L'épreuve des corps au Musée des Moulages

L'éPREUVE DES CORPS AU MUSéE DES MOULAGES

Collection de bijoux fantaisie
Patrizia Sandretto Re Rebaudengo

 

du 10 novembre 2021 au 11 février 2022

Organisation en partenariat avec MO.CO. – Montpellier Contemporain

 

Inauguration le 10 novembre 2021 à 16h

 

L’exposition instaure un dialogue entre la statuaire antique du Musée des Moulages et certaines pièces de la collection de bijoux fantaisie de Patrizia Sandretto Re Rebaudengo.

La collection de bijouterie fantaisie de Patrizia Sandretto Re Rebaudengo s’est développée grâce à la fascination de la collectionneuse pour le contexte qui a vu naître ces bijoux au design étonnant mais sans matériaux onéreux. Créés aux États-Unis dans les années 1930 lors de la Grande Dépression, ils répondaient à la demande de femmes souhaitant se parer des plus beaux accessoires avec un revenu modeste. Les créateurs de mode haute couture et le cinéma hollywoodien ont repris ce concept inédit, favorisant son usage pour toutes les classes de la société américaine. L’histoire qui entoure leur création et leur passage d’une personne à l’autre au fil des générations dictent toujours les choix d’acquisition de Patrizia Sandretto Re Rebaudengo.

Collier, Goldberger, 1960 s. © Coll. Sandretto Re Rebaudengo

Après une sélection aiguisée dans cette collection de plus de 3 000 pièces, ce sont les copies en plâtre blanc de statues de Phidias, Léocharès, Praxitèle ou Lysippe, sculpteurs des IVe et IIIe s. av. J.-C., qui se parent des formes les plus originales et à l’influence Art Déco. Les bijoux fantaisie installés sur les sculptures du Musée des Moulages renouvellent la vision du parcours traditionnel de l’enseignement au XIXe siècle, chronologique et stylistique, de l’unique salle d’exposition. L’installation sur des statues d’hommes et de femmes permet de brouiller la dichotomie des genres et renouvelle notre perception des chefs-d'œuvre de la Grèce ancienne faisant partie de notre patrimoine culturel commun.
Œuvres de grands designers de la période 1930-1980 (Miriam Haskell, Kenneth Jay Lane ou William de Lillo), les colliers exposés, d’une grande beauté, révèlent une créativité extraordinaire. Ces bijoux reflètent aussi la richesse et la variété des expérimentations en matériaux non précieux.

Sherrie Levine, Body Mask 2007 © Coll. Sandretto Re Rebaudengo

L’œuvre Body Mask (2007) de l’artiste américaine Sherrie Levine, acquise par la Fondation Sandretto Re Rebaudengo, entre également en résonnance avec les œuvres du Musée des Moulages, installée pour l’occasion au centre de l’espace d’exposition. Ce moulage d’un buste de femme enceinte est issu d’un cycle d’œuvres coulées en bronze reproduisant les masques de la féminité portés par les hommes Makonde du sud-est de la Tanzanie lors de cérémonies rituelles. L’artiste, célèbre pour son appropriation de l’imagerie, décontextualise l’objet original en bois et le dépouille de son poids cérémoniel. L’œuvre assume des connotations luxueuses et opulentes propres à notre société contemporaine.

 

Collier, Goldberger, 1960 s. © Coll. Sandretto Re Rebaudengo

Sherrie Levine, Body Mask, 2007 © Coll. Sandretto Re Rebaudengo

 

Pour découvrir la Fondazione Sandretto Re Rebaudengo, c'est par ici.

 

 

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Commissariat

Musée des Moulages
Rosa Plana-Mallart, directrice
Alexia Seguin, gestionnaire collections

MO.CO. – Montpellier Contemporain
Vincent Honoré, directeur des expositions
Caroline Chabrand, curator

 

 

Découvrez aussi l'exposition partenaire :

L’épreuve des corps
Œuvres de la collection
Sandretto Re Rebaudengo

Hôtel des Collections, MO.CO. – Montpellier Contemporain
du 13 novembre 2021 au 13 février 2022

Dans une ville des savoirs et de médecine, c’est une poétique de la figure humaine qu’explore la nouvelle exposition du MO.CO. Hôtel des collections. Vingt-huit artistes s’en emparent et démontrent que l'image du corps est aussi l'image de la psyché.
Le corps est politique, social, sexué, fantasmé, célébré, assujetti. Il est le reflet de nos peurs, de nos aspirations, de notre temps ; celui dans lequel les corps sont célébrés, mis à l’épreuve, questionnés, où les développements technologiques permettent la fabrication d’exosquelettes et de corporalités artificielles, où le corps devient modelable à l’envi mais reste un marqueur de différences.

La représentation du corps traverse l’histoire de l’art. Comment les artistes actuels, à la suite de Michel-Ange, Rubens, Courbet, Alberto Giacometti ou Francis Bacon, pour ne citer que quelques-uns des artistes qui ont travaillé la chair, s’approprient la notion de corps ? Comment figurer l’humain aujourd’hui ?

Au MO.CO. Hôtel des collections, une cinquantaine d'œuvres créées entre 1977 et 2020 s’emparent du corps. Il ne s’agit pas de montrer des corps autopsiés, mais de faire un examen minutieux de la figure humaine telle que représentée par les artistes, du corps comme moyen d’expression, d’expérience, et de recherche formelle et esthétique, indissociable des évolutions sociales, politiques et culturelles.

La majorité des œuvres sont montrées en France pour la première fois. L’exposition inclut des vidéos (Lina Bertucci, Elena Kovylina, Wael Shawky) et des installations vidéo (Ed Atkins, GORDON_PARRENO), des peintures (Sanya Kantarovsky, Enrico David, Lynette Yiadom-Boakye), des sculptures (Maurizio Cattelan Sarah Lucas, Michele Rizzo, Josh Kline, Berlinde de Bruyckere, Michael Dean), et des photographies (Zoe Leonard, Cindy Sherman, Trisha Donnelly, Catherine Opie) de façon à présenter une vision kaléidoscopique des corps contemporains et une diversité de points de vue.

Plus d'informations sur le site du MO.CO., ici.

 

 

Dernière mise à jour : 16/11/2021