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Interview de Claude Damas

mardi 26 novembre 2019

INTERVIEW DE CLAUDE DAMAS, ORGANISATEUR DE SOIREES, COMMUNITY MANAGER ET GRAPHISTE.

John Foster

Théo Arbonnier

Torino Lego

Interviewer: -Bonjour.

Claude Damas: -Bonjour.

I- Ravi de vous recevoir, on va donc aujourd’hui procédé à une interview qui va durer à peu près 1 heure, cela va être enregistré puis ce sera utilisé seulement dans un cadre scolaire, seul le professeur en charge de ce devoir aura l’audio…Est ce que cela vous dérange ?

CD – Ça ne me dérange pas, parfait, je signerai une décharge si besoin *rires*.

I -Du coup on va commencer, est ce que tout d’abord vous pourriez nous présenter votre métier ?

CD -Donc moi je suis auto-entrepreneur depuis 2017 dans la communication, mon statut serait commerçant je crois, on pourrait considérer ce que je fais comme du commerce, ce n’est pas en société, j’ai ma propre entreprise, lorsque j’ai rempli ma demande pour la procédure d’entrepreneur, ils demandent différentes options à remplir, moi j’étais associé au graphisme, à la communication, au consulting. Il en est donc ressorti que c’était considérer comme du commerce, comme les avocats ou les kinés, je sais plus mais il y a un terme pour parler des gens qui travaillent chez eux, bon bref ça c’est du détail. Et du coup on a créé « Baston Créative », qui est une entité virtuelle. C’était l’idée de regrouper des gens autour d’une entité via laquelle on pouvait mettre en avant des actions axées culturelles ou artistiques avec un côté « fun » bien qu’on n’ait pas des clients qui le sont tout le temps. On voulait mettre en avant ce qui nous correspondait réellement. Des fois tu travailles avec des clients et tu es obligé de faire de l’alimentaire mais t’as pas forcément envie de le mettre en avant parce que le résultat en termes d’esthétique n’est pas très satisfaisant et ne correspond pas forcément avec ce que tu veux faire, mais plus un désir du client mais on s’adapte aussi aux désirs du clients.

I-Vous essayez de mettre en avant des valeurs communes à l’association et d’organiser autour de ça, de garder un tronc commun ?

CD -Ouais l’idée c’est de faire des choses qui sortent un peu de l’ordinaire que ce soit graphiquement, au niveau des noms de événements, tout ce genre de choses, des invités qu’on met en avant.

Pas de choses conventionnelles ou traditionnelles qu’on serait amenés à faire avec des clients « lambda ».

I -Une journée type pour vous c’est quoi ?

CD-Je me lève, je bois du jus d’orange, si j’ai du travail en cours, me mettre sur ce travail. Ce qui est compliqué avec ce statut d’entrepreneur c’est qu’on travaille à domicile, arrivé à se fixer des horaires, arrivé à se focaliser surtout quand c’est un travail à rendre pour un client. Il peut y avoir de la recherche dans des magazines. Je vais souvent à la médiathèque, c’est cherché de l’inspiration, puis après travailler, répondre aux attentes du clients, ça peut être des aller-retours par mail avec le client, lui rendre visite. En ce moment en client fixe j’ai un domaine viticole et une fromagerie.

Donc là c’est plus sur du Community management c’est à dire les réseaux sociaux, pour la création de contenu on va faire de la photographie, faire intervenir des photographes professionnels, puis on met en place des rétroplanning, agenda avec les clients, après il y a un travail rédactionnel avec des punchlines, des textes pour illustrer les photos. Après quand c’est du graphisme c’est un peu plus compliqué car on a envie de mettre en avant notre esthétisme, ça peut être plus laborieux. En tant que CM, « Community management » en général c’est assez simple, on met des punchlines, les gens valident le texte, ils n’ont pas forcément de créativité mais il faut trouver des phrases d’accroche etc. C’est plus sur le graphisme que c’est compliqué, il peut y avoir des aller-retours plus nombreux.

I -Et en tant qu’entrepreneur la gestion du temps est assez spéciale, arrivez-vous à faire la part des choses entre votre vie personnelle et professionnelle

CD -C’est compliquer par rapport à la gestio car personnellement j’aime travailler le soir donc la journée il y a pas mal de moment où, je ne dirai pas que je « glande », mais où je tourne autour du pot. Le fait d’être chez soit on est forcément amené à regarder dans son frigo alors qu’on sait qu’il est vide, ce genre de trucs… JE fais quand même en sorte que regarder des films, écouter de la musique soit des sources d’inspirations. Du coup je travaille énormément la nuit jusqu’à très tard donc des journées qui peuvent être très longues car les choses se mélangent, on ne sait pas ce qui est travaillé ou pas travaille.

J’aime également travailler sous tension, je me retrouve souvent avec des deadlines qui se rapprochent et à travailler au dernier moment. Pour la rentrée il y a eu beaucoup d’événements qui se sont chevauchés donc c’est compliqué de tous bien gérer. J’ai été gérant de société en boutique que j’ai eus durant une dizaine d’années donc c’est quand même très satisfaisant de gérer son temps.

On a la liberté de refuser un client. Il est important de ne pas voir le travaille comme une peine, une contrainte.

I-Ce style de vie vous convient ?

CD- Ouais ! C’est parfait pour moi

I -Si j’ai bien compris il y a la communication externe et la communication basée sur les relations quand vous devez appeler des clients etc. Comment vous arrivez à le gérer ?

CD -Qu’entends-tu par « communication externe ?

I -Je veux dire d’un point de vue relationnel, comment vous les approchez et comment se passe

CD -Faut pas hésiter à les solliciter, à les rencontrer car c’est plus porteur que des mails etc. Faut leur montrer qu’on est présent /leur montrer les résultats, les comptes rendus. Notamment pour la fromagerie on a des chiffres assez élevés, en termes de vues on était à 5000/7000, c’est assez porteur. Par rapport à ça y a la qualité des photographies qui rentre en compte etc. Toujours de la diplomatie, de la bonne humeur, je pense que ça aide. Aussi, ne pas hésiter à dire quand les choses de vont pas, je n’ai pas eu de problèmes de paiement donc ça se passe plutôt bien. Mais je n’ai pas d’attentes financières, ça va aussi avec mon désir de liberté. Je préfère privilégier mon temps libre que de gagner beaucoup d’argent.

I -Quand vous êtes organisateur de soirée, quel est le cheminement depuis l’appel de l’artiste jusqu’à la soirée ?

CD -Généralement on a d’abord un coup de cœur pour un artiste, on rentre en contact avec lui sachant que souvent il a un agent, moi j’aime bien solliciter l’artiste lui-même pour lui faire part de nos souhaits, je suis plus tout jeune donc j’ai connu une époque où il n’y avait pas forcément d’agent.

Autant je respecte leurs travailles autant je trouve que ces pas le meilleur procès même si je comprends que l’artiste veuille se désolidariser de choses plus techniques ou financières. L’agent peut être un frein car il se retrouve à le représenter. Si par exemple on a un mauvais rapport avec l’agent on peut se faire une mauvaise image de l’artiste ça peut fausser la donne. Par exemple pour un artiste de Lyon qu’on affectionne mais qui n’a pas d’aura particulière etc. Je me suis retrouvé à gérer 4 intermédiaires, ça n’a pas vraiment de sens. Donc j’en reviens au cheminement, donc on contact l’artiste puis l’agent, on lui explique le projet, on parle aussi de conditions et d’argent il peut y avoir des négociations ou pas. On explique un contexte exemple sur Narbonne j’explique que c’est compliqué, qu’on ne gagnait pas forcément de l’argent, qu’il est moins payé à Narbonne qu’à Paris.

Donc ça passe ou ça ne passe pas. Puis on doit être carré, prendre un logement, des billets de trains ou d’avion, payer tout ça, aller chercher telle personne pour la conduire à son hôtel, le restaurant, procurer du matériel il faut donc beaucoup d’aller-retours avec ses artistes

I -Vous êtes dans un milieu très festif, qu’est-ce qui vous à pousser à faire un métier comme celui-ci ?

CD -Moi j’aime la musique depuis très longtemps. J’ai créé mes postes par moi-même, je n’ai jamais répondu à des demandes, j’ai travaillé dans un cinéma à Narbonne puis programmateur dans un bar, DJ… Ayant gérer ça tout seul, je connais un peu les corps de métier, j’ai une passion pour la culture, le partage, j’aime emmener les gens à être curieux ce qui n’est pas évident. Mais c’est surtout l’envie de partager.

I-Vous nous avez parlé de vos expériences passées, est ce qu’on pourrait remonter pus loin et parler de votre parcours scolaire jusqu’ici ?

CD -Ouais, je suis matheux à la base, j’ai eus mon bac en 1993, le bac E(math et technique),mon rêve c’était de faire de la bande dessinée mais c’était un peu compliqué car il fallait partir dans des filières vers Nîmes ou Toulouse ,je sais plus. Mes parents ont trouvé ça compliqué de partir très jeune et vu que j’avais des facilités en math j’ai passé ce bac puis un IUT en génie mécanique et productique ,ça me plaisait pas forcément mais fallait des diplômes…J’aurais bien fait du design mais comme c’était une école privée, c’était onéreux .Et un pote m’a dit qu’il y avait une section art plastique à Paul Valérie ,je me suis dit que c’était exactement ce qui me fallait, J’ai donc fait 2 ans en art plastique, vu que je savais que ça m’apporterait rien en terme de diplôme j’allais aux cours intéressants et je faisais péter les autres pour aller au cinéma ou bouquiner, C’est comme ça que j’ai découvert le cinéma à réessaie et en sortant de Paul Valery, le service militaire était là, vu que j’étais pas intéresser j’ai fait objecteur de conscience et donc j’ai cherché la structure pour m’accueillir ainsi je me suis rapprocher du ciné-club de Narbonne. Après la période du service militaire j’ai travaillé sans expérience professionnelle via les emplois jeunes car ils ont vu que j’étais intéressé et autodidacte, ce fut une opportunité.

I – Tout ce parcours vous a mené à où vous en êtes aujourd’hui. Et de quoi êtes-vous le plus fier dans votre carrière d’organisateur de soirées indépendant ?

CD -Il y a un artiste que j’affectionne particulièrement, un DJ new-yorkais d’un très gros label qui a fait une soirée sur un bateau, j’y étais, je l’ai rencontré, on a discuté, je lui ai fait faire une interview et de fil en aiguille je l’ai fait venir, je lui ais organiser une sorte de mini tournée avec 4 dates, à Narbonne, Montpellier, Carcassonne et Paris. Le fait de l’avoir fait venir et de l’avoir fait « kiffer », il a même fini en discothèque avec nous à danser sur les démons de minuits c’était génial : c’est les souvenirs que je souhaite garder.

I – On a parlé des bons souvenirs mais j’imagine qu’il y en a des mauvais dans votre métier… Pouvez vous nous parler de ceux-là ?

CD -C’est l’énergie que ça prend, le temps que ça prend, le fait que tu ne comptes pas tes heures de travail, les rapports humains qui ne sont pas toujours évidents, arriver à gérer le stress comme des problèmes de trains, le retard d’un artiste, les problèmes techniques. Faut avoir les nerfs solides. Il peut avoir aussi des déceptions lorsque le publique ne réagit pas forcément alors que tu t’es investi pour produire cela, le fait aussi d’être déficitaire quand on produit tel artistes même si cela ne nous embête pas toujours, il y a aussi des déceptions personnelles, j’ai pris des grosses claques étant plus jeune etc.

I -Justement, comment vous anticiper les réactions d’un public ?

CD -On ne sait pas, on ne sait jamais, ici dans le sud, la météo est imprévisible, on peut perdre 15 % du public s’il pleut. Artistiquement on peut croire en un artiste et se planter, il peut y avoir des vacances, un pont, c’est compliqué. Vu qu’on n’est pas dans le commercial nos artistes un peu coup de cœur peuvent être moins porteur etc. C’est des prises de risques et il faut aimer gérer ce stress.

I -Avec ce train de vie là comment vous vous voyez dans 10 ans ? Dans l’avenir ?

CD -Je pense que pour l’instant ça me convient, je ne sais pas encore pour le futur peut être quelque chose dans le graphisme ou par rapport au statut d’intermittent du spectacle qui m’intéresse, Autoentrepreneur c’est un peu bancal : ton pas de cotisation, de retraite de chômage…

I-Bien, je crois qu’on a tout ce qu’il nous faut, merci beaucoup pour cet entretien on vous fera part de l’audio et de la retranscription pour votre confirmation à la publication.

Entretien avec Camélia, Community manager au sein de l’association « Sourire pour tous »

lundi 25 novembre 2019

Dans le cadre de notre Projet Personnel Personnalisé, nous avons interviewé Camélia, une étudiante en information et communication, qui est aussi Community Manager dans l’association « Sourire à tous » à Nîmes le 24 Octobre 2019.

-Élève : Bonjour, tout d’abord nous vous remercions de nous avoir accueilli dans vos locaux aujourd’hui, l’entretien que nous allons réalisé ensemble va être retranscrit sur un blog de l’université, êtes-vous toujours d’accord ? 

-Camélia : Bonjour, oui je suis toujours d’accord il n’y a pas de soucis de mon côté.

-Élève : Très bien, pour commencer, nous voudrions savoir qu’est-ce qu’un Community manager ?

-Camélia : Alors un Community manager est une personne qui va s’occuper de développer et entretenir la relation sur un site internet ou sur les réseaux sociaux. Son rôle va être crée des contenus (articles, newsletter, images, vidéos, jeux concours, etc) en fonction de sa cible et d’évaluer ensuite l’impact de ses actions sur la communauté d’internautes. Son objectif principal va être de rendre son entreprise visible sur le web et ainsi de développer sa notoriété et sa e-réputation. Cette démarche d’échange avec le consommateur, donne une dimension plus humaine et accessible, ce qui va crée une fidélité forte.

-Élève : En quoi consiste ses missions ?

-Camélia : Ses missions sont diverses et variées, il va :

-Planifier les posts qu’il va publier 

-Interagir avec les membres de sa communauté (à travers les messages qu’il va recevoir par exemple)

-Produire des contenue sur le site internet ainsi que sur Instagram (photos, publications, vidéos.. etc)

-Participer au développement de la stratégie de communication 

-Fidéliser et acquérir des nouveaux clients 

-Mettre en place un événement (un gala par exemple)

-Élève : D’accord je vous remercie. Quels ont étaient les compétences qui vous ont été demandé afin de devenir Community manager dans cette association ?

-Camélia : On m’a demandé d’être autonome et réactive, être à l’écoute, curieuse, être stratège, maitriser les réseaux sociaux, et être un bonne communicante ainsi qu’une bonne rédactrice 

-Élève : Pouvez vous nous raconter comment se résume une journée d’un Community manager ?

-Camélia : Je dirais que c’est une journée dites « normal » car étant donné que je suis étudiante, je ne pratique pas ce métier à plein temps. Je travaille beaucoup avec mon téléphone : Je gère le site internet ainsi que l’Instagram. Par exemple, je vais répondre aux messages que l’on reçoit, je vais posté les publications, en bref les jours ne se ressemblent pas et je ne vais pas avoir une journée type, les journées peuvent variées, ça va être en fonction de notre communauté et des messages ou des commentaires que ‘mon va recevoir d’eux.

-Élève : En parlant de communauté, avez vous beaucoup de personnes qui vous suivent sur votre page ? Est-ce dur à gérer ?

-Camélia : Nous avons actuellement 920 personnes qui nous suivent au quotidien. Concernant la gestion de l’Instagram, je dirais que ça va être dur à gérer quand par exemple je vais mettre une publication qui va mener à faire réagir notre communauté et que je vais recevoir énormément de message. Parfois même, on doit être deux ou trois à traiter aux messages tellement il y en a car il faut leur apporter une certaine qualité, on ne va pas les répondre uniquement par « oui » ou par un « non » à un message. Au contraire on va développer les réponses.

-Élève : La gestion de la page Instagram nécessite-elle une organisation particulière ?

-Camélia : Oui bien sûr. Lorsqu’on est amené à mettre des publications, le Community manager est obliger de prévoir à l’avance ce qu’il va dire et ce qu’il va mettre. Je ne peut pas me permettre de publier à sept heures du matin car je sais que les gens dorment à cette heure-ci et surtout que notre communauté est basée sur une tranche d’âge précise qui est de 16 à 25 ans donc pendant la période des cours je ne peut pas me dire qu’à 12 heures ou 14 heures je vais poster quelque chose parce que les gens n’ont pas forcément  le temps de regarder, ils vont pas forcément réagir comme quand je vais mettre une publication à dix-huit heures.

-Élève : Vous êtes Community manager au sein de cette association, vu que c’est une association, avez vous d’autres missions à réaliser qui n’ont rien à voir avec ce métier là ?

-Camélia : Oui d’autres missions me sont confiés lorsque j’ai le temps de les réalisé. Je consacres mon temps libre aux maraudes et à récolté des fonds. Aussi, je me charge du coté secrétariat, c’est à dire que je vais faire passé des informations ( plutôt importante) que les autres ne savent pas car on travail en groupe. Chacun à un rôle précis dans l’association mais ces missions là je vais les réalisé vraiment quand j’ai le temps de le faire.

-Élève : Très bien. Nous avons vu que l’association était implanté aussi à Montpellier, Marseille et à Grenoble. Vous êtes le Community manager de toutes les associations ?

-Camélia : Non. Je gère uniquement l’Instagram et le site web de l’association situé à Nîmes. Chaque association à son propre Instagram et par conséquent son propre Community manager. Mais on s’entraide beaucoup entre nous. Par exemple si un Community manager m’appelle et qu’il a besoin d’une information précise, je vais la lui relayer et je vais partager ses publications afin qu’il ait lui aussi de la notoriété.

-Élève : Pouvez nous parlé de votre site internet ?

Camélia : Le site internet est en réalité un site vitrine. Un site vitrine c’est un site de présentation, on va trouver dessus une fiche d’identité de l’association. Tout y est affiché : les informations nous concernant, on va trouvé dans ce site quelque photos et les videos dites trop longues qu’on ne peut pas posté sur Instagram.

-Élève : D’accord. Donc vous nous l’avez dit, vous êtes étudiante. Nous voulions savoir si l’environnement où vous travaillé différé de celui de vos études ?

-Camélia : Oui quand même. Vu que je suis étudiante je suis plus concentré sur mes études. Il n’y a pas ce coté humanitaire qu’on peut retrouvé quand on travaille en plein temps.

-Élève : Lors des gros projets, comment vous vous organisé avec votre équipe ? 

-Camélia : Souvent on se met en réunion, on se pose plusieurs problèmes qu’on peut rencontrer car rien ne se passe comme prévu et on essaye d’y répondre et de trouver une solution tous ensemble. Lorsque cette partie du travail est faite, on va se répartir les tâches, souvent à deux pour aller plus vite pour ne pas se disperser et faire n’importe quoi. On doit obligatoirement se voir en réunion : on ne peut pas faire ça au téléphone ou en message.

-Élève : Ayant déjà participé à un de vos gala, je me demandais comment vous vous organisiez au niveau de la publicité ? 

-Camélia : Souvent pour la publicité, on va mettre des publications notamment en story et les gens vont partager directement. Sinon, on met un peu partout des affiches dehors et  on se rend dans des lieux publics pour leurs distribuer les flyers que l’on a préparer au préalable.

-Élève : Y a t-il un coût pour ces affiches et ces flyers ? C’est vous qui les réalisé ?

-Camélia : Pour les crée non, mais pour les imprimer oui il ya un certain coût. C’est moi qui crée les affiches et les flyers de A à Z. Je ne vais pas prendre une affiche déjà faite sur internet et la modifier. Tout ce qui est en rapport avec le design, la police et la taille et les couleurs c’est moi qui va m’occupé de ça.

-Élève : Quel est votre rôle pendant la préparation du gala caritatif ?

-Camélia : Je dois gérer les prestataires et les bénévoles. Je vous donne un exemple : deux bénévoles devaient aller chercher du matériel dans un entrepôt, ma mission était de leurs dire à quel heure ils devaient y aller, à quel personnes ils devaient se diriger. C’est moi qui va gérer la mise en place c’est à dire les diriger vers ce qu’ils vont faire.

-Élève : Pouvez vous nous raconter une anecdote de travail au sein de « Sourire à tous »

-Camélia : Oui j’en ai une. Lors de la préparation du gala, on avait beaucoup de problèmes au niveau des transports car tout le monde n’a pas le permis ou même on avait des problèmes de logistique notamment moi du coup car c’est moi qui devait gérer les affiches et les flyers. Quand vous êtes seulement étudiant, c’est bien d’organisé des gala mais les contraintes où vous êtes bloqué pendant un temps imprécis et que vous n’arrivez pas à trouvé sa solution c’est assez compliqué à gérer. 

L’anecdote que je vais vous raconté est la suivante : On s’est tous rejoint devant la salle  afin que les bénévole puissent répéter car le gala approchait, moi comme je vous l’ai dit j’étais là pour dire ce que chacun devait faire, sauf que gros problème : la salle était fermé car la concierge avait oublié de nous laisser les clefs. Du coup on a dû répéter dans la cour ce qui était très désagréable car plusieurs personnes nous ont lâcher et sont partit.

-Élève : Effectivement, ça n’a pas dû être un moment facile à vivre. Avez vous déjà rencontré un quelconque problème avec l’organisation des gala ? 

-Camélia : La seule difficulté que l’on a rencontré était de trouver des sponsor ou trouver des personnes pouvant nous faire de la pub. Il n’y a pas eu de problèmes entre notre équipe et les prestataires. Nous sommes toujours à la recherche de sponsor car ça peut nous ouvrir des portes : plus on va trouver des sponsor, plus on va avoir des contacts avec différentes personnes et plus notre association va gagner en notoriété car ça marche de bouche en oreille en fait. Cette entreprise va parler de nous à une autre entreprise et ainsi de suite.

-Élève : Pour finir l’interview, j’aurais une dernière question à vous posé, à propos des sponsor vous allez voir des grandes entreprises ou vous vous contenté de contacté des entreprise locales ?

-Camélia : L’année dernière je me suis plus dirigé vers les radios comme La Gazette et Avé Accent pour qu’ils puissent diffuser l’information par rapport au gala que nous avions organisé, chose qui a fonctionné mais sinon à part ça je ne suis allé voir personne d’autre. Après, je me dit qu’il vaut jamais se mettre de barrière, je vais pas me dire « Telle entreprise est trop grande donc je ne vais pas l’a contacté ». Non ! Pourquoi pas tenter sa chance ? Tout le monde peut commencer de bas et arriver en haut. L’année dernière je suis resté que sur du local car je voulais vraiment faire un coup de pub sur du local et en effet ça a très bien marcher : Dès le premier gala qui a eu lieu en 2018, on a eu énormément de personnes qui se sont abonnés à notre page et beaucoup de gens sont venu vers nous car ils voulaient devenir bénévole. On a même eu des demandes d’interview avec les radios dont je vous ait parlé tout à l’heure et le poad cast est toujours disponible sur internet. 

-Élève : Très bien, je pense que vous avez répondu à toutes nos questions.

-Camélia : C’est parfait ai-je bien été clair comme il le fallait ?

-Élève : Oui merci beaucoup d’avoir pris de votre temps libre pour nous. Nous vous enverrons une copie par mail avant de publié l’interview dans le blog. 

-Camélia : D’accord, j’attends donc la retranscription de ce que l’on s’est dit aujourd’hui.

FERDJANI Aida

AOUAQ Dounia

GRONNE Aicha

DABACHI Nirsine

Entretien avec une professionnelle en événementiel

lundi 25 novembre 2019

I: Intervieweur
P: Professionnelle

I : Bonjour madame Guizard , merci de nous accorder de votre temps pour cette interview.

P :Avec plaisir !

I : Êtes vous toujours d’accord pour que nous enregistrions cette interview pour que nous puissions la retranscrire à l’écrit, dans un cadre scolaire, ?

P : Oui , pas de problèmes.

I : Merci beaucoup , est-ce que vous pouvez nous dire qu’elle est votre activité, votre métier que vous exercez ?

P : Alors, je suis déléguée d’une association qui s’appelle miss jeunesse grand Narbonne et qui consiste en l’élection de Miss et Mister au niveau local.

I : Comment caractériser le comité miss jeunesse ?

P : Alors cela concerne événementielle bien évidemment, c’est une organisation d’élections de Miss avec toute la gestion que cela implique, c’est toute une mise en place, avec un suivi de jeunes gens, dans leurs démarches et leur rêves.

I : D’accord et qu’aimez vous le plus dans votre travail, ce que vous aimez faire le plus chaque jour ?

P : Ce que j’aime le plus est le contact avec les jeunes , les pousser à faire sortir le meilleur d’eux même , les aider à dépasser leur craintes, du public, leur faire partager une belle aventure surtout et cela les aide beaucoup aussi à s’ouvrir aux autres je pense que c’est une petit plus aussi après pour le futur , la vie courante.

I : D’accord très bien et comment est-ce que vous organisez ces élections du coup ?

P : Alors c’est d’abord de décider d’une date ensuite on met les élections en place, c’est à dire qu’on lance un appel puis , ce qui veulent s’inscrire , nous les recevons et nous leur expliquons en quoi cela consiste et ceux qui se lancent dans l’aventure, on les prépare et on prépare les élections , on leur apprend à défiler , on leur apprend aussi une petite création d’un costume local, ce qui nous donne une image de comment ils perçoivent leur région, où ils habitent , en amont il faut trouver des partenaires , des coiffeurs et maquilleurs professionnels et trouver une salle où se tiendra l’élection.

I : D’accord et à l’issu de cette élection comment gérer vous vos élus ?

P : Alors, le principe c’est de les pousser au meilleur d’eux même , on leur demande de trouver des vêtements , alors ce n’est pas toujours facile, il y a toujours un peu de timidité donc on leur en propose aussi bien évidemment parce que étant donné leur jeune âge , la plupart sont étudiants. Ensuite il faut les coacher sur leur tenue vestimentaire , le maintien, la façon de parler , tout ce qu’ils vont transmettre aux autres par leur image.

I : D’accord mais finalement le comité Miss jeunesse qu’est-ce que c’est car nous n’en avons pas encore parlé ?

P : Alors le comité est un concours ouvert aux jeunes, garçons et filles , pour les filles c’est de 15 à 20 ans sans critères de poids et de taille et pour les jeunes hommes c’est de 15 à 22ans , le comité est basé sur l’entraide, le partage et la solidarité , qui sont des valeurs qui sont essentiels à nos yeux.

I : D’accord et que tirez vous de tout cela ,de toute votre expérience en temps que déléguée ?

P : Ce qui est très satisfaisant c’est de voir des gens gens s’ouvrir et s’épanouir cela provoque des échanges qui sont très intéressant et c’est surtout les aider à casser le carcan de la timidité dans la jeunesse en général.

I : Mais il y a t-il des inconvénients ?

P : Oh il y en a toujours ! , tout ne peut pas être rose alors voilà personnellement c’est le temps qui me manque il faudrait des journées de 48h parfois, donc le temps parce que les occupations de chacun oblige souvent à avoir des contacts en soirée alors il est souvent difficile de trouver quelqu’un a l’instant donc on réessaye parfois cela peut prendre plusieurs jours avant d’arriver à contacter quelqu’un que ce soit un jeune qui s’est inscrit ou aussi bien un partenaire aussi , qui ont des occupations alors voilà où est la difficulté .

I : Et que se passe t-il en cas de désistement d’un partenaire ou d’une candidate ?

P : Alors ils ont le droit, mais on essaye par contre de rebooster, de lui faire retrouver l’envie qui la pousser à s’inscrire ,alors on essaye toujours, moi personnellement mais aussi les jeunes entre eux qui se sont inscrit ,de s’entraider de ne pas laisser tomber car souvent une timidité, un manque de confiance est la raison.

I : Depuis quand exercez vous cette activité ?

P : Un petit peu plus d’un an maintenant

I : D’accord et avez vous des heures de travail fixes ou pas ?

P : Non puisque c’est en fonction déjà des jeunes gens ,des contacts qu’on a besoin , en fonction n
des évennements , qui peut se programmer longtemps en avance ,mais aussi qui peut s’annuler au dernier moment aussi, cela peut se passer, après un événement , on va le chercher et il faut le concrétiser aussi , il faut avoir les partenaires , que tout le jeunes gens soient disponibles parce que après le but c’est que tout le monde participe , d’essayer d’éviter d’en laisser un sur la touche, ce qui serait dommage et il faut organiser les déplacements , le covoiturage , les tenues , il faut tout préparer et pour pouvoir tout mettre en place de façon correct et que ce soit une belle réussite et un plaisir partagé !

I : Donc vous ne travaillez pas que de chez vous si j’ai bien compris ?

P : Oui et non , il y a des choses que l’on prépare en amont , la recherche des vêtements mais aussi bien en cherchant sur les villages alentours , les villes , cela peut être une affiche qu’on trouve intéressante , donc allez au contact et puis c’est aussi beaucoup se déplacer car on rencontre les partenaires , les organisateurs des événements , on est pas toujours derrière un bureau ça c’est sûr !

I : D’accord et en temps que déléguée est ce qu’il y a une certaine compétition entre justement les déléguées ou alors est ce que la compétition est visible entre les filles, comment ça se passe ?

P : Alors non , parce que déjà cela ne correspond pas avec ce que veut véhiculer le message du comité puisque c’est l’entraide , la partage .. donc la compétition entre déléguées non après chacun fait ce qu’il peut et conseille au mieux ses prétendants puis que le meilleur ou la meilleure gagne !

I : Avec les délégations qui sont au dessus de vous , car j’ai compris que vous êtes une délégation local il y a sûrement départemental non ?

P : Oui il y a aussi la délégation régional et au plus haut sommet évidemment il y a la présidence du comité donc c’est comme une hiérarchie on demande l’aval en ce qui concerne le régional pour tout ce qui est fait en travail d’équipe et au niveau des dates , que chacun n’est pas des dates qui tombent en même temps , on essaye de faire en décalé , justement pour que il n’ y ai pas de surcharge de travail avec plusieurs élections en même temps.

I: Du coup au final quel est le but de Miss jeunesse ?

P : C’est surtout déjà ,peut être offrir l’opportunité d’un rêve à certain et certaines , se dire que vu qu’il n’y a pas de critères ni de taille ni de poids , c’est ouvert à tout le monde , c’est une façon de donner confiance en soi aux jeunes , il y en a qui viennent pour réaliser un rêve , d’autres pour vaincre pour leur timidité ou qui viennent par curiosité , il y a un petit panel mais au final c’est aussi pour casser le mythe de superficialité véhiculé par les miss en général et prouver que , en tout cas chez nous, ceux qui s’inscrivent et qui participent s’engagent et ont la volonté d’être très représentatif de Miss jeunesse.

I :Quel à été le plus dur dans votre aventure Miss jeunesse ?

P : Ce qui a pu être le plus compliqué c’est peut être de gérer l’affinité entre les miss, les unes et les autres parce que c’est des caractères différents il faut apprendre à se connaître, se respecter et leur demander à participer et qu’ils donnent des idées eux aussi.

I : Pour finir , seulement une dernière question , pour vous que représente miss jeunesse et pourquoi s’être inscrit dans ce comité plutôt qu’un autre ?

P : Et bien j’ai trouvé que les valeurs qu’il dégagé était génial parce que personne n’est pas « parfait «  de corps , que cela fait beaucoup de jeunes que cela fait rêver , et c’est donc l’opportunité d’offrir du rêve , d’aider à entrer en société , s’épanouir surtout , ce qui est très important parce que pour les jeunes il n’y a pas que les études , il y a quelque chose autour d’eux et c’est très sympa de leur faire découvrir aussi .

I : D’accord et bien je vous remercie pour cette interview , je vous rappelle que cette interview orale sera retranscrite à l ‘écrit et je vous demanderai une autorisation par mail avant de la publier, je vous remercie encore de nous avoir accorder de votre temps.

P : Avec plaisir !

Entretien réalisé par QUINTAR Lou et PONTHIER Kathleen

Entretien professionnel avec Fiona Pasquier, chef de projet événementiel

dimanche 24 novembre 2019

Dans le cadre de notre projet professionnel personnalisé, nous devions réaliser une interview avec un professionnel de la communication. Nous avons donc choisi de contacter des agences d’événementiel afin d’avoir un rendez-vous avec un chef de projet et en apprendre plus sur ce métier qui nous intéresse toutes les trois. L’entretien avec la chef de projet Fiona Pasquier s’est déroulé au sein de l’agence Com’event le 20 novembre 2019. L’entretien a été enregistré avec l’accord de celle-ci.

Bonjour Fiona Pasquier, nous sommes trois étudiantes en licence information-communication à l’université Paul Valery sur Montpellier et nous venons aujourd’hui dans le but d’un projet de classe dans lequel on doit interviewer un professionnel de la communication. Pour retranscrire cet entretien, pour le donner à notre professeur, pouvons-nous l’enregistrer pour ensuite le publier sur un blog de classe ? Oui, il n’y a pas de soucis.

Pouvez-vous nous expliquer en quoi consiste votre métier ?
Alors ici, dans cette entreprise nous faisons que de l’événementiel professionnel c’est à dire pour les entreprises, comités d’entreprises, collectivités, entreprises privées. On ne fait pas tout ce qui est pour des particuliers. Donc le métier de chef de projet dans ce secteur-là correspond à la réalisation du projet du client de A à Z. C’est à dire de la demande du client jusqu’à la réalisation finale de l’événement. Le but est donc de recevoir la demande du client, de construire le projet avec lui en fonction de sa demande, soit il a une demande plus ou moins déjà axée (c’est à dire qu’il sait un peu ce qu’il veut, il sait le lieu, il sait le thème), soit il n’en a aucune idée, (c’est-à-dire qu’il sait juste qu’il veut faire tel type d’événement avec tant de personnes) là le but sera de créer le projet avec lui, de le construire et d’aller jusqu’à l’événement final.

Quel est votre parcours ?
J’ai fait un DUT technique de commercialisation, puis un bachelor à Sup de Com en alternance, en tant que responsable de communication et après je suis restée ici en CDI.

Vous dites que vous avez fait un DUT puis ensuite un bachelor, est-ce que vous avez rencontré des difficultés pendant vos études ?
Non, j’ai fait mon DUT sur Montpellier donc il faut travailler car il n’est pas simple. La licence, c’était plus pour me spécialiser, avoir une troisième année et surtout avoir le diplôme de communication, le faire en alternance. Ce n’est pas un métier où l’on a besoin de faire un bac+5/6, après si peut être pour se spécialiser vraiment dans des choses très techniques mais c’est surtout des choses qu’on apprend sur le tas et l’expérience.

Est-ce que le métier de chef de projet était votre idée initiale ?
Alors, moi je m’axais plus ou moins déjà dans l’événementiel parce que c’était quelque chose qui me plaisait, j’ai fait mon stage de fin d’année de DUT dans cette agence, je me suis rendu compte que ça me plaisait du coup j’ai fait mon alternance ici et comme cela me plaisait et que j’y étais bien, j’ai poursuivi en CDI. Je savais que je voulais travailler dans l’événementiel et l’opportunité s’est présentée à moi donc je me suis retrouvée dans ce poste-là.

D’accord, quels types d’événements couvre votre entreprise ?
On fait pour les entreprises, tous types d’événements professionnels comme des inaugurations, des anniversaires d’entreprise, des journées d’entreprise. On travaille aussi pas mal avec les promoteurs immobiliers, on fait tous leurs événements types, c’est à dire pour une résidence par exemple, ils vont faire une pose de première pierre, une pré-visite, une inauguration… Nous faisons également du tourisme d’affaire, séminaires, congrès, team building, toujours pour les entreprises.

J’ai vu que vous êtes plusieurs collègues dans l’entreprise, pour la réalisation d’un projet, comment vous répartissez-vous les tâches ?
En ce moment, Julie est en stage chez nous, et sinon on est 3 fixes en interne et 1 personne en alternance.
Nous travaillons énormément en équipe. Le fait que ne soyons que 4 en interne, fait que nous ne sommes pas forcément cantonnés à une seule tâche. Nous sommes polyvalents, nous touchons à tout, ce n’est jamais le projet d’une seule personne, mais celui de tous. Il y a un interlocuteur par client en soutien, mais après nous travaillons tous en équipe sur le projet, il se construit ensemble.

Vous n’avez donc pas une place prédéfinie dans l’entreprise ?
Non, en fait on a chacun notre projet, tout le monde travaille dessus puisque de toute façon pour la finalité, sur l’événement il faut être plusieurs, on monte tout ensemble.

D’accord. Quelles sont les grandes lignes directrices pour mener à bien un projet ?
Grandes lignes directrices… il n’y en a pas sur la théorie et sur la pratique c’est surtout le relationnel avec le client, bien comprendre la demande, échanger avec lui surtout pour pouvoir bien travailler sur son projet. Après nous on travaille beaucoup avec les mêmes prestataires, on est très proche d’eux, on arrive à monter des projets ensemble pour répondre à la demande du client. Il faut également être à l’écoute et être force de proposition, avoir de la créativité. Des fois il y a des petits événements qui ne demande pas énormément de concept artistique, mais il y a des gros événements où il faut avoir tout un concept, un thème. Il faut être polyvalent sur l’événement.

D’accord, est-ce que vous avez eu une évolution au sein de l’entreprise?
Oui, puisque j’ai commencé par un stage puis en alternance puis assistante communication, assistance chef de projet, je gérer toute la communication de la boite comme interne, et maintenant je suis chef de projet. Sachant qu’un chef de projet qui est dans une agence événementielle où il y a une vingtaine, trentaine de personnes sera vraiment cantonné à son
poste, nous vue que nous sommes 4, je suis chef de projet mais j’ai quand même pas mal de responsabilités et d’envergure.

Cela fait combien de temps que vous êtes dans l’entreprise ?
Cela fait trois ans.

Il y a-t-il des qualités spéciales pour être chef de projet ?
Pour être chef de projet, il faut être polyvalent, être force de propositions, savoir gérer la pression, anticiper, s’adapter aux imprévus, être investie. Après il faut savoir que ce n’est pas un métier où l’on compte vraiment ses heures puisqu’on a des événements sur des créneaux horaires où souvent les personnes sont dans leur heures de loisir. Cependant, il n’y a pas de compétence particulière mise à part être dans la communication mais c’est plutôt des compétences personnelles, de l’investissement, de la polyvalence qui sont nécessaire pour faire ce métier.

D’accord, donc du coup, vous avez dit que les horaires ne sont pas tout le temps fixent arrivez-vous à gérer votre vie personnelle et professionnelle ?
L’avantage c’est que nous on a tous une vie personnelle dans laquelle il n’y a pas d’enfant, alors aujourd’hui la question ne se pose pas. L’avantage de l’événementiel professionnel c’est que les entreprises font rarement des événements le week-end sauf les congres ou séminaires, là on part en déplacement. Ça dure tout un week-end mais nous avons tous les autres en général. Évidement on a souvent des soirées prises dans la semaine. Cependant quand on est au bureau, on fait des horaires de bureau « classique » mais en opérationnelle on n’a pas d’horaires fixes, on a tant de choses à faire dans la journée et ça se termine quand l’événement est fini et démonté. Donc oui, c’est sûr que nous aujourd’hui on n’a pas d’enfant mais si c’était le cas, se serait plus compliqué.

Quelles étaient vos attentes avant d’exercer ce métier ?
J’avoue que je n’étais pas très étonnée puisque mes parents travaillaient dans l’événementiel. J’avais déjà une vision du métier, après c’est plutôt qu’on ne se rend pas compte de ce qu’on peut vraiment créer, monter un événement de toute pièce qui peut vraiment avoir un rendu superbe. Quand on construit un projet, on de s’attend pas toujours, on ne se rend pas compte avant d’être dans ce métier de ce qu’on peut créer. Sinon j’avoue que j’avais quand même l’image en tête.

Les événements que vous créez sont forcément sur Montpellier ?
Non, on travaille beaucoup autour de Montpellier, et ses alentours, dans le département, la région mais aussi au national. Quand on fait des congrès, des séminaires. L’année dernière on était sur Paris, en début d’année, j’ai fait un séminaire à Val Thorens, Toulouse, Cannes, Donc oui on se place.

Comment réussissez-vous à obtenir une certaine visibilité au sein des entreprises ?
Tout d’abord, nous avons quatorze ans donc aujourd’hui on a des clients fidèles. Après nous marchons avec le bouche-à-oreille, c’est-à-dire que beaucoup d’entreprises vont voir ce qu’on fait sur d’autres événements et vont nous contacter car ils ont été attirés. C’est le cas aussi dans la promotion immobilière. On travaille avec quelques promoteurs, d’autres ont vu ce qu’on pouvait faire et ont décidé de nous contacter. Dans l’événementiel, on a également ce qu’on appelle des « appels d’offres », toutes les entreprises publiques et les collectivités sont obligées, à partir d’un certain montant d’événements de faire un appel d’offre pour présenter leur projet. Dans ce cas-là, différentes agences répondent et celle qui a le meilleur projet gagne. Les entreprises privées peuvent faire ça en consultation donc là, c’est « officieux », ils présentent leur projet et choisissent quelques agences pour choisir le meilleur projet. Sinon il y a de la prospection, on va se présenter, on va faire connaître notre agence… J’avoue que le réseau c’est vraiment ce qui a de plus important. Quand on travaille beaucoup avec les mêmes prestataires (notre prestataire technique par exemple), s’ils voient qu’il a une demande et une possibilité événementielle ils vont nous les renvoyer, et nous l’inverse.

Vous avez parlé de visibilité, bouche-à-oreille, avez-vous des réseaux sociaux ?
Alors c’est moi qui m’en occupe, je ne suis pas community manager donc j’ai appris sur le tas, je ne fais pas non plus que ça donc ils ne sont pas autant alimentés que j’aimerai. Mais oui on en a. Actuellement, on refait tout notre site internet parce qu’il était vieux il n’était même pas responsive (1). On a développé depuis deux ans notre Facebook, où là on fait vraiment la vitrine de nos événements. Ils y sont tous pour pouvoir permettent aux autres de voir ce qu’on est capable de faire. On a LinkedIn aussi, c’est un réseau professionnel qui marche bien, qui permet aussi de faire un réseau. Cette année nous avons lancé Instagram, donc en termes de postes vu qu’il faut faire une ligne éditoriale (2) je ne suis pas encore énormément dessus mais par contre on fait beaucoup de stories (3) en direct comme ça, ça permet de voir les coulisses de nos événements, notre façon de faire les montages, des choses comme ça… On arrive à avoir une communauté qui nous suit beaucoup, qui s’intéresse vraiment à ce que l’ont fait et on voit que quand on publie quelque chose, quasiment l’intégralité de la communauté va le voir ou s’y intéresse. Donc voilà, ça nous permet de garder un lien, de montrer un peu l’envers du décor.

Les personnes qui vous suivent, vous pensez que c’est plutôt les entreprises qui font appel à vous ou plutôt des personnes par exemple comme nous qui sommes étudiantes et qui s’intéressent au métier ?
Je pense qu’il y a de tout, les entreprises avec lesquelles on travaille, puisqu’on fait des postes sur leurs événements et qu’on les met aussi en valeur. C’est aussi une double communication, c’est une communication pour nous et c’est aussi une communication pour eux. Il y a également tout notre réseau qui nous suit, les partenaires, les prestataires, enfin vraiment. Je pense qu’il y a aussi des étudiants, des choses comme ça qui ont connu l’agence et qui s’intéressent aussi à la communication ou à ce genre de métier. A mon avis il y a un peu de tout.

Pourquoi recommanderiez-vous ce métier à un jeune étudiant ?
C’est vraiment un métier passionnant et puis c’est l’un des rares métiers où on peut visualiser le travail qu’on a fait, parce qu’on passe certes, énormément de temps à construire l’événement, à travailler dessus, mais on y assiste et on voit les gens émerveillés face à ce qu’on leur a réalisé. C‘est vrai que ça c’est une grande fierté de pouvoir voir, quand ça marche bien sûr, le résultat. Après ça dépend ce que l’on veut, mais c’est un métier très riche dans le sens où on ne fait jamais la même chose, il n’y a pas réellement de journée type et puis c’est surtout un métier où on apprend sur le tas. On apprend et on s’améliore tous les jours. On gagne en compétences sois même, c’est un métier hyper enrichissant. Après, certes c’est un métier prenant mais c’est un métier passionnant.

Comment envisagez-vous votre futur professionnel ?
Pour l’instant, je suis jeune, ça fait que trois ans que je suis là donc, et j’y suis bien, j’apprends tous les jours. La société a quatorze ans, elle continue toujours d’évoluer, aujourd’hui on est quatre, on vient de prendre une personne en alternance donc on grossit petit à petit mais on grossit. L’idée c’est d’évoluer avec la société, mais pour l’instant je suis ici, je suis bien et je continue à apprendre. De plus, c’est la société qui m’a formé donc pour l’instant je ne me pose pas la question sur l’avenir, pour l’instant c’est ici mon avenir.

Pourriez-vous nous décrire une « journée type » ?
C’est difficile de décrire une « journée type », on va avoir des journées de bureau où on va travailler sur la construction des événements. Par exemple aujourd’hui on est en bureau, on va pouvoir faire des devis pour des clients qui nous ont fait des demandes ou bien travailler sur des projets à présenter, on peut également construire un nouveau projet pour un autre client. Globalement, nous traitons de plusieurs projets de différents clients dans une même journée au bureau. On fait des réunions entre nous, des petits brainstormings, pour mettre en commun nos idées dans le but de créer le meilleur événement possible. Et sinon, vendredi on a un événement, dès le matin on va arriver et charger tout notre camion, pour installer, monter, puis par la suite accueillir les premiers clients. A partir de là, il y aura différentes réunions dans la journée, donc il faut gérer tout le déroulement. Jusqu’au soir où là y a une soirée pendant laquelle il faut gérer des prestataires, les mettre en place pour qu’il sache tout ce qu’ils ont à faire et en même temps gérer le client pour que tout se déroule comme il veut.

Changez-vous régulièrement de prestataires ?
Non, on a un réseau de prestataires vraiment proche avec qui on travaille à chaque fois. C’est aussi une force pour nous parce que le fait de travailler souvent ensemble permet de créer une grande équipe, on se connaît bien, et on sait s’adapter les uns aux autres, on a confiance en nous. Ça c’est vraiment agréable. Bien sûr s’il y a une demande particulière d’un client et que on trouvera d’autres prestataires mais dans tous les cas on a un réseau proche de prestataire avec qui on travaille. Montpellier n’est pas non plus immense donc on retravaille souvent avec les mêmes personnes.

Quelles sont les compétences requises pour ce métier ?
Dans la communication il faut avoir de la créativité, faut avoir des nouvelles idées, on fait des dossiers de communication alors il faut savoir quand même de quoi on parle. Après comme je disais tout à l’heure c’est surtout des compétences personnelles où il faut être polyvalent, faut être investit, avoir la relation client, et il ne faut pas avoir peur et être timide, car de toutes façons on est l’interlocuteur principal du client. Toutes les demandes qu’il va y avoir vont passer par nous puis c’est à nous de le projeter sur tous les autres, donc c’est sûre qu’il faut avoir du relationnel. Sinon, c’est plus des compétences personnelles, c’est un métier où on apprend sur le tas en fait.

Est-ce que vous pouvez vous raconter votre dernier projet ou celui que vous faite actuellement ?
Là on a un événement vendredi, on a fait plusieurs rendez-vous avec le client. Le premier rendez-vous : « découverte », où il nous a présenté son projet et ses attentes. Derrière, on a construit le projet en interne selon ce qu’il nous parait le plus adapté, et monté un dossier. On lui a ensuite retourné et présenté, là il nous dit « ça oui, ça oui, ça non … », ce qui lui a permis à lui aussi d’affiner ce qu’il veut. Il va s’en suivre plusieurs rendez-vous comme celui-ci. Puis un rendez-vous de repérage du site, où là on établit visuellement l’événement, comment il va se passer parce qu’après le jour J. Actuellement, on est à la phase où s’est vendredi donc on fait les derniers repérages, les fignolages. Il y aura une petite exposition d’œuvre donc ce soir on va l’installer et puis vendredi ça sera dès le matin : installation de l’événement puis à partir de quatorze heures les clients arrivent, ils commencent leur réunion et jusqu’au soir où ils sont la soirée sur site.

Donc là ça fait combien de temps que l’événement est prévu ?
Là ça va faire un mois, un mois et demi environ qu’on travaille dessus. Le prévision dépend des événements, on a fait un très gros événement au mois de Septembre, sur lequel on travaille depuis un an. Selon l’envergure de l’événement on peut y passer plus ou moins de temps.

Vous arrivez à travailler sur plusieurs projets en même temps ?
Oui, heureusement, on a pleins de dossiers en cours, en ce moment, je dois avoir au moins 6 dossiers en cours. Il ne faut pas se mélanger. Souvent on travaille avec les mêmes prestataires sur des événements différents. Il faut faire une gymnastique pour ne pas donner l’information de l’un à l’autre. Mais oui, heureusement on travaille sur plusieurs événements. Encore une fois comme je disais, on n’est jamais seul sur un événement, on travaille en équipe et on peut se soutenir, chacun intervient, permet de dire « bon je te libère là-dessus, je te laisse avancer sur ça ». Donc on ne supporte pas la pression d’un événement tout seul.

Merci beaucoup pour le temps que vous nous avez accordé, nous avons fini avec nos questions. Nous vous enverrons la retranscription pour que vous puissiez nous donner votre accord pour la publier
Pas de soucis merci à vous.

(1) Conception Web qui vise à élaborer des sites compatibles sur toute forme d’appareils (smartphone, ordinateur, …).

(2) Décision à prendre pour suivre une ligne morale, éthique.

(3) Publications éphémères (qui dure souvent 24h).

Cette interview nous a permis de connaître quel était le métier de chef projet événementiel et plus particulièrement pour les entreprises. En effet, être chef de projet dans l’événementiel c’est organiser des événements du début à la fin pour que le client soit satisfait. Le chef de projet (dans l’entreprise Com’Event) ne se contente pas simplement de créer le projet, il est en contact avec ses partenaires pour la réalisation du projet et il doit également aller sur le terrain pour préparer l’événement le jour-même. Ce métier est donc polyvalent et les horaires ne sont pas fixes. Pour finir, nous souhaitons remercier Fiona Pasquier de nous avoir accorder cet entretien et pour avoir répondu à nos questions.

Entretien réalisé par Valentine Loisy, Sofia Khenchouche et Nathalie Cazanave.

Le rôle d’un Community manager au sein d’une Start up prometteuse avec Hind BOUASBA.

dimanche 24 novembre 2019

Le 5 novembre 2019, nous avons eu l’opportunité de faire la encontre de madame Hind BOUASBA Fondatrice et Community manager chez « Faciligo » une Start up très prometteuse.

– Bonjour, nous sommes étudiants en première année information-communication à l’université Paul Valéry de Montpellier et dans le cadre de notre cours, nous aimerions vous poser quelques questions en ce qui concerne votre métier de Community Manager. Cet entretien sera enregistré, retranscrit, puis si vous l’acceptez publié sur notre blog de classe. 

–     *acquiescement*

– Merci beaucoup, nous allons donc commencer.

Tout d’abord pouvez-vous vous présenter en quelques mots et nous aiguiller sur votre parcours ?

– Bonjour je suis Bouasba Hind je suis la CEO et fondatrice de Faciligo et j’ai 37 ans. J’ai effectué des études de marketing et management dans une école de commerce et j’ai obtenu un MBA en management et marketing du luxe. J’ai travaillé en tant que manager commerciale dans différentes entreprises, j’ai également été consultante dans un cabinet de conseil et depuis 5 ans je développe une solution innovante dans l’innovation sociale. Faciligo est un réseau d’entraide entre voyageurs dans tous les transports. 

– En quoi consiste votre entreprise « Faciligo » ?

– Nous aidons toutes les personnes qui rencontrent un frein. quotidien, ponctuel, réguliers, en leur proposant de partager leur trajet avec d’autres voyageurs peu importe le mode de transport (covoiturage, copiétonage…) pour faciliter la mobilité et donc voyager moins cher. 

C’est exactement le même principe que Blablacar spécialisé dans le covoiturage mais que l’on a dupliquer sur tous les modes de transport avec une particularité, celle d’aider les personnes qui ont du mal à se déplacer seule (Handicap ou âge…)

– Combien de personnes étaient avec vous à la création votre entreprise ?

– Au démarrage de mon entreprise, je n’ai pas pu recruter tous les profils dont j’avais besoin et notamment pour ce qui s’agit du Community Manager, c’est donc moi qui ait dû m’y attelé durant un certain temps, pour gérer la communauté des « covoyageurs solidaires » (c’est comme ça que l’on appelle notre communauté) mais aussi pour gérer les partenaires comme SNCF, Air France ou même les transporteurs urbains comme Keolis, TAM etc… 

– Quel a été votre parcours d’étude pour devenir Community Manager ?

– Pour effectuer les taches du community manager, j’ai du me former au préalable sur le net, par des experts du marketing digital. Comme le marketing digital est apparu il y a 15 ans, et que mes études se basait principalement sur du marketing global, il a fallut que je me remette au « goût du jour »

– Pourquoi vous êtes-vous spécialisée dans le métier de Community Manager ?

– Le poste de Community Manager était essentiel car tout d’abord, pour ce qu’il s’agit de Faciligo, une communauté virtuelle basée sur l’échange et le partage, il est nécessaire de rapprocher les gens être eux. Ceci passe premièrement par animer les réseaux sociaux ainsi qu’alimenter un blog. Etre présent sur les réseaux était donc indispensable pour nous car cela nous a permis aussi une grosse économie vu que cela nous évite de passer par une boite de relations presse pour se faire connaître. 

– En quoi consiste le métier de Community Manager et pourquoi est-il un métier en essor ?

– Ce métier est un canal privilégié car de nos jours, tout le monde possède un smartphone et est présent sur les réseaux sociaux. Le net est donc un vivier de personne potentiellement intéressés par une mobilité moins chère et solidaire. 

Le métier de Community Manager consiste en la présence quasi permanente sur les réseaux, pour répondre aux demandes et questions sur les différents canaux, comme Twitter, Instagram, Facebook, Linkedin, Messenger… 

Il faut donc être très réactif en temps réel pour « battre le fer tant qu’il est chaud » je dirais et aider les personnes en répondant à leurs demandes. Le Community Manager est là pour y répondre instantanément et c’est pour cela qu’il est indispensable car il permet une proximité de tous les instants avec nos utilisateurs. 

– Quelles sont les qualités nécessaires pour devenir Community Manager ?

– C’est un métier qui nécessite une qualité rédactionnelle notable car il faut répondre à l’écrit dans un français des plus corrects pour se faire comprendre des utilisateurs. Il faut aussi être très compréhensif pour ce qu’il s’agit des questions. La réactivité est aussi une qualité indispensable du Community Manager car les utilisateurs souhaitent recevoir des réponses rapidement. IL faut également savoir élargir son public pour pouvoir augmenter sa notoriété et toucher un plus grand nombre de personne. Les différents réseaux permettent donc de générer du trafic via des publicités et notamment Facebook qui est un outil merveilleux, pour les professionnels, car ill offre la possibilité de tester différentes publicités, voir le taux de conversion et augmenter leurs rendements pour élargir son réseau. Il faut aussi savoir cibler son public, via leur âge, leurs centres d’intérêts, leur localisation.

Aujourd’hui, pour une start-up comme Faciligo, on touche toute la population, car on offre des possibilités d’accompagnement d’enfants et même de personnes âgées en passant par des personnes possédant un handicap. Le public est donc très large et Facebook ou même Instagram permettent de toucher toutes les personnes. 

– Quels sont les points positifs et négatifs de ce métier ?

– Pour ce qu’il s’agit des points positifs de ce métier, je dirais qu’il permet de toucher ses cibles sans intermédiaires, de manière instantanée et à moindre coût. Par exemple, si l’on veut toucher une clientèle via un cabinet de relation presse, il faut compter au moins 5000 euros par mois, qui est un budget assez conséquent pour une start-up comme Faciligo. Les réseaux sociaux sont donc les canaux les plus intéressants de par aussi de leur grande « affluence »

       En ce qui concerne les points négatifs, c’est le côté un peu versatile du web qui reste une interface virtuelle et qui reste un système à distance qui ne permet donc pas de rencontrer son interlocuteur. Comme autre point négatif, on peut aussi noter que parfois certaines personnes ne comprennent pas trop l’utilisation ou l’intérêt de l’outil et qui vont donc déverser des commentaires sans connaître la solution. Bien heureusement, nous répondons à l’intégralité des commentaires, ce qui nous permet de rediriger les personnes vers la solution à leur problème, comprendre les enjeux et intérêts. 

– Pouvez vous nous décrire une journée type d’un ou d’une Community Manager ?

– La journée type d’un Community Manager consiste dès le début à l’ouverture de la boite mail, pour pouvoir répondre aux demandes de contact via le canal des mails, aux personnes potentiellement intéressées. Il faut ensuite marquer sa présence sur les réseaux avec des publications ou posts réfléchies et montés en amont. Le mardi par exemple est un jour favorable pour publier et être lus par le plus grand nombre de personne. Il faut aussi réagir aux demandes, aux commentaires et aux questions sur les différents réseaux et également via notre tchat en ligne où les utilisateurs peuvent nous parler en direct sur notre site faciligo.fr. C’est donc un canal où il faut être très réactif et omniprésent. Nous utilisons aussi un outil du nom de Zendesk qui regroupe tous les messages de tous les différents réseaux ce qui nous facilite dans nos réponses car cela nous évite d’aller sur chaque application pour répondre à nos utilisateurs. Tout est centralisé sur Zendesk et peu importe d’où vient la question, la réponse ira sur ce canal-là. 

La journée type se poursuit généralement avec une réunion pour faire des feedbacks, ou en fonction des demandes, nous faisons un oint sur les axes d’améliorations possibles de la plateforme. Un échange assez régulier se fait donc entre le Community Manager et le développeur pour pouvoir amener des améliorations ou identifier de possibles bugs. 

– Vous venez de nous décrire une de vos journées types mais qu’en est-il de vos différentes missions ? Quel est votre rôle ? 

– Le Community Manager agit principalement sur les réseaux sociaux où il va aider les utilisateurs dans le besoin mais il va également rédiger des articles, lire énormément, se documenter sur des sujets en lien avec son activité. Dans notre cas, Faciligo est une agence de voyage qui émet des billets qui permettent de placer les gens qui souhaitent s’accompagner, s’entraider, côte à côte, dès lors que les places sont nominatives. Le Community Manager, dans ce cas là, va s’intéresser à des thématiques comme les voyages, le tourisme, sociales et solidaires et va venir nourrir le blog d’articles en lien avec nos thématiques à la fois de mobilité, d’inclusion, de social. Il fait remonter les informations, génère du contenu, fait vivre le blog et l’image de l’entreprise sur le net. 

Il peut être aussi à l’organisation d’évènements, comme des rencontres entre utilisateurs, monter des jeux, des animations, faire les mails d’invitation…

– Pour remplir au mieux vos fonctions, vous devez avoir une panoplie d’outils à votre disposition, pouvez-vous nous dire quels sont les outils avec lesquels vous travaillez ?

– Concernant les outils dont dispose le Community Manager, je vous ai déjà parlé des différents réseaux sociaux qui sont pour nous des canaux de communication via les publications, posts ou autres commentaires. Je vous ai également présenter Zendesk, un outil de relation client qui centralise l’ensemble des sollicitations des différents réseaux sur une seule et même plateforme pour pouvoir être notifié et y répondre directement. En interne nous utilisons aussi Slack qui est un outil de messagerie qui facilite les communications entre le Community Manager et les développeurs lorsqu’il ne sont pas au même endroit. Lorsque le Community Manager connait une question trop précise ou trop technique, il s’adresse au développeur via Slack. Le développeur connaissant la problématique de réactivité du Community Manager, lui répondra instantanément pour animer la communauté. Canva.com est un site pour monter des posts, avec différentes polices, formes, images et tester des publicités. Mailchimp est également nécessaire pour l’envoi de newsletter car le Community Manager rédige des aussi des mails et les newsletter, des relances ou prendre contact avec les utilisateurs. 

– En quoi le Community Management participe activement au développement de l’entreprise ?

– Le Community Manager génère, à sa manière, du business car un utilisateur bien renseigné et convaincu par le Community Manager créera un compte sur notre site et nous fera confiance. Cela permet également de conserver une image active sur les réseaux, ce qui montre que l’entreprise est toujours d’actualité. Les différentes publications participent également au développement car si elles intéressent un grand nombre de personnes, il peut y avoir du partage, ou même du bouche à oreille. Entretenir une communication permet de mettre en évidence les actualités et nouveautés. Le Community Manager peut également intéresser des journalistes qui peuvent nous interviewer, poster des vidéos qui favorisent la visibilité de la marque, et participer ainsi activement à l’essor de l’entreprise. 

– Pourquoi est il important d’être actif sur les réseaux sociaux pour une entreprise ?

– Comme dit précédemment, le smartphone est entré intégralement dans les moeurs et notamment chez les nouvelles générations, qui grandissent avec ceux-ci. Les réseaux sont une source inépuisable et sans frontières de nouvelles cibles potentielles. Par exemple si l’’objectif de Faciligo est de se développer internationalement, le canal privilégié et le moins couteux restera le canal des réseaux sociaux. Aujourd’hui il est essentiel pour une entreprise d’assurer une présence sur les réseaux sociaux car elle doit pouvoir entendre l’avis de ses clients et en tenir compte avec des améliorations ou possibles changements. Le fait de ne pas posséder de réseaux sociaux pour une entreprise est considéré comme « hasbeen » refusant un nouveau marché en développement, ce qui est contraire aux logiques économiques d’une entreprise. Pour répondre globalement à cette question, les réseaux sont importants pour maintenir sa relation avec ses utilisateurs, pour asseoir son image de marque, développer ses partenariats, pour avoir une visibilité en sachant que les réseaux sociaux ont leurs limites comme des faux comptes ou des personnes malintentionnées. Nous privilégions donc un contact téléphonique avec nos nouveaux membres pour attester de leur bonne foi. 

– Parmi tous les réseaux sociaux que vous nous avez cité, quel est celui que vous utilisez le plus et pourquoi ?

– Aujourd’hui, Facebook reste le réseau social le plus utilisé par notre entreprise, car en plus d’être le pus ancien et celui qui compte le plus d’utilisateurs, il est celui qui l’outil le plus développé en terme de publicité et de suivi de ces dernières. Facebook compte notamment plus de personnes dites « senior » à l’instar de Snapchat et Instagram où le public ciblé est plus jeune. Linkdin et aussi très importants pour nos partenaires plus professionnels là aussi à l’inverse de Facebook où les utilisateurs sont des particuliers. 

– Si vous deviez garder un seul réseau social, lequel serait-il et pourquoi ?

– Actuellement, le réseau le plus tendance est selon moi Instagram mais il ne colle pas entièrement au public ciblé donc je dirai Facebook et Messenger car c‘est dessus que notre cible est la plus présente. A noter l’essor de Whatsapp, dans une époque où les séniors et autres personnes moins habiles avec le digital ont de plus en plus peur pour leurs données. 

– Quelle est l’action de Community Management que vous avez effectué et dont vous êtes la plus fière ?

– C’est une publicité que j’ai réalisé sur Facebook et qui a touché plus d’1.000.000 de personnes avec énormément de likes ainsi que de commentaires. Le succès de cette publicité vient, involontairement, d’une cible très large à l’international donc plus de visibilité. Ceci m’a contraint par la suite de faire une version anglaise de la plateforme, et très vite il y a eu de nombreuses sollicitations dans nos pays frontaliers tels que l’Angleterre, l’Italie, la Belgique, l’Espagne ou la Suisse. Ce sont des marchés que nous exploiterons après avoir exploité le marché français. 

– Quelle est l’erreur à ne jamais faire pour un Community Manager ?

– Le pire pour un Community Manager, je pense, que ce sont les fautes d’orthographe car c’est très mal vu d’un oeil extérieur, ça ne fait pas professionnel du tout. Des réactions vives des suites à des commentaires parfois haineux sont aussi à éviter car elles entachent l’image de la marque. Il faut pour cela rester toujours très diplomate et garder en tête que le Community Manager est le représentant de l’entreprise et parle en son nom.

– Comment voyez-vous l’évolution du métier ?

– Je pense que le métier est en plein essor car la nécessité ne cesse d’augmenter. Pour les entreprises, c’est un privilège d’avoir un représentant via les réseaux et les entreprises qui ont vu le potentiel à exploiter ont tout de suite investies dans l’approche du Community Management. 

Je pense qu’avec le temps, le Community Manager sera indispensable car l’approche de l’utilisateur en face est différente que si c’était un robot qui répondait. Le Community manager permet aussi de fidéliser les utilisateurs ce qui n’est pas négligeable pour une entreprise. 

La start-up CapitaineTrain devenue aujourd’hui Trainline a pour moi participer activement à l’essor du métier car il y a un peu moins de 10 ans, ils ont décidé d’embaucher une dizaine community manager malgré leur présence un peu en demi teinte à l’époque. Très rapidement, les CM ont réussi à fidéliser les clients et leur nombre d’utilisateur est grimpé en flèche car il y avait une capacité des Community Manager a répondre clairement, et rapidement avec une qualité d’expression bien au dessus de la moyenne qui apparemment a su toucher leur cible. 

Pour répondre à cette question, je pense que le Community Manager remplace petit à petit le commercial qui fait du terrain et qui coute cher a cause des déplacements. Le CM permet de réduire les couts tout en augmentant le rendement de l’entreprise. 

– Merci infiniment d’avoir pris le temps de répondre à nos questions. Nous vous souhaitons une bonne fin de journée et nous vous enverrons la retranscription sous peu.

Gabrielle, Sephora, Valentin, Naorasse




Au cœur du journalisme audiovisuel, avec Monsieur F. Hertmann.

dimanche 24 novembre 2019

Dans le cadre de notre cours de Projet Professionnel Personnalisé, nous avons contacté un professionnel du journalisme audiovisuel : Monsieur Florent Hertmann. Il est présentateur et rédacteur-reporter à France 3 depuis de nombreuses années. Nous l’avons donc interrogé durant 37 minutes le Mardi 22 Octobre, à France 3, à Montpellier. Léa et Léna enregistraient à l’aide de leurs téléphones et prenaient des notes. Cette dernière étudiante était également chargée de poser la plupart des questions.


Léna : Bonjour Monsieur Hertmann, je m’appelle Léna et voici Léa, nous sommes deux étudiantes en première année d’Information Communication à l’université Paul Valery à Montpellier. Dans le cadre de notre filière, mais aussi plus précisément de notre projet professionnel personnalisé, nous vous avons contacté afin de vous interviewer sur votre métier pour une durée d’environ 30 à 40 minutes, cela vous va ?

Hertmann : Oui.

Léna : Nous vous rappelons que l’entretien va être enregistré afin d’être retranscrit et publié sur un blog pour que nos professeurs puissent l’évaluer. Nous vous l’enverrons quelques temps avant pour que vous puissiez le modifier si vous le souhaitez. Est-ce que vous êtes toujours d’accord ?

Hertmann : Oui, bien entendu.

Léna : Merci. En tant que présentateur télé et journaliste, pouvez-vous nous parler de vos missions ?

Hertmann : Quand vous dites présentateur télé et journaliste, on ne peut pas faire la différence entre les deux. Dans la culture anglo-saxonne, ils font effectivement la distinction.

Les présentateurs, les « speakers » comme on les appelle, ne sont pas forcément des journalistes c’est-à-dire qu’on leur prépare leur texte, et leur métier c’est de les donner à l’antenne. Ce n’est pas partout le cas mais la culture anglo-saxonne fait cette distinction. Nous ne la faisons pas en France. Ici, nous avons des sortes de nomenclatures puisque « journaliste » est le terme générique, moi mon métier de base c’est d’être rédacteur-reporter donc de faire des reportages en tant que rédacteur, je les rédige. Quand je pars en reportage, il y a un deuxième journaliste qui part avec moi mais qui est journaliste reporter d’images (JRI), c’est lui qui a la caméra sur l’épaule. Ça c’est le premier métier. Ensuite, il peut y avoir différentes options, la plus simple étant de devenir présentateur mais sur ma fiche de salaire il y a marqué « rédacteur-reporter ».

Maintenant, grâce à ma carrière et mon évolution, je suis devenu « grand reporter » : c’est au-dessus mais c’est la même chose.

Léna : D’accord merci. En ce qui concerne le métier comment vous préparez-vous pour une interview ?

Hertmann : Alors il y a deux sortes d’interviews : vous avez les interviews qu’on va faire en plateau qui vont être enregistrées ou retransmises en direct et ensuite vous avez les interviews qu’on tourne dans le cadre d’un reportage. La durée n’est pas la même, dans la mesure où dans une interview en reportage on va pouvoir rencontrer quelqu’un et faire l’interview trois, quatre, cinq minutes avec cette personne mais on en garde vingt secondes donc on a une idée de la réponse qu’on veut qu’elle nous fournisse. C’est ce qu’on va appeler « très anglé », on ne va pas lui demander ce qu’elle pense de la pluie et la beau temps mais plus particulièrement ici en fonction des risques météo qu’est-ce qu’elle craint, c’est beaucoup plus refermé comme question et c’est cette réponse là qu’on cherche. Si elle ne nous répond pas on va lui reposer la question ou bien la reformuler pour mieux l’élargir donc l’interview ne va tourner qu’autour d’une seule question. Maintenant, quand c’est une interview en plateau, on peut y consacrer plus de temps même si l’idée est là même, en moyenne une interview plateau dure 2 minutes 30 donc c’est plus que 20 secondes. Comment on la prépare ? Déjà, quand on a du temps pour la préparer, ce qui n’est pas toujours le cas, on se renseigne sur qui est la personne, mais à priori quand on l’a contacté on le sait déjà, et on va se renseigner sur l’actualité qui amène la personne à être invité. Je ne peux pas vous dire combien de temps ça dure, combien de temps on y consacre, il y a différentes façons de pratiquer le journalisme, c’est un métier pour lequel on consacre un certain temps à investiguer mais quand on a deux journaux par jour à présenter, comme moi, on essaye de gagner du temps en faisant de son mieux.

Léna : Justement, est-ce que vous arrivez à le trouver ce temps ?

Hertmann : C’est une contrainte mais je suis obligé de le trouver oui, parce qu’à 12 heures et à 19 heures il faut que je sois prêt pour présenter le JT.

Léna : Comment savez-vous que vous avez réussi votre travail ?

Hertmann : Quand on a réussi à faire passer l’information. Et à tous les niveaux c’est à dire déjà l’avoir eu cette information, l’avoir passé car il y a un média et donc plein de contraintes que les autres n’imaginent pas : 25 minutes de journal télévisé demande énormément de travail de la part d’énormément de personnes, que ce soit sur le plan logistique ou journalistique. Pour qu’un sujet arrive à l’antenne, il faut tout un processus qui est assez compliqué, il y a un journaliste qui dit «il n’y a pas de bons ou de mauvais sujets, il n’y a que des sujets diffusés ». Évidemment après, il faut que le sujet soit compris, c’est le plus important.

Léna : Ainsi, par rapport à ce que vous venez de dire, qu’est-ce qu’est un bon titre selon vous ?

Hertmann : Alors, les titres on a coutume de dire qu’il y en a deux, un titre en presse écrite et en presse audiovisuel ne va pas être abordé de la même façon. Il y a donc les titres incitatifs et les titres informatifs. Les champions du monde des titres incitatifs dans la presse écrite sont « Libération » et « le Canard Enchaîné » par exemple, qui vont faire des jeux de mots, vont s’amuser autour de l’idée qu’il souhaitent faire passer mais nous nous sommes dans l’informatif, nous ne pouvons pas nous le permettre parce qu’un titre incitatif demande un peu plus de réflexion. Nous n’avons pas le temps, les personnes ne vont pas rembobiner pour comprendre le jeu de mots qu’on a voulu faire, un titre réussi c’est un titre qu’on comprend de suite.

Léna : Donc votre but, c’est vraiment que dès le titre on cerne le sujet, ce qui est différent du titre incitatif si j’ai bien compris ?

Hertmann : Exactement.

Léna : D’accord, merci beaucoup. Quels sont vos objectifs à court et à long terme ?

Hertmann : A court terme ça serait de continuer ce que je suis en train de faire si possible en m’améliorant. L’exercice de la présentation je l’ai fais pendant une période puis j’ai arrêté mais là récemment depuis 2 ans je commence à en refaire. Ce qui est le plus difficile c’est d’arriver à être naturel à l’antenne et que les gens y croient. Pour moi, c’est ça mon objectif à court terme : d’arriver à trouver ce naturel et que les télé-spectateurs croient que je suis à coté d’eux pour leur raconter ce qu’il se passe. À long terme, je ne sais pas trop. On me propose de faire de l’encadrement en tant que rédacteur en chef adjoint mais moi cela ne me fais pas rêver, je ne l’envisage pas. Puis de toute façon, c’est un métier où les choses évoluent énormément.

Léna : Vous venez de dire que les choses évoluent, nous aurons justement une question à ce sujet, mais pour le moment pouvez-vous nous parler des avantages et inconvénients de votre métier ?

Hertmann : Le gros avantage c’est de ne jamais faire la même chose. On rencontre beaucoup de personnes différentes, on aborde des sujets variés, on est amenés tous les jours à réfléchir sur un sujet différent ce qui est super par rapport à un métier qui va être répétitif. Ceci n’est pas péjoratif pour moi puisqu’ il y a toujours de l’appétit et de l’intérêt à faire ce qu’on fait car on peut le faire de mieux en mieux. L’inconvénient c’est ce que j’évoquais un peu au début de l’interview, c’est pour moi, toujours à travers d’un prisme personnel : le manque de temps, ne pas avoir la disponibilité pour creuser un peu plus. Après c’est une nécessité, c’est un choix, je ne fais pas du journalisme d’investigation, pour en faire il faudrait que j’aille à Paris, que j’aille frapper à la porte des quelques médias qui ont des cellules d’investigation.

Léna : D’accord. On sait également que vous avez travaillé pour la radio, est ce différent de la télévision ?

Hertmann : Bien sûr, la différence c’est qu’en radio, on est obligés d’imager nos propos. Si je dois décrire cette réunion, il faut que je dise que nous sommes tous les trois un peu perdu dans une grande pièce, que dehors la pluie s’est arrêtée de tomber et qu’il règne un silence plutôt agréable et qui ne perturbe pas. Je suis obligé de décrire tout cela en radio puisque l’auditeur ne peut pas le voir. En télé, on peut s’en passer, l’image fait le travail à notre place. C’est d’ailleurs ce qu’ont beaucoup de mal à comprendre les journalistes débutants en audiovisuel, au début ils veulent décrire tout ce qu’il se passe mais c’est inutile pour le télé-spectateur.

Léna : Oui d’accord je vois, merci. Nous venons de voir quelques points sur le métier de rédacteur-reporter maintenant si vous le souhaitez, on va vous demander un peu plus votre ressenti sur certains aspects, notamment sur le plan personnel. Par exemple, comment gérez-vous le fait d’être en direct ?

Hertmann : Ça va. Il y a toujours un peu de stress, un peu de trac mais heureusement parce que les jours où il n’est pas là on est mauvais. Il faut cette petite poussée d’adrénaline pour se concentrer sur ce qu’on fait. C’est très curieux mais c’est cela qui m’intéresse : la présentation demande d’intégrer tout un tas de paramètres qui sont invisibles pour les télé-spectateurs. Par exemple, quand je vais finir le journal, on va me dire qu’il me reste sept secondes pour dire au revoir donc ce que j’ai à dire doit rentrer dans sept secondes. J’ai quelqu’un qui me parle à l’oreille et en même temps je dois reformuler mes phrases tout en les recalibrant pour ne pas qu’elles dépassent sept secondes. Ça à l’air simple dit comme ça mais tout est chronométré à la seconde près dans un journal donc un sujet qui n’est pas là, qu’il va falloir changer au dernier moment, tout cela me perturbe l’ordre de mon journal et je dois rééquilibrer en restant le plus naturel possible. Mais après ça ne me dérange pas plus que ça, je trouve que c’est même assez marrant à faire.

Léna : D’accord et par rapport au stress que vous venez d’évoquer, comment le gérez-vous?

Hertmann : Très mal, je ne sais pas le gérer en fait. Alors avoir du stress c’est bien, mais normalement à partir du moment où l’on me dit « t’es à dix secondes de l’antenne » ce stress doit être parti, c’est fini on a plus le temps. Il faut que je me focalise sur ce pourquoi je suis là, devant la caméra en faisant abstraction de tout le reste. La plupart du temps cela fonctionne mais il suffit qu’il y ait un petit imprévu en début de journal, qu’il vienne de l’extérieur comme de moi-même, comme lorsque je bafouille par exemple, ceci ouvre la porte au stress et là je peux passer dix minutes à essayer de l’évacuer. Bien entendu, je ne peux pas quitter le plateau.

Léna : C’est sûr. Comment décririez-vous vos conditions de travail ?

Hertmann : Cela dépend des métiers au sein même du journalisme bien évidemment, mais moi je commence entre 8h30 et 8h45 le matin. Je finis plus tôt quand je présente seulement l’édition du midi parce que l’après midi va être consacrée à la préparation du journal du lendemain donc je vais terminer vers 18h. Quand je présente les deux éditions du midi et du soir c’est 8h30 le matin et 20h le soir mais avec une pause entre midi et deux heures.

Léna : D’accord merci. Avec vos horaires comment conciliez-vous journalisme et vie de famille ?

Hertmann : Par rapport à ce que je vous disais tout à l’heure à propos de l’investigation à Paris, les personnes qui font ce métier là comme les grands reporters qui partent à l’étranger par exemple, n’ont pas de vie de famille ou très peu car ce sont des métiers qui sont chronovores. Ils sont souvent pratiqués par des passionnés qui font passer leur métier avant tout le reste. J’aime beaucoup mon métier, mais quand même pas au point de le faire passer avant tout. Je me débrouille pour gérer les deux au mieux.

Léna : Vous êtes présentateur à France 3, avez-vous choisi cette entreprise pour son prestige ou auriez-vous pu travailler ailleurs ?

Hertmann : J’ai souhaité travailler à France 3 parce que je voulais faire de la télé sans aller à Paris, pour les raisons précédentes, je n’avais donc pas le choix. J’ai commencé à travailler dans les télévisions locales et je peux vous dire qu’on travaille énormément pour un salaire peu onéreux et avec une insécurité puisque il arrivait souvent qu’une télévision ferme ou soit rachetée. La seule entreprise qui fait du journalisme audiovisuel de manière professionnelle dans la région est France 3. Ce que j’aime également c’est l’image qu’a France 3 : on prend plus de temps avant de sortir une information par rapport à d’autres chaînes de télévision. Par exemple : imaginons qu’il y ait le feu dans un village à proximité, notre équipe ne va pas se contenter des informations recueillies le jour du feu seulement, elle retournera sur les lieux une semaine plus tard pour essayer de mieux présenter les choses et faire attention à ce que nous dit les autres personnes. Enfin, j’apprécie particulièrement ce journalisme de proximité que je trouve plus intéressant car il se trouve juste à côté de chez nous.

Léna : Merci beaucoup pour cette réponse. Nous aimerions à présent savoir qu’est-ce que tout cela vous apporte sur le plan personnel ?

Hertmann : Je vais vous raconter une anecdote. Il y a un moment l’entreprise d’audiovisuel pour laquelle je travaillais m’a licencié parce que je faisais partie des plus jeunes. Il y a eu un reclassement et on m’a proposé de repasser un bilan de compétences qui aurait pu me permettre de faire autre chose. Il y avait donc une personne qui me posait des questions et qui me faisait passer des tests et à l’arrivée elle m’a dit « vous êtes journaliste », c’est ce que j’aime faire.

Léna : D’accord et à ce jour, quel bilan faites-vous de votre expérience professionnelle ?

Hertmann : Un bilan assez curieux. Je pense que certains journalistes cherchent à décrocher le scoop pour les faire connaître. Ce n’est pas mon cas. Il y a des journalistes qui préfèrent travailler à l’échelle nationale voire internationale en allant interviewer des personnalités importantes. Moi je n’ai pas d’ambition de ce côté là parce que je m’intéresse à tout types de personnes. En revanche, je me suis rendu compte que l’encadrement me confie des reportages et des tâches importantes en ayant confiance en moi, alors j’imagine que cela signifie que je ne suis pas un mauvais journaliste.

Léa :
Merci. A présent nous allons vous demander quelques renseignements concernant votre parcours, votre formation, votre expérience. Pouvez-vous nous en dire plus ?

Hertmann : Dans le journalisme, je dirais que l’on peut emprunter deux chemins : la voie royale ou le chemin de traverse qui est beaucoup plus difficile. La voie royale consiste à faire une grande école parce que lorsqu’on on en sort, on trouve du travail assez facilement : l’école a certains accords avec des médias qui permettent d’abord d’être stagiaire et ensuite de rentrer dans le média dans lequel on a fais le stage. C’est un métier où il y a beaucoup de demandes et très peu d’offres. Pour trouver du travail quand on est un jeune journaliste il faut être motivé, ce n’est pas impossible mais il faut en avoir très envie.

L’autre voie c’est sans avoir fait d’école, c’est arriver à faire des reportages et écrire en tant que pigiste donc de proposer un papier en se disant qu’il va peut être plaire et qu’on en demandera peut être un second. Ici les personnes commencent en faisant des piges et espèrent qu’on a besoin d’eux, ce qui est plus compliqué parce qu’on peut rester dans une certaine précarité pendant longtemps. Moi j’ai eu la chance de faire l’école des journalistes de Paris donc cela a été plus simple pour moi, mais je ne voulais pas rester donc je suis tout de suite retourner à Montpellier. J’avais 21 ans, et on m’a proposé un CDI à la télévision locale. Ceci à été très formateur malgré que mes horaires n’étaient pas faciles, mais on est plusieurs à être entrés à France 3 après ça. Ensuite j’ai fais de la radio, de la presse écrite, quelques piges, je suis entré à la production de France 3 Toulouse et finalement j’ai été intégré ici.

Léa : D’accord. Quelle a été votre motivation principale pour devenir présentateur et journaliste ?

Hertmann : J’ai commencé à faire de la radio à 15 ans. J’adorais transmettre par cet intermédiaire et j’étais très intéressé par la musique donc je faisais écouter aux autres les nouveautés qui arrivaient d’Angleterre. Je pense que c’est pour cela que je suis devenu journaliste : motivé par l’idée de faire découvrir des choses que les auditeurs ne connaissaient pas forcément. À 17 ans, j’ai voulu continuer la radio mais dans ce milieu on ne peut exercer que trois fonctions : animateur, journaliste et technicien. L’animation n’était pas tellement faite pour moi, je n’y connaissais rien en technique donc il ne restait que journaliste. Je n’ai jamais été intéressé par d’autres métiers, c’était comme une évidence pour moi.

Léna : Depuis tout à l’heure vous nous décrivez l’évolution de votre carrière depuis votre plus jeune âge, avez-vous aujourd’hui des projets pour le futur ?

Hertmann : Non, pas vraiment. Peut être qu’un jour j’écrirai un livre. Je me renseigne sur les techniques de narration lorsque je lis un livre qui me plaît mais ce projet n’est pas du tout officiel.


Léa : Merci d’avoir répondu à ces questions, nous désirons à présent avoir votre avis sur quelques sujets. Vous avez donc commencé à 15 ans mais depuis, comme dit précédemment dans l’interview le journalisme a pu évolué, qu’en pensez vous ?

Hertmann : Il y aurait beaucoup de choses à dire, malheureusement je n’aurais pas le temps de développer. Je pense qu’on ne peut pas lutter contre l’évolution des technologies, c’est comme ça et l’on doit s’adapter. Il faut que cette technologie évolutive s’accompagne d’une certaine lucidité, je pense notamment aux délais qui se raccourcissent de plus en plus entre le fait d’actualité et le fait rapporté par les médias. Avant, il y avait un processus qui permettait de freiner si les choses évoluaient différemment, aujourd’hui tout est quasiment instantané. Il faut tout raconter, à toute vitesse, souvent sans pouvoir vérifier. Je pense notamment à l’affaire Dupont de Ligonnès, cet homme que l’on recherche depuis un certain nombres d’années et que l’on pensait avoir arrêté en Écosse.

Léna : Concernant ceci, nous avons vu en cours que la crédibilité des journalistes avait été remise en cause dans notre société actuelle puisqu’en effet selon l’enquête réalisée par le groupe LaCroix en Janvier 2017, 41 % des français pensent que ce qu’ils voient à la télévision n’est pas la réalité, que pensez- vous de ce chiffre ?

Hertmann : Il faut voir avec les années précédentes, mais je me demande si ça a vraiment évolué . Il y a une perte de crédibilité qui s’accentue notamment avec l ‘arrivée de nouveaux médias tels que les réseaux sociaux où de plus en plus de mauvaises informations sans vérification circulent. Tout dépend de ce que l’on entend par « médias », France 3 est un service public où l’on a quand même une déontologie et où nous sommes dans un cadre qui nous permet d’éviter de raconter des fausses informations, par rapport à des médias pour qui l ‘important est de « faire du clic ». J’ai plutôt du mal à m’exprimer sur ce sujet.

Léna : Vous nous avez parlé d’évolution technologique il y a peu de temps, pouvez-vous nous en dire plus ?
Hertmann : Je peux vous citer le « Mojo » qui est une forme émergente des nouveaux médias et qui consiste en l’utilisation du téléphone portable pour filmer, parce qu’il est beaucoup plus simple d’utilisation et surtout qui permet d’aller faire des reportages avec peu de matériel. Les journalistes qui ont fait les manifestations des Gilets Jaunes utilisaient cette technique, parce que s’ils étaient partis avec une caméra sur l’épaule, ils auraient eu de gros problèmes.

Léna : Merci beaucoup, nous avons bientôt terminé : quel a été, selon vous, votre meilleur reportage ?

Hertmann : Ce que je vais dire va paraître très prétentieux, mais j’ai récemment gagné un prix important pour un reportage alors que je n’y aurais jamais pensé. C’était un reportage sur une opération à l’hôpital avec un médecin qui avait procédé comme s’il jouait à un jeu vidéo : tout était relayé par des bras mécaniques et un ordinateur. J’aurais pu m’intéresser à la prouesse technologique mais j’ai préféré m’ axer sur le patient en lui demandant son ressenti avant l’opération. C’était une grosse opération d’ailleurs, une ablation d’une partie du tube digestif je crois, autant vous dire que sa vie était en jeu. C’est l’aspect humain qui m’a fait remporté ce prix. Je ne l’avais pas anticipé et j’ai été très content parce que mon instinct de s’intéresser à ce patient plutôt qu’à la machine, était le bon. Les personnes que l’on rencontre dans nos reportages sont des êtres humains qu’il faut respecter. Le métier de journaliste ne permet pas n’importe quel comportement.

Léna : Vous est-il arrivé de voyager grâce à votre métier ?

Hertmann : Oui, dans plusieurs pays comme l’Angleterre, la Belgique où j’ai suivi les questions européennes pendant un an, je suis parti au Maroc, en Espagne, en Chine. La Chine était le plus compliqué et le plus loin.

Léna : Enfin, quels sont les compétences nécessaires pour devenir un bon journaliste selon vous ?

Hertmann : La curiosité et l’empathie.

Léna : Et avez-vous des conseils pour les futurs journalistes ?

Hertmann : Il faut s’accrocher à son intuition et son envie, c’est le plus important.

Léna : Merci beaucoup, monsieur Hertmann,de nous avoir accordé votre temps pour cette interview. Nous vous enverrons l’entretien retranscrit par mail que vous pourrez modifier si vous le souhaitez. Bonne fin de journée.

Nous remercions Monsieur Hertmann d’avoir donné suite à notre demande d’entretien aussi rapidement et d’avoir répondu à nos questions ce jour ci. Malgré l’absence de l’un de nos camarades, nous avons rencontré un professionnel qui a su nous mettre en confiance dès le début et qui a instauré un climat agréable à l’échange. Cette rencontre à été autant enrichissante que formatrice.

Propos recueillis par Léa Bastien, Léna Dziwulski et Enzo Camaione du Groupe 1, Site de Montpellier

Interview de Damien Chicot, directeur artistique de Jean Baptiste Guégan :  » C’est plus qu’un « Incroyable Talent » c’est un incroyable projet « .

dimanche 24 novembre 2019

Pour réaliser cette interview nous avons contacté Damien Chicot, directeur artistique de Jean Baptiste Guégan, aussi appelé « la voix de Johnny ». L’entretien s’est déroulé à la Gazette Café et a duré environ 1 heure. Cynthia et Rachel étaient chargées de poser les questions pendant que Selin gérait l’enregistrement et prenait note de la gestuelle de l’interviewée et de ce qu’il disait. 

Rachel : Bonjour. Nous sommes 3 étudiantes en Info-Com à l’Université Paul Valéry, dans le cadre de notre cours de méthode de travail, nous devions aller à la rencontre d’un professionnel pratiquant un métier qui nous plaisait. Merci encore une fois d’avoir accepté de nous accorder cet entretien qui nous permettra d’obtenir des informations sur le métier de directeur artistique. Nous allons enregistrer cette interview, la retranscrire et la publier sur un blog, êtes vous toujours d’accord ?

Damien :Oui, avec plaisir.

Rachel : Tout d’abord, en quoi consiste le métier de Directeur Artistique  ?

Damien : C’est un métier très vaste. Il faut être un couteau suisse pour pouvoir faire cela et il faut avoir une connaissance de la musique ainsi qu’un minimum de carrière dans les métiers du spectacle. Il faut être un artiste initialement, ou en tout cas, avoir un œil artistique, ce que je pense avoir sur plusieurs domaines. Il faut avoir une connaissance de l’artiste que l’on supporte, que l’on aide. C’est un don de soi pour un projet qui marche. C’est un don de soi aussi même si le projet ne marche pas, évidemment. On est censé tout faire pour que cela fonctionne. Il faut avoir le temps, la patience, les connaissances et un dévouement à l’artiste ou au projet.

Rachel : A l’issu de nos recherches, nous avons également appris que vous étiez directeur de production, quelle est la différence entre ces deux métiers ?

Damien : Quand on parle de direction artistique, on parle d’un projet. Quand on parle de direction de production, on parle de plusieurs projets et d’une entreprise. Il y a le producteur, autrement dit, le patron. Il chapeaute toute la production des différents projets. Avant de prendre un projet en main, on en discute et généralement, comme dans une équipe, il faut que quelqu’un prenne le ballon et le transforme en but. Dans ce cas là, on me donne le ballon et c’est à moi d’en faire quelque chose. Si on a décidé que ce projet était viable et qu’on pouvait le transformer, je le valide et je me met en quatre pour que ce projet soit validé : c’est mon rôle de directeur de production. On peut produire un livre sans pour autant connaître l’artiste, si on est sur un deal commercial c’est vraiment de la production – le terme production c’est produire un produit en X exemplaires – et de produire de l’énergie tel que la promotion, la communication etc. Je dois téléphoner aux éditeurs, à des partenaires pour une photo de couverture : monter le projet. Dans la direction artistique, on est sur quelque chose de beaucoup plus visuelle. Par exemple, on a fait un film d’1min30 qui a demandé un mois de travail avec des partenaires. Il faut filmer, il faut mettre en page, trouver une logique, il faut aller chercher l’émotion. C’est un projet qui va dans les zéniths, ce n’est pas rien. Il faut que cela marche. C’est la direction artistique

Rachel : Je vois. Au niveau de la formation, existe-t-il un parcours spécifique à effectuer ?

Damien : Il y a des formations à Paris mais la plus belle des formations c’est le terrain. Comme beaucoup de métiers dans la musique et l’artistique. Il faut savoir rebondir, réagir, il faut être présent au bon moment. Mais effectivement, il y a des écoles qui forment des directeurs artistiques. Il y a des bouquins sur ce sujet que je possède car ils sont complémentaires à ce que je fais. Me concernant, je suis autodidacte, je me suis construit sur 20 ans d’expérience.

Rachel :N‘ayant fait aucune école, comment en êtes vous arrivez là ?

Damien :La musique m’a emmenée à tout ça, c’est un chemin de vie. Ma vie a été dirigée par la musique et j’en suis là aujourd’hui car j’ai beaucoup travaillé et je travaille encore énormément. Mais surtout car j’ai su faire les bons choix au bon moment et que je suis crédible dans ce que je fais.

Rachel :Comment envisagiez vous votre futur professionnel à cette époque ?

Damien : J’ai 45 ans et je suis dans un beau virage de ma vie professionnelle. J’ai toujours donné aux autres. Je pense que c’est un juste retour. C’est le travail qui a emmené ça. Il y a, évidemment, un facteur chance comme tout à chacun. Je pense que chaque personne qui construit une carrière professionnelle et qui veut évoluer a sa volonté de travailler et sa volonté d’être reconnue dans ce qu’il fait, mais, des fois ça marche et des fois, ça ne marche pas. C’est une histoire de rencontre avant tout. S’il y a la rencontre, il faut savoir la saisir.

Rachel : Qu’avez vous rencontré comme difficulté pour en arriver jusque là ?

Damien : Tous les jours.[rires] Mon travail c’est de gérer des problèmes. Je prend beaucoup de plaisir, c’est passionnant. Mais mon quotidien c’est de gérer ce qui ne va pas chez l’artiste, ses défauts, ce qu’il faut rectifier pour que cela soit crédible en télé, en radio, son image, son quotidien, avant de monter sur scène. Il y a un rôle de nounou là dedans, comme pour un bébé. Il faut anticiper, gérer les radios, les rendez-vous télé. Tout ça c’est un travail qui est énorme en amont car ce sont de grosses productions. La dernière en date, c’est un projet pour Michel Drucker qui sera en direct le 19 décembre. On en parle depuis deux mois pour faire deux chansons. Il y a des décisions qui sont prises sur les tenues, sur les choix de chansons, avec/sans musiciens, avec/sans play-back.


Cynthia : Pourriez-vous nous expliquer le déroulement d’une journée type ?

Damien :Une journée type ça commence tôt et ça finit tard. C’est un métier où il n’y a pas d’heure et pas de jour. Il n’y a pas de vacances. C’est un ensemble de choses qui font que c’est passionnant. Je peux être en vacances 4-5 jours comme cet été : J’avais mon ordinateur et mon téléphone, je prenais des rendez vous et je répondais à des journalistes dans mon transat. C’est un côté positif de la situation. Quand j’avais 5 minutes, j’allais me baigner. C’est une journée type ! Mais quand je suis chez moi c’est beaucoup de traitement de mail. Je peux me réveiller dans la nuit et en traiter deux heures parce que je n’ai plus sommeil et que je pense à certaines choses.

Cynthia :Je vois. Vous n’avez donc pas d’horaires concrets ?

Damien : Je vais vous raconter mes 4 journées qui vont arriver: Jeudi matin je pars sur Paris, j’ai un premier rendez-vous chez un concepteur d’image pour les écrans LED sur les scènes. On a un écran qui fais 100m2 et on y diffuse des films, des images types par rapport aux chansons. Il y a des choses qui ne vont pas donc j’ai repris rendez-vous afin de voir ça avec eux. Tout de suite après, j’ai un autre rendez-vous avec une production qui nous programme des concerts. On valide le planning et on relit les petites lignes du contrat. Le soir, j’ai rendez-vous avec une association pour voir si l’artiste peut éventuellement chanter pour eux. C’est du caritatif mais dans ce métier là, quand on est professionnel, il n’y a rien qui est gratuit, c’est une règle d’or, sinon on chante tout le temps pour tout et rien. Ça fait bizarre quand on l’entend mais ça forme un cadre. Ce n’est pas ce que font les jeunes artistes qui ont juste tendance à chanter toujours gratuitement et dans des conditions lamentables. La fin de journée se passe généralement au restaurant avec le dernier rendez-vous. Je me rend à l’hôtel et le lendemain départ pour le premier Zénith, soit en train, soit en vanne, soit en avion. Tout dépend de la destination. Normalement, on se rejoins avec l’artiste, le producteur, et peut-être la technique. C’est toujours différent mais en général je suis tout le temps avec l’artiste et un chauffeur si on est en voiture, et direction Zénith ! Il est probable que dans la voiture il y ai un journaliste ou un photographe pour une émission type qui nous accompagne pour avoir un sujet. C’est souvent le cas ou bien ils nous attendent sur place. Une fois que nous sommes arrivés sur zone, on prend possession des loges, on met en place les vêtements de l’artiste et on se met à l’aise. Généralement, il y a une petite pause café, on prend la température de la salle ensemble etc. On fait le tour et pendant ce temps là, il y a déjà les techniciens qui sont présents depuis la veille et qui montent tout le matériel son, lumière, backline. Le backline c’est tout ce qui est instrument ou autre pour que le show soit prêt. On doit avoir 1h30-2h de calme avant les balances. Généralement l’artiste a 1h de balance. Pendant ce temps là, je regarde tout, je valide les invitations, je valide les accréditations pour les photographes, journalistes et VIP. C’est aussi un gros noyau à gérer pour que l’artiste ne soit pas embêté car à ce niveau là quand on fait un Zénith de 4000-5000 personnes, il y a, forcément, toujours des gens qui demandent quelque chose, même si c’est toujours bienveillant, ça reste compliqué. En suite on a un retour au calme : On a un passage à la radio ou quelque chose à faire entre la soirée et les balances. Et par la suite, on mange tous ensemble, l’équipe technique, musiciens etc. Ça représente une bonne quarantaine de personnes. Après il y a les intervenants qui sont sédentaires dans les Zéniths, qui sont là pour nous donner la main : charger les camions etc. Au final, nous sommes souvent 60. Ce monde est sous la responsabilité d’un régisseur général. Moi je n’interviens pas. Je n’ai vraiment que la direction de l’artiste et de l’équipe musicale qui me demande différentes choses. Le show démarre. Et là, pour moi, c’est les vacances. Pendant deux heures je suis peinard, je regarde si tout va bien, j’observe l’artiste, je regarde si sur la scène tout est conforme à ce que je souhaite et je prend du plaisir. Après le show se termine, il y a toute la partie guest, backstage qui dure 1h30-2h. On est couché souvent, le temps d’aller à l’hôtel, à 1h du matin. Ça c’est une journée type. Le lendemain on se lève et ça recommence ! En moyenne toujours la même chose.

Cynthia : Beaucoup de personnes veulent exercer ce métier, et beaucoup de directeur artistique se disent sur le marché. Qu’est-ce qui à l’heure actuelle, pourrais-vous différencier des autres directeurs artistiques ?

Damien :Je me reconnais dans quelques-uns aujourd’hui parce que l’on a tous un peu près le même rythme. Je vais te prendre des cas concrets : Le directeur artistique d’Hélène Ségara, d’Eric Antoine ou de Sandrine Quétier. C’est ceux que je fréquente le plus. Il y a aussi, le directeur artistique de TF1. En général, on a le même profil. Homme et femme, je mélange les deux. On a le même profil et le même parcours : Pas d’école, une carrière dans la musique, dans le visuel, dans la photographie, dans l’échange… Beaucoup de personnalité dans le sens où ce sont des gens qui ont donnés beaucoup à d’autres sans forcément attendre en retour. C’est un véritable don de soi avec une vision peut-être autre que quelqu’un qui va voir pour son lendemain mais pas pour deux mois plus tard. C’est très difficile de dire « ce projet là on va le sortir là, il faut que ce soit comme ça ». Aujourd’hui, je travaille sur un projet qui aura lieu fin décembre 2020. C’est une date à Bercy. On l’a validé, on l’a posté, maintenant on sait qu’on a ce spectacle à faire, c’est 11 000 personnes, c’est un show de fou, on a déjà pleins d’idées et il faut les mettre en places. Je travaille déjà la-dessus… Quand je parlais de don de soi, je pense que c’est vraiment ça. Il y a bien sûr un aspect financier : Je suis payé pour le faire. Mais pour être différent, il faut être honnête, c’est la base. Il ne faut pas se mentir dans ce que l’on fait et il faut savoir mettre ses qualités sur le tapis. Pour faire la différence, il faut répondre aux gens, qui que ce soit. Je reçois des messages de certaines personnes qui sont dans la détresse, qui souhaite rencontrer l’artiste, qui sont fans, qui croient encore que c’est possible de l’avoir à leur mariage. On peut se mettre deux minutes à leur place. C’est très long, aujourd’hui, je me suis organisé à faire des messages types qui correspondent un peu à la demande mais je modifie au fur et à mesure. Il faut être vraiment attentif. Ces gens apprécient d’avoir une réponse d’une personne qui fait partie de l’encadrement de l’artiste même s’ils sont déçus de ne pas en avoir l’accès. Je pense que la différence peut faire ça : on répond toujours aux gens, on ne les snobe pas et on reste nous même. Rester sois-même c’est la base.

Cynthia :Vous me parlez des autres directeurs artistiques que vous fréquentez. La majorité sont donc autodidactes ?

Damien : Que je connais moi. Après j’en connais d’autres qui ont fait des grandes écoles mais je ne les fréquentes pas. Je vais parler d’un cas concret. Je connais un directeur artistique d’une maison de disque et pour lui, l’artiste ne compte pas. Il a fait une école de commerce : mettre des poulets en rayon ou des cds, c’est la même chose pour lu. Il voit le business avant tout. Il faut des gens comme ça aussi puisqu’il faut vendre, mais la discussion avec un directeur artistique est compliqué. Personnellement, je ne suis pas là que pour faire du chiffre, mais pour avoir un résultat qui tiens la route.

Cynthia : Sur quel critère sélectionnez vous vos artistes, si jamais c’est vous qui les sélectionnez ?

Damien : Je pense que ça va rejoindre ce que je disais tout à l’heure : Le côté humain d’abord. C’est une rencontre. Si on parle de Jean Baptiste avec qui je suis aujourd’hui et avec qui je travaille pleinement, c’est une rencontre. J’aurais pu décider de ne pas le faire mais le côté humain a pris le dessus et les choses se sont faites vraiment naturellement. Je me suis dis que j’avais beaucoup de choses à lui apporter mais qu’il allait aussi m’apporter. Professionnellement, c’est venu après. On s’est d’abord découvert, on s’est fait confiance puis on a mis en place quelque chose. De la même façon que pour le producteur, jamais je n’aurais pu travailler avec quelqu’un dans ce milieu là sans affinité.

Cynthia : Vous nous parlez de votre rencontre avec Jean Baptise, comment vous-êtes vous connus ?

Damien : J’ai écris une chanson hommage à Johnny Hallyday, pourquoi, je n’en sais rien, car je ne suis pas fan. Mais ma génération l’écoutait à la radio. J’ai été baigné par l’actualité. Il y a eu un repas de famille, ma belle-mère m’a dit qu’il y avait des artistes qui avaient sortis un cd avec des reprises en hommage à sa mémoire. On a écouté ça rapidement et le lendemain j’écrivais la chanson. J’ai buzzé sur internet et le producteur de Jean Baptiste m’a contacté me demandant s’il été possible que je vienne chanter ma chanson à la première partie du premier spectacle. Ma chanson était déjà connu dans le publique vu qu’il n’y avait que des fans de Johnny présents. Il a très apprécié mais je n’ai pas trop parlé à Jean Baptiste ce jour-là. On s’est donné rendez-vous à la Grande Motte quand il est revenu. Je lui ai expliqué ce que je faisais en parallèle comme la photographie. Il m’a dit que je pouvais faire quelques photos, qu’ils en avaient besoins. Je suis donc allé faire des photos pour eux, ils ont appréciés ce que j’ai fais et de fil en aiguille on se rappelait de plus en plus.

Cynthia : Je comprend. Vous vous êtes donc lié d’amitié par la suite ?

Damien :Beaucoup. Avant tout le reste d’ailleurs. C’est d’abord une histoire d’amitié. Le producteur a le même âge; j’ai un an de plus. On a la même vision des choses, on travaille de la même manière, on est très complémentaire. La véritable base sur ce projet là, c’est que l’on se dit tout. La base de notre travail c’est la communication.

Cynthia :Le fait que Jean Baptiste ai gagné « Incroyable Talent » a-t-il changé quelque chose dans votre quotidien ?

Damien : C’est le quotidien de chacun qui a changé. J’ai eu la chance de vivre la demie-finale et la finale. Ils avaient besoins de musiciens sur la plateau pour ces dates là. J’étais donc présent pour faire de la photo et être sur les plateaux. C’était plutôt cool à vivre. C’était interessant dans le sens où il n’y avait pas que Jean Baptiste, il y avait pleins d’autres artistes. On a parlé avec pleins de jeunes talents. Ça a évidemment changé la donne parce que ça a été vu par 6 ou 7 000 000 de français cette année là. C’était la plus grosse année et il a gagné haut la main. La notoriété est arrivée en plus du spectacle. Ce qui est interessant c’est que cette victoire a menée une jeunesse dans le publique.

Cynthia :Jean Baptiste Guégan est considéré comme la voix de Johnny, ce qui, initialement, touchait une certaine génération j’imagine.

Damien : C’est la voix de Johnny, évidemment. Sur le spectacle, ça amenait des personnes âgées de 50 ans ou bien des enfants qui étaient avec des parents très passionnés. Ce qui permet à des jeunes gens de votre âge de venir car ils connaissent. Ils baignent dedans, ils l’entendent, ils en sont imprégnés. Aujourd’hui ce n’est plus le cas, on vient voir l’artiste. Sachant, qu’aujourd’hui, il chante ses chansos, il amène quelque chose de nouveau avec une musique actuelle dans la variété française. Le quotidien a vraiment changé, en tout cas, en notoriété pour lui c’est une évidence. En terme de travail, ça nous a amené tout les médias.

Cynthia : Si vous pouviez choisir un artiste avec qui travailler, qui choisiriez vous ? Et pourquoi ?

Damien :Je pense que j’irais vers la personne que j’admire le plus : Sting. Si j’avais cette chance là, je la saisirais. Pour moi c’est l’artiste le plus accompli dans toute une carrière depuis des années. C’est pas le seul, mais c’est ce que j’aime au niveau musique, au niveau scénique. Tout ce que j’aime est rassemblé dans cet homme là.

Cynthia : Quel conseil donneriez-vous à des étudiants voulant exercer ce métier?

Damien :Je dirais qu’il ne faut pas lâcher l’affaire. Il faut mettre plusieurs cordes à son arc. Il faut être assez ouvert d’esprit. Il faut être travailleur et avoir un œil averti sur la musique, sur tout ce qu’il se passe dans l’actualité. Et surtout, il faut y croire, dans ce métier là ou dans un autre. Quand on a quelque chose en tête il ne faut surtout pas lâcher car ça arrive un jour ou l’autre. Moi, j’ai attendu d’avoir 43 ans pour avoir ce statut et la chance d’avoir aujourd’hui presque tout le monde de la télé, de la radio, et de la musique dans ma main. Il faut y croire. Pour moi, c’est improbable, il y a 3 ans, jamais je n’aurais envisagé être là. J’ai des projets énormes qui sont devant moi. Aujourd’hui, je parle de Bercy, je parle d’organiser un festival pour plus de 30 000 personnes. Il y a des portes qui s’ouvrent forcément mais parce que j’ai travaillé. Maintenant que j’ai les clés, j’ouvre les portes. 

Cynthia : Pour rebondir, là dessus, initialement, quel diplôme aviez-vous ?

Damien :C’est tout un autre métier, mais quelque part on est dans la construction de quelque chose. J’ai appris à être maçon. J’ai passé des examens pour être conducteur de travaux.

Cynthia : Aujourd’hui, vous continuez de bâtir quelque chose tout les jours.

Damien : J’ai bâtis et j’ai eu les clés il n’y a pas longtemps. Il y a deux ans !

Selin : Vous dites que vous avez eu plus de connaissances à partir d’il y a deux ans. Où vous voyez vous dans dix ans ?

Damien : Mon rêve ultime c’est de travailler de là où j’en ai envie. Si je veux partir dix jours aux Seychelles et travailler de la même façon, dix heures par jour, avec les moyens que l’on a aujourd’hui, je crois que c’est jouable. J’aimerai profiter des miens. J’ai toujours ça en tête. Mon but professionnel et mon rêve ultime c’est d’avoir cette liberté. Dans dix ans, j’espère être toujours en évolution, avec des nouveaux projets, des nouvelles idées, dans la création… J’espère être épanouis. Je ne souhaite pas être à la retraite. Je ne l’envisage pas, je ne l’entend pas et j’en ai pas envie. Je pense que ça va durer encore longtemps. Je l’espère.

Cynthia : Comment assurez-vous votre côté auteur, compositeur et interprète ?

Damien :J’ai mis une parenthèse mais je joue toujours. Quand ça vient, ça vient. L’écriture ça ne se commande pas, ça m’arrive d’avoir des idées, donc je les notes toujours. Il faut du temps pour faire les choses correctement. Aujourd’hui, j’ai des choses en construction mais ça prend plus de temps qu’avant.

Cynthia : Vous avez pour projet de sortir quelque chose à nouveau ?

Damien : J’ai tout pour le faire. Les textes, les mélodies. J’ai tout ce qu’il faut mais pour entrer en studio, pour faire les choses comme j’ai envie de les faire, proprement, il me faudrait des mois, et je ne les ai pas aujourd’hui. J’ai peu de temps pour moi et mes proches. Je ne compte pas m’en rajouter une couche aujourd’hui même si ça me ronge car je sais que c’est quelque chose qu’il faut que je fasse. C’est pas le moment, il faut que je sois bon ailleurs. Aujourd’hui, je suis à 90% sur les autres projets. Je suis salarié d’une entreprise qui me paye pour le faire.

Cynthia :Je pense que nous avons fais le tour de nos questions. En tout cas c’était un vraiment un sujet passionnant.

Damien : Ça l’est. On pourrait en parler durant des heures. C’est un sujet vraiment vaste. Ce qui est vraiment fatiguant en revanche, c’est les mails que l’on reçoit. On a l’impression d’être toujours en retard. Tout les jours j’ouvre ma boite mail, j’en ai soixante. Heureusement, j’ai les transports. J’adore le TGV, je peux y travailler.

Cynthia : Du coup, je vais en profiter pour poser une autre question qui me vient en tête. Pour gérer, justement, tout ce qui est mail, avez-vous un ou une assistant(e) ?

Damien: Je ne peux pas demander à quelqu’un de le faire à ma place. Les mots d’un directeur artistique sont très ciblés. Pour vous donner un exemple, ce matin, j’ai reçu un message d’une agence qui veux m’envoyer un photographe. C’est une très grosse agence. Ils m’ont fait toute une page mais ils ne me disent pas le but et où ils vont diffuser les photos. Tu peux me raconter ta vie mais si tu ne me dis pas où ça va, pourquoi me demander l’autorisation de prendre des photos ? Ce qui m’intéresse c’est dans quel objet ça va finir. Si c’est un magazine, un site internet, un people, une télé… Même si tu es la plus grosse agence, dis moi ton objectif. On ne vient pas comme ça sur un concert faire des photos et demander une accréditation si derrière il n’y a pas d’objectif. Ça va nous embêter plus qu’autre chose. Il y a une personne très importante pour ça aussi : l’attaché de presse. Il est censé connaître tout le milieu. Il peut dire si c’est pertinent ou non d’avoir ces gens à ce concert. Je dois avoir le réflexe de lui donner la main pour qu’il puisse voir si il y a un projet interessant pour un magazine ou autre.

Cynthia : Si je comprend bien, c’est un travail d’équipe avant toute chose.

Damien : Complètement. Le producteur est vraiment en queue de voyage. L’idée c’est qu’on soulage ses tâches quotidiennes dans tout ce projet là. C’est colossal. Quand on a pris une décision qui est très importante, il est en fin de course. On lui dit ue l’on a pensé comme ça, que l’on a fait comme ça puis on lui demande ce qu’il en pense. A 99% de temps, il valide ou alors il met son petit grain de sel. Ce qui est légitime. En suite, nous avons une comptable, pour la gestion de contrat, des billets de trains et des factures car nous avons pleins de prestataires. Elle gère le quotidien financier de la production pour que tout fonctionne. C’est une usine à gaz, c’est incroyable le nombre de choses auxquelles il faut penser : les tourbus, les chauffeurs, les camions avec le matériel… Ça va du jeu de corde pour le guitariste à un camion à 30 000 euro.

Cynthia :Vous avez dit que vous aviez commencez grâce à la photographie. Où est la place du photographe dans tout ça ?

Damien : J’en fais toujours, j’ai toujours mes projets annexes où je fais toujours de la photo. D’ailleurs ce réseau là me demande aussi beaucoup de choses. En gérant l’artiste, je donne toujours de la matière. L’avantage, c’est que, la source c’est la production. La production ne me paie pas pour ça. Je suis déjà payé pour le faire. Ils sont gagnants, je suis gagnant. Moi je ventile mes photos avec mon crédit. Cela me fait connaître et ils ont un photographe dans l’équipe. Je fais des photos sur les zénith et au quotidien.. Quand j’en ai envie ! J’ai des photos que personne ne peut avoir. J’ai des photos en off, en vacances, au réveil… Mais c’est à nous. Mais peut-être que l’on aura besoin de ça un jour. Il y a un gros projet qui sort avec « 50 minutes Inside » le 23. Ils nous on suivit en Floride, et ils vont finaliser le projet ce week-end. On voit un peu plus de choses intimes.

Cynthia : Comment réagissez-vous face au critique sur Jean Baptise Guégan ?

Damien :Il y a des gens qui le dise simple imitateur. Mais si tu mets Jean-Baptiste face à une de ces personnes, tu verras qui est le vrai fan. Il connait tout. Chaque concert, chaque date. C’est un vrai fan. En plus, il n’est vraiment pas méchant, il n’est pas là-dedans. Il vit la musique. Ce n’est pas de sa faute en même temps : Il a la même voix. Même moi, je ne m’y habitue pas ! Du coup, c’est un projet un peu atypique. C’est plus qu’un « Incroyable Talent » c’est un incroyable projet. Je te résume la situation : On est dans une fusée que l’on maitrise presque pas tellement elle va vite.

Cynthia : En 1 an, les choses ont évoluées rapidement.

Damien :On a fait toutes les émissions de télés, toutes les radios. On est en tournée dans toute la France. On vient de re-signer 50 dates, une dizaine de festivals. C’est n’importe quoi ! Il n’y a aucun artiste qui a sorti un album physique pour que dans les 45 jours il fait disque de platine. Aucun. Aujourd’hui, c’est streaming, numérique etc. Il a relancé l’industrie du cd ! C’est le plus beau des cadeaux que j’ai eu : Quand on m’a remit le disque de platine avec mon nom. J’ai un disque d’or et un disque de platine. C’est une fierté. Quand tu repars à la maison avec, tu es comme un enfant. Tu ne le lâches pas, tu ne veux pas qu’on te le pique ! En plus c’est un vinyle, c’est tout simplement énorme. C’est juste magique. C’est la plus belle des récompenses. Tu t’y habitues pas à ça. On va repartir à Nashville pour faire le deuxième album. On ne peux pas s’habituer à ça, c’est tellement puissant. Il y a quelque chose d’important dans ce métier là : il faut rester humble et sois-même. Il ne faut pas prendre le melon. Je travaille dans l’ombre mais il y a des moments où je n’ai pas le choix. Si je prend le sujet qui est sorti en Floride, on voit ma tête à moins d’un mètre. Je conduis la moto, il est derrière moi car il n’a pas le permis. On est en interview, je suis présent. C’est pas pour autant qu’il faut se prendre pour un autre. C’es très important. Je reçois trente demandes d’amis par jour, mais pas pour moi mais pour approcher l’autre. Il faut rester sois-même. Je suis dedans donc je m’en rend pas compte, mais de l’extérieur, quand je prend un peu de recul, je me dis que c’est fou l’impact qu’il a. Sur TF1 il est en rotation 4 ou 5 fois par jour. Je fais une vidéo live et dans l’heure j’ai 6 000 likes et des centaines de milliers de vus. Lui il n’y est pas sur les réseaux, il ne sait pas ce que c’est Facebook, Instagram, il s’en fou.

Cynthia : Il a pourtant un profil Instagram et Facebook ?

Damien :C’est moi qui le gère.

Cynthia : Donc vous gérez également tout le côté communication, réseaux sociaux ?

Damien :Oui, avec le community manager. C’est lié à l’image.

Cynthia : Je pense que cette fois nous avons fais le tour de nos questions. Nous vous remercions d’avoir pris le temps de répondre à toutes nos questions. Nous vous enverrons cet entretien afin que vous puissiez en valider la diffusion.

Damien :C’était un plaisir. Les questions étaient pertinentes ! 

ABOU Rachel
MADRAN Selin
Deprez Cynthia

Entretien PPP

dimanche 24 novembre 2019

Pour notre entretien pour le PPP, nous avons interviewé un chargé de communication, nommé Antoine dans l’entreprise « Orange » de Perpignan que nous avons rencontré le vendredi 15 novembre.

Maë:  Bonjour.  Nous vous remercions de nous recevoir aujourd’hui pour cet entretien, et de nous permettre de mener à bien notre projet.

Cet entretien va être enregistré, est-ce que cela vous dérange?

Antoine: Bonjour, non allez-y.

Maë: Nous sommes donc des étudiants en première année d’information communication à l’université Paul Valéry de Montpellier. Nous sommes tous les quatre très intéressés par les métiers de la communication et plus particulièrement celui de chargé de communication. C’est donc grâce à cela que nous vous avons contacté.

Antoine: Je vous en prie, je suis content de savoir que c’est un métier qui vous intéresse

Pauline: nous allons donc procéder aux questions. En premier lieu, quel cursus scolaire avez-vous suivi?

Antoine: Alors moi j’ai fait un bac Economique et Sociale sur Perpignan, car j’étais très intéressé par le commerce, mais finalement après mon BAC j’ai fait un DUT information communication option « communication des organisations » à l’IUT de Toulouse.

Pauline: Qu’est-ce qui vous a motivé à rejoindre le secteur de la communication?

Antoine: comme je vous ai dit juste avant, le premier projet professionnel que j’avais été de devenir commercial, après j’ai longuement hésité car j’aimais le fait de pouvoir vendre à quelqu’un mes produits, mai je me voyais le faire d’une manière différente que l’image que l’on a d’un commercial, puis j’ai été à un forum des métiers, ce qui m’as beaucoup servi et m’a aidé à m’orienter vers la communication.

Clement: quel parcours professionnel avez-vous rencontré?

Antoine: Après mon DUT, j’ai travaillé pendant 2/3 ans dans une agence de communication à Toulouse, puis je suis revenue sur Perpignan, et c’est donc là que j’ai postulé chez orange.

Clement: Quels outils utilisez-vous en grande parti pour mener à bien vos projets? Les réseaux sociaux, les sites etc…?

Antoine: alors ce que je fais est assez large d’une certaine manière, je m’occupe des visuels que nous fournissons à nos clients par mail, la mise en page de notre site internet, les recrutements aussi. Je me charge de montrer que nous sommes près de nos clients par une communication assez active et attrayante, et cela leur donne plus envie de venir vers nous.

Lucas: Quels sont les objectifs et enjeux que vous rencontrez au quotidien dans votre métier? 

Antoine: Mes objectifs sont surtout de montrer aux clients que nous sommes près d’eux, de montrer que nous les accompagnons dans leurs projets etc… Et cela forcement passe par une bonne communication. Après mes objectifs varient souvent en  fonction des demandes de mes supérieurs. Et les enjeux que je rencontre sont ceux de faire plaisir à tout le monde, de satisfaire et de bien communiquer ce qui peut être parfois difficile selon sur qui nous tombons.

Lucas: Et concrètement, si vous deviez décrire les principales taches que vous effectuez au cours d’une semaine type? 

Antoine: Tous les jours j’arrive vers 8H30 et je pars vers 20H00, je travaille pas mal chez moi, je m’organise pour la semaine, je regarde les mails, les avis clients, je bosse beaucoup avec mon équipe, je fais des sondages au près des clients sur ce qu’ils aimeraient voir, je bosse également beaucoup sur mes visuels qui me prennent un temps fou, heureusement que les couleurs d’Orange ne sont pas compliquées. Mais il est vrai que les taches sont assez variées mais au final toujours un peu les mêmes, c’est assez compliqué à décrire une semaine type. Mais je passe, comme je vous ai dit précédemment, beaucoup par l’avis de mes clients etc.

Maë: Quelle est la vision de la communication dans votre entreprise?

Antoine: Elle est très bien vue. Orange est une très grosse agence qui existe depuis longtemps et qui est énormément connue, mais il est vrai que si il n’y avait aucune communication, ou du moins si elle était moindre ou mauvaise, les personnes se retournerait probablement contre les agences. Donc mon métier est important pour des agences de cette renommée.

Maë: Quel regard portez-vous sur votre métier?

Antoine: J’aime beaucoup mon métier, et je ne regrette absolument pas de l’avoir choisi.

Maë: Du coup, êtes-vous plus à l’aise dans une grande entreprise comme celle dans laquelle vous êtes actuellement ou celle dans laquelle vous étiez précédemment?

Antoine: les enjeux au quotidien sont différentes, on compare des entreprises avec des échelles assez différentes, mais je suis très bien chez Orange. Les enjeux que je rencontre me donne envie de me dépasser à chaque fois.

Pauline: Quel public touche votre agence?

Antoine: La ville de Perpignan avant tout, mais notre secteur touche l’Hérault et les Pyrénées-orientales surtout

Clement: Y a t il un conseil que vous aimeriez donner, grâce à votre expérience, à une personne qui souhaiterait exercer le métier de chargé de communication? 

Antoine: de s’accrocher, d’aimer son travail, et de ne pas lâcher prise parce que vos visuels ne plaisent pas, ça arrivera souvent ahaha.

Lucas: Que vous voyez-vous faire dans l’avenir?

Antoine: Je me vois continuer dans la communication, mais on verra bien.

Maë: Nous vous remercions de nous avoir accordé de votre temps pour nous permettre de mener à bien notre projet et de pouvoir le réaliser dans les meilleures conditions. Nous reviendrons vers vous pour vous envoyer la retranscription de cette interview. Nous vous souhaitons une bonne journée et une bonne continuation. 

Antoine: pas de problème, merci à vous.

SEGURA Lucas, LAGILLE Pauline, CAPLIEZ-DIEZ Clement, L’HOTE Maë.

Interview de Laura FICHEUX, Community Manager en alternance à la boulangerie Galzin de Millau : « Le Community Management, c’est du 360 ».

dimanche 24 novembre 2019

Nous nous sommes rendus dans la brasserie « La Gazette » à Montpellier le vendredi 15 novembre au soir, dans lequel nous avions pris rendez-vous avec Laura, Community Manager en alternance, qui a accepté de répondre à nos questions sur son métier pendant une durée de 30 minutes. Emma s’est chargée d’annoncer le discours introductif, analyser le comportement non verbal et paraverbal de l’interviewée, puis vérifier les enregistrements pris sur trois téléphones portables. Lauriane avait pour rôle de poser les questions et formuler les relances au professionnel. Enfin, Lucas devait prendre des notes des réponses de l’interviewée afin de formuler une synthèse reprenant ses propos en fin d’interview.

Emma : Bonjour, tout d’abord merci à vous de nous recevoir. Comme convenu, nous allons procéder à un entretien consistant à découvrir votre parcours professionnel et en apprendre davantage sur votre métier, en tant que Community Manager. Cet entretien s’apprête à durer 30 à 40 minutes. Avez-vous ce temps à nous accorder ?

Laura : Oui.

Emma : Avant de démarrer définitivement, nous souhaitions vérifier une dernière fois que vous acceptez le contrat déontologique : êtes-vous toujours d’accord pour que cet entretien soit enregistré, puis retranscrit sur le blog de la licence information communication de l’université Paul Valéry ?

Laura : Oui, je suis toujours d’accord.

Lauriane : Bien, donc, tout d’abord, pouvez-vous nous dire quelques mots sur vous ?

Laura : Actuellement, je suis étudiante en Master 1 à Digital Campus. C’est une école dans la communication, le marketing et le digital. Au départ, je suis partie d’un bac économique et social, puis je suis rentrée en première année de licence CMM, donc communication médias et médiation numérique, et j’ai basculé directement en deuxième année de licence information communication, où j’ai fait ma deuxième et troisième année. Suite à cela, j’ai passé le concours puis ai été acceptée à l’école Digital Campus. Donc maintenant, je suis actuellement en alternance à la boulangerie Galzin qui se trouve à Millau, je suis Community Manager chez eux depuis début septembre.

Lauriane : Comment décririez-vous aujourd’hui votre profession de Community Manager ?

Laura : Alors, c’est quelque chose d’assez large, on doit s’informer tout le temps. On doit être au courant de toute l’actualité, et le métier de Community Manager, c’est vraiment quelque chose qui touche à tout et il faut savoir passer d’un domaine à un autre sans avoir peur de passer d’un domaine scientifique à un domaine de nourriture… C’est un domaine où il ne faut pas avoir peur généralement, et où il faut savoir s’adapter.

Lauriane : Vous êtes donc en alternance, comment envisagez-vous la suite de vos études ?

Laura : Actuellement, je compte passer mon Master 1, le Master 2, et ce que je compte faire après… Soit je compte continuer dans l’entreprise avec laquelle je suis en alternance si elle me propose un contrat, ou sinon je compte faire des recherches de mon côté. Si cela n’aboutit pas, j’aimerais bien partir à l’étranger pendant quelques mois ou même une année, pour au moins déjà parfaire mon anglais, parce que dans le métier de Community Manager, en fonction du domaine, on en a énormément besoin. Sinon, partir sur du free-lance, donc créer une petite marque à moi où je peux travailler avec des grandes entreprises comme des petites, où je pourrai être à mon compte finalement. Il y a plein de petites idées qui bougent encore !

Lauriane : Pourquoi avoir privilégié une alternance par rapport à une formation traditionnelle ?

Laura : Parce que quand j’ai fait ma licence à la fac, je me suis rendue compte que la fac était bien dans le sens où cela apprend à être autonome, cela apprend aussi à savoir se gérer, parce que pour certaines licences l’emploi du temps doit se faire tout seul, comme celle que j’ai faite. Mais étant donné que c’est beaucoup de théorie, personnellement, je suis arrivée «à bout», parce que c’est être assis sur une chaise «h24», ce qui n’est pas trop mon état d’esprit. Puis le fait d’avoir et la théorie et la pratique, je pense qu’il y a beaucoup plus d’apprentissage et une réalisation qui se fait plus parfaite que de n’avoir que de la théorie toute la semaine. C’était plus pour avoir l’expérience et la théorie parce que, quand on cherche un travail, il y a des entreprises qui demandent énormément d’expérience, sauf que quand on sort d’une licence ou d’autres études qui ne sont que théoriques, on ne peut l’accepter car finalement on n’a pas l’expérience pour. On peut nous dire qu’on a la théorie, mais finalement on n’a pas ce qu’il faut derrière. Donc on a souvent des refus, j’en parle en connaissance de cause ! Mais j’ai préféré l’alternance pour le côté pratique et aussi le côté expérience.

Lauriane : Donc alterner entre école et travail, comment abordez-vous cette situation ?

Laura : Alors au début, j’ai trouvé cela un peu compliqué parce qu’il faut savoir s’adapter, il faut savoir se gérer comme je l’ai dit tout à l’heure, parce qu’on passe vraiment d’un côté où on est en entreprise, dans laquelle on a certaines responsabilités, des choses confidentielles aussi, on en apprend un peu plus tous les jours… donc, il faut aussi savoir différencier ce côté professionnel et ce côté études, personnel, avec les cours. Il faut savoir aussi s’adapter en fonction de nos partiels, des oraux, de tout. Mais on apprend au fur et à mesure, cela se met en place tout doucement mais il faut quand même le petit déclic au début. Après, franchement, pour trouver le temps, c’est facile de s’y faire. Quand en entreprise on travaille bien, qu’on se met des directives chaque jour et que l’on se dit «je dois faire telle chose et telle chose», au moins on rentre chez soi tranquillement et on peut prendre du temps pour les cours après. C’est une habitude à prendre, mais cela arrive assez vite.

Lauriane : Vous avez dit que vous travailliez dans une boulangerie. En quoi consiste concrètement le Community Management d’une boulangerie ?

Laura : On touche un petit peu à tout aussi, c’est-à-dire que dans le Community Management d’une boulangerie, il faut déjà rester à l’affut de tous les jours importants de l’année ; que cela soit par exemple la journée du chocolat, la journée du café, Halloween… Ce sont des fêtes vraiment très importantes qui touchent tout le monde, car on va pouvoir faire des évènements dessus, on va aussi faire des jeux concours qui intéressent les personnes car elles vont pouvoir gagner des lots. Dans une boulangerie, en fait, on fait par exemple des lots de 2 pains au chocolat achetés, le troisième offert. Le fait de faire gagner ces promotions-là dans les concours pour des fêtes, cela suscite l’intérêt des personnes pour notre marque et en conséquence, ils fréquentent plus nos enseignes. Ensuite, on touche beaucoup aux shootings photo des produits, parce qu’il faut mettre la marque en avant, il faut faire connaître les produits que la marque fait, il faut les vendre finalement. Donc c’est vrai qu’à ce niveau-là il y a beaucoup de shootings photo, puis, aussi, c’est beaucoup tout ce qui est en rapport avec la clientèle, parce que je gère avec mes collègues tout ce qui est avis sur Google. Le matin, dès que l’on arrive au travail, on check les avis Google de tous les magasins pour toujours répondre au plus proche du client. Dès qu’il y a un problème, on le fait remonter aux supérieurs, pour après aller directement sur place constater ce qu’il se passe. C’est vraiment de la proximité, des shootings photo et être à l’affut des jours importants de l’année. C’est un peu sur tous les domaines et il faut savoir bien se renseigner.

Exemple de visuels réalisés par Laura
Exemple de visuels réalisés par Laura

Lauriane : Pour vous, qu’est-ce qu’un bon Community Manager ?

Laura : Un bon Community Manager, c’est être au courant de l’actualité. Pas nécessairement au moment précis où l’information sort, mais il faut savoir bien se renseigner. Comme je le dis souvent, être intéressé par tous les domaines… En fait, le Community Management, c’est du 360. J’aime bien cette expression, mais c’est vrai qu’il touche à tout ! Cela représente bien ce métier car il faut être à un bon niveau sur tous les points : tout ce qui est réseaux sociaux, les avis aussi, autant au niveau du digital que de la communication interne, parce qu’il faut aussi savoir communiquer avec les collègues. Quand on a des posts à mettre, moi je demande souvent l’avis de ma chargée de communication et de ma collègue, parce qu’il faut aussi se rappeler que l’on est étudiant. Mais voilà, Community Manager, si je devais le résumer en une phrase, c’est un 360.

Lauriane : Vous nous avez dit qu’il était primordial de s’informer dans ce métier. Comment se tient-on au courant de ces informations ?

Laura : Alors moi ce que je fais régulièrement c’est que, bon je reste toujours dans le digital, mais je télécharge en fait des applications qui me permettent d’avoir des articles tous les jours de pleins de journaux différents et qui m’informent de ce qu’il se passe partout dans le monde, autant que ce soit sur la politique, que sur l’écologie, que sur la boulangerie. C’est vraiment un tout. Des fois aussi, quand je prends les transports pour aller à mon travail, je prends souvent le journal, donc je reviens autant au digital qu’au papier. Après, je me renseigne surtout sur des sites web, autant spécialisés dans le domaine dans lequel j’exerce, que dans le domaine du digital. C’est par exemple des sites spécialisés sur le digital ou spécialisés sur la nourriture. Aussi, je me renseigne beaucoup sur des comptes Instagram qui sont dans le domaine dans lequel je suis, ou encore une fois, des domaines autres. Mais voilà, c’est surtout applications, Instagram, Facebook, et papier.

Lauriane : Que pensez-vous de l’importance de se créer une communauté pour une entreprise ?

Laura : Alors l’importance de la communauté, en fait, c’est ce qui va la rendre «préférée» par rapport au public. C’est ce qui va faire que la marque est bien référencée ou non, car c’est eux qui font l’avis de la marque. Donc il faut être au plus proche de sa communauté, il faut savoir la renseigner, il faut savoir bien répondre aux problèmes des personnes qui viennent à nous. J’ai toujours pensé comme ça à ce niveau-là. C’est que, quand on a une personne qui vient avec un souci, que ce soit une grande marque ou une petite boîte, je trouve qu’il faut vraiment répondre à chaque personne, ne pas laisser quelqu’un de côté ou quoique ce soit, parce que toutes les remarques sont bonnes à prendre, ainsi que tous les commentaires, pour arranger la marque et faire qu’elle devienne mieux référencée auprès du public. Je trouve que la communauté, c’est le point principal pour une marque.

Lauriane : Comment se présente la journée type d’un Community Manager ?

Laura : Alors, moi ma journée type : donc j’arrive à 8h30 au travail. La première chose que je fais, c’est.. bon déjà je me fais un café. Après, je check tous les avis Google de toutes les boulangeries. Ensuite, je vais directement sur chaque compte de chaque marque pour checker les notifications, les messages, les commentaires, toutes les photos qui sont mises. Et après, je me mets à chercher les journées à ne pas manquer, quel post je pourrais faire. Parce que j’ai des applications, en fait, qui me «programment» entre guillemets ce que je vais faire pour plus tard. J’ai une application qui s’appelle Monday, qui me dit à la journée ce que je dois faire, donc je programme, et après moi je fais mon post à côté. J’ai aussi, dessus, la possibilité de programmer à la semaine, voire la semaine prochaine, ce que je dois faire. Donc voilà, je commence à faire mes petits posts pour tels jours, que je fais après valider par ma chargée de communication. Parfois ça prend beaucoup de temps. En tant que Community Manager, aussi, je fais beaucoup de visuel. Quand on n’a pas encore les photos des shootings je fais un peu de graphisme, je fais des petits visuels en utilisant tout ce qui est Photoshop, Indesign, Illustrator, enfin, plus Photoshop et Illustrator qu’autre chose. Et puis après.. c’est déjà une journée bien remplie ! Je termine mes journées vers 17h30/18h00. C’est vraiment la journée type comme je la fais habituellement, mais après, on peut y rajouter les shootings photo, les événements d’inauguration, etc..

Lauriane : Vous dites que parfois on met plus de temps à faire certaines choses, quelles sont les difficultés que vous pouvez rencontrer ?

Laura : J’ai rencontré quelques difficultés à un certain niveau, parce que on m’a demandé des missions de graphisme, on va dire assez minimes, mais quand on n’est pas expert sur des logiciels ça peut mettre un peu plus de temps. Mais bon, ça prend le temps qu’il faut, mais il faut savoir le finir, donc on le fait. Aussi, vu que la boulangerie a plusieurs marques à l’intérieur, il faut jongler entre chaque charte graphique. Il faut bien reconnaître les couleurs, les typographies, ainsi de suite. Donc ça, c’est aussi relié au graphisme. Après, on peut avoir des «bugs de créativité» qui arrivent, et ça, c’est pour un Community Manager très, très dur. Des fois ça peut mettre un coup au moral, mais il ne faut pas s ‘attarder sur ça, il faut se prendre une bonne petite pause et après on revient et normalement ça repart d’un trait. Voilà, c’est vraiment plus au niveau du graphisme et de la créativité, puisque la créativité ça peut autant toucher au graphisme qu’à la rédaction des posts. On a des journées avec, des journées sans, ça peut arriver. C’est les deux gros points à surmonter, mais encore une fois, c’est des choses qui arrivent.

Lauriane : Comment pensez-vous que le métier de Community Manager va évoluer dans les années à venir ?

Laura : Alors, je pense que les entreprises vont en avoir beaucoup plus besoin. Puisque nous avons beaucoup d’entreprises qui ne sont pas encore sur le digital. Cela concerne aussi de grandes entreprises, mais qui ne se consacrent pas à ce domaine, car dans les entreprises, ils n’ont pas obligatoirement des personnes qui sont, en effet, dédiées exclusivement aux réseaux sociaux. J’en parle par rapport au stage que j’ai pu réaliser en licence. J’ai fait un stage dans une association, qui est un club sportif de triathlon. Mon rôle lors de celui-ci était assistante de communication. J’ai choisi cette fonction parce qu’aucune personne ne s’occupait directement des réseaux sociaux, de la communication interne et externe ; c’était vraiment un peu «touche à tout», et tout le monde prenait la main dessus. C’est pourquoi je pense que certaines entreprises vont en avoir réellement besoin, de par ce niveau-là. Mais aussi, peut-être, par rapport à la créativité, étant donné qu’un Community Manager est un 360, il est vraiment sur tous les domaines. Tandis que certaines personnes sont spécialisées dans un domaine, par exemple, le web-master va s’occuper uniquement des sites web ; tout comme nous, les Community Manager, qui nous nous occupons, en plus, d’autres secteurs. Je pense qu’à ce niveau-là, les entreprises vont en avoir une grande utilité. Peut-être qu’il y en a qui  «rechignent» un peu à embaucher quelqu’un qui se consacrera spécifiquement à cette tâche et se diront «bon tu es juste payé à gérer nos réseaux sociaux», mais ce genre d’opinion existe car les entreprises ne comprennent pas le boulot que ça représente, que cela ne se fait pas en un claquement de doigts et que par conséquent, tout prend du temps. D’où, je trouve que Community Manager est un métier encore un peu sous-estimé aujourd’hui, mais qui commence à prendre de l’ampleur. Pour autant, je reste positive et je pense que ça va être pas mal dans les années à venir.

Lauriane : Quels sont les outils indispensables pour exercer votre profession ? 

Laura : Évidemment, le smartphone. Tout Community Manager passe la majeure partie de son temps dessus. Pour ma part,  que ce soit dans ma vie personnelle ou professionnelle, je passe tout mon temps dessus. Un ordinateur est également essentiel, il peut être aussi bien portable que fixe, s’il se trouve dans l’entreprise. En plus de ça, on retrouve les logiciels qui occupent une place très importante. Il est d’ailleurs demandé aux Community Manager d’avoir déjà pris en mains la suite Adobe. J’ai eu l’occasion de manipuler ces logiciels lors de mes cours. En effet, en deuxième et troisième année, on a des cours portant sur ces logiciels tels que Photoshop, Indesign, Dreamweaver   pour les codes HTML. Après, il est toujours bien d’user de la presse papier. À mon goût, ce sont les éléments les plus importants pour un Community Manager. Un bloc note est aussi primordial, même si on est sur le digital, je pense qu’il faut toujours en avoir un avec soi.

Exemple de visuel réalisé par Laura.

Lauriane : Justement, que pensez-vous des outils numériques dans les stratégies de communication ?

Laura : C’est indispensable ! C’est indispensable parce que tout ce qui est outils numériques peut être source de bénéfices pour l’entreprise. J’en parle car depuis peu je me renseigne sur tout ce qui est Google Trends, ou encore Mybusiness sur Facebook, Google Analytics… En effet,  le métier de Community Manager, je me rends compte de plus en plus que c’est un métier où il y a beaucoup de statistiques, de debriefings à faire en fonction de ça. C’est à dire que chaque semaine on va regarder, par exemple, le taux de «clics» sur un site web. Cela représente le taux de personnes qui se sont rendues sur le lien, ou encore le taux de rebonds indiquant le taux de personnes qui sont venues sur le site et qui sont reparties directement. Par conséquent, il faut savoir analyser ces chiffres si on veut pouvoir améliorer sa marque, et du coup ses posts. Sur Facebook, on peut voir les statistiques qui montrent les personnes qui ont cliqué sur la publication, commenté, partagé, et ainsi de suite. Cela nous permet de savoir vers où s’orienter.

Lauriane : Et dans tout ça, quels sont les rôles des personnes avec qui vous travaillez ? Comment fonctionnez-vous ?

Laura : En effet, nous ne faisons pas tous la même chose. Dans le groupe, il y a la chargée de communication, ma collègue assistante de communication, et moi-même, en tant que Community Manager. De ce fait, ma responsable de chargée de communication s’occupe principalement des devis, des grandes affiches, pour les abris de bus par exemple. L’assistante de communication va, quant à elle, l’épauler lors de gros événements. Et moi, je me consacre aux réseaux sociaux. Cependant, vu que je suis en alternance, et donc une semaine à l’école et deux semaines en entreprise, je lui indique de temps en temps quelques publications qui me restent à faire, ou quelles sont mes programmations de la semaine prochaine. Lors de cette semaine d’absence, ma collègue assistante de communication va venir s’occuper des avis Google en y répondant, ou réaliser des posts, tandis qu’avec ma responsable on échangera des mails pour donner nos souhaits. La distance fait que ce n’est pas toujours facile d’être en accord. Mais le plus important, de par mon absence, est de surtout bien savoir communiquer, parce que quand on part une semaine loin de notre travail, c’est par là que tout passe. Donc, il s’agît juste d’une petite organisation à avoir entre nous, mais la personne ayant le plus de responsabilités reste ma chargée de communication. Il ne faut rien de plus que de l’organisation et des debriefings pour que ça suive son cours.  

Lauriane : Pour finir, comment vous voyez-vous dans dix ans ?

Laura : En temps normal, je me projette beaucoup, et là, par rapport au métier de Community Manager, je ne sais pas trop. J’ai tout de même une petite idée. Community Manager c’est un métier assez général, même si on touche à tout, c’est un petit peu toujours la même chose. C’est pourquoi j’aimerais bien me spécialiser dans la communication interne, externe, pour devenir chargée de communication, et de ce fait pouvoir conserver ce bagage de Community Manager, m’amenant peut-être plus tard à ouvrir mon entreprise, me lancer à mon compte. Tout ça est encore un peu vague. Mais, oui, pourquoi pas partir sur le métier de chargée de communication, car c’est également un métier avec beaucoup de responsabilités et qui aborde certains points que ne fait pas celui de Community Manager. Cela me permettrait, à l’occasion, d’augmenter mes compétences dans le métier de Community Manager.

Lucas : Donc, pour reprendre tout ce que vous avez dit, le métier de Community Manager est vraiment un métier qui ne se réduit pas à l’usage et à la connaissance des réseaux sociaux mais qui s’étend à de nombreux autres domaines, ce qui exige une connaissance et une curiosité du Community Manager vis-à-vis de l’actualité, du domaine d’activité de l’entreprise dans laquelle il travaille, mais aussi de bien d’autres informations plus générales qui pourront venir étoffer son travail et élargir son champ d’action. Dans votre cas, l’alternance vous a permis d’acquérir de solides compétences, autant théoriques que pratiques, ce qui vous a permis de vous construire une expérience professionnelle. Vous avez appris à travailler avec de nombreux outils numériques tels que des logiciels et des applications, qui apportent une réelle plus-value à l’entreprise de par la possibilité de créer des graphismes, programmer ses semaines, mais aussi d’exploiter des données statistiques en vue d’adapter au mieux les stratégies de communication. D’ailleurs, la communauté représente pour vous un des points forts d’une entreprise, tout passe par elle, l’entreprise se construit sur sa relation avec la clientèle, il est donc primordial d’être au plus proche de celle-ci et d’en faire un véritable acteur dans l’évolution de la marque. En bref, parfois sous-estimé, le métier de Community Manager est, selon vos termes, un réel «360» qui demande beaucoup de travail, vous travaillez en relation avec vos collègues ce qui nécessite aussi une communication interne. Si toutes les entreprises ne disposent pas encore de Community Manager, avec l’avènement du digital, ce métier risque bien de devenir indispensable dans les années à venir. De votre côté, l’avenir est un peu plus vague, même si l’idée de devenir chargée de communication semble être une possibilité envisageable.

Laura : C’est exactement ça.

Lucas : Merci de nous avoir consacré ce temps, nous vous enverrons la retranscription de cet entretien par mail sous peu de jours afin que vous puissiez nous en confirmer la validation. Votre adresse mail est-elle bien toujours fxxxxxxxxxx@hotmail.com ?

Laura : Oui, c’est ça.

Emma BOURDAIS,

Lucas MICALEF,

Lauriane ESTELLER.

Entretiens du Groupe 1 de Montpellier

jeudi 21 novembre 2019

Etudiants du groupe 1 de Montpellier, déposez vos entretiens dans cette catégorie ‘L1 Mtp entretiens G1’.