Les chercheurs de Praxiling s’allient à Okola, structure montée par le fondateur de Doctolib, pour accélérer la recherche sur le bégaiement.
L’Unité mixte de recherche Praxiling (Université de Montpellier Paul-Valéry et CNRS) vient de nouer un partenariat stratégique avec Okola, fonds de dotation créé par Marine et Stanislas Niox-Chateau (co-fondateur et PDG de Doctolib).
Objectif : franchir un cap dans la compréhension du bégaiement, un trouble dont les origines sont encore méconnues.
Plonger au cœur du cerveau pour comprendre le bégaiement
Au centre du projet, une approche inédite croise imagerie cérébrale et analyse fine de la parole. Les chercheurs s’appuient sur une base de données unique qu’ils ont créé grâce à un programme financé par l’Agence Nationale de la Recherche pour explorer le rôle du faisceau frontal aslant, une connexion clé dans la gestion de la production de la parole. L’ambition est de relier ce qui se passe dans le cerveau au moment où des interruptions sont observées dans la parole, et ouvrir ainsi la voie à de nouvelles approches diagnostiques et thérapeutiques.
L’engagement d’Okola pour une filière d’excellence
Créé en 2022, Okola est un fonds de dotation philanthropique dédié à l’amélioration de la santé des enfants en France. Parmi ses priorités figure l’amélioration durable de la prise en charge des enfants qui bégaient.
Okola souhaite contribuer à structurer une filière d’excellence autour du bégaiement, articulant recherche scientifique, formation des professionnels, soins spécialisés et soutien aux familles. Le fonds soutient des projets de recherche, favorise les collaborations entre chercheurs et orthophonistes, et travaille à la création d’un centre d’excellence en France.
Une dynamique scientifique en plein essor
Le partenariat avec Praxiling s’inscrit dans cette démarche, en contribuant à structurer et à renforcer les travaux de recherche à l’échelle nationale.
D'une façon plus large, Praxiling est engagé dans plusieurs autres projets autour du bégaiement, notamment le développement d’outils de détection automatique des disfluences, soutenu par le CNRS et en collaboration avec le Laboratoire Lorrain de Recherche en Informatique et ses Applications.







