Comment nos étudiants ont-ils évalué leur semestre “très particulier” ?

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8 600 étudiants de l’Université Paul-Valéry ont répondu à un questionnaire sur l'évaluation de leur formation et l’impact de la crise sanitaire sur leurs conditions d'études et de vie. Leurs réponses soulignent les conséquences sociales de la pandémie, mais aussi ce qui a plutôt bien fonctionné dans l’Université.

En un mois, entre janvier et février derniers, 46 % des étudiants inscrits en L/M/DUT ont répondu à l'enquête réalisée par la DEvAP. Ce taux exceptionnellement élevé de réponses montre à quel point ils avaient à cœur de s'exprimer sur la façon dont la crise sanitaire a bouleversé leur vie et en particulier leur année universitaire.

Cette enquête s'inscrit dans le dispositif "Évaluation des formations" qui, de façon récurrente, sonde nos étudiants sur les thématiques de la motivation, l'assiduité, les conditions de travail, la formation, et l'acquisition et le contrôle des connaissances.

En raison du contexte pédagogique hybride, mixant présentiel et distanciel, l'enquête, qui porte sur les semestres impairs (1, 3 et 5) a été modifiée pour coller au mieux à la réalité des conditions d’études.

Une volonté de s'accrocher

Comme on pouvait s'y attendre, l’étude de la DEvAP révèle que des étudiants ont rencontré diverses difficultés qui ont perturbé leur travail universitaire au cours du Semestre 1. Néanmoins, 2 étudiants sur 3 (67 %) estiment avoir eu globalement de bonnes conditions de travail.

Une fracture numérique résorbée

96 % des étudiants interrogés ont déclaré être équipés d'un ordinateur fonctionnel et 80 % d'entre eux ont eu un accès à internet régulier pendant le semestre. Tandis que 87 % s'estiment à l'aise avec l'informatique, 47 % pensent même avoir progressé pendant la crise.

Si 52 % des étudiants estiment avoir eu fréquemment des problèmes d'informatique pendant les enseignements, seuls 16 % en ont rencontré durant les examens. Cela peut s'expliquer notamment par la prise en charge rapide par l’Université de la fracture numérique et la mise à disposition des étudiants de plus de 1 000 ordinateurs et près 425 clés 4G tout au long de l'année.

Une continuité pédagogique questionnée

62 % des étudiants interrogés estiment n'avoir pas été suffisamment accompagnés par l'Université. De plus, ils sont près de 73 % à juger que le distanciel a eu un impact négatif sur leur concentration pendant les cours. Les effets de la crise sanitaire et le traumatisme social global ont assurément influencé ce ressenti.

Le caractère inédit de la situation a fait aussi que 39 % des étudiants déclarent avoir rencontré des difficultés pour organiser leur travail personnel ou leur emploi du temps.

Toutefois, à l'exception de l'organisation hybride, en début de semestre, qui a posé des difficultés à une majorité d'entre eux (53 %), les étudiants ont globalement apprécié l'organisation pédagogique, notamment l'accès aux outils et logiciels utiles à la formation qu'ils plébiscitent à hauteur de 82 %.

A la question : "Le contenu des enseignements vous a-t-il permis d'atteindre les objectifs du semestre 1 ?", 64 % d'entre eux, tous niveaux confondus (master, licence et DUT) ont répondu oui.

Un impact sur la vie étudiante ?

Si, de manière générale, les étudiants qualifient de “moyen” leur moral et confessent une baisse de motivation, ils sont 3 % à s'estimer “pas bien du tout”.

La crise a sans doute provoqué ou aggravé les difficultés psychologiques des étudiants les plus vulnérables, d'où la mise en place, dès que cela a été possible, de plusieurs dispositifs d'écoute et d'accompagnement psychothérapeutiques.

Enfin, ils sont 38 % à avoir déclaré souffrir du manque de relations avec les autres étudiants.

L'intégralité de l'enquêtre peut être téléchargée via le lien ci-contre.