Séminaire « Interactions Hommes-Nature en milieu littoral » Journée de restitution et d’échanges interdisciplinaires autour du projet DYCOFEL – Dynamiques COnchylicoles et Fonctionnement des Ecosystèmes Littoraux

Le 11 décembre 2018
Site Saint-Charles

Mardi 11 décembre 2018
9h00 – 18h00
Salle 009 Site Saint-Charles 2
Rue du Professeur Henri Serre
34090 Montpellier

 

Contacts : Audrey Rivaud, ART-Dev UMR 5281 ; Benoit Lebreton, LIENSs UMR 7266

audrey.rivaud@univ-montp3.fr ; benoit.lebreton@univ-lr.fr

 

Les territoires littoraux sont des espaces emblématiques des questionnements sur les relations entre les sociétés et leur environnement naturel. Zones d’intérêts écologiques, socio-économiques ou encore culturels et patrimoniaux, ils font l’objet de constantes évolutions à différentes échelles spatio-temporelles en lien avec des pressions d’origines multiples. A partir du projet DYCOEFL (2015-2018 – financement Fondation de France – AAP « Quels littoraux pour demain ? ») et du consortium pluridisciplinaire qui le nourrit, l’objectif de cette journée est de rassembler des scientifiques d’horizons variés afin de progresser dans la caractérisation des interdépendances Hommes-Nature en milieu littoral, tant sur le plan conceptuel que sur le plan appliqué.

Le programme de la journée (en pièce jointe) articule des temps de restitution du projet, ce dernier s’étant emparé des questions posées par les rapports entre les dynamiques socio-économiques, les changements graduels du milieu et les interactions biologiques qu’il abrite dans le bassin de Marennes-Oléron (Charente-Maritime, France), et des temps d’échanges avec des chercheurs et chercheuses travaillant sur d’autres cas d’étude.

Résumé du projet DYCOFEL :

Les connaissances en écologie et écophysiologie accumulées au cours des trente dernières années sur le Bassin de Marennes-Oléron (Charente-Maritime, France) ont démontré le rôle majeur des vasières intertidales dans la production des ressources trophiques (les microalgues du sédiment) à la base du développement considérable de l’activité conchylicole. Toutefois, la mise à jour de cette relation entre le fonctionnement d’un compartiment de l’écosystème et le développement de la conchyliculture n’est qu’une étape dans la compréhension des interactions entre l’Homme et son milieu.

L’hypothèse à la base de ce projet consiste à envisager l’existence d’effets de rétroaction entre les pratiques conchylicoles mises en œuvre dans le bassin de Marennes-Oléron et la production de microalgues dans le milieu. Nous posons cette hypothèse dans une perspective dynamique, dans le but : i) de prendre en considération les évolutions des pratiques conchylicoles depuis l’avènement de la conchyliculture moderne ; ii) d’interroger les incidences de ces évolutions du point de vue de l’emprise spatiale et des usages de la zone littorale par les conchyliculteurs ; iii) de mettre en relation ces changements de pratiques avec des évolutions de quantités (i.e. biomasse) et de production de microalgues observées par images satellitaires au cours des vingt dernières années.