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Interview d’un community Manager chez Agricool

mardi 26 novembre 2019


Bonjour, nous sommes deux étudiants en première année d’information et communication, à l’université PAUL VALÉRY de  Montpellier. Dans le cadre de notre formation, nous étudions les métiers liés au domaine de la communication externe. C’est pourquoi nous vous avons contactés pour vous poser des questions. Cet entretien durera environ une heure. Il sera enregistré afin de nous permettre de retranscrire notre échange le plus fidèlement possible. Cela vous convient toujours ?

Bonjour, oui pas de souci. Vous pouvez me tutoyer.

D’accord, merci. Pour commencer, quel a été ton parcours professionnel ?

Ok, donc j’ai fait un IUT Technique de commercialisation à Toulouse, qui est un IUT assez généraliste où l’on voit en gros un peu toutes les fonctions qui sont liées au commerce. Suite à ça, je suis partie un an en Angleterre faire une licence plutôt sur de la communication en général.  Ensuite j’ai fait la grosse école de commerce de Toulouse, qui est pareil une école de commerce assez généraliste, j’avais juste une option marketing des services. Donc rien à voir avec du social media, community management et toutes ces choses-là. Et je ne sais pas si ça a changé aujourd’hui mais il n’y a pas encore d’option pour ce type de boulot. Après l’école j’ai fait un an dans une entreprise de conseil, dans laquelle  je gérais à la fois la communication des social média community management, mais c’était une des missions mais ce n’était pas la seule, je faisais aussi la partie entité visuelle, site internet événement et autres. Mais du coup, mon rôle pour les réseaux sociaux c’était d’animer principalement Linkedin, Twitter et Facebook, pour cette entreprise-là. Avec un enjeu de recrutement particulièrement. Donc pas un gros enjeu de visibilité à grande échelle comme pour  une marque consommateurs, mais donc un enjeu de recrutement assez connu pour les boîtes de conseil. Je suis donc restée un an là-bas, puis je suis partie chez Agricool et j’y suis maintenant depuis trois ans. Je m’occupe de la communication en global, encore une fois les réseaux sociaux et le community management font partie des missions, ce n’est pas un rôle à temps plein en tout cas pour moi. Je suis d’ailleurs en train de recruter quelqu’un pour avoir une personne dessus en full time. Mais aujourd’hui ça consiste à gérer Facebook, Instagram, Linkedin et Twitter,  les classiques, on va dire. Et donc tout l’enjeu de ce job-là c’est de gérer la communauté, la faire grandir créer un engagement et véhiculer les valeurs de la marque sur le digital. 

As-tu toujours voulu être community manager ou sont-ce les différentes écoles ou les différents métiers qui t’ont mené à ce métier ? 

Alors, je pense que j’y suis venue parce que c’était dans les missions des jobs pour lesquels j’avais postulé. Mais ce n’était pas une vocation en soi. Je n’avais d’ailleurs à la base pas énormément d’affinité avec les réseaux sociaux pour le travail, je les utilisais en perso mais pas énormément, je ne suis pas une influenceuse auprès de mes amis ou autres. Donc je n’avais pas vocation à faire ça, c’était dans les missions du job que j’avais pris, donc je l’ai découvert un peu en travaillant sur le tas. Et c’est là que je me suis rendue compte un peu de l’ampleur du travail et de tout ce que ça pouvait impliquer derrière. Je pense que c’est un boulot aujourd’hui qui est encore largement sous-estimé en termes de l’impact que ça peut avoir et de la charge de travail. 

Quelles sont selon toi les qualités essentielles pour être community manager ?

Pour moi, un élément qui est important dans la communication, particulièrement sur les réseaux sociaux, c’est que ce n’est pas un boulot fixe c’est un travail qui évolue en permanence dans le temps, car les réseaux sociaux changent et les attentes des personnes qui s’y trouvent aussi, les paramètres les algorithmes, tout change en permanence. Du coup, il faut une bonne ouverture d’esprit faut faire de la veille en permanence c’est-à-dire que en gros être à l’écoute de tout ce qui se passe à l’extérieur, pour être au courant de toute l’actualité. Car aujourd’hui un community manager au mois de novembre 2019 n’aura rien à voir avec un community manager de novembre 2020, donc il y a un gros enjeu là-dessus, il y aussi un gros enjeu de créativité, parce qu’on est tous bombardés de messages partout et par tous, des amis, des marques, des entreprises. Et il faut arriver à se frayer un chemin dans tout ça, à savoir comment communiquer le bon message au bon moment et à la bonne personne. Et c’est ça qu’il faut faire de manière créative, car si c’est un copier coller de ce que l’on voit partout, ça ne marchera probablement pas comme on voudrait. Par exemple, il faut rester spontané surtout sur Twitter. Et je pense que ce qui est essentiel c’est de créer un engagement, créer une vraie communauté derrière les réseaux, que ce ne soit pas qu’une vitrine. Cela implique d’avoir beaucoup d’échange avec la communauté et d’être capable de réagir en direct à des commentaires, d’échanger avec  des personnes, faire des lives il faut vraiment être dans la spontanéité et c’est là aujourd’hui qu’on voit les meilleurs community managers. Ce sont souvent eux qui dans les cas les plus compliqués, les cas un peu de crise, retard SNCF tout ça, ce sont ceux qui savent répondre de manière créative et spontanée, qui arrivent à tourner ça en buzz positif ce qui n’est pas gagné à la base. Et il y a un autre élément clé qui est quand même malgré tout, l’organisation, la structure et le suivi des chiffres clés, c’est une des choses compliquées généralement dans ce métier- là, c’est qu’on a souvent des gens ultra créatifs et pas très organisés derrière, soit super organisés et pas particulièrement créatifs. Il faut un mélange subtil des deux, de façon à être créatif avec un contenu attractif et de voir les répercussions des contenus que l’on crée, savoir si c’est efficace, si l’on continue à créer cela, voir en gros le retour sur l’investissement. Par exemple, une vidéo qui a coûté 10 000 € doit vraiment avoir l’impact qu’on souhaite derrière. Il y a beaucoup de marques qui font des réseaux sociaux pour faire des réseaux sociaux, parce que c’est incontournable d’y être mais moi, je suis convaincu qu’y être pour y être, bon, ça ne sert pas à grand-chose. Donc, il faut pouvoir chiffrer les résultats, savoir ce qui est intéressant, et qui est intéressé. Par exemple dans les marques de e-commerce, le gros enjeu c’est d’utiliser les réseaux sociaux pour renvoyer vers le site pour forcer un peu les achats, et ça c’est un des jobs clés du community manager et pour ça il faut être bon dans le suivi des chiffres et l’impact des communications qu’on engage. 

Selon toi, le métier de community manager est indispensable de nos jours, il faut que les entreprises aient des community managers ?

Cela dépend des entreprises, je pense que ça dépend énormément du cœur d’activité, par exemple pour une entreprise Be to Be, ce ne seront pas les réseaux sociaux Facebook, Instagram enfin ceux que l’on utilise nous en tant que grand public. Aujourd’hui les marques qui font le choix de sortir des réseaux sociaux, typiquement il y a Lush qui a fermé ses pages, il y a plusieurs marques qui ont fermé leur compte Facebook.  Parce qu’avec le changement d’algorithmes leurs contenus n’étaient plus du tout mis en avant, donc ils ont choisi d’aller sur Tik-Tok qui est un autre réseau social. Il y a des marques qui font le choix de fermer des réseaux sociaux. Je trouve ça plutôt smart dans le sens où, de nos jours tout le monde ce dit qu’il faut y être, alors qu’en l’occurrence ce n’est pas forcément le cas, il faut avoir une stratégie, une volonté derrière. Si c’est juste pour y être avec peu de moyen peu de contenu et un post tous les six mois… voilà, ça doit être un choix stratégique pour l’entreprise et c’est un choix qui nécessite du temps humain, de l’argent et pas mal d’autres choses, donc si on ne le fait pas à fond ça ne peut pas marcher. 

Et donc pour une entreprise avec un petit effectif, cela serait logique d’engager un community manager ? 

Je pense que le mieux c’est de fonctionner avec des exemples, donc effectivement si tu es moins de dix personnes, il y a peu de chances qu’avoir un community manager à temps plein soit utile, c’est pour ça que moi quand je suis arrivée chez Agricool il ya trois ans, on était dix ; je suis arrivée sur un rôle de communication manager, donc je gère la communication sous toutes ses formes. Je pense que dans une petite entreprise, c’est le format qui fonctionne le mieux. Et au fur et à mesure que ça grandit, on peut se permettre de recruter des personnes plus spécialisées pour se concentrer sur les sujets précis. Après si, c’est une entreprise qui ne repose que sur les réseaux sociaux et si c’est là toute la stratégie, comme par exemple Respire, c’est une entreprise de cosmétique où  rien n’a été fait en terme de communication classique par contre tout a été misé sur les réseaux sociaux, notamment la fondatrice qui fait des vidéos depuis le début du projet, en donnant des infos partout sur ses réseaux, c’est ça qui a permis à la marque de cartonner. Donc ça dépend vraiment du projet, je pense que pour des sites de e-commerce comme Respire, c’est un élément plus que déterminant. Mais pour les marques de grande consommation, les entreprises Be to Be, c’est plus difficile de juger l’impact et donc c’est une communication qui n’est pas prioritaire au début. 

Selon toi, le futur de la communication tend plus vers la communication dite classique ou sur une communication via les réseaux sociaux ?

Clairement aujourd’hui tout va vers les réseaux sociaux.

Penses-tu qu’à terme la communication classique pourrait disparaître ?

Moi je viens du milieu  des startup, c’est petite entreprise et peu de budget donc à partir de là tout ce qui est réseaux de communication classique, affichage, télé, radio c’est hors de prix :  une campagne entière c’est minimum 100 000/150 000 € pour les petites entreprises, c’est généralement compliqué de fait ,ça élimine pas mal d‘entreprises. D’ailleurs la plupart des marques commencent à couper leurs budgets de campagne traditionnelle pour le mettre sur du digital, via les réseaux sociaux, disons en croissance organique, via de l’acquisition donc des aides mais sur les réseaux sociaux. Et il y a les influenceurs qui sont désormais un immense levier qui commence à cartonner. Et le gros avantage des réseaux sociaux c’est que l’on peut tout  chiffrer sur l’impact de la communication qu’on fait, là où sur de la communication traditionnelle on n’a aucun lien direct. De ce que je vois dans toutes les entreprises autour de moi, la majorité est donc sur une campagne digital et personne ne se pose la question d’une grosse campagne. D’ailleurs, je regarde peu la télé mais dans le peu que je regarde je vois uniquement des voitures, du parfum et de la grande consommation. Donc finalement ce ne sont que des acteurs traditionnels qui sont dans un modèle qu’ils utilisent depuis quarante ans. Mais on voit peu de jeunes entreprises. Parfois il y en a mais ça vient surtout de jeux concours où si l’on est sélectionné, on a un mois de pub sur France 2 des choses comme ça, en dehors de ça il y a peu de petites entreprises. Après il y a une question de cible, sur des gros affichages on peut cibler moyennement par quartier par exemple. Alors que sur les réseaux sociaux, on peut cibler de manière hyper précise, quel âge, quelle rémunération, quel travail, où ça, donc on a des cibles beaucoup plus adaptées. Donc c’est deux visions très différentes. Mais aujourd’hui, oui, le digital tend à remplacer la communication traditionnelle.

Quels sont les avantages et les inconvénients du métier de community manager ?

D’un point de vue personnel, moi j’avais un côté créatif donc c’est un boulot où tu es toujours entrain de créer, que ce soit les photos que tu postes ou les vidéos, c’est soit toi seul soit tu fais des shooting, tous ces contenus il faut les créer et c’est toujours des choses différentes. Il y un côté rédaction qui me touche un peu plus, c’est-à-dire qu’il faut trouver les mots justes et les bonnes formulations, qui vont toucher les personnes, c’est très important surtout pour les marques qui font beaucoup de contenu écrit, article, blog, interview. Et une autre partie qui est intéressante c’est le rapport avec les gens, on crée de vrais liens, c’est survendu dans l’idée que c’est une vitrine, alors que je trouve que quand tu arrives à créer une vraie communauté, tu crées  une relation qui est hyper intéressante. J’apporte de l’info et eux m’aident dans mon travail, à Agricool on utilise notre communauté pour faire des études, savoir quel produit on va développer, quelle variété on va choisir quel packaging on va faire, ils nous aident vraiment à co-construire la marque. Pour les inconvénients, moi je ne suis pas très chiffres, donc pour moi c’est la partie la moins agréable même si c’est hyper important, c’est un métier très chronophage et ça peut être frustrant. Autre chose mais qui dépend plus de la personnalité, ton travail il est aux yeux de tout le monde, et si tu fais un post qui marche pas ou un bad buzz, les répercussions sont immédiates, il faut être capable de prendre du recul. C’est rarement arrivé qu’une boîte coule parce qu’un tweet n’a pas marché. Mais sur le moment ça peut ne pas être facile. Il y a aussi le fait que ce soit hyper prenant comme boulot, tu as des outils de programmation donc tu peux prévoir la sortie de tes posts, mais si tu veux vraiment interagir avec la communauté tu peux pas te permettre de répondre tous les trois jours, tu es obligé d’être connecté h 24 y compris soir et week-end . Donc c’est un boulot à temps plein, temps plein, même en dehors de tesv horaires. Par exemple un community manager qui aime son métier, il voit un message à minuit il se demande même pas s’il répond tout de suite ou demain, il répond.

Donc, pour des personnes comme toi qui n’étais pas sur tous les réseaux sociaux, comment ça s’est passé l’arrivée sur les réseaux pour le travail ?

Déjà, j’étais sur les réseaux sociaux, hormis Instagram, que je n’aimais pas, mais alors pas du tout, je trouvais ça comme beaucoup  très superficiel . Moi je travaille pour une marque qui est dans la nourriture, donc j’ai touché à tous les réseaux, et je le vois aujourd’hui très différemment. Instagram, c’est un outil que j’adore mais que j’ai découvert en y allant à contre cœur. Mais je pense aujourd’hui que je ne pourrais pas m’en passer. Car il  a quelque chose d’instantané, ce n’est pas un mail où on se pose deux heures et on envoie quelque chose d’hyper formel, on a plus l’impression d’échanger avec des potes. Et c’est hyper agréable. Mais j’ai un coup de cœur pour Twitter, c’est vraiment le réseau où on peut échanger avec des journalistes, des politiques, et si tu veux faire de la veille, tu as juste à suivre les personnes qui en parlent et tu es au courant presque instantanément. Donc ce n’est pas du tout les mêmes usages, mais ils se complètent très bien, un pour l’aspect communication avec les personnes et l’autre pour s’informer. Donc au final, fan de Instagram mais éternel  fan Twitter. Par contre je n’utilise pas du tout Tik-Tok ou Snapchat, mais ça vient du fait que la cible de la marque pour laquelle je travaille est peu sur ces réseaux. 

On sait désormais que c’est un métier très chronophage, mais y a-t-il des contraintes physiques, par exemple devoir se lever pour travailler dans un bureau ou c’est un métier assez libre ?

Non, c’est vraiment un métier où tu peux te deplacer, la seule réelle obligation c’est lors des shooting photos ou vidéos, après ça dépend aussi de la marque pour laquelle tu travailles, si les projets c’est le recrutement tu vas valoriser l’équipe interne et forcément tu seras assez présent dans les bureaux.  Mais pour la plupart des marques c’est un boulot qui peut être fait à distance. C’est un métier qui se fera énormément en free lance. Le seul aspect négatif d’être en free lance et de travailler à distance c’est que généralement ce sont des personnes qui gèrent plusieurs marques en même temps et donc qui ne sont pas forcément aussi engagées que si elles étaient sur une seule entreprise, elles vont rarement dans les bureaux et sont pas boostées par cet esprit d’équipe. Le mieux pour moi c’est de faire un mélange des deux.

Pour Agricool quels sont  le type de communication et de réseaux sociaux qui fonctionnent le mieux ?

Ce qui a le mieux fonctionné pour nous c’est les lives Facebook. On en a fait peu, mais au final ça avait très bien marché, après on n’a pas jugé ça en nombre de personnes qui regardaient le live mais en nombre d’échange qu’on avait avec les gens. Le live c’est un format qui est vraiment particulier, on faisait des questions réponses et les personnes avaient des réponses instantanées. En dehors de ça on ne fait pas de vidéo sur les réseaux sociaux, ce qui est un gros défaut, car c’est le format qui marche le mieux sur tous les types de réseaux. Je pense que Facebook c’est le réseau qui fonctionne le mieux pour nous parce qu’il est là début depuis le début du projet, et on n’avait pas encore de produit, on communiquait juste sur l’équipe et l’idée du projet, du coup les personnes qui nous ont suivis sont vraiment très attachées au projet et aux personnes. 

Penses-tu que le métier de community manager puisse créer une addiction aux réseaux sociaux ?

Je pense qu’on est tous accro aux réseaux sociaux, on passe tous au moins une heure par jour à scroller des fils d’actualités qui n’ont pas sens, dès qu’on s’ennuie deux minutes. Donc je pense que c’est un problème général, et non pas spécifique au métier de community manager. Je pense que les réseaux sociaux peuvent être un outil hyper puissant à conditions d’être bien gérés, sinon ça peut être un outil vraiment nul où les gens regardent des choses nulles pendant toute la journée. 

As-tu une information à rajouter, sur des questions que j’aurais déjà posées ou non, quelque chose que tu trouves important ?

Non, là comme ça je n’ai pas d’idée, on a parcouru le sujet correctement, si quelque chose me vient je t’écrirai.

Et bien merci beaucoup de nous avoir donné de ton temps pour répondre à nos questions, nous te souhaitons une bonne soirée.

CLAISSE Rémi et VINEL Quentin, G6

Evening Organizer

mardi 26 novembre 2019

Dans le cadre de notre cursus en Information-Communication, nous avons interviewé un professionnel de l’événementiel, Monsieur Sébastien, directeur de l’agence Myorska Events. Le choix du métier a été déterminé par nos ambitions futures.

« Bonjour, nous sommes étudiants en L1 information-communication à l’université Paul Valéry. Dans le cadre d’un projet universitaire, nous avons voulu réaliser une interview avec vous. En tant que professionnel de l’événementiel, nous espérons que vous pourrez nous raconter votre histoire et nous expliquer les rouages de ce métier. Cette interview durera une heure et sera enregistrée, par ailleurs nous respecterons les normes de déontologies. Nous allons commencer, si vous le voulez bien. »

Pouvez-vous nous présenter votre agence ?

Mon agence travaille dans le domaine du privé et du public. Mes clients rentrent le plus souvent en contact avec moi pour des mariages ou des anniversaires. Je fais aussi la location de matériel de sons et de lumières. Enfin, je propose la prestation d’artistes tels que des danseurs et danseuse ou encore des musiciens.

Pouvez-vous nous décrire votre parcours professionnel ?

Alors, il faut savoir que j’ai 36 ans. J’ai tout d’abord passé un BEP paysagiste, rien à voir avec la musique. J’ai la fibre musicale depuis toujours, j’ai fait du solfège étant plus jeune. À l’âge de 19 ans, j‘ai décidé de devenir DJ parce que c’est ça qui m’intéressait. La profession de DJ n’était pas encore forcément très connue. Je suis vraiment arrivé au début de tous ces gros DJ tel que David Guetta. J’ai commencé à 19 ans avec le rock dans des clubs généralistes de plus de 40 ans. J’étais le plus jeune DJ de Montpellier et à l’âge de 20 ans, j’ai fini dans la plus grosse boîte de Montpellier. Je me suis produit devant 3 000 personnes puis j’ai vagabondé un peu partout en France. Par la suite, je suis parti dans la plus grande station au monde, j’ai mixé toute une saison là-bas et j’ai fini ma carrière dans la plus grande boîte gay de France, à l’âge de 28 ans.

Quelles sont vos sources d’inspiration ?

Je n’ai pas forcément de sources d’inspiration, j’essaie de faire différemment des autres, c’est-à-dire que je vais voir ce que font les concurrents et j’essaie de faire beaucoup mieux.

En parlant de concurrence, est-ce que vous pensez qu’il y a beaucoup de concurrence dans ce métier ?

Oui, il y en a énormément qui ne sont pas forcément sur le même secteur. Certains sont plus chers que d’autres malheureusement. Ce sont les affaires qui sont comme ça. Il y a énormément de concurrence, ça bouche à tous les coins de rue.

Quelle est selon vous votre expérience la plus marquante ?

À chaque expérience j’apprends quelque chose, après elles sont toutes différentes. On va dire que la plus marquante fut au mois de janvier. Là où j’ai travaillé le plus, on va dire que j’ai travaillé seize heures d’affilée. On a organisé un événement à 20 000 euros la soirée avec la venue d’un très, très, grand DJ. Je suis parti aux Angles dans les Pyrénées, il a fallu installer toute la scène imposée, tout le son, toute la lumière, faire tous les réglages du son de la soirée et à la fin tout démonter et repartir.

Comment faites-vous face aux imprévus ?

Au début, on se plante car quand on ne sait pas, on ne peut pas inventer. Donc quand ça arrive, il faut trouver une solution. Imaginons, il y a un problème d’électricité, quand on va dans un lieu, on vérifie le système électrique. Si telle prise est reliée avec telle prise, on se renseigne sur les trucs à savoir et on s’aperçoit que telle prise n’est pas reliée donc il faut trouver un plan B.

Comment faites-vous pour gérer votre stress ?

En théorie à 99 %, tout devrait bien se passer. Maintenant imaginez qu’un traiteur vient avec un four et fait disjoncter toute la salle. Comment on fait ? Soit je dis au traiteur que j’éteins une partie de mes installations soit je dois carrément tout éteindre pour lui laisser le four durant deux heures. Quand il n’y a pas de solutions il n’y pas de solutions, c’est soit la musique soit la nourriture.

Si vous pouviez nous citer une chose dont vous êtes vraiment fier, ce serait quoi ?

Ma carrière. Je suis passé de tout petit à une carrière de DJ et j’ai fini au plus haut sommet que je pouvais atteindre.

Et si vous pouvez énumérer cette carrière en 3 mots ?

C’était génial, j’ai beaucoup fait la fête, c’est un métier passionnant. Je dirais que ma carrière fut :

  • Alcool
  • Fête
  • Génial

Quelles sont les qualités requises pour devenir organisateur d’événement ?

Oulah !!! (rire), il faut être carré dans son travail, c’est la première chose à faire. C’est-à-dire qu’il faut avoir des listes pour tout. Imaginons vous organisez un mariage, vous allez rencontrer les mariés et leurs demander ce qu’ils veulent, leurs goûts. Ce n’est pas mon métier mais en globalité Weeding Planner, c’est ça. Vous allez demander leurs avis concernant le gâteau, la tenue de mariage, les voitures à louer ou encore le choix du lieu. Il faut s’adapter, être polyvalent et sérieux. On va examiner le lieu pour voir s’il y a une piscine, une vue, le nombre de toilettes, l’électricité. On doit pouvoir travailler avec des individus de différents domaines. On doit comprendre qui fait quoi et pourquoi ils font ça ?

Comment faites-vous pour cerner les envies de vos clients ?

J’utilise mon expérience en tant que DJ. Quand j’ai commencé dans la musique, j’ai débuté avec du rock’n’roll alors que je n’y connaissais rien. Moi à l’origine je joue de la « House », mais on m’a dit d’arrêter car le rock’n’roll était la culture musicale de l’époque. On m’a dit, « une fois que tu connaîtras le rock’n’roll, tu feras les débuts de soirée de la boîte ». Par la suite, j’ai fait les débuts de soirée de la boîte, puis j’ai commencé à faire toutes les soirées de celle-ci. C’est comme ça que j’ai gravis les échelons. Je me suis ouvert à la culture musicale des plus de 40 ans. Une fois que j’ai maîtrisé le sujet, je suis passé à la plus grande boite de nuit de Montpellier. Là, j’ai découvert le RnB et l’électro. J’ai vu d’autres univers, trouvé une panoplie de musique, découvert une culture différente en prenant le meilleur de partout. J’ai pu découvrir le monde des gays, des hétéros et des échangistes. Quand des homosexuelles viennent me voir, ils ne me disent pas tout de suite qu’ils sont gays. Je sais ce qu’ils aiment, j’ai travaillé longtemps dans une boite gay, ils aiment tout ce qui rapporte à Ibiza, le côté espagnol, la musique 80 (Madonna, George Michael etc). Tout cela, je le sais parce que je l’ai vécu. Je sais ce qu’ils aiment. Et c’est pareil pour tous les clients.

En ce moment, quelles sont les tendances du monde de la nuit ?

On reste beaucoup sur la Deep House, c’est une tendance qui a émergé il y a 5-6 ans. Il y a aussi beaucoup d’électro avec tous les festivals tels que Tomorrowland. La plus grande tendance reste le Hip-hop.

Quelles sont vos principaux champs d’actions ?

Je n’ai pas forcément de champs d’actions. En tant qu’entreprise, je vais là où je peux gagner de l’argent. Après, que ce soit un petit mariage ou un concert, si j’ai le cœur à le faire, je le fais. Si monsieur le maire m’appelle pour un événement, je le fais.

Comment fonctionne la facturation de vos prestations ?

Souvent, ce sont des forfaits dans ces métiers. À l’heure, il y en a qui le font mais c’est moins bien vu. Si un photographe vous dit « je viens de 10 heures du matin jusqu’au gâteau voire une heure du matin et mon forfait est de 1500-2000euros », son forfait comprend toute la journée et les retouches qu’il va faire par la suite. Imaginons qu’il ait fait 3 000 photos, il va passer une journée pour trier les photos, tout en sachant que les mariés ont sûrement commandé un livre. Il va donc falloir créer ce livre, le présenter et savoir si les photos qu’il a mis conviennent aux mariés. Tout cela a un coût, et tout cela est un forfait. Moi, je fais des forfaits. Imaginons que vous voulez vous marier, je vous dis : « Ma prestation est de 1500 euros jusqu’à minuit et je vous prends 150 euros à partir de minuit si votre soirée se finit à 7 heures du matin ». Cela fait plus de 1000 euros supplémentaire. C’est quand même très cher. Là je dis des bêtises mais en général les DJ prennent entre 400 à 500 euros et ils vous prennent 100 euros supplémentaires à partir de minuit. Imaginons que votre mariage se termine à 4-5 heures du matin, il aura gagné 1000 euros et ça vous ne l’aurez pas vu parce que c’est marqué en tout petit. Votre image est salie. C’est pour cela qu’on préfère le forfait. Je commence de telle heure jusqu’à la fermeture, c’est ce prix point.

Comment gagner en notoriété ?

Je vais vous dire comment j’ai fait. Il faut commencer par cibler des clients différents des autres. Cela commence déjà par sa propre communication, par son site internet. Si votre site internet fait amateur ou professionnel, l’image de votre société sera affecté. Votre carte de visite passe aussi par là. Est-ce vous qui avez fait votre carte de visite ? Est-ce que c’est un professionnel ? Le problème est que tout ça a un coût. Un site internet c’est 1500 euros. Une personne qui vous monte une maquette c’est 300-400 euros. Il faut savoir se débrouiller. En ce qui me concerne, j’ai payé mon premier site internet, mais tous les autres, c’est moi qui les aie fait. J’utilise des chartes graphiques très spéciales par rapport à mes concurrents parce que je suis allé voir tous leurs sites et tous les défauts qu’ils avaient. J’ai pris le meilleur de chacun et quand je suis allé voir le professionnel, je lui ai donné la liste de tout ce que je voulais. Alors moi quand certains de mes clients passent par le site, la majorité me disent « nous savons qu’on s’adresse à un professionnel ». C‘est la première image que le client a de vous-même. Ensuite, c’est comment vous allez parler aux clients ? Comment allez-vous arriver chez votre client ? Si vous arrivez chez votre client et que vous croisez les pieds sur la table ou que vous êtes en short et en tong, comment allez-vous communiquer et vendre vos services ? Il faut maîtriser tous vos domaines parce que si vous ne savez pas répondre, votre concurrent lui, saura. Il sera donc également plus susceptible de gagner le contrat. Moi, j’ai rencontré des coachs de vie qui pointaient tous mes défauts. Vous pouvez trouver des coachs qui peuvent vous aider à mieux communiquer et à être explicite avec vos clients et cela m’a beaucoup aidé.

Quels sont les points positifs et négatifs du métier ?

Le premier point positif, c’est que dans cette profession l’argent est facile à gagner. On peut vite arrondir les fins du mois. L’autre point positif c’est de connaître de nouvelles personnes qui n’ont pas forcément les mêmes cultures ou la même religion que vous. Personnellement, je n’ai pas de préjugés, j’aime rencontrer des gens et en apprendre. Dans ce métier, on rencontre des personnes sympathiques et d’autres moins, cela fait parti du métier. Vous allez rencontrer des personnes que vous allez voir qu’une seule fois dans vos vies, et à la fin de la soirée ces gens n’existeront plus. C’est très différent comparé à quelqu’un qui va travailler tous les jours au bureau avec les mêmes collègues qu’il aime ou n’aime pas et tout ça 365 jours par an. Le but est qu’à chaque fin de soirée, vos clients soient heureux, et s’ils le sont vous l’êtes aussi. C’est ça le principal, c’est de donner le meilleur de soi-même et de se dépasser. Et la vie, c’est ça, c’est toujours avancer et ne pas se limiter à ce qu’on sait déjà faire, il faut apprendre à se mettre en danger. Pour les points négatifs, déjà on se couche tard, il y a énormément de boulot et puis le stress du jour J : tout doit être impeccable, il ne faut pas qu’il y ait d’imprévu et si c’est le cas, il faut toujours prévoir un plan B ; il faut que ça se passe, on l’a décidé et c’est ça le plus difficile.

Est-ce qu’il y a une évolution dans le métier ?

Oui, il y a une évolution dans la profession. Par rapport au fait qu’il y a beaucoup de femmes qui se sont lancées dans ce domaine, notamment pour devenir wedding planner. Avant, c’était un métier où on avait à faire qu’à des hommes, DJ, photographe, mais maintenant, je retrouve plusieurs femmes qui organisent des mariages, de plus en plus de femmes qui font des photos ou qui vont faire des gâteaux. Ce métier se féminise de plus en plus.

Quel a été le plus gros challenge auquel vos clients vous ont confronté ?

Des challenges, je ne sais pas. Organiser un événement pour la famille Leclerc, on peut considérer ça comme un gros challenge. Vous vous retrouvez face à un château à la Française, il y a 25 Mercedes sur le parking, vous avez un feu d’artifice plus beau que celui de Montpellier donc juste ça, c’est un challenge. Vous n’avez pas le droit à l’erreur. On ne fait pas partie de la même classe sociale, nous on est des fils d’ouvrier très souvent et là vous avez des parents qui sont multimillionnaires : le premier challenge est donc de se faire intégrer. Quand j’ai fait ça, j’avais 24-25 ans donc c’était réellement un gros challenge. À la fin de la soirée, on vient te voir pour te dire : « Franchement ça c’est super bien passé », et puis là on est ami. Il n’y a plus de classes sociales et ça, c’est un challenge et vous êtes fier parce que vous avez pu le relever. Maintenant, j’ai des amis PDG qui gagnent 15 000 euros par mois alors qu’en temps normal, il y a une distance sociale. Avec ce métier, tu brises la glace, il n’y a plus de distance. Ces amis multimillionnaires, j’ai fait leurs mariages, leurs anniversaires. Vous devez montrer que chacun est bon dans ce qu’il fait. Il est peut-être bon dans son métier, mais dans le mien, je suis le meilleur et je le lui prouve par A+B. Il faut se dire que, si vous avez des clients qui touchent 3 000 euros, imaginez 15 clients comme ça : c’est du challenge. Le PDG qui gagne 15 000 euros par mois et qui fait une soirée par an, si je peux en avoir 15 comme ça, je n’ai plus besoin de travailler donc le challenge, c’est de trouver des gens comme ça et les faire rentrer dans tes contacts.

En tant qu’organisateur d’événements, comment inciteriez-vous des jeunes à aller vers ce métier ?

C’est un métier de passion. Si vous n’avez pas la fibre, il ne faut pas continuer. Ce n’est pas parce que le copain ou la copine le fait que je le fais. Non, il faut aimer l’ambiance dans laquelle vous allez vivre donc si vous êtes dans le milieu du mariage, il faut aimer. Il faut surtout savoir ce que vous voulez,. Dans ce métier, il n’y a jamais de routine, vous allez vous coucher tard et c’est peut-être un peu barbant. On le fait tout de même car derrière, on sait qu’on va passer une très bonne soirée. Vous devez toujours le faire par passion. Parlons d’organisation d’événement. Demain, j’organise un concert avec des musiciens, avec 4 personnes (comment je fais ?) Dois-je mettre une estrade ? Si oui comment, de quelle hauteur, de combien de mètres carré. De même quand j’irai brancher le boîtier de ma guitare que ce soit à 20m, 40m ou encore 60 m, le public doit pouvoir entendre. Pourquoi je fais comme-ci et pas comme ça ? On doit imaginer la scène et la reproduire. Lorsque je fais venir un groupe, je dois savoir s’ils utilisent une guitare électrique ou acoustique, car si elle est acoustique, il va falloir louer des micros. Pour le chant c’est pareil, quel type de micro on peut mettre ? Tous les micros ne sont pas pareils, on peut mettre un micro filaire ou un micro sans-fil. Lequel est le meilleur ? Tous ces petits détails font qu’on se construit une notoriété. Maintenant le son, imagine j’ai 1 500 personnes qu’est-ce que je mets comme type de son ? C’est là, la réflexion, est-ce que je vais jouer fort parce que j’ai un public qui est jeune ou je vais jouer modérément parce que j’ai un public plus âgée. Tout ça c’est des renseignements à avoir. Faut aussi savoir que qui peut le plus peut le moins, donc vaut mieux acheter quelque chose de beaucoup plus gros même si on jouera moins. Est-ce que je vais mettre pour 1 500 personnes 400 watts d’un côté et 400 watts de l’autre ou mettre 700 watts d’un côté et 700 watts de l’autre. Je peux également mettre des enceintes de 1500 watts de chaque côté d’accord ? Voilà la réflexion du vrai métier. Oui toujours, est-ce que pour 1 500 personnes faut mettre des enceintes classique ou du « ligthnare » Le « ligthnare » commence à partir de 1 500 watts et va jusqu’à 7000 watts, c’est ce qu’on retrouve dans les concerts. La dernière fois, je suis allé à un concert et j’ai compté les bananes, c’est comme ça qu’on appelle les enceintes. Ils y en avaient 14 de chaque côté, en sachant que c’était du L acoustique et que chaque enceinte faisait 7000 watt. Ce que vous ne savez pas aussi c’est que les enceintes ont une directivité. Pour une enceinte classique on va dire que le son va se propager a un angle de 90 degrés donc ce n’est pas assez large or une enceinte « lightnare » c’est 180 degrés donc assez large pour tout le monde. À partir de 30 mètres dans la fosse, on rajoute des rappels qui servent à ceux qui sont à plus de 30 mètres d’entendre le son.

Est-ce que vous avez une équipe ?

Il y a des gens à qui je propose de collaborer, si je sais qu’ils sont bons. C’est très important d’avoir des gens de confiance. Je peux me dire « lui il fait bien son travail », je ne m’en soucie plus. Je sais qu’il va bien gérer son travail.

L’année dernière, j’ai été au salon du mariage. J’ai pu me rendre compte que de nombreux organisateurs de soirée y participaient. Est-ce que vous y participez également ?

Les salons de mariage, je ne les fais pas. Au salon du mariage, on paye à peu prêt 800 euros pour le stand et cela varie selon le mètre carré. J’y suis allé l’an dernier mais c’était pour visiter, étant donné que j’avais des amis à moi qui le faisais.

Vous n’y trouvez pas d’intérêt ?

Non. Moi, je trouve mes clients sur Internet après c’est du bouche à oreille. Dans l’événementiel, se rapprocher des traiteurs ou des photographes rapporte beaucoup plus qu’aller faire le salon du mariage. Le salon du mariage, on peut payer pour n’avoir aucun client car le plus souvent les gens viennent juste pour visiter. Au niveau rentabilité, tu es perdant. Le mieux c’est de faire un site internet et le bouche à oreille.

Pouvez-vous nous expliquer en quelques lignes comment votre entreprise est devenue populaire ?

J’ai fait un salon du mariage où j’ai rencontré un traiteur que je ne connaissais pas. Je l’ai revu dans un mariage et par la suite on a sympathisé. Il est devenu le plus gros traiteur de Montpellier et il m’a fait beaucoup de publicité. Il m’a ramené beaucoup de clientèle.

Le pourcentage de l’équipe varie-t’il selon leur travail où selon un pourcentage fixe ?

Cela varie en fonction de ce que vous avez besoin. Moi je n’emploie personne parce qu’employer des gens ça coûte cher. Je prends des gens uniquement pendant le temps du spectacle. Je les embauche à la journée, ils sont en CDD d’un jour. Il est vrai que je paye plus chère mais en contrepartie je n’ai pas de congés à payer ni de congés maladie. Si je prends des musiciens, c’est moi qui les paye. Cela coûte 100 € plus cher mais je préfère.

Avez-vous déjà organisez des événements à l’international ?

Je le fais mais il faut payer un peu plus cher. J’ai déjà marié des Espagnols, des Allemands et même des Finlandais en France. Une fois, j’ai marié un Américain, il m’a fait un super commentaire sur un très grand site. Par la suite, une Américaine a vu que j’avais marié un Américain, et elle m’a donc contacté pour que je puisse organiser son mariage. Ceci offre une clientèle à l’international . L’année dernière, des Australiens m’ont contacté pour les marier dans un château. Je dirais que dans cette profession, il faut se mettre à la culture de l’autre, il faut chercher. Par exemple, aux États-Unis, c’est très hip-hop, très salsa. Vous devez également vous cultiver, sur le son, la technique, (comment fonctionne le son /pourquoi je fais ça), la lumière. Aujourd’hui, le led devient de la décoration accessible, on peut faire de la décoration en led et réaliser des trucs de fous. Si demain vous poursuivez vers cette voie, il faudra apprendre à faire des bouquets, de la décoration. Plus vous allez faire des choses, plus il y aura de l’argent en jeu. Vous pouvez faire des stages chez un fleuriste ou un décorateur par exemple. Il y a énormément de choses dans ce métier. Il peut y avoir une culture des religions : les Juifs et les Catholiques c’est comme ça. Ils veulent une cérémonie avec la famille. Là on en revient toujours à la même chose, on est dehors, il y a cinquante personnes : comment ont les nourri ? Comment vont ils nous entendre ? Quand je choisis de mettre deux micros et que tout le monde me dit « on entend super bien » je suis ravi. Si il y a uniquement une partie de la salle qui entend cela ne sert à rien de faire une cérémonie laïque, de faire un discours, de faire quoi que ce soit. On revient toujours à la même chose pourquoi on fait ça, et la plupart des gens ne le font pas bien. Par exemple, demain vous vous spécialisez en cérémonie laïque, vous pouvez avoir deux à trois cérémonies laïques par samedi à 500 € la cérémonie laïque. Sachant qu’une cérémonie laïque dure 45 min, vous pouvez en faire le vendredi, le samedi et le dimanche. Je vous dirais qu’il faut être plus intelligent que tout le monde. Donc il faut se cultiver par tout et après attaquer. Je connais l’univers, je sais comment tous les métiers fonctionnent. Je suis capable de vous dire : « il faut tant d’enceintes, les musiciens ont besoin de ça, je veux que le son soit réglé comme ça » et c’est fini. Ton client te mettra une prime car il sera satisfait où tu auras un super commentaire que tu n’as jamais eu. Le plus grand site c’est mariage.net. Moi j’ai 3, 4 étoiles à chaque fois, et à Montpellier personne ne fait ça.

Conclusion :

« Sur ceux, s’achève notre interview, nous vous remercions de nous avoir accordé une partie de votre temps. Nous souhaitons conserver votre adresse mail afin de vous transmettre la retranscription de cette interview avant publication. » 

Anaïs Babootarie

Affoué Kouamé

Fériel Benchouk

Laurent Constantin

Interview d’un community manager qui va nous présenter son métier.

lundi 25 novembre 2019


Le samedi 16 novembre nous nous sommes rendu à Limoges pour interviewer Christophe Faucher, community manager (l’entreprise restera confidentielle) et chargé de communication au sein d’un club de sport.                                                                                              Nous avons été mis en contact avec monsieur Faucher par le biais du père de Juliette.

Pour l’interview, Ange a posé les questions et Juliette et Estelle se sont occupées de la prise de note des réponses. 

Les questions que nous avons posé seront écrites en roses et les réponses de l’interviewé seront en noires.

                                                                                                                                            [CM : community manager, JPO : journée portes ouvertes, boîte : entreprise]

Retranscription :

Bonjour, monsieur Faucher, merci de nous recevoir. Comme nous vous l’avons dit au téléphone, nous sommes 3 étudiants en première année de licence information et communication. Notre entretien va durer une trentaine minutes et nous vous enverrons la retranscription avant de la publier sur le blog de notre licence et de la présenter devant notre classe. Cela vous convient ?

Bonjour, oui très bien.

Parfait. Donc, tout d’abord pouvez-vous nous présenter votre cursus scolaire ?

Oui, alors j’ai commencé par une licence de sociologie à la faculté de Limoges mais ça ne correspondait pas du tout à ce que je voulais. J’ai donc fini ma première année et je me suis réorienté vers une école de commerce en marketing et communication. Après avoir obtenu mon diplôme, j’ai fait une formation de 1 an pour me spécialiser en marketing digital. Ensuite, j’ai pris une année sabbatique, je suis parti 1 an à l’étranger, au Canada pour découvrir un peu le monde et surtout perfectionner mon anglais. D’ailleurs je vous conseille de faire ça si vous voulez avoir un bon niveau d’anglais (rires).

  (rires) C’est vrai que c’est une bonne idée. Mais qu’est-ce qui vous a poussé à faire une école de commerce ?

Je voulais connaitre les différentes méthodes de commercialisation, de communication et le marketing m’intéresse depuis longtemps. J’avais envie de faire des études qui pouvaient rassembler communication, commerce et marketing tout en ayant un diplôme bien reconnu. L’école de commerce  me paraissait être la bonne voie.

Très bien. Pouvez-vous nous décrire votre parcours professionnel ?

Alors, j’ai commencé par des stages en entreprise où je suivais le CM : j’étais un peu comme son assistant

Ensuite j’ai été chargé de communication. Je m’occupais de la communication de l’entreprise, de campagnes publicitaires et parfois de la mise en place de séminaires ou de JPO. Après je m’occupais principalement de la communication web. J’utilisais les réseaux sociaux et la publicité pour promouvoir l’entreprise. Ma mission principale, l’objectif à accomplir entre guillemets si vous voulez, était de mettre en avant un projet de l’entreprise ou l’entreprise en elle-même. En plus, y avait des contraintes à respecter notamment des contraintes de conceptions pub ou des contraintes budgétaires. C’est d’ailleurs ce que j’appréciais le moins. On était souvent restreint dans le développement de publicité. Du coup, après quelques années en tant que chargé de communication web, je suis devenu CM. C’est un métier qui m’intéresse bien plus puisqu’il rassemble communication web, avec l’utilisation des réseaux sociaux, et stratégie marketing. Je mets en place, avec mon équipe, une stratégie de communication pour promouvoir les différents projets de l’entreprise. Alors ça passe par quel budget débloquer, quels réseaux sociaux utilisés et comment les utilisés, par exemple faire un tweet ou un post instagram. On voit aussi quelles méthodes publicitaires utilisées, si on cible un public de jeunes on va plutôt utiliser les réseaux. Après, je pourrais vous donner d’autres exemples mais l’interview va durer bien trop longtemps (rires).

(rires). Mais oui, si ça ne vous dérange pas, pouvez-vous nous donner d’autres missions pour un community manager ?

Non du tout, ça ne me dérange pas. Pour vous donner un exemple un peu plus concret on va dire que je dois mettre en avant la nouvelle paire de baskets de ma boite. On commence par voir quels types de consommateurs je veux viser. Disons que ce sont des jeunes, on sait qu’on va devoir orienter notre communication sur les réseaux sociaux, sur instagram, twitter, facebook. Ensuite nous avons établi le budget pour la campagne publicitaire et marketing. Plus la marque est connue et plus elle veut mettre son produit en avant, plus le budget utilisé va être important. 

Après, un CM doit penser à beaucoup de petits détails comme les heures de publications des post sur instagram, il vaut mieux privilégier une publication en fin de journée plutôt en plein milieu de l’après-midi. D’ailleurs, j’ai remarqué qu’utiliser l’humour était bénéfique pour promouvoir un produit.

C’est vrai que ça marche assez bien. Maintenant, j’aimerai savoir quelles ont été vos motivations pour devenir community manager ?

Alors en fait, quand je suis entré en école de commerce, je n’avais pas d’idées précises sur ce que je voulais faire. Je n’avais pas de métier précis en tête. Disons que je voulais travailler dans le marketing et la communication et que je voulais garder un lien avec les gens. Je voulais faire un métier qui me permettait de communiquer sur un produit, sur une marque tout en restant proche des consommateurs de ce produit.                                                                                      

Donc selon vous community manager rassemble tout ça ? 

– Oui, même très bien. En tant que CM je reste proche des consommateurs grâce aux tweets, on peut interagir directement avec eux. Après la communication et le marketing sont la base du CM. 

D’accord. Pouvez-vous nous dire où se place le community manager dans une entreprise ?

Le community manager est important dans une entreprise. Il peut mettre en avant l’entreprise pour laquelle il travaille ou les produits de l’entreprise. Après pour la place dans l’entreprise, je vous avoue que je ne sais pas vraiment. Je me rends bien compte qu’il est important dans une entreprise mais je ne serai pas où le placer. Désolé de ne pas pouvoir donner de réponse.

Pas de soucis. Alors, avez-vous eu différentes expériences en tant que community manager ? Avez-vous travaillé dans différentes entreprises ?

On va dire que oui. Depuis que je suis community manager je n’ai pas changé d’entreprise mais je m’occupe de la communication d’un club de sport. Je suis un peu le CM du club de handball du père de Juliette. Du coup je suis doublement community manager (rires).

Pour le club de handball, vos missions sont les mêmes qu’en entreprise ? Vos objectifs sont les mêmes ?

Alors non, pas tout à fait. Un club de sport est une association, il n’y a donc pas de but commercial. Mon objectif n’est pas de vendre le club. Je suis là pour démocratiser le handball. Je m’occupe des réseaux sociaux du club, des relations avec les partenaires, des événements mis en place etc.

Mais pour adhérer à un club il faut payer une licence. Vous mettez en avant quelque chose qu’il faut payer ?

Oui bien sûr, pour adhérer à un club il y a une licence à payer. En fait, mon rôle est de promouvoir le handball en lui-même certes par le club mais je veux faire connaître le handball à un maximum de personnes.

Très bien. Est-ce que vous utilisez les mêmes stratégies de communication que pour une entreprise ?

Heu ouais. Enfin pas trop (rires). Vu que le but n’est pas le même, les stratégies ne sont pas tout à fait pareils que dans une entreprise. Après les bases restent les mêmes, par exemple  j’utilise les réseaux sociaux dans les deux cas. Disons que ce qui diffère le plus est la stratégie marketing. Certes le club établit un budget, par exemple pour l’achat de flyers pour un événement particulier ou de t-shirts comme dernièrement pour Grand Stade, mais sinon ça reste bien différent d’une entreprise.

D’accord. Pour vous quelle a été l’expérience la plus enrichissante entre le travail en entreprise et au sein d’un club de sport.

Et bien, les deux expériences sont biens différentes. Le travail en entreprise est nécessaire entre guillemets, après j’ai appris beaucoup de choses, beaucoup de méthodes de marketing et de communication, comment bien promouvoir un produit, s’adapter à un type de consommateur précis. Mais pour le club, c’est plus enrichissant humainement parlant. On est plus en contact avec les personnes, il y a aussi moins de pression qu’en entreprise.

Vous avez parlé de pression en entreprise, en ressentez-vous souvent ?

De temps en temps oui. On doit bien promouvoir un produit pour bien le vendre. Les bénéfices de l’entreprises viennent des ventes donc de la mise en avant, de la communication autour du produit. Du coup si la communication est mauvaise, la vente du produit en sera impactée. Alors oui je ressens une certaine pression, celle de ne pas rater la communication.

Très bien. Nous avons encore deux questions à vous poser. Avez-vous une perspective d’avenir ? Évoluer dans votre entreprise, une reconversion professionnelle ?

Perspective d’avenir. Et bien, je ne sais pas (rires). Vraiment je ne sais pas. Je ne préfère pas me projeter.

Alors, pour notre dernière question nous voudrions savoir si vous avez des conseils à nous donner ?

Le conseil le plus important que je peux vous donner est de vous créer un réseau. Il vous permettra d’évoluer plus facilement et plus rapidement, quelque soit le métier que vous voulez faire. Après, les études aussi sont importantes mais faite toujours quelque chose qui vous plait et qui vous intéresse. Je pense que c’est ce qu’il y a de plus important.

Parfait, merci. Nous allons vous faire un rapide résumé de notre entretien. Alors, vous avez fait une école de commerce pour découvrir les méthodes de communication, de marketing et de commercialisation. Du côté professionnel, vous avez commencé en tant que qu’assistant community manager. Ensuite vous êtes devenu chargé de communication et maintenant vous êtes community manager. Le CM a différentes missions comme établir le budget, promouvoir le produit sur les réseaux sociaux. Vous vous occupez de la communication d’un club de handball, des relations avec les partenaires. Les deux expériences sont similaires, même si il y a quelques différences. Et le conseil le plus important que vous nous donnez est de nous créer un réseau de contact.

Je pense que nous avons fini l’interview. Nous espérons qu’elle vous a plu et que le résumé vous convient. Ah oui oui très bien. Merci de nous avoir reçu et d’avoir pris le temps de répondre à nos questions.

Oui beaucoup, ce fut une très bonne expérience. Et j’espère quand même avoir bien répondu à vos questions.

Ah oui oui très bien. Merci de nous avoir reçu et d’avoir pris le temps de répondre à nos questions.

Oh mais de rien. Merci à vous.

Bonne journée, au revoir.

Bonne journée à vous. Au revoir les jeunes.

ARIZZI Juliette             

                                                                                            ROSSI Estelle

HUILLERY-ANTERRIEU Ange

                                                                                      Groupe 6 

Interview avec le créateur de l’agence Créa’think

lundi 25 novembre 2019

Entretien réalisé par téléphone à cause du planning chargé de l’interviewé, pendant 30 minutes.

Présentation du projet:

Bonjour,

Nous sommes 3 étudiants en information et communication, à l’université PAUL VALÉRY de  Montpellier et, dans le cadre de nos études, nous étudions les métiers du domaine de la communication. C’est pourquoi nous aimerions vous interroger sur votre expérience dans ce milieu.

Comme vu lors de notre prise de rendez-vous, notre entretien durera environ une heure.

Tout d’abord êtes vous d’accord pour être enregistré vocalement, dans un cadre scolaire? Cet enregistrement nous servira pour faire la retranscription de cette interview. 

Si vous êtes d’accord nous allons pouvoir commencer.

Retranscription de l’entretien  :

Pouvez-vous nous parler de l’histoire de la fondation de l’entreprise ?

Donc moi en fait j’ai créé mon entreprise en Janvier 2009, suite à ma formation “objectif 3D” qui a duré pratiquement 2 ans. Et donc à partir de là j’ai été face à des demandes d’embauches au départ etc … il n’y avait pas de boulot sur Montpellier et j’ai donc décidé de monter mon activité. Voilà comment ça a commencé.

D’accord et comment le nom “Créa’think” vous est-il venu à l’esprit ?

Wow ! C’est vieux, alors moi je voulais un anglicisme. Je voulais utiliser une partie française et une partie anglaise, donc “Créa” pour la création et “Think’” pour la pensée. C’était un peu du franglais comme je m’exprime souvent, même face à mes clients. En franglais on utilise beaucoup tout ce qui est des mots anglais comme process etc…

Et comment vous avez choisi le logo ?

Le logo ? Alors déjà il y a eu pas mal de refontes du logo au départ c’était…  bon ça a toujours été un hexagone. Pour le coup parce que côté made in France, la représentation de la carte de France et donc le bleu blanc rouge pour toujours ce côté made in France. J’y suis très attaché, ça garantit toujours une certaine qualité aussi au niveau du travail donc voilà.

Entendu ! Vous faites partie de quel secteur d’activité précisément ?

Secteur d’activité donc c’est le secteur tertiaire, secteur de communication… oui communication marketing.

Ok ! Alors on va parler un petit chiffre si vous le voulez bien.

 Oui bien sûr.

C’est quoi votre chiffre d’affaire annuel en moyenne ?

Alors, il ne fait que d’augmenter parce qu’on est en pleine évolution. Donc le chiffre d’affaire annuel je dirais il est entre 40 et 50.000 euros par an.

Et vous avez combien d’employés ?

0, je travaille à mon compte. C’est une auto-entreprise enfin… micro-entreprise parce que maintenant, je ne suis plus en auto-entreprise. En employé pur j’en ai pas, mais par contre je fais appel à des graphistes free-lance, à un développeur free -lance et à un poseur en tout ce qui est donc enseignes, adhésifs et tout ça. Mais ce ne sont pas des employés Créa’think.

D’accord, en fait en fonction des projets vous embauchez les gens dont vous avez besoin.

Des sous traitants exactement. Vous avez tout compris. Et pareil au niveau de l’impression, on n’a pas parlé pour tout ce qu’il y a impression chez des sous traitants comme “Exaprint”. Voilà donc dès que j’ai une demande pour des cartes de visite ou autre je passe par je passe par là. Voilà.

Ok et en terme de budget quel est votre budget maximum pour un projet. 

Mon budget maximum, c’est à dire ? Le budget du client ? Mon budget personnel maximum ?

Les deux si vous le voulez bien.

Donc le budget max du client s’arrête en fonction de lui de toute façon parce que, après, c’est vrai que si on part sur une création d’application du commerce ça peut très bien monter à 20.000 euros. Enfin ce genre de chose. Après inversement, mon budget maximum, on va parler plus trésorerie du coup de la société. Si j’ai une demande par exemple d’impression ou ce genre de choses, gérer tout un salon en trésorerie, je peux aller jusqu’à 10.000 euros.

Bien, ensuite quel type de clientèle avez-vous principalement ?

Ma clientèle principale à 90% c’est tout ce qui est “TPE ET PME” très petites et moyennes entreprises, artisans et commerçants et start up à 90% donc, et les 10% restants c’est ce que j’appelle les grands comptes en fait. L’Institut National de Recherche Agronomique ou des grands groupes comme le Groupe Polygone à Montpellier.

D’accord. Quelle est  l’étendue des services que vous proposez ? Qu’est ce que vous faites ?

Ok, donc moi je propose déjà de la stratégie marketing en amont pour bien préparer le projet. Ensuite je fais donc de la création d’identité visuelle, donc c’est le logo et la charte graphique, de la création Print. Comme je fais appel à des imprimeurs dont les cartes de visite plaquettes etc.. Et de la création Web Internet, soit un site vitrine, soit un site e-commerce et du référencement pour être visible sur Internet. On a besoin actuellement d’avoir son référencement payant sur un référencement naturel.

Est ce que vous avez des gros concurrents ?

Oh oui, oui sur Montpellier énormément, de toute façon c’est un secteur d’activité où il y a beaucoup de concurrence. Donc oui il y a des grands concurrents sur Montpellier. Vous voulez que je vous en cite quelques uns ?

Je veux bien oui.

Alors en terme de concurrence il y a “K-concept” qui fait à peu près pareil que moi, c’est un studio graphique qui n’est pas une agence de communication. Y’a “Imaginez.com” ou encore “Place de la Com” il me semble, s’ils sont toujours présents. Au moins ça vous en donne 3.

Et comment vous faites du coup pour vous démarquer ?

Alors pour me démarquer donc moi déjà je vise à 100% sur la réactivité, je suis beaucoup plus rapide en fait en terme de création de devis ou même de réponse au téléphone etc. Je ne sais pas si vous avez essayé de les appeler aussi pour faire une interview, mais c’est vrai qu’ils sont assez longs à répondre et donc c’est pareil pour leurs clients. Donc je mets vraiment en priorité la fidélisation des clients. Après comme toujours le tarif c’est ce qui fait la différence aussi, les tarifs et puis je tire un travail bien fait aussi ça fait partie des petits plus.

Est ce que vous avez des collaborateurs en dehors des imprimeurs ?

Oui on en a parlé donc j’ai un développeur qui collabore avec Créa’think qui, lorsque j’ai une demande en dehors de ce que je viens de citer, des sites Internet par exemple, je peux avoir une demande à côté d’une application mobile. Je ne sais pas le faire. Du coup j’ai mon développeur qui peut répondre à cette demande. Et pareil inversement quand j’ai un client qui imprime avec moi une enseigne, qui ne sait pas la poser ou qui ne sait pas coller un adhésif j’ai un poseur qui peut intervenir directement sur place.

Ok, du coup on va s’intéresser un petit peu à votre parcours personnel. Comment vous en êtes arrivé là ?

Perso j’ai commencé par le graffiti, j’ai fait à peu près 4 à 5 ans de graffitis quand au départ c’était pas perçu comme du street-art. J’étais un petit peu pionnier dans le street-art. Ce n’était vraiment pas reconnu on était vu comme des vandales à l’époque, alors que moi je ne faisais pas simplement des signatures sur le mur. J’essayais toujours de dessiner des têtes de personnages etc… mais bon c’était du vandalisme. Donc je suis passé en jugement en 2007/2008 et c’est à partir de là vraiment que je me suis dit qu’il fallait que j’arrête ça. De toute façon je ne gagnais pas d’argent en faisant ça. Et pourquoi pas essayer de gagner de l’argent, de trouver un but lucratif. En fait, c’est dans ce besoin de tous les jours de créer quelque chose que je me suis mis à créer des logos. Au départ pour des petites sociétés, des amis à moi etc. Et puis c’est parti de là. J’ai vraiment un parcours spécifique mais bon…

Quels sont les avantages et les principaux inconvénients à faire votre métier ?

Les avantages c’est la liberté de faire ce que t’as envie, de démarrer à l’heure que tu veux, finir à l’heure que tu veux. Parce que, étant donné que je suis mon propre patron je fais un peu ce que je veux. Enfin c’est ce que je pensais au départ quand j’étais tout jeune et que je sortais de ces histoires de graffitis, je me suis dit ça va être top ! Et du coup, par contre, l’inconvénient c’est que maintenant je ne compte plus que je démarre à 6 heures du matin et je finis à 20 heures le soir, parce que j’ai de plus en plus de clients…  C’est la réussite aussi. Mais j’ai un planning qui va être à peu près de 50 heures par semaine de travail, ou un peu moins mais ça doit représenter ça. C’est l’inconvénient et l’avantage du boulot. L’avantage aussi c’est de rester toujours dans les tendances en fait, d’être toujours au courant des tendances, des modes et tout ça c’est un petit avantage, c’est sympa de rester jeune dans sa tête. Qu’est ce qu’il y a encore comme inconvénient…  Un inconvénient peut être au niveau de la santé. Les écrans, beaucoup d’écrans dans la journée qui poussent à aller voir un ophtalmo beaucoup plus de fois dans l’année et changer de lunettes. Voilà souvent la santé, notamment sur la posture du travail. On peut avoir des problèmes de canal carpien. Personnellement pour l’instant je n’en ai pas de problèmes de dos car je fais beaucoup de sport, bref pleins de petits soucis de santé comme ça. C’est surtout les yeux.

Est ce que je peux vous demander votre âge.

Ouaip ! J’ai 32 ans. 

D’accord et vous avez commencé quand a créé l’entreprise ?

J’avais 22 il me semble, ouaip 22.

Quelles évolutions voyez-vous pour la suite ?

Avoir des employés, on en a parlé. C’est vraiment l’évolution que je vois d’ici 2020/2021. Peut être deux graphistes qui vont me remplacer sur la partie développement du travail, et moi développer plus la partie commerciale marketing. Aller chercher les clients etc… c’est un peu le changement que je vois à venir pour la société.

Vous passez combien de temps à peu près sur un projet pour un client ?

Tout dépend du projet en fait, ça peut très bien être un tout petit logo à créer, le client va arriver il aura son brouillon. Il sait exactement où il va et ça va durer une heure et y’a d’autres projets… Là par exemple je refais le site Internet du Groupe Polygone actuellement de Montpellier. C’est un projet qui va durer trois à quatre mois.

Quel est le projet qui vous a le plus passionné ?

Oulah bonne question ! Alors les plus passionnants peut être les projets dans la santé. En fait tout ce qui est recherche contre le cancer, puis des avancées dans l’Alzheimer etc… C’est super intéressant parce qu’on a l’impression, en plus du travail qu’on fait, d’aider aussi à avancer à ce que les gens guérissent de ce foutu cancer et du coup on met notre petite pierre à l’édifice en créant, en communiquant etc..

Ok oui c’est sympa. Comment vous faites pour trouver vos clients ?

Au début de l’entreprise en tout cas, parce qu’il y a du changement du coup d’évolution pour mes clients. Moi j’ai eu pas mal de bol au départ c’est comme j’ai dit je suis arrivé en 2009 sur ce marché là. Mais Internet à l’époque, il n’y avait pas non plus énormément énormément de concurrence sur Montpellier dans ce domaine là, dans le graphisme en studio graphique etc. J’ai vite vite vite créé mon site internet et je me suis référencé, je sais pas si vous comprenez le référencement mais lorsque vous avez tapé par exemple graphiste à Montpellier vous allez me retrouver du coup. Avant il y avait de la place pour ça. Je me suis donc vite placé et mes clients n’avaient plus qu’à taper dans “graphiste à Montpellier” pour que j’apparaisse. Au départ en 2009/2010  tout ça j’apparaissais tout le temps tout le temps en premier. C’est comme ça en fait qu’ils me retrouvaient, après moi je ne fais pas de démarche commerciale. On a parlé aussi un petit peu et c’est ça que j’aimerais développer, c’est les clients qui viennent à moi donc on en a parlé aussi de par mon site internet et de  par mon référencement. Et maintenant on va dire que de plus en plus c’est le bouche à oreille. De toute façon sur Montpellier ça marche beaucoup comme ça. Du moment où on fait du bon travail on est recommandé par l’un ou l’autre des clients qui va en parler etc. Et puis ça va faire boule de neige. Les clients viennent comme ça.

Comment faire pour créer une entreprise comme celle-ci ?

C’est très simple une entreprise comme celle ci. Comme je l’ai dit au départ c’est une auto-entreprise donc en termes juridiques c’est hyper rapide. C’est sur Internet que vous allez, sur le site de l’auto entrepreneur et vous créez ça maintenant, peut être même en 24 heures. Voilà est-ce qu’on parlait simplement du statut de l’entreprise, du statut juridique ou simplement de créer l’entreprise de A à Z ?

De tout.

Après il faut essayer d’avoir une bonne idée d’entreprise et il faut toujours un storytelling. Le storytelling c’est quoi ? C’est un peu l’histoire que je vous ai raconté au niveau du graffiti…. Il en faut, tout comme Apple par exemple qui raconte toujours un peu son histoire avec le premier ordinateur qui a été créé dans un garage etc… Il faut essayer de faire rêver le client, soit en storytelling, soit en racontant un peu un mensonge parce qu’apparemment Apple finalement ça ne se serait pas créé dans un garage comme ils ont dit. Apparemment ils ont embellit la chose mais bon. Ou en partant d’une histoire comme la mienne qui s’est passée et qui n’était pas trop marrante à l’époque mais qui maintenant je m’en sers pour faire un peu parler de la société. Et essayer d’avoir, enfin, un regard différent, c’est à dire que le site internet par exemple il ne faut pas qu’il soit exactement pareil que le concurrent. Voyez le mien il ressemble à la glace “Ben&Jerry’s”. Ce n’est pas pour rien, en fait parce que j’ai voulu vraiment me démarquer de ce que les autres font. Donc essayer toujours de se démarquer essayer d’avoir un storytelling canon puis en avant. Voilà.(rires)

Quels sont les étapes lors de la création d’un projet du début à la fin ? Comment ça se passe ? 

Comment ça se passe ? Et bien pour la création d’un logo par exemple on va partir sur ça. Le client va arriver vers moi et va me demander de créer un logo. Moi d’abord je vais lui envoyer un devis je vais lui dire “bon la création d’un logo ça vaut 350 euros” donc on va signer le devis, à partir de là il va payer les premiers 50%. A partir de là il va remplir un cahier des charges, donc ce petit cahier des charges du logo va me permettre de lui poser pleins de questions. Par exemple : quelles couleurs il souhaite voir sur son logo ? Quelle forme il souhaite voir ? etc… Pour vraiment cibler sa demande. Une fois qu’on aura fait ça, là moi j’ai un travail de conseil aussi parce que, par exemple, si il souhaite faire un logo et qu’il souhaite après le broder sur un polo ou autre on va plutôt faire un logo avec des couleurs en aplats plutôt qu’en dégradés etc… Donc je vais avoir un travail de conseil aussi dans le cahier des charges, et après ça je vais lui proposer 3 plaquettes différentes de logos qu’il pourra choisir. Ensemble, enfin c’est surtout lui, il va définir quel logo il préfère et quelles modifications il souhaite faire sur son logo et on va faire des modifications ensemble. Et à partir de là on va avoir la finalisation du logo. Une fois qu’il aura le logo, on va le finaliser lui préparer tous les fichiers. Les fichiers sources, les fichiers pour les réseaux sociaux etc… Et la cession des droits parce que, par défaut, toute création que je crée m’appartient. Mais en fait je lui cède complètement les droits avec ce papier là. Et enfin, on procède à la facture finale avec les derniers 50% et là voilà je crois que j’ai fait le tour.

Ok, qu’est ce que vous utilisez comme logiciel ?

Comme logiciel j’utilise tout ce qui est création photo dont la suite Adobe : Adobe Photoshop, Adobe Illustrator,  Adobe Design. Pour la création de sites internet j’utilise WordPress. Pour le référencement j’utilise Google Adwords et un plugin pour WordPress qui s’appelle le SEO host.

La création de votre site elle s’est passée comment ? Vous avez mis combien de temps pour le créer et est ce que vous y apportez des modifications ?

Ah bah, je suis en train de le refaire en ce moment. La création de mon site… Non vraiment j’ai galéré au départ parce que j’avais vraiment pas d’univers graphique. J’ai recherché et je me souviens que c’était le premier été de 2009. Il a fait super chaud et j’étais en train de manger une glace “Ben&Jerry’s” et je me suis dit “Ah top ! J’aime bien cet univers là avec le ciel bleu etc…” en plus ça représente bien Montpellier. Du coup je suis parti sur ça, je me suis dit “je vais faire ça”. Au départ, ça a été la galère parce que WordPress c’était pas trop encore à l’époque. Au départ je n’avais pas du tout la formation Web-art. J’avais que la formation print avec “Objectif 3D” : c’était Adobe Photoshop, Illustrator et Design. Du coup j’ai appris tout seul à créer un site internet avec le code, je pense que maintenant on peut tous faire ça. Et donc petit à petit il a fallu évoluer. Après donc j’ai fait une formation sur Paris sur WordPress pendant un an pour créer des sites internet avec WordPress et j’ai refait mon site Internet et tous les deux ans après je le refais. Mais je garde toujours le même univers graphique de “Ben&Jerry’s”.

En effet c’est pas mal

Oui c’est énormément de boulot en tout il doit y avoir 500 pages, c’est un monstre ce site.

Oui on a été voir un peu et il est très complet !

Et ça vous a pris combien de temps à peu près la première fois ?

La première fois ? Etant donné que j’avais pas beaucoup de boulot à présenter. C’est surtout la partie portfolio qui prend du temps. J’ai dû mettre un mois parce que comme je n’arrivais pas à coder etc. Je ne connaissais pas le html et css. J’ai dû mettre un mois quelque chose comme ça.

Et là maintenant quand vous le remaniez ça prends combien de temps ?

Maintenant quand je le remanie ? Là en train de faire une refonte j’en ai pour une petite semaine… Et après la création d’un site vitrine classique pour un client y’en a pour 2/3 semaines. Et puis des fois j’ai fait des sites Internet de e-commerce en un week end, parce que c’était la demande client, il fallait un délai minimum et en un week end il fallait faire le site… ça arrive aussi.

Dans ce cas là vous dormez pas vous vous concentrer sur votre projet ?

C’est ça, exactement.

Y-a-t’il impacte sur votre vie personnelle ?

Quelques fois mais je m’arrange de plus en plus pour bien faire la part des choses.

Là je pense qu’on a fait le tour pour moi. Avez vous quelque chose à rajouter ?

Moi si j’ai quelque chose à rajouter ? Je ne sais pas exactement dans quelle filière vous êtes ?

On est licence d’information et communication.

Et ça c’est pour faire quoi plus tard, dans quel but ?

(Julie)- Alors moi je voudrais travailler soit dans le marketing, soit dans l’événementiel.

(Théa)- Moi je veux être stratège en publicités. 

(Ilyass)- Et pour ma part je préfère être journaliste médiatique.

Et bien écoutez c’est des supers projets, il faut aller de l’avant et se battre pour se faire sa place, pas lâcher sinon ça ne fonctionnera pas, c’est comme ça maintenant

(Théa)- Merci du conseil.

(Julie)-Merci d’avoir répondu à toutes nos questions.

(Ilyass)- On en profite pour vous rappelez du coup que l’interview était enregistrée et sera peut être diffusée dans un cadre pédagogique, c’est à dire peut être mise sur notre blog pour que les futurs élèves qui arrivent en info-comm puissent s’appuyer sur nos expériences etc. C’est dans ce but qu’on fait ce devoirs. Ensuite si vous avez des choses à ajouter ou des choses à modifier parce que vous ne vouliez pas les dire ou quoi que ce soit, on peut vous renvoyer l’enregistrement y’a pas de souci, sous votre demande.

Je n’ai rien à cacher. Ne vous en faites pas. Il n’y a rien de confidentiel, ce ne sera pas nécessaire. 

D’accord, on vous remercie de votre temps précieux et on vous souhaite bonne chance pour la suite.

Merci. De même. Bonne journée à vous!

Bonne continuation. Au revoir.


Interview réalisée par Théa GERMAIN, Julie GERMILLAC et Ilyass KHALIL.

Intervieweur : Julie Germillac

Observateur/technicien son : Ilyass KHALIL

Rédactrice/Observatrice: Théa GERMAIN

« Cette année, on a un gros projet… »

lundi 25 novembre 2019

Pour le dossier de MDT/PPP nous avions pour but d’interviewer un professionnel de la communication et lui poser des questions spécifiques en vu des techniques de questionnements appris en cours.

Pour ceci nous avons pris contact avec madame Katia Mourad qui a pour mission de développer la communication du MHSC ( Montpellier Hérault Sport Club ) le groupe sportif le plus reconnu du département.

Après un premier contact par mail madame Katia Mourad a accepté de nous rencontrer le Mardi 29 octobre 2019 dans ses locaux situés à Grammont au centre du MHSC à Montpellier à 11h.

Dés notre arrivée elle nous a tout de suite mis à l’aise en nous présentant l’équipe avec laquelle elle travaille tous les jours.

Pour l’organisation de l’interview nous avons décidés de se répartir les rôles pour cela James s’est occupé de l’enregistrement, Francis de la prise de note et Louna a posé les questions.

Tout d’abord, Pouvez-vous me présenter votre parcours scolaire, vos études ?

J’ai fais un bac S, et 3 ans d’histoire à la fac Paul Valéry, j’ai eu ma licence et je suis ensuite allée à la fac de droit, en science politique, où j’ai repris en licence 3, j’ai du coup eu ma deuxième licence, et j’ai continué en science politique jusqu’au master M2CO.

Pourquoi avez-vous choisis ses études en particulier ?

Je voulais être journaliste sportif initialement, j’ai regardé les cursus pour y arriver, et à l’époque en école de journalisme au niveau des pourcentages de réussite les étudiants qui sortaient d’une licence d’histoire étaient les plus représentés à l’époque, donc je suis partie en histoire. J’ai entendu parler du master de journalisme en science politique à Montpellier, donc je me suis réorientée en licence 3. Ayant obtenu ma carte de presse entre temps, je me suis finalement orientée vers le master M2CO.

Avez-vous fait des stages au cours de vos études ?

J’ai commencé à faire des stages non-rémunérés a Midi Libre à partir de ma deuxième année de fac, puis je suis devenue pigiste , je couvrais les matchs amateurs le week-end. Ça m’a permis de mettre un premier pied dans le milieu du journalisme et d’obtenir ma carte de presse lorsque j’étais en master 1.

Pouvez-vous me présenter concrètement votre métier actuel ?

Aujourd’hui je suis directrice de communication du MHSC, ça englobe beaucoup de choses c’est donc difficile à définir.

Dans mon service il y a 5 personnes en plus de moi, mais j’ai aussi un commentateur, un photographe, l’équipe est plus étoffée les jours de matchs. Je m’occupe de la communication de tout le club, les pros, mais aussi les féminines, les jeunes, le président. C’est assez vaste, mais je suis également responsable du fond de dotation du club. Espoir orange et rêve bleu. C’est avec ce fond qu’on mène toutes les actions sociales et caritatives. Autre façade de mon travail, allez dans les écoles, les hôpitaux. Cette année on a un gros projet, on fait de la replantation d’arbre. On combine une cinquantaine d’opérations toute l’année.

Existe-t-il une journée type ?

Non, même si chaque semaine commence de la même manière, par une réunion pour organiser la semaine à venir, des événements peuvent modifier le programme de la semaine à tout moment. Il n’y a pas de monotonie. Cela va dépendre aussi du résultat du match du week-end.

Pouvez-vous nous parler des horaires que vous effectué ainsi que des congés que vous prenez et pour finir du salaire que vous touchez si cela n’est pas trop indiscret ?

C’est compliqué, techniquement c’est 9h/12h-14h/18h, mais c’est jamais vraiment ça. Dans la communication ça s’arrête jamais, surtout depuis qu’il y a eu l’expression des réseaux sociaux. On travaille le week-end comme il y a les matchs.

Cette année exceptionnellement je prends 2 semaines a Noël, sinon j’ai 2 semaines en juin comme c’est la période ou les joueurs ne sont pas là, et sinon j’essaie de partir pendant les périodes de trêve internationale. Quant à mon salaire, je ne préfère pas en divulguer le montant je suis désolée.

Comment avez-vous pu accéder à ce poste ? Ça a été votre premier poste à la sortie des études ?

J’ai réalisé ici mon stage de 6 mois de fin d’études en M2, j’ai été embauché dans la foulée en tant qu’attaché de presse/chargée de communication en 2010. Et en 2016 je suis devenue directrice de la communication. En février ça fera 10ans que je suis ici.

En quoi votre passage en science politique peut être un atout pour vous dans votre travail ?

Ça sert à la structure mentale, ça aide à se développer en terme de logique. Mais j’ai acquis beaucoup d’outils sur le terrain car j’ai jamais fais réellement d’études en communication. Je ne peux pas dire que ce sont absolument ces études qu’il faut faire pour faire ce métier, mais c’est aussi la preuve qu’il n’existe pas de « parcours-type »

Quelles sont pour vous, les conditions requises pour travailler dans la communication ?

Il faut beaucoup d’adaptabilité, c’est essentiel, ce n’est pas un métier où on peut être certain de ses horaires, il peut se passer des choses tout le temps mais c’est ce qui est excitant. Il faut être réactif et disponible. Il faut se renouveler en permanence, et être compétant sur tous les réseaux sociaux. Le métier a changé ces dernières années, les nouvelles technologies ont une place primordiale dans le métier maintenant.

Vous faites parti du projet d’engagement du MHSC avec octobre rose ?

Oui, ça fait 6 ans qu’on le fait. On à commencé avec les femmes uniquement, puis on a inclut les garçons.

À cette occasion les joueurs jouent en rose, et j’ai commandé des chèches rose pour les dirigeants. Depuis la saison dernière on mène des actions avec le collectifs d’octobre rose. On à des parapluies, on fait de la vente, de l’information, des animations …

C’est un projet qu’on développe d’années en années. C’est un super projet.

Quelles sont vos relations avec les joueurs du club ?

J’ai de très bonne relations avec tous les joueurs sans exception. Cependant j’apprécie énormément Andy Delort. En effet, il est le mari d’une de mes très bonne amie.

Nous nous sommes côtoyé de nombreuses fois en dehors du terrain lors de repas et de diverses soirées.

C’est une personne fantastique en dehors et sur le terrain.

Comment réagiriez-vous en cas de scandale au sein du club ?

Lorsqu’une parole est mal interprétée cela prend des dimensions énorme et nous sommes la pour garder l’image du MHSC au top. Même si quelques fois cela joue sur notre morale il faut savoir garder la tête sur les épaules.

Avez vous une stratégie spéciale dans ces cas là ?

Oui nous n’accusons jamais personnes, il faut que le club garde une image unie, alors pour cela nous ne blâmons jamais personne. Tout choix est collectif, comme une équipe de foot.

En dehors du travail qu’elle est votre relation avec le football ?

Je suis une grande fan de foot en effet mon père est un grand supporter du MHSC, on peut dire qu’il m’a transmit sa passion c’est pour cela que pour moi c’est un honneur de pouvoir travailler dans le club que je supporte.

Avez vous déjà pratiqué le football ?

Non, je suis plus quelqu’un qui préfère regarder que jouer. Cependant j’ai toujours était sportive. Étant jeune je faisais de la gymnastique. Depuis, mon temps libre je le consacre au footing et à la salle de sport.

Très bien, nous vous remercions d’avoir pu user de votre temps pour répondre à nos quelques questions, qui nous ont vraiment aidé quant à nos appréhensions sur ce métier.

James Buyuklu, Francis Medeiros, Louna Fergon

Entretien avec Leo HACCOUN, auto-entrepreneur, consultant en digital chez Dignamik, Dignes les bains

lundi 25 novembre 2019

« Le succès est une équation à trois variables : le travail, la compétence et la chance »

Nous avons interviewé Léo Haccoun, cofondateur de l’entreprise Dignamik, et spécialisé dans la communication digitale.

L’entretien s’est déroulé le vendredi 22 novembre par Skype à 17h30 et a duré 30 minutes.

– Bonjour monsieur Haccoun, merci d‘avoir accepté de nous accorder un peu de votre temps. Nous allons donc vous interviewer dans le cadre de nos études en information-communication, afin d’en savoir un peu plus sur votre profession, durant environ 30 minutes.

L’entretien sera enregistré et publié sur le blog de l’université. Êtes-vous toujours d’accord ?

– Oui, pas de problème.

– Tout d’abord, pouvez-vous nous présenter l’entreprise dans laquelle vous travaillez ?

– On est une agence de communication digitale, on est à l’origine d’une plate-forme qu’on a développé qui permet de relayer deux types d’informations dans les territoires ruraux : une information événementielle qu’elle soit culturelle, sportive ou touristique, avec le désir d’inciter les gens à découvrir leur ville. Également, une information professionnelle, l’artisan et le commerçant du coin, l’entreprise en générale, pour inciter les gens à consommer local et à découvrir les entreprises qui les entourent.  Mais quel que soit le type d’information qu’on relaye, on incite et on favorise une démarche de circuit court. Donc, c’est vraiment la genèse et l’ADN de notre projet de se dire qu’il faut qu’un citoyen soit capable de savoir ce qu’il peut faire dans sa ville et ou il peut consommer dans sa ville de manière la plus exhaustive possible.

Premièrement, nous, on a fait un choix de se positionner uniquement dans les territoires ruraux. Et deuxièmement, on a fait le choix que l’ensemble des communications soient égalitaires, c’est-à-dire que ça soit une communication pour le club de bridge de quelques adhérents ou pour le compte culturel d’un grand événement de 300 personnes, il faut que ça soit la même communication. Tout simplement, car certains seront plus intéressés par l’un ou par l’autre. Il est évident que la communication soit isopérimètre à ce niveau-là. 

– En lien avec la présentation de votre entreprise, quels sont les objectifs de celle-ci ?

– Les objectifs sont très simples, il y en a deux : le premier objectif, c’est de devenir la base de données la plus exhaustive des territoires ruraux, que l’ensemble de tous les événements et de toutes les informations professionnelles que l’on peut trouver dans un territoire rural c’est-à-dire entre 1000 et 50 000 habitants, sachant qu’entre 5 000 et 30 000 habitants, c’est la cible des villes avec lesquelles on travaille. Le deuxième objectif, c’est un objectif technique qui consiste à révolutionner la communication digitale pour les territoires ruraux, et de proposer en conséquence une plate-forme multicanale qui va permettre de relier sur plusieurs types de canaux d’informations pour toucher un maximum de monde, donc l’idée c’est, que vous soyez sur les réseaux sociaux ou que vos lisiez vos mails, vos SMS etc, l’information puisse vous arriver de partout pour que vous puissiez toucher tant les personnes qui sont dans les réseaux que ceux qui ne consultent que les sites web ou ceux qui n’ont que des applications mobiles. Pour qu’on touche un maximum de monde pour être exhaustif tant dans les articles qu’on va proposer que dans la cible des personnes qu’on va toucher. 

Voilà nos objectifs et notre plate-forme a pour vocation d’externaliser la communication digitale pour les entreprises et les collectivités. L’idée, c’est que nous, on gère tout à leur place. On fait en quelque sorte du community management en version 3.0 pour que cette charge de communication et de rédaction de contenu ne devienne plus une charge pour les collectivités et les petites entreprises.

– Nous avons pu voir sur votre site la mise en place des ChatBots, que pouvez-vous nous dire de plus sur ces logiciels ?

– Alors le terme très français des chatbots, c’est un agent virtuel conversationnel. L’idée, c’est d’apporter une robotisation et une automatisation des conversations à travers un robot qu’on programme. L’idée n’est pas de remplacer un humain mais plutôt se dire que les tâches qui sont chronophages ou des tâches qu’un humain n’est pas capable de réaliser comme typiquement répondre 7 jours sur 7, 24 h sur 24, il faut pouvoir les sous-traiter à une machine et c’est là que les chatbots interviennent. 
L’idée est donc d’automatiser les tâches et d’interagir différemment, par un autre biais, par un autre canal que les canaux traditionnels comme Facebook, Instagram ou les sites web. C’est vraiment un désir d’interagir de manière différente, innovante parce qu’on construit des scénarios autour de tout ça, ce qui permet d’apporter une interaction, une modernisation à la collectivité ou à l’entreprise qui développe ainsi son propre chatbot

– Qui sont vos clients qui font appel à ces services la plupart du temps ?

-Alors nous, on a deux types de client. On a un premier client qui est une collectivité, qui va plutôt faire appel à nos services de relais d’informations événementiels parce que ça leur permet d’animer leur ville et d’avoir un outil d’animation qui est un bon instrument pour fédérer les citoyens. Les collectivités, ça va être soit les directeurs de communication, soit le maire en fonction des tailles des collectivités avec qui on va être en contact.  La deuxième catégorie de client, qui est plutôt les petites entreprises, on est en contact direct avec les dirigeants et les gérants des entreprises.

– D’après votre expérience, comment notre société actuelle peut-elle rendre les domaines de la communication de manière globale, indissociables des réseaux sociaux et du numérique en général ?

– Les réseaux sociaux et le numérique sont indispensables à 200 % dans les domaines de la communication et du marketing pour une raison toute simple qui concerne les statistiques. Vous avez 43 Millions d’utilisateurs quotidiens actifs sur Internet en France et sur ces 43 Millions, vous avez à peu près 33 Millions qui sont sur Facebook et quand vous additionnez un peu tous les réseaux, on arrive à 37-38 Millions. Donc, à fortiori, les réseaux sociaux sont devenus un canal d’informations nécessaire et primordial mais pas suffisant. C’est à dire qu’il y a une grosse partie du trafic qui navigue sur les réseaux mais le fait d’être sur les réseaux ne va pas faire la différence, pour la simple et bonne raison que d’une part être sur les réseaux c’est pas si simple que ça. Autant en tant qu’abonné c’est très simple de lire un article, autant en tant que rédacteur c’est plus compliqué, car d’une part, il y a une certaine forme à adopter pour être certain que vos articles soient attractifs et ludiques à lire. D’une autre part, il faut en plus de ça que vos articles puissent être lus, et pour être lu, il faut que votre page ou votre réseau soit différent des autres. 

Donc, en finalité, les réseaux sont nécessaires et primordiaux, mais ne sont pas suffisants, il faut aussi savoir produire du contenu de qualité et ne pas mettre tous les œufs dans le même panier. Le conseil que je donne à l’ensemble des gens qui font appel à nos services, c’est « soyez diversifiés », il faut penser aux réseaux sociaux parce que c’est important, mais il ne faut pas penser qu’à ça. Il faut aussi penser à être visible à travers un site web, à travers d’autres canaux, qui peuvent permettre de gagner en visibilité.

– Pouvez-vous nous décrire une journée typique de travail au sein de Dignamik ?

– Alors, la journée commence très tôt et finit très tard. Aujourd’hui, on a la chance d’être quatre, on a deux personnes qui nous ont rejoint dernièrement. Mais ça n’empêche pas que les journées commencent toujours très tôt et finissent toujours très tard. Globalement, on commence entre 6 h 30 et 7 h et on finit entre 19 h et 20 h. Bien-entendu, on a plusieurs « casquettes » et donc ça varie selon ce qu’on fait. En une journée, on fait pleins de choses. On gère toute la partie commerciale, business, avec la vente de contrats et donc on doit aller rencontrer des clients, les convaincre, les suivre. Une fois les contrats signés, il faut gérer la suite, et là, on a une « casquette de journaliste digital » en quelque sorte. Cela consiste en la rédaction de contenu et derrière cette notion, il faut sourcer le contenu qui va nous intéresser, le rédiger et le faire valider par nos clients pour être sûr que les informations sont bien les bonnes. Il va falloir également publier le contenu et le modérer s’il y a des modérations à faire, ça, c’est la « deuxième casquette ». Ensuite, on a une troisième « casquette technique », l’objectif c’est de mettre en place une plate-forme multicanale avec l’idée de faire l’intégration technique de pleins d’outils. Donc petit à petit, on est en train d’intégrer plusieurs briques logiciels qui nous permettent de construire petits pas par petits pas cette plate-forme, qui sans rentrer dans les détails, demande du sourcing de logiciels et de brique logiciel existant, ça demande des tests, l’intégration à prendre les différentes briques, des tests auprès des personnes qui rédigent les contenus pour être certain que finalement la solution qu’on leur apporte répond bien au besoin. Il faut faire des tests aussi avec nos clients pour être sûr que la solution qu’on leur apporte répond bien à leur besoin. Il y a vraiment une espèce de va-et-vient dans tous les sens.

On veut vraiment que tout soit fun mais en restant carré, en apportant un service de qualité, il y a une certaine rigueur à tenir dans une bonne ambiance ce qui fait partie de notre métier, et c’est important car c’est pas quelque chose qui vient naturellement, c’est quelque chose qu’il faut savoir construire, et voilà c’est quelque chose qu’il faut être capable de construire et de mener à bien parce que ça fait partie d’un point névralgique d’une entreprise, si elle n’est pas bien mise en exergue et en application. Et la quatrième « casquette » évidente, qui n’est pas forcément la plus simple, mais la plus importante, c’est la partie facturation et gestion administrative parce qu’il faut qu’on facture nos clients, qu’on les relance s’ils n’ont pas payé. Lorsqu’ils ont payé, il faut qu’on les inscrive en comptabilité, pareillement avec les fournisseurs. Il y a vraiment un gros boulot, côté gestion administrative parce qu’il y a aussi les déclarations à faire, alors heureusement on a un contact qui nous accompagne à ce niveau là, mais quoi qu’il en soit, une grosse partie du boulot est faite en interne. 

– Comment envisagez-vous l’évolution de cette profession ?

– Ce qui est sûr, c’est que la communication n’aura absolument rien avoir avec ce qu’on fait aujourd’hui. Ça, j’en suis certain, pour la simple et bonne raison que la communication d’il y a 10 ans n’a rien à voir avec celle d’aujourd’hui. Dans le sens où, la technologie a évolué, les habitudes ont évolué, la façon de faire du business a évolué, donc nécessairement, les outils qu’on va mettre en place et le type de communication qu’on va mettre en place et qu’on va adopter sera nécessairement différent. Comment ? je ne pourrai pas vous le dire, malheureusement, j’aimerais bien le savoir. 

– Quel parcours avez-vous suivi avant d’en arriver là ?

– Alors moi, j’ai fait une école d’ingénieur, j’ai fait les arts et métiers à Aix en Provence, avant ça, j’ai fait une classe préparatoire maths spé. Après ça, j’ai fait trois ans d’école d’ingénieur à Aix et j’ai commencé mes premières expériences professionnelles à faire du chantier et de la recherche en développement dans des grosses industries, donc absolument rien à voir avec ce que je fais aujourd’hui.
Et puis, un an et demi plus tard j’ai rejoins un cabinet de conseils en informatique sur Paris, donc c’est là que j’ai commencé à mettre le premier pied à l’étrier dans l’informatique, et c’est là que j’ai commencé à comprendre toute la puissance, tout l’intérêt, et surtout tout l’avenir qu’il y avait dans le digital.
C’était déjà le cas il y a 15 ans, mais les 5 dernières années ont pris un virage plus qu’important, il y a vraiment cette notion de transformation digitale qui est au goût du jour, et pour les prochaines années.
Et puis j’ai toujours été un peu attiré par ces sujets de communication, par ces sujets de digitalisation d’un territoire rural, parce que moi-même, je viens d’un territoire rural. Et puis à un moment donné, on a eu l’occasion avec Marina, la cofondatrice de Dignamik, de venir s’installer sur Dignes, et on a eu l’occasion de fonder Dignamik, qui à la base était un projet bénévole, puis qui a été construit sous forme de projet lucratif, de projet en société qui date de juin, donc c’est tout nouveau.
Et donc voilà, autant Marina que moi, notre projet professionnel, notre parcours professionnel, il émane d’une série de pleins d’opportunités, qui parfois sont de la chance, ou qui parfois sont des « je suis là au bon moment » parce que j’ai réussi à provoquer le bon événement qui va bien au bon moment.

– Pouvez-vous nous parler de Dignamik lorsque l’organisation était basée sur du bénévolat ?

– Alors, ça se passait exactement de la même façon, sauf qu’on était moins structuré, on n’avait pas d’équipement, on était tous les deux, on travaillait depuis chez nous. Et on ne s’occupait pas du tout de la partie professionnelle. En fait, on ne relayait que des informations événementielles, aujourd’hui, on a rajouté la composante information professionnelle. Donc, les choses étaient quand même rigoureuses, mais pas aussi structurées comme on essaye de le faire aujourd’hui et qu’on envisage de faire demain.

– Selon vous, quels sont les avantages et inconvénients de votre métier ?

Alors, il y a plein d’avantages et il y a plein d’inconvénients. L’avantage d’être entrepreneur, c’est que vous êtes libre et vous faites ce que vous voulez. L’inconvénient, c’est que vous êtes libre et vous ne faites pas ce que vous voulez. C’est paradoxal ce que je dis, mais en fait, dans la notion de « vous faites ce que vous voulez », il y a la notion de liberté, de dire, si typiquement aujourd’hui, je veux finir plus tôt, ou plus tard, vous êtes la seule personne à prendre cette décision plutôt qu’une autre.
D’un autre coté, à la différence d’un salarié, vous avez une notion de stress en moins en tant que salarié. Parce que, que vous produisiez du contenu ou pas, que vous produisez quelque chose ou pas, vous êtes quand même payé, vous cotisez, vous êtes protégé. Chose qu’en tant qu’entrepreneur malheureusement, vous n’avez pas, vous n’avez pas cette sécurité. Donc ça, c’est le premier avantage et le premier inconvénient.

Après, la particularité c’est que, et ça c’est quelque chose qu’on a découvert depuis qu’on s’est lancé sur Dignamik, c’est qu’on a toujours adoré notre métier avec Marina, on a toujours aimé ce qu’on faisait, mais on a jamais été passionné. Et depuis qu’on a lancé Dignamik, on est passionnés.
Et ça, c’est un énorme avantage, c’est que justement vous êtes animés, vous vous levez avec une passion.

– Qu’est-ce qui, selon vous, a déclenché cette passion ?

– Je ne sais pas dans quel sens, si c’est que j’étais passionné donc j’ai créé Dignamik, ou Dignamik m’a permis de devenir passionné. Je ne sais pas trop, on verra dans quelques années, mais en tout cas, ce qui est sûr aujourd’hui, c’est qu’on se réveille avec cette passion. Et je pense le plus important, c’est de bosser et d’être passionné de ce qu’on fait. Mais en tout cas, ce qui est sûr, c’est que si c’était à refaire, on le referait sans hésiter à 200 %.

– Selon vous, quelles sont les qualités requises pour cette profession ?

– Passionné, travailleur, je pense qu’il faut être ambitieux, mais ce n’est pas parce qu’on est entrepreneur qu’on est ambitieux. Je pense que c’est parce qu’on est ambitieux qu’on peut se permettre de devenir entrepreneur. Et puis, il ne faut pas avoir peur, il faut oser, et surtout, il faut être en mesure d’absorber ce stress quotidien, et d’essayer de le transformer par ailleurs, et le diffuser par ailleurs. Parce qu’après, vous vous levez le matin en vous demandant si vous allez faire du chiffre, vous vous couchez le soir, vous vous dites que vous n’avez pas fait le chiffre que vous vouliez, vous vous réveillez le lendemain vous êtes stressé, mais l’après-midi ça se passe super bien et en fait vous avez rattrapé votre retard.

Pourriez-vous donner des conseils à une personne qui souhaiterait exercer votre profession ?

– Alors d’une part qu’il continue ses études, ça, c’est le premier point. Il y a beaucoup trop de conseils en mon sens qui sont donnés en disant « arrêtez les études, lancez vous, etc. » Pour moi, c’est un mensonge, et ce n’est pas un bon conseil. Parce que quand vous êtes entrepreneur, vous êtes confronté à pleins de situations auxquelles l’école ne vous prépare pas, mais en fait, c’est tout simplement impossible.

Il y a tellement de cas différents que pour cela, il faudrait qu’on soit toute la vie à l’école. Et même toute une vie ne suffirait pas. En revanche, ce que vous apporte l’école, c’est des outils.  Des outils de réflexion et des outils de production.  L’avantage du coup, c’est que quand vous vous lancez dans une activité à votre propre compte, vous avez cette base outil, et vous pouvez sortir les bons outils au bon moment. Parfois, vous ne les avez pas, ces outils de production, ce qui est normal, mais vous avez toujours des outils de réflexion pour construire vos outils de production. Et ça, l’école le permet, elle ne le permet pas à 100 %, ça dépend aussi beaucoup des personnes, mais en tout cas, elle y contribue fortement.

– Nous venons donc d’aborder l’évolution de Dignamik, vos objectifs, votre parcours, votre vision de l’entrepreneuriat et de la communication.

Y a-t-il quelque chose que vous voudriez rajouter ?

– Je pense qu’on a globalement fait le tour, après on pourrait y passer des heures, avec tous les petits détails, et tous les conseils que je pourrais vous donner.

Seulement, dites bien aux élèves de continuer de travailler en cours.

Et qu’ensuite, c’est un beau pari sur l’avenir, parce que si demain vous devenez entrepreneur, et que dans 2 ans tout s ‘arrête pour x ou y raison, vous avez quand même un diplôme derrière qui vous permettra de vous reconvertir, chose que vous ne pouvez pas faire dans l’autre sens si vous n’avez pas de diplôme, ou en tout cas l’exercice est plus difficile.

Après, moi, on m’a toujours dit que l’équation du succès se résumait à une équation à trois variables : le travail, la compétence et la chance. Moi la chance, je n’y crois pas trop, ou en tout cas, si elle arrive, c’est plutôt en bout de chaîne et elle est minoritaire. La compétence, on l’a ou on ne l’a pas, mais on peut toujours l’acquérir, et on l’a seulement si on travaille. Donc, en fait, vous avez un dénominateur commun, à toutes les situations qui vous apporte du succès, c’est le travail.
Et si vous avez le travail, vous devenez compétent, et si vous devenez compétent, la chance vous sourira, et vous aboutirez à du succès. Moi aujourd’hui, c’est cette équation que je me répète tous les jours, c’est travaille, travaille, travaille, compétence, compétence, et un peu de chance à la fin.

– D’accord, merci beaucoup pour ces mots, c’est très motivant

– Je l’espère, en tout cas il le faut, sans motivation, l’entrepreneuriat ne servirait à rien, et n’aboutirait à rien.

– Nous vous remercions pour cet échange, nous vous enverrons la retranscription sous trois jours, afin que vous vous assureriez qu’elle soit fidèle à l’entretien.

Une fois votre confirmation, l’entretien sera publié sur le blog de l’université.


Entretien mené par Johanna VIGNES, Charlie GARRIGUES, Derin YILMAZ et Sofia DELAROCHE du groupe 6

Entretien avec Joel Murgia, responsable événementiel et commercial au Mas de Courant à Lattes : “ A chaque événement sa demande précise “

dimanche 24 novembre 2019

Dans le cadre de l’enseignement Projet Personnel Professionnalisé, nous avons contacté puis réalisé un entretien avec Mr Joel Murgiat sur son activité de responsable événementiel au Mas de Couran à Lattes.

Mr Murgiat nous a gentiment invité à le rejoindre au restaurant “La cuisine du 728” à Montpellier, établissement géré par un ami à lui, le 21/11/2019 à 14h00. 

D’une durée de 30 minutes, nous avons utilisé pour cet entretien un dictaphone pour enregistrer les propos de l’interviewé ainsi que d’une feuille pour noter les éléments importants.

Cet entretien a été réalisé par N’DIAYE Seydina et de CORDIER Brice. Seydina a contacté le professionnel de notre entretien puis nous avons réalisé à deux le questionnaire. Brice a lui posé les questions lors de l’entretien tandis que Seydina notait les informations importantes. Enfin nous avons réalisé la retranscription de cet entretien conjointement.

Légende

En gras ce sont les questions que nous avons posé à l’interviewé.

PPP* = Projet Personnel Professionnalisé.

VAE* = Validation des acquis de l’expérience.

Fichier CE* = Fichier de comité d’entreprise.

Phoning* = Mission de communication qui consiste à faire du démarchage téléphonique à des fins commerciales. Il est utilisé ici pour l’organisation d’événements au Mas.

Extra* : Le contrat d’extra permet à un employeur d’embaucher un employé pour la réalisation d’une tâche précise, immédiate, temporaire et réglementé sur la durée en fonction du secteur d’activité.

Arrhes* : Ce sont des sommes d’argent versées au moment de la conclusion d’un contrat.

Bonjour Monsieur Murgia, tout d’abord merci de nous recevoir pour cet entretien. Nous sommes étudiants en Information-Communication et dans le cadre de notre PPP* nous allons vous interviewer sur votre activité de responsable événementiel. Pour se faire nous allons vous enregistrer à l’aide d’un dictaphone, êtes-vous d’accord pour être enregistré ?

Oui, ça ne me pose pas de problèmes.

Très bien merci, ma première question est la suivante, depuis quand faites-vous de l’événementiel ?

Ca fait 3 ans que je fais de l’événementiel mais j’ai toujours travaillé en lien avec la restauration. En effet ça fait 25 ans que je travaille dans la restauration où j’ai pu organiser des mariages, des repas d’entreprises… Maintenant il y a une forte demande en événementiel où nous devons être encore plus précis, plus pointilleux sur les demandes des entreprises, demandes familiales ou encore sur les mariages. Nous devons toujours être plus pointilleux.

De quelle manière la demande événementielle s’étale-t-elle tout au long de l’année ?

Tout dépend des événements. Il ne faut pas confondre les événements professionnels type “entreprise” et les événements type “familial” comme les mariages, communions, baptêmes. Pour les événements de type familial ils ont lieu en général de Mai à Juin. Quant aux événements professionnels, un séminaire peut avoir lieu toute l’année sauf aux mois de Juillet-Août. Après nous avons beaucoup de repas d’entreprises en fin d’année ou des repas sur des reprises en début d’année.

L’événementiel a-t-il toujours été présent au Mas ou s’est-il rajouté au fur et à mesure des activités proposées ? 

Alors ça s’est rajouté au fur et à mesure. C’est quelque chose qu’on ne faisait pas au départ. Personnellement je l’ai travaillé dès le début. Maintenant on explore beaucoup plus de ce côté-là. De plus les demandes ont beaucoup évolué en terme de matériel pour un séminaire par exemple (vidéoprojecteur, micro, scène, banderoles). Selon la demande il peut y avoir un cocktail dînatoire, des collations etc. Chaque entreprise a sa demande. 

Comment s’organise la gestion de l’événementiel en lien avec votre activité de restauration et d’hôtellerie ?

Généralement les demandes se font par mail afin d’avoir un cahier des charges défini à suivre. Sinon ça peut être par le biais de notre réseau où on va recontacter d’anciens clients. Personnellement je préfère le faire par mail, ça nous permet d’avoir une preuve, une traçabilité écrite de la demande. Ensuite nous faisons une proposition de plusieurs menus, plusieurs devis. Après comme je vous ai dit, tout dépend de chaque événement, chaque réunion. C’est à la demande du client. Veulent-ils organiser une activité de plein air ou faire des pauses dans l’événement… Tout dépend vraiment du type d’entreprise ou d’événement.

Vous devez donc constamment vous adapter ?

Oui, constamment. Admettons sur un groupe de 100 personnes qui vont vouloir arriver le matin pour une réunion il leur faut des chaises en format théâtre, un vidéoprojecteur, un café d’accueil, une collation, une pause dans la matinée, un repas le midi etc. D’autres entreprises vont prévoir un côté plus ludique avec des ateliers. En revanche nous fonctionnons constamment avec une location de salle et un service traiteur pour les différents repas.

Quel a été votre parcours scolaire, universitaire et professionnel avant d’arriver à gérer l’activité événementiel de l’entreprise?

Alors j’ai un CAP cuisine et un CAP serveur que j’ai passé il y a environ 25-27 ans. Après ça a surtout été du travail de terrain. J’ai régulièrement passé des remises à niveau par le biais de stages ainsi que des VAE*.

Quels moyens de communication mettez-vous en oeuvre en amont des événements que vous organisez ?

Personnellement je suis entrain de me lancer indépendamment. Après la première communication c’est le bouche à oreille. On utilise aussi tout ce qui est réseaux sociaux, du phoning*, des fichiers CE* avec des propositions à destination des entreprises. Sur ces propositions on a un retour de 3%, ce qui est vraiment minime donc il faut vraiment insister sur notre marque, notre image, notre logo pour avoir des retours afin d’organiser des événements au Mas.

Travaillez-vous sur d’autres événements en lien avec l’événementiel en-dehors du Mas ?

En-dehors du Mas non. Après je peux proposer à d’autres sociétés, entreprises ou des mariés d’autres lieux avec location de salle, service traiteur, animation musicale ou animation style cocktail-plancha, intervention d’un magicien, groupe live. On peut également faire un bar à cocktail avec un barman qui jongle, des feux d’artifice etc.

Est-ce que vous proposez des activités pour un public infantile ou c’est plus concentré vers un public adulte ?

Alors c’est plus tourné vers un public adulte mais évidemment s’il s’agit d’un mariage avec des enfants présents on peut proposer un espace avec un château gonflable, des nourrices, un service de gardiennage d’enfants avec une animation, un atelier barbe à papa, un magicien, des chocolats. Pourquoi pas avoir une piscine. Ca peut être vaste en fonction du budget qu’est prêt à mettre notre clientèle.

Quels sont les différents horaires proposés par le Mas ?

Ca peut être de 8h00 du matin jusqu’à 2h00 du matin. Certains établissements sont ouverts jusqu’à 1h00 du matin, d’autres ont la possibilité d’être ouvert jusqu’à 2h00 du matin toute l’année. Ce sont des horaires définis par les préfectures. Mais en général l’horaire de fermeture de 2h00 du matin est seulement autorisé pour les établissements du 21 Juin au 31 Août. Il existe également un système de dérogation dans l’année qui peut être utilisé 3 fois. Pour les restaurateurs il va plutôt être utilisé pour le jour de l’An. 

En ce qui concerne les locations de salle accordées par les mairies il s’agit d’autorisation de nuit. Après tout dépend de l’endroit où les clients souhaitent faire leur événement.

Y a-t-il plus de facilités dans certains endroits que d’autres ?

Encore une fois, tout dépend de la demande. Un repas dansant va généralement se finir plus tôt qu’un mariage où les mariés et les personnes conviées vont vouloir veiller jusqu’à 4h00 du matin. Tout ça s’accompagne avec un contrat qui détaille tous les points relatifs à l’événement. Et tout ce qui est location fonctionne sur un système de privatisation.

L’activité événementielle est-elle lucrative parmi l’ensemble des activités que vous proposez ?

Oui ça rapporte toujours quelque chose. Sur un groupe de 100 personnes par exemple il va forcément y avoir des retours sur l’établissement. En premier lieu ces 100 clients prennent connaissance du lieu. Ces nouveaux clients peuvent éventuellement y revenir en couple, entre amis ou en famille ou sur d’autres propositions. Forcément ça ramène toujours quelque chose d’avoir 100 personnes qui vont elle-mêmes rapporter d’autres demandes par effet boule de neige.

Ces personnes vont elle-mêmes pouvoir en parler à d’autres personnes.

Voilà, en parler exactement. Sur ce genre de prestation il faut être présent, discuter avec les personnes, échanger des cartes. On fait un peu son marché en quelque sorte.

Quelles sont les difficultés que vous pouvez rencontrer avec l’activité événementielle ?

La majeure partie va se concentrer au niveau des horaires, du son, des places de parking. Je pense qu’il s’agit des plus gros inconvénients.

Quelle est la politique tarifaire du Mas ?

Sur une privatisation d’un espace, d’une salle, actuellement ça va se situer à 1500 euros pour une entreprise. Les personnels de l’entreprise bénéficient de la salle de 8h00 jusqu’à 2h00 du matin avec le matériel fourni (sonorisation,vidéoprojecteur, lumière…) avec un DJ inclus dans la formule, ce qui est vraiment pas mal. On facture également d’autres prestations diverses à la demande de nos clients (hôtesses, vestiaires, cracheur de feu, violoniste). Chaque événement a des demandes différentes. Il n’y a pas d’évènement type. 

Comment s’organise la division du travail en événementiel ? Avez-vous une équipe de personnels investis dans l’organisation de vos événements ?

Pour ce qui est du traitement des dossiers événementiels je m’en occupe seul. J’entre ensuite en contact avec mon équipe service et mon équipe cuisine qui est , elle, différente de l’équipe de cuisine du restaurant du Mas bien que ces deux équipes cuisine travaillent sur le même lieu. C’est une deuxième équipe qui travaille généralement en extra* et qui est payée uniquement sur les évènements organisés ponctuellement par le Mas. On les appelle à l’avance, on bloque les dates et pendant toute l’année ils travaillent de cette manière.

Sur combien de temps prévoyez-vous vos évènements ?

C’est toujours suivant les demandes. On va dire sur les mois de Mai, Juin, Juillet, Août les événements se préparent 1 an à l’avance, surtout pour les mariages. Pour vous dire sur Montpellier, concernant les salles pour un mariage, aucune n’est disponible pour toute l’année 2020. Les mariés doivent s’y prendre à l’avance s’ils veulent avoir une salle de libre. Ensuite concernant la réservation elle se fait via le versement d’un acompte ou d’arrhes*.

La logistique à mettre en place est donc vraiment importante.

Complètement. Elle varie toujours en fonction des demandes. Privatiser un espace et privatiser un domaine ce n’est pas la même logistique à mettre en place. De même pour les prestations familiales et professionnelles, ce sont deux événements différents. Prestations qu’il ne faut d’ailleurs pas mélanger dans l’événementiel. Si vous avez une agence d’événementiel il vous faut deux sites : un pour les événements professionnels, un pour les événements familiaux. Le professionnel ne va pas se rendre sur un site familial et vice-versa. C’est très important pour la crédibilité de votre agence evénementielle de savoir séparer le professionnel du personnel.

Quel regard portez-vous sur votre métier ?

C’est beaucoup de temps à consacrer mais personnellement comme j’ai toujours été dans la restauration j’ai toujours eu cette habitude de beaucoup travailler. Désormais à mon âge, faire de l’événementiel c’est une finalité en continuité avec tous les métiers que j’ai pu exercé (cuisinier, serveur, directeur d’établissement). Pour moi ça a été un tremplin pour passer à autre chose tout en restant en lien avec la restauration, car chaque événement que j’organise je suis là pour contrôler les différentes équipes (cuisine, service…).

Le Mas de Couran a-t-il un rayonnement médiatique important à Lattes et en-dehors de la ville ?

On travaille beaucoup sur le sponsor avec l’équipe de basketball féminin de la ville par exemple. Toujours dans l’idée d’avoir un logo quelque part pour implanter notre image. Après c’est beaucoup de communication pour se faire connaître. Communication qui a beaucoup évolué. Même si on fait toujours des flyers et de la radio la communication s’est dématérialisé de façon exponentielle. Toutefois ce mode de communication à l’ancienne arrive encore à trouver la clientèle avec laquelle on travaille, située autour des 50-60 ans, qui eux ne sont pas forcément sur les réseaux sociaux. Il faut donc être présent sur tous les fronts. 

Et bien, c’était notre dernière question, nous vous remercions pour le temps et la gentillesse que vous nous avez accordé.

C’était avec plaisir.

Merci beaucoup, au revoir.

Au revoir.

Entretien réalisé par N’DIAYE Seydina et Brice de CORDIER.

Interview du Manager et Directeur Commercial de l’agence d’événementielle 123 EVENTS

vendredi 22 novembre 2019

Interview d’Hervé Martinez professionnel de la communication événementiel : « chef de projet senior est un titre qui est conféré après avoir passé quelques années en tant que chef de projet…».

Contextualisation

Nous sommes quatre étudiants en première année de licence information-communication à l’université Paul Valéry et, dans le cadre de nos études, nous avions à réaliser une interview d’un professionnel de la communication. Nous avons pu obtenir un entretien avec Monsieur Hervé Martinez.

Notre interview, d’une durée d’environ vingt minutes, s’est déroulée le 15/11/2019 par téléphone.

Retranscription

Les questions des auteurs, Kauffmann Marie, Aubaterre Anthony, Bonneau Océane et Girardin Morgane sont en bleues. Les réponses de l’interviewé, Hervé Martinez, sont en noires.

– Pour que cet entretien se passe dans les meilleures conditions, nous tenons à vous préciser que, dans le cadre de nos cours, cet entretien durera une trentaine de minutes, que vous êtes enregistré et que notre conversation sera retranscrite.

– Pas de problème.

Alors commençons, dans le cadre de l’interview pouvez-vous vous présenter en quelques mots ?

– Moi je suis senior event manager mais aussi directeur commercial de l’entreprise, j’ai 48 ans, je suis dans l’événementiel depuis que j’ai 17 ans. J’ai commencé en tant qu’hôte d’accueil au Palais des Congrès de Montpellier en parallèle de mes études. Ce poste m’a permis de travailler dans tous les secteurs d’activité de l’événementiel. J’ai travaillé à l’accueil, j’ai travaillé à la technique, j’ai travaillé au service traiteur, à la Direction Générale, au service commercial et cætera et cætera.

Aujourd’hui, vous êtes à la fois Directeur Commercial et chef, est-ce bien cela ?

– Oui, je suis chef de projet senior de l’agence 123 EVENTS et Directeur Commercial comme vous l’avez précisé.

– Pouvez-vous nous expliquer en quoi ça consiste ?

– Directeur commercial c’est de trouver les nouveaux marchés, de nouveaux clients. Chef de projet senior est un titre qui est conféré après avoir passé quelques années en tant que chef de projet, j’ai un poids de décision et de négociation avec les partenaires et enfin je gère des équipes de chefs de projets juniors et d’assistants chef de projet.

– Je vois, j’aimerais savoir ce qui vous a poussé à faire de la communication votre métier ?

Je ne fais pas de la communication, je fais de la communication événementielle, ce sont deux choses différentes. Mon métier consiste à créer des événements. Bah honnêtement, cela a été un hasard de vie, à dix-sept ans il me fallait de l’argent, j’ai travaillé à McDonald’s et cela ne me plaisait pas, je suis donc rentré au Palais des Congrès en tant qu’hôte d’accueil et j’ai embrayé.

– D’accord, maintenant je voudrais vous poser quelques questions au sujet de l’entreprise 123 EVENTS, j’ai eu beau chercher je n’ai pas trouvé qui concrètement était le directeur de cette agence, pourriez-vous m’éclairer ?

– Ha ben vous auriez du trouver toutes les informations nécessaires. La dirigeante est Madame Isabelle Estonier, on se connaît depuis qu’on a dix-sept ans car on a travaillé ensemble au Palais des Congrès de Montpellier. La société a seize ans bientôt, on génère environ cent vingt événements professionnels par an et j’insiste sur professionnels, partout en Europe et dans le monde. L’année dernière en 2018, on a fait soixante-dix destinations internationales ! Beaucoup de nos events se font dans toute l’Europe.

Ça doit être très enrichissant ! Vous avez eu l’occasion de travailler dans quels pays ?

– Eh bien par exemple en Angleterre, en Italie ou encore en Espagne pour ce qui concerne l’Europe.

– Donc j’en déduis que vous avez déjà organisé des events en dehors de l’Europe ?

– Oui tout à fait, on a déjà travaillé en Amérique Latine.

– Cela doit vous apporter beaucoup d’expériences, j’imagine qu’en fonction de chaque pays la façon de travailler est différente, comment faites-vous pour vous adapter ?

– Avec l’habitude on gère tous types de situations.

– D’accord très bien, avez-vous vu une évolution de votre métier depuis vos débuts ?

– Bien sûr que le métier a évolué, il se tourne de plus en plus vers le numérique, même si c’est comment dire, oui le numérique est là, l’éco-friendly arrive aussi. Les entreprises ont de plus en plus envie de venir vers les clients, voilà c’est principalement le numérique et l’éco-friendly.

– Qu’est-ce que vous entendez par éco-friendly ?

– Éco-friendly, c’est un terme qu’on emploi lorsqu’on intègre les principes de protection de l’environnement lors de la conception d’un objet par exemple. Tout simplement le numérique permet de ne plus utiliser de papier.

Quand vous évoquez le numérique, vous parlez des réseaux sociaux ?

– Pour moi le numérique ce n’est pas les réseaux sociaux, les réseaux sociaux c’est pour parler avec les copains. Les clients ne nous contactent pas sur Facebook. Les réseaux sociaux seront utiles dans vingt ans peut-être mais à l’heure d’aujourd’hui on ne vend pas des paniers de fruits, non aujourd’hui les réseaux sociaux non pas d’impact pour nous. Le côté numérisation de notre métier passe par des sites web dédiés, par des choses automatisées.

– Je comprends mieux mais alors j’aimerais vous questionner par rapport à la relation clientèle, comment êtes-vous amené à travailler avec vos clients si vous n’utilisez pas les réseaux sociaux ?

– On a la chance pour l’instant d’être une agence qui fonctionne bien, on a zéro communication commerciale, aujourd’hui on est principalement sur du réseau, on n’a pas le temps pour autre chose.

– On pourrait comparer ça à du bouche à oreille ?

– Heu oui oui, mais le réseau relationnel est plus sain que du bouche à oreille.

– Excusez-moi mais qu’est-ce que vous entendez par sain ?

– Ben mes relations sont basées autour du numérique, je trouve ça plus pro que d’user de mes relations personnelles.

Très bien, avez-vous déjà rencontré des difficultés avec certains clients ?

– Bien sûr, tous les jours.

– Comment avez-vous fait pour dépasser certains problèmes et aboutir au projet final ? Pouvez-vous nous donner un exemple ?

– Euh ouais, enfin non.

– D’accord je comprends tout à fait, en faisant quelques recherches sur vous nous avons pu voir sur LinkedIn que vous avez été assistant de communication chez Enjoy Montpellier, pouvez vous nous en dire plus sur cette profession ?

– Oui c’est exact mais aujourd’hui Enjoy Montpellier c’est le Corum à Montpellier.

– Vous pouvez nous dire en quoi cela consistait ?

– J’alliais les événements, je faisais en sorte que les gens viennent et je créais des animations autour d’une thématique autour d’un event.

– je vois, j’aimerais à présent parler avec vous de l’organisation d’un événement, quelles sont les étapes à suivre lors de la préparation ?

– Bien sûr, chaque événement a des étapes précises à respecter, le «brief» qui est donné par le client, le «forcing» des prestataires, la coordination des prestataires, la finalisation sur le terrain, la facturation et le suivi du bon déroulement.

– Selon vous quelle serait la ou les meilleures méthodes pour atteindre votre objectif, c’est-à-dire la réussite d’un événement ?

À deux mille pour cent être à l’écoute de son client et comprendre ses problématiques.

– Ok, et selon vous qu’est-ce qui fait qu’un événement soit réussi ?

– Il faut que le client se donne les moyens, que les participants aient envie de participer, il faut que le message donné soit positif et que tout le monde ait envie que cela soit un bel event.

– Vous avez un souvenir d’un événement qui vous a particulièrement marqué ?

– Tous nos événements sont marquants, honnêtement, si vous mettez «x» mois à fabriquer un événement, quand il a lieu et que c’est une réussite, vous êtes content.

– Bien évidemment, à présent j’aimerais en savoir plus sur l’entreprise comment choisissez vous vos collaborateurs ?

– On a énormément énormément de CV, car beaucoup de monde veut faire de l’événementiel. Il y a beaucoup de monde qui ne comprend pas que l’événementiel c’est plein de métiers différents, que c’est beaucoup d’implication et que ce n’est pas la fête tous les jours. Par exemple, pour un dîner de gala on peut avoir commandé mille bouteilles de champagne, pour autant on n’en boit pas, c’est pour les clients, ce n’est pas à nous de faire la fête. Tu sais soixante-dix pour cent de nos événements sont internationaux donc il faut qu’ils parlent couramment anglais. Un CV où il n’y a pas de faute d’orthographe c’est le plus important, on reçoit cinquante CV par semaine, on ne retient que les meilleurs et il y a aussi un entretien en anglais pour être sûr du niveau de ceux qui postulent.

– C’est évident bien sûr, pour vous quels sont les avantages et les inconvénients de travailler avec des collaborateurs ?

– Il n’y a pas d’inconvénient, que des avantages vu que ce sont des collaborateurs que l’on a choisis.

– Donc pour vous il n’y a donc aucun inconvénient à travailler en groupe ?

– Non car la pluridisciplinarité amène des avantages, on est dans des métiers où l’on travail en équipe donc si on ne veut pas d’équipe on ne fait pas ce genre de métier là.

– Bien, et par rapport à l’organisation, comment vous distribuez les rôles de chacun ?

– C’est écrit dans leurs contrats.

– Et vous vous mettez d’accord ensemble ?

– Cela dépend des fois.

– Très bien, il ne me reste plus que peu de questions à vous poser, selon vous quel serait l’aspect le plus important de votre métier ?

– C’est vaste comme question, vous pensez à quoi ?

– Au niveau de la relation client peut-être ?

– Ha ben si il n’y a pas de client il n’y a pas de métier, c’est la base. Sans eux il n’y a pas de vie, mais c’est dans tous les métiers comme ça je pense.

– Avez-vous un conseil à nous donner en tant que futurs communicants événementiels ?

– Accrochez-vous ! C’est un métier qui est superbe mais qui est très très très difficile car on est là pour absorber le stress de nos clients, plus on a de gros clients, plus c’est difficile à gérer.

– Donc s’accrocher et bien gérer son stress… Et des erreurs à éviter ?

– Heu, surtout bien faire son travail et avant tout anticiper.

Je pense que nous avons fini de vous questionner, j’aimerais vous faire un bref récapitulatif de notre discussion pour être sûr qu’il n’y ait pas de malentendus.Tout d’abord vous nous avez présenté votre métier de senior Event Manager et Directeur Commercial au sein de l’entreprise 123 Events et vous avez d’ailleurs insisté sur le fait que vous n’êtes pas seulement communicant mais communicant événementiel. Vous nous avez ensuite expliqué que l’entreprise propose des prestations aussi bien en France qu’à l’étranger, elle a donc un rayonnement international. Ensuite dans un métier comme le votre il faut être à l’écoute de ses clients pour répondre aux mieux à leurs attentes. Pour répondre à leurs demandes il est indispensable de savoir travailler en équipe. Enfin, selon vous, le métier de communicant événementiel ne doit pas être considéré comme une profession où on passe son temps à faire la fête. Est-ce que vous êtes d’accord avec tout cela ?

– Heu oui, je pense que c’est assez bien résumé.

– Eh bien l’interview est terminée, nous vous remercions encore une fois de nous avoir accordé du temps pour répondre à nos questions !

– Eh bien, bonne continuation ! Gardez bien à l’esprit que ce n’est pas un métier facile, qui fait rêver tout le monde. L’idée de «on boit du champagne et on ne fait que discuter avec les clients», c’est faux. C’est seulement après un an et demi à s’être arraché les cheveux qu’on a le droit à un peu de répit mais quand ça arrive c’est vraiment génial.

Kauffmann Marie
Aubaterre Anthony
Bonneau Océane
Girardin Morgane

Entretiens du Groupe 6 de Montpellier

jeudi 21 novembre 2019

Etudiants du groupe 6 de Montpellier, déposez vos entretiens dans cette catégorie ‘L1 Mtp entretiens G6’.

Qu’est-ce que le métier de consultant en stratégie marketing et communication ? Une professionnelle nous explique

jeudi 21 novembre 2019

Le jeudi 14 novembre 2019, nous avons interviewé Dorothée B. (dont le nom restera confidentiel), consultante en stratégie marketing et communication. Nous avons réalisé cet entretien au domaine du château de Flaugergues où elle travaille à temps partiel, en indépendant, depuis juin 2014.
Cette entreprise propose de multiples activités telles que des visites du château et du vignoble, un restaurant ou encore des séminaires et réceptions. Voici la retranscription de notre échange.

Bonjour Madame B., tout d’abord merci de nous recevoir. L’entretien durera une trentaine de minutes et avec votre accord, nous l’enregistrerons vocalement afin de réaliser une retranscription fidèle. Retranscription qui vous sera, à l’issu de notre rencontre, envoyée par email ; puis publiée sur le blog dédié à notre licence et enfin présentée en classe à nos camarades lors d’une soutenance orale. Etes-vous d’accord avec ça ?

Dorothée B. : Bonjour. Oui.

Très bien. Comme vous le savez, nous sommes des étudiants en première année d’information-communication et nous nous intéressons à votre parcours, vos missions et votre vision du métier. Vous travaillez en tant que consultante en stratégie marketing et communication au domaine de Flaugergues et pour d’autres entreprises : nous en discuterons un peu plus tard. Tout d’abord, pouvez-vous nous parler de votre cursus scolaire et de ce qui vous a poussé à prendre cette voie ?

Oui bien sûr. Alors, j’ai fait une école de commerce et à l’époque, les écoles de commerce se divisaient en deux grandes catégories : la finance d’un côté et le marketing/la communication de l’autre. Côté qui m’a beaucoup plus attiré.
J’ai d’abord fait des stages très classiques chez Nestlé, j’y étais assistante chef de produit. Puis j’ai travaillé chez Michelin où j’ai fait du marketing centré sur l’industrie puis de recrutement : mon métier était de vendre Michelin en tant qu’employeur.
Ensuite, j’ai voulu changer de vie et ai décidé de me mettre à mon compte. Aujourd’hui je continue de faire du marketing et de la communication mais sans être rattachée à une entreprise.
Quand je suis ici, au Château de Flaugergues, je ne suis pas consultante : je suis la directrice du marketing et de la communication de Flaugergues. Quand j’interviens chez un plus petit client, je suis en mode consultante parce que je vais intervenir sur un projet de plus courte durée. La vraie richesse de mon métier est que c’est très large, très diversifié. L’important est de bien comprendre les mécanismes du métier de base.

Justement, parlons du « métier de base ». Nous avons pu remarquer que le terme de consultant est souvent utilisé, pouvez-vous nous le définir en quelques mots puis nous préciser le terme de consultant en stratégie marketing et communication ?

Consultant c’est presque, pour moi, lié à la taille de l’entreprise. Une entreprise qui n’a pas la taille nécessaire pour avoir du marketing à temps plein va prendre un consultant en marketing qui va venir l’aider à faire une partie des choses. Ou elle va aller chercher un consultant qui va être spécifique sur un élément de métier qu’elle ne connaît pas.
Je pense qu’il est important, notamment pour des jeunes comme vous, de se dire qu’être consultant n’est pas un métier en soi. L’important c’est d’avoir un métier de base dans lequel on a des compétences, qu’on pourra ensuite appliquer dans sa propre entreprise en tant que gérant ou dans celle de quelqu’un d’autre en tant que consultant. Mais dans mon cas, l’élément principal est de faire du marketing et de la communication. Et justement, le marketing et la communication consistent à identifier ce qui va apporter de la valeur aux clients mais aussi à l’entreprise.
Je prends un exemple concret : on sait qu’à Noël les gens aiment partager une bonne bouteille. Et Flaugergues propose le magnum aux clients qui problablement se disent « Chic, j’ouvre un magnum pour Noël. Ce n’est pas juste une bouteille classique ». Ça apporte de la valeur au client et ça apporte de la valeur à l’entreprise. C’est ce qui fait qu’à terme, on arrive à avoir une entreprise pérenne, grâce à sa stratégie marketing qui permet d’identifier ce qui est pertinent pour le client et pour l’entreprise.
Une fois que c’est identifié, on veut ensuite communiquer cette offre-là. Ça passe alors par le design du produit et également par les canaux choisis pour communiquer cette vente et à qui la communiquer.

Selon vous, quelles sont les principales compétences requises pour exercer ce métier ?

Je dirais que la première est l’écoute : il faut être capable d’être à l’écoute du marché, à l’écoute du client. On a un rôle d’explorateur, il faut essayer de comprendre les besoins des autres.
Il y a aussi une dimension de plus en plus à la mode, qui, pour moi, va durer dans le temps : le collaboratif. Tout ce qui est intelligence collective, être capable de faire travailler ensemble différentes personnes. C’est ce qui m’anime et que je trouve le plus passionnant dans ce métier. C’est un métier de synergie, de collaboration.
Enfin il y a aussi une dimension de créativité qui est nécessaire : il faut savoir sortir des lignes, créer des choses.

Cet aspect créatif, vous le retrouvez autant dans le marketing que dans la communication ?

C’est autant dans le marketing que dans la communication. Dans la communication avec le côté « créer une publicité » mais en marketing aussi avec l’aspect « identifier un business model innovant ». C’est de l’innovation et de la créativité.
Quand BlablaCar se dit « On va mettre en place un service qui consiste à partager des voitures pour que les gens puissent aller d’un point A à un point B, en partageant les frais et en passant un bon moment. », c’est un business model créatif. Et évidemment, la communication qui suit doit être bonne.

Qu’est-ce qu’une bonne communication selon vous ?

C’est une communication qui va être en phase avec le message que l’entreprise souhaite faire passer mais qui va également impacter le consommateur. Par exemple, on a tous en tête des pubs géniales mais dont on a oublié la marque. Une bonne communication est un bon compromis de ces deux aspects.

Vous avez mentionné votre entreprise, pouvez-vous nous parler de celle-ci ? Pourquoi et comment l’avez-vous montée ?

Depuis toujours, je savais que je rêvais de faire de l’événementiel dans le vin. J’ai beaucoup d’amis vignerons et je les voyais tous très afférés sans jamais avoir le temps d’organiser des événements, des visites. J’ai alors pensé que je pouvais les aider.
A un moment où je tournais un peu en rond chez Michelin, Flaugergues recrutait un responsable caveau. J’ai donc postulé, je voulais découvrir comment ça se passait en interne. Ils m’ont embauché dans le but que je touche également au marketing et à la communication.
Au fur et à mesure, on a commencé à organiser des événements comme des afterworks. J’ai commencé à m’impliquer de plus en plus mais je n’ai pas eu envie d’être qu’à Flaugergues, je ne voulais pas reproduire le salariat. J’ai donc monté ma boîte et ai eu un, deux puis trois clients… Ma société évolue tous les jours en fonction des opportunités, de ce qui se passe.

On entend beaucoup en France que de nombreuses difficultés peuvent se présenter quand on essaye de monter son entreprise. En avez-vous rencontrées ?

Avec ma taille et mon statut juridique simple, bien conseillée par une experte comptable, je n’ai pas rencontré de difficultés administratives.
Ce qui est beaucoup plus compliqué quand on monte son entreprise est la partie financements. La plus grosse complexité pour les indépendants est la recherche de clients, ce que je n’ai pas eu à faire.
Ma plus grosse difficulté est de me positionner définitivement sur l’offre que je propose, ce qui peut sembler paradoxal au vu de mon métier. Mais j’avais au début en tête le modèle du parfait consultant dont il faut que je me détache car ce n’est pas ce que je suis.

Vous dites que vous n’avez pas eu à rechercher de clients. Pouvez-vous nous en dire plus ?

Aujourd’hui, 90% de mes clients sont venus à moi. Ils sont venus pour moi, Dorothée B., consultante indépendante. Pour mes qualités personnelles également, mon naturel.
Comme tout, c’est beaucoup de bouche à oreille, beaucoup de partenaires avec qui j’ai travaillé qui ont ensuite parlé de moi. Du bouche à oreille, de la synergie et du réseau.

Quelles sont concrètement vos missions au domaine de Flaugergues ?

Il y en a beaucoup. Je suis responsable du marketing, de la communication, du mécénat…
Par exemple, on organise en ce moment les afterworks de 2020, on doit fixer un agenda, définir la com’, les partenaires, le budget, l’organisation générale. C’est un exemple parmi beaucoup d’autres projets.
Ma mission ici est donc d’identifier l’ensemble des projets possibles, rattachés aux différentes activités du site (restauration, séminaires, vignoble, tourisme…) et de les faire avancer afin de faire connaître l’entreprise.

Quel est votre statut dans cette entreprise ? Salarié ou indépendant ?

Je suis en indépendant, mais si j’étais salariée, le travail et le niveau de responsabilité seraient exactement les mêmes. La seule différence est que je serais là à temps plein alors que je ne suis là qu’à mi-temps.

Sur Linkedin, on a vu que vous disiez réaliser des missions ponctuelles et d’autres missions de longue durée (comme vous le faites pour cette entreprise). Comment abordez-vous les missions ponctuelles, à contrario de celles longue durée ? Avez-vous un exemple ?

Par exemple, l’année dernière une abbaye à Avignon m’a contactée car ils voulaient lancer un programme de mécénat pour financer un nouveau toit. Je suis intervenue 6 mois en définissant d’abord ce qu’était un mécénat, la stratégie à adopter, comment trouver les mécènes, etc… De même, la marque Pulpeuse – Mentheuse qui vend un alcool de menthe m’a contactée car ils avaient un rendez-vous avec un gros distributeur et ne savaient pas comment l’aborder, quel discours commercial adopter face au client. On a donc travaillé ensemble pendant 3 jours pour préparer ce rendez-vous.
J’aborde la mission selon sa nature et sa durée, je fais au cas par cas.

Lorsque l’on vous confie une mission, pouvez-vous nous décrire le « processus » que vous respectez pour la mener à bien ?

L’étape en amont est le diagnostic qui vise à définir la problématique réelle, qui diffère souvent de celle que le client a en tête. On discute énormément et en règle générale, la problématique évolue entre l’idée initiale du client et ce qu’on va mettre en place derrière. C’est une étape prioritaire de prise de recul. Ensuite, il y a la phase de travail sur la problématique qui est une construction commune avec le client. Puis la mise en place d’un plan d’action, que le client et parfois moi-même pilotons.
Diagnostic, solution, mise en œuvre : ce sont les étapes à respecter selon moi.

Ça fait 20 ans que vous travaillez dans des problématiques de marketing et communication, comment avez-vous vu évoluer votre métier ?

Le digital est une vraie révolution, c’est devenu le nerf de la guerre : il faut passer par là. Mais je ne suis pas à l’aise avec ça car ce n’est pas ma génération mais également car avoir des tonnes de followers sur les réseaux ne veut pas dire que le projet va fonctionner. Ta boîte peut avoir un très bon référencement naturel, une bonne visibilité en ligne, mais si derrière ton offre n’est pas bonne, les gens visiteront ton site mais le quitteront sans rien acheter.
La force du marketing digital est qu’on a plus de retours, d’indicateurs de chiffres mais on ne sait pas forcément ce qu’on peut en faire. C’est une vraie révolution mais elle n’est pas simple.

On a pu récolter beaucoup d’informations professionnelles vous concernant, en ligne. Dans quelle mesure pensez-vous que cette présence en ligne vous a aidé dans votre carrière ?

LinkedIn m’a beaucoup aidé et m’aide encore beaucoup : beaucoup de gens y suivent mon activité. Mais ce que je tiens à souligner sur mes réseaux sociaux et qui est un point très important dans mon entreprise, c’est la dimension RSE « responsabilité sociétale entreprise ». Je ne suis pas simplement responsable marketing et communication : je dois aussi avoir un impact positif sur la société.
Dans ce cadre, je me concentre sur l’engagement avec les jeunes, ce qui m’a d’ailleurs incité à vous rencontrer. Je suis coach pour étudiants issus de la diversité, mentor pour élèves de prépa et je fais beaucoup d’interventions. Par exemple, j’ai participé hier matin à un atelier avec des étudiants entrepreneurs à la French Tech de Montpellier. Cette dimension est très enrichissante pour moi.

C’est effectivement ce que l’on a pu constater, vous faites beaucoup de bénévolat. Qu’est-ce que cette dimension vous apporte, professionnellement parlant ?

C’est le moment où je m’éclate le plus, où je me sens le plus légitime dans mon métier car je partage mon histoire, mon vécu, mes témoignages. Je ne me sens pas imposteur, il n’y a pas de question comme « Est-ce que cette campagne sur internet a marché ? ». Ces moments me ressourcent et me donnent de l’énergie pour faire d’autres choses.
Ces interventions me permettent également d’enrichir mon réseau, en travaillant avec d’autres intervenants. Selon moi, aider les autres te place dans une posture d’ouverture et de création d’opportunités.

Une dernière question : avez-vous des conseils à donner aux futurs communicants que nous sommes ?

Mon conseil est de vous intéresser dès maintenant à un large éventail de métiers, de discuter avec des professionnels et si possible, de commencer à vous créer un réseau.
Et il est très important que vous travailliez dans des domaines qui vous inspirent, de savoir identifier ce qui vous plaît le plus car la communication est un domaine très large.

Très bien. Nous avons fait le tour de toutes les questions qu’on souhaitait vous poser. Un grand merci d’avoir accepté de partager ce moment avec nous et d’avoir répondu à nos questions.

Nous avons, tous trois, pris plaisir à réaliser cet entretien qui fut très insructif. Nous présenterons nos conclusions approfondies lors de la soutenance orale qui aura lieu prochainement. Merci de nous avoir lus.

TORCHY Naïs
TAHAR Bilal
MORCET-LAMARCHE Louanne
G6.