Mieux connaître la biodiversité présente sur les campus universitaires est un préalable indispensable à sa préservation. C’est dans cet esprit que l’université a lancé un inventaire écologique sur les campus de Saint-Charles et de la Route de Mende.
Cette étude, menée par un bureau d’études naturalistes, donne des préconisations concrètes pour une gestion plus respectueuse du vivant sur nos campus.
L’inventaire répond à une obligation du Plan climat-biodiversité et transition écologique de l’Enseignement supérieur et du Schéma directeur DD&RSE 2023-2027 qui imposent aux établissements universitaires de « développer une politique en faveur de la biodiversité et de la préservation du vivant ».
Plusieurs recommandations ont été formulées visant à renforcer les pratiques existantes de gestion des espaces verts. L’inventaire préconise notamment la préservation et la valorisation des zones de friches, l’intégration des enjeux de biodiversité dans les projets de rénovation et d’aménagement, ainsi que l’installation d’espaces dédiés à la préservation d’insectes comme « l’Espace garrigue » prévu entre le bâtiment O et les grands amphis. D’autres actions sont envisagées, comme l’aménagement d’espaces favorables à la biodiversité et la relocalisation de nichoirs pour oiseaux et chauves-souris.
Par ailleurs, les données recueillies au cours des inventaires sont versées dans les bases de l’INPN (Inventaire national du patrimoine naturel), contribuant ainsi à l’enrichissement des connaissances sur les espèces concernées.
Une étude pour mieux connaître le vivant
Engagée en 2024 et poursuivie en 2025, l’étude a été confiée au bureau d’études des Écologistes de l’Euzière. Elle ne s’est pas limitée à un simple recensement d’espèces, mais a également pris en compte l’histoire des sites, leur évolution et leurs usages, guidée par la DTES et la DPMI. L’inventaire a ainsi permis d’actualiser des données existantes grâce à des analyses approfondies de l’avifaune, des chiroptères, des reptiles, des amphibiens, des insectes et de la flore.
Sur la Route de Mende, 28 espèces d’oiseaux ont été observées, dont le moineau friquet qui y niche, ainsi que 8 espèces de chauves-souris. La diversité végétale est également confirmée, mais la présence d’espèces exotiques envahissantes appelle une vigilance particulière afin de préserver les équilibres écologiques locaux. Ces résultats sont mis à disposition de la direction du patrimoine immobilier et des formations de notre institution en lien avec le sujet du patrimoine naturel.
Au-delà de leur fonction paysagère et de leur rôle dans la qualité de vie des usagers, les espaces verts universitaires constituent de véritables îlots de biodiversité urbaine. Dans un contexte de densification des villes, ils offrent des habitats et des ressources indispensables à de nombreuses espèces et fournissent ainsi une base solide pour inscrire durablement la préservation du vivant.







