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« CRÉER L’ ÉVÉNEMENT »

samedi 17 novembre 2018

« CRÉER L’EVÉNEMENT »

L’entretien avec Madame Marie-France Allamel, responsable de communication, à la Casa Musicale de Perpignan, s’est déroulé le 26 octobre 2018 à 15 heures 30. Notre équipe est composée de Brunette MBIE, Pénda M’BAYE et Pablo TESTANIER. Avant de réaliser cette interview, nous avions correspondu avec Madame Allamel afin d’obtenir l’autorisation de publier la retranscription écrite de l’entretien après validation sur le blog Info/info et de fixer les modalités pratiques (durée et accord pour l’enregistrement).

Pablo Testanier :  Bonjour et merci de nous accueillir au sein de la Casa Musicale. Étudiants en première année de licence information et communication à l’université Du Guesclin de Béziers, nous faisons une étude sur les métiers de la communication et plus particulièrement sur la communication événementielle. Alors, tout d’abord, en quoi consiste votre profession ?

Marie-France Allamel :  Je suis responsable de la communication de la Casa Musicale dans son ensemble. Donc, je suis effectivement responsable de communication événementielle puisque mon travail couvre l’organisation des nombreux événements de la Casa Musicale comme par exemple le festival « Ida y Vuelta » qui en est à sa 22ième édition, mais je suis également responsable de la communication de la structure à savoir les différents stages et opérations qui y sont organisées, mais aussi les activités récurrentes comme les ateliers hebdomadaires, les workshops (peut se traduire par atelier collaboratif, une variante de la réunion de travaille à la différence prés que tout le monde participe activement),  les résidences d’artistes… En fait, mon travail consiste à communiquer sur l’intégralité des activités et des événements de la Casa Musicale.

Testanier : D’accord, donc vous êtes au cœur du quotidien mais aussi de tous les événements de la Casa

M-F Allamel : Voilà, c’est exactement cela ! 

Testanier : Et du coup, quels sont les compétences requises et les qualités personnelles que nécessite ce travail ?

M-F Allamel : Alors… c’est toujours un peu compliqué de répondre à ce type de question parce que chaque structure a des besoins particuliers. Les compétences requises diffèrent en fonction de la structure pour laquelle on travaille. La Casa Musicale n’étant pas un lieu de diffusion, même s’il nous arrive de programmer des concerts ou des restitutions de résidence en partenariat avec d’autres opérateurs, le travail de la communication est alors spécifique car ce que l’on produit est gratuit ; Nous ne sommes pas dans un créneau « marchand ». Ainsi, les compétences en communication sont moins liées au « marketing » et plus aux « relations publiques ». J’entends par « relations publiques », les relations avec les différents opérateurs régionaux, avec les nombreux partenaires financiers et bien sûr les relations avec le public cible qui vient aux différents événements ou opérations.

Cependant, il y a des compétences comme la maîtrise a minima des réseaux sociaux qui semblent indispensables. De bonnes qualités rédactionnelles et d’expression orale sont également incontournables. Ces qualités se retrouvent dans d’autres compétences comme savoir rédiger un dossier de presse, un communiqué de presse, savoir adapter sa communication aux différents types de médias parce que la communication presse n’est pas la même que celle des réseaux sociaux. 

Testanier : Mais vous, qu’est-ce qui vous plait le plus dans l’événementielle ?

M-F Allamel Ouf …Alors là aussi c’est une question très large…Mais, je dirai que la réponse est comprise dans l’intitulé « événementielle » :  c’est créer l’événement ! Donc, ce n’est jamais monotone. On a affaire à des personnes différentes, des activités différentes, des esthétiques musicales différentes. Cela signifie qu’il faut se tenir au courant de l’actualité musicale, lire, aller à des concerts…Pour moi, ce sont cette nécessaire ouverture d’esprit, cette curiosité qui sont vraiment intéressantes. Ce qui me plait le plus c’est que ce métier doit être fait avec un minimum de passion. Bon, bien sûr même si ce n’est pas un sacerdoce…. (Rires) Il faut être curieux et en alerte tout le temps, sinon ça ne fonctionne pas… et c’est ce que j’aime…

Testanier : Pas de routine, pas de monotonie…Existe-t-il des difficultés qui en découlent ?

M-F Allamel : Et oui ! (Rires). Les difficultés sont liées aux avantages… Effectivement, parfois ce n’est pas facile…il faut savoir prioriser les choses, c’est ce qui est compliqué. Il ne faut pas se laisser déborder car cela peut aller très vite…  Il faut alors avoir deux qualités essentielles : à savoir il faut être à la fois curieux et à la fois rigoureux ! 

Testanier : Depuis quand travaillez –vous à la Casa Musicale ? 

M-F Allamel : Alors, j’ai connu la Casa Musicale à son tout début alors que j’étais en reconversion professionnelle et que je faisais une formation à Paris. J’ai vu un article dans le Monde en 1996 …ça date … (Rires) Les Projets Culturels de Quartier étaient mis en place, par Douste-Blazy, alors Ministre de la Culture : 25 initiatives étaient créées en France dont la Casa Musicale à Perpignan… Le projet était de monter une structure multi-activités principalement en direction des publics issus des quartiers ciblés par les dispositifs d’insertion et d’aide. Cette structure qui se mettait en place à Perpignan correspondait réellement à ce que je voulais faire. Et, comme pour la formation que je suivais il fallait une période de stage longue, je me suis donc mise en contact avec l’équipe qui montait le projet. Par la suite, j’ai travaillé de manière ponctuelle à la Casa et parallèlement je travaillais dans des structures culturelles à Perpignan. Puis, j’y ai travaillé à temps plein.

Testanier : Et ce projet a été une belle réussite, et ça vous a réussi

M-F Allamel : Oui je suis toujours là ! (Rires) Le projet m’intéresse toujours autant : Mixité des publics et des esthétiques. A la Casa Musicale, on ne fait pas POUR les gens, on fait AVEC les gens …

Testanier Vous nous avez-dit que le principal événement  de la Casa Musicale était le festival « Ida Y Vuelta ». Pouvez-vous nous expliquer les actions de communication que vous réalisez pour un tel événement ?

M-F Allamel : Tout d’abord, on met en place un rétro-planning à partir de janvier pour ce festival qui a lieu en juin. Ce qui permet d’établir des échéances de travail. Par exemple,quelle sera la date de sortie de la communication papier : les affiches, le programme… Ensuite, il faut prendre contact avec les différents prestataires : graphiste, imprimeur, webmaster, vidéaste, photographe…, faire établir des devis et faire un budget prévisionnel. Puis on doit mettre en place les conférences de presse, les interviews, alimenter les réseaux sociaux, gérer les invitations…

Testanier : Quels autres événements organisez-vous pour la Casa Musicale ?

M-F Allamel Pas mal événements sont organisés… Tout d’abord, 3 ou 4 concerts par an de groupes émergents, les « Emergencia » en partenariat avec le département Musiques Actuelles du conservatoire de Perpignan, puis les soirées « Soul train », le « Happy Battle » c’est un Battle de dance avec un jury, les concerts « So What jazz club », l’événement « Peña Flamenca » avec les groupes de la Casa et les groupes professionnels flamenco de chant et de danse, c’est une véritable fête flamenca ! Et il y a aussi le fameux « Balance ton 16 », un mercredi par mois, il y a des jeunes rappeurs et un artiste invité qui font du free style. Puis tous les ans, on accueille « un max de bruit contre le Sida », des concerts de la saison « Jazz Zèbre », on a des partenariats avec pas mal d’opérateurs de la région.

Testanier :  Quels médias et supports de communication utilisez-vous pour organiser tous ces événements ?  Peut-on dire qu’il y a une réelle évolution du métier vers le digital ?

M-F Allamel : Si on veut être efficace, il faut réfléchir à quel public on s’adresse pour savoir quel medium va le plus le toucher. Pour une communication généraliste ou grand public, on sollicite souvent les médias locaux :  pour la presse, l’Indépendant, puis la radio, France Bleu Roussillon est la radio la plus écoutée. On ne peut pas faire l’économie d’un site internet. Et en fonction de l’événement, il y a des affiches et des flyers disposés dans des lieux ciblés. L’affichage est très important pour le festival Ida y Vuelta, mais n’a aucun intérêt pour « Balance ton 16 » en direction d’un public « de niche » comme celui des rappeurs… ! Là ce sera plutôt une communication digitale (Facebook et Instagram) …

Testanier :  Donc, en ce sens, on peut dire que vous avez des fonctions de « community manager » également ?  

M-F Allamel : Oui tout à fait ! En attendant d’avoir une assistante…

Testanier :  Ah vous allez recruter quelqu’un ? 

M-F Allamel : Oui car pour les réseaux sociaux, si l’on veut que l’impact soit efficace, il faut que ça vive, il est nécessaire d’être très réactif … Et, c’est très chronophage… Alors, en ce qui concerne l’évolution du métier vers le digital, C’est une évidence ! (Rires) Après, c’est toujours pareil, tout dépend de la structure dans laquelle on travaille et du public que l’on veut cibler … Les stratégies de communication événementielle de la Casa Musicale, qui est une association plutôt protéiforme, ne seront pas les mêmes que celles d’une SMAC, d’un théâtre ou encore d’une structure dédiée à un festival unique …

Testanier : Donc, dans l’événementiel, la stratégie dépend de la structure et de la cible …

M-F Allamel : C’est tout à fait cela ! Il faut s’adapter pour communiquer le mieux possible.

Testanier : Alors, quels autres conseils donneriez-vous à un jeune qui souhaite se destiner à la communication événementielle ?

M-F Allamel : (silence…) Pour avoir le plus de chance possible de trouver un emploi ? C’est le sens de votre question, non ?

Pablo Testanier : Oui ! (Rires) 

MF Allamel Alors, j’aurais tendance à dire, un Bac+ 5, c’est bien…Et surtout des stages, c’est extrêmement important. Cela permet d’avoir une vision large des différents aspects du métier, cela permet de se positionner sur ce que l’on a envie de faire ou de ne pas faire, vers quel type de structure, vers quel type d’événement on aimerait se diriger… L’événementiel c’est très large. Dans l’événementiel, on voit le résultat. Ce qui est intéressant, c’est de voir comment on arrive à ce résultat. Et pour, cela il faut se confronter à la réalité de toutes les facettes du métier, à l’envers du décor … 

Pablo Testanier : Merci pour ces précieux conseils et merci de nous avoir fait partager votre expérience.

Pour en savoir plus : La casa musicale   http://www.casamusicale.net/   et le festival « Ida y Vuelta »            http://www.idayvuelta-festival.fr/

 

Brunette MBIE, Penda M’BAYE et Pablo TESTANIER

Compte-rendu de SASCO du 06/03/2018 – BÉZIERS

dimanche 11 mars 2018

Narrateur de la séance: Jordan Arnsek

Observatrice: Olivia Trallero-Andrieu

Animateur: M. Brunel

PHASE UNE:  présentation de la situation ayant pu poser problème durant le stage. 

     Jordan a effectué son stage dans l’entreprise Décathlon Béziers. Entreprise dans laquelle il travaille déjà depuis plus d’un an, en contrat étudiant, équivalent à 20h par semaine. Le magasin de Béziers est dans une nouvelle  dynamique actuellement, en effet des travaux sont en cours, un nouveau magasin, situé à Villeneuve-Les-Béziers, va ouvrir ses portes en novembre, rassemblant ainsi les deux coques actuelles. Dans cette perspective là, le rôle de Jordan était de travailler sur la mise en place du futur plan de communication de l’entreprise, travailler sur des possibles moyens de communication afin d’aborder la re-localisation auprès de la communauté. Les missions de Jordan ont donc été clairement définies avec M.D. la tutrice de Jordan, sur son lieu de stage. Il s’agit également de sa responsable hors période de stage. Le contrat de Jordan pendant sa période de stage était le suivant: contrat 20h pour travailler sur la communication, et 15h en caisse/accueil. Jordan parle d’espaces dédiés pour travailler, des bureaux, un open space où il pouvait se rendre pour travailler dans le calme, en ayant tous les outils à disposition. Quand il a annoncé qu’il allait faire son stage en communication dans l’entreprise, des demandes ont apparues, chacun tenait à le solliciter pour des actions bien précises. Jordan a commencé a accepté des petites tâches, par ci, par là. Des petites tâches le décentrant de son objectif principal.

     La situation qui a ici, posé problème, est la demande d’un collègue de Jordan, ancien dans l’entreprise, puisqu’il y travaille depuis sa création Il s’agit de quelqu’un d’assez directif. Y.C. a donc demandé à Jordan de réalisé un assemblage/ montage vidéo, demandant d’interroger de nombreux collaborateurs. Une vidéo qui devait servir de support lors d’une soirée sur le thème de l’actionnariat chez Decathlon. Jordan devait demander l’avis des collaborateurs, puis les filmer, seul à seul. Les collaborateurs pouvaient également poser des questions afin que Y.C. réponde lors de la soirée. Cette vidéo a demandé beaucoup de temps et d’investissement à Jordan, qui perdait donc du temps sur sa tâche principale. Le premier résultat ne convenant pas à Y.C. Jordan a encore du la retravailler.

     Le problème rencontré par Jordan est donc l’extension d’usage à laquelle il a du faire face.

PHASE DEUX: Questions des étudiants

Clémentine: As-tu eu des reproches par rapport au retard que tu as pu prendre?

Jordan: Non, je gérais mon planning en autonomie, mais j’ai accumulé du retard, que je devais rattraper.

Adeline: M.D. était-elle au courant de ce qu’Y.C. t’avais demandé?

Jordan: Vaguement, mais pas vraiment de l’ampleur du travail que ça représentait.

Rania: Pour le fait de refuser le travail à Y.C. de quoi avais-tu peur? Des représailles?

Jordan: Non, le travail a été réalisé sans plaintes, mais une certaine « peur » qu’il se plaigne à M.D.

Anastazia: As-tu réussi à accomplir les tâches que tu avais à faire durant ton stage?

Jordan: Oui.

Marine: Quel retours as-tu eu?

Jordan: M.D. était contente, de bons retours.

Rania: Lors du retour de congés de M.D. as-tu évoqué ton stage en général? Que tu avais été sollicité etc. ?

Jordan: Elle en aviat conscience, elle m’avait d’ailleurs prévenu à ce sujet.

Rania: Elle ne s’est pas interposé?

Jordan: Quand ils venaient me solliciter à l’Open Space si. Mais lorsque c’était par mail non puisqu’elle n’en avait pas conscience.

Adeline: Il t’a demandé de réaliser la vidéo dans un délais imparti?

Jordan: La soirée avait lieu le 2 février oui.

Marine: Donc tu as fais de la communication graphique, de la communication externe, quoi d’autre?

Jordan: Alors, j’ai analysé les outils de communication interne (l’intranet, les mails…) J’ai également réalisé des questionnaires pour cibler ce qui plaisait ou pas, ainsi que les besoins en informations. J’ai réalisé un Audit. Puis beaucoup de community Management, je gérais totalement la page Facebook.

Clémentine: Tu n’as pas pu refuser de faire cette vidéo?

Jordan: (en souriant) Avec Y.C. tu n’as pas vraiment le choix…

Anastazia: Suite à la soirée du 2 février, tu as eu des retours sur ta vidéo? Les retours t’ont ils valorisé auprès de M.D. ?

Jordan: Oui, les collaborateurs m’ont dit qu’elle était cool. Je pense que oui.

Marine: Admettons que tu ai eu le choix de le faire, ou non, l’aurais-tu fais?

Jordan: Oui… Je ne suis pas contrariant j’ai tendance à dire oui.

Rania: Si j’ai bien compris, l’entreprise devait rassembler les deux magasins et avait besoin d’une personne pour la communication? Tu es le seul à t’en occuper?

Jordan: Oui, ce n’est pas très développé. Normalement, les responsables service client sont censé s’en occuper aussi, mais il faut dire qu’ils ont beaucoup d’autres tâches, et de plus ne sont pas forcément maîtrisants dans le domaine.

Anastazia: Qui est Y.C.?

Jordan: Il s’agit du responsable SAV.

Adeline: Hiérarchiquement M.D. est-elle plus haute que Y.C. ?

Jordan: Oui.

Marine: Tout le monde le trouve-t-il charismatique?

Jordan: Non…

Anastazia: Tu as évoqué qu’une dizaine de personnes étaient là depuis la création, toutes ont-elles cette autorité?

Jordan: Non, d’autres sont d’un tempérament plus posé, mais plusieurs sont directifs oui.

Rania: Si dès le début, tu avais refusé, penses-tu qu’Y.C. t’aurais demandé?

Jordan: Oui car j’avais parlé de mon stage, et communiqué à l’ensemble du magasin que j’étais dispo pour réaliser des tâches selon les besoins. J’avoue c’est un peu ma faute haha.

Rania: Donc en matière de communication tu étais le plus expérimenté. Les tâches étaient-elles pesantes?

Jordan: Pas vraiment, parfois chronophages. Je devais trouver des idées à mettre en place pour la future communication de la relocalisation, tout en m’inspirant de la communication France, de laquelle je ne devais pas trop m’éloigner.

Marine: Vu que tu y travailles, as-tu pu voir si tes préconisations ont été appliquées?

Jordan: Oui car j’ai exercé une veille, et nous avons appliqué mes préconisations par la suite.

Rania: Vu que tu as exercé ton stage, réalisé d’autres travaux en parallèle, étais-tu rémunéré?

Jordan: Oui.

PHASE TROIS: Jordan est tenu au silence, dès cet instant, les étudiants parlent de leur point de vue, et proposent d’éventuelles solutions.

Marine: Je pense que, vu qu’il travaille là bas, il n’a pas eu de marche de manoeuvre, s’est senti obligé. Ça aurait pu lui être reproché.

Clémentine: Yves a utilisé sa position de force pour demandé à Jordan, il ne pouvait qu’accepter.

Clémentine: Vu qu’il a accepté d’autres missions, il était bloqué, et devait accepter celle là.

Rania: Vu qu’il faisait son stage dans ce pôle là, tout le monde en a profité, tant qu’il était là pour ça.

M. Brunel: Les gens n’intègrent pas le temps réel passé, lorsqu’on travaille en communication, pour eux vous avez les compétences, vous savez faire, ça en devient rapide, facile, c’est évident.

Rania propose l’analyse stratégique de Michel Crozier et Erhard Friedberg.

Clémentine, quant à elle, propose l’analyse stratégique, afin de comprendre la position des acteurs. En prenant en compte la position de Y.C. par rapport aux individus de Decathlon, Jordan y compris.

Marine: Il faudrait analyser les différents acteurs, apparement Y.C. considère différemment les jeunes et les caissiers/caissières des autres collaborateurs…

Clémentine: Ensuite, si Jordan a tendance à dire oui, c’est un idée qui a du se répandre.

M. Brunel: Essayons de comprendre les éléments qui auraient pu être un difficulté professionnelle, les jeux de pouvoir par exemple.

Jade évoque la possibilité que le stage, ai des répercussions sur le travail de Jordan, hors stage.

Monsieur Brunel, l’animateur, fait, à ce moment là, émerger deux problématiques.

1. Quel type d’analyse nous permettrait d’avoir une analyse plus complète? 

2. Il y a pourtant quelque chose dans la situation qui pourrait faire émerger une réflexion. 

Il est aussi revenu sur l’évocation a plusieurs reprises de la situation d’influence le poussant à accepter les tâches.

Océane: Vu que la tâche était plus longue dans le temps, il aurait pu consulter M.D. afin qu’elle « améliore » la situation.

M. Brunel: Effectivement, dans l’entreprise il n’y a pas de pôle communication, donc les acteurs n’ont ni d’attentes ni des modalités, vu qu’aucune expérience là dedans. Les modes de travail sont inexistants.

À partir de là, s’est dégagée la réflexion qu’effectivement, ne connaissant pas le champs des possibles ni le mode de travail, à partir du moment ou un service communication émerge: tout le monde se tourne vers la personne qui s’en occupe, et qui serait un moyen d’appliquer leur projet, comprendre leur pensée.

Rania: S’il y avait déjà un service de communication, ils auraient compris.

M. Brunel: Comment analysons-nous ce que nous avons dit?

     L’analyse systémique relationnelle a été évoquée par plusieurs élèves, elle introduit les jeux de pouvoirs, les relations interpersonnelle entre les acteurs, et permet surtout de relier un certain nombre de processus. Notamment le processus de positionnement qui permet de comprendre comment la situation s’est déroulée. Est également rentrée en compte le fait que Jordan restait dans l’entreprise à l’issue de son stage, les enjeux sont élevés.

     Suite à cette décision de choisir l’analyse systématique relationnelle, M. Brunel a évoqué la théorie de l’engagement, et notamment la technique du pied dans la porte. Technique que nous avions abordé en L1. Elle se résume au fait d’énoncer un problème ou une requête plus léger avant d’énoncer quelque chose de plus lourd, plus prenant. De fait, la seconde demande se révèle être plus couteuse et difficile à réaliser que la première. La personne sollicitée se sent engagée et se retrouve bloquée, ayant des difficultés à refuser.

     Jordan a rendu des petits services à plusieurs personnes, jusqu’à ce qu’il se trouve face à un service plus important, et plus difficile à réaliser, compte tenu du temps imparti, et de ses objectifs principaux.

PHASE QUATRE: Retour du narrateur, Jordan

    Je suis globalement d’accord avec ce qui a été dit. Il est vrai que j’ai accepté beaucoup voire trop de choses, j’ai donc ma part de responsabilité. Je suis également tout à fait d’accord avec ce que vous avez évoqué au sujet de l’échelle d’engagement, la technique du pied dans la porte, j’étais effectivement un petit peu bloqué.

PHASE CINQ: Compte rendu oral de l’observatrice

     À l’issue des différentes interventions, Olivia, l’observatrice a fait un résumé de ce qui avait pu être dit durant la séance, elle a mentionné les sujets fréquents, les jeux de pouvoirs, l’engrenage dans lequel Jordan était placé en acceptant les tâches, la position difficile dans laquelle il était placé. Elle a ensuite fait un retour sur les analyses proposées l’analyse stratégique, l’analyse systémique relationnelle… Puis conclue sur l’analyse finalement sélectionnée et correspondant davantage à la situation: L’analyse systémique relationnelle.

   La séance s’est déroulée  simplement, chacun des étudiants a pu prendre la parole, exprimant ses idées. Pendant qu’un étudiant parlait, les autres étaient attentifs, ils écoutaient. Certains ont pris des notes, d’autres recherchaient des solutions dans leurs fiches. Les tours de paroles étaient respectés.

Merci d’avoir lu le compte rendu jusqu’à la fin. Nous sommes à votre disposition si jamais vous avez des questions, ou si il y a des points à éclaircir.

Compte-rendu de la séance SASCO du 27/02/18 – Béziers

lundi 5 mars 2018

Introduction


Paul a effectué son stage chez TNT, une agence de marketing basé au Puy-en-Velay. Durant les deux premières semaines, il se rendait à l’agence pour travailler sur le marketing sportif de deux clubs professionnels. En revanche, il a effectué ses deux dernières semaines de stage en télétravail, il travaillait sur une plateforme de e-commerce appelée ‘AchetezA.

Avant de commencer, vous pouvez jeter un œil au plan de table de cette séance :

Plan de table de la séance SASCO du 27/02/18 à Béziers

Plan de table de la séance SASCO du 27/02/18 à Béziers


Partie 1. Présentation de la situation


« Bonjour à tous. J’ai réalisé mon stage dans une agence marketing qui s’appelle TNT. Elle se situe au Puy-en-Velay, en Auvergne. J’ai rejoint cette entreprise car mon père connait le patron. La particularité de ce stage, c’est que j’ai passé deux semaines dans l’agence, puis deux semaines chez moi, en télétravail. Le patron de l’agence m’a confié deux missions.

Ma première mission concernait le marketing sportif. L’agence TNT s’occupe du marketing pour deux gros clubs sportifs professionnels, à savoir l’AS Saint-Etienne dans le football, et l’ASM Clermont Auvergne dans le rugby. Je devais travailler sur un nouveau produit, lancé en début de saison, vers le mois d’août. Il s’agit de la ‘Carte Membre, similaire à une carte de fidélité, qui propose des avantages pour les supporters. Le problème était que les ventes n’était pas au mieux, et il fallait trouver les causes, est-ce que ça vient d’un manque de communication ou bien d’un souci au niveau des offres ?

Concernant mes horaires, je travaillais de huit heures à midi et de quatorze heures à dix-huit heures, avec une pause entre midi et deux pour déjeuner. Je mangeais sur place, seul dans mon bureau.

Durant une semaine, je me suis attaché à trouver des solutions et formuler des préconisations pour améliorer les ventes de la Carte Membre. Le patron ne m’avait pas donné de marche à suivre, j’ai choisi moi-même les techniques que j’allais utiliser. J’ai donc réalisé une analyse concurrentielle avec des clubs français et étrangers tous sports confondus, j’ai sélectionné des clubs de football, de basket et même de hockey sur glace. J’ai aussi analysé la stratégie de communication des concurrents de l’ASSE et de l’ASM, puis j’ai analysé la stratégie de communication des deux clubs en question.

A la fin de la semaine, j’ai présenté mon travail au patron, mais ça ne lui plaisait pas trop. Il trouvait ça trop littéraire, il aurait préféré que j’organise tout sous la forme d’un tableau, pour privilégier le fond à la forme. La semaine suivante, j’ai changé la mise en forme de mon travail pour afficher mes rechercher dans un tableau pour pouvoir comparer facilement et mettre en évidence les éventuelles différences de communication entre les clubs.

De son côté, le patron ne parlait à personne, enfin, au moins pendant les deux semaines durant lesquelles j’étais présent. Au sein de l’agence, il y avait un responsable graphisme, un responsable du développement web et des marketeurs, qui sont le plus souvent en télétravail (ils doivent être cinq ou six). Du coup, la communication interne n’est pas au mieux.

Les employés ne communiquent pas beaucoup entre eux, ni avec moi d’ailleurs, ils passaient juste de temps en temps dans le bureau du patron pour se faire sermonner, je me souviens qu’il arrivait parfois que le patron crie assez fort… Je le sais car mon bureau était situé juste à côté de celui du patron, et il était séparé par une vitre, donc j’entendais tout ce qu’il se passait. Les employés appellent mon bureau le ‘hublot’ à cause de cette vitre. Un jour, durant une discussion avec un employé, il m’a dit que le patron exerce un ‘frein’ étant donné qu’il n’a pas la même vision de communicant que ses employés, lui est plus dans le marketing et les mathématiques. Personnellement, je n’avais aucun souci avec le patron. La seule chose, c’est que j’aurai préféré travailler sur le site internet de l’agence plutôt que sur l’offre, car à mon avis le site internet en avais plus besoin. J’en ai parlé avec le patron, mais il n’était pas d’accord, il souhaitait que je reste sur la ‘Carte Membre’.

A la fin de la deuxième semaine, je lui ai demandé si je pouvais travailler depuis chez moi, car je n’utilisais pas de ressources spécifiques auxquelles je n’avais accès que depuis l’agence. Il a accepté, et c’est à partir que la que j’ai débuté mon stage en télétravail, avec une nouvelle mission à la clé.

Ma deuxième mission concernait ‘AchetezA’, une plateforme de e-commerce destiné aux centre villes locaux, qui regroupe l’ensemble des commerces et leurs produits. J’ai travaillé sur la page Facebook du centre-ville du Puy-en-Velay puis sur celle d’un centre commercial de Vichy. La aussi, comme pour ma première mission, je devais formuler des préconisations, donc j’ai réalisé une nouvelle étude de la concurrence, à la différence que cette fois-ci, j’étais chez moi pour travailler. J’ai bien fait attention à la présentation de mon travail, mais une nouvelle fois, le patron n’a pas trop aimé la mise en page.

Et c’est ainsi que j’ai terminé mon stage, chez moi, après un dernier coup de téléphone au patron. »


Partie 2. Exploration de la situation


Camille : « Je me suis un petit peu perdu au début de la présentation, pourrais-tu refaire un petit topo sur l’entreprise ? »

Paul : « TNT est une agence marketing, qui réalise des consultations mais qui peut aussi mettre en œuvre certaines préconisations annoncées dans les consultations, comme la réalisation de site internet par exemple . »

Martin : « Quelles ont été tes deux grosses missions au sein de cette entreprise ? »

« Ma première mission concernait les cartes fidélités de l’ASSE et de l’ASM, je l’ai terminé après deux semaines. J’ai réalisé ma seconde mission depuis mon domicile, je devais travailler cette fois-ci sur ‘AchetezA’. »

Camille : « Avant de commencer ton stage, tu as eu le patron au téléphone, c’est à ce moment-là que vous avez déterminé les missions que tu allais réaliser ? »

« Non, je l’ai appelé pour prendre contact avant d’arriver, mais il ne m’a pas parlé des missions au téléphone. Moi, je savais que l’entreprise était dans le domaine du marketing sportif et que c’était ‘chez moi’, en Auvergne. Comme on n’avait rien fixé au téléphone, j’ai dû lui demander quelles seraient mes missions par mail, et il m’a répondu avec des explications assez brèves. Après je m’en moque un peu, je sais que je ne suis qu’un simple stagiaire, mais je trouve que l’attitude du patron envers ses employés n’est pas justifiée. »

Camille : « Comment as-tu été accueilli dans l’entreprise ? »

« J’ai été accueilli normalement, je ne m’attendais pas à quelque chose de spécial de toute façon. Le patron n’a pas réuni l’ensemble des employés pour m’accueillir (de toute façon, il n’y avait que cinq employés sur place, le reste étant en télétravail). Cependant, ils sont tous venus me dire bonjour dans mon bureau dès lors qu’ils passaient devant. »

Marine : « Tu n’as pas eu de retour sur ta première mission, le patron n’a pas été intéressé ? »

« Les missions qu’il me donnait étaient des tâches qui devaient l’embêter, qu’il n’avait pas envie de faire. Par exemple, je devais faire des traductions pour trouver des offres, je pense qu’il se servira de mes recherches, mais il se moque de mes préconisations. A la fin de ma première mission, je l’ai appelé au téléphone pour lui présenter mon travail. Je lui ai parler de mon étude de la concurrence, il m’a écouté pendant une bonne demi-heure, mais il a raccroché dès que j’ai commencé à parler de mes préconisations, me prétextant qu’un journaliste tentait de le joindre. En tant que stagiaire, je n’ai aucun pouvoir, donc il va se servir des données comme il le souhaite. »

Anaïs : « Tu as senti que ton patron n’aimait pas trop ce que tu faisais ? »

« En fait, lors de notre premier entretien, il m’a dit ‘tu parles bien français, mais il faudrait que tu penses mathématiques plutôt que français.’ Cette phrase, je m’en souviens car elle m’a marquée, c’est là que j’ai compris qu’on n’avait pas le même point de vue. Après j’ai eu quelques retours de sa part, mais il m’a souvent dit qu’il n’était pas d’accord avec mes idées. »

Martin : « Tu nous as dit que le problème pour ta première mission, ce n’était pas les offres, qui sont relativement bien. C’était la communication autour de ce dispositif dans ce cas ? »

« Oui, l’offre n’était pas le problème majeur. Cependant, pour le patron, le souci venait de l’offre, tandis que moi je suis persuadé que le problème est lié à la communication. »

Monsieur BRUNEL : « Quelle était l’offre proposée par la carte de fidélité ? »

« Tout dépend du prix, car il existe plusieurs formules. Déjà, il y a une place offerte, c’est très rare d’offrir des places pour des clubs sportifs professionnels. Ensuite, il y a des packs de cadeaux pour les jeunes, et de nombreuses réductions dans certains commerces liés aux clubs, comme la boutique et le restaurant du club. Il y a aussi la ‘monnaie verte’, une carte rechargeable qui permet de consommer facilement dans l’ensemble des commerces du stade, que ce soit la boutique, les snacks ou bien pour acheter sa place pour le match. »

Martin : « Quelles étaient tes préconisations pour améliorer la communication autour des cartes de fidélité de ces deux clubs ? »

« En naviguant sur les sites internet de l’ASM et de l’ASSE, puis en réalisant mon étude de la concurrence, je me suis aperçu que la ‘Carte Abonné’ est bien mise en valeur, à l’inverse de la ‘Carte Membre’. A mon avis, il faut communiquer de la même manière pour ces deux cartes, et ne pas en privilégier une aux dépends de l’autre. Je me suis concentré uniquement sur la partie digitale, car ils sont très bon en print. »

Clémentine : « Tu as effectué tes deux dernières semaines de stage en télétravail, tu n’es pas retourné à l’entreprise ensuite ? »

« Non, j’ai envoyé un SMS au patron pour savoir s’il voulait que je revienne, au moins un ou deux jours avant la fin du stage, mais comme c’était à plus de deux heures de route de chez moi, il m’a dit que ce n’était pas la peine. »

Martin : « Ta deuxième mission concernait AchetezA, as-tu travaillé uniquement sur la page Facebook pour cette tâche ? »

« Oui, le patron souhaitait faire augmenter la zone de chalandise et m’a demandé de lui proposer des techniques pertinentes à mettre en œuvre sur ce réseau social (jeux concours, publications quotidiennes, photos…) »

Dylan : « Pour ta deuxième mission, concernant ‘AchetezA’, tu t’es occupé de la page Facebook alors ? »

« Non je ne les ai pas gérés, je me suis occupé uniquement de la stratégie à adopter. En fait, je n’avais pas accès à l’administration de la page Facebook, j’ai simplement recherché une stratégie à mettre en place sur cette page pour développer la zone de chalandise. »

Dylan : « C’était une volonté de ton patron de viser uniquement la page Facebook ? »

« Oui, en même temps il y a beaucoup d’avantages sur Facebook, plus que sur Twitter d’ailleurs. J’ai eu quelques idées pour tirer parti de ce réseau social, comme publier régulièrement du contenu sur le quotidien du centre-ville, informer sur d’éventuels évènements, des offres spéciales etc… »

Dylan : « Le but n’était pas de fidéliser, mais uniquement de vendre ? »

« Justement, c’était ça le problème. Le patron souhaitait faire augmenter la zone de chalandise mais il ne comprend pas que pour ça, il faut fidéliser les clients. C’est marrant, car il est vraiment doué en développement de site web, mais il est incapable de gérer les réseaux sociaux. Selon moi, il pense trop commercial. »

Dylan : « Quelle était la cible principale de la page Facebook pour ‘Acheter A’ ? »

« Comme je m’occupais de le la page Facebook consacrée au centre-ville du Puy-en-Velay, on se concentrait sur la ville du Puy-en-Velay et ses alentours (environ quarante kilomètres). J’ai évoqué l’idée de réaliser une publicité ciblée sur Facebook à mon patron, mais il a refusé car il ne souhaitait pas payer, il voulait uniquement communiquer gratuitement. Par la suite, j’ai établi un petit devis, et la cible principale était la ménagère, responsable des achats au sein du foyer. »

Adrien : « Est-ce que tu mangeais tout seul le midi ? »

« Oui, les autres employés rentraient tous chez eux, moi, j’étais tout seul dans mon bureau, alors j’en profitais pour regarder des reportages sur mon ordinateur.

Ah, il faut savoir une chose, comme l’entreprise était à plus de deux heures de chez moi, je dormais chez mon patron. J’ai donc rencontré sa femme et ses enfants.

Je pense que les employés en ont marre de se faire réprimander par le patron dès qu’ils pénètrent dans son bureau. D’ailleurs, sa fille travaille elle aussi dans l’entreprise, et elle n’échappe pas à la règle. »

Camille : « Durant tes quatre semaines de stage, tu as dormi deux semaines chez ton patron. De quoi avez-vous parlé ? »

« On ne parlait pas de boulot, on parlait souvent de football, c’était sympathique. Je ne connaissais personne là-bas dans cette ville lorsque je suis arrivé la première fois, et j’ai mangé avec mon patron chez sa belle-sœur. On parlait souvent avec sa femme et ses enfants aussi. »

Camille : « Comment est-il arrivé à la tête de cette entreprise ? »

« Il a fait des études dans la communication et le marketing, je ne sais pas trop quoi précisément. Il a passé deux ans à Saint-Etienne puis un an à Aix-en-Provence avant de monter sa boite en 1998. J’ai appris qu’il s’occupe aussi de la communication de Mr. Wauquiez [actuel président du parti des Républicains], mais il ne m’a pas confié de missions là-dessus. »

Marine : « Concernant le problème de communication entre les employés et le patron, ce dernier est-il tout de même apprécié par ses employés ? »

« Il faut savoir que l’entreprise est une réussite, puisqu’elle a un chiffre d’affaire d’un million d’euro. Pour une telle ville, ce n’est pas mal. Même si je n’ai pas eu beaucoup de retours des employés concernant leur relation avec le patron, je pense qu’ils voudraient que son attitude change, mais ils savent que rien ne va changer. Je sais qu’un employé vient de l’île de La Réunion, donc je pense qu’il est très heureux de travailler ici, et qu’il se moque des remontrances de son patron. »

Claire : « Les employés ont-ils déjà parlé au patron concernant la mauvaise ambiance ? »

« Je ne sais pas, moi j’avais un casque que j’enlevais pour écouter ce qu’il se passait à côté, dans le bureau du patron. Un jour, un responsable graphique s’est fait pourrir dans ce bureau, car il lui donnait toutes ses idées et comme le patron n’était pas d’accord, le responsable lui a dit ‘ça va jamais ce que je fais en fait’, il a failli craquer. Après ça, je suis allé le voir et il m’a dit qu’on ne pouvait pas discuter avec le patron, car il veut toujours avoir le dernier mot. »

Jade : « Est-ce qu’il argumente et explique ses refus ? »

« Je ne sais pas, lorsqu’il n’était pas d’accord avec moi sur la source du problème, il me disait ‘si tu veux mais selon moi, ce n’est pas ça le problème’. »

Clémentine : « Est-ce que le patron réunissait ses employés pour faire le point ? »

« Moi, je voyais simplement les allées et venues des employés dans le bureau du patron, mais je n’ai jamais vu l’ensemble des employés réunis au même moment autour d’une table pour discuter. Après, je ne sais pas comment ils fonctionnent, mais j’ai l’impression qu’ils ne travaillent pas ensemble, que chacun travaille de son côté. Cela dit, j’ai déjà vu le patron organiser une réunion avec des employés en télétravail, il a tenté de les contacter sur Skype, mais comme ça ne fonctionnait pas, la réunion s’est finalement déroulée au téléphone… »

Marine : « Est-ce que tu as des préconisations à apporter pour améliorer la communication interne ? »

« Non, car ce n’était pas mon objectif. D’autre part, le patron a 50 ans et il a toujours fonctionné comme ça. C’est marrant car il propose des produits modernes, mais son management n’a jamais changé. Cet équilibre lui plait, mais il ne tente pas beaucoup de choses, il ne prend pas de risques. »

Marine : « Tu nous as dit que tu souhaitais travailler dans le marketing sportif plus tard, est-ce que ce stage conforte ta décision ? »

« Les missions que j’ai dû faire ne m’ont pas appris grand-chose, mais j’ai pu me confronter à des problèmes réels, contrairement à l’université. Le sujet m’a intéressé mais pas les méthodes utilisées. Ça ne m’a pas dégoutté… pour le moment. »


Partie 3. Hypothèses interprétatives


Paul se rassoit et laisse les membres du groupe émettre leurs hypothèses.

Clémentine : « Selon moi, il faudrait utiliser l’analyse situationnelle pour comprendre ce problème, que ce soit les différents enjeux des acteurs, mais aussi le positionnement du patron par rapport à ses employés. »

Marine : « Oui, il y a un gros décalage chez le patron entre ce qu’il dit et ce qu’il fait. On voit bien qu’il n’apprécie pas souvent les réalisations de ses employés car elles ne sont pas conformes à ses désirs. Or, le secteur du marketing est changeant, il se modifie continuellement et il faut savoir bouger avec son temps. On pourrait dire que son leadership est ‘vieux jeu’. »

Monsieur BRUNEL : « Je connais bien Kurt Lewin est ses trois types de leadership, mais je vous assure que le leadership ‘vieux jeu’, je le connaissais ». [Rires dans l’assemblée].

Marine : « Disons qu’il a sa façon de penser et qu’il n’aime pas déroger à ses plans, bien que cette attitude soit contradictoire avec le secteur dans lequel il évolue. »

Martin : « Le gros problème est au niveau de la communication interne, et ce soucis interne influe sur tout ce qu’il se passe au sein de l’agence. »

Claire : « Effectivement, on voit bien que les employés ne s’expriment pas comme ils le veulent. »

Martin : « Je pense qu’ils ont compris que le patron ne changera ni d’avis, ni d’attitude. »

Jade : « On pourrait penser que les employés ont peur de cette situation, ils sont heureux d’avoir trouvé un tel poste dans une petite ville, ce qui ne doit pas être facile. Du coup, une relation de pouvoir s’est instaurée avec le patron, qui peut jouer sur ce sentiment de peur de ses salariés. »

Camille : « Une analyse sur le type de leadership serait judicieuse, que ce soit pour analyser le patron et son mode de fonctionnement, mais aussi les répercussions sur ses employés. Cela permettrait de voir comment la relation de pouvoir arrive à fonctionner avec les employés. Par ailleurs, l’arrivée de Paul n’a pas été exploitée par son patron. Je trouve cela contradictoire avec le secteur du marketing, qui est dynamique et moderne. Le patron veut seulement vendre, mais il ne comprend pas qu’il y a des êtres humains derrière. Il devrait faire plus d’analyses et d’études, plutôt que des tableaux. »

Dylan : « Il y a un problème dans la cohésion de l’équipe. Le patron devrait se remettre en question, car à force de vouloir tout Controller, il nuit à la créativité des employés. »

Adrien : « Oui, mais apparemment ça fonctionne quand on voit ou il en est aujourd’hui, alors comment se remettre en question ? »

Claire : « Il y a aussi un problème au niveau des instructions, les employés ne comprennent pas bien les missions qui leurs sont confiés. »

Marine : « Il y a un travail à faire sur les employés, car on a un gros problème quant au sentiment d’appartenance et à l’identité collective. Le télétravail ne facilite pas la chose, et le peu d’employé présent sur place se fait sans cesse sermonner par le patron, ce qui perturbe la cohésion d’équipe. »

Camille : « Il faudrait présenter l’équipe sur le site internet de l’agence, comme le patron est fort dans ce domaine, pour promouvoir les employés et créer un sentiment d’appartenance. »

Monsieur BRUNEL : « Ce qui est intéressant ici, c’est qu’on constate qu’il existe bien une différence entre une approche marketing et une approche communicationnelle. Mais dans le même temps, l’entreprise fonctionne bien comme en témoigne son bon chiffre d’affaire, ses différents projets et son catalogue de clients. Alors dans ce cas, pourquoi changer ?

Et bien je vois deux raisons au changement :

  • D’une part, la problématique interne, c’est la mauvaise ambiance qui règne dans l’agence.
  • D’autre part, la problématique externe, c’est que le patron a une vision purement ‘marketing’, or il devrait intégrer des logiques de communication pour améliorer le développement de son entreprise.

Pour le manque de cohésion, on peut dire que c’est en partie lié au télétravail. En matière de préconisations, il n’y a pas d’intérêt à amener une bonne ambiance et améliorer la cohésion.

Le patron fonde sa légitimité sur sa connaissance du marketing et sa réussite professionnelle liée à cette connaissance. Il y a une légère ressemblance avec la ‘culture du chiffre’, mais il a quand même recruté des créatifs dans son entreprise. On constate qu’il y a un positionnement différent entre les employés et leur patron au sein de l’agence. Dans ce conflit de légitimité marketing / communication, il est important de fonder son argumentation et de parler le langage de l’autre, pour prouver ce qu’on peut apporter, ici avec la communication, sur les techniques mises en place au niveau marketing. Il faut apporter certains outils opérationnels.

Pour remédier à ce problème, il faut se rapprocher de la Théorie de la Traduction, mise en lumière par Callon et Latour dans les années 80. Cette théorie, qui s’intéresse à l’innovation, repose sur l’idée que les logiques de chacun des acteurs appelés à coopérer s’enrichissent mutuellement. La coopération entre les acteurs est donc nécessaire, et chaque acteur doit ‘traduire’ l’innovation dans son propre langage professionnel et savoir ensuite la ‘traduire’ aux autres acteurs de secteurs professionnels différents.

Ici, il faut traduire les apports de la communication pour que le patron en comprenne toutes les attentes, les résultats, et les potentialités. Il faut partager un langage commun, et durant l’échange entre Paul et son patron (lorsque le patron lui a dit « tu parles trop français, pense aux maths »), Paul aurait dû lui répondre qu’il faut changer la forme mais pas le fond. Ce qu’il faut, c’est montrer comment objectiver la création graphique.

Il y a beaucoup de moyens de rendre des choses objectives, les études et les comparaisons par exemple, qui permettent de montrer les techniques et les résultats des concurrents. Mais on peut aussi parler de la Théorie de l’engagement, de Beauvois et Joule [Petit traité de manipulation à l’usage des honnêtes gens, 1987]. »


Partie 4. Retour du narrateur


Paul : « L’ambiance n’est pas si mauvaise que ce que vous venez de décrire, il n’y avait pas de soucis entre les employés mais uniquement avec le patron. Après, ils ne prennent pas des remontrances à chaque fois qu’ils voient le patron, toutes leurs idées ne sont pas toujours rejetées. »

Monsieur BRUNEL : « Mais il y a bien un problème, on voit que le dialogue est difficile et les visions s’opposent entre le patron et ses employés. »

Paul : « Oui, après j’étais un peu dans le flou, mais de toute façon ce stage n’a duré qu’on mois et je ne retournerai plus dans cette agence. »


Partie 5. Retour du rapporteur


Pour présenter son cas, Paul s’est tenu debout, juste derrière sa chaise sur laquelle il avait posé sa veste, qu’il a touché à de nombreuses reprises. Après nous avoir énoncé les détails de son stage et le problème rencontré, le groupe lui a posé des questions pour avoir plus de précisions, et très vite, le comportement du patron et sa relation avec les employés a été mis en évidence. Les questions se sont axées sur ce point dans un second temps, car en premier lieu, Paul a dû répondre à beaucoup de questions concernant ses missions. Par la suite, le groupe a mis en lumière le manque de cohésion, de sentiment d’appartenance et un problème de vision du patron, qui ne voit que par le marketing. La phase d’hypothèses a permis d’évoquer des pistes de solution à ces problèmes, avec la Théorie de la Traduction et la Théorie de l’Engagement.

Pour ce qui est de la participation, la totalité des membres du groupe a pris la parole, certains ont été plus actifs que les autres, comme le montre ce plan de table.

Plan de table de la séance SASCO du 27/02/18 à Béziers

Plan de table de la séance SASCO du 27/02/18 à Béziers

Entretien avec Bruno HUND, infographiste à Corneilhan, créateur de Com’unique action en 2017, par Maxime PATTE, Marion VINCENT et Marina SEGUIER

vendredi 10 novembre 2017

Cet entretien a été réalisé à Corneilhan, chez Bruno Hund, infographiste auto-entrepreneur le vendredi 27 octobre 2017 de 10h à 11h. Nous avons enregistré l’entretien avec un téléphone et un ordinateur puis  fait signer le contrat déontologique, nous accordant le droit d’utiliser et diffuser cet entretien. Nous nous sommes répartis les rôles dans l’équipe sur que nous devions faire durant l’entretien. Marina posait les questions, Marion faisait la synthèse de fin d’entretien et Maxime analysait le langage non verbal / paraverbal de l’interviewé et faisait le discours introductif et la prise de congé. (suite…)

Situation de communication – Compte Rendu du 2 Avril 2014 – Alexandra Bordy & Camille Cayla

mardi 8 avril 2014

Narrateur : Alexandra Bordy

Rapporteur : Camille Cayla

Présentation de la situation :

J’ai fait mon stage à l’agence de communication AJN spécialisée dans le conseil, la création de support et l’organisation d’événements.

AJN est composée de 2 graphistes, 2 chargées de communication, la directrice et son mari qui est parfois là parce qu’ils sont les deux fondateurs.

La commerciale et la graphiste étaient en vacance donc nous n’étions que quatre à mon arrivée le jeudi : les deux chargées de communication dont ma tutrice et le graphiste.

Au début, on me faisait recopier des choses, comme des plans de communication.

Le lundi, jour de réunion, il y a eu le « check in ». On m’a dit que je participerai à l’organisation d’un séminaire sans me donner plus d’informations jusqu’à la troisième semaine.

Tous les jours je demandais si je pouvais faire quelque chose, en général les premiers temps, je n’avais droit qu’à des recopiages.

La deuxième semaine, la commerciale et la graphiste sont revenues à l’agence. La commerciale était avec moi dans le bureau, et a remarqué qu’on ne me donnait pas beaucoup de missions. Cependant j’ai touché un peu à tout, j’ai observé le déroulement de la création de supports, j’ai aidé à choisir des packagings.

Lorsque j’ai eu à réaliser un plan de communication, j’ai demandé à ce qu’on me suive un peu de peur de ne pas rendre quelque chose de juste, et ma tutrice ne s’en ai pas du tout chargé, j’ai eu affaire à la seconde chargée de communication qui m’a dit que je devais savoir le faire, je l’ai donc réalisé et après quelques modification à apporter signalées non pas par ma tutrice mais par l’autre chargée de communication, mon plan de communication était bon à envoyer.

J’ai également organisé un street marketing.

Au sein de l’agence nous parlions par mail, alors que c’est une petite agence, aussi grande que la salle de cours.

La commerciale a une agence qui lui appartient. Elle m’a mise sur une organisation de voyage en Chine (sur l’autre agence). Ce que je faisais en parallèle.

La troisième semaine on m’a donné une liste d’invités au séminaire à appeler pour vérifier les adresses mails et postales afin d’envoyer les invitations.

Je passais les coups de téléphone et la commerciale m’a proposé de venir avec elle en rendez-vous avec un client pour me faire connaître ses fonctions principales. En rentrant du rendez-vous, ma tutrice m’a demandé d’arrêter d’appeler la liste d’invités et m’a enlevé de l’organisation du séminaire. Elle m’a accordé encore moins d’importance.

J’ai donc continué à travailler sur les autres missions qu’on me donnait, le rendez-vous s’était bien passé et comme c’était une opportunité, je n’ai pas souhaité m’excuser d’être partie en rendez-vous auprès de ma tutrice.

Finalement on m’a reproché de ne pas m’être assez investit dans l’entreprise, de ne pas être allé voir à chaque bureaux ce que chacun faisait, de ne pas avoir demandé à ma tutrice de missions… Je signale n’avoir pas eu de présentation formelle à mon arrivé.


QUESTIONS

Les questions ont principalement portées sur trois thèmes.

L’arrivée d’Alexandra à l’agence :

Il n’y a pas eu de présentation formelle, personne n’a présenté Alexandra comme stagiaire, et les salariés ne se sont pas présentés le premier jour. La tutrice a été choisie au pif, sans discussion lorsqu’Alexandra a appelé afin d’avoir cette information. Les missions de stage ont été données à Alexandra mais lorsque la tutrice a vu que cela apparaîtrait pour l’université elle a voulu que cela soit confidentiel. En fait elle n’avait pas prévue de missions réelles.


Les relations dans l’entreprise :

La plupart des communications de l’entreprise passaient par mail.

La commerciale passait plus de temps avec la directrice que les autres salariés de l’agence ce qui pourrait avoir développé une forme de jalousie de la part de ceux-ci, dont la tutrice.

Il y avait une bonne ambiance dans l’agence, mais parfois à l’arrivé de certaines personnes il y avait un malaise.

La commerciale a une autre agence sur laquelle elle travaille pendant qu’elle est à AJN, on ne sait pas si la directrice savait.

Dans l’agence il n’y a qu’un seul homme, Cedric, qui est amené à tout céder aux femmes de l’agence.

La tutrice allait rarement voir Alexandra dans son bureau pour lui demander quelque chose, elle était froide et lui demandait par mail.

Alexandra ressentait que ça la dérangeait lorsqu’elle allait lui parler directement.


Les reproches faits à Alexandra :

Alexandra a choisi de ne pas parler à la tutrice du fait qu’elle l’ait enlevé de l’organisation du séminaire pour éviter d’entrer en conflit. Les conseils de la commerciale l’ont confortée dans cette décision.

A la fin du stage on lui a reproché de ne pas s’être intéressée à ce que faisaient les autres,

alors qu’ils n’étaient pas avenants et sympathiques.

Au final il y a eu un bilan, où la commerciale, la tutrice et la directrice étaient présentes. La tutrice lui a dit qu’elle prenait les choses à la légère. Ce qui est faux selon Alexandra qui avait fait remarquer qu’elle n’aimait pas recopier des textes.

HYPPOTHESES

Problème de positionnement, de rôle et d’enjeux

Le concept de stagiaire n’est pas bien définit, la tutrice donnait à Alexandra ce qu’elle ne voulait pas faire. Ils ont positionné Alexandra comme une observatrice.

Les missions de bases n’étaient pas claires. Et les missions proposées furent non concordantes avec ce qui avait été prévu.

Problème d’organisation :

Le fait qu’il n’y ait pas eu d’accueil, et que la tutrice soit décidé au pif démontre un problème d’organisation.

Problèmes relationnels :

La tutrice aurait mal interprété le fait qu’Alexandra soit allée à un rendez-vous avec la commerciale.

Problématique du mode de communication :

Il y a un manque de communication, alors qu’il s’agit d’une agence de communication

Il n’y a pas de communication directe, elle se fait par mail, c’est très formel. Le mail est caractéristique des nouveaux modes d’échange, et amplifie le phénomène de dépersonnalisation.

On oppose la communication analogique à la communication digitale, c’est à dire la communication verbale et le para verbale. Le mail enlève le non verbal et génère de la distance, ce qui peut créer de l’incompréhension ou de la mauvaise compréhension.

Est-ce une forme de protection de la part des salariés de l’agence ou est-ce vraiment par soucis d’efficacité ?

Il peut être difficile d’être productif sans contact direct.

BILAN :

Il y a un réel problème de communication, car celle-ci se fait par mail ce qui engendre des problèmes d’ordre relationnel, mais aussi des problèmes d’organisation.

Le problème d’ordre relationnel engendre de l’incompréhension, et de l’hypocrisie au sein de l’agence. Nous avons aussi remarqué un problème de définissions des enjeux de l’agence par rapport au stagiaire.

Réaction du narrateur :

Alexandra est d’accord avec ce qui a été dit et n’a rien à ajouter. Elle est éclairée par les analyses sorties de son récit.

Réaction du rapporteur

Alexandra a rencontré plusieurs problèmes lors de son stage qui sont en réalité liés à l’entreprise même qui a un fonctionnement particulier. L’entreprise communique par mail et crée de la distance entre les employés. Il y a beaucoup de non-dits, dans l’agence, et donc de problèmes relationnels probablement antérieurs à l’arrivée d’Alexandra, ont eu des conséquences, et l’ont empêché d’accomplir certaines tâches.

Le problème des enjeux de l’entreprise est réel car on n’arrive pas à savoir pour quelles raisons l’agence a accepté de prendre une stagiaire, en effet Alexandra s’est vu confier des missions qu’elle n’a pas pu finaliser.

Lors de cette présentation il y a eu des étudiants avenants, qui ont fait des remarques pertinentes qui ont permis de faire une analyse complète de la situation, et presque tous étaient à l’écoute de cette situation particulière.

Affiche concert Cantagarrigue

vendredi 8 novembre 2013

Affiche réalisée pour le concert de Cantagarrigue au profit de l’unicef :

projet affiche chorale

Modèles d’inspirations et techniques utilisées pour la réalisation de l’affiche:

projet aff chorale inspiration-1

Solène Vion – Dune Dorey – Charline Vidal

Propositions en reponse à Apef Services

dimanche 13 octobre 2013

logo helpack

Madame,

Suite à votre sollicitation concernant l’élargissement de la gamme de prestations d’Apef services et le travail en cours sur la conception de boxes incluant des services à la personne, nous avons tenté de répondre au mieux à vos attentes, en tenant compte des différents paramètres nécessaires à la réussite de ce projet de communication avec les clients d’Apef Services.

1/ Pour le nom de marque générique avec un slogan, nous avons envisagé plusieurs pistes :

  • Dreambox → Une vie de rêve s’offre à vous !
  • Box o’top → La boîte au top de vos besoins.
  • Parabox → La vie est faite de parabox.

Jeu de mot sur paradoxe.Cela permettrait des oppositions pour les déclinaisons, par exemple : Vous êtes une mère formidable mais pas une superwoman !

  • Helpack → L’enfer c’est chez les autres.

Jeu de lettres sur help et pack. Tous les packs sont prévus pour venir en aide aux personnes d’où le mot Help. Phonétiquement cela donne : Hellpack « un pack d’enfer »(le logo permettrait de rendre le jeu de mot plus évident), c’est pourquoi le slogan parle d’enfer chez les autres, puisque chez les détenteurs des services à la personne d’Apef, le quotidien serait, implicitement, plus proche du « paradis ».

  • Arcbox → Ne tirez pas trop sur la corde!

Arcbox fait référence à l’expression « avoir plusieurs cordes à son arc » qui signifie : avoir plusieurs solutions pour atteindre un but, régler un problème, être capable de faire plusieurs choses. Cela fait un parallèle avec l’aspect multiservices de l’offre (le logo permettrait de rendre plus évidente cette idée auprès des clients). Le slogan est en rapport avec le titre et l’expression « ne pas trop tirer sur la corde » qui signifie : ne pas se fatiguer plus que de raison. Cela voudrait donc dire, que « nous avons beaucoup de services pour vous éviter de vous fatiguer ».

2/ Concernant les noms de box pour les déclinaisons :

Après concertation nous avons décidé de décliner le projet Helpack , qui nous semblait plus pertinent , facile de compréhension et de mémorisation. D’autre part, il permet un trait d’« humour » qui peut séduire davantage le publique cible, et qui correspond à l’esprit de ces box : qui sont, en partie, destinées à être offertes, il y a donc une notion de plaisir, de célébration.

Helpack → L’enfer c’est chez les autres ! Se décline en :

  • Welcome Baby / Faites que le miracle de la vie ne soit jamais un calvaire.
  • Move your idea / Vous avez peut-être des idées folles mais vous n’êtes pas marteau !
  • Dream Hollydays / Enfin des vacances à vous damner !
  • Computer Addict / Ne surchauffez pas, nos geeks sont là pour vous.
  • Crazy Tools / Ne tentez pas le diable, faites plutôt appel à une équipe d’enfer !

3/ Pour finir, des idées de déclinaisons de Box :

  • Body shake / Corps sain et danses endiablées à la clef !

(Pack «entretien de soi» avec cours de danse au choix : Tango, pole dance, zumba… Suivit diététique , coach sportif, Cours de cuisine saine)

  • Devil Cook / Cuisiner des recettes diaboliques !

(Pack «petits secrets de grands chefs» avec cours collectifs de cuisine ,cours de diététique, dégustation, rencontres avec des chefs, excursions découvertes de saveurs)

  • After-ex / Qu’il (elle) aille en enfer,vous avez bien mieux à faire !

(Pack «rupture» avec speed dating, psychologue,livreur de pizza,tueur à gage)

Nous espérons que nos idées combleront vos attentes,

Cordialement,

Delphine Blactot

Solène Vion

Charline Vidal

Dune Dorey

Amira Bondoux

Conseils pour réussir une affiche

jeudi 3 octobre 2013

A faire :

 

– Trouver un sujet

– Utiliser la règle des 5 « W » (« Who »,
« What », « Whom », « Where » et « When )

– Trouver la bonne
dimension de l’affiche

– Mettre l’affiche en
format paysage ou portrait.

– Optimiser la taille
de la police

– Utiliser des
couleurs lisibles mais attractives

– Choisir un support adéquat
: carton, papier, etc

– Trouver un titre
accrocheur

– Bien synthétiser le
corps du texte

– Bien expliquer le
contexte de l’affiche

 

A ne pas faire :

 

– Mettre des
informations contradictoires

– Ne pas avoir de code
couleur

– Ne pas aérer le
contenu

– Ignorer les axes principaux
qui frappent le regard

– Mettre trop ou pas
assez d’informations

 

BOUSSAC Maxime

RODRIGUEZ Adrien

VALLES Guillaume

BASCOU Cécile

 

Comment rater correctement votre affiche

jeudi 3 octobre 2013

affiche finale

Ne reste qu’à faire le bon choix!

Dune Dorey

Solène Vion

Charline Vidal

(graphisme : Vion Solène, Dune Dorey)

Compte rendu du SASCO du 29/02 (matin)

dimanche 4 mars 2012

Binôme narrateur / rapporteur : Astri BRUGEILLES / Fleur CHOISET

La situation : Il y a quelques années, Astri était vacataire pour le Conseil Général au Service des Transports. Il s’agissait d’un remplacement d’une durée d’un mois. Trois autres personnes travaillaient dans ce service. Pour cause de travaux, leur bureau était déplacé dans le bâtiment du Service des Eaux.

Un jour, une dame est entrée et s’est mise à crier au sujet de leur utilisation de la photocopieuse.

Les questions : Grâce aux différentes questions posées, nous avons pu faire ressortir de la situation que la personne venue pour “crier” était la supérieure hiérarchique du Service des Eaux. Cependant, elle n’était pas préposée aux fournitures (c’était la charge de la secrétaire de l’accueil). Lors de l’incident, Astri se trouvait dans le bureau avec le chef du Service des Transports. Celui-ci a répondu à la personne de façon ferme et expéditive. Après qu’elle soit partie, il l’a traité de tous les noms, la qualifiant de “sorcière”, mais n’a rien expliqué à Astri, qui sur le coup, n’a pas osé demander plus de détails vu l’humeur de son supérieur. Plus tard, un collègue lui appris que cette personne venait à peu près tous les 15 jours leur reprocher quelque chose, mais qu’elle était la seule à le faire. Pour ce qui concernait la photocopieuse, effectivement, ils faisaient beaucoup de photocopies sur celle-ci, dont un dossier d’une trentaine de page juste avant l’altercation. Cependant, il n’y avait qu’une machine dans les locaux.

Analyse : Le groupe a pensé que deux analyses seraient pertinentes pour ce cas : l’analyse systémique et l’analyse stratégique.

  1. analyse systémique : Il y a en effet un changement après l’arrivée d’un élément nouveau, ici l’arrivée dans le bâtiment du Service des Transports. Il y a une reproduction du même “jeu” (le jeu du “vous êtes chez moi et n’utilisez qu’avec ma permission”).
  2. analyse stratégique : Il s’agit ici d’un prétexte : l’utilisation soit disant abusive de la photocopieuse révèle un conflit de territoire, de propriété. Le Service des eaux considère que c’est leur territoire, leurs biens, leur matériel. Pour eux, c’est un problème d’ingérence de la part du Service des Transports.

À noter qu’il nous manque des éléments, avec lesquels nous aurions pu faire une analyse du modèle de l’hypertexte (le conflit analysé fait émerger un débat latent plus important).

Il faut aussi savoir que dans ce genre de structure, il y a une différence entre la place dans l’organigramme et le grade d’une personne. Ainsi, peut-être que les deux responsables de service avaient la même position, mais que la personne du Service des Eaux avait un grade supérieur. Cela ne créé pas de lien hiérarchique, mais en terme de statut, elle va se considérer implicitement comme supérieure.

Astri BRUGEILLES et Fleur CHOISET