Archive pour la catégorie ‘L1 Mtp entretiens G4’

 » J’ai vécu certains des meilleurs moments de ma vie..  » Interview d’un Community Manager

mardi 26 novembre 2019

Pour la matière Projet Professionnel Personnalisé, il nous a été demandé d’interviewer un professionnel d’un métier lié à la communication, j’ai donc choisi le métier de Community manager et je me suis lancé à la recherche d’un professionnel de ce métier en plein développement. 

A la suite de ces recherches, j’ai eu la chance de pouvoir interviewer Eric AKA, Community manager travaillant à son compte pour différents artistes dans le milieu de la musique en France. 

L’interview c’est déroulé à la Gazette café, le 02 Novembre 2019 en début d’après-midi. Étant seul dans mon groupe car l’étudiante avec qui je devais réaliser cette interview a arrêté la fac, j’ai utilisé mon téléphone pour enregistrer l’entretien d’une durée d’à peu près 30min (15h-15h30) et j‘ai moi-même dirigé l’interview afin de pouvoir ensuite le retranscrire. 

Légende :  

  • Eric AKA (gras) 
  • Yohann SAMPAH (italique) 

Bonjour, je me présente, Yohann SAMPAH, j’ai 21 ans et je suis étudiant en 1ère année de licence d’Information et Communication à l’Université Paul Valéry. Dans le cadre de notre cours de Projet Professionnel Personnalisé, je dois interviewer un professionnel de la communication, j’ai eu votre contact grâce à un artiste, ami à moi, avec qui vous avez travaillé auparavant.  

Tout premièrement, m’autorisez-vous à enregistrer cette interview dans le but de la retranscrire et de la publier sur le blog de la Faculté ? 

Oui bien sûre !  

Parfait ! Tout d’abord pouvez-vous m’en dire un peu plus sur vous ? Une courte présentation de qui vous êtes ? 

Je m’appelle Eric AKA, j’ai 29 ans, je vis à Montpellier depuis 3 ans maintenant et je travaille comme Community manager dans le milieu de la musique depuis maintenant 5 ans, je tiens à préciser que je suis auto-entrepreneur, c’est à dire que je travaille à mon compte et non pour une société, un label etc.. J’ai eu la chance de travailler pour des gros artistes comme NinhoLaylowSneazzy, je pense que tu dois connaitre, ce sont des artistes de ta génération à peu près. 

Oui, d’ailleurs ce sont des artistes que j’apprécie vraiment musicalement parlant. Pouvez-vous m’expliquer en quoi consiste le métier de Community manager ? 

Il d’agit tout d’abord de comprendre les enjeux du client, surtout dans le milieu de la musique, les artistes n’ont pas forcément les mêmes enjeux, ne sont pas forcément au même stade de leurs carrière, et cherche toujours à renvoyer une image différente des autres à leurs communauté. Il s’agit de fédérer une communauté autour d’une marque, d’un particulier, ou d’un artiste dans mon cas et de créer du contenu, visuelle, ou textuelle, vu que la création de contenu auditif est la tâche réservée à l’artiste, sur les plateformes que l’on trouve les plus adéquates pour le bon développement de l’artiste, comme par exemple Instagram, Facebook, Twitter, YouTube, et toujours dans le respect de sa ligne artistique dans le but d’accroitre sa visibilité sur les réseaux, et donc sa communauté qui sont tout simplement ceux qui vont écouter les projets de l’artiste, ce qu’on appelle la “ fan-base ». Mis à part la création de contenu, il s’agit aussi, d’analyse des actions et des résultats de ceux-ci, ce qui à marcher et ce qui a moins marché, afin de pouvoir optimiser la stratégie réseaux sociaux et obtenir de meilleurs résultats. 

C’est un métier avec de multiple facette j’ai l’impression, mais quelle a été le parcours universitaire qui vous a permis d’exercer ce métier et d’en vivre aujourd’hui ? 

Alors moi, je suis passé par un Bac ES, suivi d’une License pro Métiers de l’information et de la communication à Paris Descartes, tout en cumulant les stages dans des petits labels parisiens. Mais saches que plusieurs parcours sont possibles pour pouvoir exercer ce métier : BTS Communication ou encore passer par une école de communication ou de marketing, il y a vraiment plusieurs possibilités, certains mêmes vivent de ce métier en ayant été autodidacte de A à Z, ils n’ont pas fait d’étude pour ça. 

D’ailleurs comment pouvez-vous expliquer le fait qu’aujourd’hui le métier de Community manager puisse être aussi accessible ? 

Je pense que le Community management a grandi avec les réseaux sociaux, comme les jeunes de notre génération ont aussi grandi avec, il y’a donc de base, une certaine connaissance des réseaux sociaux qu’a notre génération, des règles et normes qui s’y trouvent que les générations de nos parents n’ont pas par exemple, et aujourd’hui avec internet, tu peux suffisamment t’informer sur les réseaux sociaux, les algorithmes et autres aspects des réseaux, en ajoutant cette facilité d’assimilation qu’a notre génération quand il s’agit de tout ce qui touche à Internet, je ne vois aucune barrière qui pourrait empêcher une personne motivée et passionnée de devenir Community manager. 

A part la motivation et la passion, quelles sont les caractères qu’un Community manager doit avoir pour pouvoir au mieux exécuter ses tâches quotidiennement ? 

Ce que je considère le plus important est la capacité de communication, il faut déjà être quelqu’un de sociable dans la vie de tous les jours, il faut savoir utiliser les mots de façon à créer un impact, à attirer l’attention, à captiver et bien sûre avoir une certaine capacité rédactionnelle. Pour ma part, je lis énormément, ce qui m’a beaucoup aidé. Ensuite je dirais qu’il faut être quelqu’un de vif, de réactif, vous savez, il s’agit d’interagir avec la communauté, et plus l’interaction est vive, plus la communauté aura l’impression d’être proche de l’artiste ou du client en général, d’avoir une certaine importance, et c’est très important pour les fidéliser, sans oublier le fait de suivre l’actualité concernant tout ce qui touche à Internet et qui pourrait influencer le fonctionnement des réseaux sociaux, comme les algorithmes par exemple, qui change assez souvent. 

En ce qui concerne le processus de gestion et de création sur les différentes plateformes, quelles sont les compétences requises ?  

Pour la création de contenu, la maîtrise des outils Adobe est essentiels, il ne faut pas forcément être un expert mais il faut quand même connaitre les bases de Photoshop pour l’édition d’image, Adobe Premier pour la création de vidéos, teasers etc. Le reste n’est pas forcément nécessaire mais est toujours un plus qui peut faire la différence parfois. Pour la gestion des plateformes de nombreux outils sont disponibles mais souvent payantes et permettes de faciliter la gestion de plusieurs plateformes simultanément, tout dépend de ta façon de travailler. Par exemple, pour Instagram j’utilise Iconosquare qui est une application permettant de gérer, modérer et analyser plusieurs comptes, pour Facebook, la majorité des Community manager utilisent, Facebook Business Manager qui est une extension de Facebook mais dédié à ceux qui l’utilise dans un but professionnel et qui va elle aussi permettre d’analyser les résultats effectués sur Facebook, et pour finir, l’application Buffer que j’utilise pour Twitter, qui permet de gérer la diffusion des publications sur la plateforme. Mais cependant, comme je l’ai dit auparavant, de nombreux outils existent, il suffit juste de faire ses rechercher et de trouver ceux sur lesquels on est plus à l’aise et qui permettrons d’effectuer un travail plus pointu pour le client. 

En parlant de satisfaction du client, quelles sont les difficultés que vous avez rencontrées ou auxquelles ont pourraient s’attendre en travaillant comme CM pour un client ? 

La pression.  Il y’a beaucoup de pression dans ce métier, car tu t’adresses des fois à des centaines de milliers de personnes voir des millions des fois, et tu représentes un artiste, il y’a toujours cette pression de ne pas faire de faute d’orthographe, de ne pas s’être bien exprimer ou de ne pas avoir assez bien retranscris une infos, les choses se font tellement rapidement sur les réseaux que une seule erreur de ta part peu avoir de gros impacts, surtout quand tu représentes quelqu’un qui a une certaine influence et une certaine visibilité, raison pour laquelle il faut toujours se relire, vérifier que tout est correcte et que le message que tu veux faire passer est compréhensible de tous. Du fait de la singularité des clients, il est difficile au début de directement se mettre dans la peau de l’artiste et d’assimiler ses normes, ses valeurs, et son personnage, il m’est déjà arrivé que le client ne soit pas satisfait au début car j’avais du mal à assimiler son personnage et à le retranscrire sur les réseaux, le client avait l’impression de perdre de son image sur les réseaux sociaux.  

Jcomprends, et que conseillerez-vous à un jeune CM pour éviter cette situation ? 

Il faut être sur le terrain, clairement, il faut être le plus présent avec le client, afin de mieux le connaitre, ses manières, ses habitudes, pour moi, c’est la seule façon de vraiment connaitre son client, et ainsi de pouvoir le représenter de la meilleure façon sur les réseaux sociaux. 

Être sur le terrain ça doit rendre les choses plus intéressantes pour vous, non ? 

Bien sûre ! Et c’est l’un des aspects de ce métier que j’aime le plus, c’est qu’il n’y a pas de routine, chaque jour, une mission différente, chaque jour des évènements différents, j’ai vécu certains des meilleurs moments de ma vie et fait les rencontres les plus importantes pour moi professionnellement grâce à ce métier, j’ai la chance d’assister à des concerts, des séance studios, des tournages de clip, des tournées aux quatre coins du monde et de rencontrer des gens incroyables.  

Auriez-vous une anecdote à nous raconter avant de mettre fin à cette interview ? 

Laissez-moi réfléchir, une rencontre qui a vraiment été surprenante pour moi, je venais de commencer à travailler avec un groupe de Hip Hop band live composé d’instrumentistes de rappeur et de chanteuses et ce jour-là on allait au studio pour l’enregistrement de leur prochain projet, arrivé au studio d’enregistrement, je tombe nez à nez avec Neil Conti, célèbre batteur anglais qui a notamment travaillé avec David Bowie, Mick Jagger, Deep Forest et j’en passe, ayant entendu parlé du groupe avec lequel je travaillais, il a décidé de rester pour une session jam au studio avec eux, c’était vraiment un moment de créativité magique, ça se ressentait pleinement dans l’atmosphère, et ce fut vraiment un honneur pour moi de pouvoir rencontrer ainsi qu’observer le processus de création d’un musicien aussi emblématique dans un cadre aussi intimiste et familiale à la fois.  

Je pense que nous avons fait le tour, c’est fou comme le métier de CM que l’on connait tous n’est qu’une petite partie de l’iceberg en réalité, le fait devoir s’imprimer du personnage, et l’importance de la maitrise de différents outils et domaine. Je vous remercie pour ce temps que vous avez pu libérer afin de permettre cette interview, c’est toujours un plaisir d’apprendre dans ce genre de cadre et de conditions. Je vous ferais parvenir la retranscription dans la semaine, et si validation de votre part, celle-ci sera publiée dans la semaine de 25 Novembre. 

Yohann SAMPAH 

Interview d’Alexandre MARCHAND, co-fondateur et directeur du label « paslesmemesprojets »

mardi 26 novembre 2019

Présentation :

Dans le cadre de notre matière Méthode de travail, nous avons tous les trois choisi de mener notre entretien dans le domaine du Management d’artistes, Communication d’une maison de disque. Nous avons rencontrés de nombreuses difficultés puisqu’il existe très peu de maison de disques sur Montpellier. Nous avons d’abord tenté d’appeler et d’envoyer des mails aux maisons de disques et autres labels, sans réponse. Nous avons alors décidé de se déplacer afin de les aborder en présentiel, sans résultat. Nous avons fini par décrocher un entretien par Instagram, outil de communication qui nous a été utile dans notre démarche, avec le directeur du label « Paslesmemesprojets ». Au cours de la retranscription nous utiliserons les initiales « PLMP» pour parler du label, ainsi que la première lettre du prénom des personnes présentes lors de chaque prise de parole. L’entretien s’est déroulé dans le café dôme de Montpellier le 25 novembre à 14H. Sabrina introduit notre entretien, Clément le clôt, les questions sont partagées entre nous trois au fil de l’entretien, et Maureen est chargée de retranscrire l’entretien.

Introduction :

Bonjour,

Nous sommes 3 étudiants en information et communication, à l’université Paul Valéry à Montpellier. Dans le cadre de nos études, nous nous intéressons et nous approfondissons nos connaissances sur les divers métiers dans le domaine de la communication. C’est pourquoi nous aimerions, si vous le voulez bien, vous interroger sur votre expérience dans votre milieu. Comme nous vous l’avons spécifié lors de notre prise de rendez-vous, notre entretien durera environ une heure. Êtes vous bien d’accord pour être enregistré vocalement, dans un cadre scolaire? Cet enregistrement nous servira pour faire la retranscription de cette interview. Si vous êtes d’accord nous pouvons commencer.

Retranscription de l’entretien  :

S: Alors tout d’abord, pouvez-vous nous parler de votre label ?

A: Le label PLMP a vu le jour en 2016, nous l’avons fondé avec l’objectif d’aider les artistes tout en leur laissant une totale liberté. Notre label propose des contrats de management soit la gestion des documents, relations entre les différentes parties, et la gestion des résultats du contrat, mais aussi des contrats de distribution et d’édition. Nous accompagnons les artistes au long de leur projet en les soutenant, et en les aidant à atteindre leur objectifs, qui rejoignent les nôtres. Nous travaillons exclusivement la musique urbaine mais nous explorons ses possibilités. A ce jour dans le roster (=liste) nous avons accompagné quatre rappeurs et huit beatmakers. Beatmakers = ceux qui font les instrumentales.

M : Si je comprends bien, votre label est jeune, alors comment vous organisez-vous ? Quelles sont les différentes branches présentes au sein de votre entreprise et quelles sont leur utilité ?

A: oui en effet le label a seulement trois ans mais il est assez prometteur, la scène urbaine montpelliéraine bouillonne, et les jeunes sont très créatifs et inspirants. Notre label s’organise autours de divers pôles d’activité. Ces pôles communiquent entre eux ce qui permet de faire fonctionner efficacement notre label. On retrouve d’abord le pôle administratif et commercial qui correspond à la gestion globale de la structure et de sa mise en place. Puis le pôle édition s’occupe de la gestion éditoriale des artistes, les placements et synchronisation. Celui ci est très lié avec le pôle distribution, qui s’occupe de la distribution digitale et physique de la musique, ensemble ils forment la production des artistes. Enfin le pôle management s’effectue à 360 degré, donc en vision large, il s’occupe de repérer les artistes urbains en développement.

M : Nous avons donc pu observer que vous produisez exclusivement de la musique urbaine, mais c’est un domaine assez large, pouvez vous nous parler plus précisément de votre style musical ?

A : Avec PLMP, nous nous focalisons sur la musique urbaine, et notamment dans le rap. Ce dernier est en constante évolution, les codes s’effacent pour laisser place à la fusion des styles, dernièrement on peut observer des mélanges entre le rap, la pop et même la chanson française. Cette évolution nous permet une ouverture de notre champ musical ainsi qu’une multitude de possibilités qui poussent notre créativité et celle des artistes.

C : D’accord, et du coup quels sont les artistes qui vous ont influencé et pourquoi ?

A : Dans mon adolescence j’ai énormément été inspiré par les artistes qui se démarquent au niveau musical et dans leur technique, autant dans le rap français que dans le rap américain. J’ai notamment écouté des artistes comme Fabe, Mc solaar ou encore Snoop dog. Aujourd’hui, pour moi sur la scène française je trouve Lomepal inspirant, puisque dans ses albums on peut autant retrouver du rap technique que des paroles chantées, et il a su se démarquer dans son style musical. Aux Etats Unis, Asap Rocky fait sensation, avec un style très personnel et une démarcation originale, et je trouve Frank Ocean également inspirant, dans son style musical très diversifié, on retrouve dans ses albums des musiques qui comprennent à la fois des paroles chantées, du rap et des airs parfois très différents, et les instrumentales peuvent être douces mais aussi dynamique.

C : C’est surtout l’originalité et la créativité qui vous inspirent.

A: Oui c’est le principe même de notre label.

S: Et du coup quels ont été vos débuts dans le secteur musical ?

Je suis passionné de rap depuis mon adolescence, et j’ai toujours eu en tête de travailler en collaboration avec des artistes. Alors j’ai appris moi même, je suis autodidacte. En 2015 j’ai pris l’initiative de créer un studio de conception sonore, c’est à dire de musique à l’image, aussi appelé sound design, et le nom de ce studio était «Adaptive Sound », mais cela ne fonctionnait pas au mieux alors je me suis lancé dans la création du label « PLMP » vers la fin de l’année 2016, et j’en suis extrêmement satisfait.

C : Et en parallèle, quelles études avez vous fait pour en arriver la?

Après le lycée j’ai entrepris un DUT en techniques de commercialisation, qui m’a appris les règles du business et comment promouvoir un produit, puis j’ai effectué une Licence en gestion économie marketing, afin de pouvoir gérer un label, une entreprise au niveau économique et administratif, et enfin j’ai obtenu un master 1 en gestion des institutions publics.

M : On a parlé de vos inspirations passées, mais d’autre part, quels sont vos idéaux, vos valeurs, vos objectifs dans ce secteur?

J’ai co-fondé ce label dans le but de mettre en exergue la créativité malgré la dictature des vues. En effet, je trouve que cette société joue sur la visibilité bien plus que sur l’originalité et c’est dommage d’un point de vue artistique. PLMP essaie de sortir de cette mode et je trouve que la description présente sur notre site illustre très bien ces valeurs, c’est pourquoi je vous y renvoie : « PLMP est un label montpelliérain proposant un répertoire musical axé sur l’éthique et l’esthétique. Notre écurie s’est fondée sur la solidarité, le positivisme et la quête de performance. PLMP offre à ses artistes la possibilité de s’exprimer en leur garantissant la liberté dont ils ont besoin. »

M : Si j’ai bien compris, votre label est très libre, est-ce que vous en profitez pour exploiter les autres disciplines artistiques ?

A : Bien sûr, les autres formes d’art sont sources d’inspiration et le fruit de nouvelles collaborations intéressantes. De plus on retrouve souvent plusieurs types d’arts liés entre eux dans le domaine musical : la musique peut relier à la fois le graphisme, qu’on peut retrouver sur les pochettes d’albums, mais aussi la vidéo et le montage puisque les musiques sont bien souvent accompagnées de clips.

S : Et dans votre métier, vous disposez d’une grande liberté, qu’est-ce que vous préférez ? Qu’est ce que vous aimez le moins ?

A : J’apprécie notamment la pluralité de mes activités, et la liberté que vous mentionnez. En tant que directeur je peux toucher à tous les pôles et c’est extrêmement intéressant et enrichissant. En revanche je suis très méfiant face à l’ère du digital. Pour moi cela fausse tout et désintéresse les gens de l’originalité et de leurs capacités. De plus il devient aujourd’hui très aisé pour n’importe qui de tronquer les chiffres..

S : Est-ce que pour vous le domaine musical est-il plus difficile que les autres ?

A : Oui pour moi le domaine musical est un domaine difficile, surtout combiné avec la difficulté d’auto entreprendre. En effet comme le sport ou le cinéma, la musique est un milieu très fermé dans lequel il est difficile de se faire un nom ou de connaître le succès.

M : Dans ce cas selon vous quelle est la clé de la réussite dans ce domaine? Quel conseil pourriez vous donner à quelqu’un qui se lance dans cette entreprise ?

A : Je pense que comme dans tout domaine, la réussite dans le secteur musical se fait d’abord grâce au travail, au niveau professionnel et aussi sur soi. Mais encore par l’abnégation, le sacrifice, le don de soi, et enfin grâce à la patience. Dans ce boulot si l’on veut réussir il ne faut pas avoir peur d’essuyer de nombreux échecs avant d’atteindre la réussite.

C: Merci pour ces conseils. Comme vous le savez nous sommes en licence de communication alors nous allons vous posez des questions sur la communication au sein du label. D’abord, quels sont les outils utilisés pour la communication de votre label ?

A : Nous sommes présents sur de multiples réseaux sociaux et autres moyens de communication, à travers les médias. Mais pour notre label la communication se base aussi énormément sur les concerts et le bouche à oreille qui en naît.

C : Comment gérez vous l’utilisation de vos réseaux ? A-t-elle un impact ?

A : En 2019, il est essentiel d’avoir une bonne gestion des réseaux sociaux. Notre logo nous permet notamment de nous faire reconnaître. Les réseaux ont un réel impact sur la visibilité et la notoriété du label. Nous faisons également de la publicité via les réseaux sociaux mais aussi sur des médias spécialisés ainsi que via les Google Ads. La communication est primordiale dans notre secteur.

M : Et en dehors de la pub, comment le contact est établi entre votre label et les artistes?

A: Le contact se fait justement grâce aux multiples réseaux sociaux et autres moyens de communications. Un échange permanent existe entre la structure et le son des artistes. Il n’y existe aucun intermédiaire en dehors des réseaux sociaux et donc des supports technologiques que nécessitent ces réseaux. La discussion se fait directement entre les artistes et nous.

S : Je crois que nous pouvons nous arrêter là, merci d’avoir répondu à toutes nos questions.On en profite pour vous rappeler que l’entretien sera diffusé dans un cadre pédagogique, c’est à dire publié sur notre blog pour que les futurs étudiants en information-communication puissent s’appuyer sur nos expériences. Si vous avez des choses à ajouter ou à modifier, nous pouvons vous envoyer la retranscription avant de la publier.

A : Ce ne sera pas nécessaire, je vous fais confiance pour utiliser ces informations à bon escient !

S : D’accord, nous vous remercions de nous avoir accordé votre temps précieux et nous vous souhaitons une bonne continuation dans vos projets.

A : Merci. De même. Bonne journée à vous!

Sabrina AZZOUG

Clément FOURNIER

Maureen SEVERIN-GIRONDIN

Entretien avec Jean-Vincent Fournis, journaliste reporter d’image

lundi 25 novembre 2019

 « C’est un métier passionnant ! » nous confirme Jean-Vincent, journaliste reporter d’image.

Dans le but de nous orienter et d’en savoir plus sur nos projets professionnels, nous avons dû réaliser un entretien avec le professionnel en communication de notre choix. Jean-Vincent Fournis, Journaliste reporter d’image pour l’agence de presse Phaistos à Montpellier a gentiment accepté de nous accorder un peu de son temps. L’entretien s’est déroulé dans le café du théâtre, place de la Comédie à Montpellier le mercredi 20 Octobre a quatorze heures.

Vous trouverez ci-dessous, la retranscription de l’entretien : (E- pour étudiant et P- pour professionnel)

E- Bonjour, à la suite de notre appel téléphonique, et notre discussion à l’université, nous souhaitons enregistrer l’entretien pour le retranscrire, et par la suite le publier sur notre blog dans le cadre de note licence. Pouvez-vous nous confirmer votre autorisation pour l’enregistrement ?

P-Oui bien sûr ! Comme je vous l’avais déjà dit au téléphone : je n’ai aucun problème.

E- Très bien. Pouvez-vous vous présentez, et nous expliquer un peu en quoi consiste votre métier ?

P- Alors, je suis journaliste reporter d’image, JRI souvent on entend JRI c’est journaliste reporter d’image, à savoir je filme, en général quand je suis sur le terrain je tiens toujours une caméra, un micro, je pose des questions, je peux écrire des sujets, je peux poser ma voix sur un sujet, et je fais un petit peu tout pour faire un reportage télé, un peu tout seul. Après sa dépend des demandes sa dépend des media. Quand vous m’avez vue je travaillais pour BFM, une chaine d’information. Donc là par exemple je suis tout seul sur le terrain je pose des questions, je filme, je construis des séquences, et après j’envoie les rushs sur Paris et les sujets sont montés sur Paris. Après je travaille aussi pour TF1 et dans ce cas on est deux sur le terrain. Tu as un rédacteur qui écrit les sujets, qui met sa voix sur le commentaire du sujet et tu as le JRI qui filme, fais les images et s’occupe de la partie technique du montage du reportage.

E- Étant donné que vous travaillez pour une chaine d’information, quel public est généralement visé par BFMTV ?

P- On ne vise rien en particulier, nous on regarde l’actualité, l’actualité du moment, par exemple quand il y a une réforme du gouvernement, quand il y a un fait divers, une inondation. Et, on va sur le terrain faire le reportage sur cette actualité-là. On ne vise pas un public en particulier.

E- Ce que je veux dire par visé, est qui sont les spectateurs de BFM ?

P- BFM c’est un peu tout le monde j’ai l’impression. Après il y a plusieurs manières de regarder cette chaine. Il y a des gens qui vont la regarder le matin, pour regarder un peu les infos de partir bosser, il y a ceux qui regardent le soir avant d’aller se coucher pour faire un point sur les infos. Il y a aussi les gens qui vont regarder BFM quand il y a une grande actualité, par exemple des grosses pluies des grosses inondations.

E- À la suite de notre discussion à L’université, vous avez mentionné que vous travaillez également avec une entreprise a part en dehors de BFM pouvez-vous nous en dire plus ?

P- Oui, c’est une agence de presse : Phaistos, qui a des contrats avec ces chaines nationales pour assurer la correspondance de ces chaines sur toute la France. Cela évite a BFM ou TF1 d’avoir des salariés en région. Donc elles sous traitent avec des agences de presse souvent. Ça leur permet de ne pas avoir de salariés sur place. Donc si un jour elles veulent rompre un contrat et quelle veulent plus de correspondants en région, Alors en ce moment-là elles rompent le contrat avec l’agence.

Cette agence a plusieurs statuts, moi aujourd’hui je suis en contrat, donc je travaille surtout pour BFM, et je remplace de temps en temps sur TF1 et je suis en contrat c’est à dire que j’ai signé un CDI avec cette agence de presse et je travaille que pour cette agence de presse et via cette agence de presse pour ces deux médias là. C’est comme ça que l’on rentre dans ce métier là, dans le journalisme, que ce soit presse écrite, presse télé, ou radio. Souvent il y a un statut qui est particulier au journaliste qui est je statut de pigiste et qui fait que tu es en quelque sorte indépendant, tu peux par exemple travailler pour différents médias, pour différentes agences de presse, mais tu es payé à la mission, soit à la journée, soit à la semaine. En général tu es pigiste longtemps avant de décrocher un contrat parce que, c’est comme ça ! c’est un boulot ou il faut être assez flexible, et où les employeurs ont besoin d’avoir des gens un peu par ci un peu par la enfin pas forcement à plein temps.

E- On aimerais bien avoir votre témoignage sur le métier, et surtout ce qui vous a poussez à le faire ?

P- C’est un métier passionnant, voilà parce qu’il me plait beaucoup, parce que je rencontre des gens différents, tous les jours on traite des sujets différents, tous les jours on prend du recul sur l’actualité, on essaie d’être au cœur de tout ça et de redonner l’information, de redonner l’image la plus fidèle à la réalité du terrain, donc ça c’est hyper plaisant. Et pourquoi j’ai fait ce métier ? enfaite j’ai fait une reconversion un peu tard. J’étais agent immobilier pendant quatre ans, ce qui n’a rien avoir, et j’avais l’impression de stagner dans ce que je faisais, je m’ennuyais un peu. Et il y avait un rapport à l’argent qui me dérangeais un peu et j’ai cherché un boulot qui avait un côté un peu plus humain. Quand je rencontrais des gens ce n’était plus pour l’intérêt financier. Le journalisme m’avait trotter dans la tête quand j’étais étudiant. Mais j’avoue que je voulais vite gagner de l’argent, je voulais vite pouvoir travailler, et puis je me suis dit que les études de journalisme vont être tes longues et je dois passer forcement par Paris. J’imaginais ça comme quelque chose de difficile à atteindre, du coup j’avais mis ça un peu de côté et je m’étais lancé dans l’immobilier. Et c’est vrai que quand j’ai saturé dans ce que je faisais j’ai compris que ça ne me plaisait pas, donc j’ai repensé mes projets de journalisme, je me suis renseigné j‘ai creuser un peu et je me suis dit : aller ! donne-toi un an pour y arriver. Et puis, avec beaucoup de volonté, nous voilà. Au début j’étais obliger de rester à Montpellier. Donc il y avait une agence de presse, Phaistos qui travaillait pour différents médias et j’ai beaucoup insisté auprès d’eux, je suis allé taper à la porte j’ai pris plusieurs numéros de téléphone. Finalement ils m’ont pris en stage, et j’ai demandé de rallonger mon stage. Ensuite ils ont commencé à me donner des projets. J’aime bien le fait que ça change tous les jours, je ne sais jamais ce qui m’attend : mon téléphone peut sonner maintenant, ils peuvent m’appeler pour demander d’aller au fond de la région pour faire un reportage sur la réforme de la retraite ou je ne sais pas quoi. Mais c’est un inconvénient pour certains aspects et c’est aussi hyper plaisant parce que c’est varié.

E- Pouvez-vous vous présentez, et nous expliquer un peu en quoi consiste votre métier ?

P- Alors, je suis journaliste reporter d’image, JRI souvent on entend JRI c’est journaliste reporter d’image, à savoir je filme, en général quand je suis sur le terrain je tiens toujours une caméra, un micro, je pose des questions, je peux écrire des sujets, je peux poser ma voix sur un sujet, et je fais un petit peu tout pour faire un reportage télé, un peu tout seul. Après sa dépend des demandes sa dépend des media. Quand vous m’avez vue je travaillais pour BFM donc là par exemple je suis tout seul sur le terrain je pose des questions, je filme, je construis des séquences, et après j’envoie les rushs sur Paris et les sujets sont montés sur Paris. Après je travaille aussi pour TF1 et dans ce cas on est deux sur le terrain. Tu as un rédacteur qui écrit les sujets, qui met sa voix sur le commentaire du sujet et tu as le JRI qui filme, fais les images et s’occupe de la partie technique du montage du reportage.

E- Étant donné que vous travaillez pour une chaine d’information, quel public est généralement visé par BFM ?

P- On ne vise rien en particulier, nous on regarde l’actualité, l’actualité du moment, par exemple quand il y a une réforme du gouvernement, quand il y a un fait divers, une inondation. Et, on va sur le terrain faire le reportage sur cette actualité-là. On ne vise pas un public en particulier.

E- Ce que je veux dire par visé, est qui sont les spectateurs de BFM ?

P- BFM c’est un peu tout le monde j’ai l’impression. Après il y a plusieurs manières de regarder cette chaine. Il y a des gens qui vont la regarder le matin, pour regarder un peu les infos de partir bosser, il y a ceux qui regardent le soir avant d’aller se coucher pour faire un point sur les infos. Il y a aussi les gens qui vont regarder BFM quand il y a une grande actualité, par exemple des grosses pluies des grosses inondations.

E- À la suite de notre discussion à L’université, vous avez mentionné que vous travaillez également avec une entreprise a part en dehors de BFM pouvez-vous nous en dire plus ?

P- Oui, c’est une agence de presse : Phaistos, qui a des contrats avec ces chaines nationales pour assurer la correspondance de ces chaines sur toute la France. Cela évite a BFM ou TF1 d’avoir des salariés en région. Donc elles sous traitent avec des agences de presse souvent. Ça leur permet de ne pas avoir de salariés sur place. Donc si un jour elles veulent rompre un contrat et quelle ne veulent plus de correspondants en région, alors à ce moment-là elles rompent le contrat avec l’agence.

Cette agence a plusieurs statuts, moi aujourd’hui je suis en contrat, donc je travaille surtout pour BFM, et je remplace de temps en temps sur TF1 et je suis en contrat c’est à dire que j’ai signé un CDI avec cette agence de presse et je travaille que pour cette agence de presse et via cette agence de presse pour ces deux médias là. C’est comme ça que l’on rentre dans ce métier là, dans le journalisme, que ce soit presse écrite, presse télé, ou radio. Souvent il y a un statut qui est particulier au journaliste qui est je statut de pigiste et qui fait que tu es en quelque sorte indépendant, tu peux par exemple travailler pour différents médias, pour différentes agences de presse, mais tu es payé à la mission, soit à la journée, soit à la semaine. En général tu es pigiste longtemps avant de décrocher un contrat parce que, c’est comme ça ! c’est un boulot ou il faut être assez flexible, et où les employeurs ont besoin d’avoir des gens un peu par ci un peu par là enfin pas forcement à plein temps.

E- On aimerais bien avoir votre témoignage sur le métier, et surtout ce qui vous a poussez à le faire ?

P- C’est un métier passionnant, voilà parce qu’il me plait beaucoup, parce que je rencontre des gens différents, tous les jours on traite des sujets différents, tous les jours on prend du recul sur l’actualité, on essaie d’être au cœur de tout ça et de redonner l’information, de redonner l’image la plus fidèle à la réalité du terrain, donc ça c’est hyper plaisant. Et pourquoi j’ai fait ce métier ? Enfaite j’ai fait une reconversion un peu tard. J’étais agent immobilier pendant quatre ans, ce qui n’a rien avoir, et j’avais l’impression de stagner dans ce que je faisais, je m’ennuyais un peu. Et il y avait un rapport à l’argent qui me dérangeais un peu et j’ai cherché un boulot qui avait un côté un peu plus humain. Quand je rencontrais des gens ce n’était plus pour l’intérêt financier. Le journalisme m’avait trotté dans la tête quand j’étais étudiant. Mais j’avoue que je voulais vite gagner de l’argent, je voulais vite pouvoir travailler, et puis je me suis dit que les études de journalisme vont être très longues et je dois passer forcement par Paris. J’imaginais ça comme quelque chose de difficile à atteindre, du coup j’avais mis ça un peu de côté et je m’étais lancé dans l’immobilier. Et c’est vrai que quand j’ai saturé dans ce que je faisais j’ai compris que ça ne me plaisait pas, donc j’ai repensé mes projets de journalisme, je me suis renseigné j’ai creusé un peu et je me suis dit : aller ! donne-toi un an pour y arriver. Et puis, avec beaucoup de volonté, nous voilà. Au début j’étais obliger de rester à Montpellier. Donc il y avait une agence de presse, Phaistos qui travaillait pour différents médias et j’ai beaucoup insisté auprès d’eux, je suis allé taper à la porte j’ai pris plusieurs numéros de téléphone. Finalement ils m’ont pris en stage, et j’ai demandé de rallonger mon stage. Ensuite ils ont commencé à me donner des projets. J’aime bien le fait que ça change tous les jours, je ne sais jamais ce qui m’attend : mon téléphone peut sonner maintenant, ils peuvent m’appeler pour demander d’aller au fond de la région pour faire un reportage sur la réforme de la retraite ou je ne sais pas quoi. Mais c’est un inconvénient pour certains aspects et c’est aussi hyper plaisant parce que c’est varié.

E – Vous avez parlé de téléphone, dans le cadre de votre profession qui sont vos partenaires et avec qui collaborez-vous ?

P- Avec qui je travaille ? Moi les gens avec qui je travaille au quotidien, c’est la rédaction de BFM que j’ai au téléphone, il y a les rédacteurs en chef, les autres journalistes qui montaient les sujets que j’ai tourné, les assistants qui sont eux là pour faire le lien entre tout le monde. Donc ce sont les personnes que j’ai au téléphone tous les jours. Après, via Phaistos, on a une rédaction à Montpellier où il y a les journalistes de TF1, et puis moi et mes remplaçants a BFM. On se retrouve les matins on lit les journaux, la presse régionale quotidienne, midi libre, l’indépendant, on essaie de piocher là-dedans des reportages. Donc ce sont mes collaborateurs que je vois également au quotidien. Et après on a suivant les sujets de reportage qu’on doit tourner, parfois dans certaines entreprises on a des attachés de presse, et des responsables de la communication, qu’on va appeler. Par exemple là on a un sujet sur la grève à la poste, alors là je vais appeler l’attaché de presse de la poste que j’ai dans mon répertoire, pour lui demander : s’il y a des contacts sur place, si il y a des gens en grève a la poste dans la région. Par exemple il y a aussi les attachés de presse de la Préfecture quand il y a des manifestations on les appelle pour savoir : ce qui ont prévu comme dispositif policier pendant la manifestation, et après on leur demande les comptes du nombre de manifestants. Mais après ça change tous les jours en fonction des sujets.

E- Vu que vous venez du secteur de l’immobilier, et vous faites maintenant du journalisme quelles sont selon vous les compétences nécessaire à ce métier ?

P- Je n’ai pas fait d’école de journalisme. Par contre j’ai fait une formation pour intégrer le stage à Phaistos. C’était une formation de vidéo pour apprendre la technique. J’ai démarré de zéro. Il faut au moins acquérir les compétences techniques de tournage vidéo, de montage, l’image, le son, il y a quand même pas mal de bagages techniques à acquérir avant de pouvoir travailler. Mais après en termes de qualités naturelles, que tu as ou pas au départ, je pense qu’il faut être débrouillard, beaucoup ! pour un sujet, il faut aller le chercher, donc il faut essayer de réfléchir vite et de trouver les bons interlocuteurs. Normalement il faut aimer le contact avec le gens, parce que forcement tu es obligé d’aller vers les gens pour obtenir ton sujet rapidement, tu es obligé d’avoir un contact facile avec les gens, sinon c’est compliqué, ou alors il faut se forcer. Donc ça c’est deux qualités importantes : savoir s’adapter à des situations imprévisibles et un bon rapport humain. Et puis après il ne faut pas avoir peur de beaucoup s’investir en termes de temps, parce que les sujets, on ne sait pas quand est qu’ils tombent et jusqu’à quand on part en reportage, ça demande beaucoup de disponibilités 

E – Par rapport à votre formation vidéo, par quelle école êtes-vous passez, et pouvez-vous nous en parler plus ?

P- C’est une école à Montpellier qui s’appelle ACFA multimédia. Si on y va, il ne faut pas se laisser aller, et de ne pas se contenter des projets d’école, faire un peu trois bricoles. Ça peut être un piège parce que finalement si on n’a pas fait les bons stages, si on n’a pas profité du matériel à disposition pour faire des projets : c’est une perte de temps ! Il faut profiter des conventions de stages pour faire des stages intéressants, et ne pas se retrouver dans un stage un peu foireux, au dernier moment. Il faut aussi utiliser le matériel parce qu’il y a des projets intéressants qui peuvent beaucoup vous apprendre. Après, si tu te contentes de l’aspect scolaire de ses écoles, là tu peux vite sortir de la et ne pas être compétant.

E – Est ce que vous avez remarqué une évolution de votre métier ?

P- Ça ne fait pas super longtemps que je le fais, ça fait 7ans. Une évolution, je sens venir le truc où on va filmer au téléphone, il demande ça en fait de plus en plus dans les télés locales. Par exemple BFM en ce moment est entrain de racheter les télés locale, ils ont racheté Lion, ils ont BFM Paris qui existe aujourd’hui, ils vont lancer BFM Lilles bientôt et ça va pas tarder à arriver ici et dans les chaines qu’ils ont déjà lancé, bah les reporter tourne au téléphone, Donc ils se retrouve à tourner avec leur téléphone, à faire des duplex tout seul avec leur téléphone, comme un FaceTime en fait, il pose leur téléphone sur un trépied puis il se retrouve à s’auto-cadrer avec leur téléphone. Le métier tend à se simplifier en termes de matériel, les gens vont se retrouver de plus en plus à bosser tout seul, par exemple pour BFM je bosse tout seul, pour TF1 on bosse à deux. Mais avant que je fasse ce métier-là, il y a 10 – 15 ans, c’était improbable que les gens se retrouvent sur le terrain tout seul, avant ils étaient minimum 3. Parce que c’est comme tout, les gens poussent les budgets au minimum, donc ça c’est la dérive plutôt moyenne du métier. Avec L’évènement des gilets jaunes, notre rapport au gens a changé, parce qu’on a était vachement exposé sur le terrain, on du beaucoup discuter, parler de notre métier, expliquer un peu comment on travaillait, comment travailler les rédactions à Paris etc… Parce que les gens connaissait assez peut notre métier, et puis on était souvent stigmatisé, montrer du doigt, BFM en particulier. Et puis sur le terrain, on est obligé d’expliquer que d’un côté, il y a Paris et la ligne éditoriale de Paris et de l’autre y a nous, on est sur le terrain, on essaie de faire notre travail, on fait au mieux. Et puis tu ne peux pas satisfaire tout le monde, les gens devant leur télé voudrais toujours entendre leurs points de vue à eux, mais leur point de vue à eux ce n’est pas toujours la réalité. Dans les gilets jaunes t’avais plein de gens qui avait des avis différents. Donc quand tu arrivais sur un rond points, les gens ne comprenais pas que tu ais donné l’avis d’un autre gilet jaune. Et donc tu te retrouver avec des gens qui t’insulté, d’autre qui te disait mais non il fait bien son travail. 

E – Est-ce que vous pouvez nous raconter un reportage qui vous a marqué ? 

P- Les Gilets jaunes franchement oui au début, moi j’ai adoré faire des sujets deux ou trois jours avant le début des gilets jaunes, où on allait rencontrer des gens qui avais des problèmes, il y avait un truc vachement concret là-dedans et qui parlais de leur quotidien, et qui disait voilà pourquoi moi samedi, je vais mettre mon gilet on va voir ce qui va se passer, je vais aller sur le rond-point. Et un gars super à Avignon qui était un mec très simple, très chouette et qui m’as amené chez lui qui m’a expliqué ses galères au quotient, les 30 bornes qu’il fait pour aller bosser parce qu’il est obligé d’habiter loin sinon les loyers sont trop chers à Avignon. C’est un reportage tout simple mais finalement qui est très concret où le mec t’ouvre le frigo et te dis voilà on est le 15 j’ai ça, j’ai déjà dépensé tant, il me reste 3 pauvre yaourt, 4 œufs et puis le mec se met à pleurer en m’expliquant qu’en gros malgré le fait de bosser, il lui reste que dalle pour payer ne serait-ce qu’un McDo ou une petite sortie manège à ses gamins. Et là t’a l’impression de faire ton boulot correctement, on est plein dans cette situation là en fait, y a plein de gens dans cette situation-là. Donc là t’as l’impression de faire ton Boulot et c’est plutôt gratifiant, ça n’a rien d’exceptionnel, tu ne rencontres pas une star ou tu ne te retrouve pas dans un lieu insolite mais c’est super concret. Ça donne l’impression que ton boulot il sert à quelque chose. 

E – Avez-vous une charte à respecter en tant que journaliste ?

P- Le droit à l’image, on n’a pas le droit de filmer les gens contre leurs grès donc ça évidement que quand tu tournes quelque part, tu évites de te cacher, quand tu tournes une manif, tu ne peux pas demander à tout le monde, tu fais en sorte que les gens t’ai vue et si quelqu’un vient te voir en te disant « Oula ! je veux pas qu’on me vois à la télé ! », quand tu arrives dans un endroit plus clos, tu demandes au gens et puis les gens te le disent en général si ça les dérange. Dans les écoles aussi t’as pas le droit de filmer des mineurs sans l’autorisation parentale écrite pour le coup. Il faut aussi des autorisations pour tourner dans certain lieu comme une école où il faut l’autorisation du rectorat ou une gare où il faut l’autorisation de la SNCF. Après quand tu interview quelqu’un tu t’engages à respecter le sens de son discours au montage. 

E – Quels sont vos projets futurs pour votre carrière ? 

P- J’avoue que j’aime bien le travail de terrain, il y a des gens qui quand ils font ce boulot-là, dès le début vise des postes de rédacteur en chef par exemple. Moi ce n’est pas mon cas mais généralement les gens veulent évoluer dans ce sens. D’autre partent dans la com, qui vont bosser en tant qu’attacher de presse pour des politiques, ou pour des entreprises. Moi personnellement je ne me pose pas trop la question, aujourd’hui j’aime bien ce que je fais, j’aime bien être sur le terrain. Est-ce que je vais faire ça toute ma vie ? Ce n’est pas sûr, je pense que si je change de boulot, ça sera pour sortir du journalisme, ce serait carrément pour un changement de vie. Mais je n’en ai pas envie pour le moment du tout, mais ce n’est pas exclu. 

E – Êtes-vous tenté d’aller travailler à l’étranger ?

P- Si, ça me tentait avant beaucoup, j’en ai fait quand j’étais à la pige. Parce que quad Phaistos m’as embauché, on est allé vivre à bordeaux, donc du coup là-bas j’étais pour eux, je bossais aussi pour des chaînes à Paris, j’ai fait beaucoup de journalisme sportif aussi. Donc ouais j’ai un peu voyagé et c’était cool. Quand on parlait de pourquoi j’ai voulu faire ce boulot, j’avoue que c’était un petit truc qui me motiver aussi. Mais là je l’ai fait, pas mal, pendant quatre ans j’ai pas mal vadrouillé. Aujourd’hui j’avoue que ma situation familiale tout ça fait que j’ai plutôt envie de me poser mais peut êtes que quand je reprendrais un peu de liberté, peut être que j’en aurai envie de nouveau, ce n’est pas exclu. 

E- Vous avez parlé de téléphone, dans le cadre de votre profession qui sont vos partenaires et avec qui collaborez-vous ?

P- Avec qui je travaille ? Moi les gens avec qui je travaille au quotidien, c’est la rédaction de BFM que j’ai au téléphone, il y a les rédacteurs en chef, les autres journalistes qui montaient les sujets que j’ai tourné, les assistants qui sont eux là pour faire le lien entre tout le monde. Donc ce sont les personnes que j’ai au téléphone tous les jours. Après, via Phaistos, on a une rédaction à Montpellier où il y a les journalistes de TF1, et puis moi et mes remplaçants a BFM. On se retrouve les matins on lit les journaux, la presse régionale quotidienne, midi libre, l’indépendant, on essaie de piocher là-dedans des reportages. Donc ce sont mes collaborateurs que je vois également au quotidien. Et après on a suivant les sujets de reportage qu’on doit tourner, parfois dans certaines entreprises on a des attachés de presse, et des responsables de la communication, qu’on va appeler. Par exemple là on a un sujet sur la grève à la poste, alors là je vais appeler l’attaché de presse de la poste que j’ai dans mon répertoire, pour lui demander : s’il y a des contacts sur place, si il y a des gens en grève à la poste dans la région. Par exemple il y a aussi les attachés de presse de la Préfecture quand il y a des manifestations on les appelle pour savoir : ce qui ont prévu comme dispositif policier pendant la manifestation, et après on leur demande les comptes du nombre de manifestants. Mais après ça change tous les jours en fonction des sujets.

E- Vu que vous venez du secteur de l’immobilier, et vous faites maintenant du journalisme quelles sont selon vous les compétences nécessaire à ce métier ?

P- Je n’ai pas fait d’école de journalisme. Par contre j’ai fait une formation pour intégrer le stage à Phaistos. C’était une formation de vidéo pour apprendre la technique. J’ai démarré de zéro. Il faut au moins acquérir les compétences techniques de tournage vidéo, de montage, l’image, le son, il y a quand même pas mal de bagages techniques à acquérir avant de pouvoir travailler. Mais après en termes de qualités naturelles, que tu as ou pas au départ, je pense qu’il faut être débrouillard, beaucoup ! pour un sujet, il faut aller le chercher, donc il faut essayer de réfléchir vite et de trouver les bons interlocuteurs. Normalement il faut aimer le contact avec le gens, parce que forcement tu es obligé d’aller vers les gens pour obtenir ton sujet rapidement, tu es obligé d’avoir un contact facile avec les gens, sinon c’est compliqué, ou alors il faut se forcer. Donc ça c’est deux qualités importantes : savoir s’adapter à des situations imprévisibles et un bon rapport humain. Et puis après il ne faut pas avoir peur de beaucoup s’investir en termes de temps, parce que les sujets, on ne sait pas quand est qu’ils tombent et jusqu’à quand on part en reportage, ça demande beaucoup de disponibilités 

E- Par rapport à votre formation vidéo, par quelle école êtes-vous passez, et pouvez-vous nous en parler plus 

P- C’est une école à Montpellier qui s’appelle ACFA multimédia. Si on y va, il ne faut pas se laisser aller, et de ne pas se contenter des projets d’école, faire un peu trois bricoles. Ça peut être un piège parce que finalement si on n’a pas fait les bons stages, si on n’a pas profité du matériel à disposition pour faire des projets : c’est une perte de temps ! Il faut profiter des conventions de stages pour faire des stages intéressants, et ne pas se retrouver dans un stage un peu foireux, au dernier moment. Il faut aussi utiliser le matériel parce qu’il y a des projets intéressants qui peuvent beaucoup vous apprendre. Après, si tu te contentes de l’aspect scolaire de ses écoles, là tu peux vite sortir de la et ne pas être compétant.

E- Dans votre métier, les sujets que vous devez traiter pouvez-vous les refuser ? Et pouvez-vous faire qu’une spécialité dans le journalisme ?

P- Tu peux être que journaliste sportif si tu en as envie, mais les places sont limitées puis tout le monde n’a pas envie de faire journaliste sportif non plus, tu peux choisir ta spécialité. En région vaut mieux choisir tous les secteurs pour avoir plus de chance de travailler, tu auras plus de possibilité de spécialisation sur Paris comme être journaliste politique ou journaliste police justice, tu peux te sectoriser en région, mais c’est plus rare. 

Tu peux refuser des sujets, il y en a qui ont refusé de couvrir les gilets jaunes car ils avaient peur pour leur sécurité, il avait eu des coups lors des manifestations et des gens menacent donc là, tu peux refuser pour ma part, je n’ai jamais refusé, car je pense tu es là pour faire ton métier et cela fait partie du risque. 

E- Par rapport aux gilets jaunes est ce que vous êtes protéger ? Et par quels moyens ? 

P- Oui, c’est la première fois que ça m’arrivait, on s’est retrouvé après les premières agressions en France ou les chaînes payaient des agents de sécurité qui nous accompagnaient sur le terrain. Samedi pour les ans nous étions deux, un journaliste de Paris est descendus et deux vigiles nous ont accompagné pour couvrir la manifestation. 

E- Par rapport à vos sources d’information, c’est vous qui les cherchez ? 

P- Oui, c’est nous qui les cherchons, sur le terrain au quotidien, on essaye de repérer au fils des tournages quand tu rencontres des personnes. Quand je pars en reportage et que je trouve une personne sympa, je fais bien attention de le garder dans mon répertoire pour qui puisse me diriger vers un ami ou une connaissance si besoin.

E- Donc il est important d’avoir un bon carnet d’adresse ? 

P- Oui mais bon quand tu débutes tu à zéro contact mais faut savoir se le construire. 

E- Avez-vous des thèmes de préférences ? 

P- J’aimais bien le sport au début plus maintenant, mais là, je n’ai pas de préférence par contre il y a des sujets que je n’aime pas. 

E- Lesquels ? 

P- Les impôts ça va être ennuyeux il y a beaucoup de paperasse, taxe foncière habitation, les manifestations ressort très peu de fond car il y a très peu de contenu et d’image et les sujets récréatif ou tu vas faire les ouvertures d’une station de ski ou pour le coup il a aucun fond et des sujets beau temps sur la plage au début c’est bien mais on est vite lassé sa devient long par la suite.

E- Pour le matériel, il s’agit de votre propre matériel où c’est Phaistos qui vous le fournit ?

P- C’est le matériel de Phaistos. Tu as des pigistes qui font le choix de s’équiper en matériel, car des fois ta des chaines qui t’appelle en direct et te font travailler avec ton propre matériel.

E- Merci pour cet entretien, nous en avons énormément appris. Nous savons maintenant quelles sont les attentes et les missions d’un journaliste reporter d’image. Nous vous enverrons la retranscription le plus rapidement possible. Nous vous souhaitons une bonne continuation et de beaux projets pour le futur.

Grace à cet entretien, nous savons maintenant ce qu’est le métier de journaliste reporter d’image et ce qu’il implique. Nous somme donc plus éclairé sur notre projet professionnel et nous savons vers quoi nous devons nous tourner. Cet exercice dans le cadre de notre licence nous a permit d’allier théorie et pratique sur le notre projet professionnel. Nous avons eu la chance de travailler au coté de Jean Vincent Fournis, qui a répondu a toutes nos questions de façon exhaustive.

Kentin Pujol

Nathan Bouafia

Lina Saheli

Louan Mater

Entretien MDT

lundi 25 novembre 2019

Nous sommes quatre étudiantes en L1 Information et Communication à Paul Valéry et voici ci’dessous notre entretien avec Sacha Camus qui travaille dans l’événementiel et qui est plus précisément organisateur de métier au Moulin des Forges.

Bonjour Sacha, tout d’abord merci d’avoir accepté notre demande d’entretien. Donc vous êtes organisateur d’événements et nous dans le cadre de nos études, nous souhaitions réaliser un entretien pour en apprendre davantage sur votre métier. Dans un premier temps nous aborderons le thème de votre métier puis celui de vos études.

Pour commencer, pouvez-vous vous présenter ?

Alors moi c’est Sacha Camus, j’ai 24 ans et je travaille au Moulin des Forges donc c’est un hôtel-restaurant qui se trouve dans un ancien moulin.

Maintenant pouvez-vous nous décrire en quoi consiste votre métier ?

Dans un premier temps, l’entreprise dans laquelle je travaille se trouve dans le domaine de l’hôtellerie-restauration. Mais moi personnellement dans cette entreprise je suis dans la partie de l’événementiel. Avec mon équipe on organise des événements comme des mariages et des baptêmes entre autre.

Et jusqu’à présent, quel événement avez-vous le plus organisé ?

Je dirais les mariages sans hésiter. On en fait chaque week-end d’Avril en Octobre, et le les réservations sont complètes jusqu’en 2021. Donc, nous sommes assez demandés.

D’accord, et quel est votre quotidien en tant qu’organisateur d’événements ?

On fait beaucoup de rendez-vous clients, pour peaufiner les différentes réceptions, ensuite il y a le travail des décorations et les dégustations, ce qui permet aussi au client de valider le projet final. On peut dire qu’au quotidien notre emploi du temps est plutôt chargé.

Pourriez-vous à présent nous donner des points positifs à votre métier ?

Avant tout le contact client. On rencontre beaucoup de gens, on apprend d’eux et ils apprennent de nous, et on sympathise avec certains d’entre eux. Ensuite il y a la diversité, aucune réception ne se ressemble ce qui permet de ne jamais s’ennuyer, ce qui est un autre point positif.

Avec qui êtes-vous amené à coopérer dans l’organisation d’événements ? (traiteurs, décorateurs …)

Lors de certaines réceptions, il est vrai que nous faisons appel à plusieurs prestataires. On côtoie donc des DJ, des magiciens, des danseuses et ça nous est arrivé de faire appel à un artificier. Donc comme je vous le disais avant on ne s’ennuie jamais et chaque réception est unique.

Donc êtes-vous en contact direct avec le client ou il y a un intermédiaire ? Et comment se déroule la rencontre avec le client ?

Non, l’organisation des réceptions se passe entièrement entre les clients et nous. On fait plusieurs rendez-vous avec les clients pour établir leurs attentes et gérer au mieux la réception. Ensuite la rencontre avec le client s’effectue en plusieurs parties, qui correspondent à nos différents rendez-vous. Alors premièrement nous proposons les différents services aux clients puis dans un second temps ils nous expliquent ce qu’ils veulent et on leur propose des idées afin d’améliorer leur projet.

Quels rapports entretenez-vous avec vos clients ?

Généralement j’entretiens de très bons rapports avec eux. Certains d’entre eux sont devenus des amis. Ils nous aident à progresser et on peut parler franchement avec eux.

Et selon vous, comment satisfaire au mieux les clients ?

Pour satisfaire les clients il faut dans un premier temps les écouter, puis leur expliquer les différents points d’amélioration possibles. On est là pour les accompagner dans leurs démarches et leur faire passer un bon moment. Leur proposer de multiples options est un moyen de satisfaire au maximum leurs attentes et cela permet d’établir un cadre précis pour leur réception.

Et on se demandait, y a-t-il des clients plus « compliqués » que d’autres et comment arrivez-vous à gérer ce genre de situations ?

Oui, évidemment qu’il y en a mais c’est surtout le stresse qui les rend compliqués. Ils veulent à tout prix que la réception se passe bien et oublient parfois que nous sommes des professionnels, ils veulent tout contrôler. Mais à la fin la réception est à la hauteur de leurs attentes et ils n’en sont que plus heureux. Il ne faut jamais dire au client que son idée est mauvaise, il faut trouver des alternatives qui puissent être réalisables, de sorte à les aiguiller un maximum dans leur projet.

Lors de votre formation, est-ce qu’on vous a appris à appréhender tous les types de situation ?

Oui, mais la formation ne gère pas le terrain. Donc les formations servent à apprendre plus la partie théorique du métier mais l’expérience se charge de la pratique. Puis chaque situation s’aborde différemment, il faut s’adapter sur le moment et trouver une solution à chaque situation.

Donc à présent nous venons d’introduire la seconde partie de l’entretien qui va porter sur votre parcours. Dans un premier temps, quelle formation avez-vous effectué pour devenir organisateur d’événement ?

Alors moi, j’ai fais un bac S puis je me suis lancé dans deux ans d’école de commerce en bachelor ensuite j’ai enchaîné avec une année en CAP commercialisation et service. Et enfin, j’ai fais un BTS en management hôtellerie et restauration en alternance.

Avez-vous effectué un stage pendant vos études ?

Non, je n’ai fais aucun stage puisque ma formation en BTS s’est effectuée en alternance.

D’accord et quelles sont vos ambitions professionnelles pour la suite de votre carrière ?

Dans un premier temps je voudrais partir travailler sur les bateaux de croisière puis trouver un poste à responsabilité dans un restaurant gastronomique pour à terme devenir formateur en hôtellerie restauration.

Selon vous, quelles qualités et compétences sont requises pour être organisateur d’événement ?

Pour faire ce métier il faut être à l’écoute des clients, être organisé, être patient, c’est très important et il faut savoir garder son calme. Je pense aussi qu’il faut ne pas se laisser submerger par la charge de travail. Et enfin, un autre point fondamental pour réussir je dirais que c’est la créativité qui nous est nécessaire tous les jours.

Et pour finir, avez-vous des conseils à donner aux étudiants qui souhaitent faire ce métier ? Si oui, lesquels ?

Ah oui bien sûr, alors c’est une belle voie qui offre plein de possibilités, que ce soit en restauration ou en événementiel. On rencontre plein de gens et on en apprend tous les jours, et surtout on ne s’ennuie jamais. Donc je conseillerai aux étudiants qui souhaitent suivre cette voie d’être patient, persévérant et volontaire.

D’accord, et bien merci beaucoup pour toutes vos réponses. Cet entretien a été très intéressant, merci encore. Nous vous enverrons la retranscription par mail dès que possible.

Merci à vous.

Entretien réalisé par BEAUVAIS Zoé, BOJANOVIC Ksenia, MOTYCKOVA Katerina et SOUZA Charlotte

Entretien avec Valérie Viguier, responsable de communication interne chez Dell.

lundi 25 novembre 2019

Nous avons eu la chance d’interviewer la responsable de communication interne de Dell Montpellier, Valérie Viguier, qui nous a gentiment accueilli dans les locaux le 14 novembre 2019.

Bonjour, merci d’avoir acceptée de nous recevoir. Nous allons vous poser quelques questions sur votre métier et votre parcours professionnel en général, et cet entretien sera retranscrit sur le blog de notre licence. Est-ce-que cela vous va?

Oui, cela me convient parfaitement. Je vous écoute.

Quelles sont vos qualifications? 

Alors mes qualifications, donc j’ai un BAC+5 à la fac, j’ai fais langues étrangères appliquées. J’ai fais un mix de Toulouse pendant trois ans et deux ans à Montpellier. Aux Mirail d’abord et après à Paul Valéry.

Pourquoi avez-vous décidé d’étudier cette branche?

Parce que j’adorais les langues tout simplement. Parce que j’étais passionnée par les voyages et passionnée par l’apprentissage des langues. Et l’idée c’était de pouvoir communiquer avec encore plus de personne via les langues justement.

Est-ce qu’il faut nécessairement étudier la branche communicationnelle pour y travailler? 

Absolument pas, parce que je ne viens absolument pas d’un milieu de la communication. Je suis arrivée là par hasard, je vous expliquerez ça peut être après mais absolument pas. Et encore moins maintenant, parce que je pense que maintenant vous les jeunes vous commencez sur quelque chose et puis vous pouvez complètement faire un virage à 360 et pas du tout faire ce que vous aviez prévu de faire.

Lors de vos études, pensez vous travailler chez Dell? 

Absolument pas non plus. Je ne connaissais pas Dell du tout, et Dell Montpellier est installé là depuis 27 ans et moi ça fait 19 ans que j’y suis. Donc quand j’ai terminé mes études Dell n’était pas à Montpellier, donc je ne pouvais pas imaginer travailler chez eux parce que ça n’existait pas.

Comment êtes-vous arrivé chez Dell? 

C’est par connaissance en fait. Dans mon ancien job où je travaillais dans l’immobilier j’avais une amie dont son mari travaillait chez Dell et me dit “écoutes ils cherchent des gens, fais moi passer ton CV” tout simplement. Vraiment par hasard, c’est pas un choix.

Quel est votre parcours professionnel?

Mon parcours professionnel, donc à l’issu de mes cinq ans j’ai travaillée sept ans dans l’immobilier,  j’étais responsable marketing, j’ai fais de l’administration commerciale et après j’ai fais du marketing. Et je sortais un journal d’annonce immobilières dans les kiosques en fait, voilà c’était mon job.

Pouvez vous nous présenter votre travail et vos missions? 

En fait mon travail c’est très difficile de l’expliquer parce que j’ai un spectre super large. Actuellement, je fais à la fois de la communication interne, je fais de la gestion événementielle, je fais de la relation presse, et je fais de la relation en externe avec tout l’écosystème local. L’écosystème local c’est être en lien avec la mairie, la région, des associations, avec pleins d’entités qui sont sur Montpellier; donc j’ai un spectre qui est énorme.

Pouvez-vous nous raconter une de vos missions? 

Alors j’ai eu deux grosses missions, la première c’était d’accueillir donc notre grand patron qui est Michael Dell , qui habite aux Etats-Unis, et qui nous a fait l’honneur en 2013 de venir sur le site de Montpellier. Donc Michael Dell c’est comme Emmanuel Macron presque, c’est toute une logistique.  Avec un garde du corps, des repérages avant et tout ça. J’étais chargée d’organiser la visite de Michael Dell sur le site de Montpellier. C’était stressant au possible, alors en plus si vous avez besoin d’anecdote il y avait un vent pas possible à Montpellier, l’avion ne pouvait pas atterrir parce qu’il avait son petit jet privé évidemment, il était censé atterrir à Montpellier mais trop de vent donc il a atterrit à Avignon. Sauf que Avignon Montpellier moi j’ai pas de jet privé, donc du coup il fallait trouver un taxi, c’était assez compliqué.

Et le deuxième exemple c’était d’organiser l’anniversaire des 25 ans du site de Montpellier, c’est à dire qu’on avait 1 200 collaborateurs, c’était une journée et une soirée pour ces 1 200 personnes. Vous imaginez aussi toute la préparation, c’était six mois de préparation pour organiser une journée avec des événements, il y avait la presse qui est venue, on a toutes les associations locales, des VIP de Dell qui sont venus aussi donc il y avait pleins de réunions à organiser car les VIP faut s’en occuper, voilà c’est un gros projet et ça m’a mit à peu près six mois pour l’organiser. C’est énorme mais il faut ça. Parce que dans les six mois tu te dis “t’as un projet à faire” mais j’avais zéro budget pour l’organiser, il fallait aller chercher du budget aussi et c’était pas un petit budget.

Quels comportements faut-il adopter et quel style de direction vous adoptez?

Qu’est ce que tu entends par comportement? Tu attends quoi comme réponse par exemple? 

On avait vu les styles de direction en Terminale comme par exemple le style paternaliste où le supérieur hiérarchique est très proche de ses collaborateurs sans pour autant prendre leurs avis en compte pour le travail, ou encore le style participatif qui consiste à faire participer tous les salariés en prenant en compte leurs avis et leurs idées.

Voilà c’est plus un comportement participatif et empathique. Dans ce métier il faut savoir parler à tout le monde, aussi bien à la direction qu’à ceux qu’on appelle les “stakeholder”; ce sont les parties prenantes qui ont un intérêt légitime dans l’organisation.

Quelles compétences faut-il avoir pour exercer votre métier?

Alors il faut de l’organisation, aussi s’y connaître en gestion de projet, également avoir un très bon rédactionnel dans la communication interne, être un bon communicant et il faut avoir beaucoup d’énergie. 

Comment a évolué votre rapport personnel à votre travail de vos débuts à aujourd’hui?

Le rapport personnel à mon travail, moi je prend beaucoup de plaisir déjà dans ce que je fais, parce que je le maîtrise de plus en plus aussi comme ça fait maintenant 7 ans que je suis sur ce job là à peu près, donc voilà je prend plus de plaisir aujourd’hui. Je le prend très au sérieux, et du coup je suis aussi plus à l’aise, et plus compétente très certainement aussi, voilà en résumé je dirais ça. 

Il y a-t-il des évolutions possibles dans cette branche professionnelle? 

Oui parce que moi je m’occupe de tout ce qui est communication pour le site de Montpellier, et on peut imaginer la communication pour l’Europe ou la communication worldwide, travailler tout ce qui est en terme de communication au niveau international. Donc oui il y a des évolutions possibles. 

Où vous voyez-vous dans trois à cinq ans?

Soit me spécialiser plus dans l’événementiel France ou événementiel Europe. Donc plus du marketing pur que de la communication. 

Comment pourrait évoluer votre métier d’ici dix ans selon vous?

Je pense que les réseau sociaux peuvent beaucoup aider, et d’ailleurs j’ai eu une stagiaire pendant six mois en communication qui m’a aidée et qui a développée pas mal de visuel. Des visuels plus présents sur les réseaux sociaux. C’est faire savoir ce qu’il se passe sur les réseaux sociaux et ce qu’on fait chez Dell et comment on communique; communiquer davantage par le biais des réseaux sociaux.

Avez-vous rencontré des difficultés particulières durant votre carrière?

Evidemment et heureusement! Déjà ce métier là je ne le connaissais pas donc il a fallu que j’apprenne tout ça, c’est de l’apprentissage. En fait mon métier me demande aussi d’interagir avec beaucoup de personnes et de faire en sorte que comment vous expliquer? En fait les gens chez Dell ont leur métier, et parfois je peux demander à des commerciaux ou a des gens qui ont déjà leur job à eux de faire des choses avec moi ou de faire des choses pour moi. Donc c’est pas évident car moi c’est mon coeur de métier alors qu’à ces personnes là, pour de la communication en interne tu as besoin d’aller chercher des gens et de les sortir un peu. C’est peut être plus d’arriver à monter des équipes un peu plus diverses sur le site. 

Si vous avez quelque chose à changer dans votre vie professionnelle qu’est ce que ça serait? 

Ce serait d’avoir plus de petites mains qui pourraient travailler avec moi. Parce que je suis toute seule à le faire sur le site de Montpellier et c’est pas suffisant.

Quelle est votre définition personnelle de votre métier? 

Mon métier, ce que je me dis c’est qu’avec tous les événements que j’organise sur le site c’est que je fais du bien aux collaborateurs, c’est le bien-être des collaborateurs. Déjà je prend beaucoup de plaisir à le faire, je suis quelqu’un de souriante, qui va vers les autres et qui est toujours très positive alors je me dis que ce que je fais c’est important pour le bien-être des salariés.

Vous y avez un peu répondu mais, travaillez-vous en équipe?

Alors je travaille avec des équipes virtuelles, c’est comme ça que je les appelle. Je les appelles comme ça parce que j’ai pas d’équipe je suis toute seule.

Vous arrive-t-il de travailler à domicile? 

Oui.

Souvent?

Une fois par semaine en général.

Travailler en open-space favorise-t-il la coopération et la motivation des salariés?

Bien sûr. Je suis convaincu que l’open-space ça permet d’avoir une proximité et plus d’échange. 

Est-ce-que vous avez toujours travaillé en open-space?

Chez Dell oui, et avant non. 

Auriez-vous des conseils à donner aux étudiants qui souhaitent devenir responsable de communication interne?

C’est très fatiguant comme job donc il faut avoir beaucoup d’énergie. Il faut aimer ça, si tu aimes ça tu vas te régaler, il faut être très curieux, ne pas hésiter à être force de proposition, il faut être créatif et puis lancez-vous j’ai envie de dire. Franchement il n’y a pas de raison si vous avez envie de le faire que vous ne réussissiez pas. Il faut se faire confiance, faites vous confiance surtout. Si ça vous plait, vous y arriverai. De toute façon ce job là il faut le faire avec passion et avec de l’énergie, et puis être dans une belle boîte. Parce que vous pouvez faire de la communication dans une entreprise nulle ça ne sera pas la même communication. Donc il faut essayer de trouver la bonne boîte, la bonne équipe, travailler dans une bonne ambiance c’est quand même vachement mieux. 

Pour finir, avez-vous rencontré des difficultés particulières en tant que femme et pensez-vous qu’être une femme est un avantage pour votre métier?

Des difficultés particulières absolument pas. Et pourquoi une femme plus qu’un homme non plus, franchement Dell est de plus en plus dans la diversité donc on est très sensible à ça. On fait très attention à la place de la femme dans l’entreprise c’est quelque chose sur lequel on est vachement alertés, et sinon non un homme aurait très bien pu faire le job que je fais. J’ai pas rencontrée ni de difficultés ni de problèmes. Et comme je le dis, parce que c’est Dell et parce qu’on a cette mentalité aussi. C’est peut être pas pareil dans d’autres boîtes, si vous faites de la communication dans un métier d’homme, en BTP ou quelque chose comme ça, peut être que la position de femme dans la communication pourra rencontrer des difficultés. Mais sinon franchement pas chez Dell.

Nous avons fini, merci pour votre temps et vos réponses.

Merci à vous les filles.

Entretien réalisé par SERRE Lola et PONS Chloé.

Entretien avec William Eguienta, graphiste et publicitaire chez DO THE FILM à Montpellier

lundi 25 novembre 2019

Nous sommes 4 étudiants : Ouled Younes, Lequeux Alex, Berkane Rym et Dutourd Harold. Nous avons rencontré William Eguienta graphiste et publicitaire chez DO THE FILM à Montpellier le 13 novembre à 15 heures dans son agence au Millénaire à Montpellier, pour procéder à l’interview pour la matière « Méthode de Travail » en L1 Info-Com. Nous l’avons filmé et enregistré à l’aide de téléphones durant toute l’interview. Notre équipe était composée de 4 personnes donc nous nous sommes partagé les tache

Younes Ouled à la camera
Alex Lequeux à l’enregistrement audio
Les deux intervieweurs :
R: Rym BERKANE H: Harold Dutour
L’interviewé :
W: William Eguienta

R: Tout d’abord je vais nous présenter rapidement. Nous somme un groupe qui s’est formé dans le cadre d’un projet que nous effectuons dans une de nos matières dans notre licence en information et communication qui est Méthodes De Travail. Il nous a été demandé de mener une interview avec un professionnel de la communication , c’est pour cela que nous avons pris contact avec vous. Tout d’abord j’aimerais vous rappeler la durée sur laquelle nous nous sommes mis d’accord par téléphone qui était de 30 à 40
minutes. Cela vous convient toujours ? Et est-ce que vous acceptez que l’on enregistre l’interview?

W: Oui j’ai du temps devant moi, j’avais prévu une heure de marge. Et non
l’enregistrement ne me dérange pas j’ai l’habitude avec les cameras (rires).

R: D’accord merci , Tout d’abord pour commencer pouvez vous nous présenter votre parcours professionnel ?

W: j’ai commencé en faisant un BTS audiovisuel en montage post production à l’acfa à Montpellier et j’ai donc constater au final que ce n’était pas terrible, du coup j’ai quand même eu mon BTS et après cela je me suis enfermé chez moi et j’ai appris tout ce que je pouvais sur la 3D le montage etc… Je me suis lancée dedans tout seul. J’ai préféré me lancer en freelance au début car j’ai décidé de ne pas chercher de travail directement pour toucher à tous les métiers. Il y a un article la dessus ou j’ai même été le premier auto entrepreneur dans la vidéo de France. J’ai fait beaucoup de formations dans tous types d’entreprises, je suis aller pas mal de fois à Paris, dans pas mal de studios de production. Voilà, j’ai fais ça pendant 10 ans pour finalement ouvrir cette boîte en décembre 2017.

R: D’accord. Pour revenir sur votre parcours scolaire, qu’elle bac avez vous fait durant vos année de lycée? Nous généralement ce sont des bac généraux ou même technologiques qui ce redirigent vers l’université. De quel bac sortez vous ? Général ? Professionnel ?etc…

W: Après le bac j’ai fait mon BTS audiovisuel comme je vous est dit mais avant ça j’étais au lycée dans une filière qui s’appelait STT, c’est la ou on pouvait retrouver tout se qui était dans la gestion d’entreprise, je pense que c’est l’équivalent du bac STMG aujourd’hui. Du coup j’ai suivi ce parcours, pas parce que je voulais ouvrir mon entreprise mais parce que je n’avais pas d’idée précise sur ce que je voulais faire.

R: Oui , ça doit être le bac STMG qui s’en rapproche le plus. C’était la filière qui vous intéressez le plus je suppose?

W: Pas spécialement. Je me suis dis qu’avec un bac STT je pouvais m’orienter dans n’importe qu’elle branche alors que si j’avais été en L ou S je n’aurai pas eu le choix. Je voulais initialement ouvrir un magasin de BMX donc la gestion d’entreprise pouvait que m’ouvrir des portes sur cela.

R: En effet lorsque l’on est pas certains de ce que l’on veut faire il vaut mieux aller au plus général . Pourquoi avez-vous choisi ce métier? Par opportunités ou par passion?

W: Oui voilà, j’ai choisi ce métier par passion. En fait depuis tout petit, j’avais 7 ou 8 ans mon père avait un caméscope et je lui prenais pour pouvoir créer des petits films. J’ai toujours fait de la vidéo. J’ai fait du bmx aussi étant jeune du coup je m’amusais à faire des vidéos de bmx. J’ai découvert les effets spéciaux, avec after effect où la première chose que j’ai faite était une imitation de combat de laser comme dans Star Wars. À la base j’avais comme projet d’ouvrir un shop de bmx car j’adorais ça, donc je me suis dit si je vais en STT je pourrais apprendre à gérer une entreprise pour faire la mienne. Plus j’approchais du bac plus je me disais que finalement ce que je veux faire c’est du bmx et pas vendre des pièces derrière un comptoir, ça ne m’intéressait pas. Je me suis donc posé la question “ qu’est-ce que j’aime faire?”.J’avais toujours la caméra à côté de moi donc j’ai bien vu que ce que je voulais faire c’était donc faire des vidéos car je faisais ça tout le temps.

R: Ah d’accord, et du coup avez vous eu des moments difficile avant d’en arriver à l’ouverture de votre entreprise ?

W: Ah oui j’ai eu beaucoup de moments difficiles, comme tout le monde, et je sais que j’en aurai encore. Les moments difficiles font partie du jeu.
J’ai rencontré le plus de difficulté au lancement de ma carrière. Les débuts sont difficiles car personne ne nous connaît du coup pour que les gens vous fassent confiance ce n’est pas simple. Faut savoir se placer correctement et bien se vendre. Dans une carrière ont beaucoup de temps et c’est pour cela qu’on a beaucoup de difficulté mais il faut se relever et apprendre. Financièrement au début c’est donc tout aussi compliqué.
Mais à part quand nous nous sommes lancés nous avons aussi quelquefois vécu des moments où les affaires marchaient moins bien. J’ai déjà eu des moments ou j’ai travaillé pendant 6 mois non-stop sans jours de repos, et d’un coup pendant 2⁄3 mois rien du tout. Il y a donc des haut et des bas. Depuis qu’on a ouvert cette boîte en décembre 2017, à partir du 3 janvier j’ai commencé une mission qui s’est terminé fin juillet 2019 et depuis qu’on a ouvert j’ai bossé non stop tous les jours, pas de week-end ni rien. Depuis juillet c’est bien plus calme car on a pris des décisions et on apprend à mieux gérer.

R: Du coup avec tout ce que vous avez appris, avez vous retenu certaine compétence dont vous avez besoin plus que d’autre dans votre métier?

W: Oui voilà, c’est que ça, c’est juste des enchaînements de cumul de compétence. Quand j’ai donné des formations, ça m’a appris à être plus pédagogues et bien expliquer ce que font les gens et comment décomposer le travail aussi. Du coup maintenant je supervise les effets spéciaux dans les publicités, et j’arrive à être plus clair et plus organisé que si je n’avais pas eu toutes ces formations et toutes ces expériences. Sur certains tournages de publicités. On s’est déjà retrouvé à gérer plus de cinquante personnes ce qui est très compliqué quand nous connaissons pas ce milieu. On pense souvent quand on n’a pas d’expérience que dans le monde professionnel lorsque l’on demande quelque chose on l’obtient automatiquement . Ça n’a pas été notre cas il fallait lorsque l’on faisait des publicités gérer chaque groupe du figurant au maquilleur. C’est comme ça partout, dans tous les domaines, ont, peut apprendre un petit truc qui nous servira pendant toute notre vie que ce soit notre vie professionnelle ou personnelle. L’expérience est donc très importante.

H : Maintenant que nous avons vu votre parcours, pouvez vous nous parler dans le détail d’une journée lorsque que l’on est dans un post comme le vôtre ? Pourriez-vous nous donner une journée type ?

W : Alors cette question est un peu le piège, car on essaye de ne pas avoir de journée type, car c’est lassant tout simplement. Le but ce n’est pas d’arriver au bureau et de se dire ; le matin, je fais du montage l’après-midi.
Je démarche des clients. Je gère donc par rapport à l’impulsion de ma journée. Il y a des moments où je vais faire que du démarchage, je vais y passer 2,3 jours et d’autres jours ou je vais vouloir faire seulement du montage. En ce moment, nous sommes en train de faire une publicité. Quelquefois, je m’investis pendant 1 journée dessus, et d’autres fois, j’ai autre chose à faire donc je la mets sur le côté pour la reprendre plus tard. La présidente de l’entreprise à un autre travail à côté donc elle vient par intermittence. On n’a vraiment jamais de journée type et je conclus qu’on s’amuse donc plus.

H : Est-ce que vous avez eu des missions qui vous ont marqué plus que d’autres dans votre travail ?

W : Oui j’ai eu beaucoup de missions qui m’ont marqué. La dernière grosse mission qu’on a eue, c’était pour France télévision, pour la publicité d’un si grand soleil” une série qui se tourne à Vendargues. On était dans un appartement avec plusieurs fenêtres et nous avons décidé de mettre un fond vert à chaque fenêtre et car nous avions un système qui fait que tous les mouvements de la caméra sont reproduit sur un logiciel pour avoir un même mouvement, comme ça le fond vert est supprimé et un fond 3d est mis en temps réel, et non en post-production. Cette mission a eu plusieurs complications, car toutes les techniques qu’on avait, étaient en test, donc je peux vous dire que ça a été la mission la plus compliquée que j’ai eue. Une autrefois, j’ai eu un travail où je devais faire une publicité artistique pour l’ouverture d’art channel. C’est le Shanghai Media groupe qui avait commandé cela.La vidéo a été projeté sur des fontaines d’eau en projection holographique. C’était dans mes débuts donc cette expérience m’a beaucoup servi, mais ça a été très dur, car je n’avais jamais fait de projection holographique.

H : Est-ce que la communication fait partie du métier que vous faites aujourd’hui ?

W : Oui la communication, c’est la base de notre métier déjà pour le partage de notre savoir avec les autres entreprises, mais aussi pour les publicités que nous faisons pour notre propre entreprise. Les entreprises ne vont jamais dans un annuaire pour trouver des agences comme la nôtre donc notre communication est très importante pour se faire connaître tout d’abord, et pour que nous puissions les aider à se faire connaître en faisant leur publicité juste après. Je crois que dans l’Hérault nous sommes 200 sociétés, du coup si on regarde les probabilités il y a quasiment aucune chance qu’on se fasse trouver dans un annuaire, donc sans une bonne communication notre agence ne peut pas marcher.

Y : Êtes-vous plus accès sur la publicité ou bien sur les montages vidéo et la réalisation?

W : Nous sommes accès sur un peu tout, nous sommes ouvert à plusieurs milieux. La communication pour moi est une passion car je me passionne pour la photo qui est en lien avec la publicité, mais depuis que j’ai ouvert cette société, je m’ouvre de plus en plus à la vidéo. Nous sommes en train d’en tourner une en ce moment et dans le futur, on sait que ce sera une publicité parmi tant d’autres.

H : comment voyez-vous votre futur dans 5/10 ans ? Vous voyez vous encore dans cette agence, ou dans une autre peut-être ?

W : Alors, moi que ce soit cette agence où une autre ça n’a pas vraiment d’importance.
Ce qui compte pour moi c’est la manière dont je peux évoluer dans le métier que j’ai envie de faire. Donc là, la publicité que je suis en train de faire, c’est moi qui l’ai produit et non l’agence. Ce qui compte, c’est que je puisse réaliser toutes ces publicité et montage vidéo comme je le ressens et comme je le veux.

H : Vous vous voyez rester en France ou vous pensez qu’il y a plus d’opportunités dans d’autres pays ?

W : Je ne sais pas, j’y ai pensé plusieurs fois, mais je ne suis pas sûr qu’il y est plus d’opportunités vu que Montpellier est en train de se développer de plus en plus. Je pense ce n’est pas le moment de partir, mais plus le moment de se développer. C’est surtout grâce à ça que l’entreprise est en train de se faire reconnaître. L’objectif est le même partout, il faut réussir à tirer son épingle du jeu, il faut se démarquer et faire en sorte de faire quelque chose d’intéressant.

H : J’ai vu sur votre site internet que vous avez fait des projets avec la marque des céréales Lion ou bien France Télévision comme vous avez dit. Comment se passe l’organisation pour trouver des partenaires autant connues ?

W : je ne saurais pas dire comment ça se passe de manière générale, car chaque entreprise a son expérience. Par exemple moi pour France télévision, j’y suis allé au culot.
Je leur ai énuméré toutes mes compétences et tout ce que la société peut faire et je leur ai dit s’ils veulent collaborer, ils peuvent me contacter. Ils m’ont donc appelé pour pouvoir essayer quelque chose où on a été mis en concurrence avec d’autres agences, et nous avons été celle qui a été choisi.
Pour Lion, la démarche était la même. J’ai envoyé un mail à la production où je leur ai énuméré mes compétences et ils m’ont retenu pour pouvoir faire leurs publicités.
Les partenariats se font aussi très souvent par connaissance comme dans tous les domaines. Par exemple la publicité pour open source cool. L’entreprise qui voulait faire la pub nous a contactés directement, car j’ai travaillé avec une personne qui était amie avec cette entreprise du coup il y a eu plus de facilité pour pouvoir être mis en relation.
L’organisation pour pouvoir collaborer avec des enseignes connues comme celle-ci est donc basée sur le culot et les relations.

H : Pour finir, avez-vous des conseils pour des étudiantes ou autre pour pouvoir réussir dans le monde de la publicité ?

W : de manière générale, le conseil que je peux vous donner, c’est juste de ne pas attendre d’être dans la vie professionnelle pour faire les choses.
Apprenez tout ce que vous pouvez, car d’autres personnes sont en train d’apprendre et sont en train de prendre de l’avance sur vous. Moi par exemple si je devais suivre mes études, je m’orienterais vers une carrière de monteur. Je n’ai pas arrêté, j’ai appris un maximum pour finalement faire ce que j’aime aujourd’hui qui est le graphisme et la publicité .

H : D’accord. Nous avons donc terminé. Merci beaucoup de nous avoir accorder du temps.

W : Merci à vous

Entretien réalisé par : OULED HAMMOU YACHOU Younes, LEQUEUX Alex, BERKANE Rym, DUTOUR Harold.

Interview de Thomas Bauer, co-créateur de 3.Quatorze, concepteur artistique, graphiste multimédia et chargé de communication sociale.

lundi 25 novembre 2019
Logo 3.quatorze

Nous sommes quatre étudiants en première année d’information et communication : Badie Clara, Bauer Clément, Bouvier Cyann et Maillot Anthony. Nous avons interviewé Thomas Bauer, co-créateur de 3.Quatorze, concepteur artistique, graphiste multimédia et chargé de communication sociale. L’interview s’est déroulé à Montpellier dans un bar le Mercredi 13 novembre. Le tutoiement sera employé car nous connaissons notre interviewé.

Anthony : Bonjour Thomas, merci d’avoir accepté cet interview, nous allons te poser des questions sur ton parcours et tes fonctions au sein de ton agence. Toute l’interview sera retransmise sur un blog puis à l’oral devant une classe et un professeur. Est-ce que cela te convient ?

Thomas Bauer : Très bien, je vous écoute !

Clément : Peux-tu te présenter en quelques mots ?

Thomas Bauer : Je m’appelle Thomas bauer, je suis directeur artistique, créateur et designer pluridisciplinaire en Freelance* et je travaille aussi dans une agence de communication pluridisciplinaire qui s’appelle 3.14.

Clément : Pourrais-tu nous parler de ton parcours scolaire ?

Thomas Bauer : J’ai commencé dans ce milieu en seconde, je suis parti au lycée Champollion à Lattes en PAO* et en imprimerie puis je me suis réorienté en première dans un Bac pro communication visuelle plurimédia où j’y ai obtenu un BEP et un bac pro. Ensuite je suis parti à Aix-en-Provence à l’ECV faire une prépa art pour enchainé sur deux ans de licence de direction artistique puis terminé avec un master de direction artistique.

Anthony : Tout à l’heure tu as parlé de Freelance, du coup j’aimerai savoir pourquoi tu as choisis de te mettre en Freelance et quels sont les intérêts que cela représente ?

Thomas Bauer : J’ai commencé le Freelance dès la fin du bac pro, car j’ai pu avoir des opportunités. J’ai tout de suite trouvé ça intéressant. Puis durant toute ma L1, L2, L3 jusqu’au Master j’ai de plus en plus développé mon auto-entreprise. J’ai donc développé mon statut de Freelance et cela m’a permis de rencontrer beaucoup de gens, d’avoir des exercices super intéressants, d’avoir des clients différents donc c’était assez éclectique au niveau des demandes. Par exemple, j’étais parfois en temps que graphique designer, donc vraiment de la création d’identité visuelle, de logo type, etc. Puis parfois c’était de la direction artistique complète. Par exemple en fin de L3, une grosse chaine de restaurant de sushi qui m’a contacté ma demandé une nouvelle identité visuelle et ça l’a fait. Ils ont kiffé et ils m’on prit en tant que directeur artistique au fur et à mesure. J’ai trouvé ça intéressant de faire ce type de projet, c’était une énorme responsabilité quand t’es étudiant mais c’était intéressant car ça m’a permis de pouvoir faire des erreurs car t’es toujours étudiant, tu as toujours ce cadre là. Ça te permet de te professionnaliser, d’avoir de l’expérience tout simplement. Par exemple, j’étais directeur artistique pendant un an et demi, deux ans pour la chaine de restaurant et c’est toujours cool de voir tout ton travail se développer de partout et aboutir à quelque chose de concret.

Clément : Tu nous expliquais donc que tu faisais tes études et des emplois à côté en Freelance, comment tu arrivais à gérer les deux, à gérer la pression, le travail.

Thomas Bauer : Du coup c’est une organisation qui est énorme en gros. Déjà qu’on a pas mal d’heures de cours, qu’on a envie de sortir, de prendre des pauses et de se consacrer essentiellement à ses études, là c’était chaud. Ça me demandait beaucoup de temps, voir plus que les études. Il faut avoir une organisation en béton, il faut être carré. C’est dur au départ mais après, au fur et à mesure on s’y fait et on arrive à avoir un planning qui est construit et s’y tenir du coup.

Cyann : Donc d’après ce qu’on a compris, à la fin de tes études, tu étais donc en étude et en Freelance et tu as ouvert ton agence, ton studio avec quelques collaborateurs, parle-nous en plus comment tu es passé d’un statut à un autre, d’où vient l’idée ?

Thomas Bauer : Déjà j’étais en Freelance parce que en temps que créateur, j’ai vraiment du mal à avoir un intermédiaire entre le client et moi, c’est important de l’appuyer. Aussi j’ai du mal à avoir des directives de la part d’un autre directeur artistique ou d’un patron, d’un superviseur entre le client et moi. Il s’avère que j’ai rencontré 2 autres personnes qui s’appellent Stephane Lamalle et Thomas Iatrou. Thomas a fait les même études que moi et Stephane Lamalle qui est professeur dans l’école où j’étais et qui a une expérience directe, il a déjà eu une agence avant ça et on s’est très bien entendu humainement et professionnellement donc ça l’a fait. Lorsque tu rencontres des personnes dans ce milieu dans lequel t’as les mêmes attentes, les mêmes envies, les mêmes désirs, du moment que ça match on s’est dit let’s go* on fait un truc ensemble, on se met sous un nom: 3.quatorze. On l’a appelé 3.quatorze pour des références qui nous semblent intéressantes, qui nous parlent comme l’infini, les notions rattachées à la création, à la recherche. C’est vraiment un point qu’on a accès sur 3.quatorze, la recherche. Pour nous avant tout, ce métier-là c’est pas forcément l’image en soi, l’image c’est la dernière production, la conclusion, 80% avant c’est l’étape de recherche, de se renseigner, lire des bouquins, sortir, échanger avec des personnes. Entre nous aussi débattre pour trouver un concept puis la meilleure solution graphique entre autre. Mais dans la plus part des cas, on répond à une demande. Pour la plupart du temps quand on a un client c’est d’avoir une problématique par exemple pour une identité visuelle, d’avoir une image en soi donc nous on va répondre à cette demande-là et on va essayer d’y répondre au mieux en créant un concept qui soit le plus adapté à lui. Par exemple si c’est une marque qui vend un produit spéciale, on va chercher à le mettre en avant d’une certaine façon et pas que ce soit du premier degrés. On va chercher à ce que ce soit subtil tout en mettant son image en avant, etc… c’est vraiment de la recherche en continu. Après avec 3.quatorze on axe ça, puis on a eu des envies plus artistiques aussi, plus libres comme créer des projets de A à Z. C’est vraiment large, pluridisciplinaire, ça peut être dans tout domaine.

Clara : Donc aujourd’hui t’es en agence de communication, en studio de création pluridisciplinaire et on aimerait savoir quel démarche tu adopte pour aller vers le client ou comment lui il te démarche, comment il entend parler de vous ?

Thomas Bauer : Je vais aussi parler au nom des 2 autres personnes qui travaillent chez 3.quatorze, en fait on a tous les 3 des clients de base, des expériences. Pour les clients, ils viennent par le bouche-à-oreille. Personnellement de mon pleins gré quand j’ai démarré en Freelance, j’ai démarché qu’une fois et après avec l’agence on a jamais démarché, on a toujours eu cette chance. Par le bouche-à-oreille des gens, on fait un boulot par exemple où il y aura une campagne d’affichage dans toute la ville ou sur les réseaux et ça va avoir un impact assez grand, certaines personnes vont accrocher avec notre travail et let’s go. En générale il y a le nom sur l’affiche ou une référence moins directe puis on peut nous trouver sur Instagram* sur internet.

Clara : Mais vous avez quand même une identité ?

Thomas Bauer : On a une identité qu’on soit du coup sur une activité de création pluridisciplinaire on peut toucher à tout domaine. Ce qu’on va amener en premier c’est notre conception, notre création, notre idée, notre concept et après derrière on suscitera la technique. La plupart du temps donc les clients viennent par le bouche-à-oreille mais aussi par les réseaux comme Instagram. Instagram permet une connexion incroyable avec le monde entier, il y a des personnes qui te contactent de partout. Tu n’as pas besoin d’avoir beaucoup d’abonnés en soi, suffit juste d’avoir un contenu qui te représente, qui représente les personnes avec qui tu es, ton studio en fait, ton travail, d’avoir simplement une identité, de la retransmettre et si t’arrive à la développer sur les réseaux et bien que tes 500, 1000 ou 15 000 abonnés, ça fait le taf*. Dans tous les cas, nos clients viennent par ça, soit les réseaux, soit le bouche à oreilles y compris les soirées et les événements.

Cyann : Du coup avec vos collaborateurs vous échangez vos idées, vos créations, vos recherches dans des locaux ou vous êtes dans une correspondance virtuelle en ce qui concerne l’organisation des projets ?

Thomas Bauer : Mes deux collaborateurs sont installés sur Marseille, et moi je ne suis pas installé sur Marseille, je suis à coté de Montpellier, donc en général je me déplace là-bas tous les 15 jours et j’essaie de rester plus d’une semaine là-bas, du coup les trois quarts du temps le travail se fait à distance. Donc c’est surtout virtuel, c’est-à-dire appel téléphonique et messages, c’est plus difficile mais une fois que tu arrives à avoir une bonne relation on avance plus facilement. Je n’ai pas encore assez de recul sur ça mais je trouve qu’on est plus productifs à distance finalement. Après quand je descends sur Marseille et qu’on se voit tous les trois, là on va échanger directement et ça va se faire d’une très bonne manière aussi. Donc au final il y a vraiment 80% de recherche ! Par contre on a pas de local, on en a eu un mais on est parti parce qu’on était avec d’autres personnes, avec des architectes et ça ne convenait plus trop. Du coup maintenant c’est chacun chez soi mais dans l’idéal on aimerait trouver plus tard un Fab lab*, un grand atelier où on a du matériel pour imprimer, pour faire de la sérigraphie ou pour expérimenter. Et après du coup pour travailler la plupart du temps on se retrouve chez l’un ou l’autre autour d’une table, ou alors on va marcher en ville et on va échanger et débattre pendant des heures et des heures, c’est pour ça quand on a des deadlines* courtes c’est horrible parce que, en soit, sur le travail et l’exécution ça va vite mais ce qui nous prend du temps et ce qu’on a envie d’axer c’est vraiment la recherche. Après ça dépend vraiment du travail, des deadlines du client et ça dépend de la demande, si on a une demande d’identité visuelle ça ne sera pas le même échange ni la même réflexion que si c’est pour une campagne d’affichage, ou un site web ou une typographie, ou encore si c’est pour un magazine, une édition donc ça va dépendre de tout ça.

Clément : Du coup je voulais savoir, comme tu as un peu parlé de tes projets, que c’était souvent différent les uns des autres. Est-ce que tu as plutôt des inconvénients selon certains projets et des avantages avec d’autres ? Quels sont les inconvénients du métier ?

Thomas Bauer : En général, les inconvénients du métier c’est que tu n’as pas de vie. Parce que c’est toute ta vie d’un côté aussi. C’est assez contradictoire mais vu qu’on est sans cesse en train de faire de la recherche, tu y penses tout le temps. C’est ça qui est le kiffe* aussi, on est tous passionnés par le truc et du coup tu y penses tout le temps. Parfois tu vas privilégier ta passion, et on voit pas trop ça comme du travail car on est passionnés. On va privilégier notre passion plutôt qu’à sortir, ou a prendre des pauses. C’est à la fois génial et embêtant. Et pour les inconvénients et avantages des projets. Du coup quand on a des projets qui prennent plus de temps selon les clients, on apporte pas la même importance. Fin si, on apporte la même importance, que ce soit pour Nike ou pas un charcutier parce que dans tous les cas ça nous fait kiffer. Après c’est pas le même impact, mais dans tous les cas on essaye d’y mettre notre temps et de s’y consacrer. Puis après, selon le client c’est suivant la deadline, plus on a de temps, plus on va devoir s’y consacrer. On a parfois des boulots sur deux mois, avec une identité visuelle complète avec toute une campagne de communication, d’affichage dans la rue, du Web, etc… Lorsqu’on a ça, pendant les deux mois on va aussi prendre de nouveaux boulots et on va devoir les faire en plus rapide. Ça crée toujours des complications, du coup y a des dualités sans cesse.

Anthony : On voulait savoir si tu avais des projets à venir, qu’est ce que tu vises sur le long thermes ? Et sur quoi tu travailles, en ce moment ?

Thomas Bauer : En soit, là, en ce moment, on peut pas trop le dire, mais on travaille sur des projets pluridisciplinaires, avec de la création de logotypes, de symboles, la création typographique, on essaie au maximum de développer l’identité de 3,14, étendre l’agence, là on vient de finir une campagne de communication visuelle pour un festival à Marseille qui s’appelle « Mars en Baroque » c’était une campagne d’affichage, on a pleins de trucs, et nous, plus tard, ce qui nous ferait kiffer c’est d’aller vers des démarches plus artistiques et d’avoir moins de demandes de clients en soit, c’est d’être plus libre dans la création, franchement c’est l’idéal, et l’idéal aussi c’est que les gens viennent vers nous, même si c’est déjà le cas, mais en avoir encore plus pour que les gens viennent pour nos compétences, nos qualités, qu’ils soient attirés par notre réflexion, notre manière d’agir.

Cyann : De ce qu’on a compris tu touches à plein de domaine, peux-tu nous expliquer une journée type ?

Thomas Bauer : Une journée type, on va se lever, normal, classique, comme tout le monde, puis à 10 h en général on attaque, à 10 h du matin, et on accroche direct, tous les matins en fait que ça soit ensemble ou par téléphone, on va échanger. On va discuter autour des projets, tout remettre en question : le projet, les concepts pour savoir si c’est stable et si ça peut vivre sur la période commandée, par exemple pour une campagne d’affichage sur 2 mois il faut que ça tienne 2 mois et pour une identité visuelle faut que ça tienne en soit pour l’éternité, au minimum 10 ans. Donc on va débattre puis vers 11h30/12H00 on va commencer à se mettre sur nos feuilles, nos carnets de croquis ou nos ordis pour commencer à expérimenter, on va faire jusqu’à 19/20 h et des fois ça dure même toute la nuit jusqu’à 2/3 h du mat, donc ça dépend, et après on va boire un coup si on à le temps.

Anthony : Quels conseils tu donnerais pour développer une identité à travers les réseaux, ou se faire un nom dans le métier ? Vous, comment vous vous y prenez ?

Thomas Bauer : Déjà pour nous je vais parler de 3.14. On s’axe sur un domaine sur Instagram, sur l’image en soi et sur la création d’image, sur le cover* par exemple c’est un truc qui est énorme, à chaque fois que tu refresh* il y en a énormément, il y a plein de personnes qui partagent leur truc, que ce soit du faux projet ou des projets concrets et réels. Donc nous comment on procède ? C’est moi qui m’en occupe, c’est souvent du référencement, comme Instagram en soi est une bibliothèque, tu peux tout simplement utiliser du hashtag… Bon moi personnellement je trouve que ça salit l’image. La plupart du temps tu vas plutôt le faire sur un post tout les mois, c’est vraiment rare, et sinon tu peux contacter d’autres pages d’Instagram qui s’occupent de faire du repost*, ou alors des magazines, personnellement nous contactons beaucoup de magazines. D’ailleurs ça permet par la suite qu’ils reviennent directement d’eux-mêmes vers toi. Les comptes qui ont une renommée te permettent d’avoir une visibilité énorme. Après forcément il faut avoir un contenu qui est propre à toi-même. Le travail est forcément partagé par la suite, car tu te crées une communauté car tes amis te suivent, tes clients te suivent et d’autres personnes qu’on ne connaît absolument pas et c’est ça aussi qui est génial. Tout ça, ça crée une communauté et c’est ça qui est puissant et qui est fort. Par exemple quand on va travailler pour un artiste, actuellement dans la musique dans le rap, c’est ce qui tourne le mieux en musique, il faut vraiment accentuer ta personnalité et beaucoup s’axer sur ça et c’est cette franchise qui va plaire aux gens. Les réseaux amènent cette pseudo-liberté, ça donne l’illusion d’être en relation directe avec les gens. Mais nous pour le studio on a fait quelque chose de beaucoup plus professionnel chaque post est très pro. Si tu veux développer un projet pro il faut éviter de divaguer sur d’autres choses. Il faut toujours se remettre en question, se dire « Ok ça, ça va parler à telle personne » il faut donc cibler à chaque fois mais bon ça c’est sur des gros coups marketings. Tu cibles et tu références. Après dans un post tu peux expliquer ton projet, je sais que les gens aiment bien ça, mais nous on aime bien garder une sorte de distance et garder un certain mystère dans l’image et de ne pas tout dire. Les personnes qui se retrouvent face à un visuel ce sont elles les personnes les plus importantes c’est elles qui nous permettent d’exister et du coup on aime bien laisser une part de mystère pour laisser place à leur imagination. La communauté c’est hyper important car à travers un repost en story ils nous apportent une certaine crédibilité dans la réalité ! Les artistes qui débutent aiment bien faire ça et reposter, et les personnes qui font du 10000 voir 15000 vues sur Youtube quand ils sortent un clip, à chaque fois ils repostent et là ça te permet de voir aussi que les gens aiment et ça t’apporte de la crédibilité. Et moi je trouve que Facebook ça permet pas ça c’est vraiment Instagram qui le permet ! Nous les clients que ce soit pour un restaurant ou pour mettre en avant un produit on les dirige vers Instagram parce que Facebook c’est plus trop vivant, c’est soit très professionnel soit très perso au final. Donc moi je trouve qu’Instagram c’est le meilleur réseau social même maintenant tu peux vendre ton produit.

Clara : Quels sont tes conseils pour les jeunes qui se lancent dans ce domaine ?

Thomas Bauer : Sans prétention, juste kiffer quoi. Dans les études exercez à fond ! Parce qu’il y a beaucoup de gens comme vous, de gens comme moi, on est beaucoup à vouloir faire des métiers dans l’image, la communication, la création, c’est quelque chose qui parle. Faut kiffer en fait, pendant les études, il ne faut pas arrêter de rechercher, ne pas avoir peur de se planter, parce que c’est le seul moment ou vous pouvez le faire, ou vous pouvez vous le permettre. Mais si vous en avais l’occasion, aussi sortir, rencontrer des artistes, rencontrer des gens. Et se donner à fond, si t’es passionné c’est encore mieux.

Clément : Merci d’avoir pris de ton temps pour répondre à nos questions, ça nous a permis d’en apprendre davantage sur ce métier et de nous motiver encore plus pour toutes les années d’études qu’il nous reste !

Thomas Bauer : C’était un plaisir.

GLOSSAIRE :

Freelance : être indépendant dans un domaine, sans contrat, sans employeur.
PAO : Publicité Assistée par Ordinateur.
Let’s go : expression anglaise traduite par « C’est parti ».
Instagram : réseau social.
Le taf : Le travail.
Fab Lab : expression anglaise traduite par « laboratoire de fabrication », soit un atelier avec plusieurs outils différents pour travailler.
Deadline : expression anglaise traduite par « date limite ».
Kiffe : du verbe familier kiffer, soit l’action de prendre du plaisir, d’apprécier, d’aimer.
Cover : mot anglaise traduit par « couverture », soit une couverture de magazine, de livre, d’album…
Refresh : mot anglais traduit par « rafraichir », notamment utilisé pour les réseaux sociaux : désignant l’action de réactualiser une page.
Repost : mot anglais traduit par « republier ».

Badie Clara, Bauer Clément, Bouvier Cyann et Maillot Anthony

Entretien professionnel avec Lorène MURATEL ( chargée de communication ) et son mari Vincent MURATEL.

dimanche 24 novembre 2019
Résultat de recherche d'images pour "maison emilienne maison violette"

Ci-dessous notre entretien professionnel mené avec Lorène MURATEL et son mari, propriétaires des boutiques « Maison Emilienne » et « Maison Violettes », boutiques montpelliéraines. Cette rencontre s’est déroulée le vendredi 15 novembre 2019 dans un café de Montpellier.

Interviewer : alors pour nous présenter en deux mots, nous sommes des étudiantes en information-communication de l’université Paul Valery. Dans le cadre d’un cours de Méthodes de Travail nous avons appris à réaliser des entretiens professionnels, en tant que tâche finale nous avons pour mission de réaliser un entretien avec un professionnel de la communication. Il sera enregistré uniquement dans le but de le retranscrire. Vous aurez un droit de regard sur la production finale vous permettant d’ajouter ou de modifier des informations. 

Lorène : très bien. 

Interviewer : pouvez-vous nous parler de votre boutique ? 

Lorène : Cela fait maintenant trois ans que nous avons ouvert Maison Emilienne, d’abord la boutique puis, un an plus tard le e-shop sur internet. Nous avons donc deux réseaux de vente. Suite à cela, nous avons ressenti le besoin de nous développer car la boutique n’était pas assez grande pour vendre certains produits, notamment les produits de la marque Maison Emilienne car oui, Maison Emilienne est une boutique mais c’est également une marque. 

Nous avons donc racheté une boutique dans la même rue que nous avons décidé d’appeler Maison Violette. Chez Maison Violette nous vendons principalement du mobilier. Notre concept est celui d’une boutique générale, nous voulons proposer des produits coup de cœur et très variés, allant de la mode au lifestyle ou encore à la maison. Notre but est de ne pas lasser le client, nous avons donc des intemporels et des one-shot. 

Interviewer : quel est l’effectif de votre boutique ?

Lorène : nous sommes quatre mais nous avons un besoin de cinq à six personnes. Il y a donc, en ce moment, une personne qui vient en supplément. S’ajoutent à cela des personnes extérieures comme les photographes, notre bureau de presse, etc. 

Interviewer : le photographe fait donc vos photos pour Instagram ? 

Lorène : les photos pour notre Instagram sont soit faite par la photographe soit par moi et je les mets ensuite en ligne. Notre photographe est principalement présent pour les shootings que l’on fait tous les quinze jours voire trois semaines. 

Interviewer : vous êtes donc assez polyvalente dans votre travail. 

Lorène : oui le fait d’être sur une petite entreprise nous oblige à être assez polyvalents sur les postes. Moi je me suis totalement détachée de la vente à part à des périodes comme Noël où je suis obligée d’être présente mais je m’occupe principalement de toute la partie communication. 

Vincent est plus sur la partie magasin, vente, conseil client et nous nous rejoignons tous les deux sur la partie chantier car nous sommes également architectes d’intérieur.

Interviewer : pouvez-vous nous parler de votre parcours scolaire ? 

Lorène : mon parcours scolaire est assez atypique. Je n’ai pas fait d’études de communication, à la base j’étais nutritionniste puis je me suis tournée vers l’architecture d’intérieur, j’ai obtenu un diplôme dans ce domaine ce qui nous a amené à ouvrir notre première boutique en Bretagne il y a une douzaine d’années. Mon mari étant de Montpellier, nous avons décidé de venir vivre ici il y a cinq ans. 

Vincent : moi je suis ingénieur en bâtiment. J’ai travaillé dix ans en cabinet d’architecture et bureau d’étude pour des constructions de bâtiments publiques comme des hôpitaux ou encore des maisons de retraite. Au bout de douze ans, nous avons décidé de créer quelque chose tous les deux et nous nous sommes donc retrouvés sur la création de notre première boutique.

Lorène : notre commerce et notre communication ont, en quelque sorte, évolués en même temps. Il y a douze ans, Instagram et Facebook n’existaient pas réellement dans un but commercial. Nous avions tout de même une page Facebook mais celle-ci restait assez anecdotique. Petit à petit, nous avons vu les attentes des clients évoluer. Nous les avons beaucoup entendu dire que le shopping en ligne était plus pratique. Nous nous sommes donc rendu compte de l’importance d’avoir un e-shop. Ensuite, nous avons réalisé que pour amener les gens sur le e-shop, il nous fallait des réseaux sociaux. Les gens viennent en boutique car ils nous ont vu sur Instagram, Facebook ou dans des magazines. Nous avons pris un bureau de presse parisien, il faut savoir que 80% de notre clientèle est parisienne sur internet, ils ont donc pu nous voir dans des magazines et se sont ensuite rendus sur notre e-shop. Tout cela s’est fait de manière très autodidacte. Il a fallu qu’on réalise que pour avoir quelque chose de professionnel, il nous fallait des jolies photos mais ce n’est pas tout, il est également important d’interagir avec le client et de répondre à ses questions.  

Interviewer : l’apparition du e-shop a donc réellement marqué une rupture positive dans le développement de votre boutique. 

Lorène : oui tout à fait, le e-shop permet de faire venir le client en boutique, parfois les gens regardent nos articles sur le e-shop et viennent ensuite. Il nous a permis d’élargir notre zone de chalandise qui est maintenant internationale. Il a donc été essentiel à notre développement. 

Interviewer : avez-vous fait une formation particulière afin d’apprendre à gérer vos réseaux sociaux ? 

Lorène : non je n’ai pas fait de formation, j’ai commencé sur Instagram à l’ouverture de Maison Emilienne. Dans notre ancien site, en Bretagne, nous avons tout de même pris quelqu’un qui nous a donné quelques clés et nous a expliqué l’importance du référencement naturel.

En ce qui concerne les réseaux sociaux, au départ j’ai travaillé en collaboration avec des influenceuses et je me suis rendu compte que nos produits étaient mis en avant de manière très éphémère. De plus, elles n’avaient pas le professionnalisme que nous avons maintenant. Petit à petit, j’ai réalisé qu’en gérant nos réseaux sociaux, nous devenions nous même des influenceurs. Nous avons donc commencé à publier quelques moments de vie afin d’installer une sorte de proximité entre nous et notre communauté car nous sommes très attachés au côté humain. 

Aujourd’hui les influenceuses sont tout de même beaucoup plus professionnelles et il est à nouveau important de collaborer avec elles que ce soit pour des évènements, des soirées ou encore la diffusion d’un nouveau produit. Nous risquons donc d’opter pour cette stratégie dans les mois à venir. 

Interviewer : collaborer avec des influenceuses fait donc parti des ambitions futures de votre stratégie de communication. 

Lorène : exactement. En ce qui concerne notre stratégie de communication, nous travaillons avec un bureau de presse nommé « Bureau 110 », l’un des plus gros bureaux de presse parisien pour les marques de décoration. Ils nous mettent en relation avec les plus grands journalistes spécialisés dans ce domaine. Nous allons donc sur Paris deux fois par an afin de présenter notre collection à des professionnels et des influenceuses connues. Ces personnes ont le choix de mettre en avant nos produits ou non en fonction de l’intérêt qu’elles y portent. 

Interviewer : pouvons-nous parler de sponsoring?

Lorène : non ce n’est pas du sponsoring. Ils ne sont pas payés, nous payons uniquement notre bureau de presse. Nous faisons juste en sorte qu’ils aiment nos produits et qu’ils les mettent en avant dans leur magazine ou sur leur site internet. 

Interviewer : selon-vous, quelles sont les qualités requises afin d’exercer votre métier ?  

Lorène : je ne sais pas si je peux considérer cela comme une qualité me permettant d’exercer ce métier mais j’ai tendance à voir en amont ce qui va marcher. Je pense toujours à la saison d’après. 

Interviewer : vous ne vous arrêtez jamais sur quelque chose qui a marché en vous reposant sur vos acquis. 

Lorène : tout à fait.  D’ailleurs, sur Montpellier il y a une douzaine de boutiques de décoration qui ont ouvert et j’ai remarqué que certains de nos produits avaient été copiés. Dans ces cas-là, nous arrêtons totalement le produit. Nous essayons toujours d’avoir une longueur d’avance et ce, sans copier. 

Interviewer : vous arrive-t-il souvent de vous faire copier ?      

Lorène : oui très souvent. Plus nous évoluons, plus nous nous faisons copier. Cette situation est déjà arrivée avec de grandes enseignes. 

Interviewer : comment gérez-vous ce genre de situation ?  

Lorène : pour l’instant, nous avons décidé de ne rien faire. Nous commençons tout de même à nous protéger avec l’« enveloppe solo » qui nous permet de faire jouer l’antériorité de notre produit. 

Interviewer : cette méthode se rapproche donc beaucoup de celle du droit d’auteur.

Lorène : oui exactement. 

Vincent : c’est beaucoup d’énergie et pour l’instant on consacre notre énergie à la création. 

Laurène : et comme on vous dit on est que quatre, là il faudrait vraiment être une dizaine, deux qui s’occupent que de la communication et d’autres qui s’occupent que du magasin, nous on essaye d’y être le moins possible mais on doit y être un peu. Petit à petit il y a des choses qui protègent un petit peu les créateurs en France mais c’est pas facile. Par exemple, Gigi Clozeau vous connaissez certainement les bracelets Gigi Clozeau avec les petites perles et des petites choses comme ça. Maintenant, elle ne fait plus de procès et c’est normal car elle préfère mettre son énergie à faire autre chose. 

Interviewer : il faut être fière que votre produit soit recopié !

Laurène : c’est toujours ça, quand les produits sont recopiés, quelque part c’est une fierté !

Interviewer : par rapport à votre métier, lié à la communication, est-ce que vous avez rencontré certaines difficultés ? 

Laurène : des difficultés…oui certainement. La première difficulté : au début on a essayé de pas travailler avec un bureau de presse, en essayant d’envoyer nous-mêmes aux journalistes de décoration notre communiqué de presse tous les mois. Avant de me reconvertir dans la déco, j’ai travaillé pour un magazine d’économie et en travaillant pour ce magazine j’ai quand même appris des clés au niveau communication. Dans ce magazine tous les mois on envoyait des communiqués de presse parce qu’on voulait faire parler de quelque chose donc je savais déjà faire des communiqués de presse. On s’est dit qu’on allait faire nos propres communiqués de presse et les envoyer à tous les rédacteurs en chef de tous les magazines décoration. Mais on a appris que si tu connaissais pas quelqu’un qui était dans ce métier, c’était impossible que ça arrive au rédacteur en chef. Du coup c’était assez dur sans bureau de presse. Après on a fait de la communication payante, les plans médias. Dans une entreprise tu considères qu’un certain pourcentage de ton chiffre d’affaires est consacré pour la communication. En année de crise ce qu’on met de côté en premier c’est le plan média parce que tu as davantage besoin des fournisseurs pour avoir la marque. Tu te dis que la communication c’est essentiellement d’avoir un plan média, avec ce que tu veux investir dans l’année dans la communication, donc nous on a fixé 10 000 € sur la communication payante. On a donc choisi de travailler avec des acteurs locaux comme “Décor & Sens”, qui est un magazine gratuit de la région pour parler de nous. Mais également avec des magazines nationaux, même si on était un peu plus loin dans les pages pour parler de nous. Ça c’était la première année mais c’était plus pour se faire plaisir et rentrer dans le paysage Montpelliérain. Après on s’est dit que pour passer à un niveau supérieur, la communication payante n’était le plus important, c’est comme le référencement naturel et le référencement payant sur Internet. On a mis notre budget communication qu’on mettait dans la pub dans un bureau de presse. On est passé à des attachés de presse, pour le coup c’est un budget conséquent, vers 2000€ par mois. Mais elles ont toutes les clés pour envoyer notre communiqué de presse aux différents rédacteurs en chef. C’est donc comme ça qu’on a décidé d’arrêter la communication payante pour le moment et de ne faire que de la communication via notre attaché de presse. Voilà une des difficultés que j’ai eu au début, qui était de vouloir le faire moi-même mais je me suis rendu compte qu’il me fallait quelqu’un pour travailler dessus. J’ai décidé d’être sur trois réseaux sociaux. D’abord Facebook, là où il y a notre espace shopping, Instagram qui est très important car notre métier est tout de même très visuel, et Pinterest pour mettre nos photos de chantiers, nos produits. Le plus conséquent c’est celui qui nous fait vendre nos produits quotidiennement, Instagram. On a jamais acheté aucun “j’aime”, ni d’abonnées, on reste naturel. La difficulté c’est qu’il y a de gros influenceurs dans la mode et la déco qui ont des millions d’abonnés et qui ont beaucoup de visibilité sur Internet. Ils attirent beaucoup de clients ainsi que de visibilité. Il faut tenter de faire sa place parmi les plus grands.

Interviewer: donc si on résume vos supports de communication il y a Instagram et le bureau de presse qui s’occupe de vous donner de la visibilité dans les magazines. 

Laurène : oui et la télévision aussi.

Interviewer: et le site Internet c’est vous qui le gérez ?

Laurène : Oui tout à fait on le fait tous les deux mais au début on a pris un webmaster pour la structure. Après tout ce qui est du contenu ainsi que les photos, c’est nous. 

Interviewer : vous avez donc fait ça sans information ? 

Vincent : moi dans mes études j’ai fait beaucoup d’informatique j’ai appris à utiliser beaucoup de logiciels. Ce sont des choses assez logique une fois qu’on est dedans, le plus dur à gérer c’est la gestion des images. 

Laurène : aussi le contenu, le référencement naturel dans le texte c’est-à-dire des mots-clés. Ne pas faire de fautes d’orthographe ça c’est très important. Pour être sur la première page de Google il faut réussir à avoir un contenu qui est intéressant et propre, avec des photos qui sont à nous. On met des photos protégées et il faut toujours réussir à amener du contenu. Le pire ennemi d’un site internet c’est l’erreur 404, c’est-à-dire que la page n’existe plus, qu’on ne l’a pas remise à jour, on essaye d’en avoir le moins possible. On doit donc travailler sur le site tous les jours. 

Interviewer : cela vous prend beaucoup de temps ?

Lorène : oui Internet en lui-même est un magasin, c’est une boutique qui n’a pas la même clientèle, c’est surtout pour ceux qu nei sont pas de Montpellier.

Interviewer : Qui gère l’envoi des colis? 

Lorène : c’est nous ! 

Interviewer : ah oui, donc vous êtes vraiment occupés ?

Lorène : c’est Julie, vous ne l’avez sûrement pas rencontré et Vincent qui font les colis. Ce qui est important dans la communication c’est qu’ils ouvrent le colis avec une jolie carte avec écrit « merci” et que le paquet soit bien emballé. C’est nous qui gérons le colis parce qu’on envoie des produits qui sont en boutique, il faut les emballer, les remettre en rayon. Par contre maintenant nous avons quelqu’un qui vient tous les jours à la boutique chercher les colis à envoyer alors qu’avant on allait à la poste nous-mêmes. 

Interviewer : dans la partie communication, qu’est-ce qui vous plaît le plus ?

Laurène : Moi ce que j’adore, c’est m’occuper du compte Instagram parce qu’il y a un échange avec les clients, même si ça prend beaucoup de temps. Il se peut qu’on reçoive cent messages sur nos deux comptes; maison émilienne et maison violette. Il faut répondre vite, maintenant tout le monde est dans l’instantané. Chez nous les colis partent le jour qui suit la commande. Par contre on ne se met pas sur des places de marchés comme Amazon, même si il nous le demande. J’adore travailler avec le visuel d’Instagram, avec des coloris et des filtres, pour montrer le produit sous son meilleur esthétique. J’essaye de travailler le moins possible avec les filtres pour reproduire le produit au mieux. Après les clients aiment bien savoir qui on est, par exemple, parfois je mets des photos de mon chien mais il ne faut pas aller trop loin…au risque que les gens oublient qu’on est un e-shop de déco sur Instagram. Par exemple, quand on part en vacances et que je partage avec nos clients des photos sur notre compte du e-shop, on ressent que nos ventes descendent, car le compte est devenu un compte de voyage et pas de e-shop. Les gens pensent que notre boutique est en vacances alors qu’il y a du personnel en boutique. Ils se disent qu’on ne va pas envoyer leurs colis. Il ne faut pas trop montrer de choses luxueuses sinon les gens vont se dire qu’ils donnent trop d’argent, il faut montrer et faire rêver mais pas faire des envieux. C’est une grande difficulté en ce moment. Je me demande toujours si je dois montrer ou non avant de mettre en ligne. En tant que boutique de décoration, notre première vitrine c’est notre maison, mais il y a aussi nos chantiers. Si tu montres une maison de rêve, même si ils veulent la voir, ils vont se dire qu’on a une super belle maison et qu’on en montre trop. Ils diront aussi qu’on étale notre “richesse”. En communication maintenant il faut montrer, mais pas trop, il faut trouver la bonne limite. Ce qu’on montre en réalité c’est pas forcément quelque chose de luxueux, c’est surtout un exemple de ce qu’on peut faire. C’est la toute la difficulté de la communication, avoir une proximité avec le client sans trop en montrer. 

Interviewer : donc c’est votre principale difficulté en ce moment ?

Lorène : oui, en ce moment oui. Par exemple, tout bêtement, une personne n’a pas reçu ses coussins. On partage au même moment une photo au Maroc où l’on est en train de travailler sur autre chose, je ne vais pas spécialement montrer mes artisans. Puis ils n’ont pas toujours envie d’être pris en photo, je vais plutôt mettre une photo de nous et du paysage. La personne va penser “vous m’avez pas envoyé mes coussins parce que vous vous baladez”. C’est important de trouver un juste milieu dans ce qu’on dit et ce qu’on partage. Et puis je trouve plus intéressant de montrer une photo d’une piscine au Maroc, plutôt qu’une photo de nous deux en train de faire de la comptabilité, c’est tout de même plus sympathique sur Instagram. Il va y avoir des mauvaises interprétations de cette photo de piscine en pensant qu’on ne travaille jamais et qu’on ne fait que bronzer.

Ces éléments constituent la réelle difficulté de la communication actuellement. Ce qui n’était pas le cas il y a dix ans, il y a trois ans même, cela évolue énormément.

Vincent : en réalité, ça dépend de qui est en face et qui reçoit l’information. Il y a des pays où ce genre de soucis n’existent pas, alors qu’en France il faut être très vigilant. 

Lorène : oui, c’est la difficulté française.

Interviewer : de ce fait, en voyant cette évolution, dont vous parliez, si rapide des réseaux sociaux, pour vous quel est le futur de la communication ?

Lorène : le futur de la communication, je pense qu’il va passer par l’achat direct sur Instagram. Ce n’est que mon avis, mais sachant que les gens veulent de l’instantané je pense que ça peut être intéressant. Il y a un an je faisais encore un “copier-collé” du lien de notre e-shop sur la présentation de notre compte instagram, puis ça a évolué j’ai pu mettre les liens directs sur les photographie, les gens cliquent sur le produit et ils accèdent à mon site par le shopping de Facebook, oui c’est compliqué !

Vincent : ça a été plusieurs nuits blanches !

Lorène : oui, plusieurs nuits blanches pour comprendre le fonctionnement et la logique du système. Maintenant “Google” est arrivé à Montpellier donc je pense qu’on va y aller. 

Donc comme je disais, je pense qu’à un moment donné il va falloir que sur ma photo tout soit cliquable et que les gens achètent en direct sur un lien de paiement sans passer par notre site. Cela existe déjà sur des gros sites de décoration qui l’ont mis en place. Donc je pense qu’on va adopter un fonctionnement très instantané et interactif où on ne passera plus par les sites de chaque marque.

Je pense que l’avenir passe aussi, on essaie de le mettre en place mais il faudrait plus de temps en boutique, par un système où la vitrine présentée en boutique est disponible à l’achat en instantanée à l’aide d’une tablette, un peu comme “reformation” c’est une boutique à New York, les personnes peuvent directement commander sur la tablette. En fait, c’est une commande internet mais en boutique et ça arrive chez le client. Voilà pour la partie internet, et en boutique ce sur quoi je veux arriver au maximum c’est la personnalisation. C’est-à-dire que lorsqu’un client vient chez nous, on lui demande son adresse postale, pour pouvoir par la suite lui envoyer un petit mot de remerciement écrit à la main pour revenir à des valeurs plus traditionnelles pour que le client se sente privilégié. Dans le même esprit, ce qu’on propose toute l’année mais surtout à Nöel pour les clients qui ont des paquets encombrants c’est la location à nos frais des vélos triporteurs avec une carriole qui sont en service dans Montpellier, ce véhicule les ramène à leur domicile ou à leur parking. Finalement, c’est offrir plus de services et pour moi c’est l’avenir si on veut se différencier des autres. C’est vrai qu’on travaille beaucoup sur l’amélioration de nos services, ne serait-ce qu’avec les papiers cadeaux personnalisés par exemple. Donc pour le futur je pense aux services et à l’instantanéité. 

Interviewer : c’est vrai qu’après la montée des gros sites comme Amazon on dirait qu’il y a eu un retour à la proximité, vous l’avez senti ?

Lorène : oui, oui. Après nous on milite pour bien évidemment. En réalité, on m’as souvent dit “Ah tu as ce produit mais moi je l’ai trouvé sur tel site et on me proposait la livraison gratuite”, et maintenant j’espère qu’il va y avoir une réelle prise de conscience, et je pense que ça commence, que s’ils continuent à acheter sur des gros sites le commerce de proximité va disparaître. Cette année, il faut quand même savoir qu’à Montpellier 250 boutiques ont fermé, à la suite majoritairement de la crise des “Gilets Jaunes”, ce sont 250 boutiques qui ne seront plus là l’année prochaine. Donc on observe plusieurs comportements de nos clients, certains ont complètement perdu l’habitude de venir en boutique à la suite des manifestations mais d’autres ont compris que pour conserver leur commerce de proximité il fallait venir en ville faire leurs achats et notamment leurs achats de Noël. On commence à sentir cette prise de conscience maintenant il faut qu’elle soit réelle l’efficace,  on verra dans les mois à venir.

Interviewer : dans la question des achats sur internet il y a aussi le prix qui entre en jeu.

Lorène : oui tout à fait, la comparaison des prix est essentiel et nous essayons toujours d’être le moins cher possible, c’est pour ça qu’on se tape beaucoup d’intermédiaire et qu’on va directement chez les artisans maintenant on ne peut pas concurrencer quelqu’un qui fait le même produit que nous en Chine. Après on travaille avec des marques qui nous imposent leur prix et dans ce cas que vous alliez chez nous ou sur un autre site le prix sera égal. Qui est très très important de plus maintenant les clients ne vont même pas se déplacer pour voir le prix en boutique ils vont directement aller sur internet alors que c’est un a priori parfois il est moins cher en boutique. Par exemple  il y a des produits qu’on est obligé de mettre plus cher sur Internet qu’en boutique pour compenser les prix de frais de port que nous payons. Dans tous les cas nous allons essayer de ne pas être la boutique la plus chère sur internet, en tout cas pour la même offre maintenant il y a tellement d’offres sur internet, tellement de sites internet ! La force de notre site internet en tant que site français réside dans nos collaborations avec des marques de décoration prestigieuses comme “Caravane”, “Maison Sarah Lavoine”, dont les produits sont disponibles sur notre e-shop. Ainsi notre e-shop regroupe toutes les marques de luxe dans le milieu de la décoration, ce qui nous permet d’avoir du succès et notamment auprès des parisiennes. Au final on joue pas sur la guerre des prix, on se concentre plus sur un positionnement luxe. On était sur du moyen-haute gamme et on évolue sur du haute gamme / luxe, avec des produits à la française, des marques prestigieuses.

Interviewer : si je comprends bien il y a un enjeu de se démarquer ?

Lorène : oui parce qu’on ne pourra jamais, à part si on lève des fonds, devenir aussi important que “Maison du Monde” par exemple et on n’en a pas l’envie, donc au lieu d’aller sur la guerre des prix et de copier à l’inverse des marques qui nous copient, on préfère re-valoriser encore l’offre et la rendre haute gamme.

Interviewer : vous ne cherchez pas la croissance économique mais plus à viser une clientèle avec une proposition de qualité ?

Lorène : oui on cherche plus à développer une fidélisation de la clientèle sur notre site et en boutique. Après on cherche aussi forcément une croissance dans le sens où on chercher à ce qu’il y est de plus en plus de visiteurs sur notre site internet, qu’il y ait un taux de transformation en augmentation. Alors le taux de transformation sur les e-shops c’est le rapport entre le nombre de personnes qui achètent en visitant le site et le nombre total de visiteur de ce site. Le notre est de 0,4 ce qui est normal pour les e-shops même si c’est peu. Donc Un taux de transformation en augmentation est significatif d’un site en bon fonctionnement mais aussi d’un site qui ne présente pas de freins à l’achat Comme par exemple le processus de paiement qui peut être plus ou moins long et complexe. Grâce à la dernière version de notre site internet notre site et maintenant classé “responsive”, ce qui signifie que ce site est visible autant sur un ordinateur une tablette ou qu’un smartphone. C’est une qualité très importante puisque maintenant environ 6 achats sur 10 se font sur smartphone, ce qui n’était absolument pas le cas il y a 4,5 ans, les gens regardaient mais n’achetaient pas sur smartphone. Aujourd’hui être un site responsive est devenu indispensable, cependant encore beaucoup de sites sont non responsif. 

Interviewer : quelle est la démarche pour transformer le site en site “responsive”?

Vincent : c’est notre informaticien qui s’est occupé de cet élément, c’est hors de nos compétences.

Lorène : oui nous gérons l’ajout de photographies par exemple mais nous avons besoin de l’informaticien pour des évolutions comme celle-ci, c’est lui qui par exemple met à jour le site pour qu’il suive les dernières versions de smartphones. 

Nos prochaines évolutions, et ça fait partie de la communication aussi, j’aimerais que lorsque les personnes visitent le site et que moi je suis disponible il y ait un message affiché de type “Bonjour, que puis-je faire pour vous”, c’est un chat en direct qui me permettrait de répondre aux problèmes. L’autre évolution serait de faciliter l’achat pour les visiteurs en réduisant au maximum les renseignements demandés, nous avons aussi ajouté il y a quelque temps l’option de paiement Paypal, les gens sont ainsi rassurés parce qu’ils apprécient cette option qui leur permet de gérer leur cagnotte et ne pas remplir leur numéro de carte à chaque fois, nous allons aussi bientôt évolué sur ApplePay. 

Interviewer : il faut toujours être à la page au niveau des technologies j’imagine.

Lorène : oui, un site obsolète c’est un site qui ne marche pas, une communication obsolète c’est une boutique qui ne marche pas. Pour vendre il faut adopter une attitude interactive avec les clients, ils ont besoin d’avoir l’impression de rentrer dans une communauté, il faut qu’ils rentrent dans la famille “Maison Emilienne”, l’intégration à une communauté c’est important d’où les événements qu’on fait parfois: des soirées, des ventes privées, des vernissages, des dédicaces.Maintenant il y a tellement d’offres qu’il faut innover, créer pour se différencier. 

Interviewer : alors à quoi ressemble une semaine dans votre mode de vie et de travail ?

Lorène : elle n’est pas à 35 heures ! Alors, à nous deux notre semaine type va ressembler à: le lundi, une mise en ligne des produits et la gestion de nos chantiers d’architecture; De mardi à vendredi on s’occupe de la vente en boutique et de la vente internet; Tous les jours une mise en ligne des produits en réalité; Tous les matins je me lève, je commence par une publication instagram aux heures d’affluence que j’ai repérées, c’est à dire le matin entre 8h et 9h c’est à ce moment qu’il y a le plus de taux d’implication, le client est encore chez lui ou il arrive au bureau il va acheter. Puis le soir, parce que le soir ils sont devant leur télévision, c’est un moment propice à l’achat depuis son canapé. Après, toute la journée, j’essaie de poster, surtout à cette période où Noël arrive, période pendant laquelle on va réaliser 40% de notre chiffre d’affaires annuel. Ces publications elles consistent à mettre en valeur dans les story les produits qui ont été mis en ligne la veille ou le jour même. La story instagram est devenue très appréciée, les gens peuvent la regarder ou la passer, et quand je regarde nos vues en ce moment je pense que les gens regardent même notre story avant notre compte, donc j’essaie de la rendre active et intéressante au maximum. Alors c’est vrai que j’utilise pas la technique “new post” sur les story instagram mais je mets en scène les nouveaux arrivages. Dernièrement je me suis mise sur une nouvelle application qui s’appelle “Unfold”, c’est une application qui rend les story un peu plus jolies, un peu plus originales et recherchées, je les transfère ensuite sur instagram et je rajoute le lien de “Swipe-up” direct vers notre site internet. Après c’est Instagram c’est intuitif, je comprend fur à mesure je mets parfois du temps à maîtriser certaines fonctions, j’ai parfois l’impression de devenir une geek à rester longtemps derrière les écrans ! On devient un peu addict! Pour revenir sur notre semaine, je gère aussi un peu Facebook, Vincent fait aussi des petites story en boutique, des directs aussi plaisent bien en ce moment. Finalement je fais en sorte que nos clients voient notre activité, notre travail, donc voilà notre semaine type. Certains éléments se ressemblent puisque les gens consomment sur internet toute la semaine même le dimanche. Puis après avec notre attachée de presse, une fois par mois on lui envoie un produit qu’on veut mettre en avant ou un communiqué de presse qu’elle peut faire à envoyer aux journalistes. Et puis voilà, on reprend et on recommence mais il n’y a pas de routine ça change tout le temps.

Interviewer : le fait qu’il n’y ait pas de routine, c’est ce que vous aimez particulièrement?

Lorène : Oui, notre travail est plaisant, on est dans un métier de plaisir, on vend des choses très agréables. 

Interviewer : Comment définiriez-vous votre style ?

Lorene : On aime donner l’impression d’être dans une maison de vacances toute l’année, même chez soi. Ça a toujours été notre « credo ». C’est l’art de vivre à la méditerranéenne, ce côté « bohème » qui évolue, mais c’est notre sensibilité.

Interviewer : Est-ce que vous auriez des conseils à donner à quelqu’un qui veut lancer son entreprise de décoration ?

Lorene : Il faut trouver le bon concept.

Vincent: Il faut aussi trouver la clientèle associée au concept.

Lorene : Oui il faut faire une étude de marché avant. Et il ne s’agit pas forcément de créer quelque chose qui n’existe pas, mais créer le concept qu’on a vu par exemple à l’étranger et l’adapter à la clientèle locale.

Vincent : Il ne faut pas que ce soit trop pointu, car l’aspect trop conceptuel ne se vendrait pas.

Lorène : C’est important de réfléchir à tous les aspects du métier et ne pas se lancer tête baissée, en se posant la question de la gestion de la communication, et de l’entreprise au niveau achat. Il ne faut pas trop déroger au départ de tout ce qu’on voulait faire. Je pense que les entreprises qui se perdent, ce sont celles qui veulent trop élargir leur offre. Il faut que le concept soit bien défini.

Vincent : Il faut qu’on reconnaisse votre style en entrant dans le magasin.

Lorène : Il ne faut pas copier celui des autres, il faut garder le sien. On propose tout ce qu’on aime, et ce qu’on maîtrise. Et il faut s’inscrire dans notre temps et avoir une bonne communication. Sans notre site internet et notre page instagram, notre chiffre d’affaire serait divisé. A un moment donné on avait décidé de ne plus avoir de boutiques physiques, en vendant nos boutiques en Bretagne, notre but c’était d’avoir que des pop up store. En commerce maintenant, je crois beaucoup en l’avenir du magasin éphémère, c’est-à-dire qu’on vit dans une période où les gens vont aux endroits «  à la mode » et six mois après ils oublient. A moins d’avoir une pérennité exemplaire , il faut que son magasin reste toujours dans l’ère de son temps. C’est beaucoup plus facile maintenant, il y a des agences qui se créent là-dessus pour louer des locaux éphémères magnifiques. Même le site internet éphémère qui change en fonction du produit à la mode, avec une bonne communication à côté. En arrivant ici, on a ouvert un pop up à la Grande Motte tout un été, au moment où il y avait du monde, ça a très bien marché.

Interviewer : C’est quoi le concept exactement ?

Lorène : En fait on loue à quelqu’un une boutique, un local, en s’engageant sur trois mois, six mois, quinze jours, même un événement soirée. Ca n’engage rien, c’est au feeling. L’hiver on a loué un petit pop up à Montpellier le mois de décembre, on a voulu s’installer par la suite, on nous l’a proposé. Au final on a racheté la maison « J’aime » qui est devenu « maison emilienne » il y a trois ans. Il y a beaucoup d’entreprises montpelliéraines qui fonctionnent sur ce principe de pop up, elle sont là dans les périodes « fast ». Mais la vie serait triste si il n’y avait que des pop up. Et puis c’est dur pour ceux qui sont là à l’année, on voit une concurrence des pop up store arriver pour Noël. On a préféré s’engager sur du définitif. Mais même dans les pop up la communication est très importante, c’est 90% du travail, sinon il n’y a personne. Et les gens maintenant sont beaucoup sur une consommation responsable, avec les friperies, la magasins de déco vintage, les secondes mains. Nous ne sommes pas antiquaire, mais peut-être que ce sera notre objectif l’année prochaine, de proposer aux gens, par exemple, de déposer leurs assiettes en échange d’un bon d’achat. Il faut donner au concept un côté « glamour » car si ça sent la naphtaline et la poussière les gens ne vont pas trop aimer. Le seconde main a beaucoup d’avenir, avec la gestion des déchets. Les gens peuvent trouver des choses introuvables, des pièces uniques.

Interviewer : Vous les fabriquez en France ?

Lorène : Non c’est en Atlas au Maroc, on travaille avec des artisans marocains qui fabriquent des tapis. Il peuvent tisser à la main, ton visage par exemple. C’est un savoir faire qu’on a pas en France, le tissage de tapis. Les gens veulent tout et leur contraire. D’un côté les magasins comme Ikea se développent énormément, tout le monde y va, nous les premiers. Et de l’autre côté les gens cherchent des objets qui ont une histoire.

Interviewer : Dans le domaine de la décoration, comment faites-vous pour toujours rester «  à la page » ?

Lorène : C’est beaucoup de nuits blanches. Malheureusement l’écran prend un peu le pas sur la lecture des magazines déco. Je sais pas comment vous l’expliquer je vois un produit dans une brocante, qui est joli et que les gens ont oublié. Il faut se dire que tout a déjà existé une fois. Donc je vois le produit devenu désuet, et je prévois les prochaines tendances, en me disant qu’il va revenir à la mode. Pour l’instant, on a réussi à rester sur la tendance, mais c’est vrai qu’on peut facilement passer à côté. Les sources d’inspiration sont dans la rue, les défilés de mode…

Interviewer : Donc vous adopter un réflexe de repérage ?

Lorène : Oui totalement. Il faut qu’on arrive à trouver le produit qui va plaire sans que les gens s’en lassent trop vite. Des fois les tendances durent trois mois, après les gens ont une overdose. Il y a une prise de risque, certains objets reviennent à la mode un ou deux ans plus tard…

Interviewer : Merci beaucoup d’avoir accepté cet entretien!

Lorène : C’était un plaisir, n’hésitez pas à venir nous voir en boutique un de ces jours!

Entretien réalisé par Elsa ALLEON, Luciana CERVIOTTI, Eva ENJALRAN, Clémence SEGRETIER.

Entretien avec Christine Ginel, attachée de presse du journal Midi Libre

dimanche 24 novembre 2019

Nous nous sommes rendues aux bureaux de Midi Libre, et avec Christine Ginel nous sommes allées dans une salle de réunion qui était libre et nous avons commencé l’entretien.

L’entretien a duré 28 minutes.

Étudiante: Tout d’abord bonjour et merci d’avoir accepté de nous rencontrer pour cet entretien. Dans le cadre d’une matière à l’université qui s’appelle « Projet Professionnel Personnalisé », nous devons réaliser un entretien avec un professionnel dans les domaines de l’information et de la communication. Puisque nous quatre souhaitons travailler plus tard dans les relations presse, nous vous avons donc contacté. Cet entretien sera donc enregistré, car vous nous en avez donné l’accord tout à l’heure, puis retranscrit à l’écrit et publié sur le blog de la licence info-com. Combien de temps avez-vous de disponible ?

Christine Ginel : 20-30 minutes ça serait bien !

Étudiante: D’accord nous tacherons de ne pas dépasser ce temps. Nous avons divisé les questions entre nous quatre, Clara posera les 3 premières, puis Shelsa, Houaria et enfin moi-même.

Tout cela vous convient ? Nous pouvons commencer ?

Christine Ginel : C’est bon pour moi, allons-y !

Pouvez-vous vous présenter en quelques mots ?

Oui, je m’appelle Christine Ginel, et ça fait 29 ans que je suis dans l’entreprise. Auparavant, j’étais assistante de direction et petit à petit mon travail a évolué. Il s’est tourné de plus en plus vers les relations presse et les événementiels éditoriaux. C’est ma fonction actuelle, et assistance de direction, je le suis parce que je reste toujours l’assistante du directeur et de la rédaction en chef, mais je fais vraiment très peu de choses pour eux.

Parler nous un peu de votre métier, en quoi consiste-t-il ?

Il y a plusieurs choses, déjà pour ce qui est des relations de presse, le but est d’avoir un fichier. Le principal est d’avoir un fichier, que ce soit un fichier presse, ou un fichier VIP pour inviter ensuite des partenaires à vouloir nous rejoindre sur un événementiel. Ce fichier presse vaut de l’or. En revanche, c’est pénible parce que c’est long à faire [rire]. Il faut trouver un média, par exemple les médias de TF1, et puis vous allez chercher tous vos confrères, dans quels services ils travaillent, noms, prénoms, adresses, portables, etc. Et lorsque l’on a un scoop, un communiqué, ou un événement à faire savoir auprès de nos confrères, on va utiliser ce fichier presse, donc il est très important. Sachant que ce sont des métiers où les gens bougent beaucoup, par exemple les journalistes, ils aiment bouger. Donc c’est un fichier où bien souvent, sur une centaine d’adresses, ce n’est pas rare que j’en ai une trentaine qui me reviennent incorrectes. Parce que les gens sont partis à la retraite, où bien vont travailler ailleurs où ont changé de service, avant ils s’occupaient de la politique et maintenant, ils s’occupent des faits divers enfin voilà, ça peut changer.

On le dit, on travaille souvent dans l’ombre quand on s’occupe des relations presse, mais c’est hyper important parce que vraiment, on est la plaque tournante entre l’entreprise pour laquelle on travaille, qui lance un nouveau produit qui sera présenté par le directeur au service marketing puis à la presse.

Donc vous faîtes le lien entre les entreprises et la presse ?

Oui, voilà. Moi je m’occupe des événements éditoriaux. C’est-à-dire qu’en étant à la rédaction, on organise des conférences-débats, ça peut être sur les municipales puisque l’année prochaine il y a les élections au mois de mars. Cela peut-être des conférences débats comme on en a fait quelques-unes sur la maltraitance envers les femmes, ça peut-être sur le bien-être animal, ou bien encore sur les étudiants, « comment voient-ils leurs avenirs ? est ce qu’ils ont un avenir professionnel ? ». Pour ces conférences débats, on invite à venir, sur une plate-forme, enfin sur une estrade, deux ou trois interlocuteurs clé, c’est ce qu’on appelle des têtes d’affiche et un public assez varié. Ensuite, on met en place un débat de question/réponse. Voilà, c’est ce qui fait partie de mes tâches.

Quel a été votre parcours scolaire, vos études ?

J’ai un parcours scolaire qui n’a rien à voir, parce que j’ai une licence en biologie [rire]. Mais à l’époque, les robots sont apparus sur le marché et on avait besoin de moins en moins de biologistes. Avant d’attendre d’être au chômage, je me suis recyclée. J’ai pris des cours de secrétariat, des cours de comptabilité, puis j’ai fait deux ans de droit et je suis rentrée à Midi Libre. Ensuite, j’ai enchaîné sur le métier d’assistante de direction.

Voilà, je sais que vous aurez un meilleur parcours que moi pour faire ce métier, après c’est vrai que moi, j’ai appris sur le tas, parce que je suis une grande curieuse et peut-être qu’à ma génération beaucoup pouvaient le faire. Alors que maintenant on vous demande absolument un diplôme et de l’expérience professionnelle grâce à vos stages en entreprise. C’est quelque chose qui n’existait pas de mon temps.

Pourquoi avoir choisi ce métier en particulier ?

Les gens me plaisent, m’intéressent. Par exemple, il y a quelques temps j’ai fait un débat sur le service à la personne, et on en parle beaucoup maintenant des personnes qui vont aller s’occuper de personnes âgées, d’enfants dont les parents travaillent, ou alors qui vont aller aider les personnes à leurs domiciles. Tous ces métiers sont valorisés, ils demandent à l’être et quand j’entends les gens parler de leur parcours, c’est extraordinaire. J’ai eu à faire également à des gens qui se sont occupés de SDF, et quand ils expliquent le parcours de ces personnes qui se retrouvent à la rue, par un accident de parcours, c’est beau d’entendre tout cela. Toute cette curiosité, je l’ai parce que je rencontre toutes ces personnes-là. Dans le métier d’attaché de presse, on rencontre aussi bien des hommes politiques, d’ailleurs nous avons reçu à Rodez dernièrement Emmanuel Macron. Je parle évidemment de lui parce que c’est le président de la République et c’est quand même assez rare qu’on puisse le recevoir. Nous l’avons reçu, il a été content du débat, tant mieux. Mais nous pouvons très bien recevoir d’autres personnalités de toutes les échelles de la société. Toutes ces personnes sont intéressantes à recevoir et c’est ce que j’aime. J’aime écouter ce qu’ils ont à dire et grâce à nos médias, car nous avons la chance d’avoir notre presse, nos télévisions, des radios, d’avoir un site internet ce qui est une palette de médias assez large. C’est ce qui nous permet d’aider les gens à communiquer entre eux à mettre les choses en place.

Quelles sont les qualités requises selon vous pour être attaché de presse ?

Une qualité qui serait tout à fait naturelle, se serait ta personnalité et non ton diplôme. Cela est mon avis. Il faut être aussi avenant, savoir aller vers les autres, il faut aimer écouter et être très réactif. Quand on te pose une question, dans mon métier il faut tout de suite savoir répondre. Par exemple quand mon directeur vient et qu’il me demande des informations sur les différentes conférences que j’ai à organiser, il faut tout retenir pour savoir répondre parfaitement. C’est pour cela qu’il faut avoir une bonne mémoire et surtout, il faut être très organisé. Faire un événementiel, demande de trouver une salle adaptée à la demande du client, il faut être un peu commercial parce qu’il y a le coût de l’opération, il faut aussi chercher un traiteur, prévoir le plan média, la pub, donc tu dois t’occuper de pleins de choses en même temps. C’est pour cela que j’insiste sur le fait d’être organisé. Cela nécessite également de connaître beaucoup de monde, c’est pour ça que je vous conseille dès maintenant de vous faire votre carnet de contacts, d’adresses, de relationnel. Parce que le jour où vous allez devoir chercher un stage, il faut que vous puissiez trouver rapidement quelqu’un qui pourra répondre à votre demande.

Étudiante : C’est souvent compliqué d’avoir des contacts dans un milieu qu’on ne connaît pas encore …

Christine Ginel : Il est vrai qu’en ce moment j’ai une stagiaire que j’emmène partout avec moi, et à chaque fois que je l’emmène quelque part je lui rappelle d’agrémenter son carnet de contact. Il te faut quand même quelqu’un qui t’aide un petit peu aussi, c’est vrai que ça y fait d’avoir une personne qui peut t’assister. Mais vous pouvez également participer à des débats ou des rassemblements de personnes, pour le travail. Il y a aussi les afterwork où tu peux te présenter et poser des questions à des professionnels qui sont disposés à le faire. C’est pour cela qu’il faut oser aller vers les gens ! [rires]. Mais je sais que ce n’est pas évident quand on débute.

Quelles sont les principales missions et projets dont vous avez à la charge ?

Il y en a beaucoup ! [rire] Alors déjà j’organise des conférences de rédaction publique, donc tous les matins les journalistes ont une conférence de rédaction à 9 h pour préparer le journal du lendemain. Vous les avez vu tout à l’heure dans l’open space, avec les photographes, puisqu’une fois que les articles et les grands papiers sont décidés, on va inclure les photos l’après-midi avec les photographes et les infographistes. Donc tous les matins, j’invite des particuliers à venir à ces conférences de rédactions pour qu’ils puissent donner leurs avis sur quelle est l’actualité à remettre demain dans le journal. C’est moi qui m’occupe de ça. Je m’occupe également des événementiels éditoriaux, donc en ce moment j’en ai quelques-uns, comme celui de ce soir qui porte sur les correspondants. Mercredi soir nous sommes à Nîmes pour faire un débat sur « comment se former dans le Gard », de ce fait j’ai dû rassembler tous les centres de formations de la région. Pour fidéliser nos abonnés nous allons déjeuner avec eux, d’ailleurs mercredi je vais à Pézenas rencontrer une vingtaine d’abonnés de notre journal (Midi Libre), pour déjeuner avec eux afin qu’ils nous donnent leurs opinions, voir comment ils trouvent notre nouveau journal et quelles sont les rubriques à améliorées. Je vais aussi organiser des débats et en ce moment nous en avons beaucoup de prévus, rien qu’avec les municipales nous allons organiser quarante débats. Nous allons inviter des personnes qui se présentent dans certaines villes, car nous en avons ciblées quelques-unes, ainsi que des personnes lambda. Tout ça s’est énormément de travail. Je suis également à la charge de l’organisation des vœux du journal. On va aussi mettre en place ce qu’on appelle un Lab Santé, donc tous les mois on organise un petit-déjeuner sur un thème de la santé, ou encore des forums sur ces mêmes thèmes. Vous voyez, je suis bien occupée ! [rire]
C’est là que c’est intéressant parce que tu rencontres des gens complètement différents, de tous les domaines. C’est pour cela qu’on vous reçoit également, c’est très intéressant de recevoir des jeunes. D’ailleurs je vais prendre vos coordonnées, comme ça quand on organisera des débats ou des conférences, je ferai appel à vous pour que vous puissiez venir témoigner.

Comment pourriez-vous nous décrire la journée type d’un attaché de presse ?

Pour une journée type d’un attaché de presse, le premier point est qu’il n’y a pas d’heures. Ce n’est pas un administratif, en tant qu’assistante de direction, je commençais à 8h30. A 12h30 je partais, je prenais ma pause déjeunée, je revenais à 14h30 jusqu’à 18h30 et je ne travaillais pas le week-end. Maintenant que je suis attachée de presse, je n’ai pas d’heures. Je commence quand même à 8h30 sinon la matinée est quand même gâchée, entre midi et deux ce n’est pas rare que j’ai quelque chose à organiser, et le soir j’ai des conférences à mettre en œuvre également.

Il faut savoir également que moi je travaille dans une entreprise où l’on est sur six départements, donc aujourd’hui je suis sur Montpellier, c’est le siège, mais mercredi je suis à Pézenas, le soir je suis à Nîmes et je peux très bien être à Millau, Rodez, Perpignan ou Carcassonne.

L’avantage c’est que tu peux travailler dans une société pire que la mienne c’est-à-dire national, donc là tu prends l’avion et le train à longueur de journée pour te déplacer, pour aller voir des clients, aller chercher de l’argent, faire connaître ton entreprise. Si tu travailles pour une entreprise internationale, là c’est encore une échelle différente, il te faudra savoir parler anglais un minimum et même d’autres langues si tu en a besoin, donc c’est génial.

Mais la journée type dès le départ c’est la revue de presse, c’est-à-dire qu’on lit le journal, on lit le nôtre déjà, ensuite on reçoit d’autres journaux pour voir ce qui est écrit, qu’est-ce qu’ils ont fait, est ce qu’ils parlent de notre secteur d’activité, est ce que nous on a bien parlé de tout ce qui se passe dans notre région ?

Vous devez avoir cette curiosité également de vous informer de ce qui se passe, parce que vous ne savez pas sur quoi vous allez travailler, ça peut être avec l’entreprise Danone, Bouygues, Free, vous ne savez pas.

L’avantage que vous avez dans votre métier c’est que vous êtes un passe-partout.
Vous pouvez très bien travailler pour une institutionnelle, une PME ou une PMI, ou pour un auto-entrepreneur. Vous pouvez très bien aussi vous mettre à votre compte, il suffit d’avoir un ordinateur, une imprimante, un téléphone et puis vous y êtes ! Il n’y a pas un grand investissement, moi je vous encourage à foncer et à bien travailler pour y arriver car vous avez un sacré potentiel.

Qu’est-ce que votre métier vous apporte au quotidien ?

Il m’apporte un enrichissement, car quand je décroche le téléphone, je ne sais jamais qui j’ai au bout du fil. Quand on m’envoie un mail, je ne sais jamais ce que l’on va me demander. Un électricien lui, il sait que l’on va lui parler d’électricité, un vétérinaire sait que l’on va lui demander des renseignements sur un animal souffrant. Il y a des métiers où c’est cantonné à un secteur d’activité. Le nôtre on ne sait pas, vous pouvez être à votre compte et puis avoir un magasin qui vous dit « je vais m’agrandir je faisais des chaussures, maintenant je vais faire des vêtements, alors j’ai besoin d’un attaché de presse pour faire connaître ma nouvelle activité ».

Vous ne savez pas dans quoi vous allez travailler, donc surtout l’ouverture d’esprit voilà ce que m’apporte mon métier, et des rencontres, comme je le fais en ce moment avec vous.

Votre métier vous a-t-il permis de voyager à l’étranger ?

Non parce que Midi libre est un journal local et donc je travaille sur les six départements de la région, qui sont l’Hérault, le Gard, L’Aude, les Pyrénées-Orientales, le Sud de l’Aveyron et la Lozère. Je vais donc me déplacer dans ces départements-là, où nous avons 14 agences. Mais à l’international non, étant donné qu’il n’y a personne qui m’écrit en anglais ou qui m’appelle.

Est-ce facile de trouver un emploi dans ce domaine, plus généralement dans le domaine de la communication ?

Alors facile je ne pense pas, pour moi il n’y a pas de métier facile. Il y a beaucoup de concurrence, et beaucoup de moyens de communication. Par contre vous avez un avantage, c’est que tout le monde a l’impression de savoir communiquer correctement, ce qui est faux, et ça il faut bien le revendiquer : C’est un métier. On ne fait pas un dossier de presse comme ça, il ne suffit pas de mettre le titre, un texte très court et une photo. Un dossier de presse ça se travaille, c’est long, il faut savoir écrire. Il y a un côté très journalistique, un côté photographe également, et toutes ces choses-là vous pouvez les développer. Vous pouvez, comme je le fais là, parler, avoir une aisance à vous exprimer, c’est un plus. Quand vous allez suivre votre directeur dans des débats ou des conférences parce qu’il est lui-même invité, par exemple au Corum où il y a 400 personnes, forcement il va falloir parler, donc savoir s’exprimer aisément c’est un plus aussi.

Et puis ce n’est pas un métier facile parce qu’il faut sans cesse vous adapter : si vous avez en face de vous un grand PDG, il faut avoir un certain comportement, à l’inverse si vous vous trouvez avec un auto-entrepreneur qui dirige un club de sport, ce n’est pas la peine d’y aller en costume cravate ou en tailleur, tu peux y aller en jean avec un tee-shirt propre et tu feras très bien l’affaire et lui-même sera très à l’aise pour te parler. Selon l’endroit où on va, il y a beaucoup de choses qui jouent, donc je dirais que ce n’est pas si facile que ça, il faut être un vrai caméléon, il faut vraiment s’imprégner de l’entreprise et du produit que vous allez promouvoir. Ce n’est pas quelque chose donné à tout le monde, et c’est une chance si vous y arrivez et je vous le souhaite vraiment.

Il faut donc pouvoir s’adapter à tous types de milieu professionnels ?

Ah oui ! Il faut s’adapter. Tu travailles avec des directeurs, si eux te disent « on se donne rendez-vous à 19h », il faut être disponible à 19h, parce que lui a fini sa journée de travail et il a enfin le temps à te consacrer pour faire un point avec toi de l’événement, savoir où tu en es, qui tu as contacté, les réponses positives et les réponses négatives, les « peut-être » et puis toi tu as toujours des questions à lui poser. Il y a autre chose, c’est qu’il faut toujours être à la pointe de la technologie, des demandes. On n’organise pas un événementiel aujourd’hui comme on le faisait hier, et comme vous, vous le ferez demain. Aujourd’hui, il faut que ça soit ludique, décontracté, mais à la fois sérieux, il y a un grand panel d’exigences (écolo, bio etc.). Il faut donc travailler comme un caméléon. Mais c’est un métier que l’on peut exercer si on a déjà un potentiel personnel.

Enfin dernière question, quels sont vos futurs projets professionnels ?

Alors enfaîte, je vais faire la même chose, c’est à dire que je vais continuer de m’occuper des événements éditoriaux, mais je vais faire une formation que je n’ai pas, justement pour apprendre les nouvelles tendances, les nouvelles technologies, les nouvelles demandes, savoir ce que l’on peut faire maintenant. Je pense que ça va me donner encore des outils pour être encore mieux dans mon métier et dans mes tâches !

Etudiante : Et bien écoutez merci beaucoup. Nous vous enverrons la retranscription écrite dès que nous l’aurons faite, pour que vous la validiez. Je vais prendre vos coordonnées pour pouvoir vous l’envoyer, et encore merci d’avoir répondu à nos questions.

Christine Ginel : Si j’ai répondu à vos questions c’est le principal, tant mieux !

Christine Ginel nous a donné une carte de visite à chacune d’entre nous. Puis l’entretien s’est terminé.

Nous avons encore parlé un moment avec Christine Ginel en off, c’est une personne très motivante et très intéressée et intéressante. Cet entretien était très enrichissant sur le point personnel, car elle n’a pas hésité à nous donner de très nombreux et précieux conseils. Elle a relevé nos noms, numéros de téléphone et adresses mail et nous a expliqué que parfois elle pourrait avoir elle aussi besoin de nous contacter si elle nécessite des jeunes sur certains projets du Midi Libre.

Nous avons ensuite pris congé.

Entretien réalisé par Miléna REUTT, Clara PAPOT, Houaria Kessas et Shelsa ONDO.

« Pour bien communiquer, ne cherchez pas à faire de « belles phrases », mais efforcez-vous d’écrire avec clarté et concision » – Jacques Bojin

samedi 23 novembre 2019

ENTRETIEN AVEC MARGUERITE HOURIA, RESPONSABLE COMMUNICATION/PRESSE AU THÉÂTRE DE NÎMES

Dans le cadre de notre projet professionnel personnalisé nous avons eu l’occasion d’interviewer Marguerite Houria, Responsable de la communication au théâtre de Nîmes. Grâce à cette interview, nous avons pu nous faire une image de ce métier au plus proche de la réalité, qui nous attire particulièrement. Vous pourrez trouver ci-dessous la retranscription de cet entretien qui s’est déroulé le jeudi 14 novembre 2019 au théâtre.
Lors de la mise en forme de cet entretien, nous avons opté pour une mise en gras de nos interventions afin de les distinguer de celles de notre répondant. 

NB: nous avions au préalable, lors de notre prise de rendez-vous, convenue de la durée de notre entretien et prévenue notre répondant de la retranscription de cet entretien sur le blog de notre licence.

  • Bonjour, nous sommes actuellement étudiantes en première année en licence information et communication à l’université de Montpellier. Dans le cadre de nos études, nous devons réaliser un entretien avec un professionnel de ce domaine selon nos projets professionnels. Avant d’entamer cet entretien nous souhaitions vous remercier de nous accorder de votre temps.
  • Bonjour, c’est avec plaisir que je vous reçois.
  • Donc, tout d’abord, nous aimerions savoir quel est le poste que vous occupez au sein de votre entreprise ?
  • Mon poste au sein du théâtre de Nîmes est à la fois celui de responsable information et communication et également celui de responsable de presse. Je suis donc chargée de l’image du Théâtre. 
  • En quoi consiste votre poste de responsable information et communication ?
  • Alors pour ce qui est de la partie communication je suis en charge de la création des affiches, des programmes ou autres documents destinés au public dans le but de promouvoir l’activité du théâtre. 
  • Et pour la partie presse ? 
  • Pour celle-ci, je m’occupe de contacter les médias pour les tenir au courant de ce qu’il se passe au théâtre afin qu’ils puissent le faire paraître dans les journaux ou sur internet.
  • Comment définiriez-vous votre métier ?
  • La communication et les relations presses sont très importantes, en particulier pour le lancement d’une activité au théâtre. Par exemple, pour le lancement de la nouvelle saison avec les Festivals Flamenco, les conférences de presse sont, je dirais, ce qu’il y a de plus important. Je dois d’ailleurs en donner plusieurs la semaine prochaine à Séville, Madrid et Nîmes.
  • D’accord, et donc quelles sont les missions qui vous sont confiées ? 
  • En cours de saison, lors d’un événement, je dois  prendre contact avec les médias comme dit précédemment mais aussi réaliser des dossiers de presse,  mettre en place des points presses entre les compagnies, les artistes et les journalistes. Ensuite, chaque mois, je dois transmettre un document récapitulatif des spectacles à l’ensemble de la presse régionale pour qu’elle se déplace sur les événements et qu’elle fasse des retours sur les spectacles. Cela permet au théâtre de gagner en visibilité en apparaissant dans des articles dans les journaux ou sur des sites internet.
  • Et qu’en est-il de vos missions plus axées sur l’information et la communication ? 
  • Dans ce cas-là, je m’occupe de superviser la production de tout ce qui peut toucher le public directement comme les affiches, les livrets par exemple.
  • D’accord, de façon plus synthétique, pourriez-vous nous décrire ce que serait, pour vous, une journée type ?
  • En général, ma journée de travail débute sur les coups de 9 h et se termine vers 18 h. Au cours de celle-ci je m’occupe le plus souvent de la communication, du site web et des réseaux sociaux. Après, ce qui est bien avec mon métier, c’est que les journées sont toutes différentes, tout dépend du jour de la semaine, mais aussi du moment de l’année. Il y a des moments où mes journées sont beaucoup plus chargées que d’autres. Pour vous donner un exemple, parfois lors de grands événements il nous arrive de terminer le travail très tard la nuit parfois même vers minuit..
  • Je vois, et quels sont pour vous les aspects les plus intéressants de votre métier ?
  • Ce qui est beau dans ce métier c’est qu’on est libre, surtout au poste que j’occupe. En plus, grâce à mon travail je voyage beaucoup, par exemple ce mois-ci je pars à Madrid et Séville comme je l’ai dit plus tôt. Ensuite, je fais de nombreuses rencontres et puis, on sent qu’on a une responsabilité, qu’on est utile voir même important pour l’entreprise et c’est gratifiant. 
  • J’aimerais revenir sur le poste que vous occupez, j’aimerais savoir notamment depuis quand vous l’exercez ?
  • Alors… Je travaille au théâtre depuis plus de 20 ans. J’ai d’abord commencé en tant que standardiste puis au fil des années des occasions se sont présentées à moi et j’ai évolué jusqu’à occuper le poste que j’occupe aujourd’hui. Je suis officiellement responsable de mon service depuis 2008.
  • Afin d’occuper ce métier dans le milieu des arts avez vous dus faire une formation particulière ?
  • Non, pas vraiment… Je suis arrivé au théâtre et comme je vous l’ai dit j’ai évolué, petit à petit, les postes qu’on me confiait étaient de plus en plus gratifiants et un jour on m’a proposé celui de chargée de la communication du théâtre. 
  • D’accord, vous évoquez votre évolution au sein du théâtre mais quel a été votre parcours scolaire pour arriver à ce poste aujourd’hui ? 
  • À vrai dire, je n’ai pas fait de longues études. J’ai suivi un cursus technologique, équivalent du bac STMG de nos jours mais je n’ai pas obtenu mon diplôme. Ensuite, j’ai passé un BEP en comptabilité et un CAP en employé de bureau. 
  • Si je résume bien votre de point de vue, les études ne sont donc pas réellement nécessaires pour exercer ce métier ?  
  • Alors honnêtement j’ai appris mon métier sur le terrain et non pas pars le biais des études. Je me suis fait ma propre expérience, mais c’était il y a longtemps. Les attentes ne sont pas les mêmes aujourd’hui…
  • Aaujourd’hui quelles sont les différentes possibilités d’évolution dans ce secteur ?
  • Alors comme je suis chef de service je n’ai plus de possibilités d’évoluer aujourd’hui.. Je suis responsable de la communication et dans la structure du théâtre il n’y a pas de poste au-dessus du mien, du moins dans le cadre de la communication presse. Après, dans d’autres entreprises il y a le poste de directrice de communication, qui est plus important. Ensuite, comme je vous ai dit j’ai beaucoup évolué avant d’occuper ce poste, donc il existe des tas de possibilités d’évolution dans ce secteur, de poste avant d’arriver à celui que j’occupe aujourd’hui.
  • Et d’après vous, qu’elles sont les qualités nécessaires pour exercer votre métier ? 
  • Euh, je dirais que les qualités nécessaires pour faire ce métier sont pour moi d’être autonome car au poste que j’occupe aujourd’hui il faut être capable d’agir, de prendre des décisions… Ensuite il faut savoir travailler en équipe et gérer son stress surtout lors des événements importants. 
  • Par conséquent, quels conseils donneriez-vous à une personne qui souhaite travailler dans ce secteur ? 
  • Alors, pour moi quelqu’un qui souhaite travailler dans ce secteur doit en avoir réellement envie. Il faut qu’il soit prêt à s’investir dans tous les projets, tout en gérant son stress et en gardant son sérieux. Honnêtement, comme je l’ai dit plus tôt le plus important ce n’est pas les études mais plutôt être cultivé, curieux et disponible. 
  • D’accord, pour revenir au fait que vous travaillez pour le théâtre, est-ce vous qui contactez les institutions artistiques avec lesquelles vous travaillez ou c’est l’inverse ? 
  • En fait, je me charge de contacter les journalistes pour promouvoir les événements, pas de contacter les artistes. Je ne m’occupe pas directement du contact du théâtre avec les artistes mais plus de la relation entre ces derniers et les médias.
  • Quels sont les moyens de communication que vous utilisez pour mener à bien vos projets ? 
  • Quand on réalise un projet, on met en place plusieurs moyens de communication que ce soit pour le public ou pour les médias. On est amené à créer des affiches, à distribuer des tracts. On utilise beaucoup les réseaux sociaux notamment facebook, twitter et notre site web. Après comme je vous ai dit on monte un dossier de presse, d’ailleurs je vous ai rapporté un exemplaire d’un dossier de presse pour le festival flamenco 2020 afin de vous montrer ce que je suis amené à réaliser de façon plus concrète. On doit aussi faire un teaser puis acheter des espaces publicitaires dans diverses revues et journaux, sur des sites webs spécialisés. Enfin, on s’occupe des différents goodies en lien avec le projet.
  • Merci beaucoup,ensuite, nous aimerions savoir si l’évolution du secteur et de l’emploi est favorable ou non à celui qui veut exercer ce métier ? 
  • Et bien, je crois qu’il y aura toujours des spectacles présentés en salle et qu’il faudra les promouvoir par plusieurs moyens de communication, que ce soit par la presse ou les affiches. C’est pour ça que dans ce métier la motivation est plus importante que les études, on aura toujours besoin de personnes motivées pour exercer ce travail. 
  • C’est certain, de votre point de vue, à quoi ressemblera ce métier dans 10 ans ? 
  • euh.. à la vitesse où vont les choses, nous serons toujours présents mais de manière différente. Je pense que l’aspect internet, réseaux sociaux mais aussi les questions écologiques auront pris le dessus…. Par exemple, pour l’impression des programmes et des affiches ce ne sera probablement plus une nécessité. Des fiches informatiques seront amplement suffisantes et l’information circulera plus rapidement
  • Donc ce que vous essayez de nous dire c’est qu’avec le progrès technologique votre métier va probablement être modifié ? 
  • Oui, je pense sincèrement que nous serons dépendants de la machine.
  • Enfin, nous aimerions savoir si vous avez une anecdote à nous raconter, un moment qui vous a plus et que vous souhaiteriez partager avec nous ? 
  • L’un des moments les plus intéressants dans mon travail c’est la période ou nous sommes en charge de la promotion du festival de flamenco dans différentes villes d’Espagne. Il y a quelques années, j’organisais un voyage de presse et plusieurs journalistes m’accompagnaient. C’était l’occasion pour eux de rencontrer des artistes avant le festival et de découvrir le berceau du Flamenco, Triana, un quartier de Séville. Lors de ce voyage on a pu assister à plusieurs spectacles, nous rendre dans des écoles de danse flamenco et même participer à une visite guidée dans Triana. Le soir, on se retrouvait dans des tablaos et l’ambiance flamenca était au rendez-vous, j’en garde d’excellents souvenirs… 
  • Je pense que nous pouvons nous arrêter sur cette belle note, merci d’avoir accepté de nous recevoir pour mener cet entretien et d’avoir pris le temps de répondre à nos questions
  • Pas de soucis, merci à vous et bonne continuation dans vos études et vos projets professionnels.

Entretien réalisé par HERRERO Mélissa, JEANJACQUES Emma, BOICHUT Clémence et LOPEZ Justine.