Une équipe de chercheurs en psychologie de l’Université de Montpellier Paul-Valéry ouvre une nouvelle voie dans la prévention des violences à l’école. En s’appuyant sur les arts, les récits et les mécanismes émotionnels, les chercheuses du LAPECS (Laboratoire de Psychologie -Environnement, Culture & Société) proposent de dépasser les approches traditionnelles pour mieux comprendre ce qui permet réellement aux enfants de reconnaître une situation de violence, d’en parler et de demander de l’aide.
Publiée dans la revue scientifique internationale Future (MDPI), leur récente revue critique introduit un nouveau cadre théorique, le Modèle Intégratif des Mécanismes (IMM). L’objectif est d'identifier et mesurer les mécanismes par lesquels une expérience artistique ou narrative peut contribuer à renforcer les capacités de protection des enfants.
Forte de ces travaux, l’équipe de l’Université Paul-Valéry est aujourd’hui prête à franchir une nouvelle étape en lançant une étude comparative, randomisée et contrôlée dans les écoles et collèges de l’académie de Montpellier, destinée à comparer l’efficacité des arts visuels, des arts vivants, de la littérature jeunesse et de la prévention par l’information.
Cette recherche ambitieuse, au croisement de la psychologie, de l’éducation et de la culture, pourrait contribuer à faire émerger des outils de prévention fondés sur des preuves, tout en apportant aux professionnels de l’éducation des solutions concrètes pour se mobiliser aux côtés des enseignants face à cet enjeu majeur.







