut du temps normalement un Community Manager chez une marque ou en agence il fait que ça mais moi je ne suis pas 100% là-dessus, même s’il est vrai que je pourrais développer plus la chose si je serais à 100% mais on est quand même une entreprise où on est que 125 au siège, tout le monde a beaucoup de casquettes pour essayer de faire avancer au maximum l’entreprise. C’est vrai aussi que j’ai une assistante qui m’aide beaucoup dans la rédaction sur le planning etc… C’est ça vraiment le seul problème que je peux rencontrer de mon côté c’est l’aspiration du texte, c’est vraiment toujours essayer de chercher un petit texte cool, un petit émoticône qui va avec la phrase. Maintenant tout est liés aux Business Manager Facebook, donc c’est tout ce qui est la monnaie donc du coup pour pouvoir lier tes images, tes produits sur Facebook, Instagram à ton E-shop, il faut donc que tu passes par un Business Manager qui va faire le lien et donc qui va monétiser ton produit, il faut donc que ta boutique soit constamment à jour avec les produits que tu souhaites mettre en avant sur tes réseaux sociaux. C’est donc vraiment un gros travail derrière d’organisation, prévoir aussi son planning quand tu pars 3 semaines en vacance, il faut que tout soit nickel. Sur Facebook on peut programmer, sur Instagram aussi mais il faut éviter car on remonte moins dans le référencement, c’est une question d’algorithme, je vous déconseille donc de le faire.

– Comment voyez-vous le métier de Community manager progresser dans les 5 prochaines années ?

Je pense qu’aujourd’hui le Community Manager va de plus en plus être en alerte sur tout ce qui se passe autour de l’entreprise pour faire rayonner un maximum le contenu et l’actualité de la boite. Je pense que maintenant le community manager ne peut plus rester seulement derrière son ordinateur faire des plannings, à réfléchir, faut qu’il aille voir tout le monde dans la boite pour mettre en avant quel produit star doit être mis en avant dans les prochaines semaines, parler avec le retail du magasin pour pousser la communication sur des produits qui ne fonctionnent pas trop. Donc oui le community manager je pense qu’aujourd’hui, il est commercial un peu, parce que l’idée c’est de vendre, mais il fait aussi de la curation de contenu c’est un petit côté journaliste, relation presse pour vraiment mettre en avant un maximum les infos cool ou sur la marque engagé. Donc voilà on a le community manager qui va s’occuper des plannings, wording etc et puis t’as le community manager commercial qui va vendre aussi ton stock sur les réseaux sociaux.

– Vous avez dit que vous essayer de moins vendre les vêtements qu’ils ne plaisent pas aux clients, est-ce-que vous choisissez certains produits que vous voulez mettre en avant ?

Moi je lis et regarde toutes les images et photos qui sortent d’ici, donc forcément j’ai un petit œil artistique sur ce qui va sortir, après parfois je n’ai pas le choix, on a des collections à pousser faut les mettre en avant. Il ne faut pas mettre en avant sur les réseaux ce que toi tu aimes mais il faut vraiment mettre en avant ce que le client aime, je sais que ça peut assez frustrant mais le client est roi.

– Est-ce-que ça vous arrive de demander des avis ou des conseils à vos collègues avant de partager quelque chose ?

Oui bien sur ! Alors quand c’est du post-business, post-économique, post-ressources humaines, je vais contacter plutôt ma RH, pour tout ce qui est engagement nous avons une Green Team chez Kaporal où du coup je peux aussi faire appel à eux, j’ai un directeur de communication et puis mes collègues aussi, bien sur que je ne décide pas tout tout seul. C’est bien aussi d’avoir des avis différents, quand tu as tout le temps la tête dans le guidon, tu ne vas pas tout le temps faire à attention à ce que tu vas écrire ou même poster, et moi je suis vachement curieux donc j’aime voir ce que les marques font etc.. Donc oui on réfléchit avant à ce qu’on va dire puis on travaille tous ensembles

– Vous avez dit que vous regardez ce qui faisait ailleurs, avez-vous du coup des modèles ou des inspirations communicationnelles?

Je ne pense qu’il y’ait un modèle de communication à suivre je pense que c’est à nous de trouver ce nouveau modèle et d’être un peu innovant après par exemple une storie ça reste une storie , un jeu concours reste un jeu concours, c’est plus dans la mécanique du jeu où on va être un peu plus fun ou plus innovant mais y’a pas de modèle type, chaque entreprises font leurs trucs de leurs côtés, on essai de piquer un peu les idées chez les uns et chez les autres et c’est comme ça que cela marche.

– Comment se passe la journée d’un community manager ?

Moi je n’ai pas des journées types, mais comme je vous l’ai dit, des journées à 3 casquettes. Je peux très bien être au téléphone avec un journaliste pour lui demander qu’il me fasse une petite parution, ça peut être aussi regarder les différents messages que je reçois en privé sur Twitter, ça peut être changer un visuel parce que l’ancien n’a pas marché, ça peut être appeler la photographe qui va faire le prochain shooting sur les réseaux sociaux, voilà moi je vous dis, je suis pas 100% CM, donc du coup je n’ai pas des journées types, mais la journée type d’un CM je pense comme j’ai travaillé en tant que community manager en agence c’est vraiment la conception du planning, la mise en ligne, de la programmation de poste, c’est également surveiller les différents retours et messages clients, et constamment être à jour sur l’E-shop via Facebook, donc oui c’est beaucoup de chose.

– Vous avez répondus à toutes nos questions, vos réponses étaient toutes très intéressantes, on vous remercie donc de nous avoir ce temps malgré votre planning chargé !

Il n’y a pas de quoi je vous remercie aussi, en plus d’avoir fait ce long déplacement pour cette interview, ce fût un plaisir partagé.

Groupe : Benoit Manzongani, Maywin Pegourie, Marvin Saulnier et Mohamed Zraigui.

Interview avec la Responsable Marketing et Sponsoring de l’ASBH

dimanche 24 novembre 2019

“Nous sommes tous polyvalents, nous sommes tous des dépendants de l’événements.”

Le mardi 12 novembre à 16h, nous sommes allés à la rencontre de Mélanie Santo qui est Responsable Marketing et Sponsoring du club de rugby l’ASBH. Nous l’avons rencontré dans les locaux du club au Stade de la Méditerranée, Mme Santo nous a reçu dans son bureau.Paul avait pour rôle d’intervieweur, Marion de prendre des notes et relancer si besoin, et Lauriane d’enregistrer et de vérifier le temps.La rencontre a duré 45 minutes, durant laquelle Mélanie Santo nous a donc autorisé à enregistrer ses propos et par la suite les retranscrire. 

Bonjour Mélanie, nous sommes Paul, Marion et Lauriane nous vous remercions tout d’abord d’avoir accepté cet interview. Nous sommes des étudiants en première année de licence Information et Communication à l’Université du Guesclin de Béziers. Et nous avons comme projet de réaliser un interview, avec un professionnel de communication de notre choix, afin de mieux connaître le métier que nous souhaitons exercer. Mon équipe et moi-même avons alors choisi de nous pencher sur un métier de l’événementiel et plus précisément sur l’événementiel sportif. C’est pour cela que nous sommes venus vers vous Mélanie, afin de vous poser quelques questions sur votre métier.

Paul : “Alors dans un premier temps nous aimerions savoir quel est le parcours scolaire que vous avez suivi ?”

“Alors j’ai fait un IUT de technique de commercialisation en 1998-2000, et j’ai en fait commencé à l’ASB par un stage de fin d’année durant ma seconde année, de douze semaines donc dans ce club. J’ai eu mon diplôme. Et ensuite en 2008 j’ai fait une VAE (Valorisation des Acquis des Expériences) Marketing pour avoir un Master II en Marketing et Gestion. Ça veut dire que en fait en considération de mon expérience professionnel, sur un an j’ai fait des cours à l’Université, j’ai fait un mémoire et passé des examens et j’en suis donc ressortie avec un BAC+5. Mais j’ai fait qu’une année d’étude.”

Paul : “C’était votre choix de venir à l’ASBH ?” 

“Oui c’était mon choix, je voulais une expérience dans l’évènementiel, la communication et le marketing, et aimant le rugby, je me suis directement tournée vers le club de Béziers.”

Paul : D’accord et du coup, vous avez toujours été dans ce club, ou vous avez été dans d’autres entreprises entre la période de votre stage et actuellement ?

Lors de la fin de mon stage de fin de 2ème année, et que je suis arrivée au club à une période charnière. Je suis remontée de l’ASBH en Elite 1 durant mon stage et grâce à mon DUT en poche, j’ai été engagée en contrat d’apprentissage au sein du club à l’âge de 20 ans. Puis j’ai obtenu un CDI en tant que Responsable Marketing Partenariat et Hospitalités, il a fallu que je m’accroche car il faut savoir que ce service n’existait pas en Élite 2 et tout était à développer pour l’Elite 1. 

C’est donc au sein de l’ASBH que j’ai grandi, évolué, pris en expérience et continuer à apprécier le rugby puisque entre mon stage et le jour d’aujourd’hui je n’ai pas changé d’entreprise ou de club. Donc non je n’ai jamais été dans d’autres entreprises (rire), et puis nous avons une bonne équipe quoi !

Paul : “Et êtes vous salariée de l’ASBH ou alors vous êtes une intervenante et vous vous occupez aussi d’autres clubs ou entreprises ?”

“Non, je m’occupe exclusivement de l’ASBH. je suis salariée du club. Je n’ai pas eu besoin d’aller voir ailleurs, je me plais dans ce club, mais par contre je pense que pour ne pas faire autre chose à côté, il faut vraiment être passionné dans ce que l’on fait. Et vu que j’aime mon métier, et le rugby je ne me sens pas dans l’absolu d’aller voir dans une autre entreprise.”

Paul : “Revenons sur le métier en lui-même, quels sont selon vous les points importants pour devenir Responsable Marketing et Sponsoring ?”

“Alors je dirais la créativité, être porteur d’idée, de la rigueur,  savoir instaurer une certaine procédure pour ne pas se louper, dans l’évènementiel faut tout prévoir et s’attendre à tout car il y a toujours des impondérables qu’il faut savoir gérer. Et oui je dirais surtout, avoir des idées.”

Paul : “Oui je vois, il faut tout de même être curieux et ouvert d’esprit pour toujours développer de nouvelles idées… Mais du coup, avez-vous une routine plutôt basique si puis-je dire, ou plutôt créative quand vous organiser vos évènements ?”

“Ça dépend si ce sont des évènements contondant c’est plutôt une routine basique, puisqu’on met en place une procédure qui est plus ou moins la même. Mais durant la saison on organise des événements qui sont extra sportif, et là c’est du re nouveau à chaque fois, donc c’est plutôt une routine créative. Parce qu’on change de lieux tout le temps avec Christophe, on fait appel à de nouveaux partenaires, qui eux-même ont un événement, qui matériellement parlant soutiennent celui-ci. Donc mes journées changent très souvent, c’est ce qui est intéressant dans le métier.”

Paul : “En parlant de partenaires, on a vu sur le site qu’il y avait de nombreux partenaires…”

“Oui et encore ils y sont pas tous, on pouvait pas se permettre de tous les afficher sur le site (rire), mais oui il y en a vraiment beaucoup.”

Paul : “Oui c’est ce qu’on s’est dit, ils sont vraiment nombreux. Mais du coup, comment faites-vous pour les trouver et les choisir ces partenaires ?”

“C’est très simple, en gros il y a 2 axes, je travaille sur le document qui s’appelle le top économique qui paraît tous les ans, qui liste et classe toutes les entreprises par département en fonction de leur chiffre d’affaire, donc ce qui est intéressant c’est que tu te tiens informé de toutes les entreprises qui s’implantent d’une année sur l’autre sur le départements (environ 1000/1500 par département). Puis sur ce site l’avantage, c’est qu’il y a le mail, le numéro de téléphone, le nom du gérant donc c’est assez facile de rester informer. Et donc avec ceci j’envoie des mails, je prends des rendez-vous, j’envoie des dossiers, etc… vous voyez donc ça c’est basique, c’est de la “prospection”. Ensuite le plus important c’est la présence, alors sur ça je participe vraiment à tout ce qui est clubs, entreprises, BNI, CGPME, syndicats… pour vraiment être très présent, et être au contact de toutes ces entreprises. Donc il faut une grosse présence sur le terrain, c’est très chronophage, je suis sur le terrain au moins 3 ou 4 fois par semaines le soir plus particulièrement sur des réceptions, des inaugurations, des lancements de véhicules sur concession par exemple et là, tu rencontres énormément de monde auquel tu distribues des cartes, tu prends des contacts. Donc la partie présence terrain est vraiment la plus importante ? Exactement oui, c’est le plus important, c’est le relationnel, les réseaux car un partenaire peut te ramener un autre client intéressé. Puisqu’une fois le contrat signé avec eux, on le suit toute l’année, je suis auprès d’eux pour les matchs, c’est vraiment une présence permanente. Après qui dit présence, dis discipline comme ne pas boire d’alcool au réception du moins faire attention parce que quand on te dit quelque chose il faut s’en souvenir, il faut être très professionnel.”  Mais j’ai ma tour de contrôle, mon assistante qui vient avec moi sur le terrain qui m’a à l’œil et inversement (rire). On se doit d’être très attentives car après les rencontres, le soir même si ce n’est pas trop tard ou le lendemain matin on se fait des débriefings, des synthèses si je peux dire, pour savoir comment s’est déroulée la soirée, qui est-ce qu’on a rencontré, qui nous a laissé leurs coordonnées, cartes de visites, ceux qui nous ont proposé des rendez-vous qu’on doit bien-sûr noter le jour même, etc…”  

Paul : “Et sur ce poste, vous travaillez seule ?”

Sur tout ce qui est suivie sponsoring, organisation des matchs et des réceptions pour les sponsors quand il y a un évènement, le contrat je le saisie, je fait aussi les saisies des bilans financiers, les contrats aussi qui ne sont pas signés. Pour tout ce qui est extra sportif il y a Christophe aussi, il m’appui sur le sujet il va aller trouver et négocier un échange. Par exemple, trouver un partenaire viticole sur l’événement et nous, nous faisons la promotion du partenaire, en fait on se complète. Après nous sommes tous polyvalent, nous sommes tous dépend de l’événement. Il faut savoir que sans l’équipe entière de communication nous ne pouvons travailler seul. Il faut avoir les épaules solides pour gérer tout ça déjà en équipe, alors impossible à surmonter si on est seul. Il y a énormément de responsabilité. Mais voilà avec l’aide de Christophe et de Julie l’équipe roule bien, on est complémentaire.

Paul : “Vous pouvez nous expliquer une journée type du matin au soir, ce que vous faites par exemple ?”

“Alors en général y a une part de communication, parce qu’on informe les partenaires de la programmation du match, du programme VIP autour de la rencontre, on suit les réservations, des commandes. On planifie des évènements ponctuels, par exemple il peut y avoir des parrainages de matchs, surtout certains matchs il peut y avoir tels sponsors qui va faire le coup d’envoi fictifs, donc on en avise qu’il avait bien réservé cette rencontre, on lui explique comment ça va se dérouler. On planifie un lieu de rendez-vous du jour du match. Il y a l’inventaire de tout ce qui est materiels existants, des boissons, passer les commandes auprès de nos fournisseurs, s’assurer de la livraison en temps et en heure. Planifier les traiteurs, les intérimaires : qui seront les hôtesses, les serveurs et serveuses dans les salons. Il peut aussi y avoir la création : la création d’un panneau à faire, une publicité ponctuelle à mettre en place. Donc, c’est variable, ça varie selon l’importance du match. De l’affiche aussi, car il y a des affiches qui sont moins attractives pour les partenaires, et d’autres comme les Derbys où tout le monde va être là quoi.”

Paul : “Et quand il n’y a pas de match, que c’est la trêve, comment ça se passe ?”

Il y a toujours quelque chose à faire, il y a toujours des évènements. Là par exemple, nous allons organiser le Noël pour le club, après nous allons organiser les voeux pour les partenaires, il y a aussi le suivi financier, tous les rapports financier qu’il faut tenir à jour pour qu’on puisse savoir où on en est avec l’équipe. Les partenaires qui ne sont pas encore rentrés, qui sont encore dehors. Vérifier que les bilans soient signés pour justement sinon les relancer. Déclarer les budgets, etc… il y a toujours à faire ! Puis après c’est vrai qu’on pose un peu de congés quoi. Parce que vu qu’on a des matchs presque tout le temps, tout les 15 jours on attaque déjà la préparation du prochain match, on travaille les vendredis soirs, donc après c’est vrai qu’on cumule pas mal de jours de “récup” et de congés donc… puis même l’été c’est compliqué, on pose que deux semaines donc c’est vrai que quand il n’y a pas de matchs on souffle un peu quoi.

Paul : “Alors nous arrivons à la fin de notre interview, pour finir celui-ci, est-ce que vous auriez des conseils à donner aux jeunes qui voudraient se lancer dans ce métier ?”

Il y a beaucoup d’étudiants qui veulent se lancer dans l’évènementiel et c’est vrai que c’est un réseau qui est très fermé. Moi j’ai eu de la chance je suis arrivée au club très tôt, dans les années 2000 et il y avait rien au club, il n’existait rien. Il montait juste en Elite 1 qui actuellement est en Top 14. Il n’y avait rien de bon. Il y avait seulement trois panneaux dans le stade, pas de VIP, pas de loge. Je me souviens c’était le père Nicollin qui offrait à chaque match environs cent repas à certains partenaires. Donc il y avait tout à faire, je suis arrivée à un moment précurseur. Mais sinon en règle générale c’est fermé et compliqué, c’est du “piston” maintenant pour y entrer faut être honnête ça marche comme ça maintenant. Par contre ma collègue, qui a fait un stage comme moi a été recruté car elle s’est développée dans le graphisme ce qui lui apporte un réel avantage. Car avant les clubs faisaient appel à des imprimeurs pour y faire les maquettes alors que maintenant ils veulent vraiment travailler qu’en interne. Elle a été recruté après son stage, grâce à ses compétences en graphisme qui apporte un plus au club. Maintenant on ne dépense plus d’argent en extérieur pour faire des affiches, des campagnes d’abonnées, on fait tout en interne.”

Paul : “Donc en fait il faut vraiment toucher à tous en quelque sorte pour avoir une chance d’entrer dans ce milieu très fermé sans avoir recours au “piston” ?”

“Oui oui, il faut vraiment apporter un plus au club, il faut aller voir plus loin que le minimum requis pour le poste, il faut s’intéresser à tout ce qui peut être utile. L’employeur va regarder le meilleur CV donc celui qui a le plus de compétences utiles au développement du club ou de l’entreprise. Donc pour répondre à votre question plus brièvement le mieux c’est de rentrer par un stage, être polyvalent, avoir de l’expérience dans ce milieu, et si c’est pour de l’évènementiel sportif être passionné, montrer nos connaissances au niveau du sport auquel on se rattache ça peut aider. ”

Merci beaucoup, je pense que nous avons fait le tour des sujets que nous voulions aborder. Grâce à vous, nous avons pu récolter de nombreuses informations sur votre métier qui sera peut-être un jour le nôtre, à l’un d’entre nous. Nous vous remercions pour le temps que vous nous avez accordé. Nous vous contacterons prochainement, pour vous faire parvenir la retranscription de l’interview, puis nous le transmettrons à notre professeur.

Merci à vous, bonne journée.

Rédigée par Reau Paul , Mezoul Marion , Versaveaud Lauriane.

PolySon, la maîtrise de vos évènements.

dimanche 24 novembre 2019

Nous avons contacté la société biterroise PolySon, et nous avons eu la  chance de pouvoir rencontrer Arnaud Herail, le gérant. L’entretien a eu lieu le 13 novembre et a duré 25 minutes. Nous avons posé le contrat déontologique avant de commencer, et lui avons expliqué en amont le but de cet entretien, il a été très coopératif et nous a beaucoup aidé pour ce projet. Après avoir effectué ceci, nous avons pu débuter l’interview.

ILOA : De quel type de société êtes-vous le gérant ?

M.HERAIL : Je suis garant d’une société qui fait de la prestation technique, son, éclairage et vidéo. Et la deuxième activité que l’on propose c’est l’événementiel, en plus de la prestation technique on va rajouter des prestations annexes, ça peut être un traiteur, des hôtesses, mais principalement c’est une société de prestation technique, son, éclairage et vidéo.

NOÉMIE : Comment décrivez-vous votre métier ?

M.HERAIL : Il est difficile d’expliquer aux gens exactement ce que l’on fait, il faut donner des exemples précis, par exemple, le lancement d’un produit, typiquement Mini va lancer sa nouvelle mini électrique, il vont faire appel à nous pour la mettre en lumière, mettre une scène, mettre en lumière le véhicule pour donner envie de l’acheter, faire de la sonorisation. 

MARVIN : Et du coup vous pouvez mettre en place tous les outils de communication pour lancer une campagne de la sorte ?

M.HERAIL : Non, absolument pas, on n’est pas une agence de communication, la société va faire appel à nous pour une prestation technique, quand c’est BMW on va mettre la concession en lumière, on va rajouter une violoniste, un percussionniste pour animer un peu, voilà, ça c’est un type de prestation, après ça peut être de la convention, ou du séminaire. Par exemple on est partenaire avec le Montpellier volley, dès qu’il y a un match de volley, on va installer un grand écran LED et on va diffuser des publicités. On travaille aussi avec le parc expo.

MARVIN : Nous avons pu voir que vous aviez beaucoup de partenariats, dont le polygone ?

M.HÉRAIL : Alors oui, on travaille régulièrement avec eux, quand il y a des prestations techniques à faire, mettre une scène en place, fournir des micros, une table de mixage, une sonorisation…

ILOA : Vous avez tout le matériel à disposition ?

M.HERAIL : Oui, on a un parc matériel de 500 000 € qui est aussi bien dans le son, l’éclairage et la vidéo.

ELISE : Embauchez-vous des salariés, et quels sont leur rôle ?

M.HERAIL : Actuellement, il y a un seul salarié, il y en a eu jusqu’à 3, car la société est titulaire du label du spectacle ainsi que de la licence entrepreneur de spectacle (licence qui est donnée par l’État et qui vous donne le droit de faire un spectacle), ce label nous permet d’employer des intermittents du spectacle. Seules les sociétés qui possèdent ce label peuvent faire ça, sinon vous êtes obligé de passer par un organisme externe. Quand on fait une prestation on va avoir besoin d’un caméraman, d’un ingé-son, d’un technicien structure, on s’est aperçu qu’une société comme la mienne, avec le chiffre d’affaires qu’elle a, ne peut pas avoir toutes ces personnes, moi j’ai quelqu’un qui est polyvalent avec qui je vais faire les petites prestations qui demandent pas un domaine de compétences technique très élevées et ensuite on emploie des intermittents du spectacle quand on en a besoin sur les gros événements.

NOÉMIE : Donc vous avez une liste d’intermittents du spectacle auxquels vous pouvez faire appel en fonction de vos enivrements ?

M.HERAIL : Oui, on a tendance à employer régulièrement les mêmes personnes, puisque après on s’entend bien avec eux. Donc aucun intérêt pour moi aujourd’hui d’avoir, deux ou trois salariés par rapport au volume d’affaire qu’on fait. On a un parc matériel polyvalent qui est pour faire de l’événementiel.

ELISE : Pour ce métier-là, quel conseil avez-vous à nous donner, quelles sont les qualités qu’il faut avoir, les compétences requise pour diriger une entreprise comme celle-ci ?

M.HERAIL : La première des choses il faut avoir une passion, après c’est un peu comme l’amour je dirais, la passion ça ne dure pas, il faut aussi avoir la tête sur les épaules et ne pas confondre ce qui rentre dans la boîte et ce qui va rester à la fin du mois, donc je dirais qu’il faut être bon gestionnaire, mais ça c’est quelle que soit la boîte.

ILOA : Et du coup c’est vous qui êtes chargés de la gestion de votre budget ?

M.HERAIL : On travaille avec un cabinet comptable évidemment, mais ce n’est pas le comptable qui va me dire tu dois acheter ça ou ne pas acheter ça. Je pense aujourd’hui que beaucoup de boîte se monte et se démonte parce que les gens ne savent pas gérer. Selon moi il faut avoir été employé avant d’être patron.

ELISE : Vous avez donc été employé, nous serions intéressés par votre parcours, quelles études avez vous-suivis ?

M.HERAIL : J’ai fait un bac économique, ensuite j’ai fait un BTS communication et publicité, car cela m’intéressait beaucoup, mais j’avoue avoir laisser tombé car je faisais un peu de radio quand j’avais 19 ans, j’ai monté une radio pirate à Montpellier et j’étais plus préoccupé par le fait de l’animer qu’avoir mon BTS. Donc j’ai été animateur radio pendant 15 ans, avec NRJ, Fun, RTS, j’étais aussi DJ en boîte de nuit. J’ai créé ma boîte il y a 20 ans, mais les 8 premières années je n’ai pas réussi à prendre 1€ sur ma boîte, je vivais de mes travaux d’animateur radio et de mes prestations de DJ. Tout l’argent que je gagnais grâce à ma boite je le ré-investissait pour l’améliorer , et ce, pendant 10 ans. Mais en diplôme je n’ai pas plus qu’un bac.

MARVIN : Quels sont les risques à prendre ?

M.HERAIL : Dans mon métier par exemple, il faut acheter le bon matériel et ne pas se tromper, car quand on fait des investissements c’est entre 10 000 et 40 000 € donc il faut faire les bons investissements. Moi je ne suis pas quelqu’un qui aime le risque, il faut savoir anticiper, étudier le marché, comparer. 

ILOA : Avez-vous entrepris une campagne de communication pour votre société ?

M.HERAIL : Dans ce métier c’est surtout du bouche-à-oreille, après je fais beaucoup de communication car j’adore ça, pour entretenir cette notoriété, on est quand même leader sur Béziers, lorsque l’on fait de la « com » c’est uniquement pour la notoriété, jamais pour vendre un produit. Je ne vends rien, j’entretiens notre image.

MARVIN : Comme vous êtes leader sur Béziers, pourriez-vous nous parler d’un projet que vous avez réalisé et dont vous êtes particulièrement fier ?

M.HERAIL : Le projet dont je suis fière c’est le spectacle de pole dance que l’on fait maintenant depuis 10 ans, c’est une jeune fille qui s’appelle Manon, qui est venue nous voir il y a 10 ans, pour produire son spectacle. Donc j’ai pris un risque financier, car quand on produit quelque chose on peut y perdre de l’argent car la seule entrée d’argent ce sont les places qui se vendent, et donc j’en suis très fier car ce spectacle on l’a commencé tout petit, aujourd’hui on rempli Zinga Zanga chaque année où on le fait d’une part. D’autre part, la fille en question a vraiment pris son envol, elle a une place dans le monde de la pole dance, toute l’Europe la connaît et elle a réussi à monter une école de pole dance, et c’est grâce à moi qu’elle y est arrivée, parce que je l’ai soutenu dès le départ. C’est grâce à ce spectacle qu’elle peut faire la promotion de son école, et pour moi ça m’amène une belle notoriété. Et partout en France j’ai une belle image car on communique beaucoup via les réseaux sociaux par rapport à ce spectacle.

ELISE : Selon votre expérience, pensez-vous que les métiers de l’événementiels sont sous tension ?

M.HERAIL : Il y a une grosse tension, que je gère beaucoup moins aujourd’hui qu’avant, parce qu’on utilise du matériel qui est toujours plus sophistiqué et qui coûte très cher, et bizarrement, il y a toujours un truc qui fait qu’à une heure que “ça joue”, et bien ça joue pas. Je me disais que c’est parce que je n’achetais pas le bon matériel, que je n’avais pas les bonnes personnes, et ben non, je dirais que plus on met de matériel, plus on a des chances d’avoir un petit truc qui va faire que ça va pas jouer, dans le métier on dit “jouer” (c’est quand la prestation commence ). Il y a toujours du stress, on sait qu’on peut le faire, mais on a toujours du stress. Par exemple quand on a fait la bodega de la Villa Guy pour la féria, et qu’il y a 6 000 personnes qui s’appuient sur un gril ou qu’il y a de l’eau, il faut rester serein. Pour les gros événements je m’entoure d’une société qui s’appelle ME et qui gère les projets, qui va monter l’équipe, et ce sont eux qui vont coordonner tout ça et moi en fait je paye, je m’occupe de la partie commerciale, car je ne supporte plus le stress. Mais pour les petits événements c’est moi qui m’occupe de tout. Finalement même si on le veut pas il faut prendre des risques, il faut calculer.

ILOA : Maintenant avec l’expérience vous savez mieux gérer ce stress ?

M.HERAIL : Oui totalement mais des fois il y a des problèmes inexplicables.

NOÉMIE :Y-a-t’il quand même eu des évènements où tout s’est passé sans accrocs ?

M.HERAIL : Alors nous on est dans la prestation haut de gamme et le client ne s’aperçoit jamais de rien, moi quand j’arrive sur une prestation dès qu’il y a un truc qui ne marche pas, je vais le voir de suite, le client le verra pas forcément, le rendu final c’est la globalité du truc, mais à 90% il y a tout qui fonctionne, c’est souvent du détail.

ELISE : En parlant de client, est ce que vous avez constaté une hausse de la demande ces dernières années ?

M.HERAIL : Moi mon chiffre d’affaires sur ces 5 dernières années ne bouge pas trop, sauf sur le dernier bilan où on a fait un très bon bilan par rapport à l’année précédente, par contre là depuis 2 mois c’était assez compliqué, octobre on a fait 40% du chiffre de l’année dernière, et novembre c’est la catastrophe, et je n’ai aucune explication, il y a une réduction de la voilure, c’est-à-dire là où il y avait 5000 € de budget, les clients t’appellent et te disent que cette année il faut que ça coûte 3000 €, donc tu dis oui mais il y aura pas la même chose. Nous sur un événement c’est la somme que l’on va nous donner qui va faire le maximum de matériel. Ce que recherche le client c’est l’effet “wouah”, mais s’ils se donnent pas à la hauteur de leur demande, ils n’auront pas cet effet “wouah”, j’ai l’impression que ça tire un peu vers le bas.

MARVIN : Et cet effet “wouah” justement, de quoi vous vous inspirez pour le créer ? 

M.HERAIL: Il faut avoir cerné le client, il faut savoir ce qu’il veut, après je bouge beaucoup je regarde des concerts, je regarde des trucs sur internet, je regarde ce qu’il ya de nouveau.

NOÉMIE : Donc c’est important de toujours se tenir au courant?

M.HERAIL : C’est primordial et ça passe par le matériel que l’on renouvelle en permanence, un appareil chez nous ça reste 2 ans maxi, après on le revend pour racheter. Le client s’attend toujours à un rendu final, ce n’est pas un professionnel, il ne va pas nous diriger sur des détails comme le type d’éclairage etc… Il va nous donner une idée finale de ce qu’il veut et c’est de la matière grise, il faut savoir répondre à la demande du client et rajouter la plus value.

NOUS : Merci de nous avoir accordé de votre temps, ça va fortement nous aider pour notre projet et merci aussi d’avoir été aussi précis dans vos réponses.

M. HERAIL : De rien, merci à vous de nous avoir contacter.

Entretien mené par Elise Rose, Noémie Sedent, Iloa Palanque et Marvin Soulié du groupe G2 Béziers. Merci d’avoir lu notre retranscription.

Entretiens du groupe 2 de Béziers

jeudi 21 novembre 2019

Etudiants du groupe 2 de Béziers, déposez vos entretiens dans cette catégorie ‘L1 Bez entretiens G2’.