Soutenance de thèse

Le Mardi, 8. décembre 2020 -
14:30 - 18:00
Salle des Actes à l’Université Paul-Valéry Montpellier 3 - Site Saint Charles

Madame Elsa PEINTURIER

Soutiendra mardi 8 décembre 2020 à 14 h 30

Salle des Actes n°011, à l’Université Paul-Valéry Montpellier 3, Site Saint-Charles 1

une thèse de DOCTORAT

Discipline : Géographie et aménagement de l’espace

Titre de la thèse : Dans le vent des ouragans : gestion de crise et mobilités. Le cas de la Nouvelle-Orléans et sa région au cours des dernières décennies

Composition du jury : 

  • Mme Julie HERNANDEZ, Maîtresse de conférences, Université de Tulane (États-Unis)
  • M. Richard LAGANIER, Professeur, Université de Paris
  • M. Frédéric LEONE, Professeur, Paul-Valéry Montpellier 3
  • Mme Nancy MESCHINET DE RICHEMOND, Professeure, Université Paul-Valéry Montpellier 3, directrice de thèse
  • Mme Magali REGHEZZA-ZITT, Maîtresse de conférences habilitée, ENS
  • Mme Christine VOIRON CANICIO, Professeure, Université Côte d’Azur

Résumé de la thèse :

En s’abattant sur la côte sud des Etats-Unis à la fin du mois d’août 2005, l’ouragan Katrina a catalysé puis finalement révélé de profonds déséquilibres et une vulnérabilité différentielle des territoires, mais surtout des populations. Au-delà de la catastrophe et de ses conséquences qui ont déjà été identifiées, il apparaît pertinent d’analyser les mécanismes d’émergence et de développement des crises complexes, hors-cadre, sauvages, en étudiant de manière particulière la gestion des évacuations et des retours des habitants d’un territoire urbain confronté à des ouragans successifs sur plusieurs décennies. Plusieurs éléments ont été mis en lumière dans ce travail de thèse. S’agissant d’analyser les liens entre gestion des mobilités, catastrophe majeure et émergence d’une crise hors-cadre, la catastrophe Katrina, analysée non pas de manière isolée mais de façon globale dans l’histoire de la métropole illustre tous les enjeux d’une gestion pointue des évènements extrêmes, démontrant l’urgence d’un renouvellement des modes de fonctionnement des acteurs en charge de la gestion des risques et des crises, confrontés à des situations de plus en plus complexes et enchevêtrées. La réflexion menée ici sur les liens existants entre gestion d’urgence, par le prisme des mobilités, incertitude et crise hors-cadre, a pour vocation de contribuer au développement des recherches actuelles concernant l’objet d’étude géographique qu’est la crise hors-cadre, au carrefour de l’ingénierie, des politiques publiques, de la géographie et de la sécurité, qui s’emparent des impensés de gestion pour préparer les décideurs à  réagir de manière plus adéquate face à l’inconnu, plutôt que de se concentrer sur une planification structurée de manière inévitablement lacunaire puisque pensée autour de la « crise d’avant », de « l’évènement de référence » systématiquement dépassé. Si la catastrophe est une perturbation provenant « de l’extérieur », cette thèse montre finalement qu’en revanche, la crise trouve ses racines « à l’intérieur » des sociétés et des territoires.