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Interview de Mme Viala-Roncin Roxane, Responsable médiaplanning, Direction de la communication au sein de la maison de l’agglomération de Montpellier.

jeudi 8 décembre 2011

Qu’elle est votre fonction dans l’agglomération de Montpellier ?

« Mon poste actuellement est responsable du médiaplanning, on a donc des campagnes à mettre en place, comme par exemple, la fête des vignes, le MIG (Montpellier In Game, salon international du jeu vidéo), ce sont des grosse opérations publicitaires qui reviennent tous les ans, mais on a aussi des opérations qui ne se font qu’une seule fois, comme l’exposition Galimard, et donc toute la communication sur ces dossiers part d’ici, en collaboration avec la directrice de cabinet, c’est elle qui fixe les grands axes dans le sens où elle fixe le budget et à partir de là on travaille avec ce budget-là. »

Au niveau scolaire et professionnel, quel a été votre parcours ?

« Après le Baccalauréat, j’ai fait un IUT Tech de Co, puis je suis parti un an en Angleterre pour faire une Licence Commerce International, en revenant en France j’ai fait deux ans dans une école de communication pour obtenir le niveau maitrise en communication, puis au niveau professionnel à l’époque il n’y avait pas beaucoup de travail sur les métiers de la communication, mais j’ai réussi à rentrer au sein d’une agence, « Cap consultant »,en tant qu’assistant chef production où j’ai beaucoup appris en termes de relations avec la clientèle, puis au bout de six mois environs grâce au départ d’une chef de publicité j’ai pu intégrer ce poste, et par la suite, nous avons eu comme client l’agglomération de Montpellier et donc je suis arrivé quelques années plus tard à ce poste grâce à cela et je travaille pour l’agglo depuis maintenant six ans. »

Quelles-sont les responsabilités dont vous disposés ?

« C’est moi qui établit les points médias en fonctions des budgets que l’on me donne, je reparti aussi les masse budgétaire par rapport à un plan de communication »

De l’idée a la mise en place, comment se prépare un projet publicitaire ?

« Pour ma part, je gère uniquement la partie achat d’espaces, je ne suis pas à l’origine du briefing de création, des visuels… Cela se fait en parallèle de mon travail, je ne gère uniquement que la partie chiffre, j’ai donc mon budget, à partir de là, je demande des devis, à la presse, à la radio mais aussi à une entreprise qui fabrique et distribue pour nous des flyers dans les 30 communes de l’agglo pour permettre de promouvoir une campagne en cours. Pour une campagne, je monte donc un projet avec le budget donné puis le soumet a validation à ma directrice qui généralement le valide. On peut aussi faire des partenariats comme par exemple pour le MIG, l’agglo a fait un partenariat avec Funradio avec des jeux antennes avec des consoles de jeux à gagner qui étaient financé par l’agglo, mais en contrepartie, la radio avait une présence sur le site, au Corum et leur logo été présent sur tous nos supports de communication. »

Quels sont vos campagnes en cours, ou à venir ?

« Nous nous occupons de la communication du Planétarium de Montpellier, car ils n’ont pas de chargé de communication, nous leurs montons leurs plans médias pour leur 10eme anniversaire fin janvier, Nous avons aussi la fête de la truffe en janvier à Saint-Géniès-Des-Mourgues. On aura aussi l’Open sud de France en janvier aussi, mais sur lequel la communication est faite par Enjoy on viendra donc en soutient seulement. »

Quels sont les critères pour réussir dans ce métier ?

« Il faut de la méthode, de la rigueur, mais aussi aimer le relationnel, car je suis souvent en contact avec des fournisseurs par exemple »

Quels conseils donneriez-vous à des élèves de communication ?

«  Il ne faut pas hésiter à partir dans d’autres grandes villes pour réussir dans ce métier car les métiers dans le secteur de la communication à Montpellier sont rare et le marché plutôt verrouillé. Je pense que le mieux et de partir dans une autre ville au début pour engranger de l’expérience pour pouvoir revenir avec un bagage professionnel pour être sur de réussir dans la communication sur la ville de Montpellier  »

Matthieu Le Grusse, Guillaume Roussard, Dave Champagne

Entretien de Marine Moulin, jeune graphiste dans une agence de publicité à Paris

lundi 28 novembre 2011

Entretien du samedi 26 Novembre 2011 via Skype. Les interviewers sont Aïda Gazon, Fatiha Zendougui et Justine Chabal. Nous nous excusons pour le retard.

I. Début, Parcours

Présentez vous en quelques mots.

Je m’appelle Marine j’ai 19 ans je suis apprentie en bac professionnel de 3 ans à l’école des Gobelins dans les industries graphiques.

Pouvez vous nous décrire votre parcours professionnel? Pourquoi avez vous fait ce(s) choix ?

Je travaille chez RPC. C’est une agence de communication où l’on fait différentes publicités pour des clients assez variés. Ce qui me permet de travailler sur différents domaines.
Qu’est ce qui vous a poussé à choisir ce domaine d’activité ?

Ce qui m’a poussé à suivre cette voie, c’est que j’aime le monde de la publicité et que la formation en apprentissage est très bénéfique car le fait de pouvoir travailler comme salarié tout en étant étudiante est très intéressent car nous sommes sans cesse en train d’apprendre que ce soit à l’école ou en entreprise.
Quelles sont, selon vous, les compétences requises pour ce métier?

Les compétences que l’on peut exiger pour ce travail sont avant tout de savoir se servir des logiciels de mise en page, de retouches d’images, de création de logo, ainsi que les règles de mise en page et les codes typographiques.

II. Au sein du métier



En quoi consiste exactement votre profession?

Mon travail dans ce milieu consiste à créer différentes publicités (affiches, triptyques…) pour différents clients, ou associations.

La créativité est il le mot clé de ce milieu ?

Oui je pense que le mot créativité est une notion clé dans le monde de la publicité car nous sommes toujours à la recherche de nouvelles idées pour attirer le consommateur. Il faut savoir faire preuve d’imagination.


Pouvez vous nous faire part de « l’ambiance de travail » au sein de votre agence / entreprise ?

L’ambiance de travail dans l’agence est très importante qu’elle soit positive car elle nous permet de travailler en équipe et dans la bonne humeur. Et ainsi nous permettre de travailler efficacement.
A quels problèmes , au cours de votre carrière, avez vous été confronté?

Les problèmes auxquels nous pouvons être confrontés sont parfois les délais pour envoyer aux imprimeurs, savoir réaliser un produit pour le client pour que sa lui plaise un maximum.


Pouvez vous nous expliquer les techniques de travail pour chaque réalisation /projet ? Sont elles similaires ?

Les techniques de travail sont fait à partir d’un ordinateur et de trois différents logiciels qui nous sont indispensable tels que: Adobe Indesign  qui est un logiciel de mise en page, Adobe Illustrator qui lui est un logiciel de création graphique, et enfin le plus connu Photoshop qui permet de faire des retouches photos ainsi que de pouvoir dessiner par le biais d’un ordinateur. Nous favorisons les projets sur papier car cela optimise le temps de travail comparer à un support numérique. En effet ces techniques sont la plupart du temps similaires.

III. Avenir, conseils


Avez vous des conseils à apporter à un étudiant intéressé par ce que vous faites ?

Les conseils que je pourrais donner à un étudiant c’est qu’il faut s’intéresser un maximum au monde de la publicité et avoir beaucoup d’imagination pour pouvoir se départager de tout le monde, apporter sa touche personnelle c’est ce qui est essentielle dans ce milieu.
Ce métier est il très prenant ou laisse t-il libre court à votre vie privée?

Ce métier laisse libre court à la vie privée tout en étant un travail prenant. J’arrive très bien à allier travail, sorties et loisirs. Pour ma part vu que j’ai toujours désiré faire ce métier je ne trouve pas que mon métier puisse empiéter sur ma vie privée.


Et enfin quel avenir envisagez vous pour votre carrière ?

L’avenir que je me réserve, après avoir fini mes études je souhaite partir vivre à l’étranger et espérer travailler dans une grande agence de publicité que ça soit aux Etats-Unis ou bien en Europe, pour que je puisse explorer de nouveaux horizons.

Merci d’avoir répondu à nos questions et nous vous souhaitons une bonne continuation.

Interview Nathalie CAMBON, responsable de communication dans l’agence Paru Vendu.

samedi 26 novembre 2011

Interviewée : Nathalie CAMBON
Profession :
Responsable de communication
Nom de l’entreprise :
Paru Vendu
Localisation de l’entreprise :
19 place Carnot, 11000 Carcassonne
Interviewers :
Martin LASSALLE,  Roudouane TLEMSANI, Justine SEGALAS

Introduction :
Dans le cadre de notre Projet Professionnel personnalisé, nous avons décidé d’interviewer Nathalie CAMBON, responsable de communication dans l’agence de publicité Paru Vendu a Carcassonne. Nous avons obtenu un rendez-vous par téléphone seulement, après avoir signalé que l’interview serait enregistré et retranscrit.

 1.      Tout d’abord merci d’avoir accepté de nous consacrer un peu de votre temps; pouvez vous vous présenter ainsi que votre entreprise ?
Je m’appelle Nathalie CAMBON je suis chargée de Communication au sein de l’entreprise.
Paru Vendu à Carcassonne a débutée en 2001, nous sommes une entreprise qui compte 1 directeur, 2 commerciaux et 1 responsable de communication, ainsi que pluieures assistantes. Elle est chargée de faire de la publicité pour d’autres entreprises et pour les particuliers, à faire de la publicité pour les foires et salons.

2.       D’accord et quel a été votre parcourt professionnel ?
Tout d’abord j’ai étais commerciale pour l’entreprise lors de la création de Paru vendu, je suis devenue chargée de communication en 2005.

 3.       Et pour quelles  raisons avez-vous choisi de devenir chargée de communication, plutôt que de continuer en tant que commerciale ?
J’ai choisi en 2005 de changer de poste, parce que c’était enfin l’occasion de faire ce que j’aime, contribuer et faire de la publicité, de plus les études que j’avais faites ne correspondaient pas avec le métier de commercial, même s’il y a beaucoup de ressemblances.

 4.       Quels sont donc vos responsabilités au sein de l’entreprise ?
Dans l’entreprise je m’occupe de me mettre en collaboration avec le responsable de la communication, du service marketing, des relations presse, du marketing direct, de la promotion des ventes.

5.      
Vous avez fait justement des études spéciales dans la publicité ou ce n’était pas prévu?
Non. Je n’ai pas fait d’études pensant que ça déboucherait dans ce domaine là, à la suite d’un bac pro vente, je me suis dirigée vers un BTS communication. C’est grâce à ce BTS qu’aujourd’hui je fais ce que j’aime le plus.

6.      
Et j’allais oublier, quelles sont les tâches spécifiques que vous aimer le plus ?
Ce que j’aime le plus en étant chargée de communication, c’est le contact avec les gens, le relationnel, la rencontre de plusieurs gens.
Le moins ?
Ce que j’aime le moins c’est le sens du timing, je suis toujours pressée de faire les choses , avoir les responsabilités de plusieurs contrats à la fois…

7.       Quelles sont, selon vous, ayant 5 ans d’expérience, les qualités et les compétences requises pour exercer ce métier ?
Comme je vous l’ai dit précédemment, il faut savoir travailler efficacement et vite, il faut aussi savoir juger en toute honnêteté, être créatif, je pense que ce métier nécessite une certaine patiente.
 8.       D’accord, on va essayé d’en tenir compte pour la suite alors. Et quelles sont vos cibles potentielles de votre entreprise ?
Nous, nous ciblons plutôt les entreprises de BTP, les magasins, mais nous sommes plus appelés par des particuliers pour faire la pub de leurs biens à céder ou à vendre.

 9.       A Carcassonne il y a beaucoup d’agence de publicités, comment sont les relations entre vous ?

Enfaite, nous avons quasiment tous les même liste de clients particulier, c’est les clients professionnels qui font la différence. Les relations que nous adoptons avec les autres agence sont professionnelles, voir amicales.

10.     
Quelles sont vos perspectives d’avenir ?
Pour l’instant je suis bien dans mon rôle de responsable de communication, mais j’envisage tout de même de lancer mon propre magazine.

 11.      D’accord, pouvez vous nous parler de ce projet ?
Alors ce serait un magazine spécialement pour les jeunes de 17-25 ans, en leur donnant les bons plans, les bonnes sorties. Je ferais aussi de la publicité pour les nouveaux clubs, bar, café, magasins… Ce ne serait pas le même genre de publicité, ce serait plus une sorte d’animation plutôt que des annonces de particuliers ou grosses boîtes.

12.      D’accord, et si ce n’est pas trop indiscret, pouvez-vous nous parler de votre salaire ?
En 2005 lorsque je suis devenu chargée de communication, j’avais débuté à 1700€ par mois, aujourd’hui je suis payée quasiment le double.

Très bien donc alors vous êtes responsable de communication depuis 2005 à Paru Vendu, pour arriver à ce stade vous avez fait un BTS dans la communication et non pas des études spéciales en publicité. La communication dans la publicité est un métier ou la patience, la créativité doit être omniprésente… En espérant que vous lanceriez votre magazine prochainement je vous remercie Mme CAMBON de nous avoir éclairé sur certains point concernant le métier, et merci de votre sympathie.

 

 

LASSALLE Martin, TLESMANI Roudouane, SEGALAS Justine (Groupe 5)

«Entretien avec un professionnel de la communication, Julie Sanchez, directrice de la communication au sein de la SERM (Société d’Equipement de la Région Montpelliéraine)»

vendredi 25 novembre 2011

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Dans le cadre de notre projet professionnel personnalisé, nous avons rencontré Julie Sanchez, directrice de la communication au sein de la SERM. Aux côtés des collectivités depuis 1961, cette société met en oeuvre des projets urbains et accompagne leurs réalisations.
L’entretien s’est déroulé le jeudi 24 novembre au matin, au siège de la SERM, et a duré une vingtaine de minutes.
Les intervieweurs : Phanmany Estelle, Ralidera Roxane et Rizzo Hanna


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Bonjour, tout d’abord merci de nous recevoir et d’avoir accepté de répondre à nos questions.
Pour commencer, pouvez-vous nous faire une description de votre métier ?

Julie Sanchez : Je suis directrice de la communication, ce qui se différencie de chargée de communication. En effet, j’ai sous mes ordres, une chargée de communication. Je travaille depuis 7 ans dans la communication, j’ai donc eu régulièrement plusieurs personnes sous ma responsabilité donc en fonction de l’échelon dans lequel on travaille dans la communication on peut être aussi amené à faire un peu de management.
Le métier de communication ,c’est valorisé l’action d’une société ou d’une collectivité. J’ai beaucoup travaillé en collectivité, avant d’être à la SERM. C’est donc faire la promotion d’une société par différents moyens, qui peuvent passer par des relations presse, par des affichages publicitaires à l’extérieur, par des insertions presse ou encore par le web. Cela peut être aussi de la communication interne. L’idée c’est de toucher à toutes les palettes, à tous les outils que l’on peut avoir en communication pour faire une communication adaptée aux besoins de la société, tout dépend quelle est la cible recherchée par la société. Par exemple, à la SERM la cible n’est pas spécialement le grand public, on s’adresse plutôt aux professionnels de l’immobilier. Il y a donc une adaptation à faire en fonction de l’entreprise et des clients pour lesquels on travaille.

En quoi consiste-t-il au quotidien ?

Julie Sanchez : Au quotidien il y a la partie «prévue» et tout le reste. Le reste n’est pas prévu et tombe chaque jour. Travailler dans la communication c’est être réactif car on a des surprises tous les jours, des demandes qui arrivent de l’extérieur qu’il faut gérer. Donc en général ce que l’on fait sur une journée se passe rarement tel qu’on l’avait prévu.

Quel a été votre parcours scolaire ?

Julie Sanchez : Mon parcours scolaire n’est pas du tout lié à la communication. J’ai fait un DUT technique de commercialisation à Montpellier. A la fin de celui-ci, j’ai fait un stage en service communication, c’est comme ça que j’ai commencé. En effet, à l’issue de ce stage de 3 mois j’ai été recrutée à l’Agglomération de Montpellier au service spécialisé dans les relations presse. Et j’ai fait parallèlement à ma première année professionnelle, une année de licence en AES à Paul Valéry.

Selon vous, quelles sont les qualités requises pour évoluer dans ce métier ?

Julie Sanchez : Pour moi, le plus important c’est le relationnel. Le second point qui me paraît important c’est la rigueur. En effet, lorsqu’on sort des documents, il ne faut pas qu’il y ai de fautes d’orthographe, il faut vraiment aller jusqu’au bout des choses. Et il faut savoir être réactif, c’est très important.

Selon vous, quelle est la meilleure formation pour y accéder ?

Julie Sanchez : Je ne connais pas spécialement les diplômes en communication, vu que je ne suis moi même pas passer par là. Je ne peux donc pas vous conseiller une filière spécifique.

Quels seraient vos conseils pour des étudiants qui désirent faire ce métier ? Et selon vous, quelles sont les difficultés que l’on peut rencontrer ?

Julie Sanchez : Tout d’abord il faut persévérer et être hyper motivé. Il y a très peu de poste en communication, donc pour sortir du lot c’est vraiment les plus acharnés qui arrivent à décrocher des emplois. En effet, il est difficile de rentrer dans ce réseau là. De ce fait, il faut être très très motivé.
Globalement, c’est un secteur qui intéresse beaucoup de monde et où il n’y a pas beaucoup de places. Donc la difficulté c’est de rentrer dans le métier.

Et avez-vous rencontré des difficultés au commencement de votre carrière ?

Julie Sanchez : Vu que je n’avais pas prévu de travailler dans la communication, ma carrière a débuté par un stage. J’ai d’ailleurs eu la chance de continuer à travailler dans l’entreprise après la fin de celui-ci. Selon moi, c’est une véritable opportunité de faire un stage. Cela permet de se faire connaître, de se faire une expérience pour être ensuite opérationnel sur le marché du travail et non pas juste sortir de l’école et chercher un emploi. Car les entreprises cherchent avant tout des personnes qui ont acquis une certaine expérience.

Justement, en ce moment les stages sont beaucoup controversés car ceux-ci n’aboutissent pas à quelque chose de concret pour les étudiants, qu’en pensez-vous ?

Julie Sanchez : Quand je parlais tout à l’heure de motivation, celle-ci s’applique dans ce cas. Je pense que lorsqu’on commence il ne faut pas en attendre trop. Au début, vous allez surement faire 10h par jour et sans forcément avoir la rémunération en face. Mais on commence tous par là. J’ai commencé à faire beaucoup d’heures au travail avec un petit salaire, mais au final ça a payé. Aujourd’hui cela fait 7 ans que je travaille dans la communication et je suis à un poste à responsabilité. Donc je pense qu’il ne faut pas s’attendre dès le départ à être tout de suite dans les meilleurs postes dans la communication. Il faut aussi donner de sa personne pour se faire une place, que ce soit ici ou ailleurs. A travers les stages en entreprises, je me suis beaucoup investie, sans compter mon temps, même si c’était un stage non rémunéré c’est là qu’on apprend. Donc même si la rémunération n’est pas là, on apprend et c’est ça qui est important. Avoir un savoir faire ça n’a pas prix.
Aujourd’hui, 7 ans après, je ne compte toujours pas mon temps. En ce moment, je suis sur une grosse manifestation qui a lieu dans 15 jours donc je travaille de 8h à 20h30. Il faut savoir s’investir lorsqu’on travaille dans la communication, c’est essentiel, sinon ce n’est pas compatible.

Qu’est ce qui vous a poussé à faire ce métier ? Qu’aimez dans celui-ci ?

Julie Sanchez : Mon profil est un peu atypique vu que j’ai commencé un peu par hasard. Je faisais des études dans le commerce et je me suis retrouvée à faire de la communication. Du fait que le stage que j’ai fait m’a vraiment beaucoup plu.
Je trouve que c’est un métier vivant, tous les jours on fait des choses différentes. On a beaucoup de contact avec les personnes. Pour moi c’est un métier passionnant. J’aime le contact, travailler avec des prestataires, des partenaires extérieurs. Après je trouve cela intéressant de voir le fruit de son travail. J’ai particulièrement fait des relations presse, avant de travailler à la SERM, donc lorsqu’on fait des relations presse et quand on se réveille le matin et que l’on voit le fruit de son travail, les retombées qu’on a eu sur un échange très intéressant avec un journaliste ou le fait d’avoir fait un super dossier de presse et du coup que le rendu soit apprécié. Cela provoque une certaine satisfaction.

Pouvez-vous nous résumer votre parcours professionnel ?

Julie Sanchez : Alors je suis rentrée en stage à l’Agglomération de Montpellier, qui est une collectivité, en 2004. J’ai été pendant trois ans attachée de presse. Ensuite, dans cette même collectivité, j’ai été responsable du service presse pendant trois ans. Je suis partie en 2010 à la région Languedoc Roussillon où j’ai travaillé un an en tant que responsable du service de presse. Et je suis arrivée en avril dernier à la SERM en tant que directrice de communication.

Quel est votre rôle dans l’entreprise ?

Julie Sanchez : Mon rôle c’est que les personnes aient un interlocuteur unique quand ils ont besoin de faire de la communication. Au lieu que chacun travaille de son côté avec ses moyens, sans trop connaitre finalement le métier. L’idée c’est qu’on puisse se reposer sur moi quand ils ont besoin de sortir un document ou de faire parler d’un sujet, on se voit et on en discute. On réfléchit au dispositif que l’on peut mettre en place. En effet il y a plusieurs supports possibles en communication donc on ne déploie pas forcément tous les supports pour parler d’un sujet. On regarde lequel est le plus pertinent. Donc pour la société, l’important c’est qu’il y ai à l’extérieur une porte d’entrée unique pour parler de communication, c’est mon rôle, et à l’intérieur de la société qu’il y ai un interlocuteur unique pour les personnes qui ont des besoins de communication.

En quoi consiste vos missions ? Celles-ci sont-elles diversifiées ?

Julie Sanchez : Mes missions c’est de faire d’une part la communication de la société en elle même, et d’autre part, de faire la promotion des différents projets qu’elle mène. En effet, nous avons une société qui fait de l’aménagement, des constructions etc. C’est par exemple la SERM qui a construit l’Hôtel de Ville, qui vient d’être inauguré, l’aquarium Mare Nostrum et d’autres équipements. C’est par conséquent une grosse société à Montpellier, et il y a donc besoin de faire des relais sur tous ces sujets. Les compétences sont très vastes. Il y a pleins de métiers différents au sein de la société et pleins de réalisations différentes, sur lesquelles il faut communiquer.
Du coup mes missions c’est d’imaginer à chaque projet, qu’est ce qu’il faut mettre en place en communication pour être efficace. Après je travaille aussi avec beaucoup de professionnels extérieurs, vu que nous sommes deux au service communication de la SERM, il faut donc externaliser et sous traiter.

Très bien, merci de nous avoir accordé du temps.

Julie Sanchez : Je vous en prie.

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Phanmany Estelle, Ralidera Roxane et Rizzo Hanna

Interview avec le responsable de communication de lagencedecom

jeudi 24 novembre 2011

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L’interview c’est déroulé au téléphone avec le responsable de communication de Lagencedecom

Lagencedecom est une jeune agence crée en septembre  2007 sur un modèle inédit aux Antilles Guyane.

Pour commencer comment définissez-vous le métier de responsable de communication ?

Je vais le définir en un mot c’est-à-dire  « idée » mon métier est de trouver des idées et de les mettre en œuvre.

Quel parcours scolaire avez-vous réalisé pour arriver à ce métier ?

J’ai  fait un bac littéraire et ensuite un BTS de marketing de communication.

Quelles sont les points positif et négatif de votre métier ?

Les points positif c’est que tous les jours ils sont différent et les points négatif ce n’est pas toujours facile d’être considéré la valeur de ce qu’on vend, car on vend des idées et c’est une chose qui n’est pas forcément concrète, et ce n’est pas toujours facile de faire en sorte que les gens prennent conscience de cette valeur.

Quand vous dites que tous les jours c’est différent c’est-à-dire ?

L’objectif c’est de trouvé des idées, ce qui fais que les idées ne sont pas forcément toujours les mêmes, les jours ne se ressemblent pas  ce qui fais que c’est différent tous les jours.

Qu’elle est une journée  type au sein de votre entreprise ?

On reçoit des clients, on fait des réunions pour réfléchir sur le problème donné par nos clients, on gère la mise en œuvre des campagnes de communication, on appel des fournisseurs.

Qu’elles sont à peu près vos horaires ?

Les horaires sont de 8h30 à 12h30 puis de 14h30 à 17h00.

Termon Nolwenn

désolée pour le retard

jeudi 24 novembre 2011
BİLAL Gizem et ATAMANALP Lena (nous sommes les deux seulement)

voila notre entretien

Nous avons utilise un point de vue turque en préparant ce devoir pour transformer le fait que nous sommes étrangers en un avantage. Nous avons fait un interview avec Cuneyt Ozdemir, un journaliste important de Turquie, pendant les vacances de Toussaint : -Pouvez-vous nous parlez de vous premièrement? Je suis ne a Ankara le 8 février 1970, j’ai étudié radio télévision a la faculte de communication de l’université d’Ankara. Puis, j’ai fait des études de Multimédia a Londres avec une bourse de British Council. Apres avoir gradue, j’ai travaille dans plusieurs métier tels qu’un cameraman et présentateur dans différents chaines de journal. Depuis l’an 2000, je prépares et présentes le programme 5N1K de la chaine CNNTURK. A part cela je suis un vrai fan de la cinema. Le surf, la voile et la vie marine sont ceux qui me font heureux. De plus, je passe le tiers de chaque année en errant le monde pour mon métier ou ma vie personnelle.

-Pourquoi le journalisme?

Je m’avais decide un but d’être journaliste quand étais jeune. Jusqu’à un certains âge vous passez votre vie avec les missions que votre famille et la vie vous présente. Vous lisez, vous écoutez, vous regardez.. Vous commencez a comprendre la vie et ce qui se passe autour de vous. Vous vous inventez un autre monde et vous commencez a questionner. A ce point, notre chance était que nous avions commence a questionner plus tôt. En effet je voulais être un architecte. J’aimais bien regarder les publications d’architectures, et voir les régions. Je n’ai pas put être un architecte dans les circonstances de la Turquie. comme resultat la vie d’ou vous venez vous pousse a réussir et a évoluer. Je ne parles pas de la vie de carrière, mais d’être heureux, d’être en paix avec soi-même. Vous pouvez l’être, ou pas. C’est la principale chose.

-Comment évaluez-vous les avantages et les désavantages de votre métier?

En faite le journalisme et juste pour mon âme. Aujourd’hui je passes le 4-5 mois de l’année en étranger. Je ne veux pas vous confondre en disant « étranger ». Vous allez en Afghanistan et vous suivez la guerre ou vous allez regarder les prix Nobel. Je pars a des endroits ou pleins de personne veulent y aller mais ne peuvent pas, cela est une chance pour moi mais aussi mon métier. Il n’y a pas de notion de jour et nuit dans le journalisme, je peux citer que ça comme désavantage.

-Comment évaluez-vous être un journaliste en Turquie? Etre journaliste en Turquie et difficile. Enfaite, quelque soit le pays ou vous êtes, si votre but est de dire la vérité, de dire les défauts du gouvernement, d’être du cotée de votre peuple, vous devez commencer a ce métier en étant près a bruler. En même temps, en notion de la conscience de soi et l’enlaidissement du peuple, les journaliste turcs font leur métier assez bien. Cependant quelques journalistes sont emprisonnes a cause de l’expressions de leurs idées personnelles.

-Qu’en pensez-vous sur l’importance des journalistes pour la societe?

A mon avis les journalistes,et la notion de journalisme reflete la societe comme un miroir,c’est sont les journalistes qui nous montrent tout ce qui passe dans la vie et ceux sont des gens qui doivent le faire avec un point de vue objectif.Pourtant jusqu’a nos jours si on nous disait journalisme c’est ce qu’on pensait c’etait que les journals et la tele mais maintenant grace a l’internet cette notion a change du sens,sur les reseaux sociales les gens sont devenus plus individualiste et plus independants.Avec ces progressions les gens ne sont plus obliges de regarder les nouvelles sur la tele,ils peuvent trouver plein de sites de nouvelle ou ils peuvent trouver des differents commentaires.L’internet approche la societe et le journaliste.Et ca c’est un deroulement qui est tres important.

-L

Ca fait longtemps que la nouvelle accord de media a ete fonde.Ce n’est pas seulement en turquie dans le monde entier les reseaux sociales construisent a peu pres toute la vie des gens.Ca c’est un tres bon avantage,par exemple y a quelquechose d’important qui se passe et on attend pas les journaux pour etre au courant de se qui se passe,c’est maximum 10 minutes apres la situation sur l’internet.Meme moi je suis actif dans ces reseaux sociales.

-Combien d’importance doit être objectif avoir pour un journaliste?

Etre objectif c’est la base,c’est ce qui est necessaire,en meme temps c’est quelque chose de difficile.vous ecrivez des articles et dans toutes les parties de la société ca peut ce comprendre différemment. Dans ma vie de 21 ans de journaliste, les choses que j’ai vue la plus sont les « étiquettes ». Quand vous dites une chose, tout le monde essai de vous mettre dans une partie. Quand tout le monde peut dire ce qu’il veut, vous, vous devez être invisible et rester sur la même ligne. Même ci cela est très difficile, vous vous sentez satisfait quand les gens vous poursuis en vous faisant confiance.

-Vous etes un chroniqueur dans un journal, est-il plus important pour vous d’être objectif ou subjectif? En effet cette partie est pour moi plus libre et une cotée ou je regarde les choses de mon propre point de vue. L’avantage d’être un chroniqueur est que vous pouvez être subjectif autant que vous le souhaitez, le lecteur peut ne pas le lire, ce qui est une liberté pour vous et les lecteurs. Cependant, vous ne pouvez pas faire la meme chose sur la télévision. La-bas, vous devez vous déguiser a votre identité de journaliste et être objectif.
-Est-ce que le journalisme vous satisfait économiquement? Il n’est pas facile de faire un métier en Turquie. Les restrictions sont trop nombreux. Vous n’êtes pas libre tant que vous n’avez pas une liberté économique. Vous pouvez être un journaliste, un producteur de film ou un entrepreneur d’internet. Vous vous limitez si vous n’avez pas une liberté économique. J’ai établi Dipnot TV pour arrêter ça. Mon but avec cette entreprise n’est pas de gagner beaucoup d’argent. De toutes façons je ne suis pas de ceux qui croient que l’argent donne de choses très importantes dans la vie. Ce qui est important pour moi est d’établir de nouvelles choses avec ceux que vous avez déjà gagner, et faire cela indépendamment des autres. Ce c’est une liberté importante! Que je le dise des maintenant, je veux obtenir cette liberté parce qu’être libre en dépendent des autre n’est pas une liberté.

a nouvelle accord de media

c’est une notion qui est ne avec les reseaux sociales,quest ce que vous en pensez? -Dernierement, quel evennement vous a influence le plus pendant votre vie de journaliste?En effet, c’est difficile de repondre a cette question, j’ai vue et vecu beaucoup de chose. j’ai ete dans plusieurs guerres et regions de catastrophes mais je crois qu’un des evennement qui m’a influence le plus est la mort d’un ami proche ecrivain le jour apres d’un interview que j’avais fait avec lui. je me rappel du sentiment quand j’avais apris qu’il avait decede. je n’ai pas publie l’interview, personne ne l’a lue, je le garde toujours.

jeudi 24 novembre 2011

L’INTERVIEW

AVEC LE DIRECTEUR DE L’AGENCE DE PUBLICITE

«  CIBLE PUBLICITE »

A MONTPELLIER

Sans titre

Patrick MICHEL, Directeur et Graphiste

L’entretien s’est tenu le 23 octobre 2010 à 11H00 à l’agence de publicité.

Nous : « Bonjour, tout d’abord merci de nous avoir accueillis pour faire cet entretien. Comme nous l’avons précisé, nous sommes trois étudiantes de l’Université Paul Valéry et nous sommes en première année de Licence Information-Communication. Nous avons choisis le métier de la publicité car c’est un domaine qui nous intéresse particulièrement.

Donc en premier temps pouvez-vous s’il vous plaît vous présentez. »

Patrick Michel : « Alors je suis le graphiste et le patron de l’agence. J’ai étudié à l’école des beaux arts à Montpellier. Les beaux arts vous amènent à une formation artistique. Ensuite j’ai fait des écoles un peu plus prononcées sur Mulhouse dans le domaine de la publicité qui vous amènent un peu plus  vers le marketing.

Le problème, quand j’ai voulu créer l’agence, était qu’en étant graphiste, si on veut créer une agence il faut un commercial, mais moi je n’en avais pas. En tant qu’artiste je me suis mis petit à petit à faire du commercial.

Je n’ai pas de bases de commercial, je les aie apprises tout seul. Pour ouvrir une agence il faut avoir un directeur artistique et un directeur commercial.

Le but de l’agence c’est le biseness, c’est savoir vendre ses idées, en général un artiste tout seul n’est pas capable de vendre ses idées tout seul. Un artiste s’il n’avait pas une galerie d’art pour vendre et bien il ne vendrait pas. J’ai fais un stage à Paris dans des agences et ensuite je sui venu à Montpellier, qui est ma ville d’origine, et j’ai monté cette agence. Ça fait déjà 35 ans.

Puis je suis indépendant,  c’est-à-dire que je suis tout seul à la diriger, je vais voir mes clients, ils me briefent, je comprends les choses,  j’avance…je fais tout et je rapporte ce que j’ai appris  et ce que je dois  faire à mes graphistes.

Dans l’agence j’ai quatre graphistes, quatre postes informatiques, une secrétaire, une personne qui s’occupe des relations de presse et de l’achat d’espace et on fait aussi de l’évènementiel, donc on a à peu près 8 ou 9 salariés. »

Nous : « Donc en quoi consiste votre travail ?»

P.M : « On fait de la publicité, de la communication pour les promoteurs,  c’est-à-dire qu’on travail sur des produits qui consistent à vendre un appartement et des logements. Ceci représente 99 % du Chiffres d’Affaires.  En fait, à Montpellier il n’y a pas d’industries, rien, à part les grandes institutions, et il y a eu le départ de la Grande Motte qui est devenu un marché immobilier. J’avais des bases immobilières et j’ai travaillé en sous-traitance pour les grandes agences parisiennes. J’ai appris le métier au fur et à mesure.

Quand je dis qu’on vend un produit c’est comme un parfum, l’immobilier est un produit que nous vendons. »

Nous : « Vous dîtes que vous êtes spécialisé dans l’immobilier, pourquoi avoir choisis la spécialisation plutôt que la diversification ? »

P.M : « Car quand je suis arrivé à Paris, j’ai travaillé en pharmaceutique, dans le tourisme et à Montpellier quand j’ai monté cette grosse agence il n’y avait rien, aucune industrie pharmaceutique ni de tourisme, mais l’immobilier se développait. Donc je suis parti de là. Et j’avais des connaissances aussi parce que j’ai travaillé avec une grosse agence à Paris, j’étais leur sous traitant. Ces grosses agences traitaient de très grosses affaires comme FERINEL. »

Nous : « Mais le fait d’être spécialiser dans l’immobilier ne vous crée pas d’inconvénient ? »

P.M : « Le fait d’être spécialisé dans l’immobilier nous crée des inconvénients : en 30 ans on a eu deux énormes crises dans l’immobilier. Étant spécialisé dans l’immobilier, les crises  ne nous ont pas gêné  car quand il y a la crise c’est à ce moment là que les clients ont besoin de nous. Par contre en 30 ans d’activité, aujourd’hui  on a des problèmes. On a des problèmes car c’est une région qui développe énormément, on a des lois financière pour l’immobilier, c’est la loi CELIER et aujourd’hui avec la forte demande qu’il y a et avec cette loi, – cette loi vous permet de déduire  25 % de vos impôts si vous acheté de l’immobilier -. Cette loi m’handicape un peu car on a des produits mais on n’a pas le temps de faire des actions, c’est-à-dire qu’on fait la plaquette et c’est fini. Il n’y a plus de communication presse, plus rien derrière car on vend à une rapidité incroyable, donc on peut dire qu’aujourd’hui c’est la première fois en 30 ans que je suis handicapé d’avoir cette spécialisation.

Il y a 10 ans de cela, un promoteur vendait  une résidence, se faisait 3 ventes par mois, s’il en faisait 5 on buvait le champagne. Aujourd’hui, le promoteur seul fait 80 ventes par mois, sans avoir besoin de la presse, internet, la TV… ça fonctionne ! Et puis c’est une région ensoleillé donc cela attire le client. »

Nous : « Mais aujourd’hui vous dîtes que c’est un handicape mais est-ce que vous avez … »

P.M : « C’est un handicap oui car on perd du Chiffre d’Affaires. »

Nous : « …mais vous avez envisagé de vous diversifier ? »

P.M : « Oui, on a pensé mais la spécialisation nous fait faire moins de travail, quand il y a autre chose on le prend. On vient de prendre le CLUB 7 à Montpellier c’est une salle de massage, de fitness, … c’est intéressant pour nous, ça change du métier. Vous savez j’ai une petite affaire de 8 salariés, je n’ai pas 50 ou plus. Et puis de toute façon vous n’en trouverez pas d’agence de plus de 50 salariés à Montpellier. Mais par ce biais là, on est jamais en sécurité, on fonctionne et il y a du travail quand même, mais ce n’est pas la même chose. C’est un travail qui demande beaucoup et c’est plus quotidien. Mais bon on le fait quand même. »

Nous : « Pour promouvoir votre entreprise quel support de communication utilisez-vous ? »

P.M : « Alors, zéro.

C’est très simple car quand j’ai démarré, pendant deux ans je gagné 500 Francs tous les 6 mois, 500 Francs en Euros ça fait (…) 100 Euros tous les 6 mois, c’est-à-dire par mois je gagnais rien du tout. Je n’ai rien gagné pendant 2 ans parce que j’étais sur ce côté graphiste/artistique, pas de biseness, quand on me demande une affiche je faisais l’affiche mais je ne m’occupais pas de l’imprimerie, de déposer au magasin ou quoi que se soit. Dans ce métier, il vous faut du commercial, il n’y a rien à faire, mais petit à petit je me suis mis au commercial mais j’ai galéré pendant deux ans. Ce qui veut dire qu’aujourd’hui, c’est difficile si on ouvre nous même une agence de publicité, il faut être vachement armé, avoir des moyen et tout ça… je sui partis  comme ça, doucement. Ce n’est pas l’argent qui m’intéressait, j’étais graphiste/artiste, j’étais content, mais après j’ai commencé le commercial, ça s’est développé. Aujourd’hui avec l’influence sur l’immobilier je suis ici Numéro 1. Partout on me connait, même à Paris, tous les gros groupes me connaissent et je travail pour des grands groupes parisiens aussi.

Le cas particulier, c’est que je ne fait aucune spéculative (=concours), je n’en fais plus, on a du boulot, c’est bien et ça suffit. C’est peut-être dangereux, mais en 30 ans ça dure comme ça ! »

Nous : « Alors sur votre site vous utilisez beaucoup le mot stratégie… »

P.M : « …Alors mon site je le connais pas. C’est mon fils qui l’a ouvert, c’est l’arrivé de mon fils qui faisait de l’évènementiel et il est arrivé ici il y a 2 ans de Paris. On créer 2 salons de l’immobilier par an dont un (l’inauguration de l’immobilier au parc des expos), c’est nous qui créons : il y a 200 exposants, on fait la totalité, on gère tout. On fait les stands, beaucoup de choses. Mais le site, c’est mon côté qui ne m’intéresse pas. Je sui de la vieille école, le site je ne l’ai pas vu, je ne sais pas ce qu’il y a de marquer ou quoi que se soit. Mais bon aujourd’hui on ne peut pas partir sans être dans l’informatique, j’ai de la chance d’avoir des graphistes qui sont dedans. Je connais mn boulot point de vue création, mais je ne sais pas ouvrir un ordinateur, je sais le fermé ! Je ne connais rien de l’ordinateur, c’est une grosse lacune, il faudrait que je m’y mette, mais je ne fais pas. »

Nous : « Dans le métier de graphiste, l’ordinateur est un outil … »

P.M : « …L’ordinateur est indispensable, les plaquettes étaient faites à la main à l’époque. On dessinait à la main, je le photographiais et c’était archaïque. Quand on montait des plaquettes on avait un « Ektachrome », c’est une photo, on la cadrait, on la mettait sur un calque.  Les lettres étaient collées une à une avec du « Létraset », à l’époque c’était le normographe, mais tout ça se faisait à la main, tous les caractères, gros ou petit (Arial, time new roman…) c’était des pavés, on allait chez le typographe qui préparait ses petits caractères à l’imprimerie et qui nous sortait des épreuves, il collait l’épreuve dessus et quand vous alliez chez l’auto-graveur c’était pour pouvoir faire l’impression. S’il y avait des fautes, on refaisait, pour les photos on mettait des calques et après c’était le photograveur qui travaillait et qui mettait en place le tout et voilà et ça partait à l’impression. Tout ça aujourd’hui c’est fini, on peut dire qu’on est équipé d’un peu plus de 10 ans en informatique maintenant, mais avant tout se faisait comme ça. L’ordinateur est  un outil extraordinaire. Maintenant les travaux qui sont mis sur un disque il faut les suivre plus souvent, car il peut y avoir des pixels qui sautent et qui disparaissent, sinon c’est fabuleux. »

Nous : « Mais juste pour en revenir à votre site, on a juste remarqué que le mot stratégie revenait souvent, on voudrait savoir si vous avez une stratégie spéciale ? »

P.M : « On a nos propres stratégies : dans l’immobilier la stratégie c’est le chantier, le terrain car quand un promoteur nous appelle et nous dit  on lance un programme de 56 logements avec des studios et des deux pièces, ça va être tel client qui va acheter ou quoi que se soit, il va falloir avoir une stratégie là dessus pour pouvoir adapter ce qu’on va faire. Les plaquettes à la publicité et la presse, la radio, tout ce que vous voulez pour toucher ces personnes là. Et à partir de là, on leur donne un permis de construire, c’est ce que l’architecte fait, c’est-à-dire les plans, et c’est eux qui ont la responsabilité à partir des plans d’élaborer une perspective. On va nous donner des plans d’architectes et c’est nous qui allons exécuter ce dessin, soit on l’exécute nous car on a des gens performants, soit on le donne à des illustrateurs qui sont spécialisés là dedans. Ça c’est la première chose à faire, leur faire voir comment ça va être au final. Cette plaquette est la vérité du produit plus ou moins, peut-être qu’il n’y a pas un arbre à cette échelle là, après c’est la communication, c’est comme le club méditerranéen, on vous montre de belle photos mais quand vous y allez, il n’y en a pas. Mais bon,  il ne faut pas être trop mensonger non plus, on a des règles à respecter, donc il faut faire déjà ça, ensuite il faut bâtir le texte, comment on va le présenter, où ça se situe, dans quel quartier, dans quoi que se soit et chercher des photos qui vont faire parler de la maquette. C’est nous qui faisons la conception des textes, c’est notre boulot, c’est nous qui faisons la recherche photographique, c’est nous qui emmenons la perspective première, c’est nous qui faisons les plans du salon, des plans pour montrer comment le plan est fait, c’est nous qui faisons avec le système informatique ce qu’on appelle la 3D, c’est-à-dire les plans en volume. On apporte un produit fini au client, on lui trouve le logo, la présentation. Tous se développe, une vente sur le chantier, des bungalows, on les habillent, on fait les façades en bois, on fait tout ce qui est panneau signalétiques sur place, des panneaux en bois avec la représentation en perspective puis on lance la campagne qui est la stratégie, la campagne qu’on aura adopté, c’est-à-dire la presse, ça veut dire la campagne d’affichage, ça veut dire radio, l’évènementiel, tout ce qui va permettre à ce que le client va recevoir des gens dans son bureau de vente pour vendre les appartements. »

Nous : « Ce sont les clients qui vont vers vous ou le contraire pour concevoir ? »

P.M : « C’est nous qui concevons, quand le client nous appelle et me dit je veux démarrer cette résidence, ils nous mettent des plans d’architectes et on conçoit tout. »

Nous : « Vous les conseillez… ? »

P.M : « Oui on les conseille et ils nous conseillent eux sur les stratégies à avoir, comment ils pensent, à qui il faut vendre, mais au final c’est nous qui faisons la totalité.

Alors la force c’est qu’on présente une maquette et puis le client nous dit non ça ne nous plaît pas, vous êtes une agence, vous vendez, vous êtes costaud mais ça ne passe pas, on fait un projet et voilà, c’est comme un architecte qui va présenter sa façade, mais une façade coûte trois fois plus chère par rapport à la construction, donc le promoteur lui refusera. Il faudra qu’il revoit sa façade, mais à lui de faire en sorte de la vendre, nous c’est pareille, mais c’est à nous de dire que c’est ça qu’il faut faire ! »

Nous : « Dans quel secteur vous exercez votre activité, sur Montpellier ou bien hors agglomération ? »

P.M : « Dans la France entière, ça peut être à l’étranger, on a travaillé à Bruxelles. »

Nous : « Mais vous vous déplacez ? »

P.M : « Le terrain c’est la stratégie, dès qu’un client m’appelle pour me dire je vais démarrer une opération en Arcachon, tout de suite je vais y aller en Arcachon pour voir le terrain, voir où est le chantier, discuter avec des gens, voir quels sont les journaux qui sont lus en dehors des journaux classiques, parce que là-bas se sera le Sud-ouest, ici c’est le Midi Libre, voir les journaux qui sont un peu différent, repérer toutes les signalétiques, les panneaux, pour voir où je pourrais mettre des panneaux et tout cela je le fais sur place. »

Nous : « Selon vous, quelles sont les qualités qui sont requises pour faire un métier comme le votre ? »

P.M : « Artistiques et commerciales.

Alors si vous êtes artiste, vous pouvez devenir commercial, mais si vous êtes commercial, vous ne deviendrez pas artiste. Donc moi j’ai une chance !

Quelqu’un qui aura fait des études de commercial pourrai ouvrir une agence mais il lui faudra un directeur artistique et des graphistes. »

Nous : « Et la réalité du métier est-elle le reflet de ce que vous aviez imaginé ? »

P.M : « Non pas totalement. Parce que la réalité du métier c’est comme tout, c’est ce qui va vous décevoir par la suite : le biseness. Moi aujourd’hui j’ai huit salariés mais il faut les  faire vivre. Il faut se battre sur les budgets, il faut vendre. C’est la réalité ! Aujourd’hui un artiste ou un graphiste qui est dans la communication aura du mal à s’en sortir sauf si c’est une spécialisation comme ça. Ces gens là s’ils sont très doués, ils ont du boulot. Les photographes individuels, aujourd’hui sont déjà dépassés, on ne peut plus prendre les photos qu’on veut avec des personnages, parce que les gens peuvent nous pousser au tribunal. Pratiquement toutes les photos on les achète en photothèque, parce qu’on est couvert, on les achète et on les paye. Et il y a beaucoup de choses comme ça ! »

Nous : « Quels sont les avantages que vous retenez du métier ? »

P.M : « C’est un très beau métier, en dehors du biseness et tout ça, c’est un métier artistique. C’est quand même sympa quand on sort de belles plaquettes. Que je vends ou pas, je suis tenu au niveau biseness, on va me dire voilà j’aurais un budget de 50 000 euros pour 6 mois, il faut que je vends tant d’appartement avec 50 000 euros. Donc il y a quand même à trouver une stratégie, à qui les vendre, quels supports utiliser. On n’est pas un studio de création, on à des responsabilités, on est une agence de publicité, on achète tout, c’est-à-dire que quand vous voyez une annonce dans le journal, c’est nous qui la payons et on refacture. C’est quand même global quand on fait un panneau 4×3, il y a quand même des ouvriers pour le faire planter, le piquer dans le sol. On achète et on refacture. Mais quand il y a même ce côté qui reste artistique et puis de trouver des choses parce que, bon, en 30 ans on a fait que de l’immobilier, on a aucune plaquettes qui sont  pareilles, on est content de leur tirer de belles choses. »

Nous : « Et quels sont les inconvénients que vous rencontrez ? »

P.M : « Les inconvénients sont les budgets, c’est la course à l’argent, il ne faut pas être trop chère, donc il faut se battre là dessus. Moi, il y a des choses parfois qu’on n’a pas prises parce que le client ne voulait pas payer le prix. Parfois on se plante aussi mais bon, ça fait partie du métier, mais bon. »

Nous : « Et si c’était à refaire, est-ce que vous choisirez le même métier ? »

P.M : « Oui, certainement ! »

Nous : « Pour finir, quel(s) conseil(s) donneriez-vous aux personnes intéressées par le métier ? »

P.M : « Je dirais que c’est un  très beau métier, il faut le faire. Le problème c’est qu’aujourd’hui il faut vraiment avoir le courage et le cran de le faire, parce que le problème qu’il y a partout, c’est qu’il y a de tout, et il n’y a pas de gens qui sont spécialisés ou quoi que ce soit, donc vous allez vous lancez là dedans et si vous y arrivez il faut s’y mettre à fond et quand on parle de la retraite nous ça nous fait rigoler. Aujourd’hui si vous voulez faire quelque chose  et demain vous y allez,  faudra quelques fois passer des heures à travailler. Nous on travaillait beaucoup jusqu’à minuit et cela dans une bonne ambiance et pour le même salaire.

L’erreur, c’est les écoles ! Les écoles vous disent que vous allez avoir tel diplôme et vous sortirez avec tant d’argent. Surtout dans le marketing, c’est l’erreur de l’école de vous influencer sur le fait que vous trouverez du boulot après tel diplôme. Déjà, vous verrez par vous-même que pour trouvez un stage, vous allez galérer.

Il n’y a que vous qui pouvez décider de votre avenir, il n’y a que vous ! Si vous en avez envie, vous y arriverez dans n’importe quel métier. Tous les métiers sont bons à prendre. Après si vous voulez rester salarié,  ça marchera, vous évoluerez et voilà. Là on a pris une stagiaire pour avancer dans le boulot, par rapport au salon de l’inauguration et c’est une fille qui restera parce qu’elle a tout compris.

Il faut vous accrochez !

Je vous parle comme un grand-père, mais j’ai galéré avant de gagner un peu d’argent. Ce n’est pas mon diplôme qui ma servi à être là aujourd’hui, j’ai dû poursuivre trois ans d’études et acquérir de l’expérience pour pouvoir arriver à ce que je suis. »

Nous : « Et bien merci d’avoir répondu à toutes nos questions et du temps que vous nous avez consacré. C’était un moment exceptionnel pour nous qui sommes intéressés par ce métier. Nous vous souhaitons une bonne continuation pour la suite. »

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Intégralité de l’entrevue avec Jean-Marc Aubert

jeudi 24 novembre 2011

Jean-Marc Aubert est un journaliste de L’Agglorieuse de Montpellier. Je l’ai rencontré le 17 novembre dans les locaux de la rédaction de cet hebdomadaire.
1. Historique
Comment est venue votre vocation pour le journalisme ?

J’ai eu cette vocation dès l’âge de 13-14 ans car en allant au collège d’Apt (dans le Vaucluse), j’achetais tous les matins Le Provençal et me passionnais pour les faits divers.

Quel a été votre parcours scolaire et professionnel ?

A mes 17 ans, lorsque j’étais au lycée, un surveillant avait un ami qui était correspondant au Provençal, et qui s’occupait des faits divers au niveau local. Il m’a donc mis en relation avec cette personne à qui j’ai proposé de l’aider à faire la tournée des faits divers chez les pompiers et la police. Donc, pendant quelques mois je rédigeais sans signer des articles sur les faits divers locaux en faisant la tournée tous les jours. Puis, à mes 18 ans, après avoir obtenu mon Bac A4 et mon permis, j’ai eu la chance que Var Matin, un journal appartenant au Provençal, avait besoin d’urgence d’un journaliste pour un remplacement à Brignoles dans le Var pendant deux mois. Ce correspondant qui me faisait travailler m’a donc proposé à l’agence d’Avignon et comme cela je suis parti pour l’Eté et d’ailleurs j’ai été comblé car il y avait beaucoup d’affaires à traiter comme les nombreux feux de forêt. J’ai été reconduit durant plusieurs mois en 1979 puis j’ai eu l’opportunité de me faire embaucher par Le Provençal à Avignon qui cherchait un journaliste avignonnais spécialiste des faits divers en 1980. Je me suis donc engagé de 1980 à 1989 pour faire la tournée quotidienne mais aussi la Cours d’Assises ce qui m’intéressait beaucoup. Puis, après la tuerie du Sofitel en Avignon qui a fait grand bruit et rassemblé beaucoup de médias, j’ai hébergé un confrère du Midi Libre ce qui m’a permis de devenir ensuite correspondant pour ce journal. A son départ en retraite, ce journaliste m’a proposé le poste en 1989 que j’ai accepté car je ne restais alors plus à l’échelle du département, je devenais reporter régional pour le Midi Libre dans les faits divers ce qui m’a donné l’occasion de beaucoup voyager dans la région et dans la France. Je suis donc resté au Midi Libre jusqu’en 2001 mais j’ai décidé de partir car les nouvelles directives ne me plaisaient plus après le rachat du quotidien par Le Monde. En faisant jouer la ‘clause de cession’ (clause spécifique chez les journalistes qui leur permet, après un rachat par un autre journal, de quitter leur poste en recevant une indemnité). Je pensais alors retrouver du travail rapidement mais je suis devenu chômeur et j’ai fait un infarctus en 2004, certainement lié aux angoisses du chômage, ce qui me plonge au plus bas. Mais, quelques mois après j’ai la chance de recevoir un appel du directeur de la Gazette qui me proposait un poste pour couvrir les faits divers à La Gazette de Nîmes que j’accepte et deux ans plus tard, en 2006, je suis nommé à Montpellier. Je suis maintenant à L’Agglorieuse pour couvrir le même poste.

2. Carrière actuelle

Quelle est actuellement la fonction exacte que vous occupez ?

Je suis journaliste rédacteur spécialiste des faits divers mais je fais beaucoup d’autres papiers car L‘Agglorieuse étant un « petit » journal, je m’occupe parfois d’autres sujets, mais je reste toujours dans le domaine de la société et de la vie urbaine.

Quelles sont vos rémunérations et vous satisfont-t-elles?
Je perçois un salaire convenable mais pas extraordinaire de 2000 euros par mois, ce qui est un des plus gros salaires du journal, alors qu’au Midi Libre mon salaire se situait autour de 2800 euros car la P.Q.R. (Presse Régionale Quotidienne) dispose d’un syndicat très puissant.

Etes-vous comblé professionnellement par votre métier ?
Oui je peux le dire, il me plaît toujours autant.

Avez-vous des perspectives d’évolutions au sein de ce journal ?
Non, car je préfère être sur le terrain plutôt que dans un bureau donc une évolution ne m’intéresse pas.

Et dans votre carrière ?

Je pense terminer à L’Agglorieuse car, avec mon âge (51 ans), je ne trouverai plus un poste comme celui que j’ai actuellement.

3. Vision globale du monde journalistique

Quelle est votre opinion sur la situation économique des journalistes ?
Cette situation se dégrade, on voit que tous les journaux voient leurs ventes à la baisse. Cela vient certainement du pouvoir d’achat en baisse, d’Internet et aussi du Montpellier Plus qui fait beaucoup de mal à la presse locale.

Cependant, trouvez-vous qu’il y ait une amélioration dans la fonction de journaliste en elle-même, dans l’enrichissement ou pas des tâches ?

La différence dans mon domaine est la législation qui fait qu’on ne divulgue plus les identités et photos des coupables ce qui pouvait créer des problèmes pour leurs enfants notamment. Donc, je pense qu’il y a une amélioration avec beaucoup plus de garde-fous.

Quelles sont pour vous les qualités qui font un bon journaliste ?

Pour moi ce sont la disponibilité, la clairvoyance, le fait d’être à l’écoute et surtout de savoir vérifier et recouper les informations pour éviter la manipulation.

Et enfin, comment voyez-vous l’engouement des jeunes pour le journalisme ?

Mal pour eux, car la situation économique promet un avenir obscur.

Interviewer : Maxime Teyssedou G2 PPP Montpellier.

Entretien Pierre Dioudonnat/Alexandre Labat/Timothée Vayssade

jeudi 24 novembre 2011

Samedi 19 novembre, rendez-vous est pris avec Thomas Dioudonnat, qui nous a accueillit chez lui, pour nous accorder un entretien. Travaillant actuellement pour ToutMontpellier.fr il a accepté de répondre à nos questions. C’est après de brèves présentations que nous avons commencé.

Comment exercez-vous votre rôle de journaliste au sein de la rédaction de ToutMontpellier ?

A proprement parler, je ne dispose pas du titre de journaliste, ce n’est pas mentionné sur mon contrat ; j’ai une situation un peu particulière. Je suis déclaré en auto-entrepreneur et je facture mes services à ToutMontpellier. C’est une situation relativement précaire. Le monde de la presse et des médias traverse une crise profonde. Nombreux sont ceux qui, aujourd’hui, remplissent la fonction de journaliste (en particulier sur internet) mais peu disposent d’une carte de presse, le sésame tant convoité par la profession. Je suis chargé de mettre à jour quotidiennement le site en matière d’actualité locales. Malgré mon attirance pour le sport, j’ai vocation à traiter tous types d’actualités, comme la politique ou la culture par exemple.

Comment sont organisé vos journées au sein de la rédaction ?

Je suis le seul rédacteur officiel. Je travaille depuis mon domicile, j’organise donc mes journées suivant les sujets que j’ai choisis. C’est un mode de travail intéressant, je n’ai pas de pression particulière, j’ai une très grande liberté à tout point de vue. Je suis mon propre rédacteur en chef en quelque sorte ! J’ai aussi des rubriques récurrentes qui reviennent de semaines en semaines. Ce sont des rubriques consacrées au sport la plupart du temps.

Pouvez-vous nous résumer votre parcours en quelques mots ?

J’ai validé une licence de droit/science politique à l’université Lumière Lyon 2. Durant ma troisième année de licence, j’ai eu la chance et le privilège de décrocher un stage aux services des sports du mensuel lyonnais Lyon Capital. J’ai ainsi pu côtoyer Monsieur Razik Brikh, mon tuteur durant cette période, journaliste de renom dans le microcosme des médias lyonnais. C’est auprès de ce professionnel exemplaire que j’ai assimilé et intégré les fondamentaux de la profession. J’ai également eu l’occasion de collaborer avec le site web Footmercato.net, un site d’envergure internationale spécialisé dans l’actualité du football. C’est après cette superbe expérience que j’ai débuté ma collaboration avec ToutMontpellier.

Vous semblez très attiré par le sport, plus particulièrement par le football, c’est une réelle passion ou une spécialité comme une autre ?

Je suis un passionné de sport depuis tout jeune. Du sport et de son actualité justement. C’est l’effervescence qui entoure le sport et plus particulièrement le football qui me fascine. Un bon journaliste « sportif » doit avant tout être un passionné de sport ! En revanche, je ne souhaite pas du tout me limiter au monde du sport. J’ai de l’intérêt débordant pour chaque chose qui nous entoure sur cette planète.

Quel est selon vous le rôle d’un journaliste ?

Un journaliste doit avant tout être quelqu’un d’intègre et d’honnête. Honnête avec lui-même, honnête avec son public. Une fois que ces deux critères fondamentaux sont respectés, le journaliste peut enfin assumer son rôle premier, à savoir présenter une information à un public de lecteurs, d’auditeurs, d’internautes ou de téléspectateurs. Personnellement, je suis de ceux qui pensent que le journaliste doit être impartial mais pas obligatoirement neutre dans ses analyses journalistiques. Le journaliste doit être totalement libre dans ses propos. Cette liberté dont il bénéficie est directement liée à la protection et à la confidentialité des sources, la règle d’or dans la profession.

La crise des médias que vous évoquiez tout à l’heure est elle liée à la qualité du journalisme ?

Je ne pense pas qu’elle ne soit liée qu’à la qualité du journalisme, mais c’est probablement un des facteurs de cette crise.

Comment voyez vous l’avenir du journalisme ?

Aujourd’hui, chaque informations est lié à la communication. Aujourd’hui déjà, il y a beaucoup d’informations, et trop peu d’investigation, qui selon moi servent à comprendre vraiment un sujet d’actualité. J’ai peur que pour l’avenir ce journalisme se généralise.

Le journalisme vous attire-t-il toujours autant, malgré ce constat ?

Bien sur, même si actuellement j’ai d’autre projets, le journalisme sera toujours un but pour moi.

Vous pouvez nous parler de vos projets ?

Ma collaboration avec ToutMontpellier va bientôt s’arrêter, mais l’auto entreprise que j’ai crée m’ouvre d’autre portes. Je vais ainsi diversifier mon activité. Je me tourne vers la communication de petites entreprises qui n’ont pas encore franchit le cap des technologies du futur, et je les accompagne vers ce changement, en proposant des sites internet de qualité. Nous organisons l’événementiel lié à l’ouverture du site. Nous nous adressons à tout les profils comme les artistes, les politiques, les exploitants agricoles.

Vous mettez donc de côté le journalisme ?

Pour mieux y revenir je pense. Un bon journaliste a beaucoup de contacts, et cette nouvelle dynamique va me permettre de tisser des liens avec des personnes venu de tous horizons, c’est très enrichissant.

Vous n’avez pas fais d’étude particulière dans le journalisme, que pourriez vous conseiller à une personne qui veut devenir journaliste ?

J’ai commencé à suivre l’enseignement d’une école privée. J’ai acquis au sein de cette école des capacités techniques, comme le montage vidéo, l’enregistrement d’émissions de radio, mais rien quand à ce qui m’a toujours attiré dans le journalisme, c’est à dire le fond des choses, le contenu d’un article, d’un reportage. Je n’ai pas encore assez d’expériences pour donner des conseils, mais les grandes écoles de journalisme forment de bons journalistes, même si je pense qu’un savoir et une culture personnelle est le plus important dans ce domaine.

Vous êtes jeune, vous êtes ambitieux, comment imaginez vous votre avenir ?

Je ne sais pas encore ce que je vais faire l’année prochaine, c’est difficile de me projeter dans l’avenir. J’ai encore beaucoup d’idées à concrétiser, donc quoi qu’il en soit j’espère ne pas m’ennuyer. Pour le moment je me consacre à ToutMontpellier et à Nizcoma mon entreprise, et puis j’attends ce que l’avenir me dira !

Au vue de votre travail, vous êtes un passionné de football, un pronostic pour le prochain match de l’olympique Lyonnais mercredi contre l’Ajax d’Amsterdam ?

J’aimerai que Lyon gagne, c’est mon équipe, mais en restant objectif, ça va être compliqué, Lyon n’a pas vraiment le niveau de la compétition. Mais au football on ne sait jamais, tout peut arriver !

Merci de nous avoir accordé un peu de votre temps !

Merci à vous, pour votre attention.

C’est après nous avoir autoriser à publier le contenu de notre entretien que nous avons pris congé.

Quelques liens pour découvrir l’univers dans lequel évolue ou a évolué Thomas Dioudonnat

ToutMontpellier

Lyon Capitale

FootMercato

Nizcoma

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Entretien avec Florence Schrambach , responsable de projet multimédia à la Chambre du commerce et de l’industrie de Grenoble

jeudi 24 novembre 2011

Dans le cadre de la formation Information et Communication au sein de l’université Paul Valéry, il nous a été demandé d’anticiper notre projet professionnel. Le projet personnel et professionnel (PPP) nous permet d’avoir un œil plus averti sur notre choix de formation future. Le but de l’exercice était d’interviewer un professionnel de l’Infocom.

Pour ma part, j’ai choisi de m’orienter vers les métiers d’internet et plus particulièrement sur le métier et la fonction d’animateur et de créateur de contenu web. J’ai obtenu mon entretien avec Florence Schrambach, qui travaille au sein de la Chambre de Commerce et de l’Industrie de Grenoble.

L’entretien s’est fait par téléphone le 18 novembre 2011, à 10h00. Il a duré environ 20 minutes, alors qu’il devait durer 10 minutes au début. Je me suis chargée d’interviewer et  de prendre les notes  en même temps.

Légende => MoiFlorence Schrambach

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Bonjour Madame Schrambach, ici Marie Lamort Perrin à l’appareil .En tant qu’étudiante en licence Infocom je vous appelle afin effectuer l’entretien au sujet de votre profession. Vous travaillez dans le domaine de l’animation et de création de contenu web. Il s’agit d’un domaine qui m’intéresse fortement c’est pour cela que je vous ai contactée aujourd’hui pour me faire une idée du métier et me projeter dans l’avenir. De plus je vous remercie de m’accorder cet entretien malgré votre emploi du temps chargé.

Je suis contente de pouvoir vous aidée.

Sachant que je dois retranscrire cet entretien me donnez-vous l’autorisation de mentionner votre nom et celui de votre entreprise sur le blog de la formation Infocom de l’Université Paul Valéry à Montpellier ?

Oui.

Tout d’abord en quoi consiste votre profession au sein de la Chambre de Commerce et d’Industrie de Grenoble ?

Je suis responsable de projet multimédia, ce qui consiste à administrer une plateforme de communauté. Ces plateformes permettent non seulement la rencontre entre personnes mais aussi de pouvoir retrouver des comptes rendus. Elles nécessitent des animateurs de communautés afin d’effectuer les mises à jour dans le développement de la communauté.

J’accompagne les mises à jour sur le site www.grenoble-ecobiz.biz . Grenoble Ecobiz est depuis 9 ans une plateforme développée avec lotus notes. En 2012 nous basculerons sur une technologie SharePoint. Pour ce faire nous avons fait un appel d’offres et un cahier des charges pour trouver un prestataire. Le projet est de changer de technologie. Il s’agit d’un projet que nous avons mené au niveau national avec une quinzaine d’autres chambres de commerce et d’industrie qui ont aussi un Ecobiz. Par rapport à ce changement de technologie, je fais partie du comité technique qui valide les nouveaux choix techniques fonctionnels, ergonomiques et graphiques. Je  suis chargée d’animer en collaboration avec animateur et rédacteur le site, d’orienter le réseau social, de proposer de nouveaux services sur le site (vidéos, podcasts…). Il s’agit de rendre le site attrayant mais avant d’en arriver au résultat final  il faut vérifier la qualité du site. Pour cela il est nécessaire de faire attention qu’il n’y ait pas de dérives graphiques, de fautes de syntaxe, d’orthographe. Pour effectuer au mieux les mises à jour et garantir l’animation du site,  il est primordial de toujours être à l’affût des innovations web.  Ces tâches font parties de mon quotidien, elles représentent la mission d’un responsable de projet multimédia.

Je me demandais ce qu’exigeaient  essentiellement cette formation et ces débouchés ?

Ils demandent surtout des compétences en graphisme, en informatique et en culture web. Il faut se renseigner sur toutes les nouveautés qu’internet a à offrir. Ce métier demande à celui qui l’exerce d’être au courant de tout car internet évolue sans arrêts. Il ne faut pas se reposer sur ses acquis mais plutôt savoir anticiper.

Maintenant une question vous concernant personnellement, pourquoi cette profession ? Pourquoi l’avoir choisie ?

J’ai choisi cette profession tard. Au départ j’étais chargée de communication et infographiste. Je travaillais surtout en communication écrite. Quand j’avais 35 ans j’ai voulu faire évoluer ma formation et toucher à autre chose. Je me suis orientée vers le métier de responsable de projet multimédia car je considère que la communication web est plus riche que la communication écrite.

Très bien et quel avantage tirez-vous de ce métier ? Qu’est-ce que la profession vous apporte?

J’apprécie le travail d’équipe dans le métier que j’exerce, ce qui est pour moi un avantage. Je travaille avec des rédacteurs, animateurs ou informaticiens. Ce qui est plaisant c’est que la relation humaine est très présente. Je suis chargée de mettre en relation l’équipe avec laquelle je travaille et de tout faire converger sur le site.

Ce qui me plaît c’est qu’il y a toujours quelque chose à acquérir. On en a jamais fini d’apprendre et d’évoluer. Ça change tous les jours, on doit constamment se remettre en question et nous ne restons pas figés.

Mais êtes-vous amenée à travailler avec d’autres professionnels ?

Bien sûr, cependant je travaille toujours avec la même équipe. Ils hébergent aussi des communautés externes, par exemple un club d’entreprise externe.

Nous sommes ouverts aux autres. Il faut toujours avoir en tête qu’on a 6000  adhérents et que on est là pour eux.

Et quelles satisfactions ce métier vous apporte-il ?

J’aime mon métier car à la base j’étais infographiste et en étant responsable de projet multimédia je peux quand même encore utiliser mes compétences acquises dans le passé. Je suis satisfaite au niveau du travail d’équipe, qu’on puisse rebondir et être réactifs.

 

Pour terminer, quels seraient selon vous les conseils à donner à un étudiant voulant se lancer dans la communication de manière globale et enfin de manière plus précise dans le  webmastering ?

Il faut, même dans la vie personnelle, être attiré par tout ce milieu. Pour cela il faut avoir l’habitude des réseaux sociaux,  savoir gérer ou avoir créé un blog ou bien son propre site internet. Il s’agirait de conceptualiser pour pouvoir se mettre en avant soi-même mais aussi les travaux personnels pour montrer que ce domaine vous intéresse.

Si je devais recruter, je regarderais la passion qu’il ou elle a pour ce domaine. Il s’agit d’être passionné  du web, du graphisme, d’aimer découvrir, surfer sur internet pour faire des trouvailles de sites.

Très bien Madame, je vous remercie de m’avoir accordé du temps malgré votre emploi tu temps très chargé. Je vous en suis reconnaissante !

N’hésitez pas à me recontacter si jamais il vous manque des éléments, à bientôt !

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Je remercie Florence Shcrambach qui au final m’a accordé le double de son temps pour l’entretien et d’avoir répondu à mes questions.

Marie Lamort-Perrin