Soutenance de thèse

Le Jeudi, 30. septembre 2021 -
14:00 - 19:00
Salle des Actes à l’Université Paul-Valéry Montpellier 3 - Site Saint Charles

Madame Maïlys GIRODON

Soutiendra jeudi 30 septembre 2021 à 14 h

Salle des Actes n° 011, Site Saint-Charles 1

une thèse de DOCTORAT

Discipline : Esthétique

Titre de la thèse : Les traces laissées dans les corps et les paysages : de la pensée derridienne aux œuvres d’Ana Mendieta, Richard Long et Sophie Ristelhueber

Composition du jury :

  • Mme Mireille CALLE-GRÜBER, Professeure émérite, Université Sorbonne-Nouvelle
  • Mme Sylvie COËLLIER, Professeure émérite, Université d’Aix-Marseille
  • Mme Anne CREISSELS, Maîtresse de conférences habilitée, Université de Lille
  • Mme Marie JOQUEVIEL-BOURJEA, Professeure, Université Paul-Valéry Montpellier 3, directrice de thèse
  • M. Stefan KRISTENSEN, Professeur, Université de Strasbourg

Résumé de la thèse

L’écogynie fait doublement trace : dans les corps et dans les paysages. Il s’agit d’un néologisme inspiré de la pensée écoféministe qui met en parallèle l’exploitation de la nature et la domination exercée sur les femmes dans les sociétés androcentrées. L’écogynie s’inscrit également dans le sillage de la philosophie de la déconstruction initiée par Jacques Derrida et des notions de différance et de trace développées dans des ouvrages tels que Marges de la philosophie (1972) ou L'animal que donc je suis (2006). Cette réflexion sur la trace est soutenue par les œuvres de trois artistes contemporains : Ana Mendieta, Richard Long et Sophie Ristelhueber. Tous travaillent sur le territoire et son histoire à partir de paysages reflétant les traces laissées par l’action humaine. Il s’agira, dans l’analyse de leurs gestes artistiques, de porter un regard sur ce qui relève de l’indicible, de rendre visibles les cicatrices, véritables mémoires des « faits » de l’Histoire, en mettant en avant les thèmes récurrents de la destruction et de la reconstruction. À travers la notion d’écogynie, cette thèse articule des recherches théoriques et artistiques, dépliant un double corpus qu’oriente une esthétique de la trace