Soutenance de thèse

Le Vendredi, 8. novembre 2019 -
14:00 - 19:00
Salle 004 à l'Université Paul Valéry - Site Saint-Charles

Madame Bounthavy SUVILAY

Soutiendra vendredi 8 novembre 2019 à 14 h

Salle 004 à l’Université Paul-Valéry Montpellier 3 - Site Saint Charles 1 -

une thèse de DOCTORAT

Discipline : Littératures françaises, comparées spécialité Littérature française

Titre de la thèse : Réceptions et recréations de Dragon Ball en France : manga, anime, jeux vidéo. Pour une histoire matérielle de la fiction (1988-2018)

Composition du jury :

  • M. Matthieu LETOURNEUX, Professeur, Université Paris Nanterre                 co-directeur de thèse
  • M. Philippe MARION, Professeur, Université Catholique de Louvain (Belgique)    
  • M. Tristan MATTELART, Professeur, Université Paris 2
  • Mme Marie Eve THERENTY, Professeure, Université Paul-Valéry Montpellier 3 directrice de thèse
  • Mme Adeline WRONA, Professeure, Sorbonne Université

Résumé de la thèse

Prenant appui sur l’esthétique de la réception définie par Jauss et en y adjoignant les apports des sciences de l’information et de la communication, il s’agit de repenser l’histoire littéraire à l’ère des circulations transmédiatiques et des flux culturels globalisés. Déviées de leur circuit de communication initial, certaines œuvres sont transformées par des intermédiaires afin de les rendre conformes aux formats et aux horizons d’attentes locaux. Elles sont réinterprétées selon des grilles de lecture spécifiques et datées. Ces reconfigurations s’accompagnent à la fois de modifications des conventions de production et des discours sur la culture de divertissement, avant d’interagir sur le contexte de création original. Le cas d’étude portant sur la réception française de Dragon Ball sous toutes ses formes (bandes dessinées, séries, films, jeux vidéo, jouets), l’analyse permet de lier les transformations matérielles aux transferts culturels (adaptation et recréation) et aux mutations de la société française (1988-2018).
Les relations dialogiques (entre l’œuvre et ses supports, entre les mondes de la production et les publics, entre le niveau local et global) sont ainsi examinées afin de rendre compte de la renégociation de la valeur de l’objet culturel. Après une période de domestication (modifications liées aux habitudes de consommation locale), des processus de valorisation sont mis en place par le biais d’une fabrication de l’authenticité (exotisation). Puis, une forme de patrimonialisation progressive s’établit au moment même où les ayants droit tentent de reprendre le contrôle sur la diffusion internationale.