31 mars 2016 – Rencontres occitanes Sauramps « L’envol de l’Oiseau Livre »

Auditorium du musée Fabre – Montpellier – 18 h 30

  • Philippe Gardy : Montpelhierencas / de Montpellier (2014), Nimesencas / de Nîmes (2015)
  • Mathieu Poitavin : Esperit de sau / Esprit de sel (2015)
  • Danielle Julien : De mèu e de juscle / De miel et d’euphorbe (2016)
  • Estelle Ceccarini : Istòri dóu pichot chivau / Histoire du petit cheval (2016)

Depuis un peu plus de dix ans, une nouvelle maison d’édition a pris son envol dans le Gard (à Salinelles exactement). L’aucèu libre (l’oiseau livre), depuis son éclosion, nous donne à lire, par pontes régulières, de petits livres élégants dont le format 10-18 fait d’eux de vrais livres de poche, transportables partout, commodes et agréables à feuilleter, reconnaissables entre tous par leur couverture bistre ornée d’une vignette discrète, parfois due à des artistes reconnus (par exemple le peintre Claude Viallat ou le photographe Georges Souche). Le bon goût règne dans l’objet (de coût modéré) comme dans le choix des auteurs.
Le principe de l’édition est de publier en bilingue (occitan-français) de la prose aussi bien que de la poésie, des œuvres classiques aussi bien que des textes inédits, d’auteurs vivants aussi bien que défunts, en graphie mistralienne aussi bien qu’en graphie classique, en provençal aussi bien qu’en languedocien. Le champ d’édition est vaste, mais bien circonscrit : tous les textes inédits ou devenus rares qui concernent la culture provençale et languedocienne et présentent une valeur littéraire.
Les plus anciens poètes publiés par l’aucèu libre sont des femmes : Clara d’Anduze et la comtesse de Die, mais on retrouve aussi des écrivains dotés d’une certaine notoriété comme Pétrarque, Alphonse Daudet, Jean Giono, Henri Bosco, René Char. On y rencontre deux marquis, celui de Sade et Folco de Baroncelli. Citons aussi Paul Arène, Jean-Henri Fabre, les Languedociens Alexandre Langlade et Achille Mir, nos contemporains Serge Bec et Max-Philippe Delavouët. Les autres nous pardonneront de ne pas les nommer.
Le but est de faire dialoguer les langues, de traduire en français les ouvrages occitans et en occitan (provençal ou languedocien, dans l’une ou l’autre graphie) les ouvrages français (Char, Aldington), voire italiens (Pétrarque). L’oiseau livre est un oiseau ivre, épris de liberté, ignorant frontières et clivages. Quant à son aire favorite, c’est la culture méditerranéenne, le domaine immense de l’olivier qui ceinture la mare nostrum.
Son directeur, Paul Martin, présentera sa maison d’édition et les derniers nés de sa nichée:

  • Philippe Gardy, avec deux livres de poésie consacrés l’un à Nîmes, l’autre à Montpellier;
  • Mathieu Poitavin, avec un recueil de trois nouvelles se déroulant autours d’Aigues-Mortes;
  • Danielle Julien, avec des poèmes inspirés de la Camargue et des lônes et ségonaux des bords du Rhône ;
  • Estelle Ceccarini, avec un conte pour petits et grands.

Rencontres occitanes  Sauramps organisées en partenariat avec ReDOc/LLACS l’Université Paul Valéry

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