Inscrite dans le schéma directeur DDRSE 2024-2027, la fin progressive des objets promotionnels à l’Université Paul-Valéry marque une évolution structurante des pratiques de communication. Enjeu : réduire notre empreinte environnementale et mieux maîtriser nos dépenses.
Afin d'atteindre cet objectif, une première réunion de concertation est programmée mardi 21 avril. Elle doit permettre de se pencher, avec les représentants des services et composantes intéressés, sur les usages actuels, les besoins réels et les évolutions possibles. Ce temps d’échange vise à construire une approche partagée et cohérente à l’échelle de l’établissement. D’autres réunions pourront être organisées si nécessaire, afin d’accompagner la réflexion et ajuster les orientations au fil des retours.
Des supports à l’efficacité questionnée
Souvent issus de ressources non renouvelables et importés, les objets promotionnels ont une durée d’usage limitée. Perdus, peu utilisés ou rapidement jetés, ils rejoignent les flux de déchets sans remplir durablement leur fonction de communication.
Au-delà de leur impact écologique, la pertinence même des goodies est interrogée. Les retours d’expérience montrent qu’ils sont rarement identifiés comme des supports utiles ou mémorables du message institutionnel. Leur banalisation tend à diluer le sens de la communication, tout en mobilisant des ressources financières et matérielles significatives.
Sobriété environnementale autant que budgétaire
Dès 2023, l’université a engagé une réduction progressive des dépenses liées aux objets promotionnels. L'enveloppe consacrée à leur achat est ainsi passée de 113 000 € à environ 90 000 € en 2024. L’année 2026 sera consacrée à l’écoulement des stocks existants de la Direction de la communication et à la recherche d’alternatives, en privilégiant des formes de communication plus sobres, durables et en adéquation avec les valeurs portées par l’établissement.
Un mouvement partagé dans l’enseignement supérieur
Cette orientation s’inscrit dans une dynamique plus large. L’École nationale supérieure d’arts et métiers a ainsi fait le choix d’arrêter totalement les goodies dès 2023, tandis que les universités de Strasbourg et de Tours ont engagé une réduction progressive, au profit de dispositifs immatériels ou réellement utiles. À travers l’opération « zéro goodies », l’Université Paul-Valéry affirme ainsi une communication plus responsable, centrée sur le sens plutôt que sur l’objet.







