Séance Décadente n°12

Du 19 mars 2018 au 21 mars 2018
MDE salle Jean-Moulin

Trois journées consacrées à Jean Rollin, le plus horrifique des cinéastes français !

Jean Rollin est probablement le plus prolifique des cinéastes horrifiques français. Longtemps ignoré, son cinéma fait aujourd’hui l’objet de nombreux ouvrages et de recherches universitaires. Jean Rollin a cotoyé dès son jeune âge de nombreux artistes surréalistes ; sa mère sera d'ailleurs la compagne de Georges Bataille.
En 1958, il illustre un poème de Tristan Corbière avec des images tournées sur la plage de Dieppe qui deviendra un lieu réccurent et iconique de son cinéma. Cinq ans plus tard il tente de passer à la réalisation de son premier long métrage L’itinéraire marin, une première expérience qui reste malheureusement inachevée. Il accepte en 1968 de réaliser un film directement commandité par un cercle de salles de quartiers spécial­isées dans l’horreur, Le Viol du vampire. Ce film est déterminant dans sa carrière, qui reste encore souvent associée aux figures vampiriques. Il devient un des représentants du film d’horreur français à petit bud­get et ne cesse de distiller sa poétique et ses obsessions à travers ses différents projets. En 1975 afin de rentabiliser son dernier film, Lèvres de sang, Jean Rollin décide de transformer celui-ci en film X, scellant ainsi le début d’une courte mais productive carrière de réalisateur pornographique. Cette activité lui permet de financer des films plus personnels.
Le cinéaste poursuit l’exploration de son univers à travers des pages de romans qu’il écrit. Il revient sur le devant de la scène avec l’adaptation de l’un de ses romans, Les Deux Orphelines Vampires, en 1997. Il livre deux film-testaments, La Nuit des horloges et Le Masque de la méduse avant de disparaitre en 2010.
 

Au programme, une rétrospective des films les plus marquants de cet auteur accompagnée de diverses interventions, dont :
Jean-Denis Bonan ami de Jean Rollin, monteur de son premier film mais également camarade du cinéaste lors de ces débuts en tant que monteur aux actualités françaises. Jean-Denis Bonan est également le réalisateur de plusieurs films dont Tristesse des anthropophages, une fable pour le moins morbide -censurée en 1966- et La Femme Bourreau , un film qui lui aussi n’est visible que depuis quelques années.
Philippe d’Aram compositeur de six des bandes originales de Rollin dont Fascination qui comprend parmi les plus belles mélodies de l’œuvre du cinéaste.
Janette Kronegger, monteuse attitrée de Jean Rollin de 1982 à 2010, propose une leçon de montage poétique rollinien.
Nicolas Lahaye spécialiste du cinéma populaire français qui lui vient présenter les films que Jean Rollin a réalisé sous pseudonyme, c’est-à-dire les œuvres alimentaires qui font malgré tout partie de sa filmographie.
Pascal Françaix, auteur du très beau livre Jean Rollin cinéaste écrivain aura la lourde tâche de faire découvrir la longue carrière littéraire de Jean Rollin. Mr Françaix est lui-même l’auteur de nombreux ouvrage dont le Récent Torture porn l’horreur post-moderne aux éditions Rouge-Profond.

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