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Entretien Community Manager DUMOULIN Lucas et GIRARD Robin

dimanche 1 décembre 2019

Bonjour Claire, merci de nous recevoir, nous aimerions te demander quel est ton rôle au sein du théâtre la vignette ?

Alors,je fais deux choses différente, je suis assistante de la responsable communication et médiation culturelle du Théâtre la Vignette, et à côté je suis dans une association de théâtre, et je gère toute la communication de la compagnie. Je suis aussi le lien avec les professionnels, je démarche pour des dates etc…

Pourquoi faire ce service civique dans ce cadre public ?

Je viens d’un master de com culturelle associatif et public. C’était pour moi très cohérent d’entrer ici.parce que c’est un théâtre gérer par l’université, et ça me permet d’évoluer dans un environnement plus stable qu’une association.

Est ce que tu serais d’accord pour raconter une journée typique ?

J’ouvre mes mails, on reçoit énormément de mail au centre culturel, on sert un peu de relais. Lorsqu’un évènements, culturel ce met en place, je créé les évènements sur les réseaux sociaux, je créé parfois aussi les affiches ou les bannières via photoshop, ce qui peut me prendre beaucoup de temps si je dois chercher toute les informations. Mais sinon en ce moment je fais aussi le tour de toute les associations montpelliéraine, pour créé une base de données, pour faire un lien entre elle et nos spectacles. Par exemple, on reçoit une compagnie iranienne, mon rôle est de trouver une association franco iranienne pour créé un lien entre les deux, une rencontre. Récemment, j’ai aussi été jury de la sélection de Ciné Campus avec le directeur du Diagonal.

Un bon point pour moi, c’est que je suis en lien avec les artistes, je les rencontres et c’est très intéressant pour moi.

Pendant le spectacle, je place le public, je peux ensuite regarder le spectacle, mais je dois aussi m’occuper un minimum de la sécurité.

Donc au final c’est bien plus que de la communication ?

Oui parce que je suis lié a la responsable de médiation culturelle.

Tu comptais travailler dans la communication à la fin de tes études ?

Oui et non, je suis sorti d’une licence Théâtre, et j’ai entendu parler de la communication en L3, et j’ai été prise en Master Communication Culturelle. Je voulais me rediriger ensuite vers un master de direction artistique mais j’ai loupé l’examen d’entrée, et ce service civique s’est proposé a moi.

Qu’est ce qui rend ton travail extraordinaire aujourd’hui ?

C’est pour moi d’être au sein de ce théâtre que je connais depuis maintenant 5 ans, mais surtout le fait d’être en lien avec les artistes. De plus, ici je me sens utile, j’ai trouvé ma place.

lundi 25 novembre 2019

Entretien de Mme Koli, Responsable Communication à Montpellier Events.

L’entretien se déroule au sein du Corum et a duré une quarantaine de minutes.

Bonjour et merci de nous recevoir, nous enregistrons l’interview pour une meilleur retranscription. Nous sommes donc 4 étudiantes en licence information communication, qui avons le projet de faire un entretien à un professionnel de la communication qui a les compétences requises pour nous parler d’événementiel, la spécialité que nous souhaitons découvrir.

AZMI SARAH : Tout d’abord, quel est votre poste exactement au sein du CORUM, et quelles tâches réalisez vous ?

Mme Koly : « Je suis responsable communication à Montpellier Events. Montpellier Events c’est deux structures : le CORUM et le ZENITH. C’est une société d’économie mixte, c’est à dire que nos actionnaires sont des collectivités. Mon rôle est de m’occuper de la communication en direction de nos clients, qui sont des professionnels. Par exemple, aujourd’hui la CGT est présente, donc nous leur louons les locaux avec des services. Ce sont également des producteurs de spectacles et aussi le grand public tel que Ninho au ZENITH. »

AZMI SARAH : Quelles sont les études que vous avez faites et votre parcours professionnel, pour arriver jusqu’à ce poste là ?

Mme Koly : « Alors, j’ai eu un Bac ES, puis je ne savais pas vraiment où m’orienter. J’aimais beaucoup les langues j’ai donc choisi de faire un BTS en commerce international. Pendant mes stages j’ai fais du marketing, de la communication et de l’événementiel mais c’était surtout l’événementiel qui me plaisait. J’ai ensuite continué mes études à la faculté de lettre pour faire une maîtrise commerce international en spécialité LEA et après j’ai enchaîné sur une maîtrise en AES et j’ai fait un bac +5 en commerce international en spécialité LEA. J’ai pas mal d’expérience, je ne peux pas tout vous retracer mais de fil en aiguille j’ai eu envie d’aller en communication. Je suis également passée par le bio médical. Je suis ensuite allée dans une société qui fabriquait des stands d’expositions pour les salons et un de nos partenaires était le CORUM, à l’époque c’était justement Montpellier Events. Je les ai appelé assez régulièrement pour leur demander s’ils cherchaient quelqu’un pour travailler (pendant 3ans elle appelle la gestionnaire des ressources humaines, 1 fois tous les 6 mois) et puis un jour, un poste en communication s’est libéré. Je passe l’entretien pour la première fois, je l’ai raté (rire) et la deuxième fois j’ai réussi mais je sentais que mon bagage en communication n’était pas suffisant ».

AZMI SARAH : Et au fur et à mesure vous avez réussi ?

Mme Koly : « Je n’avais pas de bagage, alors j’ai fait une formation professionnelle, maintenant je me souviens qu’elle m‘a permis de maîtriser photoshop et tous les logiciels, également le langage HTML. C’est à ce moment là que j’ai eu les outils ».

GENTHON ZOÉ : Ce sont eux qui vous ont proposé de faire cette formation ?

Mme Koly : «Non, c’est moi qui ai décidé de la faire, car au niveau du Web je ne m’y connaissais pas du tout. Bon, mes connaissances sont maintenant obsolètes, parce que tout ce qui concerne internet va très vite, mais il faut vraiment d’autres compétences au delà des compétences techniques. »

AZMI SARAH : Depuis combien d’années occupez-vous ce poste ?

Mme Koly : «J’ai eu différents postes chez Montpellier Events ; ça fait 13 ans maintenant, depuis 2006. »

AZMI SARAH : Avez vous une spécialité dans votre métier ?

Mme Koly : « Non pas vraiment car les services de communication sont très réduits. Depuis janvier il n’y a plus que 2 sites, le ZENITH et le CORUM, auparavant on était 4 grands sites comprenant l’Arena et le Parc Expo. Moi j’étais à l’Arena, je gérais tout autre chose : des salons de manifestations auto produites, comme le Jumping, le CSI. Je m’occupais également d’Art Montpellier et comme nous en faisions la production, j’étais plus présente sur ces manifestions là. Maintenant je suis plus sur le MIS, c’est à dire le Meeting Intensive Congress events et le spectacle, c’est autre chose. »

AZMI SARAH : Pensez vous qu’il y ait des qualités requises pour travailler dans ce domaine, diriez-vous que c’est accessible à tout le monde ou il y a un profil type ?

Mme Koly : « Il faut savoir que c’est une profession qui évolue énormément, par exemple je cherche des profils avec des compétences digitales, j’ai besoin de personnes, comme vous, qui savent manier les réseaux sociaux, c’est très important. Mais au delà de ça, il faut qu’ils sachent gérer les sites internet, savoir tout ce qui concerne Google analytic, il y a donc des compétences techniques à avoir. Il faut connaître également des logiciels, tels que Indesign, Adobe, c’est également important, c’est la base. Mais ce n’est pas suffisant, c’est à dire qu’il faut savoir rédiger, des fois il y a des communiqués de presse à faire, il faut donc avoir une culture littéraire et être très rigoureux. La communication ça peut paraître comme ça « super fun » mais ça ne l’est pas, du moins beaucoup moins que ce que l’on imagine parce que l’on est en bout de chaîne ce qui veut dire qu’on récupère le retard des autres. Il arrive qu’on me donne des informations et éléments trop tard, je dois donc toujours anticiper et veiller à ce que le service soit efficace sinon on ne sera pas bon au niveau des dates. On a donc un devoir d’anticipation mais si ce n’est pas possible, on ne peut rien y faire. Il faut vraiment anticiper car il y a beaucoup de dates et il faut être donc très rigoureux parce que le travail d’une personne dans la communication, tout le monde le voit, c’est le rendu final, et c’est surtout un travail d’orfèvre car il faut vraiment tout relire et ce temps de relecture est énorme. Il ne faut pas aller trop vite, d’où le fait d’être rigoureux. On nous demande d’aller souvent très vite mais c’est un job où il faut quand même prendre son temps, car vous êtes à la vue de tous. »

TIMS CHANNA: Quels événements exactement prenez-vous en charge? Est-ce quil vous arrive dorganiser des événements, d’être au cœur de la mise en place de projets ?

Mme Koly : « Alors non, moi je n’organise pas les événements. C’est-à-dire que là, par exemple, ce sont les commerciaux, ceux qui sont responsables du développement commercial, qui vont prospecter, c’est-à-dire qu’ils vont chercher des clients, ils vont aller sur des salons. Par exemple, l’équipe commerciale est allée à IBTM World Barcelona du 19 au 21.

Ils vont présenter la destination, parce qu’il ne s’agit pas de montrer que des salles, nous, notre palais des congrès, il est un peu vieillissant on va dire. Il s’agit de vendre la destination, un congrès ce qu’il cherche c’est ce qu’il y a à côté, quand le congressiste sort, vous êtes là, vous êtes à l’hôtel, qu’est-ce qu’il peut faire, est-ce que ça peut-être attirant ?

On est sur un marché où la concurrence est internationale. Des palais des congrès il y en a de partout, des high-tech, des dernières versions donc nous, notre point fort, c’est vraiment la destination.

Parfois, il y a des demandes entrantes, le client appelle « Oui voilà, j’ai envie de venir », donc là c’est quand même plus facile, mais moi je n’organise pas d’événements. Par contre, je vais organiser des événements en communication interne. Je te donne un exemple, on a fait un shooting photo, il fallait refaire les photos d’un collaborateur, on a essayé d’ambiancer le truc car c’est pas rigolo de faire une photo, on se trouve pas toujours beau, donc, avec le photographe, on a mît de la musique, on a fait un petit déjeuner, on a amené une maquilleuse…

Ça va être des événements de communication interne qu’on va organiser ou des conférences de presse, l’organisation d’événements. »

TIMS CHANNA :Est-ce que vous avez des propositions de l’extérieur pour des événements, ou cest vous qui les contactez ?

Mme Koly : « Alors du coup, quand c’est des événements de communication interne, c’est moi qui contacte les prestataires ou les commerciaux, soit c’est le client qui appelle, soit ils vont prospecter ».

TIMS CHANNA : Les événements sont-ils variés ou vraiment spécifiques au niveau culturel et artistique ?

Mme Koly : «Il y a de tout, tu as du congrès, de la convention, du corporel, du spectacle, des réunions, des séminaires, des assemblées générales. En fait, on est loueurs de salles. »

GENTHON ZOÉ : C’est pas spécialement dans lart du coup ?

Mme Koly : « Non pas du tout, c’est très varié. »

AZMI SARAH : C’est un lieu daccueil pour exposer et en plus cest en centre-ville donc cest ça qui peut attirer si je comprend bien ?

Mme Koly : « Nous, c’est notre point fort, le point fort de Montpellier. On est au centre-ville et tout est à côté. Le Parc Expo, par exemple, est super loin, il faut prendre le tram etc. Nous, les gens ne sont pas autant contraints. »

TIMS CHANNA : Est-ce que vous avez déjà refusé d’accueillir des événements? Pourquoi? Pour quels critères ou raisons ?

Mme Koly : «Ça nous arrive quand il y a un conflit de dates, si on a déjà loué et qu’on ne peut pas. Il y a plusieurs salles et auditoriums, donc si une personne est dans un auditorium, on peut en proposer un autre mais, parfois ce n’est pas possible. »

TIMS CHANNA : Est-ce qu‘il vous arrive, lorsquon vous propose un projet, de le regarder et vous dire « non ça ne va pas, ça ne me plaît pas » ?

Mme Koly : « Oui, ça nous arrive. Il y a une liste qui existe, qui est auprès du préfet et qui dit qu’il y a certains événements qu’on ne peut pas recevoir. Par exemple, des événements sectaires, une organisation terroriste, on va pas s’amuser à les recevoir. Donc, il y a des événements où il faut quand même que l’on se renseigne. »

AZMISRAH : Mais vous avez pas vraiment de restrictions ou conditions ?

Mme Koly«En général non. »

TIMS CHANNA : Comment est organisé votre travail avec celui des autres personnels? Avez-vous un supérieur hiérarchique? Quel est son rôle par rapport à vous ? Êtes-vous plusieurs à ce poste ?

Mme Koly : « Quand la société s’est divisée, on a eu le choix de rester, soit à l’Aréna au Parc Expo, soit au CORUM ZENITH.

Moi, j’ai prit la décision de venir au CORUM car il n’y avait pas vraiment de service de communication, on était tous à l’Aréna. Donc, je trouvais ça intéressant de monter le service ici. Aujourd’hui, on est deux.

Il y a une personne qui m’assiste et je dépend directement de la direction générale. Ma chef, est la directrice générale, elle est arrivée il n’y a pas très longtemps et a beaucoup de dynamisme. »

TIMS CHANNA : Votre travail aurait-il été différent si vous aviez été à l’Aréna plutôt qu’ici ?

Mme Koly : « Oui car, à l’Aréna, le service est constitué d’une responsable communication, d’une directrice de la communication, donc deux grands chefs. »

TIMS CHANNA : Est-ce que vous avez une journée type ?

Mme Koly : «Ma journée type, ma « Morning Routine » : je prend mon café, je regarde mes mails, je regarde les réseaux… Après j’attaque mais, franchement, c’est souvent par urgence. Là, par exemple, j’ai refait un point sur tout ce que j’ai à faire, du coup j’ai géré la newsletter interne, je me suis concentrée là-dessus. Après, c’est beaucoup de bases de données, là je suis sur l’enquête qualité client. »

TIMS CHANNA : Vous avez des horaires fixes ?

Mme Colli : «Nous il n’y en a pas vraiment, moi je badge à l’entrée. Je préfère arriver tôt, mais normalement, une journée type, ce serait 9h-12h30 14h-18h. Mais moi j’aime bien arriver plus tôt, après, si j’ai pas fini à midi et demi je continue. Aujourd’hui, j’avais un déjeuner extra-professionnel mais tout est lié. Je fais d’autres choses en dehors de mon boulot mais qui sont quand même liées, dans l’associatif… C’est un petit monde, je suis amenée à faire des rencontres. »

AZMISARAH : C’est un peu variable du coup, ça dépend des jours ? C’est vous qui gérez ?

Mme Koly : «C’est ça, c’est moi qui gère. J’ai le choix et le droit. Demain, par exemple, il y a Kheiron qui vient, on doit filmer l’interview à 18h, après on fait des captations vidéos aux Zénith, si on doit y passer la soirée, j’y resterai. C’est pour ça qu’il y a une certaine attitude à avoir. »

GENTHON ZOÉ : Justement par rapport à ça, je voulais vous demander si entre votre métier et votre vie privé vous aviez des difficultés à gérer l’ensemble, est-ce que vous avez beaucoup de contraintes ?

Mme Koly : « Alors, curieusement non dans l’ensemble ça va, après c’est vrai que ça demande une organisation parce qu’il y a pas mal de spectacles, nous ici on est dans la communication ça nous arrive de filmer des concerts par exemple mais on ne s’occupe pas de tout sur Montpellier, ça peut m’arriver de caler mes horaires par rapport aux événements c’est normal mais dans l’ensemble ça va. »

GENTHON ZOÉ : D’accord et justement par rapports aux événements est-ce qu’il vous arrive de vous déplacez ou votre rôle est principalement ici ?

Mme Koly : « Pas assez je trouve, justement je comptais le dire à ma chef là (rires), parce ce qu’il y a des salons à Barcelone. La semaine prochaine il y a un salon à Paris qui est très important,

c’est Heavent Paris, tous les professionnels du métier vont là-bas et c’est bien de se nourrir, de regarder ce que font les autres, d’aller voir leur com. »

TIMS CHANNA : Et vous on vous propose d’aller à ce genre d’événements ?

Mme Koly : « Et bien ils ne me l’ont pas proposé hein (rires), j’ai attendu mais on ne m’a pas dit mais là il va y avoir un autre événement à Cannes qui est bien aussi, c’est au printemps et je vais quand même aller voir ce qu’il se passe un peu sur le marché, ou regarder, avoir la curiosité de regarder, même tout, ça dépasse le marché du Congrès. »

AZMI SARAH : C’est l’envie de voir plus loin c’est ça ?

Mme Koly : «Oui c’est ça, d’être en avance, là justement on va refaire notre site, on va faire une sélection d’agence. Ce qui peut être frustrant à notre poste c’est par exemple de voir avec l’assistant de montage vidéo que j’ai, qui n’est pas de la com à l’origine, on fait de la vidéo, on filme, moi je passe beaucoup par des prestataires et on se dit qu’on passe que par des gens qui font eux, on est plus là pour dire on veut ça et ça mais c’est parce que tout ça prend énormément de temps, je sais pas si vous avez déjà fait du montage vidéo, mais la production c’est long, c’est un autre métier, être graphiste c’est pas être vidéaste. »

GENTHON ZOÉ : Oui c’est que chaque catégorie a ses propres compétences et demande telles capacités ?

Mme Koly : « Oui il y a des besoins de compétences stratégiques. Je n’en ai peut-être pas trop parlé mais la stratégie c’est très important, ça fait partie du métier. On peut avoir beaucoup d’auteurs, ne pas être dans la production et être sur des visées stratégiques. Moi, par exemple j’ai besoin d’avoir les outils et d’avoir aussi la visée stratégique, c’est à dire de se dire, quelle est l’utilité ? Pourquoi on fait ça ? Les visées stratégiques sont très très importantes. »

AZMI SARAH : Vous pensez qu’il vaut mieux donner le travail à faire à des personnes ayant les capacités et pouvoir avoir une vision d’ensemble ?

Mme Koly : « En fait, par exemple ce matin, Jérémy avec qui je travaille, gère les réseaux sociaux. Quand il me dit « Ah tiens on a qu’à poster ça, on fait ça », je dis d’accord, par contre il ne faut pas que l’on se pose la question le matin, il faut qu’on le planifie, que l’on sache. Il faut planifier nos postes jusque fin décembre au moins parce qu’il nous faut des autorisations tout ça c’est long. Par exemple avec Ninho, au Zénith, on a filmé, on est passé par la production qui nous a dit ok, le manageur était ok, mais ce qu’on a filmé ce n’est pas pour la promotion de Ninho. C’est pour celle de notre lieu et faire une vidéo qui va s’adresser à tous, qui dira « regardez le lieu est génial, on fait plein de concerts pop, on va mettre du Aya Nakamura, on va mettre du Roméo Elvis », voilà, on a eu Lomepal. Mon rôle va être de valoriser mon lieu. Chacun a son rôle, ce n’est pas moi qui gère tout et ça reste un travail d’équipe mais un travail qui se prépare en amont. »

TIMS CHANNA : Et est-ce que vous avez beaucoup de concurrence avec les autres salles de Montpellier parce qu’il y a d’autres concerts ?

Mme Koly : «Et oui, il y a l’Aréna avec qui on était avant mais on a divorcé, il y a le Pasino, le Rockstore, Victoire 2. Mais après ils nous appellent la plupart du temps, là j’ai vu une fille c’est Fadily Camara, j’ai dit à la directrice du CORUM « c’est super ce programme là c’est un spectacle comique, c’est super ». On en fait souvent des spectacles comme ça et notre salle contient 300 places et on va les remplir. »

GENTHON ZOÉ : Vous avez dit que vous étiez la seule à gérer la communication au CORUM avec une personne qui vous assiste mais je voulais savoir dans ce métier vous trouvez qu’il y a beaucoup de demande ? Il y a souvent des nouvelles personnes qui intègrent votre société ?

Mme Koly : « Alors les recrutements ça passe par les RH. Dans la com il y a beaucoup de demandes oui. Moi je le vois sur les stagiaires que je cherche, avec mes critères j’en trouve pas beaucoup. J’ai reçu par exemple deux jeunes hommes mais les profils que je cherche j’en trouve pas énormément. Il y a des compétences précises qui sont recherchées et j’en ai pas beaucoup trouvé. »

GENTHON ZOÉ : Et justement par rapport à ça, est-ce que la jeunesse c’est un point fort c’est mit en avant dans vos recherches ?

Mme Koly : « Oui justement, comme je vous disais, vous vous maîtrisez des outils avec lesquels vous avez grandit. Nous on a pas grandit avec ça et on en a besoin, on a besoin de ce regard frais et je trouve qu’il n’y a rien de pire qu’un vieux qui fait le jeune, je trouve et c’est généralement raté, là vous pensez à vos parents (rires) mais oui on a besoin de la jeunesse et vraiment moi même je fais attention, on a besoin de se renouveler. J’ai des nièces, des enfants, ils me mettent à l’actualité c’est ce dont on a besoin, on a besoin de vous. »

TIMS CHANNA : Celui qui gère vos réseaux par exemple il est jeune ?

Mme Koly : «Pas trop (rires). »

TIMS CHANNA : Après ça dépend de vos réseaux sociaux, là il s’agit de quel type ?

Mme Koly : «On est sur Facebook, Linkdin, c’est très important, c’est professionnel. On a Twitter mais il faut qu’on le gère beaucoup mieux. On a pas encore Instagram mais ça va arriver, on veut pas se précipiter, si c’est pour le faire et après le laisser à l’abandon c’est pas la peine, il faut être actif, et ça prend un temps fou les réseaux sociaux. Quand je travaillais sur le jumping j’étais tombé sur un gars qui maniait les réseau sociaux et qui était génial. Il gérait les réseaux de cavaliers professionnels donc il savait exactement comment parler aux cavaliers, moi ça ne me parlait pas tout. Avoir une personne comme ça c’était parfait. »

GENTHON ZOÉ : On parlait de l’évolution du métier et de l’actualité, est-ce que par rapport à ça vous faites des formations pour être à jour ou vous renouveler ?

Mme Koly : «Oui là par exemple on va faire une formation aux montages vidéos, pour s’habituer. On est confronté à faire des petits films dans lesquels il faut changer des titres ou des noms donc ça va plus être pour ça. On a besoin de faire ce genre de formations, pour être à la page. »

GENTHON ZOÉ : Pour une professionnelle comme vous, est-ce que vous avez trouvé difficile d’arriver là où vous êtes ?

Mme Koly : «C’est à dire que moi, ce qui aurait fait que j’aurais pu avoir une plus belle carrière c’est vraiment la mobilité, si t’es pas attaché c’est vraiment important je pense de partir ailleurs. Ça facilite les choses. Si vous en avez la possibilité je vous le conseille, après vous êtes dans une génération où vous avez plus peur des CDI et des préférences pour les CDD.

Vous pouvez vous tromper, refaire, recommencer, nous c’était notre mentalité avant, mais vous, si vous sentez que ça vous plaît pas vraiment, que c’est pas trop marrant en plus, changez, déplacez vous, vous avez cette facilité là aujourd’hui.

La formation c’est important, c’est pas parce qu’on est dans la com que c’est du Brainstorming tous les jours, non pas du tout, c’est pas ça, on dirait que j’aime pas mon métier (rires) mais je l’adore. Après il y a des difficultés, aujourd’hui tout le monde se croit professionnel de la com et veut donner son avis mais il ne faut pas oublier que c’est toi le professionnel de la com là, c’est ton métier, dans la com tout le monde voit ce que tu fait et il y a beaucoup d’avis.

Après il ne faut pas rien écouter non plus, on prend certains avis, certaines critiques constructives mais en tant que professionnel il faudra vous mettre en tête que c’est vous qui décidez, sinon on ne s’en sort pas et surtout on sort jamais de projet, donc au bout d’un moment il faut se positionner en professionnel et prendre des décisions. »

TIMS CHANNA : Est-ce que ça été difficile pour vous, votre premier métier dans la com quand vous avez commencé ?

Mme Koly : « Non, parce que j’étais pas seule, je travaillais en équipe, j’étais bien entourée, en plus il y a une phase d’observation c’est intéressant, moi je me dis que quand tu aimes ce que tu fais, c’est pas difficile, il faut aimer ce qu’on fait, faut pas avoir peur de se dire « ah non c’est pas ce que je veux faire finalement ».

La com de toute façon quelque soit ce que vous faites, la nourriture elle est partout, l’air de rien on est quand même des récepteurs de com et quoi que tu regardes, une vidéo tu vas te dire « ah tiens il y a ça qui marche, ça qui marche pas ».

GENTHON ZOÉ : Oui vous êtes constamment dans l’analyse ?

Mme Koly : « Oui c’est ça en plus j’ai fait des formations professionnelles, donc souvent ça m’arrive de me dire en prenant n’importe quoi, tiens là il y a beaucoup trop d’informations, ici il y a telle chose qui dérange, c’est ça. »

LAPORTE-DURIEZ GARANCE : Avez-vous des projets futurs au sein de votre profession ou bien au sein du CORUM ?

Mme Koly : « Comme nous venons de monter le service de communication, non, pour le moment j’ai envie de stabiliser le service. On est en train de sélectionner notre agence de communication donc c’est un gros projet. Il va falloir relancer tout le site internet donc c’est aussi un gros projet.

Après il y a des projets au niveau de la société c’est à dire qu’on a un projet hospitalité pour accueillir des clients premium. C’est si tu as une entreprise et que tu veux inviter tes clients avec cocktails etc. On te vend une soirée. Ensuie il y a des projets au niveau du CORUM : ouvrir les lieux à des gens comme vous, par exemple, parce qu’ils ne viennent pas se balader ici donc pourquoi pas l’ouvrir avec des expositions, on a ces idées là, travailler avec les universités… »

LAPORTE-DURIEZ GARANCE : Avez-vous eu durant votre carrière, des moments compliqués liés au stress, à la panique ?

Mme Koly : «Là on est en renouvellement de délégation de service c’est à dire que les locaux ne nous appartiennent pas mais nous avons le devoir de les faire vivre et ça c’est une délégation qui nous est attribuée par les collectivités. Donc là on est en renouvellement de DSP, on a fait une vidéo pour présenter notre projet, ce qu’on imagine pour le CORUM et le ZENITH. Il a fallu faire cette vidéo en 2 jours seulement. Heureusement que je travaille avec des prestataires qui sont géniaux parce qu’à côté de ça, on m’envoyait des textos la nuit pour avoir des réponses à des questions… Là c’était un peu la panique mais moi j’aime bien la panique. »

TIMS CHANNA : Vous répondez toujours aux appels le soir ?

Mme Koly : «Oui, je sais quand même décrocher après là on est sur un spectacle qui est rentré et qui aura lieu qu’en 2021 donc la production nous a envoyé un visuel pour la communication qui a été changé 4 fois en 3 jours donc pour ça j’évite d’y répondre la nuit, c’est contre productif. Donc on râle mais on le fait. »

LAPORTE-DURIEZ GARANCE : Est-ce qu’il existe des aspects que vous seule connaissez et que le public de s’imagine pas ?

Mme Koly : « Bien sûr, les clients ne savent pas tout. Pour la communication je n’ai rien qui me vient comme ça puis c’est très règlementé au niveau de la sécurité par exemple si le nombre de places est de 1000 on ira jamais au dessus au cas où il y ait le moindre accident. D’ailleurs il y a quelques années on recevait «I love techno» au Parc Expo, la commission de sécurité est passée et ils ont dit non car il y n’y avait pas assez de sorties de sécurité pour le nombre de personnes.Faire ça le jour même était assez grave parce qu’il y a des gens qui viennent de partout pour «I love techno». Après bien sûr qu’il y a d’autres aspects mais là comme ça j’ai pas d’exemple. »

LAPORTE-DURIEZ GARANCE : Est-ce qu’il y a des avantages et des inconvénients au sein de votre métier ?

Mme Koly : «Alors les avantages c’est qu’on est censé quand même être au courant de tout, c’est franchement pas dégueulasse comme job. C’est un métier qui évolue, il y a une partie relation publique qui moi me plaît donc j’aime bien et en plus de ça c’est aussi du spectacle donc c’est chouette, si on aime ça, ça peut être sympa. L’inconvénient c’est justement la même chose, il faut être au courant de tout alors que des fois on ne nous donne pas les informations et qu’on est en bout de course donc c’est parfois compliqué. Après c’est pas des salaires mirobolants la communication parce que comme je vous le dis, tout le monde croit savoir faire de la com et je trouve qu’il y a un manque de considération par les autres professions. En fait il existe vraiment les extrêmes, avec la com soit tu es super bien payé soit t’es pas bien payé. »

LAPORTE-DURIEZ GARANCE : Est-ce qu’il existe des tâches que vous préférez réaliser par rapport à d’autres ?

Mme Koly :« Moi ce que je préfère c’est la réflexion, la stratégie, travailler en équipe, réfléchir, partager des idées, se dire comment on pourrait faire les choses. Le mode projet me plaît après ce que j’aime moins c’est la précision, quand c’est très précis ça me gonfle. Moi ce que j’aime bien c’est lancer les choses, me stimuler et faire de nouvelles choses. Mais bon ce n’est pas la majorité du job, c’est souvent répétitif. »

LAPORTE-DURIEZ GARANCE : Est-ce que votre job a évolué depuis vos débuts ?

Mme Koly :«Oui beaucoup par exemple sur le print, tout ce qui est impression, ça représente maintenant 10%, on imprime pratiquement plus, tout est en digital. Après il y a la place du Web qui a un essor pas possible donc oui ça a évolué à ce niveau là aussi. »

LAPORTE-DURIEZ GARANCE : Est-ce qu’il y a un aspect international au sein de votre profession ?

Mme Koly : «Oui, on a des clients qui viennent d’un peu partout donc savoir l’anglais est vraiment un minimum. »

LAPORTE-DURIEZ GARANCE : Pour finir, avez-vous des conseils à donner à des élèves comme nous qui souhaiteraient travailler en communication, par quel chemin passer ?

Mme Koly :«Alors d’abord il faut aimer ce que vous faites sinon ne le faites pas, il y a plein de métiers différents, prenez votre temps. Faites des bilans de compétences, regardez votre profil et dans quoi vous avez de bonnes compétences. Il faut travailler, il faut lire, c’est important. »

Très bien on a terminé ! Alors merci beaucoup d’avoir répondu à toutes nos questions, l’entretien fut très agréable et très enrichissant. Au revoir, encore merci et bonne après-midi.

Interview réalisée par Channa TIMS, Zoé GENTHON, Sarah AZMI et Garance LAPORTE-DURIEZ.

Entretien avec Romane Gay, chargée de communication chez LCB Cosmétiques à Montpellier

lundi 25 novembre 2019

Interview de Romane Gay, chargée de communication de l’entreprise LCB Cosmétiques réalisée le vendredi 22/11/19, d’une durée de 25 minutes.

I = Interviewé

M = Mathilde

C = Clémentine

L = Loélia

C : Bonjour, nous sommes trois étudiantes de la faculté Paul Valéry à Montpellier et nous avons décidé, dans le cadre d’un projet étudiant de vous poser plusieurs questions en lien avec votre métier. Est-ce que vous êtes donc d’accord que cet interview soit enregistré puis retranscrit et publié sur un blog étudiant ?

I : oui, je suis d’accord

L : Bien, alors je vais commencer par vous demander si vous pouvez nous expliquer quelle est votre métier et dans quel type d’entreprise travaillez-vous ? notamment dans quoi l’entreprise est-elle spécialisée ?

I : Je suis chargée de communication et marketing pour une marque de cosmétiques biologiques et professionnels. Je travaille dans une société qui a été créée en 2009 et qui est basée à Montpellier. C’est une entreprise qui imagine et fabrique des cosmétiques bio en les distribuant ensuite sous deux marques dont l’une qui est destinée au particulier et vendue dans les magasins bio et Biocoop et l’autre destinée aux professionnel(le)s de l’esthétique et qui est vendue dans les instituts et auprès des esthéticiennes à domicile.

M : Et vous, en quoi consiste votre travail au sein de l’entreprise ?

I : Alors moi je suis en charge de toute la communication et le marketing d’une marque qui s’appelle Oxalia, et c’est cette marque qui est destinée aux professionnelles de l’esthétique.

M : Et combien d’heures hebdomadaires de travail faites-vous ?

I : Je travaille 35h par semaine

C : Est-il possible de nous détailler vos activités principales et si vous avez des activités annexes ?

I : Alors, principalement, je détermine et crée les offres commerciales, puis je crée et imprime les visuels et supports de la marque comme des affiches, des PLV, des brochures, des magazines, des roll up, et aussi des visuels pour les réseaux sociaux… Je crée et mets à jour les étuis et les étiquettes de nos produits, mais je crée les mails et newsletter à destination de nos clients, je participe à l’élaboration des nouveaux produits en déterminant des noms, des textes, des ingrédients utilisés, un prix, la fonction du produit, le choix du contenant, la création des étuis et étiquettes… Ensuite je gère les réseaux sociaux de la marque comme le groupe privée Facebook à destination des instituts, la page publique Facebook et le compte Instagram, je maintiens une veille du marché des cosmétiques bio et de nos concurrents. Je m’occupe aussi de mettre à jour le site internet et je photographie et met en scène les produits.

L : Pouvez-vous nous expliquer votre journée type ?

I : Généralement je commence par vérifier mes mails, je les traite si je peux les traiter immédiatement (si ce n’est qu’une simple question par exemple), ou alors je rajoute les nouveaux éléments dans ma to do list et dans mon rétroplanning. Ensuite je fais le tour des réseaux sociaux, pour vérifier les nouveaux commentaires, répondre aux questions ou aux messages, puis je les laisse ouverts afin de pouvoir avoir un oeil dessus toute la journée. Le reste de la journée ne suit aucune règle précise, je fais les tâches de ma to-do list selon l’urgence et la demande du moment. Au niveau des horaires, je commence à 9h, prends une pause déjeuner de 13h15 à 14h00 et finis à 17h.

M : Pour réaliser tout vos projets j’imagine que vous devez utiliser des logiciels ou des outils particuliers ?

I : Oui tout à fait alors j’utilise essentiellement un ordinateur avec deux écrans, ainsi que des logiciels spécifiques comme Indesign, Photoshop, Illustrator et Dreamwaver mais par contre je n’ai pas besoin d’outils particuliers ni de machines.

C : Est-ce que vous travaillez plutôt en intérieur ou en extérieur ? Et est-ce qu’il vous arrive de travaillez sur des sites différents ?

I : Je travaille exclusivement en intérieur, à un poste fixe. Je ne travaille jamais sur des sites différents, sauf en cas d’exception comme une rencontre avec un fournisseur ou une participation à un salon..

L : Êtes-vous plusieurs à travailler sur ce poste ou êtes vous seule? Avez-vous des collaborateurs dans l’entreprise ou autre ?

I : Nous sommes deux personnes Chargées de communication dans l’entreprise. Mais on ne travaille pas véritablement en collaboration, puisque chacune d’entre nous a sa propre marque à gérer. Par contre, on collabore quotidiennement avec toutes les équipes de l’entreprise. Il y a l’équipe commerciale pour l’élaboration des offres, l’équipe Recherche & Développement pour l’élaboration des produits où on se concerte pour déterminer quelles revendications marketing choisir, quels produits ? quels ingrédients ?…

On collabore aussi avec l’équipe Réglementaire pour la mise à jour des étuis & étiquettes et avec l’équipe Production pour la gestion du stock des étiquettes et leur impression.

M : Comment communiquez-vous avec les autres équipes ?directement, par téléphone, par courriel,.. ?

I : Avec l’équipe commerciale je communique exclusivement par mail puisque chaque représentante est d’un côté de la France. Il peut arriver que l’on s’appelle également par téléphone mais c’est beaucoup plus rare. Avec l’équipe Recherche et Développement je communique par mail et en direct, comme nous sommes dans les mêmes locaux, on organise souvent des réunions pour avancer ensemble sur les différents projet. Pareil pour le service Réglementaire ou Production.

C : Quel a été votre parcours scolaire avant de faire ce travail ? Quelles diplômes avez-vous ? Avez-vous déjà travaillez dans ce domaine ? Si non est-ce que cela à été difficile d’y accéder?

I : Mon parcours scolaire m’a permis d’explorer différents aspects du design et de la communication. J’ai commencé par une Mise à Niveau en Arts Appliqués, suivie par un BTS Design Graphique option Communication et Métiers Imprimés où j’ai fais un apprentissage du graphisme et de la communication par le visuel. Ensuite j’ai continué avec une licence « Arts Appliqués » où j’ai explorer le design sous toutes ses formes, le design d’espace, d’objet, graphique… . Et j’ai terminé par une licence professionnelle « Communication Événementielle » où là j’ai expérimenté la communication à travers l’organisation d’événements. Je suis à ce poste depuis 2 ans et demi, mais avant j’ai déjà travaillé au sein d’une agence événementielle ainsi qu’en tant que graphiste free-lance sur une très courte période. Je pense personnellement que le secteur de la communication est assez bouché, il est parfois assez difficile de trouver un poste. Les annonces sont peu nombreuses et les candidats au contraire très nombreux. J’ai eu l’occasion de le constater notamment lors des différentes campagnes de recrutement auxquelles j’ai participé au sein de mon entreprise, pour 2 postes de Chargé de communication et 2 stages en Communication / Marketing. Le nombre de CV reçus a été impressionnant, il faut ensuite faire un long travail de fourmi pour pré-sélectionner puis rencontrer les candidats potentiels… Et plusieurs candidats étaient en recherche de poste depuis quelques temps, ce qui montre bien que les postes se font rares. Pour ma part j’ai eu la chance de bien correspondre au profil lorsque l’annonce de mon poste est sortie, et après 2 entretiens et un exercice pratique à faire à la maison et limité dans le temps, ce qui est très répandue pour le recrutement de graphiste, j’ai pu être intégrée à l’entreprise.

L : Quelles qualifications ou diplômes sont requises pour ce travail ? Des qualités physiques sont-elles nécessaires ?

I : Aucune qualité physique n’est nécessaire, si ce n’est une bonne vue pour travailler toute la journée sur l’ordinateur !. Au niveau des diplômes requis, il n’y en a pas de précis, mais il faut avoir des compétences en graphisme, en communication et en marketing essentiellement.

M : Quelles sont les perspectives d’évolution ? Les débouchés sont-ils nombreux ?

I : L’évolution possible serait le poste de responsable du service communication.

C : En quoi votre activité professionnelle vous plaît elle ? Ou alors qu’est-ce qui vous ennuie dans cette activité ?

I : L’activité est très variée et polyvalente, ce qui est intéressant au quotidien. De plus l’univers de la cosmétique est un univers qui me plaît et le bio se rapproche de mes valeurs personnelles. Par contre, l’année étant rythmée par des offres commerciales toujours à la même période et parfois similaires comme les produits solaires, produits minceur… on peut parfois tomber dans une certaine routine.

M : Pourquoi avez-vous choisi ce métier ?

I : A la base j’ai choisi le graphisme car le côté visuel et parfois manuel m’a toujours attirée. Puis la communication allant de paire avec le graphisme, le métier de Chargée de Communication m’a permis d’allier les deux, tout en bénéficiant d’une certaine polyvalence. Le fait d’être en charge d’une marque et de ne pas être par exemple au sein d’une agence de communication, me permet d’avoir une plus grande liberté, je n’ai pas de contraintes de clients et je peux proposer énormément de choses sous réserve d’acceptation par la direction bien sûr !

L : Votre activité est-elle soumise à des contraintes ou à des « pressions » extérieures à votre entreprise ? de la concurrence ou demande des clients, etc.. ?

I : Il n’y a pas vraiment de pression extérieure, je ne suis pas souvent en contact direct avec le client puisque l’équipe commerciale se charge d’être le relais entre l’entreprise et les clients. Je suis directement en contact uniquement sur les réseaux sociaux, sur lesquels nous traitons assez peu de litiges, donc peu de pression. En revanche au niveau des contraintes, il faut tenir les délais pour que tout soit prêt à temps et que nos offres puissent commencer au bon moment. D’autant plus que la plupart des services attendent après le service communication pour pouvoir avancer : la production attend nos étuis et étiquettes, la R&D attend nos briefs pour le développement des produits, l’équipe commerciale attend les supports visuels pour communiquer les offres à leurs clients, le service expédition attend que nous ayons imprimé la PLV et les différents supports pour faire partir les offres…. Donc parfois le rythme est un peu plus soutenu !

C : Je vous remercie pour cet interview qui a été très enrichissante et d’avoir pris le temps de répondre à nos questions, cela nous a permis d’en apprendre d’avantage sur le métier de chargé de communication!

I : De rien ça a été un plaisir de pouvoir vous aider!

Interview réalisé par Mathilde Heraud, Clémentine Courdouan et Loélia Dufay

Retranscription de l’interview du chef de projet graphique et web de l’agence NEA.

lundi 25 novembre 2019

Le 22/11/2019, nous nous rendons au 300 rue Auguste Broussonnet à Montpellier. A 13 h 30, nous interviewons Mr Florian Vaquette de l’agence NEA, Chef de projet graphique et web.

En plein centre de Montpellier dans un open space très agréable, nous retrouvons l’équipe en pause déjeuner. Suite à un appel téléphonique, nous nous étions fixés une interview de 30 minutes.

L’interview commence :

[L’étudiant]

– Bonjour et merci de nous avoir reçu, nous sommes trois étudiants en licence d’Information et Communication à l’université Paul Valéry. Nous souhaitons vous interviewer dans le cadre de notre projet professionnel personnalisé et également pour élargir nos connaissances sur le métier de chef de projet Graphique et Web.
L’enregistrement de l’interview pour la retranscription vous pose-t-il un souci ?

[ F.Vaquette]

– Non, l’enregistrement de l’interview ne me pose pas de problème.

[ L’étudiant]

– Pour commencer, pouvez-vous nous présenter l’entreprise et nous dire en quoi consiste votre rôle ?

[ F.Vaquette]

– La société NEA est basée à Montpellier depuis 2008. Il y a un an, nous avons ouvert une branche à Lyon. On est une agence de communication qui s’occupe de la communication des entreprises comme PME (petites et moyennes entreprises) et grands groupes sur plusieurs secteurs. Premièrement, sur le secteur juste de l’image et du visuel comme la création de marque ou de logo, de déclinaison de l’identité graphique.

Deuxièmement, on peut avoir une branche Web, création de site internet, site vitrine, boutique en ligne, tout ce qui va être lié à la technologie web ou alors de l’application, enfaîte c’est suivant les demandes.

Le troisième secteur ça va être vidéo, c’est de la captation, du story boarding donc du tournage, du montage. Avec c’est trois secteurs là, ce qui est pas mal c’est que l’on peut tout mixer et faire un projet de A à Z, donc de la conception d’un logo à la déclinaison sur un site internet et après décliner sur des films promotionnels, des petits clips. Ce qu’on a moins dans l’agence pour préciser c’est l’aspect purement marketing, on en fait un peu parce qu’on connaît tous les outils, mais il y a moins l’aspect marketing et publicitaire dans ce point-là.

Et donc moi mon rôle dans NEA c’est plus branché au web et au graphisme donc moins dans le projet vidéo, je fais des gestions de projets, relations clients, création graphique et un peu de développement. Comme nous sommes une petite structure, il faut que chaque personne soit un peu polyvalente.

– Comment avez-vous entendu parler de l’entreprise NEA ? Comment avez-vous pris contact avec ?

– Moi ? *rire* Je suis arrivé à l’entreprise NEA en stage, parce que je faisais mes études à Montpellier, on a eu un projet en commun à l’époque où moi j’étais illustrateur. Je faisais des dessins pour des cahiers de vacances et donc cette entreprise qui faisait des dessins a eu besoin d’un site web du coup j’étais en relation avec l’agence qui était NEA pour faire le site web de ces cahiers de vacances. Je m’occupais du graphisme du site pendant que NEA le développait et de fils en aiguilles j’ai eu plusieurs missions au sein de ce stage-là, un peu d’illustration, beaucoup de graphisme et petit à petit du développement, du codage, j’ai mis la main à la pâte et voilà.

– Quelles études vous ont mené à ce métier ?

– Oui c’est sur j’étais intéressé dans ce milieu-là après j’ai fait bac S puis une remise à niveau en arts appliqués, après j’ai fait un B.T.S communication visuelle à Montpellier ou là c’était du graphisme croiser au développement apprendre à faire des campagnes de pubs après pour perfectionner cette technique là j’ai fait une licence Pro ATC ( Activité et Technique de Communication) où l’on étudie toutes les technologies ou supports basées sur les écrans, les médias, les applications.

NEA existe sur Montpellier depuis 2008, depuis votre arrivée qu’elles sont vos relations et qu’elle ambiance règne dans l’entreprise ?

Vu que c’est une petite structure et qu’on est dans un open space ça permet de casser le côté hiérarchisé, l’ambiance est bonne oui, on parle beaucoup entre nous.

– Vous êtes en collaboration avec plusieurs grandes entreprises comme Google, Total ou Suez, est-ce le fruit du hasard ou un choix lié à la stratégie de l’entreprise ?

– Quelle bonne question ! *rires * c’est une stratégie d’entreprise dans le sens où plus on collabore avec une grosse entreprise plus les projets sont ambitieux et, où il faudra investir d’autre secteur c’est bénéfique pour une start-up pour pouvoir évoluer, mais aussi intéressant en termes de nouveauté et originalité c’est les petites start-ups avec des concepts nouveaux qui nous permettent à nous aussi de taper dans la nouveauté.

– Est-ce que vous prévoyez d’autres partenariats ou collaborations avec ces entreprises ?

– Oui ça fait toujours plaisir.

– Pensez-vous à changer de secteur d’action ?

– Oui, Total, Suez c’est très lié à l’énergie. Et là, on est sûr d’autre projet par exemple de mode avec des maisons de luxe française qui veulent des sites internet. Cela nous enlève un peu cette image de projet très technique comme Suez et Total, même au niveau du graphisme c’est toujours intéressant de s’approcher de ce secteur.

– Il y a donc une antenne à Lyon et à Montpellier, savez-vous si vous prévoyez un élargissement de l’entreprise en France ou ailleurs ?

– Euh non, pour le moment ce n’est pas prévu, après c’est toujours bien de s’élargir. On est dans un métier où l’on peut toucher toute la France de par l’antenne à Lyon avec aussi le télétravail et les déplacements.

– Par rapport à l’antenne située à Lyon avez-vous des projets communs ?

– Lyon a une plus grosse part du gâteau au niveau du marché par rapport à Montpellier qui est assez fermé. Le but c’était de partir à Lyon et laisser un peu la production audiovisuelle, graphisme, site internet à Montpellier et à Lyon, plus faire de la prospection, du réseautage. Cela ne nous empêche pas de beaucoup travailler ici et par exemple faire des réunions par Skype, à terme peut-être qu’il y aura des mains à Lyon qui travaillerons sur leurs propres projets, le but là c’est Lyon on prospecte et à Montpellier on fait.

– Actuellement sur quoi travaillez-vous ?

– Actuellement je travaille sur des sites internet mais pas que. En termes de pourcentage on serait sur 50% de sites internet. Vincent par exemple travaille beaucoup sur de la vidéo, sur des projets de captation, il est allé faire un tournage hier, vers Toulouse. Il y a un peu de tout, et toujours un peu pour Suez.

– Il n’y a pas qu’un seul projet ?

– Non, en général on tourne entre 4, 5 projets en roulement. Parfois il y a des périodes creuses comme en août ou à la période de Noël donc il faut qu’on se trouve de la prod pour ces périodes-là. Ce n’est pas une vérité vraie car parfois même à Noël on peut quand même prendre des rushs, tout dépend de la demande.

– Pouvez-vous nous racontez une journée typique au travail ?

– J’arrive entre 8 h 30 et 9 h. J’ouvre mes mails, et pendant 30 minutes c’est la gestion des mails, je vois en même temps les actions à mener de la journée. Les choses à répondre et les choses à se mettre en prod. S’il y a une tâche ambitieuse faut faire un petit point avec l’équipe vers 9h30 – 10h. Sachant que ce n’est jamais trop ça parce-que c’est plutôt une grosse réunion le lundi. Sachant que Benjamin qui est sur l’antenne de Lyon maintenant vient pour faire le point sur le déroulement des prochaines semaines à venir. Sinon globalement je m’attribue des tâches le matin ou en début de semaine et je les effectue. Ce qui est pas mal c’est de garder un système de ticket en se disant : « ce matin j’essaie de faire ça et puis je fais un retour au client ». Bien réussir à ranger les choses qu’il faut faire car le projet peut évoluer donc il faut répondre au client. Par exemple Yohan qui est moins relation client, on lui attribue des tâches et il les fait. Il est moins en contact avec le client alors que moi, je regarde les mails et je dispatche entre moi et Yohan. Le reste de la journée on effectue nos tâches, entre midi et deux on mange et à 18h fin de la journée.

– Vos responsabilités dans l’entreprise ont-elles évolué avec le temps ?

– Oui, ça a évolué, je suis rentré stagiaire, puis un CDI (Contrat à Durée Indéterminé) mi-temps, puis un CDI, ça va faire 9 ans que je suis dans l’entreprise. Je suis rentré dans le CA (Conseil D’administration) de l’entreprise donc je suis bien au courant de ce qu’il se passe au sein de l’entreprise. C’est une manière pour moi de montrer que je suis impliqué dans l’entreprise. Je suis là depuis 2010-2011

– Quels genres de difficultés pouvez-vous rencontrer ?

– Il y en a c’est sûr ! Lié à la création graphique c’est toujours le même problème c’est-à-dire les goûts et les couleurs. Il faut réussir à satisfaire et bien cibler ce que le client veut et aussi argumenter les choix. C’est bien de présenter un visuel mais notre règle c’est d’avoir derrière tout un argumentaire pour convaincre le client que c’est ça qu’il lui faut par rapport à sa cible. Mais la difficulté principale reste la relation client, il faut toujours avoir des arguments, être pédagogue

– Comment associez-vous les parties Web et Graphique dans votre travail ?

C’est lié de toute façon, on ne commence pas dans le web tant qu’on pas déjà validé l’identité visuelle. C’est lorsqu’on sait qu’il y a une identité qu’il arrive qu’on fasse le site web.

La plupart du temps, la création d’une marque et associée à la création de son site web. Dans ce cas il faut prendre le temps de faire la maquette et de bien valider toutes les étapes de ce qui est internet et le niveau visuel avant de faire le développement parce que le développement c’est quelque chose de très compliquée.

– En 2018 vous fêtiez les 10ans de NEA, quelle sont vos futurs projets ?

– *rire* On peut dire que c’est lié à la branche qui est ouverte à Lyon, on veut toucher de nouvelles cibles, se faire connaître plus à Lyon. Et en termes d’influence à Montpellier on cherche à être plus imposant.

– Quels conseils pouvez-vous donnez aux étudiants qui souhaitent évoluer dans ce domaine ?

– Dans vos études, vous allez apprendre par exemple le HTML 5 (HyperTexte Mark-up Language), de la technologie en fait mais le problème c’est que la technologie que vous allez apprendre avec le temps va évoluer. Lorsqu’on va vous apprendre la technologie pendant votre cursus scolaire et à la fin vous allez comprendre que c’est périmé, par exemple Photoshop chaque année il y a une nouvelle version. Le conseil est que même si on vous apprend la technologie, il faut vous intéresser à tout ce qui est l’environnement internet, technologie par ce que ça bouge beaucoup. Chercher à savoir l’année prochaine quelle technologie ce sera, pareil pour le graphisme c’est la mode donc il faut être précurseur.

– Et pour finir, ou est-ce vous vous voyez dans 10ans ?

Sur les îles ! *rire* bon j’ai bien évolué ici et je souhaite continuer à évoluer ici. Si NEA Montpellier et Lyon doivent grossir, qu’on s’agrandisse ensemble et continuer à s’investir avec les collègues.

Entretien mené et rédigé par Baptiste BLASCO, Yamoussa DIANE, Demba KONTE

Retranscription de l’interview sur Monsieur Pouyatos, chargé de communication du MHSC.

lundi 25 novembre 2019


Lilian BRULEZ, Jacob WOJSZCZYK, Amaury CAULLET 

Pour l’interview, nous avons décidés de rencontrer un chargé de communication du club de football de Montpellier se nommant MHSC. Ce club fait partie d’un des meilleurs de la région et est situé à un niveau professionnel. De ce fait, à travers le site internet LinkedIn, nous avons eu la chance de contacter et de rencontrer Mr.Pouyatos qui est un chargé communication (community manager) pour le club du MHSC. Après avoir communiqué par mail, Mr.Pouyatos nous invita à le rejoindre aux alentours de Montpellier et plus précisément à Grammont , ou se situe le siège du club. Cette interview, enregistré via un téléphone portable, eu lieu le mercredi 20 novembre 2019 à 9h30 et dura 25 min.  

Lilian : Etes-vous prêt ?

Mr. Pouyatos : Oui, oui vous pouvez y aller !

Lilian : C’est partie ! Je vais donc commencer par vous poser la première question : En quoi consiste le métier de chargé de communication ?

Mr. Pouyatos : Alors, donc je vais commencer par répondre par rapport à ce que moi je fais. Donc j’ai une partie chargée de communication, assistant en communication, et une partie ou c’est plus coopérationnel c’est-à-dire que je fais pas mal de projets vidéo, je suis donc journaliste reporter d’image c’est-à-dire que je film et je monte mes projets vidéo et j’ai une partie plus communication où l’on est en équipe de deux pour gérer l’aspect des réseaux sociaux. Donc dans le community management on est deux à se relayer les tâches. J’ai donc une partie axée plus communication sur ce qui est réseaux sociaux et une partie plus coopérationnel sur la vidéo. Et ensuite j’aide aussi sur le fond de dotation. C’est un peu notre fondation qui va dans les hôpitaux, dans les autres club, etc… Donc j’ai aussi une partie dans ce domaine-là. Je ne suis pas pur agent de communication qui dirige les différents aspects opérationnels. Sinon dans notre service nous sommes 6 donc je pense que l’organisation change selon le club ou l’entreprise. Nous on a donc la directrice de communication, on a l’attaché de presse qui gère aussi le fond de dotation donc qui gères toutes les demandes presses du club et du centre de formation des garçons. On a une personne qui gères le site internet et qui réalise les maquettes de match, donc un webmaster journaliste. On a une personne qui gère l’infographie et le community management donc avec elle on se partage cette tâche. Moi qui suis sur la vidéo principalement sur les féminines, le centre de formation, et un peu les professionnels, suivie d’une gérance du community management aussi. Et pour finir nous avons d’autres personnes qui gèrent la partie vidéo que pour les professionnels.

Amaury : Donc vous avez peut-être accès au compte Instagram ou Twitter du club pour pouvoir publier vos articles…

Mr. Pouyatos : Oui bien sûr, on a tous accès aux réseaux sociaux pour mettre en avant notre travaille.

Jacob : D’accord merci, et donc en globalité du coup quelles sont les compétences nécessaires pour ce métier ?

Mr. Pouyatos : Donc déjà il faut des compétences techniques car déjà quand tu dois gérer au quotidien des logiciels comme Photoshop ou Final Cut donc faut soit se former ou travailler sois même de son côté pour avoir les compétences. Pour le métier de community manager c’est plus des compétences un peu innées car on est né avec ces réseaux donc quelqu’un qui à 5 ou 6 ans de plus que moi devra suivre des formations, alors que les personnes plus jeunes ont grandi avec un portable à la main du coup c’est forcement plus simple. Ça n’est pas forcément des compétences qu’on t’apprend mais il faut être intéressé être curieux parce que c’est un domaine qui évolue constamment, et il y a toujours des nouveautés donc il faut beaucoup s’inspirer sur ce qui se fait de mieux. Personnellement je regarde beaucoup ce qui se fait aux USA car ils ont vraiment un temps d’avance sur le contenu digital et sinon on a quelques formations sur des aspects de réseaux sociaux qui sont souvent méconnues comme par exemple sur twitter pour qu’on l’utilise dans nos tâches quotidiennes. Mais sinon il faut être curieux et surtout ordonné car on peut avoir des idées reçues sur les réseaux sociaux mais nous chaque semaine on a un planning à respecter qu’on a établie le premier jour de la semaine. Il y a une programmation derrière notre travail, on ne fait pas ça au feeling, au jour le jour, c’est quelque chose d’organisé, on programme les post de chaque jour de la semaine et parfois même sur des tranches horaires où on ne bosse pas. Par exemple en général on fait 9h- 12h et 14h-18h sauf qu’il n’y a pas de pause dans les réseaux sociaux donc les programmations nous aide à ne pas perdre le fil de l’actualités sur internet.

Amaury : Et donc même durant votre temps libre quand vous n’êtes pas censé travailler il vous arrive de la faire tout de même par rapport à internet et aux réseaux, etc… ?

Mr. Pouyatos : Oui oui ça arrive, par exemple cette semaine c’était la trêve internationale et les résultats sont le soir donc nous devons prévoir les publications du soir et donc on se relaye dans le service pour faire tourner cette tâche.

Amaury : Entendue, donc par exemple si un joueur pro du club de Montpellier a marqué avec sa sélection vous vous occupez de relayer l’information sur les réseaux le soir ?

Mr. Pouyatos : Voilà exactement, et après il y a des programmations pour nous éviter cette tâche lors ce que nous sommes sûr que l’information que l’on divulgue n’est pas obsolète.

Jacob : D’accord, et étant donné que c’est au jour près et à l’heure près c’est aussi au mot près, c’est-à-dire avez-vous des consignes ou des limites données par vos supérieur ?

Mr. Pouyatos : Non on a une liberté pour ça, les personnes travaillant sur le site web gèrent eux-mêmes le site et donc de même pour nous sur les réseaux sociaux on adapte notre discours sur les différentes plateformes en autonomie.

Amaury : Et par rapport à votre formation, avez-vous suivie un cursus scolaire spécifique ou pas spécialement ?

Mr. Pouyatos : Alors moi en ce qui concerne mon cursus, j’ai fait un DUT qui s’appelait service et voie de communication donc SRC, qui maintenant s’appelle NMI il me semble donc à Tarbes. Ensuite j’ai fait une licence 3 à Toulouse : Métier du sport, c’est un dérivé de STAPS pour les personnes qui n’y sont pas allé en L1 et L2 et tu y retrouves les métiers du sport mais pas dans le but de devenir sportif. C’est-à-dire tout ce qui est communication marketing du sport, ce qui touche au droit tout ça…

Lilian : Comme tout ce qui est rattaché à la presse par exemple ?

Mr. Pouyatos : Oui voilà c’est ça, je suis partie après ça en Master 1 et Master 2 à Bayonne qui s’appelait Management des organisations sportives et des clubs professionnels. Il y avait deux parties, le premier sport de glisse et une partie gestion des entreprises et donc j’ai opté pour la seconde. C’est un master international, qui se situe à Bayonne.

Amaury : Donc même s’il y effectivement des aptitudes pour ce travail qui sont un peu innées, on a quand même derrière tout ça un bagage de formation ?

Mr. Pouyatos : Pas forcement car par exemple moi qui est maintenant plus dans la vidéo et qui écrit beaucoup de contenue vidéo, on va dire que je suis plus dans le digitale que sur des interview et tout ça… C’est quelque chose que je n’ai pas vraiment vue dans mes études. On l’aborde un peu, mais c’est surtout notre travail personnel qui nous fait acquérir des compétences. Donc on commence avec des bases mais on approfondie de notre côté. Ce sont des formations généralistes donc tu vois beaucoup de choses mais quand tu en sors tu n’es pas spécialisé dans un domaine. Et donc en approfondissant les cours qui me plaisaient j’ai pu entrer ici au club du MHSC et puis de fil en aiguille je suis resté et j’ai augmenté au fur et a mesure ma palette de mission au sein de l’entreprise.

Amaury : Et donc, vous travaillez depuis combien de temps ici ?

Mr. Pouyatos : J’ai fait 6 mois de stage en tout et là je suis dans ma troisième saisons. Donc environ trois ans.

Jacob : Et donc pour revenir un peu sur le métier de communiquant, avez-vous un budget défini pour sortir votre contenue, faire des vidéos etc.… ?

Mr. Pouyatos : Non on n’a pas de budget défini dans la communication, ou alors je ne suis peut-être pas au courant car je ne suis pas le directeur en communication. Mais en tout cas cela dépend du budget général du club et des choix du président ou des décisions du dirigeant en communication mais après on essaye de faire toujours à moindre coup c’est pour ça qu’on internalise et qu’on ne passe pas par des boites de production. La vidéo et l’infographie se font en interne donc au niveau des coups la balance est assez équilibrée. Donc voila pour faire des opérations à moindre coup on internalise beaucoup.

Amaury : Et donc, travaillé ici c’est votre première expérience professionnelle ou vous aviez déjà des expériences dans le domaine de la communication ?

Mr. Pouyatos : Oui, j’ai fait pas mal de stage dans le monde du sport en général mais sinon en vrai contrat c’est ma première expérience. J’ai fait mon stage de DUT à Pau dans un centre de basket par la suite j’ai fait un stage à la ligue des Pyrénées de basket, et un stage avec une entreprise qui organisait des vacances sous le thème du basket aux USA à Los Angeles, plus dans un aspect commercial et ça m’intéressé un peu moins car je prospectais pour trouver des personnes intéressées et enfin mon dernier stage en master 2 je l’ai fait ici au Montpellier Hérault. J’avais postulé dans tous les clubs professionnels du sud de la France, j’ai eu un entretien ici et un autre à Bordeaux et le plus concluant fut celui ici. Et ça m’a plus directement car je voulais bosser dans le sport professionnel et non dans le sport amateur et principalement dans le foot car c’est ce qui m’intéressé le plus et c’est aussi là où il y a le plus de moyen.

Lilian : Du coup, j’ai une autre question : Est-ce que vous travaillez aussi en équipe ou pas ?

Mr. Pouyatos : Bah un peu des deux on trouve du travail personnel, couplé à du travaille d’équipe. Quand on a des opérations comme par exemple nos pros qui entrainent une équipe de jeunes, nous sommes en équipe pour filmer, faire le montage etc… Après, le reste du temps la directrice nous donne la stratégie de communication mais nous sommes assez libres et nos avis sont prient en compte dans les travaux. En plus on bosse en open space donc on a quand même un travail collectif puis ensuite on améliore chacun de notre côté avec nos compétences respectives.

Amaury : Ok enfaite vous avez un travail en autonomie puis ensuite une sorte de mise en commun des différents travaux effectué ?

Mr. Pouyatos : Oui c’est ça. C’est-à-dire qu’en fait, chacun s’occupe d’abord de son domaine. Donc moi je reste vraiment dans la partie digitale assez rapide et dynamique

Jacob : Et ça peut arriver de changer de domaine d’essayer de faire autre chose ? Comme par exemple d’essayer de toucher au marketing ou autre ?

Mr. Pouyatos : Non, ça n’arrive jamais car pour que ça fonctionne chacun garde son rôle dans les services après forcement dans la communication nous sommes en lien avec les gens du marketing, la billetterie, le développement commercial parce que c’est nous qui communiquons leurs informations et qui les mettons en valeur.

Lilian : Merci, c’est une question un peu plus personnelle mais avez-vous des projets d’avenir par rapport à votre profession, avez-vous un poste particulier en objectif ?

Mr. Pouyatos : Alors ça c’est une bonne question, Humm bah on va dire qu’avec les études que j’ai fait ça serai de plus tard arriver à un poste ayant de plus haute responsabilité dans la direction. Être directeur d’un service ou quelque chose dans le genre mais ce que l’on apprend en cours et ce que l’on apprend sur le vif dans le métier c’est totalement différent, tout le côté stratégique apprit en cours n’est pas applicable dans le travail d’entreprise et le rôle de directeur en communication comporte beaucoup de pression, il faut savoir faire beaucoup de tâche donc c’est un poste pour le quel il faut un minimum d’expérience donc c’est plus un objectif sur le long therme. Après pour l’instant je me sens très bien ici et j’ai encore à apprendre avant de pouvoir prétendre à ce genre de poste à responsabilité. Mais il est sûr que j’y aspire, pas pour de suite mais dans un avenir plus ou moins proche et pour concrétiser tout ça je bosse de mon côté sur mes projets plus personnel.

Amaury : Bah merci c’est très aimable à vous d’avoir répondue à nos questions.

Lilian : Oui un grand merci à vous !

Mr. Pouyatos : N’hésitez pas, si vous avez besoin de poser plus de questions j’y répondrai par mail avec plaisir.

Jacob : Oui, merci beaucoup monsieur et à bientôt peut-être !  

Nous tenions à remercier Mr. Pouyatos de nous avoir accordés son temps libre afin de nous donner cette super interview. Nous voulions aussi remercier le club du MHSC de nous avoir reçus dans ses locaux de Grammont avec un accueil fort chaleureux, mais aussi de nous avoir permis de rentrer en contact avec un de leur employés afin de mener notre projet de groupe à bien.

Chargée de communication aux Galeries Lafayette : créatrice de tendances

lundi 25 novembre 2019

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Nous avons conduit un entretien avec madame Camille Windeck, responsable du marketing de l’enseigne des Galeries Lafayette situé à Montpellier. L’entretien s’est déroulé le vendredi 18 octobre 2019, dans les bureaux du siège de l’entreprise où madame Windeck nous avait donné rendez-vous à 16h. Malgré son emploi du temps chargé, madame Windeck nous a consacré 40 minutes d’entretien.

Dans le cadre de la préparation de notre rencontre nous nous sommes réparties le travail et les rôles de la manière suivante. L’une s’est occupée du discours introductif, la deuxième du discours de clôture et la dernière s’est chargée des relances et des reformulations. Concernant les questions, chacune à son tour a posé les questions que nous avions préparées ensemble. Avec l’accord de notre interlocutrice nous avons procédé à l’enregistrement de l’entretien au moyen de nos téléphones portables. Malgré le bruit ambiant dû aux fenêtres ouvertes, la qualité de l’enregistrement est restée exploitable.

Gras = étudiant

Normal = professionnel

Bonjour madame, nous nous prénommons, Lia, Romane et Julie. Nous sommes étudiantes en première année de licence Infocom à l’université Paul Valéry de Montpellier. Nous vous remercions tout d’abord d’avoir accepté de nous recevoir. Nous sommes ici, afin de conduire un entretien avec un professionnel de la communication. Nous vous avons choisi, car nous souhaitons toutes les trois nous diriger vers le secteur de la communication dans le monde de la mode et du luxe. Dans le cadre de notre projet professionnel personnalisé, nous avons pour objectif de mieux comprendre le métier de chargée de communication, Pour cela, nous allons procéder à une interview avec vous. Avant de commencer nous souhaitons vous rappeler que le but principal de cet entretien est d’en apprendre plus sur votre métier et non sur l’entreprise pour laquelle vous travaillez. Nous souhaitons également vous rappeler que l’entretien devrait nécessiter un peu plus de 30 minutes et qu’avec votre accord il sera enregistré afin d’être retranscrit dans son intégralité sur le blog de notre licence. Maintenant, nous vous proposons si vous le voulez bien, de prendre connaissance des questions que nous avons préparé. Si des questions vous dérange et que vous ne souhaitiez pas y répondre, nous vous proposons de nous le signaler et elles ne vous seront pas posées. Pouvons-nous commencer l’entretien ? :

Avant de nous dire en quoi consiste votre métier pourriez-vous présenter brièvement l’entreprise pour laquelle vous travaillez aujourd’hui ?

Les Galeries Lafayette sont un grand magasin. Le principe d’un grand magasin, c’est d’avoir tout sous un même toit. C’est-à-dire qu’on vend du prêt-à-porter, de la chaussure, des accessoires pour les femmes, les hommes et les enfants. On vend également de la lingerie et des sous-vêtements pour hommes. On vend des articles de maisons, du linge de maison, des draps, des serviettes, des accessoires de cuisine ainsi que de l’électroménager.

Aux Galeries Lafayette, on a pour politique de vendre des produits communs jusqu’à des produits de  luxe. Ce qui veut dire que n’importe quel client qui rentre dans le magasin doit pouvoir trouver son bonheur. Donc en fonction des différents magasins que l’on a en France, on va se positionner différemment. Par exemple, à Montpellier, on ne va pas avoir des marques très luxueuses comme Chanel ou Dior (hormis dans la parfumerie), car nous n’avons pas une clientèle intéressée pour acheter des sacs d’aussi grandes marques de luxe.

Ensuite, le métier de responsable marketing aux Galeries Lafayette c’est s’occuper d’animer le magasin. Moi, je mets en place des animations pour faire vivre une expérience à nos clients. Par exemple, pour découvrir un nouveau produit ou une nouvelle méthode pour du recyclage (en ce moment la mode est à l’éco-responsabilité). Cela peut être aussi des animations pour des enfants. Il s’agit d’un service offert à notre clientèle, nos clients peuvent laisser leurs enfants pendant qu’ils font leurs achats. C’est un complément au produit qu’ils vont acheter.

Je m’occupe également de la communication, c’est-à-dire  de faire de faire la publicité des animations ainsi que  celle du magasin (promouvoir notre marque, faire en sorte que le plus grand nombre soit au courant). Le fait que l’on vende d’autres marques qui sont aussi proposées dans d’autres magasins. 

Enfin la dernière facette de mon travail qui est une plus petite, c’est l’animation de nos collaborateurs. Quand on met en place des animations pour nos clients, de manière symétrique et on organise également des activités pour dynamiser nos équipes, en les encourageant, en les félicitant, en les remerciant 

Pourquoi avez-vous choisi ce métier ? Est-ce quelque chose que vous avez en tête depuis le début de vos études ?

Oui, depuis le début de mes études, j’ai toujours voulu travailler dans le marketing. Après j’ai occupé d’autres postes en marketing qui étaient plus opérationnels ou plus stratégiques dans un sens. Aujourd’hui, je défini ma stratégie avec la responsable du magasin, et selon un cahier des charges qui nous est envoyé depuis le siège social à Paris. Cependant, je suis libre dans la mise en place du magasin. c’est un poste dans lequel je suis assez autonome. C’est une des raisons  qui m’a fait accepter ce poste. Après de manière générale, j’ai choisi le marketing car c’est ce qui m’anime, j’aime l’évènementiel, j’aime être à l’origine de  projets. Chaque animation est un petit projet en soi parce qu’il y a de la recherche, de la réflexion, de la stratégie, de la mise en place. Ensuite, il y a de l’analyse pour savoir ce qui a marché ou ce qui n’a pas marché, les retours que l’on peut avoir des clients. C’est donc quelque chose d’assez complet sur la communication. 

Avez-vous directement exercé ce métier ou avez-vous exercé d’autres professions avant ?

J’ai toujours travaillé dans le marketing, mais pendant mes études j’ai fait pas mal de stages. J’ai d’abord été à plusieurs reprises assistante marketing (ce sont des missions souvent assez simples ou administratives). Ensuite, j’ai obtenu un poste en alternance pendant 2 ans comme chargée de marketing dans le secteur de l’immobilier. Je m’occupais de mettre en avant des produits immobiliers. Je m’occupais également de toute la communication autour des biens qui étaient à vendre. C’est très différent de ce que je fais aujourd’hui mais il s’agit toujours de communication, on met en avant un produit et de manière à augmenter les ventes.

Pourquoi avoir quitté le secteur de l’immobilier pour celui du prêt à porter dans une grande enseigne comme les galerie Lafayette ?

J’ai toujours été attirée par la mode. C’est pour cela que je me suis tournée vers les Galeries Lafayette. Je pense qu’il est important dans notre métier d’être pluridisciplinaire, lorsque l’on reste trop longtemps dans la même branche ou dans le même secteur d’activités on est moins créatif. Il est nécessaire dans le marketing, d’être un minimum créatif pour se renouveler. Surtout quand on est sur du B to C, le client a l’habitude de venir mais il faut aussi parfois user  de nouvelles techniques pour aller le chercher. Or si l’on reste dans le même domaine, je trouve que l’on risque de devenir un peu redondant. C’est la raison pour laquelle je choisi de changer. J’aime la diversité et le changement.

Pour vous, quelles sont les compétences requises pour faire ce métier ? Faut-il faut posséder des compétences particulières ou bien peut-on les acquérir au fil du temps ?

Au-delà des compétences, il faut des connaissances. Ça fait toujours sourire parce que on m’a souvent déjà dit « ça va ! pour faire une pub, il n’y a pas besoin de grandes compétences ». c’est vrai n’importe qui peut le faire, mais il y a quand même des connaissances à acquérir avant de commencer à travailler. Vous étudiez certainement aujourd’hui, toutes les techniques de marketing analytiques.On ne va pas se mentir, aujourd’hui je n’utilise pas ces théories, mais que je suis capable de les mettre en place pour analyser ma clientèle, mon environnement… Tout cela est important et cela ne s’enseigne pas sur le terrain. Si en ce qui me concerne la plupart des outils sont déjà mis en place, il faut pouvoir les comprendre. En plus des connaissances, je pense qu’en matière de marketing il faut un certain savoir-être, se montrer ouvert d’esprit, être curieux, aller voir ce que font les autres, avoir un avis critique mais constructif sur ce qui est mis en place et sur ce qu’on met en place, savoir prendre du recul pour améliorer toujours ce que l’on fait. Enfin, et cela est vrai pour tous les métiers, j’estime qu’il faut de la motivation et de l’implication dans son travail

Quels diplômes ou certificats avez-vous obtenus pour exercer ce métier ?

J’ai un « Bachelor »d’école de commerce et j’ai aussi un master « équivalent bac+5 »que j’ai également obtenu dans une école de commerce. Ce sont les 2 diplômes que je possède et au-delà de toutes les certifications que j’ai sur les langues ou sur la certification informatique, j’ai fait des études en école de commerce (5 ans d’études).

Vous avez fait vos études à Montpellier ?

Oui à Montpellier, mais j’ai obtenu auparavant mon Bachelor à Valence.

Quelles sont les démarches que vous avez entreprises pour travailler aux Galeries Lafayette ?

Le marketing à Montpellier, c’est assez restreint, il y a peu d’offres et beaucoup de demandes. Cela est du au fait qu’à Montpellier, il y a des entreprises qui sont plutôt de types petites et moyennes entreprises (PME)Toutes ces entreprises n’ont pas les moyens de posséder un service dédié à 100% au marketing. Quand elles recherchent quelqu’un en communication, elles demandent à leur salarié qu’il fasse à la fois du marketing et de la communication, parfois même qu’il fasse de la comptabilité, de la gestion des ressources humaines ou ne core de l’administratif.. il y a quand même beaucoup de postes en marketing à Montpellier, moi j’ai été directement sollicité à plusieurs reprises. Après tout simplement pour trouver cet emploi, j’ai fait des recherches sur des sites qui proposent des annonces d’emplois, des candidatures spontanées vers des entreprises dont les activités me semblaient en phase avec mon projet personnel.  Lorsqu’on recherche un emploi, il faut cibler son entreprise, suivre sa candidature afin de savoir où se trouve votre demande dans le processus de recrutement , obtenir un entretien. A un moment ça marche !.

Pouvez-vous nous décrire une journée ou une semaine type que vous pouvez faire ici ?

Comme dans beaucoup de métiers, je pense que c’est de moins en moins courant d’avoir des semaines ou des journées types. Mais globalement, je dirais que je passe une partie de mon temps à réfléchir à ce que je vais mettre en place comme animation. C’est beaucoup de recherche, de partenaires. Je reçois des thématiques en provenance du siège de Paris (il y en a  3 ou 4 par an) et ensuite je les anime au sein du magasin. Ce sont des thématiques qu’on va retrouver  dans tous les magasins des Galeries Lafayette pour avoir une cohérence mais qui vont être décliner de manière différentes selon les magasins. Je fais donc mes recherches ce qui dans les faits  se traduit par une réflexion permanente je n’arrête jamais., Parfois  je vais dans des magasins ou je regarde des émissions à la télé, cela me donne des idées, je prends alors des notes.Tout peut se transformer en source d’inspiration, je me  dis « tient je pourrais essayer de mettre ça en place ». Ensuite je cherche des partenaires ou des prestataires qui pourraient m’aider le faire. il peut s’agir  de gens qui vont fournir des prestations évènementielles, il peut s’agir  juste de recruter une hôtesse, une animatrice, un partenaire pour offrir un cadeau, ou une marque qui pourrait s’associer à notre projet  et offrir quelque chose (un service ou un objet). Ça passe par plein de manières différentes. Cette recherche constitue une grosse partie de mon travail, c’est ce  qui occupe le plus clair de mon temps, . C’est normal car il s’agit de toute la stratégie que l’on met en place en amont. Après il y a toute la mise en oeuvre, les échanges avec les fournisseurs, toute la partie administrative qui  inclus la rédaction des contrats, leurs envois aux prestataires, leurs signature l’établissement de  tableaux de suivi des budgets pour savoir où est-ce que l’on en est à telle date, qu’est- ce que l’on a dépensé, ce qu’il nous reste à dépenser, faire des prévisions…). Tout ça  fait mon quotidien.Au dessus de tout cela il y a encore tout le volet b communication. Comment est-ce que communique sur mes animations ? Et bien je fais des choses très basiques, c’est-à-dire que je fais diffuser des informations sur la radio du magasin ,je fais faire de la publicité dans un magazine Pour cela je travaille avec un studio de création. Je  leur fais un bref topo, les experts me donnent des éléments que je peux envoyer au magazine. Il m’arrive parfois aussi réfléchir à des partenariats, par exemple cet été, j’ai miss en place une boutique éphémère à Antigone. Ce projet s’est fait en partenariat avec le coiffeur Jean-Vallon. Des coiffeurs sont venus sur notre corner pour coiffer les clients, en échange ils ont communiqué sur notre événement dans leur boutique. Voilà comment on arrive à croiser des canaux de communication pour toucher une clientèle différente. Tout cela ça prend du temps et ça fait partie de ce que je fais de manière quasi quotidienne. 

Vous n’avez pas d’horaires fixes ?

Non. Le magasin est ouvert de 10h à 20h du Lundi au Samedi. Il m’arrive d’être là le lundi ou le samedi en fonction des animations mais aussi  tous les autres jours de la semaine.. Globalement, je fais du 9h-19h parce que  je suis toute seule dans mon service. De la conception à la mise en place, c’est moi.donc ça demande un petit peu de temps. 

Avez-vous des projets majeurs sur lesquels vous avez travaillé avec les Galeries Lafayette ou bien une autre entreprise ?

Oui, on travaille régulièrement sur des gros projets qui ne sont pas forcément longs en durée mais qui sont des projets de partenariats. Par exemple, en ce moment on est en partenariat avec une entreprise qui s’appelle Légorie qui créée des vêtements en coton bio et recyclés et qui reversent ses bénéfices à des associations,  nous  travaillons notamment avec  l’association « Le cancer du sein parlons-en » dans le cadre de la campagne  octobre rose. Tout cela, ce sont  des mises en place des rencontres au cours desquelles on va définir quels produits vont être vendus,  comment on va organiser l’espace, quelle décoration  va-t-on mettre ? Mais cela peut être aussi un défilé de mode. On ne se rend pas toujours compte du travail que cela représente, mais un défilé dure en moyenne 20 à30 minutes et on présente entre 12 et 15 tenues. Cela signifie  qu’il faut  choisir les tenues en amont, qu’il faut les passer au pressing pour qu’elles soient propres et repassées, qu’il faut ensuite les faire les essayer aux les mannequins,  préparer tous les portants, qu’il faut à chaque passage  habiller les mannequins,  remettre les tenues sur des cintres, ramener tout au pressing pour tout relaver et les replacer en rayons  avec les étiquettes et le antivols pour les vendre. Car toutes les tenues portées par le mannequins peuvent être achetées par toutes nos clientes (ce n’est pas de la haute couture à. Un défilé de mode de 30 minutes de visibilité pour les clients c’est une demi-journée voire une journée de travail et de préparatifs.il s’agit d’évènements lourds à mettre en place c’est une des raisons pour laquelle on n’en organise pas  tous les 4 matins.. 

Pour des projets comme ça, il y a combien de jours/mois de préparation (de l’idée jusqu’à la réalisation) ?

En général, les animations c’est entre 1 et 2 mois de préparation mais après il peut avoir des choses qui viennent en dernière minute parce qu’il s’agit de petites choses (un partenariat avec une marque qui a envie de booster sa clientèle, qui par exemple veut faire un petit cocktail: ils invitent leurs clients et nous on met ça en place, on communique dessus). Ce sont des actions très simples et qui pour le coup se prépare  1 à 2 semaines à l’avance, histoire que tout le monde ne le fasse pas en même temps. Mais voilà il n’y a pas besoin de s’organiser des mois à l’avances pour ça. Oui, pour un défilé, on est obligé de le prévoir en avance car il faut réserver une scène, un animateur qui va décrire  les tenues, il faut recruter les mannequins, choisir les tenues, en regardant les books que l’on reçoit sur la mode afin de choisir des tenues  en rapport avec les tendances actuelles. C’est pour ça que l’on est obligé de s’organiser au moins 1 mois à l’avance pour ce type d’événement.

Quel est l’ évènement qui vous a marqué ou que vous avez le plus aimé, parmi ceux  vous avez pu organiser ?

Je n’ai pas forcément de grosses préférences. Aux Galeries, on n’est pas là pour organiser des évènements on est surtout là pour qu’il se passe toujours quelque chose. L’idée c’est d’avoir quasiment un évènement par semaine. Partant de ce principe, je ne peux pas organiser un évènement important toutes les semaines sinon il nous faudrait embaucher beaucoup de personnes. L’idée c’est donc d’avoir des petits évènements qui en permanence vont susciter de la curiosité, de l’attrait, des envies chez les clients.. Il arrive que nous organisions  aussi des évènements très importants  pour nos collaborateurs. On organise par exemple une conférence avec le directeur général qui rassemble  presque tous les salariés (soit  100 à 150 personnes y participent). Il faut installer la salle de réception avec un écran pour que le directeur puisse parler, donner les nouveautés de l’année, les remontées qu’il a pu faire par rapport à notre activité.Là encore ce sont des évènements qui s’organisent à l’avance, il faut définir un lieu qui change tous les ans. Il nous arrive  également d’organiser des soirées avec nos collaborateurs (ce sont des événements internes ou il n’y a pas de clients. C’est aussi énormément d’organisation, parce que  pour motiver nos équipes, pour faire plaisir avant une grosse période d’activité ou après pour les féliciter parce qu’il y a eu des bons résultats. Voilà, ça aussi ce sont de gros évènements que j’aime beaucoup à organiser et qui prennent beaucoup de temps. On fait aussi parfois la même chose pour les clients. Ça nous est arrivé (moi pas depuis que je suis arrivée aux Galeries) mais à Montpellier on a déjà eu fait des défilés de mode sur la plage, des soirées entières avec tous nos meilleurs clients (donc la on invite 200/300 personnes) c’est donc des soirées un peu plus importantes à organiser. Moi c’est ce genre d’évènements que j’aime le plus parce que ce sont des événements qui sont plus complets. Quand on a des animations en magasin, on va se dire on a 1 animateur qui fait une animation à propos d’un thème. Alors que quand on va faire une soirée pour les clients ou pour les collaborateurs (ou en février, je vais organiser un mini salon du mariage), là on a beaucoup de protagonistes : le traiteur, le dj, le photographe, le vidéaste, la personne qui s’occupe de la location, du matériel… Tout ça c’est de l’organisation, il faut réussir à se coordonner et à découper l’organisation.

Vous avez déjà fait des projets à l’international ?

Non, parce que sur mon ancien poste je travaillais exclusivement sur Montpellier, ainsi que Nîmes jusqu’à Bézier donc on ne travaillait pas à l’international sur mon secteur. Aux Galeries Lafayette, on travaille de manière locale, c’est-à-dire que moi je travaille exclusivement pour le magasin de Montpellier et tous les projets Galeries Lafayette internationaux (comme le magasin de Shanghai, de Berlin, du Luxembourg…) je ne travaille pas sur ses projets là.

Vous faites des projets en collaboration avec d’autres Galeries Lafayette ?

Oui, ça peut arriver mais ça sera pareil, de manière locale, du coup moi je serais amené à travailler avec le magasin de Marseille, le magasin d’Avignon ou de Bézier. Mais pas des magasins à l’étranger.

Est-il nécessaire de parler Anglais ou une autre langue étrangère ?

Pour mon poste aujourd’hui, ce n’est absolument pas un prérequis puisque je ne travaille qu’avec des magasins français donc non. Après, c’est toujours un très bon avantage de parler une autre langue car aujourd’hui lorsque l’on a un client qui vient dans le magasin et qui parle uniquement anglais, italien ou espagnol, quand on parle sa langue, c’est très apprécié pour les clients d’avoir un interlocuteur qui les comprends et qui puisse leur répondre, donc ça c’est important. Ensuite, on ne sait jamais, aujourd’hui je travaille ici, demain je peux être muté sur un autre magasin des Galeries Lafayette qui soit proche d’une frontière et à ce compte-là j’aurai à parler d’autres langues, ou un autre magasin dans un autre pays, ou tout simplement je peux changer d’entreprise et travailler pour des projets internationaux, ou carrément aller travailler à l’étranger. Je pense que c’est important en 2019 de parler au moins l’anglais.

Travaillez-vous seule ou en équipe ?

En marketing sur Montpellier je travaille seule. En revanche, j’ai des correspondants sur Paris qui sont mes relais pour toute la partie gestion des animations qui m’arrive du siège central Là on travaille plutôt en équipe. Après même si aujourd’hui je suis seule dans mon service marketing, j’ai forcément besoin de tous les autres services du magasin. C’est-à-dire que quand je mets une animation en place (au rayon beauté ou au rayon chaussures…), forcément je vais travailler avec la ou le responsable du rayon en question. Quand je veux faire une nouvelle vitrine ou quand je veux travailler sur de la décoration, on a un service merchandising/décoration qui m’aide. Donc je travaille en équipe, mais moi je n’ai pas d’équipe.

Vous préférez travailler seule ou en équipe ? J’imagine que vous n’avez pas le choix de toute façon.

De toute façon aujourd’hui on ne peut pas travailler seule, à moins d’avoir sa propre entreprise. On est obligé de travailler à plusieurs et moi j’aime ça parce que on a tous à apporter, on a tous des compétences et tous des personnalités différentes et qui amènent de la variété dans les projets. Régulièrement quand je présente une animation, je leur explique l’idée, ils me posent des questions et en fonction des questions qu’ils me posent ça me permet de faire évoluer mes animations, de changer la mécanique parce qu’eux aussi ils ont un retour à me donner. Donc voilà c’est important aussi de travailler en équipe et moi j’aime plutôt ça.

Est-ce vous qui gérez les réseaux sociaux des Galeries Lafayette ?

Oui, c’est moi qui gère la page Facebook des Galeries Lafayette Montpellier et nous avons un site internet également. Mais sinon, nous avons une équipe à Paris qui s’occupe du compte Instagram et du compte Facebook Galeries Lafayette national. Moi je m’occupe que de la partie nationale ? locale. 

Comment ciblez-vous votre clientèle quand vous voulez mettre en place des animations ?

Sur Facebook, le ciblage est très simple quand on fait de la publicité, on parle directement à nos abonnés, ce sont eux directement qui vont définir la cible parce qu’on ne les choisit pas, ce sont eux qui choisissent de s’abonner à notre page. Ensuite on peut faire de la publication sponsorisée, donc là c’est nous qui allons décider et là je vais cibler par rapport au produit que je vais mettre en avant ou à l’animation. Si demain, Galerie Lafayette va faire une animation avec des maquillages d’Halloween pour les enfants, je ne vais pas cibler sur des jeunes de 20/25 ans parce qu’ils ne vont pas venir se faire maquiller et normalement ils n’ont pas encore d’enfants. Donc je vais plutôt cibler certainement plus des femmes car ce sont elles qui vont s’occuper de manière générale des enfants (sur une tranche d’âge qui va de 30 ans jusqu’à 45 ans) et des femmes un peu plus âgées qui pourront potentiellement être les grands-mères. Parce qu’aujourd’hui, on a des personnes qui ont 60/65 ans ou plus qui sont sur les réseaux sociaux. Pour la partie animation, en général, le ciblage se fait par le positionnement de l’animation. C’est-à-dire que si je fais une animation pour les enfants, je vais la mettre dans le rayon enfant, si je fais une animation beauté, je vais la mettre dans le rayon beauté. Après ça peut nous arriver d’inverser, c’est-à-dire que je peux mettre une animation pour les hommes au rayon femme parce que je vais essayer de cibler les hommes qui accompagnent leur femme et qui eux ne font pas de shopping donc ou est-ce que je vais les retrouver ? Au rayon femme. 

Comment évaluez-vous l’impact de vos produits sur votre clientèle ?

Alors, c’est ça qui est un petit peu compliqué sur l’événementiel. Si on met en avant un produit, on peut dire que si on en a vendu plus, il y a eu un impact. Mais en fait on ne peut jamais savoir si c’est grâce à l’action que l’on a mis en place. Quand on fait une publication sur Facebook et qu’on a par exemple 30 j’aime, on sait qu’il y a 30 personnes qui ont aimé le produit. Alors que lorsque l’on fait un stand dans le magasin qui présente le produit, on a 50 personnes qui passent devant, et 10 qui l’achètent, c’est bien mais on ne sait pas si elles l’ont acheté parce que c’était là ou parce qu’elles venaient le chercher. Et potentiellement, on va l’enlever de sa place et le remettre dans son rayon et puis 2 semaines plus tard il y a une personne qui l’avait vu là et qui l’achète, c’est grâce à ça mais on ne le sait pas. Donc ça c’est tout l’inconvénient du marketing et de l’évènementiel, c’est que c’est difficile de quantifier les retours. Moi j’essaye de prendre en note les clients qui acceptent et qui viennent participer aux animations, leurs noms pour consulter dans nos fichiers s’ils ont fait des achats, s’ils sont clients, s’ils ont la carte de fidélité. Et ça bien sûr c’est s’ils acceptent et si ils veulent bien remplir la fiche d’inscription en donnant leurs coordonnées. À ce compte-là on peut regarder si ce sont des clients fidélisés chez nous ou pas.

Vous avez beaucoup de clients fidèles ?

Oui on a une grosse base de données en fidélité, mais on la développe tous les jours, il y a encore des gens qui n’ont pas la carte de fidélité.

Quelles sont les évolutions dans l’univers de la communication et dans celui du marketing que vous avez pu constater ces dernières années ?

Le digital. Moi je ne suis pas très vieille donc j’ai quasiment toujours utilisé le digital mais je le vois déjà sur 4/5 ans, le digital continue de  se développer. Avant on en était juste à dire que la communication digitale c’était avoir une page Facebook. Maintenant, avoir une page Facebook ça ne suffit plus, il faut avoir un compte Instagram, un compte Pinterest, il faut faire des pubs sponsorisées, des stories… C’est tout un système qu’il faut connaitre et sur lequel aujourd’hui être présent sur internet ça ne suffit pas. Pareil pour le site internet, que ce soit le site local qui est juste de l’information ou  le site GaleriesLafayette.com qui est le site marchand, il ne suffit pas juste d’avoir un site, il faut être référencé pour pouvoir l’animer, étudier les retours (pour voir les visites, voir combien de temps les gens restent). Pareil pour la partie e-mailing car on communique aussi avec la partie digitale via des e-mail, car aujourd’hui juste envoyer de l’e-mailing ce n’est pas assez, il faut qu’il y ait du contenu pour qu’il soit lu, il faut que les gens cliquent.C’est donc tout ça qui est totalement différent au digital d’il y a quelques années.

Comment voyez vous l’avenir de la profession? Pensez-vous que d’autres stratégies peuvent être mises en place ou que celles que vous connaissez suffisent ?

Non, ça va toujours plus loin. Il y a des agences de communication, d’évènementiels ou des personnes qui sont extrêmement créatives sur ces sujets.. Avant on avait juste des réseaux sociaux, aujourd’hui il existe une palette d’outils très différents qui nous permettent d’analyser tout ce qui s’est passé. Il y a énormément de choses qui existent pour analyser en quoi la communication digitale est plus ou moins pertinente et ce que l’on pourrait faire pour l’améliorer. Après je pense que l’on commence déjà un peu à revenir sur le tout digital et que l’on assiste même un petit retour en arrière. Pour les gens aujourd’hui, le digital c’est bien. Nous avons plus ou moins tous grandis avec mais pour d’autres personnes ce n’est pas du tout le cas.Même si aujourd’hui on peut voir des personnes âgés de 80 ans avec une tablette, il est encore nécessaire de faire des publications dans des magazines, de faire de l’affichage, il n’y a pas que le digital. Aujourd’hui, on parle de stratégie mixte, c’est-à-dire ou il y a un temps c’était que le digital, il fallait tout miser sur ça. Mais en fait, aujourd’hui il y a tellement de pubs dans le digital que cela en devient insupportable, on ouvre une application il y a tellement de pages de pubs… Les gens ont l’impression d’être traqués et ils n’aiment pas spécialement ça. Ils reviennent un peu à des valeurs différentes, aujourd’hui la stratégie, je pense, de manière générale qu’il faut diversifier un peu (être autant sur du print et du off-line que du on-line). Il faut pouvoir toucher toutes les populations. On reçoit donc des directives du siège social qui va nous dire sur quoi on va s’orienter, si c’est plus sur de la presse ou du digital. On module en fonction des années précédentes, ce qui a fonctionné, quelles sont les tendances qui sont amenées par des personnes qui réfléchissent aux prochaines années…

Il y a beaucoup de choses qui sont nouvelles et ça va beaucoup plus vite qu’avant donc c’est certains qu’il y a de nouvelles stratégies qui vont être mises en place ainsi que des nouvelles technologies.

Quels sont vos objectifs professionnels ?

Je n’envisage pas spécialement de changer, mais à terme, j’espère dans quelques temps avoir l’opportunité d’avoir une équipe à diriger et ainsi pouvoir amener mes connaissances et mes compétences à des collaborateurs désireux d’apprendre. J’ai été stagiaire et fait de l’alternance.. Je crois que c’est important que moi aussi je puisse transmettre quelque chose à des personnes plus jeunes. Mais cela peut être aussi à des personnes plus âgées que moi qui travaillent dans le marketing depuis longtemps des personnes en reconversion. Je n’aspire pas à travailler qu’avec des personnes plus jeunes que moi parce que je pense que j’ai aussi que j’ai également pleins de choses à apprendre d’autres collaborateurs ou d’autres collègues qui sont dans le marketing ou pas.Le marketing est une activité transverse. Le marketing tout seul ça ne sert à rien et tout ce qu’on met en place, sans marketing a peu d’intérêts. 

Quels conseils vous pouvez donner par rapport à votre parcours professionnel à de jeunes étudiantes comme nous ?

Moi je suis très pro mais ça encore une fois c’est plutôt personnel, c’est certainement lié à mon éducation. Après j’estime que la formation ne fait pas tout. En France, ça tend un peu à se généraliser dans ce sens-là, c’est-à-dire que quelqu’un qui va être allé à la fac, on va moins le « discriminer » que quelqu’un qui a fait une école privée et on va arrêter de survaloriser les personnes qui ont fait des écoles privées comparativement à des personnes qui ont fait des études plus universitaires. Les choses tendent plus à se lisser pour savoir quelles est ta compétence, ton envie plutôt que tes études. C’est selon moi une bonne chose. Moi les conseils que j’ai à vous donner, c’est faites des stages, faites de l’alternance si vous le pouvez, même si ce n’est pas simple au début. Ce n’est pas facile de faire de l’alternance les premières années, parce qu’on n’a pas beaucoup de compétences et les entreprises sont demandeuses de beaucoup de choses, on a beaucoup de stress et on ne sait pas si on va être capable de réussir. Donc on peut attendre d’être en bac+4/bac+5 (comme j’ai fait). Par contre on apprend énormément de choses, et d’autant plus en marketing parce que moi j’estime que au bout de 3 ans d’études en marketing vous allez voir d’autres choses (de la compta, des techniques de ventes…). Mais au bout de 3 ans en marketing de manière théorique, on n’a plus rien à apprendre. Après ce sont des études de cas, c’est-à-dire qu’on s’entraine à appliquer tous ce qu’on a appris (des études de cas que vous allez faire à l’école). Mais après ce qui est important d’apprendre en marketing ou en communication, c’est comment ça se passe sur le terrain, comment est-ce qu’on arrive à mettre en pratique sa théorie, comment on développe ses compétences, qu’est-ce qu’on peut mettre à profit, qu’est-ce qu’on peut améliorer… Ainsi que d’avoir des interactions avec d’autres collaborateurs, donc moi c’est ça qui me fait grandir et qui fait qu’aujourd’hui je peux avoir ce poste malgré mon âge. Donc le conseil s’est faite de la pratique (des stages, de l’alternance ou même es jobs l’été…). Il y a pleins de manière de découvrir l’entreprise. Mais surtout essayez pleins de choses. Aujourd’hui comme toutes les filles de votre âge, vous voulez travailler dans la mode et le luxe, mais vous verrez il y a pleins de choses (moi j’ai travaillée dans un bureau d’ingénieur, un bureau d’études avec des personnes qui fabriquaient de la ventilation pour des tunnels). Après ça donne aussi une ouverture d’esprit, travailler avec des gens un peu différents (les ingénieurs ce n’est pas le même profil que des commerciaux), donc ça permet aussi d’être polyvalent (aujourd’hui c’est ce qu’on demande en entreprise). On peut plus se suffire à dire « moi je suis l’expert de la communication ». Non, il faut être capable de faire plusieurs choses différentes donc ça aide aussi à être transverse et à être multidisciplinaire.

À l’université, on peut arrêter ses études en L3 et enter sur le marché de l’emploi, soit faire un master (2 années en écoles privées). Quel est le mieux parcours selon vous ?

Cela dépend de votre projet professionnel. Si vous me dites « moi je veux absolument monter ma boite » au bout de 3 ans vous avez les connaissances théoriques donc si vous voulez vous lancer, sur le principe, pourquoi pas. Si vous me dites « moi je veux être directrice marketing d’une entreprise multinationale qui travaille à l’international, 3 ans ça ne suffira pas. Même en France, si vous n’avez pas un bac+5, on vous dira que vous n’avez pas assez d’années d’études requises. Après ce que je vous dis peut changer d’ici quelques années, les tendances peuvent changer et s’inverser. On arrêtera de dire « sans un bac+5 aucune chance d’être directeur ». Mais pour l’instant ce n’est pas le cas, ça évolue ou peut-être qu’on va continuer à être beaucoup sur le diplôme, on ne sait pas encore. Donc ça dépend.Après si vous voulez aller travailler à l’étranger, c’est bien aussi de faire un master parce que ça peut vous permettre de faire un semestre ou une année d’échange à l’étranger. C’est toujours valorisant., Même si vous ne voulez pas travailler à l’international, dire que vous êtes parties à l’étranger, dénotera chez vous une certaine ouverture d’esprit. 

Moi, je suis partie 3 mois en Angleterre, alors que je n’ai jamais trop voulu faire d’échanges, je voulais juste finir mes études le plus vite possible. J’ai tout de même beaucoup voyagé et j’ai découvert énormément de choses, je parle plutôt bien anglais. Pour l’instant je ne me projette pas sur une entreprise à l’étranger mais je ne m’interdis rien, la vie peut changer. Aujourd’hui une carrière entière ça se fait de moins en moins dans seulement une seule ou 2 entreprises. Donc je sais que je vais travailler dans d’autres entreprises et peut-être que aussi que je vais être amené à travailler à l’autre bout du monde mais aujourd’hui ce n’est pas ce que j’ai prévue.

Pour finir, nous vous remercions infiniment d’avoir répondu à toutes nos questions. Cela nous a permis d’en apprendre plus sur le métier de chargé de communication, nous vous remercions également pour les conseils que vous avez pu nous fournir. 

Si vous souhaitez, nous pouvons vous faire transmettre la retranscription de l’interview, afin que vous la validiez.

Propos recueillis par AMATA Romane, JANIN Lia, MOUSSAOUI Julie, élèves du groupe 2 de Montpellier.

Entretien avec Naïma Aissati

lundi 25 novembre 2019

Rabab BOUZZANE

Dounia DAHHAN

Toky ANDRIANBAHNY

PPP INTERVIEW.

Légende : N = Naïma Aissati.

Dans le cadre d’un projet personnel, nous avons choisi d’interviewer une personne qui est dans le domaine de la publicité marketing à fin de présenter ce métier à notre groupe de TD. Cette interview a eu lieu le vendredi 15 Novembre 2019, à 15h dans les locaux dans son ancienne école.

TOKY -Bonjour Naïma Aissati, je pense que des présentations sont nécessaires. Je m’appelle Toky et voici mes camarades, Dounia et Rabab. Nous sommes actuellement en première année de licence information et communication et notre projet aujourd’hui se porte sur le domaine du marketing. Nous allons procéder à de multiples questions afin d’en savoir plus sur votre métier dans le marketing et de votre parcours, et enfin par le biais de cette interview, nous aurons, tout autant, des connaissances sur quoi se baser dans le domaine de la publicité marketing mais aussi un parcours à prendre pour exemple.

TOKY – Alors pour commencer pourriez-vous me définir votre poste en quelques mots ?

N – Je suis assistante commerciale à la distribution internationale au sein du Groupe M6 pour les chaînes jeunesses comme Gulli ou Canal, je pense que vous deviez connaître ces chaînes durant votre enfance *rire*.

RABAB – Oui , surtout canal J. Et en quoi ce rôle d’assistante commerciale à la distribution international consiste plus précisément ?

N – Je suis comment dire l’intermédiaire entre les commerciaux qui vendent les chaînes télévisés et les opérateurs étrangers.

RABAB – Quelles tâches quotidiennes réalisez-vous ?

N – Et bien c’est-à-dire que mes fonctions sont assez transversales, je réalise des tâches commerciales entre l’entreprise et ses clients, comme m’occuper du suivi des dossiers clients, m’occuper des tableaux statistiques des ventes, donc je fais beaucoup de tâches de bureau axé sur l’informatique. Sinon je réalise aussi des tâches marketing, comme m’occuper du monitoring des modules canalj.fr et Gulli.fr ou bien la construction du business plan et d’analyses chiffrées ou même la réflexion sur le lancement de nouvelles offres et services intégrés aux sites internet de l’entreprise et je réalise même des tâches juridiques comme la signature des contrats par exemple.Ensuite je réalise différents reportings, souvent sur les principaux «kpi» c’est-à-dire en gros les indicateurs qui permettent de mesurer une performance, je fais aussi des présentations commerciales comme l’élaboration d’un visuel à buts commerciaux et je me suis occupée de la communication visuelle des site internet des clients, c’est à dire en gros du web design.

DOUNIA – Quels sont d’après vous les qualités que vous estimez essentiels pour exercer votre métier ?

N – Pour exercer ce poste je pense qu’il faut faire preuve de rigueur, concentration, de créativité esprit d’équipe, être intéressé par les médias et l’audiovisuel et les nouvelles technologies, maitriser certains logiciels comme Word , avoir une bonne capacité d’analyse et surtout impérativement maîtriser l’anglais.

TOKY – Et sinon appart l’anglais quelles capacité ce métier vous a-t-il fait développer ?

N – Et bien j’ai pu développer mon esprit d’équipe grâce à mes collègues et les projets que l’on a réalisés en groupe, j’ai pu exprimer ma créativité grâce à des projets de communication visuelles et enfin mes capacités d’analyse de synthèse et d’organisation.

DOUNIA – Ces qualités peuvent ce développé de quelle manière pour vous ?

N – C’est une bonne question parce que parfois on pense que si ces qualités ne sont pas innées on passe à coter de son job. Ces qualités se développent avec l’implication, beaucoup de travaux de groupe pour assimiler les choses et pour l’apprentissage de l’anglais c’est sur le terrain avec la pratique.

TOKY – Qu’auriez-vous fait à part ce métier ?

N – Alors je ne sais pas vraiment. Plus jeune j’étais intéressée par le droit et donc le métier d’avocat, j’ai même fait une année en droit *rire*. Sinon j’ai toujours était intéressée par la mode, surtout par le luxe *rire*. Donc peut-être que j’aurais travaillé dans le luxe.

TOKY – Le luxe c’est un domaine à l’opposé du vôtre actuel, pourquoi ce choix?

N – En soi ce n’est pas vraiment à l’opposé, c’est vrai que ce ne sont pas du tout les mêmes centres d’intérêt mais je suis principalement intéressée par le domaine du marketing, donc peu importe le type d’entreprise que j’aurais intégré, c’est-à-dire le luxe ou la télévision ou bien peu importe, j’aurais fini dans le domaine du marketing.

RABAB – Considérez-vous ce métier comme difficile ou pénible ?

N – Non, pas du tout même. Premièrement car c’était un choix et je savais à quoi m’attendre et deuxièmement car j’apprécie énormément mon travail, c’est-à-dire les tâche qui me sont données tout les jours, les relation que j’ai avec mes collègues de travails ainsi que mes supérieurs. C’est un métier dans lequel je m’épanouis donc je ne prends que du plaisir à l’exercer *rire*.

TOKY – Quel est votre « emploi du temps » ?

N – Alors j’arrive au travail généralement entre 9h30 et 10h et je pars entre 18h et 18h15. Je commence d’abord par revoir ce que j’ai fait la veille, donc je fais le point sur mon avancée ainsi que sûre qu’il me reste à faire, ensuite je passe sur mes projets et contrats, je commence par me faire un planning de la journée en prenant en compte les directives de mes supérieurs. Je m’accorde quelques pauses lorsque la journée n’est pas trop chargée et j’ai une pause évidemment pour manger.

DOUNIA – Comment s’adapter au métier ?

N – Il faut savoir être observateur, prendre les conseils qu’on vous donne mais ne pas hésiter à faire part de vos idées également. Pour moi le point essentiel, c’est d’être réellement intéressé par le métier pour que le travail ne se transforme pas en corvée et essayer de faire valoir son talent et son travail en s’impliquant à fond.

RABAB – Est-ce un métier que vous considérez comme collectif ?

N – Oui complètement, il faut avoir un esprit d’équipe, certaines tâches sont à faire en autonomie mais beaucoup d’autres nécessitent le travail en équipe. Du coup un manque de coopération est très négatif pour l’avancée des projets et peut rapidement vous attirer l’agacement des supérieurs ainsi que de vos collègues.

DOUNIA – Qu’est-ce qui vous à amener à exercer ce métier ?

N – Je cherchais un stage, car je suis en école de commerce, et je suis tombée sur cette offre. Au début je ne savais pas que c’était pour la télévision. Mais j’en suis très contente aujourd’hui.

DOUNIA – Pouvez-vous nous détailler votre parcours?

N – Alors d’abord au lycée j’étais en filière économique et sociale car j’étais fortement intéressée par la sociologie et l’économie ainsi que les métiers du droit et j’ai donc passé le bac ES, ensuite j’ai faits une année de droit mais mon projet professionnel a changé car la filière ne m’avait pas du tout plu donc je suis allée en économie. J’ai obtenu ma licence et j’ai faits une année de pause pendant laquelle j’ai travaillé essentiellement au sein de sièges de 2 banques. Par la suite, j’ai passé les concours d’une école de commerce, que j’ai réussie, donc l’école en question est l’école SKEMA qui est huitième au classement des écoles de commerces en France et j’ai effectué une rentrée décalée l’année dernière. Et là je suis en master 2 marketing opérationnel et digital.

TOKY – Quel conseil donneriez-vous à une personne voulant exercer ce métier?

N – Alors d’abord je pense qu’il faut impérativement être intéressé par les médias audiovisuels et les nouvelles technologies mais aussi de faire preuve de curiosité, créativité, capacité d’analyse et d’organisation. Être à l’aise avec les chiffres et aussi les logiciels comme les pack Office.

RABAB – Quels points jugez-vous négatif ou positif dans votre poste?

N – Mes points positifs ont été que j’ai appris énormément de choses par rapport à la télévision et ça m’a permis de voir comment se passait le monde de la télévision de l’intérieur, comment son négocier les contrats etc. En plus c’est clairement dans le domaine d’activité que je voulais intégrer c’est-à-dire toucher à l’audiovisuel et la communication d’un grand groupe. Ça me permet également d’utiliser quotidiennement l’anglais. Après les points négatifs soit c’est le rush total soit il n’y a pas de travail.

RABAB – D’accord, en tous cas merci beaucoup de nous avoir accueillis, et du temps que vous avez accordés a notre projet.

N – Merci tout le plaisir est pour moi, ça m’as été un plaisir de vous avoir comme intervieweur.

Entretien réalisé par Rabab BOUZZANE, Dounia DAHHAN, Toky ANDRIANBAHNY.

Interview avec Christophe Colrat, chargé de communication à la communauté des communes du Grand Pic Saint Loup

dimanche 24 novembre 2019

Pour notre entretien, nous étions 3 (BELHADIA Léa, JUDAK Tifanny, CRESPY Juliette) et avons décidé d’interviewer Christophe Colrat. Il travaille au sein de la Communauté des Communes du Grand Pic Saint Loup en tant que chargé de communication. Nous lui avons posé diverses questions concernant son travail pour approfondir notre connaissance sur les métiers de la communication. Il nous a livré de nombreuses informations autour de son parcours et son rôle en tant que chargé de communication. L’interview a duré un peu plus d’une heure car nous avons beaucoup échangé, c’était très enrichissant.  Christophe nous a donné son accord pour l’enregistrer, et nous lui feront parvenir notre retranscription. 

Juliette : Alors pour commencer, pourquoi avoir choisi le domaine de la communication ? 

Interviewé : Je suis arrivé dans ce métier un peu par hasard, ce n’était pas ma formation d’origine. Je n’imaginais pas du tout que j’allais faire ce métier là un jour. En fait ce qui m’intéresse vraiment dans ce métier c’est, le goût de l’écriture (car je suis amené à faire pas mal de rédactionnel), le goût de la transmission aussi, parce que lorsque l’on communique dans une administration, il faut essayer d’expliquer certaines choses aux gens et aux usagés (aux gens à qui l’on rend des services), faire passer des mesures et dispositifs qui ne vont pas toujours leur faire plaisir, ou qui ne vont pas les arranger, mais c’est notre métier, de leur parler, de leur expliquer.

Léa : Oui, de trouver la façon de le dire

Interviewé : De trouver la façon de les intéresser. Par exemple pour les musées, de les faire venir parce qu’il y a une exposition que l’on trouve nous, plutôt sympa. 

Juliette : Oui, on l’a justement vu, car nous faisons un autre projet concernant La Maison Des Consuls.

Interviewé : Ah d’accord, et bien La Maison Des Consuls c’est pareil. Il m’est arrivé de faire des articles, j’avais vraiment envie que les gens viennent voir les expositions, du coup il faut inciter les gens à venir, car c’est un joli projet. Par exemple à la Halle du verre il y a une superbe exposition, moi je trouve cela dommage qu’il n’y ait pas beaucoup de gens qui viennent. Il y a du monde certes, mais on aimerait qu’il y en ait plus. Le but c’est donc de transmettre, de mettre en avant. Et aussi parfois de faire de la pédagogie, car ce qui est intéressant c’est qu’au sein de la communication, on est au service des autres services, ici c’est le cas. Par exemple, il y a un service qui a un projet, et il va vous dire « J’ai un projet, il faudrait maintenant le communiquer » le problème c’est que la personne qui organise n’est pas un communiquant, donc n’a pas suffisamment de clés pour communiquer. On est donc obligé de leur dire que leur projet est intéressant, mais simplement que l’on ne peut pas reprendre le texte qu’il nous a fourni. C’est ainsi que l’on apporte une manière différente de présenter les choses, et que l’on puisse s’insérer dans un projet pour le rendre plus intéressant, donc de faire vraiment de la pédagogie vis à vis du public et de nos collègues. Ce n’est pas forcément en ayant un crayon et une feuille que l’on sait communiquer, que ça y est nous faisons de la communication, non. 

Tifanny : Quelles études avez-vous suivi pour en arriver là aujourd’hui ? Quand avez vous su que vous vouliez exercer ce métier ?  

Interviewé : C’est suite à une réorientation professionnelle. Il se trouve que dans les formations que j’avais eu, j’avais déjà peu, été confronté à la nécessité de communiquer, et j’ai trouvé que c’était intéressant pour moi, mais que ce n’était pas trop mon univers. Et lorsque je me suis réorienté je me suis dis que c’était peut-être ça ma voie. En fait pour commencer, j’ai fais un baccalauréat scientifique, puis j’ai fais les classes préparatoires en Lettre moderne à Montpellier, à Joffre. Et de là j’ai voulu faire autre chose de ma vie, car sinon c’était devenir professeur de français et cela ne me plaisait pas. Du coup j’ai fais l’école nationale supérieure des Arts décoratifs à Paris, où j’ai fais du mobilier et ensuite du vêtement. C’est en faisant des costumes de théâtre que j’ai rencontré pas mal de personnes dans le milieu de la culture, et je me suis alors rendu compte que finalement c’était ce qui m’intéressait. Et de là j’ai fais une licence de conception et mise en œuvre de projets culturels, à Arles, et là c’était réellement de la communication dans le milieu de la culture. Après cela, je n’ai pas trouvé de poste de chargé de communication tout de suite. J’ai rencontré de nombreuses années assez difficiles, puisque à cette époque les entreprises faisaient vivre de plus en plus les emplois jeunes. Et ayant fait différentes études sur plusieurs années, j’étais arrivé à un certain âge. J’ai décidé de faire une formation sur les sites internets pour la création graphique, et un peu plus tard j’ai fais de la billetterie au théâtre municipal de Montpellier, ils m’ont ensuite proposé de me charger de la communication. J’ai exercé cet emploi durant sept ans puis j’ai voulu changer, car la communication au sein du théâtre est un peu répétitive, ça en devient une routine. Et j’ai donc fini par trouver ce poste au sein de la Communauté des Communes du Grand Pic Saint Loup, qui recherchait quelqu’un pour développer le site internet et faire un peu plus de communication. 

Léa : D’accord, et justement en quoi consiste précisément votre rôle ici ? 

Interviewé : Alors c’est assez particulier, j’ai un poste plutôt polyvalent.En ce moment je gère les pages sur internet, à travers les réseaux sociaux, et je fais de la créa, en faisant des affiches, des flyers, je fais de la photo, de la vidéo pour réaliser des bandes-annonces sur les événements à venir, et je fais également du rédactionnel, j’écris certains articles. Donc c’est beaucoup de travail, mais prochainement les tâches vont êtres redistribuées avec mes collègues. 

Juliette : Vous êtes combien dans le service communication à vous départager ces tâches ? 

Interviewé : Il y a une secrétaire, il y a une personne qui s’occupe particulièrement du Mécénat, il y a ma chef de service, et moi. Nous sommes quatre.

Léa : Y a t-il des aspects que vous n’appréciez pas particulièrement dans votre travail ? 

Interviewé : Pas forcément, alors oui il y a des jours où il y a certaines tâches à réaliser qui nous enchantent pas trop, mais finalement une fois lancés, on apprécie. Si, il y a juste en Janvier, je sais que je dois remettre à jour tout l’agenda des événements sur le site internet, et c’est une partie assez rébarbative, c’est technique. Mais je sais qu’il faut le faire, car je préfère que le site internet soit à jour, il faut faire attention à la présentation, à l’esthétique. Et c’est important, ça fait partie du métier. 

Tifanny : D’accord, et à l’inverse, qu’est-ce qui vous plaît le plus dans votre métier ? Vous nous avez parlé de la créa justement. 

Interviewé :  Oui la créa, de manière générale. J’apprécie beaucoup le fait de ne jamais faire la même chose, mes tâches sont assez variées, j’ai autant de clients et d’interlocuteurs qu’il y a de services ici. 

Juliette : Vous êtes très polyvalent oui c’est ce qu’on a cru comprendre..

Interviewé : Oui, j’ai même l’impression parfois de changer de chef.

Tifanny : C’est intéressant car ce n’est pas redondant, c’est toujours différent. 

Interviewé : En effet. Ce que j’aime dans la communication, c’est qu’avec des idées on peut réaliser de nombreuses choses.

Léa : Quelles difficultés avez-vous rencontrées dans l’exercice de votre métier ? 

Juliette : Depuis que vous travaillez à la Communauté des communes du Grand Pic Saint Loup.

Interviewé : Des fois ça peut être difficile de travailler avec plusieurs interlocuteurs en même temps, de tout gérer. C’est drôle mais parfois il y a un manque de communication au sein du service, simplement par manque de temps ou un oubli. C’est difficile des fois de mettre tout le monde d’accord dans un projet. Ce qu’il y a de compliqué c’est que les gens considèrent que si un projet fonctionne, c’est que c’était vraiment bien, par contre si un projet ne fonctionne pas alors ils vont s’en remettre à la com. Des fois c’est un peu embêtant et frustrant. Après on ne sait pas si simplement certains sujets, projets, intéressent moins le public, ou si l’on a mal fait notre boulot, nous, en tant que communicants. Des fois l’on peut avoir du mal à jauger sur la pertinence de notre travail, on ne sait pas si ce que l’on a fait est bien. 

Tifanny : Et du coup comment ça se passe alors ?

Interviewé : On se debrouille mais on se dit.. ça marchera pas. Puis y a des fois ou bon.. Alors maintenant les gens nous connaissent aussi et savent qu’on peut être de bons conseils donc voila, et ils nous préviennent. Y a eu des cas ou ils ont compris que  à un moment donné on était pas la pour.. parce que souvent les gens ont peur que, comme c’est ke service communication qui communique, ils ont peur quelle soit la com qui s’accapare le projet. Hors en fait non, nous on est la simplement pour le promouvoir. 

Juliette : Vous êtes le « moyen qui ».

Léa : L’intermédiaire en quelques sortes.

Interviewé : Là par exemple pour le petit déjeuner économique moi j’ai simplement mis une info sur le site internet, sur le Facebook et la personne qui s’en occupe elle a envoyé des emails machin, elle s’est démenée voila. Moi j’ai fait ma part de travail, mais ça ne veut pas dire que c’es mon projet à moi, c’est le projet du service développement économique. Moi j’étais la pour bah apporter ma pierre et puis faire en sorte que les gens qui auraient du voir l’info dans les domaines ou je travaille bah au moins qu’ils puissent la voir.

Tifanny : Le travail fait en amont en fait.

Interviewé : Voilà et pourtant des fois ils ont peur qu’on..

Juliette : Que vous vous appropriez le projet ?

Interviewé : Oui c’est ça qu’on s’approprie leur travail alors qu’en fait c’es pas le cas du tout. Alors maintenant ça change, ça évolue aussi parce qu’ils savent très bien donc des fois ils viennent me voir en avance « tu sais en février prochain on va faire ça donc.. » au moins ils préviennent, ce qui fait qu’après nous on peut réfléchir et des fois leur dire « au fait l’autre fois tu m’as dis que et donc moi tu sais le mois d’avant j’ai ca alors je pourrai peut être en parler etc » et ça fonctionne beaucoup mieux. Puis des fois y a des difficultés de communication justement, entre nous. Des fois j’apprends des trucs qui e passent ici mais he les apprends sur Facebook le jour même. Les gens oublient de se parler des fois..

Juliette : Un manque de communication en interne.

Léa : entre les services.

Interviewé : Oui et le jour même on nous dit « ah j’ai oublié de te dire, ah bah je t’envoie l’affiche, si tu peux la mettre sur le site internet » alors on me l’apprend un peu tard et ça fait parti des difficultés du métier on va dire. 

Tifanny :  Et donc vous essayez de vous arranger comment dans ce genre de situation ? 

Interviewé : On fait des sortes de minis formations ou j’explique par exemple à un membre d’un autre service que, pour certaines occasions, s’il peut faire des photos lui-même sur place etc. On improvise pour pouvoir apporter des infos a tout le monde, et grâce à ça, le lendemain de l’évenement on peut faire un petit article même en étant prévenu un peu a dernier moment. 

Léa : Du « dernière minute » en quelques sortes.

Tifanny : Beaucoup d’improvisation.

Interviewé : Oui c’est souvent ça.. haha. Après y a d’autres difficultés c’est par exemple la réactivité sur les réseaux sociaux ; ça peut être parfois usant parce qu’en fait il faut être sans arrêt..

Tifanny : Sans-arrêt connecté quoi.

Interviewé : Oui 4/5 fois par jour. Toujours s’organiser pour poster dans les délais puis dans l’ordre etc.

Léa : Ça peut être un peu lourd.

Juliette : sans compter les réactions etc.

Interviewé : Oui réagir, interagir, superagir au bout d’un moment c’est..

Tifanny : Ça peut être fatiguant oui.

Interviewé : Sans arrêt être prêt a répondre etc oui.. c’est peut être parce que je suis vieux après haha..

Léa : C’est usant pour tout le monde hein les réseaux sociaux en général.. et du coup ça a du vous former tout ça, donc justement qu’avez-vous appris durant l’exercice de votre métier ?

Interviewé : J’allais dire tout mais.. tout ce qui est de l’ordre technique, tous les logiciels etc, on fait des formations mais..

Tifanny : Ça a été fait au fur à mesure ?

Interviewé : Oui tout ce qui est photoshop, adobe première… je sais pas si vous connaissez en fait c’est un logiciel de montage videos extrêmement pointu, très très bien mais très complexe. La formation coute très cher donc je ne l’ai pas demandé. Je regarde donc des tutos youtube etc et je mets en application tout seul puis ça vient au fur et à mesure. Je ai appris dans le cadre du métier quoi. Ensuite en exerçant ce métier bah on apprend à « bidouiller », ce que moi j’ai jamais appris dans mes études puisque j’ai fait de longues études donc je sais ce que c’est que de faire des études et ce qu’on y apprend et on apprend pas spécialement à se débrouiller en fait à « bidouiller ». Dans les formations on va dire universitaires on vous explique qu’en général ça se passe comme ça.. 

Juliette : Oui en théorie c’est ça puis dans la pratique on se rend compte que ça se passe pas tellement ou pas forcément de la même manière.

Interviewé : Voilà le problème c’est que, et c’est ça qui est bien aussi de toute façon, c’est que dans la pratique ça se passe pas du tout comme ça.

Juliette : Il y a toujours des imprévus.

Interviewé : Oui il faut faire preuve de beaucoup de souplesse.

Juliette : Toujours savoir s’adapter à de nouvelles situations.

Interviewé : C’est ça, c’est pour ça que maintenant les formations en alternance c’est super 

Tifanny : Oui ça permet de mettre en pratique, de mieux visualiser.

Léa : D’avoir une idée fin un aperçu sur ce qui nous attend réellement.

Interviewé : Voilà je pense que c’est très professionnalisant mais même sans on arrive très bien à gérer et je pense que c’est ça que j’ai le plus appris directement dans le métier» 

Juliette : Vous verriez vous exercer ce métier toute votre vie ou changer de voie une nouvelle fois serait envisageable pour vous, car on a vu que vous aviez changé plusieurs fois durant votre parcours.. ?

Interviewé : Oui j’ai deja changé.. 

Tifanny : Mais la pour les prochaines années vous comptez faire quoi ? Rester ici ? 

Interviewé : Je sais pas trop en fait.

Juliette : Ça vous plairait ou..?

Interviewé : Bah.. je me suis déjà posé la question, le problème c’est que c’est pareil, c’est une question d’âge, c’est qu’au bout d’un moment, passé un certain âge c’est compliqué de retrouver du travail.

Léa : Oui c’est sur.. 

Interviewé : Voila. Mais.. en fait j’aimerai bien changer.

Léa : Si l’occasion se présentait vous seriez partant.

Interviewé : Oui et pourquoi pas plus m’orienter vers de la création, vers de l’écriture mais MA forme d’écriture, pas écrire pour les réseaux sociaux mais..

Tifanny : Qu’on vous fasse vraiment confiance.. 

Interviewé : Par exemple à une époque pour le journal de la communauté des communes moi j’avais fait des portraits de gens du territoire donc y avait une chef d’entreprise après j’avais fait le portrait d’une entreprise de cade je sais pas si tu connais..

Juliette : Oui la fabrique d’huile de cade à Claret.

Interviewé : En fait je devais faire normalement le portrait du patron de l’entreprise sauf qu’une première fois il a eu un empêchement donc on s’est pas vus, la deuxième fois j’y suis allé il avait tellement de travail qu’on a a peine parlé et puis je sentais qu’il était pas trop à l’aise fin un peu pudique et voilà et je me suis dis si il me donne pas suffisamment de matière je vais pas pouvoir faire un portrait comme moi je les aime. Alors finalement j’ai fait le portrait de la fabrique d’huile de cade. Donc j’ai parlé de ce mythe, de l’huile de cade donc ça moi j’adore. C’est des textes un peu plus longs où on prend le temps. Évidemment, en termes de communication, je suis pas sur que ça passionne les foules, sur les réseaux sociaux c’est même pas la peine, le site internet bon..comme les gens lisent plus bah voilà. Mais moi ça ça m’aurait bien plu, de faire vraiment du rédactionnel. J’ai fait des articles un peu aussi pour des expos, des présentations d’expos..

Tifanny : Ça vous aurez plu de travailler dans un journal par exemple ? 

Interviewé : Oui pourquoi pas.

Juliette : Donc vous pourriez changer et quitter la communauté des communes ?

Interviewé : Vraiment oui, parce que.. Pour évoluer quoi.

Juliette : Je vois, puis le changement vous a été bénéfique jusque là.

Léa : Çavous a permis de vraiment savoir ce que vous vouliez faire.

Interviewé : Oui puis ça me plairait pour m’impliquer plus dans les projets, ou avoir mon propre projet parce que la frustration quand on fait de la communication c’est que c’est jamais NOS propres projets sur lesquels on travaille, c’est toujours les projets des autres donc y a des fois des projets où on aurait envie de dire aux gens « heu c’est bizarre la manière dont tu l’as organisé.. parce qu’en fait on aurait pu par exemple..»

Tifanny : Oui c’est pour conseiller quoi.

Interviewé : Alors des fois les gens écoutent et entendent puis des fois les gens ne sont pas du tout prêts à entendre des critiques ou des fois des choses qui.. fin des fois on se dit c’est dommage moi j’aurai fait autrement, peut être pas mieux hein mais j’aurai fait d’une autre manière, qui me paraissait plus cohérente et ça bah les métiers de la com le permettent pas toujours.. Alors si, y a des choses qu’on fait nous même et qu’on se dit moi je le fais comme ça et puis voila et j’estime que c’est.. peut être qu’il y a des gens qui pourraient critiquer mais voilà, c’est peut être voir des projets plus personnels mais bon..

Juliette : Et donc pour finir.. Que conseilleriez vous à quelqu’un qui souhaite réaliser une carrière identique à la vôtre ? 

Interviewé : Bah de réfléchir ! Haha

Tifanny : pour l’instant, de ce que vous nous en dites.. 

Juliette : Malgré les quelques difficultés oui ça a l’air très interessant !

Léa : En vous écoutant on voit qu’il y a aussi quelques aspects négatifs mais personnellement je pense que c’est comme dans tous les domaines quoi, tout n’est pas toujours qu’une partie de plaisir on va dire.

Interviewé : Ah oui oui, après c’est des questions de profil. Là y a pas très longtemps j’étais allé rencontrer un jeune qui s’est mis à faire du bio, de l’agriculture bio. Il a un jardin et il vend ses fruits et légumes à Fontanès donc je me suis dis je vais le voir je vais faire quelques photos parce que j’ai pas trop de photos d’agriculture etc. Puis je discute avec lui et on avait un article à faire sur le journal donc je me suis dis bah je vais faire un petit portrait de lui tout simplement. Donc je lui dis « alors t’as fait quoi avant ? » et il me dit « bah moi j’ai fait de la communication puis j’ai vite vu que ça m’intéressait pas » donc à 30 ans il a tout largué, il s’est fait prêter un terrain agricole par la mairie de Fontanès qui lui a mis à disposition, et maintenant il cultive des légumes biologiques. Plusieurs fois j’ai discuté avec lui en lui demandant s’il regrettait il me dit que non pas du tout, qu’il est dans son élément et que la com, il n’aurait pas pu et pourtant il y avait travaillait pendant 5/6 ans quand même. Simplement il s’est rendu compte que c’était pas du tout pour lui, pas son univers et qu’il avait envie d’autre chose. »

Juliette : Bon bah espérons qu’on ne se trompe pas.. haha

Tiffany : Après je pense que de nos jours, de plus en plus on va.. fin autrefois par exemple nos grands parents tout ça, ils gardaient leur métier toute leur vie et là maintenant c’est différent.

Léa : On peut être amenés à changer plusieurs fois, bah comme vous par exemple.

Interviewé : C’est sur, c’est sur, et puis les métiers de la com, déjà c’est extrêmement varié, y a des gens qui ne font que du relationnel, y a des gens qui font tout ce qui est relations presse. Par exemple moi j’en ai très peu fait, un petit peu mais pas beaucoup, voilà y a des gens qui se régalent de faire ça. La com ça peut être aussi, être en contact avec des mécènes, par exemple la personne qui s’occupe des mécènes elle va voir des entreprises, elle les accueille quand y a des soirées etc ça peut plaire aussi. Après y a des gens qui font du web, qui créent des sites internet, qui vont faire community manager parce qu’ils adorent ça, d’autres qui vont faire des relations publiques, y a la communication dans le domaine pédagogique aussi.. C’est tellement varié que après tout, en fonction de vous, votre attachement personnel et votre évolution personnelle et puis vos gouts aussi, on peut toujours trouver en fait une place qui nous plait plus qu’une autre.

Juliette : C’est sur et je pense que nos études vont nous ouvrir beaucoup de portes oui.

Interviewé : Voila, donc après c’est à vous de voir, en fonction de ce que vous aimez, de ce que vous êtes vraiment..

Tifanny : De toute façon au fur et a mesure on peut découvrir ce qui nous plait le plus.

Léa : Avec notre licence on peut découvrir plein de choses c’est ça qui est intéressant.

Juliette : C’est que plus on avance, plus on va être attirées par certains domaines, on va se spécialiser etc.

Interviewé : Là où vous êtes le plus à l’aise quoi. Moi ici ils savent que en créa je suis à l’aise bon bah on va pas me dire bah non on va plutôt te mettre dans un autre domaine etc. Vous verrez c’est très varié, vous trouverez vos domaines et les entreprises qui vous conviennent. 

Juliette : Et juste une dernière petite question, comment vous définiriez finalement votre métier, parce qu’on a vu que vous étiez très polyvalent, que vous aviez beaucoup de tâches différentes donc quand vous vous présentez à quelqu’un finalement vous définissez comment votre métier? 

Interviewé : Oui c’est ça je suis un peu polyvalent. Normalement on a un profil de poste.. le problème c’est que je n’en ai pas, ça fait 10 ans que je travaille ici et je n’en ai pas parce que c’est un peu compliqué donc quand je me présente je dis « chargé de communication ». Alors normalement c’est webmestre – community manager. Le problème c’est que ça, ça restreint à tout le numérique alors que je fais aussi de la créa et des articles, donc je dis de manière générale « chargé de communication « . Mais c’est vrai qu’en ce moment se serait on va dire heu designer, webmestre, community manager, journaliste, photographe, vidéaste.

Juliette : Oui très très polyvalent ! Donc dans les grandes lignes, chargé de communication, mais dans le détail..

Léa : Beaucoup d’autres tâches à votre charge.

Tifanny : C’est ça qui est intéressant parce qu’au moins vous avez découvert un peu tous les aspects de la communication quoi.

Interviewé : Exactement c’est surtout positif au final, j’ai pas un profil de spécialiste mais plutôt de pluridisciplinaire et ça me plait bien !

Tifanny : C’est un gros atout finalement.

Interviewé : Oui je trouve ça très enrichissant.

Juliette : En tout cas merci beaucoup de nous avoir accorder de votre temps.

Tifanny : Oui merci, on a beaucoup d’informations c’était très interessant.

Léa : C’était très complet, merci d’avoir été si investi !

Interviewé : Avec plaisir puis si vous avez besoin de quoi que ce soit n’hésitez pas à me recontacter !

Groupe : Léa BELHADIA, Tifanny JUDAK, Juliette CRESPY

Entretien avec Alexandre Unkovic, Chef de projet en communication et en événementiel

dimanche 24 novembre 2019

L’entretien s’est déroulé le jeudi 21 novembre à 11h30, à Antigone, au premier étage de la piscine Olympique. Pour l’interview, nous avons utilisé un dictaphone, qui a permis cette retranscription. Maëlys était chargée de mener l’entretien ; les autres membres se chargeaient de prendre des notes et d’intervenir pour poser quelques questions.

Bonjour Alexandre Unkovic, merci de nous avoir accordé un peu de votre temps, je vous présente mes collègues : Haroussi, Anaïs, Isac et moi-même Maëlys. Nous allons donc vous interviewer dans le cadre de nos études en information-communication, pendant environ 30 minutes, afin d’en savoir un peu plus sur votre profession.

Vous êtes donc le fondateur et dirigeant de l’agence OSUN Communication à Montpellier, pouvez-vous nous dire quand avez-vous créé votre agence et pour quelles raisons ?

– Alors j’ai créé mon agence assez récemment le 1er février 2019 suite à plusieurs postes pendant quelques années bien sûr, mais plus directement suite à un poste de responsable communication dans une agence d’installation événementielle qui s’appelle Orsaevents. La raison pour laquelle j’ai créé ma société c’est surtout pour trouver une forme d’indépendance. Étant Montpelliérain d’origine, j’étais certain d’avoir un potentiel et un certain réseau pour faire marcher cette agence dans le domaine de la communication mais aussi l’événementiel.

Lors de notre conversation téléphonique j’ai cru comprendre que vous travaillez seul, est-ce un choix ?

– C’est un choix de travailler seul, pour l’instant oui. Je ne voulais pas partir d’emblée sur une structure trop importante avec des salariés, cela demande beaucoup d’énergie. Déjà créer sa structure c’est énormément d’énergie, réaliser de la gestion humaine ce n’est pas évident surtout en France, qui plus est à Montpellier. Mais bon je ne peux pas vraiment me permettre de critiquer puisque je suis originaire d’ici. Mais en général le travail ici est tout de même compliqué. Mais oui tout à fait c’est un choix, une forme d’indépendance. Par la suite, selon l’évolution de la société, je serais peut-être amené à embaucher, mais pour l’instant le schéma est le suivant, je suis seul dans ma société et je me suis entouré au préalable de créations, de plusieurs prestataires, cela va du développeur web codage à des prestataires dans l’événementiel tels que : dans le culinaire, la musique etc… Tous ces prestataires auxquels je peux demander des choses pour remplir les fonctions, les tâches que l’on me demande sur des projets.

Vous nous avez dit que vous avez travaillez dans la communication pouvez-vous nous en dire un peu plus sur votre passé professionnel ?

– Alors mon passé professionnel est un petit peu atypique ; j’ai travaillé dans l’artistique, la communication, l’événementiel. Pour schématiser mon parcours dans les grandes lignes, j’ai plutôt fait une formation scientifique, j’étais plutôt destiné à travailler dans les cosmétiques, les parfums, voire la médecine et la pharmacie. Mais j’ai bifurqué, j’ai laissé le pharmaceutique qui était principal, pour l’artistique et je me suis mis à organiser des événements dans la musique, qui plus est l’électronique. De par cela, l’événementiel nécessite aussi l’encadrement d’équipe de communication pour communiquer sur l’événement. Il faut donc des flyers, des communiqués de presse, des relations avec les médias, des partenaires, etc… Pour cela, je me suis un peu bâti sur le terrain et en communication j’ai travaillé pour quelques entreprises. J’ai cité tout à l’heure Orsaevents qui est spécialisée dans l’installation événementielle et pendant un an j’étais responsable en communication. Le but de cette communication c’était de faire valoir au mieux l’image de la société, ou des sociétés. Tout ça par le biais de sites internet, de newsletters, de communiqués de presse… Finalement, on tourne toujours autour des mêmes outils.

Est-ce que ce sont vos relations dans le monde de la musique qui a pu justement vous poussez à travailler dans le monde de la communication ?

– Non pas du tout, ce ne sont pas mes relations, mais mon expérience a beaucoup joué pour faire ce choix. Maintenant non, ce sont vraiment deux milieux qui sont assez distincts. Ce sont deux milieux qui réfèrent certes, au domaine de l’artistique, mais actuellement je travaille plus avec des entreprises en tout genre. Je vais pouvoir travailler avec des gens qui sont dans le vin, dans la musique, puisque finalement je suis ouvert à tout type d’entreprises. Mais mes relations ne m’ont pas influencé ou aidé.

D’accord, vous nous avez parlé de partenariat et de collaboration, comment procédez-vous pour entamer une collaboration ou un partenariat avec une entreprise par exemple ?

– Je le disais tout à l’heure c’est le réseau, c’est vraiment le plus important dans une société. On a beau faire un maximum de communication, à part s’appeler Apple et faire une campagne de communication à des milliards, pour qu’il y ait des retombées à notre niveau c’est très compliqué, ou du moins elles sont vraiment moindres entre 0,3 et 0,5 %. Il vaut mieux miser sur son réseau proche, de première zone, qui va déclencher une seconde zone puis une troisième zone automatiquement. Au final c’est l’ami qui tient une entreprise à qui on dit  »Tiens tu n’aurais pas besoin de ça ? » ou  »J’ai vu ton site internet il n’est pas top. » On peut alors commencer à parler d’une refonte ou d’un logo, on arrive à un budget etc…Et cet ami si on bosse avec lui, s’il est satisfait, il va parler de façon positive de l’entreprise. Cela créer un effet  »boule de neige » et je mise surtout là-dessus.

Quand vous dites que les retombées de la communication sont moindres, c’est en fait pour votre entreprise précisément ?

– Oui tout à fait, en fait je fournie principalement aux entreprises les outils dont ils ont besoin pour rayonner. En ce qui concerne la relation presse ou le développement des gros budgets ce n’est pas de mon ressort. C’est plutôt des agences de communication qui sont spécialisées, plus importantes. Je leur fournie donc du site internet, de la newsletter, je les fais briller sur les réseaux sociaux, j’essaie de rendre leur image le plus en adéquation avec leur politique d’entreprise ; de par la colorimétrie, les rondeurs ou le côté un peu plus onduleux du logo et de la charte graphique. Finalement, il y a beaucoup d’informatique et d’artistique. Puisque je viens du milieu artistique j’essaie de le mettre à profit dans la communication, pour faire comprendre à mes clients que l’image c’est vraiment quelque chose de primordial. Si un logo n’est pas dans l’air du temps sans dire à la mode, parce que dire que quelque chose est à la mode peut être dangereux, on a plus de risque de devenir démodé. Donc il faut répondre à une certaine tendance et voir un peu ce qui s’est fait dans le passé et ce qui pourrait se faire à l’avenir. Pour tout ça, nous utilisons une technique qui s’appelle le Benchmarking. Pour expliquer, aujourd’hui on part du principe que plus grand-chose ne se créer. On prend tous une forme d’inspiration sur tout ce qui existe dans notre entourage et en l’occurrence sur la toile. Moi-même, le premier, et comme plein d’autres, même les grosses entreprises qui le disent moins. Que ce soit en musique, en cinéma, en création graphique etc… Aujourd’hui on a des outils qui s’appellent des Freepik, ou des sites de ce type où l’on peut trouver des banques de logos, des banques de données illustratives, Photoshop tout fait, à raison de 10 euros par mois. Ce qui n’est rien du tout et où l’on peut puiser notre inspiration. C’est ça le fer de lance du Benchmarking : c’est s’inspirer sans copier. Mais finalement c’est compliqué, parce que même si on ne s’inspire pas ou que l’on ne copie pas, il y aura toujours quelqu’un qui dira  » Ah ce que tu as fait ça ressemble à ça. ». Alors que ce n’était pourtant que l’une de nos créations, donc au final on est toujours inspiré par quelque chose. Le Benchmarking c’est donc une technique internationale, même les grosses entreprises telles que : Apple, Coca Cola pour toutes leurs campagnes de communication, utilisent le Benchmarking. A savoir que vous devez veiller à ne pas faire comme les autres. Pour le cas des grosses sociétés, elles font vraiment attention pour ne pas se faire attaquer pour copie. J’extrapole un peu mais je vous raconte comment cela fonctionne.

Et selon vous quels sont justement les meilleurs moyens de communication, puisqu’ils évoluent ?

– Aujourd’hui, le positionnement est complètement numérique. L’affiche, le flyer, le support traditionnel, je dirais papier, on en a assez besoin dans le domaine de l’événementiel. C’est pratique puisque les gens ont besoin d’un certain touché, d’un côté palpable, mais une grande partie de la communication passe quand même par les réseaux sociaux. De nos jours on voit la portée des réseaux sociaux, ne serait-ce que sur des artistes qui ont des millions de fans. Aujourd’hui on peut parler de leader d’opinion via les réseaux sociaux, contrairement à une campagne de communication affiche, on ne peut pas parler de leader d’opinion, c’est impossible.

Quelles sont les qualités nécessaires selon vous pour exercer cette profession ?

– Il faut être très flexible dans le sens où, dans ce domaine, tout bouge très rapidement et l’on est face à des êtres humains qui un jour ont une idée et 5 minutes après en ont d’autres. Après tout dépend des personnes aussi, il y en a qui changent facilement d’idées, qui sont versatiles. Notre objectif justement c’est de lutter contre cette versatilité ou plutôt de s’adapter à cela, tout en ayant une certaine fermeté quand même. Pour dire qu’à un moment donné il va falloir s’arrêter sur une idée, partir dessus et c’est pour ça qu’un cahier des charges bien rédigé est essentiel, sinon cela part dans tous les sens. Donc flexible, patient pour les mêmes raisons. Je dirais motivé, mais c’est finalement dans tous les domaines. Vous pouvez sûrement m’aider à trouver d’autres qualités ?

Être à l’écoute certainement ou bien créatif ?

– Oui bien sûr, à l’écoute parce que le client va quelques fois exprimer des idées qui peuvent être confuses, farfelues. Il va falloir les décrypter et essayer de l’aider à concrétiser son idée dans un premier temps verbalement. Puis par la suite, il faudra vite passer à l’action en lui proposant différentes solutions. Finalement si on réussit cela et que l’on est assez futé, on arrive à le faire tomber dans ce que l’on appelle l’entonnoir pour pouvoir lui dire  »C’est exactement ça qu’il te faut ! ». Cela requiert donc certaines techniques et une certaine adaptabilité. Certainement créatif oui, et il faut être aussi spontané et très réactif. On a beau avoir 50 clients, il faut que le client en particulier ait l’impression qu’il est le seul. S’il a souvent une mise à jour à faire sur un site, ou une bannière à faire dans l’urgence parce qu’il l’a oubliée, ou bien qu’il a besoin de rentrer un salon ou un événement. Il faut lui faire le plus rapidement possible, sauf que la journée est déjà bien entamée, donc on dormira un peu moins et on travaillera un peu plus le week-end.

D’accord, y a-t-il d’autres difficultés que vous rencontrez dans votre métier ?

– Honnêtement, pour le moment je ne rencontre pas vraiment de difficultés. Les seules difficultés font référence un peu à ce que j’ai dit tout à l’heure, ce sont les clients qui peuvent être un peu compliqués, puisqu’ils ne savent pas exactement ce qu’ils veulent. Mais pour cela on peut trouver des solutions. Il faut surtout être réactif au bon moment et cela reste quand même un peu compliqué. Il faut savoir que lorsque l’on crée son business, on n’a pas d’horaires et des fois ça peut poser problèmes, mais cela tient d’une bonne organisation. Personnellement pour l’instant ce n’est pas du tout présomptueux, je n’ai pas vraiment de difficultés, parce que j’adore mon travail et que je peux dormir 3 ou 4 heures puis travailler. Bien sûr pas tous les soirs attention, mais il faut être prêt à énormément travailler. Et même dans une société en communication, si l’on est engagé en 35 heures, si l’on veut vraiment progresser et faire correctement son travail, il faut s’attendre à en faire 50. Puisque nous travaillons dans un bureau, et que l’atout du communiquant est aussi de communiquer, au-delà de son ordinateur, c’est aller sur les événements. J’en reviens aux réseaux, le contact numérique est très bien pour la communication, mais pour avoir des clients, du potentiel, rien ne vaut l’humain. Le mail est impersonnel, le téléphone on entend la voix mais encore … Il faut savoir qu’il y a aucune affaire qui se conclue par mail ou par téléphone, ou alors c’est très rare. Sur tous mes clients, j’en ai qu’un que je n’ai jamais vu, et cela fait presque un an que l’on travaille ensemble, parce que je travaillais avec lui un peu avant la création de mon entreprise. Mais je ne l’ai jamais vu, il y a cependant un feeling qui passe et peut être que lorsque l’on se verra ce ne sera pas pareil, cela ne fonctionnera plus du tout. (Rires).

Comment voyez-vous votre métier dans l’avenir, dans 10 ans par exemple ?

– Je n’en ai pas la moindre idée. Je ne sais pas si je serai encore dans la communication parce que mon parcours est assez atypique, il est donc possible que je change pour autre chose. Ceci étant, j’aime tellement le métier, que oui, j’aimerai faire évoluer ma société mais plus dans la relation médias, le côté événementiel aussi, organiser des événements importants. Pourquoi pas organiser des séminaires ou des salons… Après je n’aime pas vraiment me projeter, surtout que l’on ne sait pas de quoi est fait demain. On peut avoir certaines motivations, envies, mais je suis plus quelqu’un du moment présent, que de l’avenir. Sans dénigrer que construire son avenir c’est important. Mais de là à monter une multinationale par exemple, je ne pense pas que je sois fait pour ça. Ce n’est pas une question d’ambition, mais plutôt de confort de vie. Je suis très bien dans ma société avec mes prestataires pour l’instant. J’ai mes activités, actuellement nous sommes dans une piscine où je vais m’entraîner tout à l’heure. Je m’entraîne 3 à 4 fois par semaine, 2 heures, je m’octroie une vie sympathique, et cela n’est pas à l’inverse d’un bon développement. Ce n’est pas que cela me suffit mais en tout cas travailler tout le temps, comme un fou, bien qu’il y ait des périodes qui demandent plus de production, il faut avant tout privilégier un confort de vie et trouver son équilibre. C’est ma philosophie…

Pouvez-vous nous dire comment s’organise votre journée de travail type, les tâches que vous avez à effectuer ?

– Simplement je me lève tous les matins à 7h30, je m’occupe de ma fille. Je reviens chez moi à 8h30 jusqu’à 9h je consulte mes mails, ce qui arrive sur Facebook etc…Et après c’est au feeling et à la mission, en fonction du cahier des charges. Par exemple, en cette période je suis plus sur des créations de sites internet. Il y a une dizaine d’années les sites internet ont connu une baisse de popularité, puisque les réseaux sociaux avaient pris le dessus ; les gens se sont dits qu’il n’y avait plus plus besoin de sites internet. Mais ces 3 dernières années les sociétés ont finalement pris conscience que les réseaux sociaux constituaient l’une des meilleures vitrines certes, mais qu’elle n’était pas suffisante. Donc comment générer du trafic sur les réseaux sociaux ? Tout simplement en payant sur Facebook. Alors les entreprises ont dû trouver un moyen de générer du trafic via une plateforme qui leur appartient vraiment, c’est-à-dire créer un business, un e-commerce via les sites internet. Pour revenir à la question j’ai mes listings semaine et journalier, et en fonction des deadlines que j’ai, je choisis ce que je vais pouvoir faire. A savoir que je fais partie de ceux qui travaillent dans l’urgence, je repousse souvent les tâches sans pour autant me mettre en retard, et sans que le client s’en aperçoit. Je suis donc plus performant dans la précipitation, mais attention cela peut jouer des tours, mais c’est sympa. (Rires).

Y a-t-il des tâches qu’il vous arrive d’effectuer auxquelles vous ne vous attendiez pas avant d’exercer ce métier, avant d’entrer dans le domaine de la communication ?

– Honnêtement non, je n’ai pas eu de surprise. Après je suis une personne qui encaisse beaucoup les choses, donc de ce fait, peut-être qu’il y en a mais ça ne me percute pas.

Vous nous avez dit que vos journées étaient bien rythmées, comment le vivez-vous ?

– Oui effectivement mes journées sont bien rythmées, je fais du sport, je m’occupe de ma fille, mais cela appartient au domaine privé. Finalement c’est cette cadence qui donne une dynamique dans le travail. Il faut savoir sortir de son travail, de temps à autre pour revenir plus dynamique et plus fort. N’importe quel être humain est incapable de travailler 7h d’affilée, ce n’est pas possible. On est beaucoup plus performant justement en prenant ces pauses, qui nous donne l’impression que l’on perd du temps mais finalement on va en gagner puisque l’on va être deux fois plus performant par la suite. En tout cas c’est ce que je pense. Finalement tout dépend aussi des périodes, parfois je vais travailler le dimanche, et prendre en semaine, une journée totalement off. Donc je vais me retrouver dans un schéma où je vais être plus détendu mais plus en retard sur le travail, mais cela me convient, vu que de cette façon, je suis productif et je pense ne pas être le seul à fonctionner ainsi.

On parle de timing, de jongler avec le temps, avez-vous déjà été confronté à des difficultés dans ce cadre-là ? Avez-vous peut-être une anecdote ?

– Non il n’y en a pas vraiment, ou alors peut être le mois dernier par exemple ; il y a un client qui m’appelle, qui me fait passer du temps, me fait venir, et me dit que c’est assez urgent mais sans l’être. In fine, il m’envoie un mail en me disant que le site internet doit être près dans 3 jours. Donc 15 pages avec des modules à développer etc… En 3 jours c’est très compliqué, même s’il faut lui faire ressentir qu’il est le seul client, dans ce cas-là, on se doit de le prévenir qu’il n’est pas seul. Il y a des priorités, le client se doit aussi d’avoir une forme de respect, je ne peux pas arrêter tout ce qui est entrepris pendant 3 jours. Parce que certes, c’est possible mais cela obligerait à laisser tous les autres clients de côté et cela n’est pas possible. Donc ce sont des contraintes qui restent tout de même rares. Il faut savoir que dans l’événementiel le jour J c’est le jour J, mais dans la communication les délais sont parfois plus ou moins retardés, dû au fait que le client est parfois instable dans ses choix. Donc bien sûr il est possible de faire des modifications, mais cela implique de repousser la date limite.

Vous vous présentez en tant que dirigeant de communication polyvalent ou plus accès sur l’événementiel ?

– Complètement polyvalent. Je pars du principe que les expériences que je peux avoir dans l’artistique, la communication, les formations de site internet etc… Me permettent finalement de faire beaucoup de choses moi-même, mais pas à 100%. Il y a 30 ans de ça on demandait à une personne d’être très spécialisée dans un domaine en particulier. Aujourd’hui la qualité se trouve plus dans la polyvalence. De ce que j’en ai appris dans mes formations et de ce que j’en ai conclu sur le terrain. Par ailleurs, j’ai une anecdote avec mon ancien patron chez Orsaevents, qui est d’ailleurs mon client aujourd’hui. Les premiers temps il est arrivé dans mon bureau avec pleins d’idées, et il me demandait si je savais faire telle ou telle chose. Moi je répondais  » sans problème  », alors que je ne savais pas faire, puisque ça allait au-delà de mes compétences. Cependant, si on est un peu futé, on rentre chez soi, on se met sur son ordinateur et on va sur Google. Parce que oui, Google est notre ami. Autant ça peut être enrichi de bêtises, autant si nos recherches sont très ciblées, et justifiées, nous tombons sur les bons outils. On se nourrit donc de tutos, cela prend plus de temps, mais une fois que c’est acquis, c’est réellement acquis. Et le lendemain ou deux jours après le travail est fait. Mais bien sûr cela requiert une certaine motivation.

Pour conclure, quel conseil pourriez-vous donner à des jeunes étudiants qui souhaitent par la suite, faire le métier de chargé de communication ?

– Je ne vais pas leur dire pour faire référence à tout à l’heure, d’être autodidacte, parce que l’on est ou on ne l’est pas. Mais en tout cas, ce que je peux donner comme conseil, c’est partir du principe que tout est possible. Tout est réalisable, après il faut quand même rester réaliste. Par exemple si demain j’ai envie d’être millionnaire, cela risque d’être compliqué. Mais dans un champ d’actions raisonnable et à notre portée, tout est réalisable, il suffit juste d’aller au-delà de ses propres capacités, compétences. Puisque nous avons tous des compétences en nous, mais elles restent insoupçonnées, inexploitées… Il est important de savoir que l’échec fait avancer. Si une porte se ferme il faut persévérer et peut être que la deuxième s’ouvrira un peu plus …

Merci de nous avoir accordé du temps, d’avoir répondu à nos questions, Ce fut un réel plaisir pour nous. Nous vous enverrons la retranscription afin que vous la validiez.

– C’était plus mon plaisir que le vôtre ! (Rires). Ou en tout cas plaisir partagé !

GROUPE 2 : Maëlys ROUAULT, Isac REILHAN, Haroussi TANY, Anaïs DAVID.

Entretien avec Maxime OKOYE, consultant en Web Marketing et en publicité numérique pour Le Web Hurleur, à Montpellier

dimanche 24 novembre 2019
Portrait de Maxime Okoye

Dans le cadre de notre projet professionnel personnalisé, nous avions à mener un entretien avec un professionnel dans le domaine de la publicité et du marketing. Maxime OKOYE, consultant en Web Marketing et en publicité numérique, nous a reçu très aimablement et chaleureusement dans les locaux de Com N’ Work à Montpellier centre, le jeudi 21 novembre 2019, à 15h30. Sous son accord, nous avons pu enregistrer l’interview grâce à un dictaphone sur téléphone. Cela a duré vingt-huit minutes. 
Tous les membres du groupe étaient présents. Étant quatre, nous avons réparti les rôles de la manière suivante : 
Une élève était chargée d’introduire l’entretien, d’en rappeler le contrat déontologique et de conclure l’entretien. Elle participait également en posant des questions ; dans la retranscription, nous l’appellerons E1.
Deux élèves étaient chargés de questionner l’interviewé : nous les appellerons E2 et E3.
Enfin, la quatrième élève était chargée de prendre des notes sur ordinateur, et de faire la synthèse de l’entretien. Nous l’appellerons E4.

E1 : Bonjour, merci de nous recevoir et d’avoir accepté notre proposition. Donc avant toute chose, je vais vous rappeler brièvement la raison pour laquelle nous sommes ici. Comme vous l’avez dit à l’instant, nous sommes quatre étudiants en Information-Communication à la faculté Paul Valéry, et comme vous le savez, nous devons mener un entretien avec un professionnel dans le cadre de notre projet professionnel personnalisé, afin de présenter à notre classe le métier que nous avons choisi…

M.O : D’accord.

E1 : … Et je tiens aussi à préciser que nous vous enregistrons pour retranscrire l’interview, car l’entretien sera publié sur le blog universitaire, afin que l’ensemble des élèves puissent le lire. 

M.O : D’accord.

E1 : Je vais donc laisser la parole à mes camarades.

E2 : Pouvez-vous vous présenter ?

M.O : Oui, je m’appelle Maxime OKOYE. En fait, je suis consultant en Web Marketing, en publicité numérique, c’est-à-dire que j’aide les entreprises qui cherchent à communiquer sur Internet, sur le Web. Ok ? 
Vous m’arrêtez si vous avez des questions, si je ne suis pas clair. 
Donc je travaille avec quelques marques que vous pouvez connaître, comme Little Marcel, Celio, Athena la marque des sous-vêtements, vous voyez, des marques comme ça, et je travaille aussi avec des petits commerçants que je forme à la publicité en ligne…Et j’ai vingt-huit ans. 

E3 : D’accord. Donc c’est uniquement sur Internet la communication ? Ce n’est pas…

M.O : Oui. Je suis spécialisé Internet. 

E3 : Je vois. Suite à cela, est-ce que vous pouvez nous parler de votre parcours professionnel ? Et des études que vous avez suivies ? 

M.O : Oui, alors moi j’ai étudié en Angleterre pendant quelques années. Dans une université de Warwick, qui est une université là-bas. Et ensuite, je suis arrivé à Montpellier où j’ai fait un an à Paul-Va. 

(Surprise des élèves)

MO : Oui, j’étais en AES…Donc…Bon, un peu pour rien, ça ne sert pas à grand-chose.

(Rires)

M.O : Et ensuite j’ai fait un double master : un master à l’IAE, et un à l’ISEM. 

E3 : En ayant étudié à l’étranger, qu’est-ce que cela vous apporte en plus ? 

M.O : Déjà la langue. Parler anglais et ensuite c’est une culture différente. Les Anglais ont une façon de travailler qui est différente, ils ont des profs qui sont complètement dingues. (Rires) Qui vous parlent comme si vous vous connaissiez depuis dix ans, qui veulent vous faire travailler tout de suite… C’est vraiment un rapport aux études qui est différent ; ce n’est pas mieux ou moins bien, mais c’est différent. 

E2 : Et actuellement, maintenant que vous vous êtes lancé, vous travaillez seul ou avec d’autres entreprises ? 

M.O : Alors, dans ma structure, je suis seul. Il m’arrive d’avoir des stagiaires ou des alternants. Moi en fait j’ai un métier qui est assez ciblé. Donc parfois les entreprises elles ont besoin d’une personne qui fait des photos ou vidéos, donc c’est moi qui vais tout géré ; et je bosse avec un réalisateur, un photographe, une personne qui fait d’autres choses comme écrire des mails par exemple. Je coordonne un peu tout ça. Et il se peut que j’arrive dans une entreprise où la boîte a des soucis au niveau de son marketing, donc elle fait appel à moi pour que je fasse ce que l’on appelle un audit. Vous voyez ce que c’est un audit ?

E1 : Non, justement, est-ce que vous pouvez… 

M.O : Oui, un audit, c’est en gros un état des lieux de leur fonctionnement. Par exemple, je ne sais pas… On va dire que tu as des mauvaises notes à l’école, ok ? (Désignant E1) C’est un exemple. (Rires) Et tes parents vont appeler une personne qui va faire un audit sur ta façon de travailler. Cela veut dire qu’ils vont appeler un professeur qui va venir regarder comment tu travailles, comment tu révises, comment tu prends tes notes, et à la fin, il va te dire. « Si tu prends des notes, si tu travailles plus le matin que le soir, ou si tu prends des notes plutôt sur ordinateur qu’à l’écrit, ça va mieux marcher. » C’est un exemple ; donc moi je fais ça pour des grosses sociétés souvent qui ont des difficultés dans leur marketing et qui ont besoin d’une personne qui va regarder ce qui ne va pas. Voilà.

E3 :  Et par rapport à votre clientèle ? Quel est le profil de clients que vous recherchez ? Ou qu’elles sont les personnes qui vous démarchent ?

M.O : Comme je te disais, il y a un peu de tout. Il y a les grosses sociétés, c’est-à-dire plus de cinquante salariés, et les petits commerçants. Vous voyez ce que c’est un commerçant ? Quelqu’un qui a des boutiques en ville, une bijouterie… Un restaurateur. Moi je préfère les gros clients, car c’est bien d’en avoir dans mon activité, pour être plus stable financièrement, pour que l’entreprise puisse tourner… Mais les petits clients en taille, apportent quelque chose d’autre. Il y a un rapport différent. Tu peux te permettre d’être plus proche d’eux, de mieux les suivre… Ils sont souvent aussi plus à l’écoute. Voilà. 

E1 : Vous auriez donc plus une préférence à travailler avec les petits commerçants ?

M.O : C’est bien d’avoir un mélange des deux…

E1 : … Un mélange des deux, oui c’est sûr. 

M.O : Je préfère le rapport humain, l’impact que je vais avoir dans les petites structures. Mais des grosses structures c’est intéressant aussi, ça va plus vite.

E1 :  Mais en général, on fait appel à vous, ou est-ce l’inverse ? Cela dépend ? 

M.O : Ça arrive. Par exemple au début, quand je me suis lancé c’était compliqué. J’ai vécu longtemps avec deux-trois clients seulement, et puis petit à petit, le « bouche à oreille » se fait un petit peu. Et si jamais vraiment tu veux passer dans une autre dimension entre guillemets, là il faudrait faire de la pub. Toi. Plus de contacts, il ne faut plus te contenter du « bouche à oreille. » Donc en fait, ce que je mets en place pour le client, je le mets aussi en place pour moi afin de trouver plus de clients.

E1 : D’accord… Et quand un client, un restaurateur par exemple, vous contacte…Comment faites-vous pour travailler, pour communiquer… ? Est-ce qu’il vous donne des consignes précises, des idées… ?

M.O : Oui, généralement il a une idée de ce qu’il veut. Le client peut dire : « Voilà, mon chiffre d’affaires baisse, je suis prêt à investir, qu’est-ce qu’il faudrait faire ? » Je peux lui répondre qu’il faudrait une belle vidéo, on va échanger, on va discuter par rapport au budget, combien peut-il mettre etc. Et c’est tout. Si tu veux, le restaurateur aura une idée du style : « Ouais, tu peux me filmer en train de faire ça », mais elles sont nulles ses idées, ce n’est pas son métier. (Rires) Ce n’est pas vrai, je caricature bien sûr, j’exagère. 
Lui aura sa vision, il va échanger ; mais ce qu’il attend de moi par contre, c’est que je sois capable de lui fournir un script, un scénario, une vidéo… Et de dire que la vidéo doit être en tel format, parce qu’aujourd’hui, les personnes regardent les vidéos sur téléphone ; que certains les regardent sans sons donc il faut les sous-titrer ; qu’elles doivent être de format carré car dans vos fils d’actualité, dans vos accueils, c’est comme ça. Qu’il faudrait aussi une version sur Snapchat, donc une version plus courte, car sur Snap c’est entre des stories : il faut que ça impulse tout de suite. 

E1 : D’accord, donc vous échangez assez fréquemment avec le client finalement ? 

M.O : Ça dépend des clients, mais oui.  On va se voir une première fois où on va échanger pendant une heure, deux heures. C’est ce qu’on appelle le brief en quelque sorte. Moi derrière je vais commencer à travailler, et ensuite, en fonction, soit on peut se revoir, soit je peux commencer à travailler seul. 

E1 : Comment présentez-vous l’aspect final de votre projet ? Sous forme de maquette ? 

M.O : Moi non. C’est plutôt les agences qui fonctionnent comme ça. Parce que par exemple, si vous allez les voir pour faire un site Internet, un site qui va coûter cher, ils vont écouter ce que vous voulez et ensuite ils vont vous présenter une maquette. Que vous devez valider, et derrière ils vont commencer. Moi, je ne fonctionne pas comme ça. Dans ce que je fais, ça n’a pas tellement de sens. Mes clients attendent plus un chiffre d’affaires à la fin. Ils veulent que j’aille cibler des gens comme vous avec des publicités, parce qu’ils veulent que les gens achètent derrière. Ils ne vont pas me faire valider des maquettes ; ils vont juste me dire « Il y a tant, voici le budget, qu’est-ce que l’on peut faire avec ? ». 

E2 : Quelles seraient donc les avantages à faire ce métier ? 

M.O : Les avantages à faire ce métier ? Plus de souplesse, je travaille comme je veux, où je veux. Là par exemple, j’étais chez le coiffeur quand vous m’avez appelé. (Rires) Il n’y a pas de… Si jamais vous êtes salarié, vous reprenez à quatorze heures ; c’est neuf heures – dix-huit heures et c’est fini. Là je fais comme je veux. Demain si je n’ai pas envie de me lever je ne me lève pas… Après il faut travailler le week-end ! (Rires) Mais la souplesse qu’on a, pour moi, la liberté qu’on a entre guillemets, n’a pas de prix. Voilà. Je peux voyager pas mal. Je peux travailler n’importe où avec un ordinateur, des choses comme ça. 

E3 : Donc pour vous, c’est vraiment un avantage de travailler seul finalement ?

M.O : Oui. 

E3 : Et vous pensez qu’il y a aussi des inconvénients dans votre métier ?

M.O :  Bien sûr. Oui bien sûr, c’est compliqué. Il faut… C’est compliqué parce que tu ne vis que de ce que tu gagnes. C’est-à-dire que si demain je n’ai plus de clients pour des raisons X ou Y, je n’aurais plus de quoi payer mes factures. Donc ça fait partie des risques, il faut trouver une bonne activité où il y a de la demande.

E3 : Et selon vous, quelles sont les compétences requises pour faire ce métier ? 

M.O : Il faut être curieux, aimer travailler. Beaucoup. En quantité. Il faut… être motivé, et après… Franchement, qualités particulières… (Rires) Il n’y en a pas vraiment. Il faut être à l’aise avec Internet, un minimum. Parce que tu passes ta journée dessus. 

E3 : D’accord. Pouvez-vous nous présenter un exemple d’une journée type ? 

M.O : Oui, alors ma journée type. J’arrive ici à huit heures à peu près ; le matin je vais rester concentrer sur du travail qui demandent beaucoup d’attention. Donc… Bon après ça va vous paraître technique, ça ne va pas trop vous parler. Mais disons que je vais travailler sur des campagnes de publicités, sur Facebook, sur Instagram. Je vais regarder les chiffres pour voir ce que ça donne. Je vais consulter mes mails généralement vers midi, midi et demi. Puis midi et demi – treize heures, je lis, je fais autre chose. 
Généralement après je vais manger, ensuite je reviens là l’après-midi et c’est à partir de ce moment-là que je fais plus de rendez-vous. Comme avec vous par exemple, ou bien je passe des appels téléphoniques, je vais voir des clients… J’essaye de structurer ma journée comme ça. Après, il y a des jours où je n’en ai pas envie alors je structure ma journée différemment. Mais sinon, c’est comme ça. 

E3 : Cela fait combien de temps que vous exercez le métier ? 

MO : 4 ans. 

(Silence) 

M.O : En fait, si ça vous intéresse, je me suis… Quand j’étais en master, donc j’étais à la fac de sciences à côté ; j’ai ouvert un blog sur le marketing. Donc j’avais un petit blog, où j’écrivais ce que je pensais sur le marketing en général. C’était un peu nul, très honnêtement. (Rires) Mais j’avais un de mes professeurs qui est tombé dessus, qui l’a lu, et ça lui a plu. Et donc il m’a dit : « Qu’est-ce que tu fais après ton master ? Est-ce que tu veux travailler en… Est-ce que tu cherches un travail ? » Je lui ai dit : « Je ne sais pas encore. », alors il m’a dit : « Viens avec moi. Ne te mets pas en CDI, ne te mets pas en salariat, mets-toi à ton compte, et moi je te fais bosser sur six mois. » Il avait une agence de marketing et il me disait qu’il avait besoin de quelqu’un comme moi. Je me suis lancé comme ça, avec ce prof. Et après, de là, en travaillant avec lui, eh bien tu travailles avec d’autres clients qui m’ont gardé par la suite. 

E2 : Pensez-vous continuer à exercer ce métier ? Ou du moins aviez-vous envisagé de changer de métier ?

M.O : Alors, je ne ferais pas exactement le métier que je fais là, mais je resterais là-dedans. En fait, quand j’ai commencé, je ne faisais pas que de l’Internet. J’étais consultant marketing tout court. C’est-à-dire que je conseillais au début, des petits restaurants, parce que c’est ce qu’il y a de plus facile à démarcher, et je leur demandais : « Vous me donnez huit mille euros par mois, cinq cents euros par mois… et moi en échange, je gère votre marketing. » Ils me disaient OK, et je m’occupais donc à faire des flyers avec eux, de gérer leur page Facebook, tout ça. Et petit à petit, je me suis rendu compte que la grosse demande était plutôt sur Facebook, Instagram. Il y a beaucoup d’entreprises qui ne comprenaient pas comment ça marchait, et moi, comme je suis « né » avec, c’était facile. Je me suis vraiment spécialisé, j’ai passé des certifications, j’ai travaillé avec Facebook France, au siège, pour vraiment apprendre ; pareil avec Instagram. Et je me suis spécialisé. En tant que spécialiste ça veut dire qu’on… Par exemple, quand un client m’appelle et me dit « J’ai besoin de quelqu’un pour faire tout mon marketing », je dis « Non, je ne sais pas faire. Par contre, je sais faire ça. » Donc ça permet de vraiment rassurer l’entreprise qui se dit : « OK, lui il sait faire ça, ça veut dire qu’il est vraiment bon là-dedans. » Et… Je ne sais plus pourquoi je disais ça… Oui, du coup, mon métier il a déjà un peu changé. Aujourd’hui je fais Facebook, Instagram, Linkedin, Snapchat… Mais ces réseaux ne seront pas là tout le temps. Est-ce que vous êtes sur Facebook vous ?

E1/E2/E3/E4 : Oui. 

E3 : Mais de moins en moins.

M.O : De moins en moins ? Les jeunes, les vrais jeunes comme vous n’y sont plus. Ils ont vu… Enfin, ils ont vu leurs parents arriver, alors il se sont mis sur Insta, sur Snap, sur d’autres réseaux. Ils sont toujours sur Facebook mais c’est beaucoup moins qu’avant, tout ça va changer. Moi, dans cinq ans, dans dix ans… Je ne sais pas, peut-être qu’il y aura Tik Tok, je serais peut-être consultant sur Tik Tok, on ne sait pas. Aujourd’hui je fais beaucoup de conférences. Je pars à Abidjan pour donner une grosse conférence ; il y a beaucoup de demandes sur ça. Et c’est quelque chose qui me plaît : ça m’intéresse de pouvoir voyager un peu partout dans le monde, en parlant, en transmettant le peu de savoirs que j’ai sur mon domaine. Ça m’intéresse. Est-ce que je vais faire de plus en plus de choses comme ça et de moins en moins travailler derrière mon ordinateur… Peut-être ? Est-ce que dans dix ans, je ferais encore autres choses dans le marketing ? Peut-être aussi que je resterais dans la publicité en ligne, mais après, peut-être faire plus de conférences, des choses comme ça… C’était ça ta question ?

E2 : Oui, tout à fait. 

E1 : D’ailleurs, quand vous parlez de Facebook, Instagram… Parce que j’ai vu, vous avez un site Internet, Le Web Hurleur. 

M.O : Oui, c’est ça. 

E1 : Est-ce que vous pouvez en parler, le présenter ?

M.O : Qu’est-ce que tu veux savoir par exemple ?

E1 : Comme vous êtes seul, est-ce que c’est vous qui…

M.O : En fait Le Web Hurleur, c’est le nom commercial. 

E1 : Ah d’accord. 

M.O : Quand on s’est lancé on était deux. Si tu veux, je me suis dit : pour que ça fonctionne, il fallait que les gens pensent qu’on soit…Beaucoup. Donc on a choisi ce nom-là, et au début on travaillait, on faisait comme si on était une vraie agence. Ce qui n’était pas le cas puisqu’on était deux, puis après j’étais seul. Mais j’avais cette idée qui consistait à dire que : pour que des grosses entreprises travaillent avec moi, il fallait qu’elles pensent qu’on soit une équipe de vingt personnes, à travailler dans des supers locaux à Paris… Ce qui est faux, on n’a pas besoin de ça. J’ai gardé ce nom, Le Web Hurleur, car aujourd’hui beaucoup connaissent ce nom. Au contraire, c’est plus un désavantage de travailler sur le « côté agence. »

E1 : D’ailleurs sur le site Le Web Hurleur, j’ai vu que vous avez écrit un livre qui s’intitule La Méthode RIOA 

M.O : Oui, c’est bien ! Tu as fouillé. (Rires) Oui, j’ai sorti un livre qui est « ma » méthode pour faire de la publicité en ligne. Donc c’est un livre que je propose à mes clients, à des prospects… Vous savez ce que c’est ? 

E1/E2/E3/E4 : Non. 

M.O : Un prospect, c’est un client potentiel. Si je discute avec Nike par exemple, et que je vois que ça se passe bien, Nike devient un prospect. Avant qu’il ne devienne un client, c’est un prospect. Donc, je leur distribue le livre, et je le mets en vente aussi. 

E3 : En quoi cette méthode consiste-t-elle ? 

M.O : (Rires) OK, alors… Comment faire simple. 

(Silence)

M.O : Vous avez sûrement entendu parler du fait qu’il y avait de plus en plus de métiers qui sont remplacés aujourd’hui par des machines. C’est l’exemple du supermarché avec la caissière que l’on remplace par une machine, McDo pareil… Et ça, dans quelques années, la plupart des métiers que vous cuisin… de, que vous…(Rires) que vous connaissez, comme chef… C’est pour ça que j’ai bafouillé…(Rires) Ces métiers seront remplacés. Le comptable sera certainement remplacé, peut-être même les avocats… Dans la publicité, un des métiers qui sera remplacé, c’est le mien. Pourquoi ? Parce qu’aujourd’hui, ce que je fais, ça pourrait être mieux fait par un algorithme, une machine. Ce que je fais, c’est un client… C’est toi par exemple, tu vends des pommes. Tu m’appelles, tu me dis : « Maxime, je voudrais vendre des pommes dans tout Montpellier ; combien ça coûte ? Comment je fais ? » Moi, je vais aller « trifouiller » dans Facebook… J’ai une autre interface, je n’ai pas ce que vous voyez quand vous êtes dessus ou sur Instagram, j’ai une autre page. Donc je vais fouiller, et je vais penser : « OK, tous les gens qui pourraient acheter des pommes à Montpellier, je les vois, c’est eux. » Je vais prendre une photo de tes pommes et je vais leur diffuser. C’est pour ça que vous voyez des publicités sponsorisées sur Instagram, Facebook… C’est mon travail. J’aurais peut-être dû commencer par là en fait. (Rires)
Je réfléchis à qui tu veux cibler… Vous ne l’avez pas encore vu, cible, segment, marketing… ? Non pas encore ? Donc c’est ce qui s’appelle un segment ; tu me dis « Moi, mes pommes, c’est plutôt des pommes qui seront mangées par des femmes car ça a un goût un peu sucré. » Il y a un « segment femme » ; mais c’est aussi acheté par des familles parce que c’est bon pour les enfants… Donc j’ai un deuxième segment, qui est celui de la famille. Je vais regarder dans Facebook : qui des femmes dans Montpellier aiment bien en manger, quelles familles… ? Combien il y en a ? Et je vais leur montrer les publicités. C’est pour ça que souvent, vous voyez des publicités qui vous ressemblent un peu. Si vous écoutez de la musique, vous verrez des publicités sur ça. Si vous achetez tel type de produit, vous verrez des publicités sur ça. Parce que nous, notre travail, c’est de cibler les bonnes personnes. OK ? Donc ça typiquement, on pourrait imaginer que demain, il y ait un algorithme qui le fasse à ma place. Dans quelques années, certainement, mon métier, précisément comme ça, sera remplacé. La méthode RIOA en fait, ça veut dire : Retour sur Investissement par Optimisation de l’Algorithme. En gros, c’est de dire que l’algorithme de Facebook aujourd’hui est tellement performant, qu’il n’y a presque plus besoin de moi. Ce qu’il faut faire, c’est apprendre comment fonctionne cet algorithme pour le faire travailler un peu à la place du consultant. En gros, tout ce que je fais là, vous pourriez presque le faire avec l’algorithme. Et mon livre parle de ça. Je ne sais pas si c’est clair mais…

E1 : C’est technique.

M.O : Oui voilà, c’est technique. C’est sur la publicité en ligne, c’est sur mon métier, et l’idée, c’est vraiment de dire : « Comprenez comment fonctionne Facebook avec la pub » car c’est ultra simple, et que c’est ultra bien fait. Donc ça s’apprend. 

E3 : Auriez-vous donc des conseils à donner à des étudiants ou à des jeunes entrepreneurs qui voudraient se lancer ? 

M.O : Alors, pour des étudiants… Non. Travaillez bien. 

(Rires)

MO : Pour les jeunes entrepreneurs, pas vraiment. Il faut bosser, ne pas se mettre de limites sur ce que vous voudrez faire. Il ne faut pas tomber dans la victimisation : « Je ne sais pas faire, c’est difficile. » ; « Je n’ai pas d’argent. » ; « Je suis une fille. » ; « Je suis noir(e). » Des choses comme ça…Il n’y a pas de barrières. Sur le Web en tous cas, je parle de ce que je connais moi. Il n’y a pas de barrières, si vous êtes bons, si vous voulez travailler, il n’y a pas de souci. Il y a de la place pour tout le monde. Mais des conseils, je ne suis pas encore assez vieux pour en donner. 

(Rires)

E3 : Au fait, c’était juste pour savoir, là nous sommes dans les bureaux de Com N’ Work…

M.O : Oui, tu connais un peu ? 

E3 : Non justement, c’était pour savoir si vous travaillez avec eux ou… ?

M.O : Oui, en fait ici, c’est une espèce de co-working. C’est un grand lieu de travail où il y a plusieurs entreprises qui viennent travailler ensemble. On loue tous une partie des bureaux, par exemple moi j’ai la pièce de derrière ; là il y a une autre boîte, dans l’entrée vous avez vu des gens qui travaillent. C’est pareil, ce sont des indépendants qui bossent. J’ai mon bureau ici, mais oui je travaille aussi avec eux car ce sont des clients. 

E1 : Et l’ambiance générale ? 

M.O : Ici, très bonne. Très bonne car ce sont des jeunes, et que c’est surtout sur le Web. Donc on… 

E1 : Il y a des points en communs…

M.O : … Il y a des points en communs, on se donne beaucoup d’idées. Rien que ce matin, il y en avait un qui était là avec des petits yeux et qui me disait : « Regarde ce que j’ai trouvé ! » (Rires) Il y a toujours un peu d’émulation tu vois, qui est intéressante. Et puis même, il y a du business qui se fait entre nous. Ils ont des clients que moi je ne peux pas prendre, que je donne à quelqu’un d’autre… Des choses comme ça. 

E4 : D’accord… Donc pour résumé, si nous comprenons bien, vous faites globalement de la publicité pour Facebook et pour des entreprises ? 

M.O : Alors… En fait je travaille qu’avec des entreprises. Et pour elles, je mets des publicités sur Facebook, Instagram, Snapchat, et Linkedin. 

E4 : Très bien…Alors ce sera tout. 

M.O : J’ai été clair, vous avez bien compris ? 

E1/E2/E4 : Oui.

E3 : Oui, parfaitement.

E1 : Merci beaucoup, merci de nous avoir accueilli et de nous avoir accorder de votre temps. Dès que la retranscription sera faite, nous vous enverrons un exemplaire pour que vous puissiez la modifier et la valider. 

M.O : Très bien. 

E1/E2/E3/E4 : Merci. 

M.O : De rien. 

Le contact étant bien passé, nous avons pu échanger avec Maxime hors interview.  
Nous lui avons envoyé par la suite la retranscription de l’interview, suite à laquelle il a pu modifier certains passages et valider définitivement la retranscription. 
Nous le remercions une fois de plus pour son professionnalisme, sa gentillesse, qui a rendu l’entretien agréable et enrichissant. 

Ainati SAID-HALIDI, Guillaume GIBERT, Kamaria HAMZA, Chiara PHAM GIA

L1 Montpellier Entretien Groupe 2