Articles avec le tag ‘G4’

Compte rendu SASCO: Le MamaSound

mardi 14 avril 2015

Phase 1 – Récit du narrateur

  1. Présentation de l’entreprise et du stage

Rank’Art est une association (loi 1901) montpelliéraine créée il y a 3 ans. Son activité principale est

l’édition du magazine Mama Sound mais elle se diversifie de plus en plus vers l’événementiel.

Les valeurs de l’association :

La visibilité pour les commerces de proximité

La solidarité et le partage à travers l’action commune

La gratuité de l’accès à l’information la plus complète pour tous

La citoyenneté par la mobilisation de la diversité artistique et musicale locale

La convivialité dans l’espace public

Les missions :

S’engager au service d’une information libre et gratuite pour rendre la culture accessible à

tous

Animer un réseau citoyen autour de la culture

Fédérer les commerces de proximité par la communication

Accompagner les montpelliérains dans leurs sorties

Le magazine Mama Sound est un agenda musical mensuel qui présente en moyenne 300 à 400 dates

de concerts par mois. Tous les mois, le magazine vise l’exhaustivité, la clarté et la pertinence de

l’information présentée. Au format, 10x15cm il est pratique et est conçu pour être emmené partout.

Malgré cette volonté de proposer seulement l’information, le magazine dispose de plusieurs

rubriques qui permettent de faire passer l’état d’esprit du Mama Sound comme « pour les nazes », le

Mama Scope, le Mâma Sûtra, les top 12, les citations ou encore l ‘édito.

Mon stage a tout d’abord consisté en la création d’une rubrique pour les expositions. Cela consistait

donc en la création d’une base de donnée, la création d’un environnement graphique, la collecte

d’informations et enfin la mise en page de la rubrique. J’ai également tout au long du stage prospecté

divers commerces du centre ville afin de leur proposer d’annoncer dans le magazine par le biais

d’encarts publicitaires. J’ai effectué diverses tâches de graphisme par la suite (retravailler des logos,

page Mama Pass, Mama Scope, Mâma Sûtra). J’ai ensuite mis à jour le site web, début janvier, en ce

qui concerne les dates de concert et le théâtre. J’ai finalement vendu une publicité sur deux mois à

une brasserie pour laquelle j’ai réalisé la publicité.

  1. Situation de communication

Lors de son premier jour de stage, il a été demandé à Louis-Eric de créer une rubrique d’information

sur les expositions. Cette mission a été bien accueillie car il a apprécié qu’on lui donne des

responsabilités aussi vite. En revanche, il n’avait pas son ordinateur pour ce premier jour, ce qui ne

lui a pas permis d’être productif immédiatement. Il lui a donc été demandé d’aller imprimer des

documents, l’association ne possédant pas d’imprimante au sein du local. Ce document était un

rapport de notoriété du magazine par le Master 1 de Sciences Politique. Il lui a permis de prendre

connaissance de l’association dans la perspective des prospections futures.

Phase 2 – Questions/Réponses

– Alors, j’ai effectué mon stage au magazine Mama Sound, je sais pas si vous connaissez, c’est

l’agenda musical de Montpellier. Le mieux c’est que je vous en distribue comme ça vous voyez

mieux ce que c’est. (rires « il fait sa pub »). Allez chacun en prend un. Vous allez voir ce que j’ai pu

faire dessus. Donc ça c’est une association en fait qui est composée de 3-4 personnes à peu près. En

gros, ça a été fondé par Pascal, c’est un gars qui a fait une licence info-com je crois, après il a fait

Sciences Po. Il avait envie de faire un magazine qui présente les soirées. Donc ça c’est son projet à

lui. Et donc au fur et à mesure il y a d’autres personnes qui se sont greffées au projet, maintenant ça

fédère une trentaine quarantaine à peu près de personnes, pas à travailler dessus mais à se retrouver

dans des événements. Et au final ça fait tout un réseau de communication. La situation que je

voulais vous présenter c’est dès le premier jour en fait, il m’a dit « voilà on va lancer une rubrique

pour les expos. Faudra que tu t’en charge de A à Z. » Donc en gros j’ai du créer une base de données

avec toutes les coordonnées des lieux d’exposition de Montpellier, je les ai contactés pour avoir les

informations ou alors je suis allé sur internet les attraper moi même et du coup vu que je suis arrivé

une semaine avant le bouclage j’ai du faire tout ça en une semaine pour l’édition de janvier. Pour

avoir déjà une première rubrique. Donc dès le début j’ai eu l’impression d’avoir des responsabilités

donc ça m’a fait plutôt plaisir.

Mais là vous racontez votre stage.

Non juste la situation où il m’a demandé de faire cette rubrique, parce que j’ai pas vraiment

de moment conflictuel en fait.

C’est pas forcément une situation conflictuelle c’est une situation de communication. Une

situation qui vous a surprise, qui vous a déstabilisé.

Ok alors je vous la raconte mieux. Le premier jour où j’arrive, j’avais pas mon ordinateur.

Donc j’ai du l’amener tous les jours après vu qu’on travaille chacun sur son ordi. Et il me dit

bon là tu pourras pas travailler dessus, tu pourras pas travailler du coup quasiment, donc

c’est pas grave mais ramène le, le lendemain quoi. Et il me dit donc voilà on va lancer cette

rubrique donc c’est à toi de la faire. Et puis voilà il m’a dit tu crées une base de donnée en

gros et puis voilà en avant. Puis je me suis débrouillé.

Bien si vous voulez on peut dire que vous vous êtes senti comment à ce moment là, vous

étiez déstabilisé, vous avez pas pu travailler ?

Non perso, les expos c’était pas trop mon domaine, c’est un truc où je vais devoir

m’intéresser, mais ça me plaisait comme challenge de créer une rubrique pour le magazine.

Il t’a demandé ce que tu voulais faire à la base ?

Oui à la base il m’a demandé ce que je voulais faire, je lui ai dit personnellement j’ai pas

vraiment de truc qui me dise particulièrement. Mais ça vraiment ça m’a intéresse en tout cas.

Finalement ton rôle c’était quoi ?

J’ai fait pas mal de trucs graphiques, il avait besoin que je modifie des logos, j’ai fait des

visuels de pages, d’autres rubriques qu’on a lancé après. Mais bon, sinon voilà l’expo c’est

vraiment mon petit bébé depuis que j’y suis.

Tu as fait le graphisme de la page aussi?

Non, ça c’est un autre stagiaire qui était là, donc c’était un peu décevant, mais après j’ai fait

tout le reste au niveau des infos, mise en page, etc.

Blanc

Regardent le magazine (rires)

T’as fait quoi d’autre comme pages en terme de graphisme ?

J’ai fait le Mâma Sûtra, c’est une rubrique, vous verrez, le ton du magazine est assez décalé

de base. Du coup j’ai fait le graphisme de ça, vous verrez des notes de musique dans toutes

les positions. J’ai aussi fait un fond étoilé pour le Mama Scope, ça c’est l’horoscope décalé.

Comment tu l’as eu ton stage ?

J’ai envoyé un mail, il m’a tout de suite répondu, enfin moi j’ai envoyé un mail cordial quoi,

comme on fait d’habitude, il m’a répondu « yo ! Envoie-moi un CV lettre de motiv » et après

c’était ça tout le stage en gros, c’était vraiment très informel.

Ils ont quel âge les autres ?

Alors Pascal celui qui a monté le magazine il a 30 environ, après celui qui s’occupe de la

distribution il a 45-50 et le président de l’association, c’est pas celui qui l’a fondé, comme ça

il a pu se mettre salarié de l’assoc, donc le président il a à peu près 35-40, je dirai.

La différence d’âge ça a été un problème ?

Non pas vraiment, Pascal on a que 10 ans d’écart, donc on avait un petit peu les mêmes

centres d’intérêts, on parlait musique pas mal et tout, après avec les autres c’était pas des

jeunes, mais ça reste des gens cools.

Ton stage a duré combien de temps ?

7 semaines

Et tu faisais quelles horaires ?

2h – 6h, après en période de bouclage il faut rester plus des fois, ça varie.

Ça fait combien de temps que ça existe ?

3 ans, du coup comme concurrents on a « Let’s Motiv » par exemple, y avait une autre

stagiaire qui était là dedans. Eux ils sont là depuis plus longtemps mais c’est pas le même

statut. C’est une entreprise. Après il y a « Sortir » aussi et le « Taffeur ». Nous on serait

deuxième selon les stats que l’on a eues récemment.

Et pour quelles raisons il a voulu faire cette rubrique ?

Je pense qu’il s’est dit en regardant les autres, qu’ils le font tous, donc il faut aussi qu’on le

fasse, sinon on loupe quelque chose.

Ils le font tous ?

Sortir je sais pas, Let’s Motiv, c’est sur. Le Taffeur je sais pas si ils le font vu qu’ils font

Grand Sud. Alors que nous on est que sur Montpellier.

Ça c’est le seul format ? Est-ce qu’il y a un site internet ?

Nous on a un site, une appli aussi qu’on viens de lancer, c’est pour ça qu’il y a la pub devant.

Et voilà, donc il y a le site, l’appli et facebook en gros.

Vous sortez une fois par mois ?

Oui

Vous avez des conférences de rédaction, des réunions tous les combien ?

Des fois ils font des réunions sur d’autres projets, vu qu’il y a aussi de l’événementiel qu’on

fait. Mais sinon pour tout ce qui est de la rédaction, l’édito c’est soit Pascal qui le fait, ou

alors quelqu’un qui propose un truc et puis on voit. Sinon les informations c’est lui qui

s’occupe de les centraliser, et puis après voilà, il y a d’autres rubriques, il y a d’autres

personnes qui contribuent, qui font les rubriques. Eux ils doivent envoyer les trucs avant le

bouclage mais il n’y a pas vraiment de réunion de rédaction.

Tu as déjà vécu des situations de conflit ?

Moi personnellement j’ai pas vraiment retenu de situation, comme ça.

Moi, je reviendrais sur votre premier jour, du coup, vous aviez passer un entretien avant ?

Oui

Combien de temps avant le stage ?

1 mois

Et lors de cet entretien vous avez décider de venir tel jour à telle heure ?

Oui j’avais une semaine de début, donc je lui avais dit que le lundi je pourrai pas venir parce

que j’avais un partiel je crois. Donc j’étais venu le mardi, il m’avait pas prévenu de prendre

l’ordi, j’avais vu qu’il y en avait un fixe du coup je pensais travailler là dessus puis au final il

ne marchait pas.

Tu t’es senti encadré dans ce projet ?

J’étais un peu livré à moi même mais j’aime bien être en autonomie. Quand j’avais des

questions, je lui posais et voilà c’était aussi simple que ça, on travaillait en face.

Est ce que vous étiez écoutés, vous les stagiaires ?

Oui, on est force de proposition. Chacun menait son projet de son côté. Il y avait un autre

stagiaire avant qui était sur un film d’animation pour faire une pub du magazine. On a

chacun des petits projets selon nos compétences.

Quand tu étais là il y avait d’autres stagiaires?

Oui quand je suis arrivé il y avait 2 stagiaires qui ont fait 2 semaines avec moi. Après j’étais

le seul stagiaire.

Tu étais le seul à travailler sur l’expo ?

Oui, mais comme je vous dis le graphisme c’était un autre stagiaire qui l’a fait. On a eu les

idées ensemble mais c’est lui qui l’a réalisé techniquement.

Et la pub sur l’application elle est sortie pendant que tu y étais ?

Non elle est sortie au début du mois.

Quelle était ton implication sur l’appli ?

Je n’ai pas contribué à l’application.

Vous auriez aimé participer à une réunion ?

J’ai proposé une idée mais c’était pas trop l’état d’esprit apparemment. Donc j’ai proposé que

pour les soirs de match on mette tous les bars qui diffusent. C’est déjà un problème que

j’avais eu de trouver un bar pour le match que je voulais. Mais bon ils ont dit c’est pas assez

notre esprit, nous c’est musique. Donc ils étaient pas chaud sur cette idée là.

Par rapport à ton projet professionnel ça t’a éclairé ?

Oui vu que j’ai fait du graphisme ça m’a plu, donc je pense que je vais me diriger là dessus.

Tu pourrais lancer ton idée pour les matchs toi même !

Ouais carrément!

Du coup le premier jour tu as fait quoi ?

Je suis allé imprimer des trucs en ville après je suis revenu et j’ai surtout pris connaissance

de l’association puisque après j’ai du faire de la prospection commerciale pour les publicités

donc je devais bien connaître l’association. Et c’était grâce au document que j’ai imprimé.

Vous n’aviez pas les moyens d’imprimer à l’association ?

Il fallait le relier donc sur place on ne peut pas faire ça.

Est-ce que tu t’entendais bien avec tout le monde à ton stage ?

Comme je te dis, j’ai vu une trentaine de personnes. Pas dans le local, mais dans la bande de

l’association. Il y en a que j’appréciais plus ou moins mais en général, ceux avec qui je

travaillais ça c’est super bien passé. Comme je te disais, mon maître de stage et moi nous

étions un peu pareils.

Et la différence d’âge est-ce que ça a créé une barrière ?

Pas une barrière mais c’est sûr que l’on ne parle pas forcément des mêmes choses. Mais non,

je ne dirai pas ça.

Tu le vouvoyais ou tu le tutoyais ?

Je le tutoyais.

Si j’ai bien compris, chacun avait un peu son projet. Est-ce qu’il y avait quelqu’un qui

vérifiait un peu tout ça ? Ou qui s’opposait à certains choix ?

Pascal c’est un peu le chef. C’est lui qui dit si ça lui va ou non. Vu que c’est son magazine

c’est lui qui valide.

Il n’y a pas eu de problèmes par rapport aux dates ? Que vous vous trompiez ? Qu’est-ce

qu’il se passe à ce moment là ?

Si, ça arrive. Sur le site on fait un erratum et sur le magazine c’est lancé donc c’est trop tard.

Généralement, ce ne sont pas de grosses erreurs donc c’est pas trop grave.

Et à ton avis, qu’est-ce que ça peut engendrer comme retour ?

On a jamais eu de retour de personnes étant allées à un endroit alors qu’il n’y avait rien.

Après, vu que nous sommes imprimés avant, ce n’est pas notre responsabilité si quelque

chose est annulé.

Ca t’a pris combien de temps pour faire les expos ? En temps de travail ?

En temps de travail, je ne sais pas. En général, on boucle le dernier mardi du mois. Alors, le

mercredi avant, je commence à envoyer des mails et à appeler partout. Ça, c’est la première

relance. Normalement, on est sur les listes de diffusion, ils nous envoient les mails. Sauf que

des fois, ça sort un peu trop tard, donc il faut les relancer. En temps de travail, c’est dur à

évaluer. Des fois, il faut se déplacer et aller les voir. Sur trois jours, tu travailles, mais pas

tout le temps.

Vous étiez nombreux où vous étiez ? Vous étiez dans une salle ou dans un bureau ?

Un petit local. La plupart du temps, j’étais avec mon maître de stage et il y avait celui qui

faisait la distribution qui passait et qui restait au bureau. Il y avait aussi des fois le président

qui était là. Pas souvent, c’était juste une fois par semaine. Après, ils ont engagé une

nouvelle personne pour s’occuper de l’événementiel. Lui, à la fin, j’ai du passer deux ou

trois semaines avec lui dans le bureau. On était trois.

Et vous étiez dans une même pièce ?

Oui, en open-space. Sur un gros bureau plutôt.

Vous mettiez combien de temps pour faire un magazine à peu près ?

On y travaille tout le mois. Après, c’est sûr que le plus gros du boulot, ça se fait la dernière

semaine, quand on rentre toutes les données. Et le reste du temps, on réfléchit à d’autres

projets et d’autres choses en parallèles.

Est-ce que tu te doutais déjà de l’ambiance avant d’aller au stage ? Est-ce que la demande de

stage était stratégique ?

Oui, j’ai demandé ça parce que c’était mon état d’esprit. J’avais demandé so foot, charlie

hebdo et mamasound. Au final j’ai été content d’avoir été pris là-bas. Je l’avais choisi parce

que c’était un esprit satirique et que c’était de la presse.

Ils t’ont fait des critiques par rapport à ton travail ?

J’ai eu surtout des compliments en fait. Ils étaient vraiment contents de moi au final.

Ils auraient pas souhaité te garder plus longtemps ?

Ils ne peuvent pas me proposer de contrat. J’ai continué à faire la page expo jusqu’à ce

mois-ci. Hier j’y étais pour expliquer à quelqu’un comment ça marche pour qu’il prenne le

relais. Mais sinon, je suis resté en contact, je suis toujours bénévole sur les événements.

Tu penses que ça peut t’ouvrir des portes de garder ces contacts ?

Oui, je pense parce que c’est quand même un grand réseau. Ils connaissent les patrons des

bars, des boîtes de nuits et des restaurants. Je peux me créer des contacts je pense par ce

biais.

Est-ce que tu as eu du mal à mettre en place la base de donnée des lieux d’expositions de

Montpellier ?

Oui, c’est assez compliqué parce que sur internet on trouve vraiment pas toutes les

informations. Des fois t’as des mauvais numéros de téléphone donc le mieux c’est de passer

aux endroits et d’avoir un contact réel avec les gens.

Est-ce qu’il y a des choses que tu as apprises pendant la licence qui t’ont permis de faire ça ?

Toutes mes bases photoshop. Il me les fallait. Après, je ne sais pas.

C’était plus de l’apprentissage sur le tas ?

Oui, un peu de l’auto-apprentissage sur le tas. Sinon, oui. Il y a forcément des choses que

j’ai apprises que j’ai intégrées et dont je ne me rends même plus compte. Il y a forcément

des choses qui m’ont servies.

Vous l’avez dit au début, mais quel est son statut à votre maître de stage ?

Lui était en contrat aidé pendant trois ans donc là c’est fini, il ne peut plus. Il va essayer de

lancer ça en auto-entreprise dès que possible.

C’est quoi un contrat aidé ?

C’est dans les associations. L’association paie un petite partie du contrat et l’Etat complète.

Maintenant, ils ont trois contrats aidés mais lui n’y est plus. Il continue de faire son travail

de rédacteur en chef mais en tant que bénévole, donc il faut qu’il trouve un travail.

Tu disais que c’est une association de combien de personnes ? Trente ?

Non, trente c’est le nombre de personnes qui gravitent autour et qui font parties du groupe.

Dans les statuts, ils doivent être quatre. Je ne connais pas les statuts mais y’a des

comptables. Ils sont dans les statuts mais ne viennent pas vraiment. Les plus impliqués sont

quatre. Ils sont quatre à travailler tout le temps.

Alors ils externalisent le travail ? Via des partenaires, des collaborations ?

Pour monter une association, il faut trois personnes: un président, un secrétaire et un

trésorier. Donc, le président c’est Stéphane. Je vous en ai déjà parlé sans dire son nom.

Après, je ne sais pas qui sont les trésoriers et secrétaire.

A part le président est-ce qu’il y a des leaders dans l’association ? Même informels ?

Oui, c’est assez conflictuel entre Pascal, le rédacteur en chef qui a monté ce magazine qui

est son bébé et auquel il veut apporter ses idées, et le président, Stéphane qui est aussi censé

prendre des décisions. Du coup, une fois, Stéphane avait fait un édito et Pascal l’avait

modifié à la fin. Finalement, c’est toujours Pascal qui prend les décisions.

Les relations entre eux sont plus ou moins conflictuelles ?

Des fois il y a des conflits mais c’est toujours pour le bien du magazine que ça arrive.

Ça se traduit comment ?

J’ai déjà eu l’impression qu’il y allait avoir des réunions tendues mais bon..J’y étais pas. Ils

essayaient de me laisser un petit peu en dehors de tout ça.

Quel est le domaine de compétence de Stéphane ?

Euh.. Honnêtement, je ne sais pas.. Tout le monde faisant parti du magazine fait de la

prospection. Après, lui il ne fait rien sur la collecte d’infos pour le magazine. Il s’occupe de

l’administratif, il prend contact avec la mairie. C’est plus à ce niveaux là.

Du coup, quand t’as attaqué ton projet de mama-expo, ton maître de stage prenait le temps

de faire un petit suivi régulier ?

Oui, un petit peu, il était là quand j’avais des interrogations. J’ai lancé la base de donnée,

après je savais faire. Il m’a dit tu mets les expositions et les galeries. Je lui demandais pas si

je devais mettre ça ou ça. Mais si j’avais des questions, il était là, ouais.

Donc il était assez disponible ?

Assez disponible, mais vu que la première semaine c’était la semaine de bouclage, il avait

quand même beaucoup de travail: rassembler les informations en même temps que de me

former. C’est pour ça que je pense que la première semaine, j’étais plus livré à moi-même.

Est-ce que tu sais pourquoi Pascal il est pas président de l’association ?

Parce que sinon, il ne peut pas se mettre en contrat aidé.

Sinon ce serait lui ?

Oui, ça serait lui. Informellement, c’est lui le président.

Dans l’entreprise, il y a une ligne hiérarchique qui serait: le président, le directeur et les

employés ?

Hm, je verrais plus le président, puis le rédacteur en chef et après la distribution et

l’événementiel. En gros, c’est les quatre personnes.

Et du coup, tu disais que des fois, tu faisais bénévole sur certains événements. Mais

comment le magazine est en lien pour intégrer des bénévoles sur des événements ?

En fait, ce sont des événements crées par le magazine. C’est la mamazucade ou la

mamasunday. La dernière fois on s’était fait prêter une maison pour tous et on a fait venir

trois groupes et en avant! C’est un petit festival sur un jour en fait.

Bien, je vous propose de passer à la phase suivante, puisque les questions s’épuisent.

Phase 3 – Analyse interprétative

Tout d’abord, les élèves ont proposés l’idée d’une structure formelle car les rôles étaient bien définis

au sein de l’association, principalement la relation directeur – rédacteur en chef. Dans les textes,

l’association comporte bien un président, un trésorier et un secrétaire. Ceci étant dit, le rôle de

rédacteur en chef et donc de décision finale sur tous les éléments éditoriaux du magazine, est

endossé par Pascal qui est le leader de l’association en étant salarié, et même simple bénévole

maintenant. Chacun possède une voix et la plupart des décisions sont votées démocratiquement,

mais Pascal prend parfois des décisions tout seul sans demander l’avis de personne. Les relations et

la hiérarchie sont plutôt informels dans ce cas. Au final, le rédacteur en chef (au statut de bénévole)

est le vrai directeur de l’association. Tandis que le directeur officiel est cantonné à des tâches

administratives. Cependant quelques élèves ont opté pour l’hypothèse informelle.

Les statuts sont en mouvement, cette remarque est vrai.

L’idée de démocratie a été avancée. Elle est vraie dans certains cas, les décisions importantes sont

votés et il arrive que cela soit à l’encontre de l’avis de Pascal. Cela dit, il reste le leader et le

décisionnaire sur un bon nombre d’éléments.

Il semble exister effectivement un quiproquo entre Stéphane et Pascal. J’ai l’impression que

Stéphane se sent sous-estimé car malgré son statut de directeur, il ne l’est pas et Pascal le lui fait

bien comprendre.

L’association Rank’Art est contingente dans le sens où elle dépend énormément de son

environnement.

Elle n’a que 3 ans et fonctionne grâce à des emplois précaires.

Techniquement, tout est assez simple, mais on externalise afin de bénéficier des compétences de

chacun. D’ailleurs tout le monde travaille avec son propre ordinateur.

Pascal, le rédacteur chef connaît bien InDesign, possède un bon relationnel et est motivé pour

chercher l’information. Il s’occupe de la récolte et la mise en page des informations ainsi que

d’élargir le public du magazine, gérer ses partenariats etc.

Les couvertures et l’identité graphique sont assurées par Jip Hey qui est artiste et graphiste.

Le scooter de Guillaume est mis à profit pour la distribution dont il se charge.

Bambou est un développeur web, c’est lui qui a réalisé l’application.

Mateo, nouvel arrivant et déjà en charge du festival 4 saisons, compte amener Mama Sound aux

sommets de l’événementiel.

Nous sommes aussi dépendants des lieux que nous annonçons, si il n’y a plus d’événements, Mama Sound n’aura plus lieu d’être.

L’association fonctionne sur l’ajustement mutuel, les rapports sont humains et généralement

amicaux.

Au vu de la répartition du travail, on peut considérer le Mama Sound comme une structure simple.

Elle dispose de 3 contrats aidés plus Pascal qui continue son activité.

Le fondateur et rédacteur en chef (mais bénévole à ce jour) : Pascal

Le chargé de distribution : Guillaume

Le président : Stéphane

Le chargé événementiel : Matéo

On pourrait dire que cette structure possède des influences divisionnalisées, car chacun possède une

mission à mener en fil rouge.

Par exemple, j’étais chargé de l’expo, tandis qu’un autres stagiaire s’occupait de la réalisation d’un

film d’animation.

Mais le système est tellement petit et fonctionnant sur l’ajustement mutuel qu’il est difficile de

l’affirmer.

Ce n’est pas une adhocratie dans le sens où nous n’avons pas de groupes de projets multidisciplinaire mais nous fonctionnons essentiellement par ajustement mutuel.

Selon Lewin, Pascal est un mélange de leader démocratique et autoritaire. Généralement, les

décisions sont prises au cours de votes impliquant les personnes concernées. Au cours de ces

échanges chacun possède une voix équivalente.

En revanche il est déjà arrivé dans certains cas qu’il soit resté braqué sur son idée personnelle et

n’est pas écouté l’avis des autres, ou l’est outrepassé.

Selon Tannebaum et Schmidt, lors des prises de décisions, 4 cas de figures se sont présentés le plus

souvent:

1. Le responsable cherche à « vendre » ses décisions à ses subordonnés. (déjà vu lors de réunions

importantes pour des événements)

2. Le responsable présente ses idées et demande à chacun de présenter les siennes.

3. Le responsable présente une décision conditionnelle qu’il se déclare prêt à changer.

4. Le responsable présente les problèmes, recueille des suggestions et prend sa décision. (plus

fréquent sur des décisions moins importante donc plus fréquentes avec le stagiaire)

Phase 4 – Retour dynamique de groupe

Avant de raconter sa situation, LouisEric a distribué à chaque membre présent un exemplaire du mamasound. Ainsi, lorsque Louis explique la situation à ses camarades, ceux-ci l’écoutent et parfois décrochent un peu afin de se plonger dans le magazine. A mesure que la situation était narrée, les participants se tournaient vers le mamasound.

Vient la phase de questionnement à laquelle nous sommes passés naturellement.

Les questions sont régulièrement posées dans le même secteur, ce qui a deux incidences:

les personnes à proximité de celle qui pose la question sont actives, elles écoutent et hochent la tête, et il y a les personnes qui sont loin. Ceux là attendent que la parole se décentralise et qu’une personne proche d’eux pose une question pour recommencer à intervenir.

Le contact visuel est, presque pour la plupart, porté sur la personne qui parle, que ce soit celle qui pose les questions ou Louis qui y répond.

On a aussi pu remarquer qu’au moment où nos collègues ne savent plus quelles questions

poser, ils se plongent dans le mamasound pour y trouver de la matière. Lorsque les blancs

sont longs, les gens ont tendance à fuir le regard des autres, en particulier celui de la

professeur, à regarder ailleurs ou sur leurs portables.

La parole est toujours sectorisée: si une personne pose une question, elle va sûrement en poser plusieurs ou bien la parole restera dans le secteur. Cela crée des espaces temporaires de paroles qui s’achèvent lorsqu’un nouveau se crée. On peut constater que la parole, lorsqu’elle est dans une zone est très vive et active, ainsi que le regard des personnes de la zone. Les regards suivent les voix, un peu comme s’ils suivaient une balle de tennis durant un match.

On constate que plus la phase avance et plus les blancs se font longs et fréquents. On remarque aussi que les participants décrochent un peu et s’intéressent plus à des activités annexes plutôt qu’à une participation active.

Une fois arrivée à la phase d’interprétation, la parole et l’attention ont repris de l’aplomb. C’est

cependant la professeur qui a participé le plus à l’interprétation puisque notre cas était particulier. Il y avait un réel dynamisme pendant le début de la phase. Puis, l’attention a baissé et les participants se sont mis à vaquer à leurs activités tout en regardant ailleurs plutôt que la personne prenant la parole.

Compte rendu séance SASCO du 12.03.2015 G4

lundi 16 mars 2015

Compte rendu : Séminaire SASCO du 12  Mars  2015, G4

 

Par Claire BENKEMOUN (narratrice) & Cyrine FENDRI (observatrice, rapporteur)

Phase 1 : Récit du narrateur

                Claire a effectué un stage de 8 semaines à l’office de tourisme de Pézenas. Elle a participé à l’élaboration d’une identité propre à la ville.

Situation de communication : Claire avait pour mission de mettre en place un événement sur le thème de la comédie. Le concept était d’organiser un festival sur ce thème ainsi que celui de Molière, où l’on y trouve des ateliers pour les enfants (peinture, marionnettes, ombres chinoises pour adapter des textes moliéresque aux plus jeunes…) et les plus grands (théâtre d’improvisation en pleine rue avec des comédiens pour présenter des éléments de la vie et de l’œuvre de Molière aux passants). Organiser une soirée avec un one man local, ajouter de nouveaux théâtres d’improvisation avec plus de participants.

Le problème ici est que l’événement n’était pas approuvé par le maire de la ville car il y avait une divergence de culture.  Alors que le maire voulait quelque chose de plus traditionnel, Claire et son directeur de stage avaient dans l’idée un événement très impertinent, comme l’était Molière à son époque.

Phase 2 : Questions des participants

 

  • Tu as proposé des idées et ce n’est pas passé ?

En ce qui concerne certaines, le maire a été très réticent et trouvait ça trop provocateur. Sinon dans l’ensemble ça a été.

  • A qui as-tu présenté tes idées ?

J’ai principalement présenté mon projet à mon directeur de stage qui m’a fait part de son avis. Une fois que tout était au point il a présenté le dossier au maire.

  • Est-ce que pendant la réunion on t’a soutenue ?

Je n’ai pas participé à la conversation mais mon directeur de stage a défendu les idées qui étaient dans le projet, donc en partie les miennes.

  • Tu as abandonnée ? il y a-t-il eu une négociation ?

Je n’ai pas abandonnée puisque le projet est toujours en cours d’élaboration. Cependant j’ai modifié certaines choses pour qu’elles soient plus en accord avec les envies du maire. J’avais des propositions d’artistes un peu trop impertinents de son point de vue. Donc dans l’ensemble et dans son concept l’événement est resté tel qu’il est mais nous avons fait quelques modifications en fonction de son avis

  • Il n’y avait pas de cahier de charge au départ ?

Le directeur de l’office de tourisme m’a juste informé qu’il voulait donner une identité solide à la ville. Après j’avais le choix dans la manière dont je voulais procéder.

  • Savais-tu que le maire était restreint ?

Non. J’avais appris au détour de plusieurs conversations qu’il y avait des petites différences mais pas à ce point.

  • C’était ta première rencontre avec le maire ?

Oui.

  • Comment se sont organisées tes idées ?

Une fois que j’étais au courant de la mission que l’on m’a confié je me suis beaucoup renseigné sur la ville en elle-même, puis sur la manière dont les autres offices de tourismes s’y sont prises pour appuyer leur identité. Et une fois que j’avais connaissance du terrain j’ai proposé l’idée d’un festival et j’ai monté un dossier de conception.

  • As-tu eu des expériences dans l’événementiel ?

Non aucune.

  • Avais-tu d’autres missions ?

Juste celle-ci.

  • Etiez-vous que deux à faire le festival ?

Mon directeur de stage et moi. Les autres membres du secteur communication s’occupaient de leurs dossiers habituels.

  • C’est toi qui as eu l’initiative de faire le festival ?

Oui, j’ai réfléchis à différente option et celle-ci m’a paru la plus adaptée et efficace.

  • Avez-vous défini d’une date pour l’événement ?

En début de la période estivale, vers le mois de Juin mais ce n’est pas encore sûr si c’est pour 2015 ou plus tard.

  • Quel était votre budget ?

Au niveau du département communication il était de 3 millions d’euros.

  • 3 millions que pour cet événement ?

Non pas du tout. 3 millions pour faire l’événement et d’autres choses. Mais mon directeur m’a donné cet ordre de prix pour bien me montrer que je n’avais pas de limites budgétaire.

  • Connais-tu le directeur personnellement ?

Oui c’est un ami de mes parents.

  • Comment t’es tu sentie face au maire ?

Un peu gênée et impressionnée. J’étais en retrait durant la réunion mais j’ai quand même pu observer son comportement et cela m’a étonné.

  • Est-ce que le directeur et le maire se connaissent personnellement ?

Non.

  • Penses-tu que le maire a rejeté ton idée parce qu’il a des problèmes personnels avec le directeur, ou parce qu’il n’a tout simplement pas aimé ?

Je pense qu’il a été assez professionnel pour rester centré sur le projet. Il a ses convictions personnelles et le fait que je sois la stagiaire de ce directeur n’a pas dû avoir d’influence. Après j’avais la même vision des choses que mon directeur donc forcément si il n’est pas en accord avec ses idées il ne l’est pas avec les miennes.

  • C’était un stage de combien de temps ?

8 semaines.

  • Tu as été payée ?

Oui.

  • Comment était l’ambiance dans l’office du tourisme ?

Un peu terne. Tout le monde travaillait sur son ordinateur. L’ambiance n’était pas très détendue. Je sentais clairement que certains ne portaient pas grand intérêt à leur travail.

  • Etais-tu la seule stagiaire ?

Oui

  • Que pensaient les autres de votre projet ?

Ils n’avaient pas trop d’avis sur la question. Ils ne me soutenaient pas ni me descendaient. Chacun était de son côté. Je n’étais pas beaucoup en interaction avec eux. Je sentais quand même que si j’avais un problème il fallait que je le résolve seule.

  • As-tu trouvé ca démotivant qu’on te mette des bâtons dans les roues ?

Je m’en fichais. J’avais une mission je la faisais et puis voilà. Je n‘ai jamais vraiment suscité leur aides. J’étais surtout en discussion avec le directeur.

  • Il y avait une date limite pour le projet ?

Il est encore en cours de finalisation mais je me devais quand même de faire la plus grande partie.

  • L’équipe de l’office du tourisme était contre le directeur ?

C’est sûr qu’il n’est pas adoré par son équipe. C’est un directeur qui n’hésite pas à faire bouger les choses. Et cela en a gêné certains et étonner d’autres de voir que quelqu’un venu de nulle part arrive comme ça et tape du poing sur la table.

  • Les locaux de la mairie et ceux de l’office du tourisme sont au même endroit ?

Non.

  • Quel âge a le directeur ?

La quarantaine.

  • Vient-il de Pézenas ?

Non.

  • Il y avait-il un contact direct avec le maire ?

Entre le directeur et le maire oui. Certaines décisions prises par l’office du tourisme doivent être validée par la mairie donc leurs échanges sont fréquents. Mais moi je n’en ai eu aucun hormis lors de la réunion.

  • Est-ce que le maire s’adressait à toi ou au directeur ?

A nous deux, mais vu que c’est mon directeur qui répondait il se tournait surtout vers lui.

  • Quels étaient les points intolérables pour le maire ?

Le nom de certains artistes étant trop « osés » qui auraient pu froisser certains futurs spectateurs. Ou encore le fait que Molière soit trop tourné en dérision.

  • Il y a-t-il eu des explications ?

Il y a une sorte de débats et de négociations qui ont aboutis sur des solutions.

  • Quelles activités as-tu trouvé pour les enfants ?

Des ateliers de peintures sur masque de  l’époque de Molière, des spectacles de marionnettes, de mimes, d’ombres chinoises pour raconter une pièce de Molière mais que les enfants puissent comprendre.

  • Le maire a-t-il accepté le projet au final ?

Oui

  • Qu’est-ce qu’il a fait changer d’avis ?

Le fait que le directeur ait négocié certains détails. Nous avons fait des concessions et il a fini par accepter.

  • Est-ce que la relation entre le maire et le directeur a changée, ou est-elle toujours conflictuelle ?

Elle est toujours la même.

  • Comment l’as-tu vécu ?

C’était assez bizarre de voir que même les adultes avec des statuts professionnels « élevés » puissent avoir de tels rapports.

  • Est-ce que cette situation conflictuelle a changée ta vision sur le directeur ? T’es-tu sentie utilisée ou non ?

Je n’ai pas vraiment réfléchis à ça. Dans l’ensemble non.

  • T’avait-on annoncé « la couleur » sur les relations entre le maire et le directeur dès le départ ?

Non.

 

Phase 3 : L’analyse

  • Analyse des participants

« Il y a une relation de pouvoir entre le maire et le directeur »

« Il y a des non-dit, ce qui entraine des conflits et des rumeurs »

« Apparemment tout le monde a un problème avec le directeur »

« Il y avait une routine et le directeur a tout bousculé, ce qui a pu déranger le maire de la ville »

« La stagiaire est mise à l’écart puisqu’elle est associée au directeur. Cela peut s’expliquer par le contexte et la relation »

« Le directeur n’a pas dit les conflits qu’il y avait pour servir ses intérêts »

« Ou alors c’était juste pour faire bouger les choses. »

« Le directeur peut, peut être changer les choses, mais ne va-t-il pas s’essouffler ? »

 

  • Les analyses abordées

Madame Méliani, nous a donné son avis quant a ce problème que Claire a rencontré.  La situation est pour elle très claire : le maire est là depuis 18 ans, le système est en place et ca le dérange que le directeur vienne changer tout ca. Le poids du système fait qu’il n’y a pas de changements. Le système s’autorégule. Elle suppose aussi que le directeur a prit la stagiaire comme outil de négociation.

Par la suite nous avons abordé le sujet du Leadership. Nous avons constaté qu’il y a un vrai conflit entre le directeur et le maire de la ville. Le directeur essaye de bouger les choses, il adopte alors une stratégie positive qui est d’employer la stagiaire pour ouvrir l’avantage à la négociation.  D’un point de vue systémique, tant qu’il ne dérange pas le système il peut faire bouger les choses.

Le maire sert aussi ses propres intérêts, c’est une sorte de dictature. Il n’a pas envie de changer quoi que ce soit à son système, il est dans une zone de confort. Le système fonctionne dans son ensemble mais la ville n’est pas vive. Nous avons alors pensé qu’il ne change pas de stratégie de positionnement, car il ne veut pas prendre le risque de perdre des électeurs.

 

  • Retour du narrateur

 

« Je ne suis pas trop d’accord avec le fait que j’ai été « utilisée » puisque le directeur avait déjà dans l’idée de faire ce genre d’action, je lui ai juste permis de concrétiser cette idées puisqu’il n’avait pas le temps de s’en occuper. Ensuite pour le thème de l’environnement qui s’auto régule je suis assez d’accord, même si j’ai bien pu observer que le directeur avait été mis en place dans cette office de tourisme pour faire bouger les choses. »

 

  • Synthèse de l’observatrice/rapporteur

Pendant le récit de Claire, tout le monde était à son écoute, très attentif à son histoire. Ils étaient tournés vers elle et prenaient quelques notes. A la fin du récit, les réactions ont été vives, tout le monde a prit la parole et les questions s’enchainaient rapidement et spontanément, il n’y avait pas de « blanc ».

Lors de l’analyse, tout le monde était en accord. Par contre certains participants se coupaient la parole car ils voulaient s’exprimer très rapidement.  Il y avait une ambiance très détendue et beaucoup de partage.

Entretien professionnel : Interview de Wilfrid Bovagnet, directeur artistique et chargé de communication à Lavista (bar Place Jean Jaurès, MONTPELLIER)

dimanche 16 novembre 2014

LOGO_LAVISTA

CONTEXTUALISATION :

Notre entretien s’est déroulé  le 6 novembre 2014 à 15h00 dans le bar Lavista, lieu de travail de Wilfrid Bovagnet, directeur artistique et chargé de communication. 

Durée de l’entretien : 1 heure 

Supports utilisés : 1 dictaphone, 2 ordinateurs 

Rôle des membres du groupe : Anna BANSARD : enregistreuse audio ; Ioana QUINTA : intervieweuse ; Tyana TONTHAT : prise de note pendant l’entretien

Bonjour, nous sommes en première année de licence information et communication à l’Université Paul Valéry et dans le cadre de notre cours, nous devons mener un entretien avec un professionnel de la communication qui sera ensuite présenté devant la classe et publié sur le site de notre filière.

Nous avons choisi de vous rencontrer car nous accordons un vif intérêt au métier de chargé de communication et de directeur artistique, nous souhaitions en savoir plus et ainsi découvrir cet univers qui est le votre.

Nous autorisez-vous à communiquer et publier en classe et sur le blog de notre filière les informations vous concernant vous et Lavista ?

Bonjour les filles, c’est avec plaisir que je vous reçois aujourd’hui pour répondre à toutes vos questions ! Vous pourrez bien évidemment communiquer les informations données à la suite de cet entretien

Vécu et rôle de l’interviewé :

1. En quoi consiste le métier de directeur artistique ? De chargé de communication ?

En ce qui me concerne le métier de directeur artistique englobe tous ce qui est en lien avec l’événementiel. Présent du début à la fin du projet, le directeur artistique est chargé de créer une identité visuelle à l’enseigne pour laquelle il travaille (journal, entreprise, site web…), il convainc le client de la valeur de son idée et encadre la réalisation du projet. En l’occurrence, je conçois et supervise les créations graphiques du bar Lavista.

Concernant le métier de chargé de communication, selon moi, il ne s’agit pas d’un métier que l’on peut faire pour l’argent ou la gloire, c’est quelque chose que l’on fait par passion. Le rôle du chargé de communication est de promouvoir l’image de l’entreprise pour laquelle il travaille. C’est un métier qui nécessite une extrême polyvalence puisque nous nous occupons des affiches et des flyers pour l’entreprise, nous organisons des événements, c’est nous qui prenons les rendez vous et on peut même être amener à rédiger des communiqués de presse ou concevoir des campagnes de pub.

2. Quelles études avez vous fait ?

Je n’ai pas fait d’études, j’ai arrêté les cours en 3eme et je me suis formé tout seul. En effet, à 16 ans j’ai travaillé comme DJ dans une boîte de nuit et je n’ai plus quitté ce monde, c’est là que ma carrière a commencé.

3. Pourquoi avoir choisi de vous orienter dans cette voie ?

Parce que j’aimais ce milieu et je ne me voyais pas faire autre chose, c’est ma vocation. De plus je n’aime pas la routine, je ne me voyais pas mener une vie au rythme «métro, boulot, dodo » me lever tôt, manger à midi, aller chercher les enfants à l’école et rentrer me coucher.

4. Quelles sont vos différentes fonctions ? Quel est votre rôle ?

Mon rôle est d’organiser des soirées pour le bar Lavista et de mener à bien leur déroulement. En fait, je recherche la clientèle, je m’occupe de toute la communication du bar (conception de flyer et d’affiches, contact avec les clients…) mais je participe également du début à la fin aux soirées que j’organise. Mon rôle est d’accueillir les clients, de savoir ce qu’ils aiment, ce qu’ils attendent et surtout de faire en sorte qu’ils passent une bonne soirée afin qu’ils parlent de nous à leurs amis.

5. Au delà de votre rôle, à quels objectifs devez vous répondre ?

Je dois faire en sorte d’augmenter la popularité de Lavista en multipliant les actions de communication pour élargir nos relations. J’ai également, comme toute entreprise, un objectif financier à atteindre et des délais à respecter concernant l’organisation des soirées.

Fonctionnement :

6. En parlant de l’organisation des soirées, combien de temps vous faut-il généralement pour organiser une soirée ?

Tout dépend de la soirée organisée, le temps de préparation sera différent s’il s’agit d’un anniversaire, d’une soirée étudiante ou encore d’un apéritif dînatoire mais généralement 24 ou 48 heures suffisent pour organiser une bonne soirée.

7. C’est relativement court, vous disposez donc de beaucoup de temps libre lorsque vous n’avez pas de soirée organisée ? 

Quoi ?! Je n’ai pas une minute pour moi, dans ce métier, oubliez le temps libre. Il y a du travail en permanence, on peut même parler de perpétuel recommencement un peu comme dans le film « un jour sans fin » vous voyez. Il faut attirez la clientèle en faisant de la publicité, organiser la soirée, faire en sorte que tout le monde soit satisfait tout en gardant du temps pour les rendez vous avec nos partenaires et ainsi de suite.

Pour vous donner une petite idée, mon agenda est complet jusqu’à janvier donc non, je ne dispose pas vraiment de temps libre.

8. Justement,  concernant vos partenaires, qui sont-ils ? et en quoi consiste votre collaboration ?  

Nous possédons beaucoup de partenaires, mais parmi les principaux je peux citer Montpellier handball et Snowbreak qui sont des partenaires exclusifs, ainsi que Roller Derby, Laser Quest ou encore Redbull.

En collaborant avec nous, ils bénéficient par exemple de réductions sur les consommations et les différentes activités du bar pendant les soirées qui peuvent être organisées pour eux. De notre côté, cela nous permet d’augmenter notre cercle relationnel et de gagner en popularité grâce au monde que ces collaborations impliquent.

9. Quel type de clientèle recherchez-vous ?

Nous ne visons pas de clientèle en particulier, peu importe l’âge nous voulons qu’ils se sentent bien dans notre bar. Cependant, il est vrai que beaucoup d’entre eux sont jeunes, certainement parce que Montpellier est la ville étudiante par excellence.

10. Sur quels supports vous appuyez-vous pour satisfaire vos clients ?

Nous nous appuyons beaucoup sur les multimédias pour informer notre clientèle et pour se faire connaître. En effet nous possédons plusieurs pages facebook et nous venons de créer une application sur Iphone et Android.

Nous utilisons aussi le support papier pour les flyers et les affiches que je confectionne avec photoshop et qui représentent une grande partie de nos techniques de communication. Enfin, nous avons également instauré un système de bracelet qui permet à nos clients d’avoir des réductions sur les consommations.

11. Quel est votre secteur d’action ? Intervenez – vous seulement à Montpellier ?

Oui je travaille en permanence à Lavista, et pour ce qui est ne nos partenaires, nous nous limitons au secteur de l’agglomération de Montpellier.

Point de vu de l’interviewé :

12. Le fait de travailler en permanence à Lavista modifie-t-il vos relations avec les autres salariés ? L’ambiance est-elle toujours festive ?

En général, je suis à Lavista de 10h à 1h du matin, il y a donc forcement des tensions puisque c’est comme si nous vivions ensemble. Toutefois, nous travaillons dans un bar qui reste un milieu festif, la plupart du temps la joie et la bonne humeur sont au rendez-vous. De plus, vis à vis des clients nous sommes obligés de travailler dans une bonne ambiance puisque nous sommes là pour faire oublier les problèmes. Nous nous avons les nôtres, mais tout le monde s’en fous alors quand les gens entrent dans le bar, nous nous devons de les accueillir avec le sourire.

13. N’est-il pas difficile de rester professionnel dans cette ambiance festive ?

Non, je ne pense pas. C’est vrai que je fais la fête, mais c’est mon travail ! Je sais ce que je dois faire, où je dois aller, qui je doit contacter et j’estime avoir assez d’expérience dans le métier pour savoir rester professionnel. Évidemment, je continu à faire des erreurs mais l’erreur est humaine et je sais où sont mes limites.

14. Que pensez-vous des résultats de Lavista en terme de popularité, de renommée ? Êtes vous satisfait ?

Lavista est un bar jeune, il existe depuis environ 1 an et demi. Je pense que pour avoir un point de vue concret il faut 3 à 5 ans d’ancienneté.

Pour l’instant, je ne suis pas vraiment satisfait des résultats en terme de chiffre, bien qu’en terme de popularité nous sommes dans la bonne voie. Lavista connaît de plus en plus de succès et ce n’est que le début. Comme je vous l’ai dit précédemment, dans mon métier il faut être actif et en perpétuel mouvement, il s’agit d’un constant travail de recherche et d’ouverture vers les autres.

15. Quel a été le projet le plus réussi, qui a le  plus abouti ? Pour vous ? Pour Lavista ?

Dans ma vie professionnelle, je considère que ce que j’ai le plus réussi c’est la création d’une discothèque en 1997. Elle a connu un franc succès pendant plusieurs années, j’en étais vraiment fier, puis au fil du temps et surtout au fil des relations j’ai ouvert mes horizons et j’ai changé de projet.

Concernant Lavista, je pense que nos soirées étudiantes sont ce que nous avons le mieux réussi. C’est d’ailleurs en grande partie grâce à elles que le bar fonctionne aussi bien. Sa localisation sur la place Jean Jaurès qui est un lieu beaucoup fréquenté par les étudiants et très accessible, participe beaucoup au succès de ces soirées.

16. Y-a-t-il eu un projet qui a échoué ? Si oui, pour quelles raisons ?

(Rires) Il y en a eu beaucoup ! Mais c’est presque obligatoire en tant que chargé de communication, et heureusement d’ailleurs parce que sans échec nous avancerions pas. Parfois nous connaissons plus d’échec que de réussite, c’est ce qui fait le charme du métier : on est jamais sûr de réussir. En effet, il se peut que les gens n’adhèrent pas ou qu’il se mette à pleuvoir par exemple, et les clients repartent déçus.

Bref, pour répondre à votre question, parmi mes nombreux échec je peux citer un bar pour qui je travaillais il y a un an. Il n’a pas bien fonctionné car il était situé dans un endroit peu fréquenté, suite à ça les relations avec mes coéquipiers se sont détériorées et nous avons décidé de fermer le bar.

Pour Lavista, je dirai le côté restauration qui ne fonctionne pas comme on le voudrait. De plus, mêmes si dans l’ensemble nos soirées sont sympas, elles ne sont pas toutes réussies.

17. Dans l’ensemble, peut-on dire que votre métier vous plaît ?

Complètement ! C’est plus qu’un métier, c’est une vocation. Quand je me lève à 11h et que je prends mon petit déjeuner, j’ai plaisir à aller travailler. Même si comme tout le monde, parfois je resterai bien au chaud dans mon lit, j’ai conscience de la chance que j’ai d’avoir trouvé ma voie.

18. Que pouvez-vous donner comme conseil, en tant que directeur artistique et chargé de communication, à des étudiants souhaitant éventuellement poursuivre dans cette voie ?

Trois mots : travail, persévérance et conviction.

Je le répète c’est un métier qui s’exerce avec passion, il faut avoir le sens du contact, l’esprit ouvert et créatif. Les relations sont essentielles dans le milieu de la communication, mais vous devez certainement le savoir (Rires). En effet, plus votre carnet d’adresse est rempli plus vous avez de chance de percer dans cette voie.

Je pense que c’est un métier qui ne s’apprend pas, alors lancez vous !

Très bien, c’est une bonne manière de conclure notre entretien.

Sur ces belles paroles, nous vous remercions de nous avoir accorder un peu de temps pour répondre à nos questions. C’est une expérience enrichissante pour nous, car cela nous a permis de découvrir en profondeur deux métiers qui nous interpellaient et qui peut être, nous orienterons dans nos futurs projets.

Ioana QUINTA

Anna BANSARD

Tyana TONTHAT

Interview de Philippe POMA, directeur associé de l’agence de communication KFH à Montpellier.

samedi 15 novembre 2014

Avant de commencer l’interview, Philippe Poma nous a demandé de nous présenter, de rappeler les modalités de cet entretien. Nous avons répondu que nous étions tous deux étudiant en licence Information et Communication à l’université Paul Valéry de Montpellier. Nous avons également rappelé le cadre et le but de cette interview, qu’il s’agit d’un projet personnel qui a pour but de nous faire découvrir le monde de l’information et de la Communication. Nous lui avons dit par la suite que nous avions choisi de l’interviewer, car, après de brèves recherches sur Internet, nous sommes tombés sur le site web de l’agence. Son agence et son domaine de compétence étaient ceux qui correspondaient le plus à nos critères de sélection. Par la suite c’est tout naturellement que nous avons posé notre première question.

L’interview s’est déroulée le 22 octobre 2014 dans l’après-midi au sein des locaux de l’agence KFH.

 

Pour commencer pouvez-vous nous dire quelques mots sur l’agence KFH.

L’agence KFH est née en 2007, elle est issue de la fusion de trois sociétés. KFH regroupe la société Kaolis, société que j’ai fondée, plutôt axée dans le domaine du design et du graphisme, la société Francom spécialisée dans la communication institutionnelle et la société H23, spécialisée dans la production graphique. Avant la fusion, ces sociétés travaillaient déjà ensemble. Elles ont toujours été complémentaires et nous avons toujours disposé d’une bonne entente . Nous avons donc pris la décision de fusionner nos sociétés respectives et de nous associer pour en diriger qu’une seule.Chez KFH, on a deux grands piliers de savoir-faire qui sont : la communication institutionnelle et la concertation publique, et la communication plus commerciale qui concerne la marque et le produit.Conscient qu’il nous manque l’expertise digitale en interne, nous attendons un nouvel associé courant 2015 qui pourra développer toute cette activité.

Quelle est votre fonction au sein de cette agence ?

Ma fonction au sein de KFH s’apparente à une fonction de direction générale. J’ai en charge la partie gestion d’entreprise, tout ce qui concerne l’administration, les relations humaines ainsi que la gestion financière. J’y consacre les trois quart de mon temps. Mes associés s’occupent beaucoup plus de fidéliser et de développer la clientèle. J’ai pour ma part quelques clients que je gère directement et je m’occupe également de superviser les achats de production.

Quel a été votre parcours scolaire et /ou universitaire ?

J’ai fait deux années de sciences économiques, puis deux années de Classe Préparatoire à Normale Sup. J’ai ensuite intégré l’IUT en Technique de Commercialisation de Montpellier. En plus de cela, j’ai suivi des formations continues en journalisme et en marketing direct.

Et ensuite, quel fût votre parcours professionnel avant de devenir directeur associé de KFH ?

J’ai toujours travaillé en agence de communication. J’ai commencé à travailler chez BDDP à Montpellier dans une agence qui s’appelait « Vibrations ».Puis je suis passé dans un autre groupe de communication – Young & Rubicam – à Montpellier pendant cinq ans puis à Paris pendant trois ans. Par la suite et pour des raisons personnelles, j’ai décidé de démissionner de l’agence Young & Rubicam Paris pour revenir à Montpellier et de créer l’agence Kaolis en 1995.

Quelles sont les motivations qui vous ont poussées à réaliser ce métier ?

A titre strictement personnel, je trouve que la communication est une très belle synthèse entre mes deux grandes passions que sont la photo et les lettres, les mots car j’aime écrire. Je suis réellement passionné par la photographie et en communication l’aspect visuel est un des éléments majeurs. Ce métier est très agréable, on parle d’idées, on doit s’intéresser à énormément de choses. Il faut s’immerger dans l’univers du client pour pouvoir prétendre le comprendre et le conseiller. C’est avant tout un métier de curiosité !

Selon vous, quelles sont les qualités requises pour exercer votre métier ?

Je le redis, la curiosité avant tout ! Il faut avoir l’esprit ouvert, il faut s’intéresser à tout ! Il faut également avoir un peu de talent et notamment celui de la vente car avant toute chose on vend une idée, un concept. Puis après l’idée vient un autre pan d’activité de notre métier qu’on appelle la « production » c’est à dire la mise en forme de l’idée. Il faut être stratège car la concurrence est rude, nous devons redoubler d’originalité et d’efficacité. Enfin, je pense qu’il faut être pugnace, être travailleur et ne pas avoir peur du nombre d’heures.

Quels seraient d’après vous les aspects positifs et les aspects négatifs de votre fonction ?

Les points positifs de ce métier sont les rencontres avec les gens. Dans un métier qui est souvent épuisant nerveusement, les rencontres de personnes passionnées sont vraiment bénéfiques.La possibilité qui nous est offerte, est de nous intéresser à des domaines qui nous sont parfois totalement étrangers, de nous immerger dans des domaines dont nous ne soupçonnerions même pas l’existence. C’est un réel point positif que ce métier nous offre. Un autre point positif aussi, c’est qu’on a la possibilité, grâce à notre métier, de s’intéresser au monde de la technologie et plus globalement aux nouvelles technologies.Les points négatifs, sont pour moi l’épuisement nerveux qu’entraîne ce métier. En effet notre tâche ne s’arrête pas en sortant du bureau le soir, il faut sans cesse être avide de curiosité, en lisant beaucoup par exemple. La page blanche est aussi un élément qui dans la durée est épuisant, même si c’est notre métier, il faut sans cesse créer et avoir de l’imagination. Puis pour finir sur les points négatifs, je pourrais dire aussi qu’il y a parfois aussi dans notre métier de plus en plus de concurrence parfois pas toujours loyal.

Précédemment vous avez parlé de l’importance des nouvelles technologies, aujourd’hui de quels moyens techniques disposez-vous pour mener votre travail à bien ?

Dans cette agence nous travaillons essentiellement sur Mac. Nous avons une connexion à la fibre optique (haut débit). Nous avons fait acquisition de logiciels professionnels tels que la Suite Creative Adobe dans laquelle on trouve des logiciels comme Photoshop, llustrator, InDesign, Flash et bien d’autres. Nous avons l’obligation d’être toujours au top de ce côté là !

Le travail d’équipe est-il primordial au sein de votre agence ?

C’est un métier qui ne se décline pas au singulier. C’est une chaîne de différents travaux qui aboutissent à une tâche finale, à une campagne de communication. C’est une fusion de plusieurs cerveaux, c’est une chaîne de compétences au service d’une idée.

Si vous aviez un conseil ou plusieurs conseils à donner à un jeune qui débute dans ce milieu, le ou lesquels serai(en)t-il(s) ?

Il faut avant tout multiplier les stages, ils vous immergent dans la vie réelle. Et ils ont aussi le grand avantage de vous faire vivre en direct tous les métiers de la communication.La culture générale est aussi très importante il faut bien la soigner ! En outre, la maîtrise de l’anglais est aussi très importante.

La communication est-elle encore un secteur avec des perspectives d’avenir ?

Bien sûr que c’est un domaine d’avenir, et il évolue vite ! Mais je pense que dans le futur, les agences généralistes sont vouées à disparaître au profit d’agences très spécialisées.Il vous faudra trouver, assez vite, une pointe d’expertise, une niche de compétences pour réussir en communication !

A la fin de l’interview nous avons pris congé en remerciant Monsieur Poma de nous avoir accordé de son temps afin de répondre à nos questions. Nous nous sommes engagés à lui envoyer une copie de notre retranscription dans les plus brefs délais.

Après lecture de l’interviewé et la reprise de quelques lignes pour améliorer le contenu de notre retranscription, nous avons aujourd’hui le plaisir de vous la faire partager sur le blog.


                                                                                                                                                                                                                                                                               JAHAN Adrien et GROS Yanis.  Groupe 4

De quelle manière peut-on concevoir une affiche ?

mardi 17 septembre 2013


E n t r e f o n d , s t r u c t u r e e t a s p e c t v i s u e l

Avant de se lancer dans la création d’une affiche, il faut d’abord avoir un projet en tête. Une fois le projet défini, il est nécessaire de se poser quelques questions importantes : quel est le public visé ? À quoi va servir votre affiche ? (promouvoir un concert, organiser une manifestation).

Maintenant place à la partie pratique !

Lors de la réalisation d’une affiche, il y a trois conditions/éléments à respecter :
le fond, la structure et le visuel.

L e f o n d , comprend les informations contenues dans l’affiche, celles que l’on cherche à transmettre au public.
Nous retrouvons donc:

• Le titre/le nom du festival/le nom de l’association …
• Les dates, heures et lieux auxquels se déroule l’évènement
• Les contacts (adresses, numéro de téléphone, site web, lien Facebook…)
Tarif et partenaires sont à intégrer en fonction du type d’affiche

Attention cependant à respecter une certaine chronologie dans les informations (ne mettez pas le programme du concert de vendredi avant celui de lundi) et à les hiérarchiser (vous ne mettriez pas le nom du festival en bas de page par exemple). Votre texte devra être compréhensible, concis et harmonieux. Prenez garde à ne pas mettre trop d’informations.

L a s t r u c t u r e , d’une affiche, c’est en fait la manière dont vous allez occuper et exploiter l’espace de votre affiche. Nous vous conseillons de réaliser une maquette ou un brouillon de la structure de votre affiche avant de vous attaquer à la partie visuelle ou même à la conception de l’affiche.
Il vous faudra donc créer des zones d’informations (les dates en haut à droite, les adresses en bas à gauche …) et veiller à ce que la structure de votre affiche soit aérée et équilibrée.

L e v i s u e l , comprend tous les éléments que vous prendrez en compte pour rendre votre affiche à la fois attractive et efficace.
Trois mots : LISIBILITÉ, VISIBILITÉ, ATTRACTIVITÉ.

Pour réunir ces trois conditions et produire une affiche attractive, vous devrez :

Diversifier les visuels (couleurs, tailles, différentes polices)
Intégrer la charte graphique (n’oubliez pas le logo, le slogan s’il y en a un…)

Dernier rappel

Ne surchargez pas votre affiche ! Que ce soit au niveau des informations, des couleurs, des polices … (respectez la règle des 3 : 3 polices, 3 couleurs, 3 tailles)
Votre affiche doit être visible, simple, attractive et efficace.

Désormais, vous avez toutes les cartes en main. Il ne reste plus qu’à vous lancer dans la conception d’une affiche. Laquelle sera, une fois terminée, en bonne et due forme et prête à attirer le regard des intéressés !

Ashley MUSITELLI
Mélissa CHENNA
Maïa HERVE
Groupe 4

Entretien avec les créateurs de ‘PxL’

vendredi 26 novembre 2010

Interviewés :

  • Myriam LACHAISE (trésorière)
  • Julien LACHAISE (Président de l’association)

tous deux créateurs de l’association PxL-Organisation:
Dailymotion – retour sur la PxL 28 / Les Masters du Jeu Video


Pouvez-vous nous présenté votre société ainsi que votre rôle au sein de celle-ci ? Vos principales responsabilités?

L’association s’appelle PxL Organisation, elle existe depuis décembre 2004. Elle organise des LAN Party (en moyenne 4 par an, qui jusqu’à présent ont toute été sur Arles) connu sous le nom de PxL-Lan qui sont des compétitions de sports électroniques de haut niveau. Nous faisons partie du circuit Français des Masters, circuit des jeux vidéo bien sûr. On peut dire que c’est une association qui travaille dans l’évènementiel  d’une certaine façon car elle organise des évènements. Chaque LAN regroupe entre 300 et 500 joueurs, pour l’instant elles ont eu lieu sur Arles mais nous commençons à avoir des contacts pour faire des LANs dans d’autres villes comme par exemple la prochaine sera à Cannes.

Donc mon rôle je suis trésorière de l’association et mon mari est le président. A nous deux, on représente les deux points les plus important d’une association et nous sommes aussi les créateurs des PxL-Lan.

Vous parlez de 300 à 500 joueurs, où faites-vous vos évènements ?

En général nos LANs se font au palais des congrès d’Arles. Je vous ai parlé de 500 joueurs car le dernier évènement s’est passé à la Grande Halle d’Arles, qui est un bâtiment qui a été rénové très récemment d’ailleurs et qui possède l’écran géant le plus grand d’Europe. (Environ 3000m²) La salle étant très grande, nous avons pu recevoir 500 joueurs.

Quelle sont les qualités requise pour exercer ce métier/passe-temps ?

Alors, on va dire qu’il y a plusieurs qualités. L’organisation, ça c’est une certitude par ce qu’il faut quand même savoir qu’il faut des compétences dans tous les domaines, aussi bien dans les domaines électroniques, que le réseau, que la comptabilité. Il faut être très organisé car il faut être «carré » dans sa comptabilité pour ne pas se retrouver en situation déficitaire, ne pas faire des frais qu’on ne peut pas se permettre de faire. Il faut être très organisé par ce qu’il faut tenir à jour un site internet. Il faut avoir de bonne connaissance aussi dans le milieu pour faire venir du monde.

Très organisé, c’est aussi au moment de/ou précisément avant l’évènement quand on doit monter la salle car nous avons très peu de temps pour installer que ce soit l’électricité, le réseau, la scène, la décoration etc… Donc tout ça, il faut faire des plannings à l’avance. Il faut déjà se renseigner auprès des gens de la disponibilité de chacun pour créer un emploi du temps serré, si tenir…heu… il faut savoir que tel tache va prendre tant de temps. Tout ça c’est quelque chose qu’on apprend sur le tat. Si tu n’es pas capable de le gérer, tu te plante, ça c’est une certitude.

Ensuite il faut des compétences techniques, c’est-à-dire Julien qui est admin réseau, a de très grande compétence en informatique, donc il est capable de configurer un serveur de jeux, de monter un réseau internet avec tous les câblages mais également savoir quel matériel il faut acheter pour mettre dans les servers, savoir quel matériel à acheter en matière de Switch et tête de réseau. Enfin c’est quand même une implantation très sophistiqué et très technique. Donc c’est pointu, il faut vraiment s’y connaitre.

C’est pareille niveau comptable mais ça c’est plus mon rayon mais il faut bien savoir se débrouiller pour tenir des comptes à jour. Pour ne pas se tromper il faut savoir faire un bilan, un exercice comptable, savoir remplir des demandes de subventions, à qui s’adresser, à quel période, au bon moment. Il faut aussi avoir quelques notions en graphisme car le site internet on le fait nous-même et nous avons aussi un ami qui est graphiste qui nous a aidé pour le nouveau logo et donc faut aussi savoir s’entourer de bonne personnes, avoir les bons contacts, les bons partenaires.

Et donc les partenaires, ça c’est la dernière étape.

Il faut savoir monter un dossier cohérent pour présenter et trouver des partenaires matériel ou financier qui vont apporter des dotations aux LAN car sans dotation t’as personne. Les dotations c’est ce qui intéresse les joueurs.

Donc c’est très complet comme univers.

Depuis combien de temps occupez-vous votre poste et combien de temps y consacrez-vous à l’association ?

Depuis le début, c’est-à-dire depuis 2004, tout comme Julien qui en est président. C’est un poste qui prend pas mal de temps, sachant que personnellement je n’y travaille plus depuis décembre et je remarque finalement tous les jours, quasiment, j’y travaille pour la LAN.

Évidement quand on organise un évènement, plus on se rapproche du jour-J, plus il y a de travail et sachant les dernières semaines, c’est du 5/6 heures de boulot facile.

Julien étant a mis temps, ce qui est quand même une bonne chose, cela lui permet pendant ces moments de repos de participer à la partie technique pour les LANs.

Et pour terminer en terme de poste, j’ai bonne espoir d’arriver à me salarié avec l’association sous peu parce qu’il existe des aides de l’Etat pour les gens qui sont sans emploi et qui travaille dans une association et comme celle-ci se porte plutôt bien, elle n’a pas de déficit ni quoi que ce soit, on envisage dans l’année qui vient de nous salarié. Comme ça j’aurai un poste encore plus représentatif.

Quel était votre parcours scolaire et professionnel ?

Alors mon parcours scolaire va vous surprendre car il n’a rien à voir avec l’informatique, a savoir que j’ai un DEA de psychologie social et du travail spécialisé dans la gestion d’une entreprise. Donc j’ai fait un BAC +5 en psycho. Enfin, si cela m’aide dans un sens car la relation avec des partenaires est quand même basé sur des échanges humains, forcément la psychologie ça aide mais c’est bien le seul point où ça aide car en matière d’informatique. Sinon pendant mes études pour gagner de l’argent, j’ai travaillé dans un cyber café et ce que cybercafé m’appartenais. Un moment j’ai dû faire un choix et j’ai décidé de garder le cybercafé et de laisser tomber les études, c’est pour cela que je n’ai pas continué en thèse parce qu’il fallait gagner sa vie. Donc je suis rentré dans cet univers en tant que gérante et c’est là que j’ai connu les LANs en tant que participante car je jouais et je manageais une équipe de mon cybercafé qui s’appelait PxL. Et que des grands noms aujourd’hui dans le milieu des LANs comme Kara, « je les ai vu passé ». C’est là qu’on s’est connu car il faisait partie de mon équipe à la base.

Donc comme je l’ai dit plus tôt, je suis passé de gérante à joueuse, ensuite à manager d’équipe, je suis allé dans les LANs que j’ai tout d’abords vécu en tant que participante. Ensuite j’ai quitté Montpellier pour aller m’installer sur Arles, où j’ai ouvert mon nouveau cybercafé PxL et c’est de là qu’on a décidé d’arrêter les LANs en tant que participant et de passer du côté des organisateurs.

En ce qui concerne Julien, à savoir qu’il a fait un BTS en informatique spécialisé dans le réseau et il est administrateur réseau à la Chambre des Commerces et de l’Industrie du Pays d’Arles, donc lui il baigne dans l’informatique et la technique pointu a longueur de journée.

Avez-vous toujours eu le désir d’exercer ce métier ou est-ce le résultat d’opportunités ?

Non je n’ai pas toujours faire ce métier car au départ j’étais parti pour faire enseignante à la fac car je me suis arrêter a BAC +5, j’avais à faire 3ans de plus en thèse pour pouvoir faire étudier a des postes d’enseignant. Mais comme je vous l’ai dit pour des raisons financières, je me suis m’y a travaillé dans le milieu. (Univers des jeux vidéo)

Par contre Julien, je ne crois pas non plus que c’était son objectif de faire des LANs. Il est dans l’univers de l’informatique mais le jour où je suis arrivé en disant : « Coucou ! On va faire des LANs », il m’a répondu : « oui, oui, tu les ferras sans moi. ». Et puis après, finalement il s’est impliqué vu que c’était très intéressent. Maintenant il y est autant que moi, si ce n’est plus.

C’est marrant car on est arrivé à l’organisation des LANs par des chemins différents du fait de nos études mais au final on a le point commun c’est qu’on ne voulait pas en faire mais on en fait. {Rire}

A l’heure actuelle quelles sont vos perspectives d’évolution, vos aspirations professionnelles ?

Les perspectives, c’est de développer l’association, pas forcément que sur Arles. On commence à avoir des contacts un peu partout, on va dire dans le SUD-EST, dans le grand quart SUD-EST et notre objectif c’est que le grand quart SUD-EST soit PxL-Lan et a personnes d’autre. On ne laissera pas le territoire car cela fait 6ans qu’on se bat et nous avons monté une structure qui est saine. Et donc la prochaine étape, ça sera à Cannes les 25-26-27 Février dans le cadre du festival international des jeux vidéo.

C’est un festival qui a eu lieu chaque année à la même époque qui regroupe 250 000 visiteurs en un weekend. Ce qui n’est pas rien et qui va être pour nous un nouveau challenge car ça sera la première fois que nous allons faire une LAN qui n’aura pas lieu « à la maison ». Nous avons aussi été contactés par la ville de Toulon et petit à petit on développe. Et comme nous faisons aussi parti des Masters, nous donnons un coup de mains aux autres associations membre des masters. Dernièrement nous nous sommes rendus à Pau où nous avons participé un peu à la mise en place technique de l’AZERTY-Lan.



Maintenant nous allons interviewer le président de l’association.


Tout d’abord merci encore de nous recevoir et de nous consacré votre temps pour l’interview. Comment se déroule une LAN ?

Tout d’abord, une LAN se déroule en plusieurs parties.

Il y a la partie avant la LAN dans laquelle il faut qu’on communique autour de la LAN pour pouvoir remplir celle-ci de joueurs. Cela passe par des sites communautaires sur le thème jeux vidéo, sur les sites qui référence toute les LANs en France, tout ça. Donc il faut aller démarcher les personnes qui travaillent pour ces sites pour pouvoir faire des news dessus de manière à ce que les joueurs soient informé de notre évènement, à tel date, tel jeux joué, tant de personnes, tel dotation ainsi de suite.

Ensuite il faut aller démarcher des partenaires pour avoir de belles dotations car c’est ce qui attire les joueurs.

Ces partenaires en question vous apporte-t-il uniquement des dotations pour la compétition ?

Alors il y a des partenaires qui financent l’évènement pour la location de la salle, pour acheter du matériel etc… Et ensuite il y a d’autres partenaires qui donnent des matériels de leur marque pour en faire la promotion et ainsi faire plaisir aux joueurs.

Est-ce des partenaires bien spécifique ou vous essayer d’avoir des partenariats lambda ?

En général ce sont des sociétés qui sont dans le milieu de l’informatique qui vendent des tapis de souris comme Qpad, des serveurs de jeux comme RedLine, des magasins d’informatique comme LDLC. Donc ce sont des noms assez connu.

Donc ça c’est avant l’évènement.

Ensuite il y a le pendant de l’évènement. Donc il y a une phase d’installation. On doit mettre en place toute les tables, les chaises, l’électricité, le réseau, les serveurs, les ADSL ; cela prend pas mal de temps et c’est quand même une grosse charge de travail par ce qu’il faut le jour J, c’est-à-dire le vendredi à 18h faut que tout soit prêt pour qu’on puisse accueillir les joueurs, que tout fonctionne et qu’il n’y ait pas de problèmes pendant les deux jours qui suivent.

Commence fonctionne votre accueil ?

L’accueille fonctionne de la manière suivante : nous vérifions dans un premier temps si le(s) joueur(s) a/ont prépayé, ensuite nous leurs indiquons leur(s) place, nous les aidons a configurer leur machine pour être sur le réseau etc…

Ensuite le samedi matin, nous appelons les capitaines d’équipe pour les inscriptions aux différents tournois. Après cela nous faisons le tirage des poules et ensuite en général les matchs commencent le samedi vers 11h – 12h. Les matchs de poules durent environs jusqu’à 17-18h. Ensuite vient aux phases finales qui durent jusqu’à 00h et plus s’il y a des retards.

Et les matchs reprennent le dimanche matin vers 9-10h pour la fin des phases finales.

Comment votre tournoi est-il construit ?

Donc il y a les phases de poules, en fonction du nombre d’équipe on fait passer les deux premiers ou plus si c’est une grosse poule. Ensuite vient les quarts, après les demis et les finales et enfin la grande finale.

Le tournoi se termine généralement vers 16-17h où nous faisons les remises des prix avec photos podiums qui permet aussi de mettre en avant nos partenaires.

Ensuite il y a une grosse étape, qui est le rangement et qui est donc la partie après LAN. Donc il faut tout ranger, les tables, chaises, poubelles, les câbles tirer pour le réseau. Cela peut prendre parfois deux jours.

Enfin il y a la Phase d’après Lan où il faut faire un résumé aux partenaires dans laquelle on regroupe les photos, celle où on voit bien leurs logo, leurs publicités, que l’évènement était bien rempli, qu’il y avait une bonne ambiance etc… ensuite les statistiques (nombre de visiteurs, de joueurs, de pages vue sur les différents sites internet toutes les vidéos qui ont un lien avec l’évènement). Donc il faut tout trier et faire un bon résumé pour les partenaires afin de leurs montré que leurs dotations ou argents n’ont pas été donné pour rien et que cela les encourages à être a nouveaux partenaires pour les prochaines évènements et ainsi de suite pour chaque évènement.

Et ce qui concerne la communication avec les joueurs sur internet, comment cela se passe-t-il ?

Pour ce qui est de la communication avec les joueurs, nous faisons des news sur notre site dans lesquelles on annonce la date de l’évènement, les différents partenaires, s’il y a des animations, des informations très importantes sur ce qu’il faut amener, la buvette, comment venir, les hôtels aux zones alentours, enfin toute les informations utiles aux joueurs de manière a ce que avant l’évènement qu’ils aient tous les clés en mains pour venir et ne rien oublier. Ensuite au niveau de la communication, nous utilisons aussi le mailing List dans laquelle nous avons 7000 contacts que nous avons obtenue au fils du temps. Ensuite nous utilisons bien sûr Facebook et Twitter pour communiquer, ici pareille nous avons plus de 1200 fans qui suivent toutes nos news. Sinon comme je l’ai annoncé tout a l’heure il y a les sites communautaires tels que aAa, Esportfrance, Actu-Lan, Vakarmn, LAN-fr tous ces sites-là. Il existe aussi des forums pour certain jeux où il n’y a pas trop de site communautaire.

Nous utilisons aussi un forum qui permet de répondre aux questions des joueurs. S’ils n’ont pas trouvé toutes les informations sur le site, ils peuvent nous les poser et nous y répondons dans les plus brefs délais.

Avez-vous d’autre moyen de communication autres que sur internet ?

Oui, nous avons le journal La Provence où en général ils nous font un article avant et après l’évènement ce qui permet de faire venir du monde. Il y a aussi la radio NRJ qui diffuse des spots en nationale. Il y a la chaine télé Game One qui diffuse des spots publicitaires pour la LAN.

Donc tous ces moyens de communications nous permettent d’avoir à chaque des évènements remplis.

Durant vous évènement, vous nous dites qu’ils y a beaucoup de joueurs mais y a-t-il beaucoup de visiteurs ?

Cela déprend de la salle où nous nous trouvons, donc les salles qui permettent l’accueil des visiteurs, nous le faisons avec plaisir. Donc nous faisons une scène immense avec 10 télé plasma sur lesquelles on peut voir chaque joueur en train de jouer, nous pouvons voir concrètement ce qu’ils font, plus un écran géant de 14m x 9m ce qui est colossale. Donc cela pour les visiteurs c’est super car ils peuvent comprendre le jeu, qu-est-ce qu’il se passe.

Ils peuvent aussi voir les joueurs en train de jouer devant leurs PC, ils peuvent aussi assister à des démonstrations sur des stands, participés à des concours etc…Donc effectivement on a des visiteurs mais il faut que la salle nous le permette et faut qu’elle soit suffisamment grande.

Est-ce qu’il y a des commentateurs des matchs ?

Oui, on a des équipes qui viennent à chaque évènement qui font ce qu’on appelle des « coverage », donc ils font des news, des vidéos, des photos de l’évènement et il y a certain qui font des « shoutcast » et donc ils commentent les matchs qui sont retransmis sur les enceintes de la scène pour la compréhension du public et aussi sur internet en direct pour les joueurs qui ont malheureusement pas pu faire le déplacement puissent suivre les matchs.

Nous remercions une fois de plus Myriam et Julien LACHAISE de nous avoir bien accueillis, de nous avoir consacré un peu de leurs temps libre.



Interview réalisé par

  • Tuan LUONG
  • Axel LASSELIN
  • Nicolas Kalinov
Réalisé le mercredi 10 novembre